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Le mois de janvier ’13 du Dark Side

Comme souvent, le mois de janvier a été un peu poussif. Pas assez de lumière, que voulez-vous, moi ça me fait hiberner. Et puis faut bien dire qu’avoir re-re-re-fini Farscape ça me met toujours un coup d’arrêt dans mon visionnage de séries. Aussi fut-il de bon ton de se cantonner essentiellement à des comédies, afin de retrouver la gniaque en vue du printemps démentiel qui va nous arriver sur la tronche (I am NOT ready for what’s coming !)…..

…. et un peu de Richard le Ténébreux, aussi, un peu, parce que bon, hein, voilà quoi…

Grâce à ce petit mois rempli essentiellement de comédies, j’avoue avoir passé de très bons moments devant mon écran. Essentiellement des réussites donc, et c’est pas plus mal.

C’est drôle et bien :

Happy Endings 3×08 3×09 3×11 3×12 3×13 : La programmation de Happy Endings ne cessera jamais de me surprendre et de m’intriguer. Voilà qu’ils nous refont une coupure en plein milieu de la saison pour revenir dans deux mois. À quoi ça sert, je vous le demande. Heureusement, cette première moitié de saison est franchement réussie. En dehors d’une Jane toujours très en forme, nous avons droit à un nouvel angle : la confrontation du groupe au monde extérieur grâce à l’adjonction du mec de Penny (oui bon j’ai oublié son nom ça va hein). Il nous permet de nous rappeler que le sel de ce groupe, c’est son caractère dysfonctionnel, socialement inadapté et névrotique. Cette inadaptabilité a une conséquence cruciale : les personnages ne peuvent guère se passer les uns des autres puisqu’ils sont incapables de fonctionner dans des codes sociaux acceptables. Leur amitié est donc mâtinée d’une certaine dépendance qui rend leurs interactions ambigües : sont-ils des amis ou ont-ils simplement un besoin vital de la présence d’autres fous ?
J’aime beaucoup ce nouveau personnage (le copain de Penny donc), qui me fait beaucoup penser au Mike de Phoebe dans Friends. On a tous (plus ou moins) aimé les personnages secondaires de Friends, ils étaient souvent très bien, très intéressants, et servaient à redynamiser la série. Mais il n’y a que Mike qui ait réussi à se faire vraiment une place au sein du groupe central. Il a tout de suite semblé faire partie de l’ensemble, tout en restant légèrement décalé, un peu mieux ancré dans la réalité que le groupe d’origine. Même Janice et Magnum, pourtant tous deux formidables, sont restés des guests jusqu’au bout. Là on retrouve la même chose que pour Mike, il rentre vraiment dans le groupe tout en gardant un ?il suffisamment extérieur pour apporter un angle nouveau dans la narration des épisodes. Bref, j’aime bien ça.

La folie des autres en est rehaussée, et leur méchanceté crasse vis-à-vis de tout être extérieur au groupe plus évidente. Elle, par exemple, elle va découvrir qu’il ne sert à rien de traîner à proximité de ces trois toxiques. Va, petite enfant, sauve ta peau et ta normalité.

Nous avons également droit à plus de dynamiques Max/Brad, toutes au profit du personnage de Max, qui en avait diablement besoin et était en train de virer dangereusement au personnage repoussoir. Les autres gardent leur fraîcheur, et c’est tant mieux.

Modern Family 4×11 4×12 4×13 : On aurait tort de se plaindre, Modern nous offre de bons épisodes ces temps-ci. Bien sûr, coup de chapeau particulier à l’épisode Godfather et à sa sublime construction qui finit en un véritable climax en fin d’épisode.

Bien vu le zèbre dans le lit, en plus c’est une référence accessible à tous même si on n’est pas un grand fan du Parrain. Bon c’est pas finaud, je vous l’accorde, mais ça a le mérite d’être efficace.

Parks and Recreation 5×10 5×11 : On pète la forme du côté de Pawnee, Indiana, dites donc ! On se permet même des petites blagues marquées politiquement ou touchant des thèmes de société sensibles pour nos amis américains (oui bon un rien les affole aussi faut dire quand même).

J’ai adoré voir le chef Indien jouer avec notre grand ami le conseiller Jamm. On dirait un gros matou qui torture une souris affolée et prend bien son temps pour le faire. Notre ami Jamm étant un gros connard de première, j’avoue que le voir s’engluer dans la gestion du politiquement correct a été un moment fort agréable.

Et il a bien l’air con en coiffe indienne, merci bien. Par contre je sais pas si c’est moi qui sature ou s’il y a effectivement plus de Oh my god it’s offensive ! dans les séries US en ce moment, toujours est-il que je ne supporte plus les cris d’orfraie que nos amis d’outre-Atlantique poussent à tort et à travers pour tout et n’importe quoi. Impossible qu’il y ait à l’écran quoi que ce soit de normal (je dis bien NORMAL) sans qu’ils en fassent tout un pâté. Oh my god those are women ! Oh my god those are tits ! Oh my god those are black people ! Oh my god this is (ou is not c’est au choix tous les cas existent) religious behaviour ! Oh my god they are talking about sex and they are under 35 years old ! Oh my god they are implying this character is gay ! Nan mes les mecs faut juste arrêter nous on s’en fout (enfin moi en tous cas). Tout ce qui compte, c’est que vous nous racontiez une super histoire avec des super personnages, et qu’on rigole très fort et qu’après on pleure très fort. Sérieux, c’est vraiment tout ce qui compte. Vous pouvez bien nous racontez la même histoire avec des gens verts à pois roses, hermaphrodites et idolâtrant le Grand Bachibouzouk ce sera pareil, je vous jure. Vous vous dites peut-être Mais d’où ça sort tout à coup qu’est-ce qui lui arrive dites donc au Dark ?. Tout simplement figurez-vous que je traînais mes guêtres sur Tumblr, tranquillement et sans faire chier personne, que je tombe sur un post d’un confrère US. Et là que vois-je ? Un gros plan de Jack Harkness (tout va bien jusque-là) sous lequel trouve un truc expliquant que quand même c’est fou, quel courage de faire une série où le personnage principal c’est un mi-humain mi-alien bisexuel (et même omnisexuel d’ailleurs) qui finit en grosse tête dans un bocal. Et je me rends compte que jamais mais alors jamais je n’y avais pensé. Pour moi, Jack, c’est juste un super personnage. Très normal dans son genre. Bref, à tout mettre dans des petites cases, ils me font un peu chier quand même. Du coup voir Jamm s’embrouiller pour savoir si c’est mettre la coiffe ou ne pas la mettre qui est offensive, ça m’a fait du bien.

Finalement, les amerloques, je les aime surtout quand ils s’amusent ces temps-ci. J’ai évidemment adoré voir le cast de Parks and Rec dans le stade des Colts.

En plus avec les joueurs (dont le quaterback ici), c’était vraiment ultra mignon.

C’est vraiment des grands enfants, et c’est encore jouer qu’ils font le mieux !

The Big Bang Theory 6×12 6×13 6×14 : C’est reparti comme en 40 du côté de nos geeks préférés. On retrouve pas mal de rythme dans les épisodes et la gestion de Penny/Leonard est impeccable pour l’instant

Bien sûr, rendons hommage à cet épisode inévitable si on veut vraiment rendre hommage à la geekerie : le Comicon en costume. Parce que oui, ça fait partie de la panoplie des activités pour les purs et durs.

Avec en prime une séance photo dans le désert pour immortaliser ça, merci merci c’était splendide !

Dans le même épisode, même les filles, qui ont souvent des intrigues plus molles, ont eu droit à une histoire très amusante. Leur tentative d’immersion dans le monde des comics était vraiment bien vue, et j’ai adoré la réaction des clients à leur entrée dans le magasin de BD.

Reste le problème du personnage de Raj, qui devient de plus en plus inutile à mesure que les relations de couple des autres se stabilisent. Que vont-ils bien pouvoir en faire ? La piste Stuart est intéressante, mais pas vraiment bien mise en œuvre pour l’instant.

C’était drôle et c’était bien

30 rock 7×09 7×10 7×11 7×12 7×13 : Et voilà, ça y est c’est fini ! Impossible que ça fasse déjà 7 ans, je trouve ça proprement incroyable. La bonne nouvelle, c’est que nous nous sommes réconciliées juste à temps, Tina et moi. Juste à temps pour que ce final soit parfait.

Je ne vous ferai pas la liste de tout ce qui était bien, parce qu’il y en a eu trop pour que ce soit raisonnable. Mais sachez tout de même quelques petites choses : d’abord, les trois personnages les plus difficiles à gérer à l’écriture, à savoir Jenna, Tracy et Kenneth, ont eu droit à de très jolies intrigues, essentiellement tous les trois ensemble, ce qui a permis de les rendre beaucoup plus attachants et surtout beaucoup plus logiques. Entre fous du même monde, on peut avoir la même dynamique absurde.

Les clins d’œils à d’autres séries, mêlés à l’ambition ridicule de Jenna, aura été également une réussite.

J’ai particulièrement apprécié la référence au tout début de la série, quand Jack disait que Kenneth deviendrait leur boss à tous ou finirait par tous les tuer. L’ascension de Kenneth en devient complètement logique et assez émouvante.

Même le coup d’œil vers le futur, avec Kenneth comme personnage intemporel et artificiel était très bien vu. Finalement, il n’existait pas vraiment (ce qui nous soulage un peu vues les histoires de famille qu’il nous lâchait de temps en temps) mais il est le spectateur, toujours là, toujours fidèle, et toujours inconstant.

La grande scène finale entre Lemon et Jack est idéale, pleine d’émotions contenues tout en surfant sur le ridicule profond de ces personnages.

Leur amitié aura été finalement l’élément le plus fondamental de leurs vies ces dernières années, et l’admettre enfin les rend libres de se projeter vers de nouveaux horizons.

Mais alors, le tour de force, ça aura été les mouflets. Non parce que ça fait des années qu’ils nous gonflent avec les projets de maternité de Lemon, et franchement ça ne décollait pas du tout. On n’avait pas vraiment envie de voir cette frapadingue avec des mômes, et j’avoue n’avoir pas développé la moindre empathie envers Lemon sur le sujet. Et là, au dernier moment, bam ! Débarquent mini-Jenna et mini-Tracy, et là c’est le coup de foudre.

Clairement, ceux-là, c’est les siens, il ne pouvait en être autrement. Lemon, out !

Arrested Development saison 3 : Bon ben c’est juste merveilleux, il faut dire les choses comme elles sont. Les blagues sont encore plus drôles, les personnages encore plus barrés, les absurdités encore plus idiotes qu’au premier visionnage. Vraiment, j’adore.

La petite ballade des frangins en Irak a été particulièrement hilarante et a eu le mérite de déplacer légèrement le centre de gravité des relations entre Michael, Gob et Buster.

C’est finalement une saison qui met beaucoup plus en avant Buster comme étant à l’origine de la comédie, et non plus comme étant le support permettant de déclencher les rires grâce aux moqueries qu’il subit. Buster est devenu générateur du comique, et ce changement arrive avec un parfait timing dans la narration de la saison.

Bien sûr, cette évolution n’est possible que parce que la saison 3 est entièrement braquée sur Lucille, dont on découvre que c’est finalement elle qui définit le ton général des relations dans sa famille. On avait cru George Senior à l’origine de tous leurs dysfonctionnements, mais c’est en vérité Lucille qui est le ver dans le fruit. Et c’est ainsi que Buster devient le ressort comique, étant un appendice de Lucille.

Et ne parlons même pas de George Michael, qui s’enfonce dans des situations de plus en plus absurdes et de plus en plus drôles.

C’est dynamique et bien :

Castle 5×10 5×11 5×12 : pour une fois, pas de captures pour Castle, qui reste une valeur sûre. Cette série est toujours exactement là où on la souhaite, dramatique quand il le faut, drôle quand on en a besoin, simple quand on est pas capable de plus (et qu’on a besoin de sommeil). Regardez, je vous assure, c’est toujours l’épisode qu’il vous faut.

The Mentalist 5×11 5×12 5×13 : Eh ben il était temps ! Enfin un peu de rythme chez Mister Jane, grâce à un gros coup de boost du côté de l’intrigue Red John. Moi j’avoue que je n’ai qu’un souhait pour que cette série s’en sorte avec honneur : un saison 5 qui soit la dernière, et qui utilise les quelques épisodes restant pour boucler l’affaire Red John. C’est franchement ce qui peut leur arriver de mieux, prions très fort pour qu’il n’y ait pas de renouvellement.

Misfits 3×01 3×02 3×03 3×04 : C’est reparti pour la saison 3 de Misfits, cette fois avec Mr Dark qui a usé de toute son autorité pour que l’on se mette enfin à jour (parce que là quand même niveau retard c’est assez honteux).

Eh ben je vais vous dire, au second visionnage, le nouveau il me plaît de plus en plus. Bon, il est très con, c’est sûr, et très lourd, je vous l’accorde, mais il est assez facile de rire de lui et il occupe très efficacement le rôle de l’imbécile qui se prend toutes les chausses-trappes des épisodes.

Bien sûr, le groupe d’origine reste quand même le sel de la série, et j’avoue beaucoup m’inquiéter du départ de tout ce casting en fin de saison. D’abord, je pense que ça poser un gros problème de cohérence, mais bon en est-on encore à ça près ? Ensuite, je crains de ne pas avoir envie de voir la suite s’il faut se retaper toute une nouvelle génération. Le concept risque de tourner en boucle, et ce serait bien dommage.

J’ai aussi eu la surprise de constater que le personnage de Curtis était beaucoup plus épais et finement traité que l’impression que j’en avais eu au premier visionnage. Je l’avais trouvé très absent et effacé, et finalement il est utilisé pour structurer la narration de l’ensemble de la saison (avec Kelly bien sûr, mais c’est plus évident).

L’épisode sur la victoire des Nazis reste mon préféré jusque là, c’est toujours un peu casse-gueule les épisodes Let’s kill Hitler, d’autant que c’est pas comme si on en avait pas déjà vu quarante. Ce concept classique est habilement imbriqué avec les pouvoirs surnaturels spécifiques de la série, et c’est vraiment bien foutu.

Et lui il a toujours sa bonne tête de vainqueur…. hé hé…

C’est choupi et bien :

North and South : Alors là, moi je dis c’est la faute au Hobbit. J’avais déjà trouvé Lucas North merveilleux dans MI-5, mais le voir en Thorin m’a fait réaliser que, non, décidément, on ne voit jamais trop d’œuvres interprétées par Richard Armitage. C’est important pour notre culture artistique et télévisuelle. Me voilà donc embarquée dans du faux Jane Austen (Elizabeth Gaskell pour ceux qui connaissent) sirupeux et grandiloquent à souhait, avec une intrigue bien classique dont on connaît dès le générique à la fois les péripéties et l’aboutissement (oh mon Dieu mais c’était son frère, bon sang c’est bien sûr maintenant je peux aller me la trousser dans les champs en tout honneur, me voilà bien soulagé).

En plus, le père Armitage, il fait mais ZÉRO effort. Il nous tire une tête de trente pieds de long pendant les quatre épisodes, et vas-y que je tire la tronche, et que je fais la gueule, sous tous les angles et dans toutes les situations.

Bien sûr, c’est aussi là que démarre notre intérêt pour l’œuvre télévisuelle devant laquelle on avait bien ronflé jusque là (non parce que les aventures immobilières de la blondinette là, moi j’avoue que je m’en fous). Et qu’on se dit que finalement, quatre épisodes, c’est bien il en faudra pas moins.

Ah, ben voilà. Fascinant, ce jeu d’acteur *fouille tout IMDB pour trouver d’autres titres pouvant remplir le même usage*.

Parce que en fait, il faut le dire, c’est vraiment très bien. Je ne reviendrai pas sur mon introduction au sujet de l’intrigue et du néo-classico-romantico je sais pas quoi, vraiment c’est un style qui ne me convient pas, mais en fait c’est tellement bien écrit et tellement bien joué (hum hum hum…) qu’on se fait embarquer dans leur histoire à l’eau de rose sans aucune difficulté.

Je ne vous cache pas toutefois que la performance d’Armitage relègue tous les autres au rang de figurants de luxe, même si les petits jeunes s’en sortent bien et sont tout à fait honorables.

Deux exceptions notables à ceci : Sinéad Cusak, qui interprète une mère cassante et protectrice absolument fascinante, et un Brendan Coyle (Mister Bates!!) toujours royal.

Et là, j’oserais dire : …. whaaaaaaat is happening ? ? ?

Spartacus saison 1 Blood and Sand : Et là, c’est le drame. Oui, j’ai regardé Spartacus. La saison 1. En entier. Et même que j’ai enchaîné avec le préquelle. Et même que j’ai enchaîné avec le début de la saison 2. Et que là j’ai retiré la perf histoire d’avoir encore un peu un semblant de vie. Je sais, vous ne comprenez pas. Limite, vous êtes déçus, et vous sentez un peu trahis. Mais je dis NON ! Vous avez tort, tous autant que vous êtes ! Spartacus c’est juste UNE TUERIE (ah ah ah que je suis drôle). Je vous en dirais bien plus, mais je crois que ça mérite un billet spécifique, juste pour vous expliquer à quel point c’est une petite merveille cachée derrière des décors Monoprix. Attention, à ne pas mettre entre toutes les mains tout de même. Gare au traumatisme.

Mon conseil rebelle du mois de janvier : Vous en avez marre de tous ces formula shows de 70 épisodes par saison dont 60 qui sont des copié-collés les uns des autres ? Vous en avez assez que l’on vous serve toujours les mêmes recettes magiques bien classées en policier/médical/tribunal/sitcom ? Les séries de networks, elles ont sur vous un effet de somnifère ? Vous voulez sortir des préoccupation américo-américaines et retrouver un ton plus européen, plus libre et plus créatif ? Alors, pas d’hésitation, votre survie passera par Misfits. Parce qu’au moins, c’est différent. Plein de bordel, de maladresses, d’idioties, mais aussi plein de fraîcheur, d’écriture, de créativité et de folie. De quoi vous rebooster avant d’entamer la dernière partie de l’année sérielle.

Posted by on Fév 24, 2013 in La mensuelle du Dark Side | 0 comments

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