Categories Menu

La WitchWeek n°2

Mes bons amis, je vous souhaite bien le bonjour.
Alors évidemment, nous sommes mercredi, je le sais. Sachez que je me casse actuellement la nénette à penser le nouveau look du Blog et que ça prend un PUTAIN de temps. (Et une tout aussi putain de place dans mon cerveau.)
Mais tout de même, en dépit de ce retard des plus vulgaires, j’ai passé un certain temps devant mon écran d’ordi la semaine dernière (à défaut d’avoir tout raccordé pour regarder mes machins sur une surface digne de la HD), et ce fut proprement épique !
En bonne hystéro cathodique, la deuxième partie de la saison 3 de Boardwalk Empire, sur laquelle je me suis exclusivement concentrée ces derniers temps, m’a plongée dans une petite déprime dont je peine à me relever. Etant donné que je ne vais parler que de cela dans ce billet et qu’il y a du macchab’ de premier plan, je vous recommande de ne pas cliquer sur « lire la suite » à moins d’avoir vu l’intégralité de la saison 3 de ladite série.

Evidemment, si vous ne comptez pas regarder la série et que vous vous en foutez comme une guigne, cliquez donc, c’est plaisir des yeux !

Ah. Ah. Owen Sleater. Ah bien dites donc. Rien que pour m’offrir le plaisir de « connaître » Owen Sleater, perso, je serais bien prête à me fader un vieux gangster aux yeux globuleux ! Nondidiousse, ai-je donc souffert, cette saison, la tension du slaïpe étant tout de même relativement insupportable entre les deux Irlandais de service !

Comme toujours depuis que je regarde cette série, j’ai suivi cette saison à travers le regard de Margaret Schroeder désormais Thompson, incarnation absolue de la condition féminine dans les années 20. Et il faut le dire, aussi, je kiffe Kelly Macdonald, mais je la kiffe mais comme c’est pas permis, peut-être bien que je tiens là mon nouveau girl crush.

D’abord, Margaret est mine de rien une sacrée BAMF.

Je ne dirais pas que Margaret est l’équivalent féminin de Galaad-le-Pur, elle en serait chiante à mourir, mais c’est une sacrée bonne femme. La voilà donc mariée à son voyou, et à peine la bagouze enfilée qu’ils ne se parlent pour ainsi dire plus. (Rapport à la petite signature un poil perfide de la fin de saison 2, ouh, ouh, ouh, la coquinette.)
Margaret a donc des convictions. Margaret a la tête sur les épaules. Margaret est maintenant plus ou moins riche et Margaret en a quand même bien bien chié avant de devenir Mrs Thompson. On peut également dire que Margaret est légèrement féministe sur les bords et probablement assez en avance sur son temps. Disons que ce sont des femmes comme Margaret qui ont, discrètement dans leur coin, fait avancer la cause des femmes. Bref, j’adore Margaret, même quand elle est une connasse. (Parce que ça lui arrive aussi, soyons lucides.)

Donc cette saison-ci, Margaret décide de prendre en main l’éducation sexuelle de ses copines du patelin. Parce que ça se retrouve en cloque sans trop savoir pourquoi, ça fait des fausses-couches et paf, le bonhomme leur regrimpe dessus à peine remises sur pied (quand il ne distribue pas les torgnoles), ce qui est un peu agaçant. Margaret, ça lui tord un peu le bide. Du coup, comme elle s’emmerde un petit peu, la voilà qui organise des cours, sous l’égide d’un copain toub’ (c’est moi où il y a une petite vibe avec ce monsieur ?) et de la bonne soeur de service (qui râle, râle, m’enfin qui aura quand même appris quelques trucs au passage).

Margaret ne s’agace jamais réellement, car Margaret a beau être d’extraction relativement modeste, c’est une lady, une vraie. Et s’il y a une chose que Margaret sait gérer, c’est l’humiliation.

Owned.

Margaret n’a peut-être pas volé le ressentiment que son époux éprouve désormais à son égard, mais se balader au bras de ses maîtresses et aller faire les boutiques sur la promenade, c’est tout de même pas gégé.
Après, vous me direz que le Nucky semble fort amoureux de son actrice (qui a de bonnes joues qui appellent les claques, au passage), mais enfin, pas classe. Pas classe du tout. Il paiera d’ailleurs sa légèreté au milluple.

De façon générale, Nucky et la classe, c’est un concept un peu passé. Cette saison, fini le gentleman un peu gangster sur les bords. Cela ne manque d’ailleurs pas de lui retomber sur la tronche puissance douze mille en fin de saison.

Pour en revenir à notre douce Margaret, il y a un autre personnage qui est parvenu à me faire vibrer cette saison, c’est Owen Sleater, désormais incontournable larbin de Nucky.

Déjà la saison dernière, je m’étais dit : « Hellooooooo ! »

Charlie Cox, encore un Anglais fort bien de sa personne, ma foi ! Il faudra que je revoie le premier épisode de Downton où il bisouille à pleine langue Rob James-Collier !

Ce charmant toy-boy qui a déjà eu l’excellente occasion de culbuter Mrs Thompson en saison 2, donc, s’envoie désormais régulièrement l’ancienne bonniche d’icelle, tout en lançant toujours de longs regards humides vers sa compatriote.

Alors là, expliquez-moi comment on résiste à ça. Ah ? On ne résiste pas ? Ouais, je vois… il faut dire que je n’ai pas essayé bien fort !
Et fatalement, dans le contexte actuel, entre le désamour du mari qui nique des actrices, les mômes qui sont quand même relativement ingérables, l’ennui et merde, la frustration sexuelle (car oui, dans les années 20 aussi, les bonnes femmes avaient des besoins), arriva ce qui arriva. Sauf que cette fois, c’est la folle passion, on se pécho dans la serre, on glousse de façon super discrète devant les gens et on se jette dans la voiture pour échapper à une ondée et faire du sexe torride.

Et notre Margaret, qui n’en revient pas elle-même de ce qu’elle est en train de vivre, de se mettre à rêver d’être enlevée par son blanc chevalier qui n’attend que ça.

Et même que la voilà toute cloquée. Et qu’il lui dit des jolies choses. Et que oui, c’est sûr, ça va marcher, ils partiront, chacun leur tour pour ne pas attirer l’attention, avec les enfants, et ils auront un fils, et tout sera tellement merveilleux.

Honnêtement, ça m’a fait bien chier de m’attacher à Owen, j’ai résisté, résisté, résisté. Mais ces beaux yeux suppliants, ce look de petite canaille tout sourire, à la confiance insolente, mais qui t’épluche un gars en dix secondes avec les dents sied tellement bien à Charlie Cox…

… sa romance improbable avec l’épouse du patron, sans parler qu’il semble quand même être un PUTAIN DE BON COUP !
Je savais qu’il n’était rien de plus, cette saison, qu’un cadavre ambulant, je savais, avant même que Nucky ne le dise, qu’il n’y avait pas de porte de sortie possible pour Margaret. Je m’attendais à ce que Nucky découvre le pot-aux-roses et le bute, purement et simplement, car cette saison, motivé par un mariage qui part en vrille, une famille inexistante et une maîtresse qui l’ignore, il a la gâchette bien facile.

Mais non.

Snif, donc. Plus d’amant. Plus de bébé.

Et plein de points d’interrogation pour la saison 4.
Je suis bien persuadée que tout n’est pas fini entre Nucky et Margaret. Mais quelle tragique et sanglante fin de saison pour tous deux. Que de changements qui s’annoncent pour la saison prochaine.

A part l’intrigue de fond que j’ai trouvée assez difficile à suivre, sans doute parce qu’excepté quelques figures emblématiques et historiques de cette époque, je manque vraiment de culture sur le sujet et qu’il y a une plâtrée de personnages à digérer, le drama tenait vraiment bien la route et c’était très sympa d’accompagner nos personnages centraux. (Enfin, la plupart.)

D’abord Tonton van Alden (génialissime Michael Shannon avec ses fers à repasser !) qui répond TOUJOURS présent pour nous éclater.

Aaaaaah, quand plus rien ne va, on peut compter sur lui pour ambiancer un peu la place. Sans compter que, chose qu’on n’attendait pas forcément, la nouvelle Tatie van Alden semble tout aussi ravagée que lui.

Je gage que son association un peu forcée avec Al n’a pas fini de nous faire poiler. (Ou chier dans nos frocs, au choix.)

Ensuite, Eli. J’adooooore Eli, il m’éclate, je ne sais jamais sur quel pied danser avec lui, mais c’est un personnage extraordinaire.

Comment un tel raté, poussé tant bien que mal dans l’ombre du grand Enoch Thompson, peut être un si bon père et un si bon mari, je l’ignore.

Mais le voir planquer les oeufs de Pâques dans le jardin en peignoir et savates avec la même tronche qu’il arborerait pour enterrer un cadavre restera un des plus chouettes moments, à mes yeux, de cette saison.

D’ailleurs, tout l’épisode de Pâques, extrêmement centré sur la famille unie des Thompson 2 sous le regard gêné et sans doute un peu envieux des Thompson 1 est génial, très bien mis en scène, très bien filmé.

J’ai adoré l’intrigue de Lucky Luciano qui se mange une grosse tôle en fin de saison et qui est pourtant en route pour devenir un des plus grands chefs du grand banditisme américain.

Arnoldet Willy Rothstein, autre figure historique, toujours fabuleux, également.

Je ne parle même pas de Al qui est tout à fait délicieux, comme garçon !

Gyp Rosetti, lui, m’a fait gerber toute la saison, comme il se doit. Son association avec la mother de Jimmy a bien manqué être la goutte d’eau, parce que deux personnages aussi ignobles réunis, c’est des coups à se vider toute la nuit.

(Gerbe. Gerbe. Gerbe partout.)

Il faut reconnaître que de passage pour cette saison en tant que grand méchant, Bobby Cannavale a été incroyable. Et son personnage, imprévisible pervers psychotique, était pour le moins gratiné.

(Mais oui, mais bien sûr !)

(Bon, là, j’ai ri.)

Un adversaire qui dans sa folie en devient formidable, inébranlable, même.
Alors quel soulagement lorsqu’il se fait ENFIN dégommer dans le dernier épisode, j’ai cru que cette scène n’arriverait jamais, d’autant qu’à plusieurs reprises, il avait frisé la correctionnelle.

La connasse, donc. Je ne sais pas si j’étais revenue sur la fin de la saison dernière, mais enfin, c’était quand même exceptionnel d’horreur, en ce qui concerne cette chère Madame Darmody. (Ou désormais Madame tout court.) En même temps, vous me direz qu’à l’époque, je n’avais pas été très étonnée.
Bref, la voir élever seule, maintenant, son infortuné petit-fils, c’est imaginer déjà ce qui se passera dans dix, quinze ans. Et ça, c’est pas possible.

Autant, en effet, le faire élever par un tueur vaguement rescapé des tranchées.
D’autant que pour hériter de la baraque du vieux gaga, elle met maintenant en scène la « mort » de son fils. (Qu’on a vu abattu par Nucky la saison dernière.)

Et ça dure, et ça dure, et ça dure, et à aucun moment cette psychopathe ne semble trouver ça anormal de buter un jeune gars ramassé dans la rue (non sans l’avoir sauté dans tous les sens, ce qui est encore plus abject) parce qu’il a vaguement la même coupe que feu Jimmy Darmody.

Cette dame est tout simplement un étron.

Et face à elle, nous avons l’ange de la mort.

Et sa scène de tuerie de masse qui semble ne jamais finir. Pour aller sauver un petit garçon.

« Tommy. Close your eyes. »

Richard Harrow aurait pu être un superhéros. Un justicier masqué, nounou le jour, redresseur de torts la nuit. Il aurait pu être un des Watchmen.

Et cette saison, l’homme au masque de fer blanc retrouve donc une part de son humanité laissée dans les tranchées.

J’ai tremblé pour lui toute la saison. Après la mort de Jimmy, après la mort d’Owen, je redoutais qu’il fût le troisième. Mais non. Richard verra donc le début de la quatrième saison. Encore heureux !

Beaucoup de rythme, d’action et de sang, pour finir, sur les deux derniers épisodes de la saison, et une grosse leçon d’humilité pour notre personnage principal.

(Steve Buscemi a dû s’éclater comme un guedin !)

(Pauvre Eddie, putain, j’en étais malade !)

On ne peut qu’admirer ses capacités à survivre même quand tout semble perdu. Dans ces moments où sa vie semble suspendue à un fil, on voit ressortir le grand stratège, l’as de la survie, et dans ce genre de situation, il semble tout simplement indestructible.

Bref, alors que j’avais un peu renâclé à m’y remettre cet automne, alors que les premiers épisodes m’ont semblé « bien-sans-plus », Boardwalk a envahi mon étroit planning séries de la semaine dernière et j’en suis bien aise. Cette deuxième partie de saison était fantastique. Une impressionnante fresque dont je me régale de chaque détail, niveau décors et costumes, servie par des acteurs impeccables et un jeu sans la moindre fausse note, et où l’horreur le dispute en permanence au sublime. Juste comme j’aime.

Et en plus, il y a toujours ma chère petite Emily !

Allez, cette semaine, j’espère pouvoir me consacrer à Fringe. Pour faire mes adieux comme il se doit.
A plus, et vous cassez pas la margoulette en voulant faire les cakes dans la neige !

Posted by on Jan 7, 2013 in WitchWeek | 0 comments

Post a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Top