Le blog de La Sorcière
 

203 : Scratches

Ouhlaaaaa, la mauvaise idée de regarder cet épisode à table !

Ah ça, j'en ai des mauvaises idées, mais là, j'ai fait encore mieux que Bones au petit dej' ! Raisonnablement, je m'étais pourtant promis de regarder les mouches voler au moment du renard qui part en asticots pendant le générique... Bernique, j'ai complètement oublié les mouches, et encore une fois, j'ai fait burp devant le pauvre fox.
(Oui, j'avoue, j'aime pas trop ce moment du générique, mais j'arrive jamais à détourner le regard au bon moment.)

Nan parce que bon. La crucruche qui claque la portière de son homme et qui s'en va en sautillant sur ses petites chaussures pour se faire choper trois mètres plus loin par le Minotaure (tiens, je croyais que celui-ci n'aimait que les jeunes vierges, il est tombé un peu tard), certes, avec le recul, j'en suis pétée de rire.
Mais les soins en règles des menues égratignures de Nunuche, euh...

Enfin quoi qu'il en soit, je garde un très bon souvenir de cet épisode... On ne peut pas reprocher à True Blood de ne pas y aller à fond, c'est ça que j'adore, avec cette série. Elle n'a pas peur du ridicule, du kitsch, de la romance trop romancée, elle n'a aucun complexe. C'est vraiment quelque chose que j'admire. C'est un signe de maturité, et c'est énorme, je trouve, chez une aussi jeune série. Perso, je me régale. Assumer aussi bien ses fautes de goût, c'est admirable.

J'ai même adoré voir la Sook' se faire récupérer par son vampire dans un clair obscur supposé être super romantique, c'est dire.

Inutile de dire que j'en ris encore rien que de penser aux scènes où elle se fait charcuter par un très improbable docteur haut comme trois couilles à genoux et qui jure comme un charretier...

Eric : It's always a pleasure doing business with you, Dr Ludwig.
Dr Ludwig : Fuck off !

Rah, et puis ce concert de hurlements et les "gasps" du vampire qui souffre pour sa belle, j'adore. J'adore, y a pas d'autre mot.

(Surtout qu'entre nous, s'il avait été un peu moins chiatique dans la bagnole, elle en serait jamais descendue, uhuhuh.)

Et puis je suis ravie de voir autant Eric, j'aime de plus en plus ce personnage qui perd, l'air de rien, son détachement de très ancien parmi les anciens. Il s'humanise de plus en plus, il a l'air de reprendre tout doucement contact avec l'espèce humaine, même si c'est dans l'horreur et dans le sang, et je suis très curieuse de savoir comment ça va se passer pour lui, cette saison.

Par contre, méfiance parce que je commence à redouter que Bill ne se fasse rapidement croquer tout cru par son supérieur, là. Il y a une certaine... on va dire tension entre son humaine et le chefton, je trouve. Alors effectivement, pour l'instant, c'est pas le grand amour, mais disons que rien que le fait qu'Eric ait remarqué que Sookie existe, c'est pas super bon signe.
Et puis elle, elle est tellement bête que forcément, elle a toujours le mot qu'il faut.
Je lui pardonne un peu parce qu'elle a quand même l'esprit de comprendre qu'Eric a besoin d'elle et que ça peut lui permettre de monnayer la libération de Lafayette.

M'enfin si de temps en temps, au lieu de bêler, elle faisait montre d'un tout petit peu de subtilité, ça nous reposerait.
On va dire que c'est ce qui la rend si humaine.

Sookie : You're gonna let him go right now or I swear I'm going to the police.
Eric : I do not respond well to threats. But perhaps we could come to some sort of arrangement.

Concernant notre nouvel ami, alors là, j'ignore ce qu'on nous réserve, mais une chose est sûre : il aime l'amour vache !

(Hem. Pardon.)

D'ailleurs, il semble avoir égaré quelques griffes dans le dos d'une autre blonde sans doute pas assez vierge pour lui non plus : Daphne, la nouvelle serveuse de Sam.

A propos de Toutou... ben alors ? Personne pour voir à quel point ce type est juste une crèèèème comme on n'en fait plus ? Mais il adorable, ce garçon, voyons, il FAUT l'aimer !

Du coup, Waf-Waf, il en a un peu marre, il veut se casser de Bon-Temps... et tout le monde s'en tape ! What ?! Mais Sam Merlotte EST Bon-Temps !
Pire encore, il se fait traiter de poltron par Terry... qui m'a fait rigoler encore un coup... sacré Terry.

Terry : So you're just gonna cut and run ?
Sam : I'm not running.
Terry : Uh huh, remind me never to get caught in a fox hole with you. Coward.

Bref, tout le monde s'en branle copieusement que Sam fasse son balluchon. Sauf son copain Le Chien qui voudrait bien jouer une dernière fois.

Adoré cette scène, évidemment, c'était trop mignon de les voir gambader ensemble au clair de lune. Et j'adore la tronche de ces chiens, ils sont trop choux, j'en veux un. J'ai dit.

Plouf !

Jolie scène, d'ailleurs. Par contre, ça y est. Elle me fait flipper, la drôlesse que Sam a engagé comme serveuse.

Allez, Toutou-chéri. Reste, dis.

Bon, sinon, bien malgré moi, j'ai failli chialer trois fois pendant cet épisode ! Ben là, j'ai pas compris. M'enfin alors ?
D'abord quand Lafayette rentre chez lui après des semaines de calvaire et s'allonge avec peine sur son canapé. Sérieux, j'en avais vraiment la gorge serrée. On ne ressort pas de ce genre de péripétie sans être profondément changé.

En tout cas, notre Lafayette est toujours bien humain. Et vivant. C'est déjà ça.

Ensuite, ce petit crétin de Jason a failli me faire pleurer les yeux aussi. Il m'a vraiment fait pitié. Je sais pas pourquoi, d'un seul coup je me suis mise à sa place. Sans doute parce que je sais à quel point la culpabilité est une chose qui peut vous empêcher de fermer l'oeil.

Et Jason n'est tellement pas armé pour gérer ce genre de trucs.
En plus de ça, c'est super terrible de voir à quel point sa secte... est une secte. Et de voir les rouages de cette belle machine à endoctriner se mettre en branle. Ca, pareil, c'est un truc que je connais bien, que je ne supporte pas, et j'ai eu des poussées de haine énormes devant tout ça. La manière qu'on ces gens de récupérer le moindre propos pour vous prouver qu'ils ont raison, c'est à la fois génial et abject.

Pauvre Jason. L'entendre enfin mettre des mots sur ce qu'il ressent, c'était trop triste. Je me doutais qu'il s'en voulait, mais à ce point... et j'ai été écoeurée de voir cette grognasse blonde retourner le moindre de ses propos contre les vampires. Genre si ceux-ci n'avaient jamais existé, sa copine n'aurait pas été accro au "V" et elle ne serait pas morte entre les mains de son meilleur pote.

Entre nous, connasse, si tu vas par là Mamie et Amy n'auraient jamais été assassinées par René si la division cellulaire n'avait jamais existé.

Bref.

Mais alors le truc qui m'a retourné comme une chaussette, c'est Jessica. Je l'ai adorée. Je me suis laissé totalement séduire, c'est bien simple, je ne vaux pas mieux que tous les clampins sur-hormonés ou les radasses en manque de sensations fortes qui draguent les vampires dans les magasins... et avec le recul, je me sens bien cloche.
Parce que j'ai craqué sur la pauvre biquette effrayée qui rentre toute seule parce que son papa le lui a commandé. ("As your maker I command you." Intéressant, elle est obligée d'obéir, comme Pam est obligée d'obéir à Eric... ce serait marrant que la créatrice de Bill revienne et qu'elle lui commande de faire des trucs horriiiiibles, hi hi.)

Et puis elle est tellement belle et elle a l'air tellement timide et vulnérable lorsqu'elle débarque au bar pour la première fois en tant que vampire.

Pourtant, au fond de moi résonnaient encore les paroles de la copine de Jason qui disait que les vampires ne sont que séduction pour becter les humains... je savais que c'était une arnaque. Mais comme Hoyt, j'imagine que j'avais envie d'y croire.

Bref, derrière mon écran, j'ai cédé à son charme et elle m'a émue à sembler si prudente et si touchée de voir que Hoyt s'en fiche qu'elle soit une morte-vivante.
Et même que lorsqu'elle fait son petit cinoche une fois ses crocs sortis accidentellement, j'ai encore marché. Et j'ai failli verser une larme en la voyant si horrifiée.

Jessica : This is so embarrassing. I'd die if i wasn't already dead.

J'ai honte. Vraiment honte.

Evidemment, je n'ai pas été le moins du monde surprise de la voir se jeter sur Hoyt tous crocs dehors.

D'ailleurs, ça me fait trop marrer de me dire que Bill réagit absolument comme tout papa digne de ce nom qui retrouve sa fifille chérie en train de se faire peloter par son chevalier servant sur le canapé.

Bref, qu'est-ce que c'était bien !
Petit bémol pour la Happy Maryann Family, malgré le oinj titanesque qui m'a fait hurler de rire.

Ah oui tout de même.

Bon, les orgies, je fatigue un peu. Ca me rassure légèrement que Tara ne marche pas dans le truc, mais bon.

Heureusement que Michelle Forbes joue les intrigantes, qu'Andy est bien couillon et que John Billingsley se roule par terre, sinon, ces scènes m'auraient paru longuettes.

Vivement la suite !

 

Humeur du jour

L'autre soir, je rentrais du boulot en voiture, et alors que je queutais à un feu rouge, deux jeunes sont passés sur le trottoir juste à côté de ma chiotte, et l'un des deux a vu mon Tardis accroché au rétro... c'était super rigolo... il a chopé son pote par la manche, et même si les vitres étaient fermées, je l'ai clairement vu articuler : "Hé, regarde, elle a un Tardis dans sa voiture !"

Trop chou. C'est la première fois que je vois quelqu'un qui percute. Trois secondes de complicité avec deux parfaits inconnus.

 

Pauvre Mary...

Après le coup du dentier, paf, les poils sous les bras !
Cela dit, ça nous a fait un excellent sujet de conversation, hier soir, au restaurant, entre filles... et on s'est toutes souvenues qu'en effet, dans Danse avec les loups, Mary a des poils sous les bras. Wow, c'est tellement choquant qu'une gonzesse qui vit avec les Indiens au 19ème siècle ne connaisse ni les bandes de cire froide ni la mousse à raser parfumée à la noix de coco accompagnée de ses rasoirs Vénus-Grognasse !

On en a profité pour évoquer le cas extraordinaire d'Evangeline Lilly qui s'écrase sur une île déserte et qui expose ostensiblement des aisselles impeccables et un maillot parfait. C'est le crash de l'avion qui a dû terrifier le système pileux, je ne vois que ça.

En tout cas, les gens ont des requêtes formidables !

 

Réplique du jour

"Colonel Sheppard would have already had hours to try to make it back through the portal in the time I wasted explaining the situation to Conan and Xena !"

(Dr Rodney McKay, Stargate Atlantis)

 

Ma créature de Frankenstein...

C'est marrant, quand arrive l'été, on dirait que ça cause plus de beaux mecs, ici !

Bon, avant de me jeter la pierre, Pierre (!), il faut bien savoir que c'est pekA qui m'a inspiré ce billet, donc si vous voulez jeter quoi que ce soit, jetez-le en sa direction, sauf si c'est du tiramisù ou du japonais parce que j'ai un petit creux. Et puis de toute façon, les mecs ont le droit de créer leur créature aussi !

Alors, en ce qui me concerne, ma créature de Frankenstein aurait :

1) Le crâne, la nuque et la mâchoire de Jamie Bamber, c'est indispensable.
2) Les cheveux de Joe Flanigan et ses oreilles, les plus belles de la Terre.
3) Les loooongues jambes de Connor Trinneer, OMGOMG, elles sont interminables.
4) Le ptit cul moulé dans du cuir et les yeux surnaturels de Ben Browder.
5) Le torse de Tahmoh Penikett.
6) Le nez, la bouche et le menton de Jensen Ackles... et éventuellement le petit creux des reins très mignon, là. Mgnih.
7) Le dos, les bras et les épaules de Jared Padalecki.
8) Les mains super agiles de Hugh Laurie. Elles savent tout faire, celles-là.
9) La voix de Jeffrey Dean Morgan.

Voilà... l'ennui, c'est qu'il n'est pas certain que tous ces éléments parfaits donnent quelque chose une fois assemblés... mais c'est bon de rêver.

 

Webisodes de Virtuality et après, au lit !

Donc avant d'envisager de tourner la page, j'ai pu regarder les vidéos des fameux webisodes sur Facebook, même en n'étant pas inscrite. Et vraiment, je ne me lasse pas de découvrir de nouvelles infos sur ces personnages. Manny et Val, par exemple, dans celle-ci.
Où l'on apprend que Val est l'un des descendants d'une longue lignée de cosmonautes russes (longue à quel point, on aimerait bien le savoir, ça nous permettrait de nous situer dans le temps).
Et que Manny a reçu un prix Nobel, voilà, tranquille, quoi.

(Et une question de me serrer la gorge : est-ce qu'ils existent vraiment, en fait ? Ils ont l'air tellement vrais, et s'ils ne l'étaient pas ? Voilà, c'est exactement ce que je voulais dire en disant que ce pilote m'a fait réfléchir. Je me pose des milliards de questions, tout est loin d'être servi sur un plateau, et quatre jours plus tard, c'est toujours pas passé.)

Bref, la demande en mariage devant les caméras, euh... c'est horrible. Ils sont super mimis, mais c'est horrible. C'est super dur de trancher entre le mimi et l'horrible.
J'aime bien aussi le fait qu'on souligne leur différence de culture avec un minimum de subtilité.

Manny : Dog's food is what comes to mind when I think of Val's cooking.

Et puis c'est super réaliste le fait qu'ils traversent une période difficile en tant que couple. Bref, c'est cool qu'on en sache un peu plus sur ces deux-là, parce que finalement, ce sont presque les personnages les plus en retrait dans le pilote.

La deuxième vidéo qui est ici se concentre sur notre captain, yiiiih, j'osais pas espérer !
C'est bien, ça permet de mettre l'accent sur la pression énorme qu'il doit avoir sur les épaules, ce garçon. Sans compter les questions à la con auxquelles ils faut répondre au confessionnal : "I'm not suicidal if that's what you're asking."

Oui, donc voilà, c'est sympa.
J'adore le concours de gnôle, là, dont on voit un extrait. On les imagine bien se lâcher comme ça de temps en temps en régressant à mort et en jetant les verres. J'aime bien. Virtuality, c'est vachement vrai, et ça rend la chose encore plus troublante. Qu'une série sur la réalité virtuelle fasse tellement dans le réel. Gloups.
L'ennui, là, c'est qu'ils sont obligés de se mettre en scène, d'être divertissants, histoire de financer leur mission. Et ça, une fois de plus, c'est horrible. Donc ça a l'air réel, mais c'est factice. Oh God.

Frank : Being single is not a problem at all.

Noooon, c'est clair, surtout quand on culbute virtuellement les épouses des copains. D'ailleurs, j'ai bien l'impression que ces dames, et pas seulement Mrs Fallon, ne sont pas insensibles à son charme. Ouh, le petit clin d'oeil d'Alice, là... et le petit rire de gorge de Billie... Arrosez-le un peu, le Captain et il se lââââche !
Et puis j'adore aussi le super moyen de contourner les jurons... le biiiip bien grand public qui couvre le "you fuck them", excellent.

Bref, c'est très très bien. Six minutes et quelques qui apportent beaucoup.

Allez, je finis mon deuil, enfin j'essaye.
C'est couillon, mais j'ai vraiment eu le coup de foudre. Ca arrive tellement rarement. La dernière fois, à part Caprica mais c'était prévisible, c'était The West Wing. Et c'était il y a trois ans. *soupir*

 

Réplique du jour

"You do your hair like that to cover up the three sixes on your scalp, right ?"

(Veronica Mars)

 

Naaaaan, pas du tout !

Je suis à deux doigts de la combustion spontanée, mais à part ça, tout va bien !

 

519 : Locked-in

Ceci était un très bon épisode. Malheureusement, il est mal tombé, je venais de regarder le pilote de Virtuality, j'étais encore en plein dedans, et je n'avais PAS DU TOUT envie de regarder un épisode de House ni un épisode de rien du tout après ça. (D'ailleurs, je n'ai toujours pas envie.)
En plus, le complot continue : cette fois, c'était la télécommande qui n'avait pas du tout envie que le Dark Side et moi regardions cet épisode de House.

Moralité, je me suis peu investie dedans. Néanmoins, je l'ai trouvé franchement bon, et j'ai trouvé sa réalisation très efficace et d'une grande virtuosité.
Les premières minutes, très très longues, où on est enfermés dans le corps de Lee (très joli prénom !), où on regarde l'épisode à travers ses yeux, où on ne voit que quelques visages flous, où on n'entend que des bribes de phrases étouffées, c'est terrifiant. C'est atroce.

On est obligés de se mettre à la place de ce patient frappé de syndrome d'enfermement, on n'a pas le choix. Et entendre, dès les premières secondes, le médecin qui annonce que "Miamy ! Y a bon coeur, là-dedans, ouvrons ce monsieur tout juste bon pour refiler son palpitant à un cardiaque !" alors que le pauvre Lee est parfaitement conscient de ce qui se passe et qu'il hurle, le malheureux, sans pouvoir bouger ni se faire entendre, c'est atroce.
Lee, donc, que nous ne verrons pas avant de longues minutes, a eu un accident de vélo. Une bête portière qui s'est ouverte, le cauchemar (croyez-moi) de tout cycliste urbain. Et il s'est réveillé à l'hôpital.

Par chance, il s'est réveillé (enfin si l'on veut) à côté d'un autre patient, un ours qui flambe avec sa bécane, et qui à trop faire le con s'est ramassé la gueule d'importance : le gars House. Genre il est pas assez éclopé, cet abruti, faut encore qu'il aille se finir sur le bitume.

Et notre bon House, lui, trouve que c'est un peu tôt pour priver ce patient de son coeur, voyez donc, mon brave, ces petites ondes cérébrales, là. Et ces yeux qui vous regardent. M'enfin, it's aliiive !

House : Hey, genius. I think it violates certain ethical laws to rip the organs out of a guy who's still alive. Certain law laws, too.

C'est là que Lee commence à faire ses petites réflexions trop marrantes sur ce qui l'entoure dans sa tête. Et ça, c'est à se pisser dessus.
Quand Wilson et House se livrent à un petit duo d'amour sous ses yeux, il se demande bien comment c'est possible que ces deux-là soient amis.

Et quand Cuddy arrive pour la grande scène du IV :

Lee : Is he hitting on her ? If she turns around she's into him too. (Et elle se retourne lorsque House ne la regarde pas... ) And there it is.

Excellent.

En tout cas, le temps paraît bien long avant qu'on ne découvre réellement le potentiel de notre client, grâce à une petite hallu très, très sympa, lors de laquelle je n'ai pas pu m'empêcher de me dire que ça a l'air de meuler sévère, au bord de la flotte.

Très, très chouette alchimie entre les deux acteurs, au passage. C'est rare qu'on ait droit à ce genre de scènes entre House et un patient. De plus en plus rare, d'ailleurs.

Donc au bout d'un certain temps (difficile de dire combien), on alterne les vues de dehors et les vues de dedans. Et c'est très troublant. Très émouvant aussi car notre patient se retrouve à pleurer sans s'en rendre compte quand ses enfants débarquent et n'arrive pas à dire à sa femme qu'il est désolé et qu'il l'aime.

Et comme tout bon client de House, Lee a menti. Et c'est bien entendu ce mensonge qui est la clé du diagnostic. J'ai adoré l'exploration du passé récent du bonhomme, le changement de décor et la rotation qui permet de découvrir où il a attrapé la maladie qui l'a empêché de freiner quand la portière de la voiture s'est ouverte.

Encore une fois, très émouvant de découvrir qu'il n'a pas su avouer à sa femme ses problèmes d'argent, qu'il a dû jouer les hommes d'entretien pour nourrir sa famille. Vraiment, un très beau patient, et un très bel acteur. Drôle mais humble, très attachant. Bravo, Mos Def.

D'ailleurs, on voit bien que tout le monde tient à le sauver, celui-là. Pour chacun, ce patient revêt quelque chose de symbolique. Tout le monde y va de ses petites confidences, même les plus chiantes, ce qui ne l'amuse guère mais a le mérite de continuer à faire marcher son intellect. Chiant, donc, mais salvateur.

Et heureusement que Taub a l'idée de le relier à un ordinateur pour qu'il puisse répondre oui ou non lorsque même ses paupières ne répondent plus.
Pauvre Lee.

Au final, c'est une pauvre coupure de papier qui est à l'origine de ce syndrome spectaculaire. Ca, et des rats.

(Et moi, je sens que je vais bientôt être obligée de désinfecter les boîtes de Coca du Dark Side à l'alcool à 90° si on continue à voir ce genre d'épisodes. )

A côté de ça, on a encore une très jolie partie de ping-pong entre House et Wilson qui se renvoient la balle de manière très habile tout au long de l'épisode.
Pris la main dans le sac à une distance étonnante de son domicile, House commence par renverser la question en accusant Wilson d'avoir une petite amie cachée. Mais Wilson, effondré dans un premier temps que le sick bastard ait découvert son secret...

... renverse à son tour la vapeur en découvrant, par des moyens très "housiens", que House est allé consulter un psy.

Une expérience unique et ratée, sans doute hautement traumatisante pour le pauvre praticien qui n'avait rien demandé ! Après cette kolossaleuh rigoladeuh, la fin laisse un petit goût amer.
House fait son mariole, mais lorsque la porte de l'ascenseur se referme, c'est un Wilson façon syndrome d'enfermement qui lui sort cette terrible sentence : "You'll end up alone."

Ca calme. Et c'est vrai que l'épisode n'insiste pas trop sur le côté solitaire et un peu renfermé sur lui-même de House tant il s'acharne à tirer son patient de sa prison de chair. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer à quel point dès le début il insiste pour faire participer Lee à l'enquête, lui montrant les scanners de son cerveau et tout ça. Bien entendu, aussitôt que son patient est guéri, il n'a plus aucun intérêt à ses yeux, mais quand même.

J'ai bien aimé, aussi, le bref échange entre House et Cameron, tirée de la cave meublée d'une paillasse et d'un bol d'eau où on semble la séquestrer depuis le début de la saison. C'était, comme toujours quand on nous les fait se croiser, tout à fait léger et charmant.

Il n'y a vraiment qu'avec elle qu'il arrive parfois à retenir la bête.

House : Why did I fire you again ?
Cameron : You didn't. I quit.

Pour finir, thumbs up to Kutner qui sacrifie sa propre gloire au sauvetage de Taub. Franchement, je ne suis pas sûre que le petit casse-couille à tonsure le mérite. J'ai bien aimé sa manière de s'engager auprès du patient et ça prouve bien qu'il n'est pas totalement à côté de la plaque dans ce job, voire qu'il est un minimum à sa place, mais je le trouve gonflé, quelques épisodes après avoir envoyé Kutner se faire empapaouter chez les Kirghizes avec son amitié, d'accepter de recevoir les lauriers à sa place. Pas très classe. D'autant qu'il ne fait aucun doute que House va s'en rendre compte. Coup de chance, c'est ça qui le sauve.

Kutner : Don't toy with him. If you're going to fire him...
House : Fact that he stole your idea means that he cares enough to lie. That's all I needed to know.

Et sinon, une réplique fabuleuse que je suis obligée de poster parce que franchement... c'est House, quoi...

Molly : I don't know how God is going to get us through this. But He will.
House : Stop it, I'm blushing.

Oh, merci, House !

 

C'est Flanichou !

Bon, j'allais répondre : "Ben, Joe Flanigan", mais en fait non.
Et il y a bien fait de changer de nom parce que c'est pas super sexy, en vrai. A part peut-être le III tout à la fin. Et encore.
Cela dit, ça aurait pu être pire. Il aurait pu s'appeler Maynard ou Cornelius. Mais bon. Joseph Harold. Argh.

(Bon, après Connor Trinneer, je milite pour Joe Flanigan à la Fedcon l'an prochain histoire que je revive mes émois de post-post-post-adolescente.)

Editage : et pour ceux qui se demandent qui est Joe Flanigan, c'est lui, et il a deux signes particuliers : le premier, c'est qu'il est le seul homme de la planète à avoir des cheveux plus intéressants que ceux de David Tennant. Le deuxième, c'est qu'il a les plus belles oreilles de la Terre. Des vraies oreilles d'elfe. Naturellement. La première fois que je l'ai vu dans le pilote de Stargate Atlantis, j'ai failli m'évanouir. Il a plus qu'à revenir dans une série potable, maintenant. Si c'est le cas, Jamie et Jensen ont du souci à se faire.

 

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