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Les vacances ’12 du Dark Side

Voilà, les vacances sont finies, et entre deux reviews sorciesques de GoT je vous donne les dernières nouvelles de l’été version Côté Obscur de la Force. Je vous le cache pas, les vacances ont été un peu difficiles côté séries. La faute à Farscape, dont le final, comme toujours, m’a fait tomber dans un état neurasthénique. C’est pourtant la quatrième fois que je le vois, et si l’effet est légèrement estompé il est quand même là. Il y a donc eu un avant et un après « Bad Timing ». Un avant pendant lequel j’ai vu plein de trucs. Un après qui m’a mis en état de larve poussive.

Damn you, Scorpy!

Ainsi donc, avant les hilarantes aventures de John et Aeryn sur un bateau (et qui c’est qui tombe à l’eau hein?), j’étais à fond, lancée dans des rattrapages compulsifs de séries plus ou moins magnifiques, dans une transe heureuse et naïve. Il y eut donc plein de choses sympathiques dans cette époque solaire et lointaine:

Arrested Development saison 2 et saison 3: la vraie question, c’est comment j’ai pu passer pendant si longtemps à côté de ce grand classique, de cette référence de l’auto-dérision ? Les abonnés de mon dashboard ont pu remarquer l’apparition soudaine et abondante de l’humour si spécifique de AD. J’ai une tendresse toute particulière pour l’épisode 3×09 et son S.O.S « sauvons la série de l’annulation ». Cette vraie-fausse tentative de sauvetage des Bluth par tous les moyens possibles (la menace, les petits boulots, la contrition, et la venue de célébrités (Zach Braff, Ben Stiller, Richard Belzer…)) est une mine de second, troisième, et nième degré. La capacité de cette série à s’auto-référencer est prodigieuse, tout comme la profusion de ses références externes, toutes plus finaudes les unes que les autres. Toujours dans le même épisode, les clins d’œil appuyés à l’annulation de The O.C., à l’épisode 3D de Medium, et au passage possible de la série sur HBO ou Showtime sont autant de moments flatteurs pour le spectateur, qui se sent inclus dans un secret d’alcôve connu d’un petit groupe privilégié. Et moi, les séries qui me flattent, ben… ça me flatte. J’avoue.

Petite capture de mon personnage préféré de cette deuxième partie de la série, j’ai nommé Franklin. Il est chou. Même s’il est, là, en bien mauvaise posture !

Ah et sinon regardez-moi qui on a failli avoir comme interprète de la copine insipide de George Michael ! Incroyable ! Fort heureusement, elle ne fera que la première apparition du personnage, rapport peut-être à sa nature réelle de toaster.

Tout ça pour dire que, la vraie bonne nouvelle de l’été, c’est qu’ils ont recommencé à tourner ! Hourra, hourra !

Suits saison 2: J’avais peur que cette petite série sympathique ait fait le tour de ses possibilités en saison 1. C’est donc fort sceptique que j’ai attaqué la saison 2, craignant la redondance et la lassitude. Finalement, la solution était toute trouvée: on ne garde aucune continuité, comme ça on peut recommencer un peu ce qu’on veut. Oui, c’est pas bête !

Première variation, l’installation d’une némésis pour Jessica. Difficile à cerner, bien que présenté comme un antagoniste, le personnage est maintenu efficacement dans un flou artistique pendant une grande partie de la saison. Doit-on croire en ses offre de coopération ? Doit-on prendre au sérieux les inquiétudes un peu paranoïaques de Jessica ? Même si la résolution n’étonnera personne (ils nous font pas arriver le personnage comme ça juste pour qu’il fasse du macramé dans son bureau, hein, c’est sûr), on nous épargne pendant les premiers épisodes l’insistance répétée du genre « ouh là là qu’il est méchant ! Nous le voyons à son sourire sardonique et à son regard sournois ! Personne ne voit rien mais en fait c’est un méchant infiltré ! » C’est déjà pas mal, rappelons-nous que certaines séries, pourtant de qualité, n’ont pas su maintenir ce semblant d’incertitude (Morgana, si tu m’entends, c’est pour toi. Gratuit et de bon cœur !)

Du coup la narration se déplace vers les intrigues de bureau, et si l’on s’éloigne fortement de l’idée de départ de la série, basée sur les rapports entre Mike Ross et Harvey Specter, au moins on n’a pas trop l’impression de voir une saison 1b. Par les temps qui courent, ça me convient. Le duo Jessica – Harvey prend de l’épaisseur, et jette un éclairage nouveau sur leur étrange façon de se couvrir mutuellement en saison 1 (qui semblait quand même un peu étonnante vue l’absence d’historique entre les personnages à cette époque).

Bref, plus de confrontations directes, plus d’intrigues de couloirs, plus de soap et plus de drama au sein de l?EUR(TM)environnement professionnel. Ma foi pourquoi pas.

Et plus de négociations dans des endroits qui me font dire que, franchement, j’ai raté mon orientation professionnelle. Nous n’avons visiblement ni les mêmes valeurs, ni les mêmes moyens, ni les mêmes rillettes. D’ailleurs, je me suis inscrite aux LSAT, faut arrêter de déconner quand même.

La conséquence de toute cette évolution, c’est que du côté de Mike Ross, on a un peu perdu de vue la logique et la continuité du personnage. Exit les boulets de sa vie d’avant qui rythmaient la saison 1, exit ses passes d’armes et ses confrontations avec Harvey, maintenant ils sont d’accord sur tout ou presque, exit ses interrogations sur l’absence de noblesse du milieu des avocats d’affaire, exit la mère grand qui servait de Jiminy Cricket, exit même sa relation avec Rachel qui ne nous fait plus du tout le même effet qu’en saison précédente. J’avoue qu’en fait ça ne me dérange pas qu’on s’éloigne de son parcours qui avait bien phagocyté la saison 1 et qui n’avait que peu d’avenir immédiat, à moins de retomber dans les errements du début: je reste pote ou pas avec mon boulet qui m’empêche de faire ma vie, je suis trop content de bosser dans un super cabinet mais quand même je leur fais la morale, je trouve la paralegal trop bonnasse mais bon faut que je lui mente…. franchement, on avait fait le tour !

TOUTEFOIS ceci n’excuse EN RIEN l’arrivée saugrenue de la poulette sortie de nulle part, censée être intrigante mais en fait fort transparente, utilisée seulement pour faire un cliff ultra artificiel et complètement téléphoné avec Rachel. JE DIS NON !

Bon, à part ça, je parle, je parle, mais c’est surtout pour les images aériennes de la ville que je regarde cette série. Je les trouve fort jolies.

Friends saison 10: c’est fin, ça se mange sans fin ! C’est toujours avec un brin de nostalgie satisfaite que j’arrive à la fin des aventures des amis du Central Perk. Même si la série vieillit, on se rend compte que peu de comédies ont réussi à conserver autant de rythme et de qualité d’écriture pendant aussi longtemps. Certes, les saisons ne se valent pas toutes, mais une mauvaise saison de Friends, c’est toujours mieux que 80% des bonnes saisons de tout le reste.

Et là c’est le drame….

Farscape 4×05 à 4×22

Rhaaa mais cette saison 4, les enfants, cette saison quaaaaaaaatre ! La lessiveuse émotionnelle qu’est la saison trois m’avait toujours un peu empêché de profiter pleinement de la saison suivante. Lors de mes trois premiers visionnages de la série, le « Talyn. Starbust. » résonnait dans mes oreilles pendant les 20 épisodes suivants, et tout plan de caméra sur le visage de Claudia Black me déclenchait des heures de prostration en position f? »tale. Pas commode pour écouter la suite, vous en conviendrez.

En fait, cette saison 4 est une merveille d’équilibre. On sent que l’écriture expérimentale des deux premières saisons a trouvé sa pleine maturité. L’intrigue liée aux Scarrans apporte un réel plus en augmentant drastiquement les enjeux des aventures de notre Joyeuse Bande de Losers sur Moya. L’univers aux multiples facettes Pacificateurs / Scarrans / Terre / Moya est maintenant complètement maîtrisé à la fois par les scénaristes et les acteurs qui jonglent avec tous ces aspects sans qu’aucun d’entre eux ne fasse réchauffé ou remplissage. Plus que Peackeeper War, et ce sera fini…. snif… enfin, faudra tout reprendre du début quoi (cela me semble plus probable !).

Comment gérer la dépression post-Farscum ?

Première solution: la régression vers des zones sériesques sécurisées

The Good Wife 3×20 3×21 3×22: il n’en fallait donc pas plus pour me précipiter dans les bras de Willy. Mr Dark n’ayant pas encore goûté aux joies de la fin de la saison 3, ces derniers épisodes ont parfaitement joué leur rôle de pansement émotionnel. Franchement, mais quelle réussite. Quelle maîtrise. J’avais un peu peur que la saison fasse dans la simplicité d’écriture en envoyant Alicia toujours plus en avant dans sa vie professionnelle et personnelle. Mais non, la vie c’est pas comme ça ! On ne peut pas effacer sa mémoire, rayer 15 heureuses années, supprimer la nostalgie, ne pas avoir envie que sa vie se resimplifie après tous ces bouleversements. Aller de l’avant, toujours, sans relâche, c’est épuisant, on ressent forcément l’appel de la stabilité retrouvée, de l’harmonie douce et tranquille. Alors on fait des allers et retours, on a avancé pour mieux reculer d’un pas, on culpabilise de partir en avant tout seul en laissant tout le monde derrière. Surtout quand ça touche à ses enfants, on peut le comprendre. Bref, ils ont réussi à ne pas faire dans la facilité et c’est tant mieux.

D’autant que la qualité visuelle de la série ne se dément toujours pas. Je soupçonne le directeur photo d’être une grosse tuerie. Mais bon, j’y connais rien je trouve juste ces compostions merveilleuses de beauté, de drôlerie et de nonchalance.

D’autant plus que les acteurs sont parfaits dans ces tableaux, à croire qu’ils savent déjà exactement quel sera l’impact visuel de chacune de leurs postures. Sont bons, quand même.

Community 1×12 à 1×25 saison 2 et saison 3: plus je les regarde et meilleur c’est ! Les épisodes moyens du premier visionnage ? Ils sont devenus bons. Les bons ? Devenus excellents. Les excellents ? Des tueries de comédie ! J’ai cru défaillir devant Paintball 1 et 2 ainsi que devant Dungeons and Dragons, qui pourtant m’avaient laissé un souvenir certes bon, mais pas exceptionnel.

Le deuxième visionnage, ça laisse aussi un peu d’espace disque pour profiter des moments pleins de poésie naïve et touchante. La compositions visuelle, qui honnêtement n’était pas mon premier souci (si déjà on arrive à suivre ce qu’ils racontent à 3000 à l’heure avec une référence tous les trois mots, hein !), a eu droit à toute mon attention, et je vais vous dire, rien que ça ça mérite le déplacement !

C’est également l’occasion de creuser un peu plus le traitement des personnages de second plan, comme Shirley et Pierce. S’ils m’avaient l’air maltraités par Dan Harmon, absents trop souvent, utilisés uniquement pour leur aspect outrancier, en particulier en saison 2, j’ai beaucoup mieux compris de quoi il est question en les regardant évoluer au long cours.

Toutes les références me font marrer, je me rends bien compte que c’est très con (qui n’a pas déjà vu cette utilisation de Star Wars ?) mais rien à faire ça marche à chaque fois. Peut-être parce que l’on sait qu’un petit clin d’œil de ce genre ne se limitera pas à ça, mais est l’apéritif vous prédisant un dîner succulent. Un teaser de l’épisode, qui vous fait trépigner d’impatience.

Et puis bon, la créativité dans la comédie, c’est pas si souvent. Arriver à être originalement drôle sans être ridicule, c’est un exploit pour lequel j’ai toujours eu le plus grand respect.

– Et pour couronner le tout, pour aller jusqu’au bout de ma régression, je me suis regardé les 8 Harry Potter en une bonne semaine. De la boulimie pure, j’avoue. Figurez-vous qu’à revoir c’est franchement agréable. J’avais toujours une impression mitigée à la sortie des films, ayant le bouquin trop à l’esprit, notant tous les manques et les raccourcis nécessaires de l’adaptation cinématographique. Débarrassée de cette exigence, j’ai trouvé les films plus réussis que prévus, et ayant au final une excellente cohérence interne. En plus les bonus des derniers DVD sont très sympas.

Deuxième tactique : engouffrer des séries d’été ne présentant aucun enjeu émotionnel (ou si peu) et aucun risque psychologique pour le spectateur

White Collar 4×01 4×02 4×03 4×04 4×05 4×06: C’est pleine de sérénité que j’ai attaqué la saison 4 des aventures de l’arnaqueur au chapeau. Eh ben je vais vous dire, c’est exactement ce qu’il fallait ! Voilà un début de saison tranquille, où notre héros prend de petites vacances à la playa.

Et visiblement, tout va bien, villa et bronzage sont au rendez-vous. Pas super crédible le coup de l’échappée belle, mais on a un peu l’habitude que la série joue sur les mythes du gentleman cambrioleur n’ayant jamais aucune préoccupation de la vraie vie contrairement à nous autres pécores. C’est pas comme si on en attendait un docu-vérité sur les prisons de Sibérie, hein !

Et si vous avez raté vos LSAT, voilà donc l’autre profession qu’il fallait suivre pour espérer vivre un jour dans plus de 80m2: voleur, bien sûr ! En plus y a pas d’exams.

À part ça on peut pas dire qu’on soit embarqués par les enjeux: on sait bien que le séjour insulaire va se terminer rapidement et que tout ce petit monde va se rapatrier vers des lieux de tournage moins onéreux. Et puis ça fait 3 épisodes sans la petite séquence « dans cette voiture, j’ai les sièges chauffants. Je te chauffe? » ou encore mieux « oh, dis, rien à voir avec l’épisode mais sais-tu que je peux demander vocalement à mon GPS de trouver une adresse dans ce merveilleux véhicule dont la marque paye une part non négligeable des frais de production ? » J’adore ces dialogues, c’est presque aussi bien que la Lembas Commercial de Legolas. Bref, on risque pas de faire un anévrisme et c’est pas plus mal étant donné mon état de l’époque.

True Blood saison 5: Bon allez, vous aviez raison je vous l’accorde, après deux premiers épisodes ultra poussifs, finalement ça repart pas trop trop mal. De mon côté j’aurais tendance à remercier la notable diminution du temps d’antenne de Sookie et de Bill, le retour aux affaires de Tara, et surtout, l’immense dimension comique de cette saison: j’ai nommé Alcide le Loser.

Le père Alcide, il m’aura vraiment bien fait marrer cet été. Il se tape une lose monumentale et en plus un plan sur quatre le ridiculise comme jamais. J’avoue que son réveil dans le mini lit rose bonbon de Sookie aura été une image assez cocasse.

Pareil pour la séquence Alcide se prend pour Rambo qui est assez hilarante. En plus on s’en fout mais alors gravement des aventures des caniches du coin, et plus ça va et plus je me dis que le problème de cette série c’est d’avoir multiplié les créatures mythiques, dispersant ainsi le propos et diluant l’intérêt. Entre les loups-garous, les ménades (enfin y en a eu qu’une), les métamorphes, les fées strip-teaseuses, les Monstres de Fumée et les sorciers mexicains, ça fait un peu grand nawak de fête foraine. Le problème c’est que l’on s’éloigne du cœur de la série: l’histoire mouvementée de l’essai d’intégration des vampires à la société, sujet central en saison 1 et qui est maintenant traité de façon tellement parcellaire qu’il en devient hautement caricatural. Non mais c’est quoi ces réunions de société secrète toute pourrie ? Avec une relique que l’on adore bêtement en plus ? Ces gens ne sont pas censés être un tout petit peu morts, du coup en savoir un peu plus que la moyenne sur la réalité des questions mystiques ? Vraiment, une fiole de sang (pas séché malgré son âge vénérable, vous remarquerez) qui fait planer et hop on devient un fanatique religieux ? Non mais je vous jure tous les fous sont pas à Charenton. Heureusement qu’on se regarde ça par 45°C avec les synapses en pleine liquéfaction.

Côté trucs sympas qui ont fait que cette saison est tout de même mieux exécutée que la précédente (mais si elle est encore moins finaude sur le propos) et qui l’ont rendu plus facile à consommer, il y a eu d’énormes clins d’œil visuels qui m’ont fait hurler de rire. Les tenues mi-SM mi-gun holster des garçons étaient franchement délicieuses.

Il y eut ainsi plein de petits plans amusants, comme cette auréole de sainteté malicieusement posée sur la tête de notre bon révérend. On voit presque les types se marrer derrière la caméra.

Même la participation de Mr Police à cette saison a été à mon sens une réussite tellement elle m’a faite marrer. Toutes ses apparitions sont hautement cocasses, je ne sais pas si c’est fait exprès (j’espère !), mais ce type m’a fait rire aux larmes. Son jeu est tellement exagéré, le personnage tellement outrancier, et ses réflexions tellement pauvres, que j’en suis à repenser toute mon interprétation de True Blood. En fait c’est une série drôle qui fait semblant d’être sérieuse. Je m’étais déjà posé la question en saison 1 devant la niaiserie du personnage de Sookie et le maniérisme du jeu de son interprète. C’était too much, et je pensais vraiment que c’était une série dans laquelle les types faisaient semblant de raconter un truc sérieux juste pour se marrer et faire dire des trucs stupides à leurs personnages. Et puis après ça a tourné au thriller donc ça m’est sorti de l’esprit. Et puis il y a le personnage d’Arlene, qui était bien déglinguée au début. Et puis il y a eu le coup de « han je suis une fée c’est trop nul », les aventures complètement rocambolesques de Jason le teubé, la folie décadente du roi du Mississippi, les fées qui discutent de la qualité de la musique populaire contemporaine, l’ancien shérif démasqué grâce à ses bottes de quadrille… bref, vous voyez, c’est du grand délire ! Je me demande vraiment si c’est pas une grande rigolade…

Et que ce soit vrai ou pas, que ce soit voulu ou non, j’ai décidé que j’allais le prendre comme ça. Comme une grande farce. Parce que, si c’est hyper sérieux leurs réunions souterraines et leurs séances de sorcellerie, alors c’est vraiment pas terrible. Ma lumière dans cette production étant Lafayette, j’ai décidé qu’il serait l’expression du ton des scénaristes, et que grâce à lui, eux et moi communiquons un petit peu. Et tant que Lafayette me fera rire, alors True Blood sera une comédie.

Finalement, les rares personnages pris au sérieux par la série, ce sont certains vampires. En particulier Pam et Eric, qui ont toujours eu le rôle du spectateur disant rha mais ils sont tous crétins dans cette ville c’est fatigant. En gros, ce sont eux les observateurs de Bon Temps, et leur histoire est traitée comme ayant une réelle importance émotionnelle. Et j’avoue que l’aperçu que nous avons de leur histoire commune est franchement émouvant et même intéressant.

Il y avait également, du côté des personnages respectés par l’écriture, Jessica et Hoyt. Mais par un mécanisme que je ne m’explique pas, j’ai détesté leur arc cette saison, et je l’ai trouvé franchement bâclé. C’est à peine si on arrive à connaître leurs intentions profondes et les raisons qui les poussent dans telle ou telle direction. Une déception.

Enfin, comme souvent, la fin de saison a été grandiose dans le nawak. On observe une corrélation parfaite entre la diminution du nombre d’épisodes restants, l’augmentation du temps d’antenne de Bill et de Sookie, l’accroissement de mon ennui, et le partage en sucette. Comme le dit Une Connaissance Avisée : Kill Bill !!!!

Teen Wolf saison 1 et saison 2: rien de tel qu’un petit teen show pour glander à la plage. Il y avait Greek qui remplissait parfaitement cette fonction estivale il y a quelques années, et j’ai trouvé son digne remplaçant en les lycéens/loups garous d’un bled dont j’ai déjà oublié le nom.

Vous trouverez ci-dessus les deux personnages les plus sympathiques de la série, sans aucun doute. Ils sont la caution morale du show, et permettent de garder un pied dans la réalité afin que toutes cette histoire de loups-garous ne fasse pas l’effet d’un gros trip absurde. Les deux acteurs sont franchement largement les meilleurs de la bande (enfin du côté des ados), ce qui permet de respirer entre deux prestations médiocres des filles ou du lézard (OMG le lézard !).

Bien sûr, c’est un teen show, nous n’échappons pas aux codes obligatoires du genre: ci-dessus les populaires et privilégiés donc méchants mais qui en fait ont plein de soucis et quand on les connaît on comprend mieux. Le Logan de Veronica Mars, quoi.

Un des bons points de la série, c’est de savoir ponctuellement faire preuve d’un peu d’auto-dérision. On passe quand même beaucoup de temps à se moquer d’un type qui est un tout petit peu le loup-garou mâle alpha, qui devrait un peu être le Grand Chef, et qui en fait galère un max et se fait ridiculiser régulièrement par les petits ados. Ça permet de regarder avec un peu plus de distance les séquences censées être très dramatiques. Petit coup de chapeau à Dylan O’Brien qui est le seul à réussir à nous arracher un soupir étranglé vraiment sincère. Son excellente interaction avec Linden Ashby y est sûrement pour quelque chose, en tous cas c’est le seul dont le background familial donne une dimension dramatique à la série de façon efficace et naturelle.

Aaaaaattention, Jackson est en train de flipper !!! ouille ouille ouille !

Et c’est reparti comme en 40 !

Nurse Jackie saison 4: après ce gros passage à vide, la pente doucement remontée, il a enfin été possible de regarder des choses un peu plus dangereuses. J’avais repoussé le visionnage de Nurse Jackie au maximum, ayant été un peu épuisée par le final de la saison 3. Ce fut une excellente surprise: la meilleure saison jusque lors. On avait bien besoin d’une petite pause dans la descente aux enfers de Jackie, même si comme elle le dit elle-même, toutes les merdes lui tombent dessus depuis qu’elle est sobre. En même temps cocotte, ce sont des merdes mises en mouvement précédemment, c’est juste que là t’es sobre donc tu t’en rends compte.

J’ai en particulier apprécié la gestion des personnages secondaires et l’utilisation de l’environnement de All Saints. La photo est toujours soignée, ce qui est un gros plus pour moi (je supporte mal les séries mal filmées).

On n’est, par ailleurs, jamais en rade d’une situation douce-amère qui fait sourire tout en nous attristant un peu. Je crois que peu de séries ont autant bien collé au terme de « comédie dramatique ». Pour le coup, c’est vraiment la comédie qui est dramatique chez Nurse Jackie.

Louie 3×01 à 3×07: RAS, tout va bien. Toujours aussi drôle, toujours aussi mordant, toujours aussi incongru. On ne peut échapper à une gêne persistante pendant le visionnage, la faute à la folie complète des personnages rencontrés par Louie. C’est très bien foutu. Je vous incite à découvrir également les spectacles de Louis C.K. au passage, en particulier Hilarious qui porte divinement son nom.

Et sinon, pour ceux qui ont gardé leur âme d’enfant et qui, comme moi, adorent les dessins animés, L’âge de glace 4 c’était vraiment bien. J’ai cru que ma filleule allait faire une attaque d’apoplexie, mais pour les plus de 7 ans devrait pas y avoir de problème!

Et sur ce, au boulot tout le monde ! Et que ça saute !

Posted by on Sep 16, 2012 in La mensuelle du Dark Side | 14 comments

14 Comments

  1. Alcide? Him? Reallo? (I meant really. I misspoke.)

  2. He knows how to please a woman…. Priceless !

  3. Moi je les aime, les épisodes expérimentaux de Farscape ! ??a peut jamais être vaguement nul, Farscape. Je sais pas pourquoi. C’est de la magie. On aime toujours.

  4. Ah mais moi aussi je les aime, je les adore même. Mais on peut pas dire qu’ils sont maîtrisés, c’est le concept même de l’expérimental. Ce qui est formidable, c’est que ces expérimentations aient abouti à autant de maîtrise et d’équilibre par la suite.

  5. Ca manque aussi de Donna dans ton compte-rendu de Suits… Donna, décidément un des meilleurs prénoms of all time ! Très content d’avoir exploré un peu plus ses mystères cette saison!

    Trou Bloude. Oui, c’est de la farce ! 😀 Avec un soupçon de verni politique pour donner de l’ampleur, mais clair ! Bien content d’avoir vu ZE rencontre entre Pam et Eric. Et qui aurait cru que Tara trouverait enfin sa place cette saison !! Si seulement c’était arrivé plus tôt !

    Teen Wolf. + 1 pour Dylan O’Brien. THE révélation. Par contre, le copain du Lézard, on le voit peu non ? Juste pour le prétexte de la boîte gay, mais sinon il fait un peu décor…
    Dommage pour Jackson par contre. Le perso aura pâti, après un démarrage de saison prometteur…

  6. Oui, pas de Donna, sacrifiée devant la longueur du billet…. ce n’est que partie remise j’en suis sûre.
    Le copain du Lézard on le voit très peu et c’est bien dommage, je le trouve très bon. Je compte militer pour une augmentation de son temps d’antenne.

  7. Ah, community, ça a été mon gros coup de coeur d’avant les vacances! Et tout pareil,les épisodes méritent plusieurs visionage. Les 2 paintball,halloween ou les pillow castle sont géniaux!
    Pour les persos,mes préférences vont pour "Troy and Abed in the morning",ainsi que pour Abby.

  8. Teen Wolf a également été ma découverte de l’été et je crois que je vais monter un culte rien que pour le personnage de Stiles qui porte la série à lui tout seul (pas comme son pote Scott ><).

    Je suis d’ailleurs toujours choquée par la scène de Jackson et du serpent… Yeurk ! T_T

  9. On reparlait de Farscape récemment avec Mr Eri et on se disait que c’était quand même très fort d’avoir réussi à donner autant de personnalité à une marionnette. Et puis en plus, c’est pas manichéen, les gentils peuvent être méchants et inversement. Et puis y a Scorpy, quoi!

    True Blood, c’est du grand nawak, mais plus marrant que la saison dernière. Tara enfin potable, Alcide découvrant son potentiel comique (mais la scène du vomi, quelle poilade!!!), Bill et Eric comme cul et chemise (WTF??). Bon, les conneries avec Lilith, on oublie. Saison prochaine raccourcie pour cause d’incubation de jumeaux chez Anna Paquin (et Bill, j’imagine?).

    Dans la catégorie vieillerie, j’ai occupé mon été avec The West Wing. J’ai découvert Matt Santos et la manière assez stupéfiante dont la réalité peu s?EUR(TM)inspirer de la fiction. Oui, oui, dans cet ordre! Me reste la saison 7 et je dirais adieu à un an de compagnonnage avec cette fine équipe… Snif!

  10. Il me semblait qu’elle les avait déjà ses jumeaux non? Genre ils sont pas nés cette année? En tous cas j’avoue que ça me dérangera pas s’il y a un peu moins d’épisodes.
    C’est beau d’arriver à la fin de TWW, on se sent vraiment à l’épilogue d’une grande fresque.

  11. gros, gros coup de coeur pour Community. Je suis admirative devant le talent de certains scénaristes et réalisateurs qui arrivent à nous faire regarder et aimer des séries où c’est quand même le nawak général. Greendale et son doyen sont quand même des pépites et je ne parle pas des cours. Gros coup de coeur pour l’épisode "jeux vidéos" façon premier Mario et pour les énormes références à Doctor Who
    j’étais ravie d’apprendre que la série revienne pour une saison 4 avec tout le cast, même si les changements d’équipe m’inquiète toujours un peu

    Dans le genre nawak, Farscape nous a délivré de très belles scènes, voire épisodes. Mais aussi beaucoup d’émotions (du lourd). C’est vraiment une série de haut niveau. Je me reprendrais bien une dose de Crichton en futale de cuire d’ailleurs 😀
    Une série où 2 personnages sont des marionnettes et 1 autre un vaisseau vivant (+1 autre …) que l’on apprend à apprécier autant que ceux jouaient par des êtres humains (avec ou sans prothèses), il faut le faire.

    j’hésite fortement à propose d’Arrested Development dont j’ai entendu parlé seulement après qu’ils aient annoncé la saison 4. ça à l’air d’être une série bien barrée comme je les aime

  12. Merci pour ce billet.

    Il faut que je me retape Farscape, j’ai lâché au milieu de la saison 2. Je ne me retrouve pas dans vos impressions et je me dis que je dois louper sacrément quelque chose.

    Tu me diras pour Suits pareil. Sacrifier Donna pour faire 5 lignes sur Rachel ! Non, quoi ! 😀 J’ai fini la saison 2 aussi (enfin fini jusqu’à janvier) et Donna nous a offert des moments de franches émotions et/ou rigolades (tu me diras la rigolade est une émotion ^^). Pour moi Suits est du petit lait : Harvey, Mike, Donna et Louis L (L like Lannister ^^) sont un quatuor dont je ne me lasse pas.

    En tout cas bonne reprise et à dans un mois j’espère !

  13. Teen Wolf ça se laisse regarder, Scott est choupi quand même. Par contre suis-je la seule à trouver sa copine très énervante et bien trop vieille pour le rôle ? (??a tient peut-être aussi au fait qu’on ne la voit jamais sans ses insupportables faux-cils, sérieusement, quelle schoolgirl va au lycée avec des faux-cils tous les jours ?).

    Par contre, méga pouce en l’air pour le personnage de Stiles en effet. Vraiment bon ce kid. Son caractère me fait un peu penser à celui du cadet de la famille Trager dans Kyle XY. L’acteur s’est d’ailleurs vu offrir un premier rôle dans Baby Daddy, petite série rigolote et sans prétention.

  14. Excellent Arrested development. Quelques acteurs ont fait leur trou, depuis (Bateman, Cera), contrairement à un autre (Arnett) qui galère dans des séries qui peinent à dépasser les 13 épisodes…

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