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[SHERLOCK] 201 : A scandal in Belgravia

Bon ben c’est génial, dites donc. Déjà que ça fait un mois que je tremble dans mes braies à l’idée de devoir rédiger ce billet, v’là qu’un caprice de Dotclear me le fait paumer alors que j’avais écrit des pâtés dithyrambiques sur la magnificence de Sherlock et de son sidekick ! (Retenez-moi, sans dec’, j’ai déjà une jambe dans le vide, là.)

Je vais donc tenter d’être brève car réécrire un billet, ça me fait braire, mais vous imaginez même pas ! En fait laissez tomber, je serai brève une autre fois !

Souvenez-vous, donc. Il y a fort, fort longtemps (en 2010, pour tout vous dire), nous laissâmes Sherlock et Watson fort chocolat au bord d’une piscine, devant un Jimmy Moriarty tout frétillant et de gentils snipers prêts à les dégommer tous deux. Au point que notre héros était sur le point de tirer sur la bombinette commodément placée entre les différentes parties.

On nous règle prestement ce petit problème de cliffhanger. Au moyen d’un improbable « Staying alive ». Alors là, très franchement, fallait aller le chercher çui-là !

(La première des trèèèèès nombreuses captures en gros plan sur Benny C., vous êtes prévenus.)

En clair, d’un seul coup, Momo a mieux à faire que liquider Johnny et Sherly. Ah. Eh ben d’entrée de jeu, on est en droit de se dire que ça doit être quelque chose de meuh-meuh !
Voilà donc nos deux compères sains et saufs. Seulement de retour au 221b Baker Street, Sherlock se met à joliment s’emmerder.

C’est sûr qu’après une aventure pareille, le quotidien doit paraître bien fadasse, malgré les cas qui se mettent à foisonner. Mr. Holmes devient exigeant (enfin, encore plus) et méprisant (enfin, encore plus) face aux pauvres gens qui viennent quérir ses services, et tout cela ne manquera pas de lui retomber sur le coin du museau par le biais d’un habile « toutéliage ».
En attendant, on profite de ce répit – si l’on peut dire – pour se couler avec une douce volupté dans le petit quotidien feutré et néanmoins un brin déjanté de nos deux amis. Autant vous dire que moi, j’ai pris mes quartiers dans leurs appartements depuis plus de trois semaines et c’est avec un pied-de-biche qu’il va falloir m’en déloger ! C’est quasi indécent la façon dont Steven Moffat et Mark Gatiss, avec un format pourtant pas facile, sont parvenus à faire exister cet univers. C’est bien simple, je ne pense pas que je me serais davantage impliquée émotionnellement si cette saison 2 avait compté vingt épisodes. Il n’y a rien à jeter, il ne manque rien, on vit avec John et Sherlock, on respire l’air un peu épais de leur appart, on se roule en boule dans ce fauteuil là-bas dans le coin et on observe en poussant de temps en temps un petit rire attendri tellement on dirait un vieux petit couple.

Et de temps en temps, on tombe sur des trucs pas très ragoûtants dans le frigo quand on va se chercher un petit jus de fruits.

Bref, j’adore leur petit quotidien, leur petite intimité de vieux garçons, c’est mignon comme tout, ça sent un peu le renfermé, ça grogne, ça rigole, ça se taquine comme papy et mamie. C’est Holmes et Watson.
Et j’adore le fait que Sherlock adore le fait que Watson écrive sur lui.

Il prend ses grands airs mais au fond, il kiffe trop.
Bref, cette petite routine qui s’installe est bien mignonne et au fil des mois, voilà nos deux bestiaux parfaitement inséparables.

En même temps, c’est affolant de constater à quel point ils sont yin et yang, à quel point Sherlock est génial d’intelligence et affreux de froideur ce qui ne l’en rend que plus fascinant, et à quel point John est cette petite chose au fond très banale mais qui possède une sensibilité et une innocence un peu fêlée qui font de lui un être d’exception. C’est bien simple, on en vient à se demander comment ils ont pu exister avant de se rencontrer.

C’est pas tout ça mais à force, le blog de Watson fait le buzz et voilà mon Sherlock traqué par les journaux ! Une petite tentative de passer incognito ne fera d’ailleurs qu’alimenter la machine médiatique.

Alors là… je dis bravo !
Fallait y penser.

Là-dessus, on commence quand même à enquêter un poil parce que bon, hein, à la base, on a quand même quelques affaires sur le feu. Notamment un cadavre retrouvé en pleine nature, occis on ne sait comment.

Mais bon, comme la campagne, ça pue pis c’est loin, sans compter qu’il faut s’habiller et que sa religion le lui interdit, notre détective préfère envoyer son larbin sur les lieux, nanti d’une bonne connexion wifi.

Seulement l’enquête va tourner court puisque les Johnny et Sherly vont être réquisitionnés qui par une équipe de bonshommes pas super avenants, qui par un hélicoptère.

C’est marrant, on ne s’en lasse pas, de ces petits artifices.

Direction Buckingham Palace, donc. Pour une scène tout de même un petit peu cultissime !

Et qui permet aux acteurs de jouer la carte de la comédie car oui, ils excellent également dans ce domaine !

Ca va, là ?

John : I’m seriously fighting an impulse to steal an ashtray.

Haaaaan, mais qu’ils sont mignons !

John : Are we to see the Queen ?
Sherlock : Apparently yes !

Tain, Sherlock fait de l’humour et EN PLUS c’est drôle ! Wouhouh !
Bon, je ne suis pas la plus grande fan de Mark Gatiss que je trouve parfois un peu désordonné, mais son Mycroft est merveilleux.

Honnêtement, une fois sur deux je n’écoute rien à ce qu’il raconte tellement je m’attends à le voir sortir d’une seconde à l’autre les trois douzaines de balais qui encombrent son fondement. (Ce serait pas beau à voir, j’en conviens.)
Donc le Mycroft, déjà d’habitude c’est pas un marrant, mais là, il est encore plus à cran. Et toujours à couteaux tirés avec le petit frère qui ne demande qu’à se casser parce que lui rendre service, nan, ça fait pas partie de ses projets immédiats.

Donc voilà.

Une petite tasse de thé, peut-être ?

C’est donc là que nous apprenons l’existence d’une certaine Irene Adler. Qui dans cette dimension est une… euh… jeune dame de petite vertu qui… euh… vend ses services un peu musclés à des gens en manque de euh… amours vaches. Je ne vous cache pas que j’en ai manqué de m’étrangler avec mes scones et qu’il m’a fallu un certain temps pour surmonter la nouvelle.

Et comme tout est joliment foutu dans cette putain de série, alors que Sherlock découvre qui est La Femme, La Femme, elle, fait sa groupie sur des photos de L’Homme.

Plus encore que les penchants sexuels de la dame, je crois que j’ai carrément bloqué sur l’actrice. Ca fait trop peu de temps que je l’ai vue en froufrous qui font mal aux yeux en train de manger des fruits qui brillent autour d’une rivière blindée de nymphettes pas très recommandables dans Troubloude, je crois. Du coup, le premier visionnage a été un peu difficile.

Par chance, le deuxième visionnage, lui, a été au poil !
Bref, cette vénéneuse jeune personne est en possession de photos compromettantes la mettant en scène, elle et une autre jeune dame appartenant légèrement à la famille royale. (Faites péter vos théories ! Moi, je mise tout sur la duchesse de Cambridge, tant qu’à égratigner la couronne britannique, autant que ce soit avant des gens super IN !)
Et même si elle ne compte faire chanter personne avec ces innocents clichés, disons que ça dérange un petit peu Mycroft qui semble sur le point d’en avaler sa cravate.

Ce qui réjouit tout à fait le petit frère. L’occasion rêvée de faire un peu bisquer le champignon qui lui sert d’aîné.

Pis tiens, tant qu’il y est, il va chourer un cendar, aussi !

Sur ce, c’est pas le tout mais il faut se faire beau pour rencontrer la fameuse Irene. (Qui n’est pas une pute SM dans la version de Sir Arthur, pour ceux qui se poseraient la question… enfin… quoique… je crois qu’il faudrait que je le relise avec mes yeux d’adulte blasée !)

Encore une bien jolie scène qui joue sur le parallèle entre ces deux personnages.

John : I was a soldier, I killed people !
Sherlock : You’re a doctor !
John : I had bad days !

Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que Marty et Benny se sont bien amusés sur le tournage de cette saison 2 !
Bref, ça y est, voilà Jolicoeur fin prêt pour la fameuse rencontre. Et il est à fond !

Toutefois, je pense qu’il n’était pas totalement préparé à… ça.

Cela dit, moi non plus !
Et apparemment, encore moins les Britons puisque cette scène a scandalisé une bonne partie de la perfide Albion. Perso, je trouve que c’est un bien joli prodige technique que de filmer de cette façon une fille toute nue sans qu’on voie le moindre truc susceptible d’être censuré à une heure de grande écoute. Bref, je salue cette initiative et je me bidonne à l’idée des deux autres pingouins qui ont dû bien rigoler à mettre au point cette petite scène.

Irene : Look at those cheekbones. I could cut myself slapping that face. Would you like me to try ?

Et là, l’impensable se produit. Sherlock sèche.

Irene : Do you know the big problem with a disguise, Mr. Holmes ? However hard you try, it’s always a self-portrait.
Sherlock : You think I’m a vicar with a bleeding face ?
Irene : I think you’re damaged, delusional, and believe in a higher power. In your case it’s yourself. And somebody loves you. If I had to punch that face, I’d avoid your nose and teeth too.

Mieux encore, Sherlock perd ses moyens et se met à bredouiller lamentablement devant la dame toute nue.

Ce qui a tendance à inquiéter le Dr Watson.

Pire, cette Irene lui fait un gringue d’enfer !

Irene : Brainy is the new sexy.

Mais attention, Sherlock n’a pas dit son dernier mot.

Sherlock : If I wanted to see naked women I’d borrow John’s laptop.
John : You borrow my laptop ???
Sherlock : I confiscate it.

Que ces petits détails domestiques sont donc croquignolets !

Outre la jubilation de voir Sherlock sortir les rames et se mettre à souquer pour rester formidââââble, j’ai trouvé cette scène géniale parce que c’est un copier-coller du bouquin, « A scandal in Bohemia ». Véritablement. Enfin, sans la fille à oilp, quoi. Tout y est : l’incendie, le coffre, le déguisement.

Et ça, franchement, c’est kiffant quand on connaît l’univers de Sir Arthur Conan Doyle.
Sauf que là, ça se complique. Débarquent de gros relous des States qui en ont au fameux téléphone d’Adler qui contient les photos compromettantes. Et là, le Sherlock, il s’agit qu’il ne se plante pas en déduisant le code du coffre.

Les mensurations de la dame, bravo mon mignon. (Soit, en centimètres : 45, 32, 43.)
Bon, dans la foulée, foutons la pâtée à ces margoulins parce que bon.

Et appelons les flics.

Mais voilà, Irene Adler a déjà réussi à entourlouper Sherly et il faut bien le dire, la bougresse a de la ressource et un voire deux coups d’avance.

Voilà un adversaire à la hauteur de notre détective qui se retrouve neutralisé. Heureusement, il y a Watson et le 221B.

« HAAAAA ! »

Franchement, le coup de l’alerte SMS, c’est…
J’ignore combien de temps il aura fallu à Steven Moffat pour pondre cet épisode, mais je suis persuadée que l’accouchement s’est fait dans un mélange de douleur et d’exultation. C’est formidable à regarder, jusqu’aux plus petits détails qui ont leur importance. Je m’incline face à un tel morceau de bravoure.

Et la vie continue.

(« Fuck you, I won a BAFTA ! »)

Et si le mystère Sherlock a tendance à s’épaissir tant on peine à comprendre ce qui se passe dans sa tête, parfois, il a de véritables éclairs d’humanité qui sont autant de prises auxquelles on peut se raccrocher. Comme celle-ci.

Mycroft : Oh shut up Mrs Hudson !
Sherlock : MYCROFT !!!

Ce petit clan tout mignon, oooooh, prenez-moi avec vous, pitiééééé !
Bref, on ne touche PAS aux amis de Sherlock, JA-MAIS.

Toujours est-il que Sherlock reste mutique face aux nombreux messages de La Femme et qu’il n’est guère plus causant lorsque Watson le questionne. Ce qui est très troublant et inquiète grandement le BFF, légèrement contrarié par cette histoire de SMS orgasmiques.

(Sérieux, ce type me rend dingue tellement j’ai envie de lui aménager une petite boîte à chaussures avec de la ouate où il pourrait venir se rouler en boule dedans. C’est infernal.)

Watson : I’m not stupid you know.

Aaaaaaw, bichooooon.

Et puis Noël arrive, ce qui est bien plaisant.

Vous pensez bien que Watson ne va pas se gêner pour enfiler un de ses légendaires pulls en laine feutrée probablement déjà vintage en 1972.

Et attention, figurez-vous que Don Juan a rameuté une donzelle ! Et que c’est Oona Chaplin ! Vite, vite, détestons-la pour le rôle infâme qu’elle va jouer dans « Game of thrones » !!!

Cela dit, je ne sais pas si c’est le karma ou quoi, mais elle se prend un de ces vents par Sherlock qui ne sait même pas laquelle des nombreuses petites copines de John elle est !

C’est dire si ça doit défiler.
Sur sa lancée, Sherlock qui visiblement aurait bien passé la soirée à geeker sur l’ordi…

… s’empresse d’être affreusement désagréable avec la pauvre adorable Molly qui visiblement avait très envie de se le faire. Au passage, vous aviez remarqué que Lestrade a l’air, lui, de la trouver très à son goût ? Mais ramasse ta langue, mon petit Greg !

(I ship it already.)

Ouais, je sais, le fait que Lestrade soit là, c’est juste trop mignon, j’en ai encore des petites larmes d’émotion au coin des yeux.
Mais bref, le cadeau de Noël que se ramasse la pauvre Molly est beaucoup moins mignon, lui.

Sherlock : See you?EUR(TM)ve got a new boyfriend Molly and you?EUR(TM)re serious about him. In fact you?EUR(TM)re seeing him this very night and giving him a gift. Oh come on surely you?EUR(TM)ve all seen the present at the top of the bag. Perfectly wrapped with a bow. All the others are slap dash at best. Must be someone special then. Shade of red echo?EUR(TM)s the lipstick, either an unconscious association or one that she?EUR(TM)s deliberately trying to encourage. Either way Miss Hooper has loooove on her mind the fact that she?EUR(TM)s serious about is clear from the fact that she?EUR(TM)s giving him a gift at all. That always suggests long term hopes however forlorn and that she?EUR(TM)s seeing him tonight is evident from her make-up and what she?EUR(TM)s wearing. Obviously trying to compensate for her for the size of her mouth and her breasts?EUR?

Franchement, j’en tremblais d’horreur.

Molly : You always say such horrible things. Every time. Always.
Sherlock : I am sorry. Forgive me. Merry Christmas Molly Hooper.

J’adore la tronche de Bilbo qui a VRAIMENT l’air de se demander ce qui se passe !

Et j’adore encore plus la cohérence de cette saison. Toutes ces petites scènes du Baker Street Gang prennent vraiment une dimension surnaturelle quand on prend les trois épisodes dans leur ensemble. C’est génial de voir ces lézardes qui sont autant de faiblesses commencer à attaquer le personnage.
Bien des épreuves l’attendent, notre Sherlock. Car Papa Noël lui a déposé sous le sapin le téléphone d’Irene Adler. Ce qui ne peut vouloir dire qu’une chose…

La mort, bien sûr. Et là, Holmes, il accuse le coup. On ne va pas le retrouver à sangloter en se lacérant les joues, naturellement, et c’est même l’occasion de s’interroger là-dessus…

Sherlock : Look at them. They all care so much. Do you ever wonder if there’s something wrong with us ?
Mycroft : All lives end, all hearts are broken. Caring is not an advantage, Sherlock.

En effet. Et pourtant, elle le secoue, cette disparition. Tellement que lorsque Mycroft lui propose une cigarette, il la prend. Et la fume. Aïe.

Et là, j’adore le : « Il l’a fumée ? » « Ouais. » « Rah putain, on est mal ! Mrs Hudson, fouillez son tiroir à chaussettes, je m’occupe du placard à épicerie ! »

Je ne sais pas vous, mais je trouve que le moment est super bien choisi pour se fait larguer !

Jeyne O. : You know my friends are so wrong about you. You’re a great boyfriend.
John : Ok, that’s good. I always thought I was great. (Mais lol !)
Jeyne O. : Sherlock Holmes’ a very luck man !

Ah ah ah, girl, you nailed that one !

Petit intermède récréatif et hystérique.

Hum. Enfin, Sherlock est en deuil et au moins, maintenant, John a tout le temps de s’occuper de lui et de rattraper ses lectures en retard.

Regardez-moi ce gentil petit pépère !

L’ennui, c’est que l’ami Holmes a l’affliction quelque peu muette.

John : Has he ever had any kind of… girlfriend or boyfriend, a relationship, ever ?
Mrs Hudson : I don’t know.
John : How can we not know ???
Mrs Hudson : He’s Sherlock.

Eh oui, il est Sherlock. Cette créature indéfinissable qui ne rentre dans aucun tiroir tandis que Watson, lui, se range si facilement dans celui de l’hétérosexualité.

La bromance télévisuelle est à la mode, c’est vrai, mais il y a bien longtemps, Sir Arthur a su traiter le sujet de belle manière et je dois avouer que la grande histoire d’amour amicale ou d’amitié amoureuse relatée par le Dr Watson avait fait vibrer une petite corde sensible chez moi, déjà à l’époque. Ce truc insaisissable mais hyper fort, impossible à expliquer et sur lequel on ne peut pas mettre de mots, face auquel l’orientation sexuelle et le concept même d’amour physique deviennent hors de propos. Comment le pauvre John pourrait-il expliquer cela à tous ces gens qui veulent absolument qu’il soit gay ?
Et en même temps, comment expliquer le fait qu’il soit incapable de garder une petite copine ? Comment ne pas envisager l’autosabotage, même s’il ne fait aucun doute que l’amour féroce que se vouent les deux compères est parfaitement platonique ?
Peut-être bien qu’il n’y en a qu’une qui peut comprendre cela…

Irene Adler, revenue d’entre les morts pour avoir une intéressante petite conversation avec Watson. D’abord elle veut récupérer son téléphone, finalement, car souvent femme varie. Ensuite, elle dévoile à John les nombreux SMS envoyés à Sherlock.

John : You FLIRTED with Sherlock Holmes ??? (Sous-entendu : « YOU BITCH ! » )

SMS auxquels Sherlock n’a pas répondu. Jamais. Voilà qui est singulier. Sherlock répond toujours.

Irene : Does that make me special ?
John : I don’t know. Maybe.
Irene : Are you jealous ?
John : We’re not a couple.
Irene : Yes you are.
John : Who the hell knows about Sherlock Holmes, but for the record, if anyone out there still cares : I’m not actually gay.
Irene : Well I am. Look at us both.

Enfin, sur l’insistance de l’hétéro de service, la chère enfant finit par envoyer un petit SMS pour inviter Sherlock à dîner et surtout lui faire savoir qu’elle n’est pas morte. Et là… « HAAAAA ! »

Aaaaaaw, la petite bouille lorsqu’il se rend compte que Sherlock était là pendant tout ce temps.

Ce qui est génial, c’est qu’à peine t’as le temps de reprendre ton souffle qu’on te rebalance une putain de scène qui tue juste derrière.

J’ai cru qu’il n’arriverait jamais en haut de ces putains d’escaliers.

Je ne sais pas pour les autres Whoviens, mais perso, devant la rage froide de Sherlock qui fait l’inventaire des violences subies par sa bonne amie Mrs Hudson et les diverses façons dont il pourrait tuer son ravisseur, ma fibre whovienne à moi a hurlé qu’il ferait un splendide Docteur.
Enfin c’est pas de bol, le fameux ravisseur va faire quelques malencontreuses chutes par la fenêtre. Combien ? On a perdu le compte. C’est ballot, ça. On notera également que l’officier le moins irritant de Lestrade, c’est Lestrade.

Et les répliques culte de s’enchaîner. Epuisant.

Sherlock : Shame on you, John Watson. Mrs Hudson leave Baker Street ? England would fall !

Applause.
Sur ce, nous avons toujours une Irene Adler sur le feu et voilà qu’elle prend ses quartiers chez nos fringants célibataires ! Ce qui nous vaut quelques scènes aux petits oignons.

John : Hamish. John Hamish Watson, just if you’re looking for baby names.

Uh oh. Bitchy jealous boyfrieeeeend.

L’ennui, c’est que Sherlock a tellement envie de briller devant sa belle qu’il donne un joli coup de pouce à Moriarty en déchiffrant avec talent un code volé au Ministère de la Défense.

Irene : I would have you right here on this desk until you begged for mercy twice. (Ben bonne chance, chérie !)

Et c’est là que les Athéniens s’atteignirent.

Un « faux » avion rempli de cadavres, les fameux cadavres escamotés du début de l’épisode, que le gouvernement, ayant découvert qu’il devait être détourné et piégé, envisageait de faire voler pour ne pas alerter les saboteurs tout en évitant des victimes. Franchement, c’est brillant !

Quoiqu’un peu dégueu.

Seulement voilà, ce plan est un échec. Tout simplement parce que notre Sherlock a un peu aidé la créature elle-même de mèche avec Moriarty. Aïe.

Mais grâce à son brillant esprit de déduction, L’Homme parvient à confondre La Femme lors d’une scène d’une tension insoutenable.

Sherlock : Because I took your pulse.

Le pouls qui s’accélère, les pupilles qui se dilatent. Pas de doute, La Femme a un point faible.

Oui… Irene Adler est totalement SHERLOCKED.

Sherlock : I’ve always assumed that love was a dangerous disavantage. Thank you for the final proof.

Bim.

Et les mois passent. Encore. Jusqu’à l’annonce de la mort de La Femme. Décapitée à Karachi. Et Sherlock ne l’a pas aidée malgré ses supplications. Raide. Alors que faire ? Le lui cacher ? Le protéger en lui laissant croire qu’elle a intégré un programme de protection des témoins aux Etats-Unis ? C’est à John de choisir, bien sûr.

Le choix est vite fait.

Et ce qui est génial, c’est que Sherlock ne peut ignorer le choix de son plus proche ami.
Car oui, Irene Adler s’est bien retrouvée à Karachi. Et elle lui a bien envoyé un dernier message d’adieu avant de mourir.

« HAAAA ! »

Sherlock : When I say run… RUN !

Ninja!Sherlock FTW !

Et voilà comment dans sa dernière scène, Lara Pulver m’a retournée comme une chaussette.

Oui, Irene Adler est La Femme. Ou plutôt LA Femme. Celle qui aura réussi à percer l’armure en titane dont s’est revêtu Sherlock Holmes. J’ignore comment il a réussi ce tour de passe-passe… mais il l’a fait et c’est sublime.

Quelle histoire. Que de tensions diverses et variées, que d’improbables connexions entre ces personnages hors du commun, que d’intrigues magistralement connectées qui aboutissent à cette fin jubilatoire et libératrice. C’est du grand art. Bravo, Monsieur Moffat. C’était éblouissant. Vous vous êtes surpassé.

Bon, je vous laisse là-dessus. Je suis désolée, c’est très décousu et bordélique, mon premier billet était bien plus articulé que ça mais pour la deuxième version, j’ai eu la flemme de tout reprendre à zéro. J’ai préféré repartir sur du chronologique. C’est con, je suis assez dégoûtée, quand même. Enfin, c’est comme ça !

Posted by on Jan 10, 2012 in Sherlock | 27 comments

27 Comments

  1. Episode, magnifique, parfait, le sommet de la telly UK.

    Rien à dire de plus, c’est déjà magistralement fait (et comment) si ce n’est la référence "Fuck you, I won a BAFTA !" qui m’a encore plus tuée 😀

    Chapeau bas

  2. Perfection. Chaque seconde est une pure jubilation. Franchement pas grand chose à ajouter.

  3. Excellente review que j’attendais avec impatience.

    Juste une petite remarque… les mensurations de la donzelle sont en inches 😉 (j’ai fait la conversion… c’est pas du 90-60-90 mais pas loin ^^)

    En tout cas, j’aurai pris bien plus de plaisir à voir cet épisode que le second volet cinématographique de Guy Richie… (pourtant, Dieu sait que j’adore Robert Downey Jr)

  4. Bon, je ne suis pas la plus grande fan de Mark Gatiss que je trouve parfois un peu désordonné, mais son Mycroft est merveilleux.
    ——
    Tombe des nues. Mycroft, c’est Mark Gatiss ? le deuxième gars derrière Sherlock (la série) ?! Par se cacher de honte

    Et là, l’impensable se produit. Sherlock sèche.
    —–
    Cette scène est géniale. voire à quel point Sherlock est désemparé, lui qui sait lire les gens d’un seul regard. Il jette même un oeil à Watson, histoire de vérifier que ça marche toujours. Comme si son don était cassé

    la scène de nu m’a sécher. D’abord parce qu’on ne la voit pas venir ensuite parce que madame est sublime de glamouritude et de volupté. Quand elle est assise dans le fauteuil de façon à ce qu’aucunes "parties" ne soient visibles, elle ressemble à une chatte surveillant sa proie. Pas besoin de montrer le reste. Ce n’est pas vulgaire une seule seconde. Elle reste sensuelle et royale de bout en bout
    j’ai adoré ce personnage. il fallait bien ça pour mériter le titre de THE woman

    j’adore l’air outré des deux boys lorsque l’on touche à Mrs Hudson. La façon dont il la protège est tout simplement adorable. Sherlock qui n’est pas du genre à hausser le ton ou se laisser aller à ses froides pulsions, abandonne son sang froid lorsque l’on touche à sa logeuse

    (Sérieux, ce type me rend dingue tellement j’ai envie de lui aménager une petite boîte à chaussures avec de la ouate où il pourrait venir se rouler en boule dedans. C’est infernal.)
    ————-
    Je croyais qu’après le coup des bisousnours tu ne me referais pas autant rire sur un billet de Sherlock. raté ! 😀 morci pour ces "sorcièrismes". je peut lire un billet d’une série que je ne regarde pas juste pour ça

    Sherlock : When I say run… RUN !
    Ninja!Sherlock FTW
    ————-
    et en plus il dit "run" quoi ! RUN ! je veux B.C comme docteur n°12 XD

    Le truc avec Sherlock c’est qu’il n’y a pas assez d’épisodes et en même temps, plus ça serait trop. J’aime aussi le format plus long de chaque épisode. On entre à chaque fois dans la vie des personnages, leur quotidien. On voit les jours défilés et les saisons changer. La poussière qui s’accumule. Ils ne résolvent pas les enquêtes en une journée top chrono façon les experts et on passe à l’épisode suivant. Ils ne donnent pas non plus l’impression de sortir d’un défilé de la fashion week. C’est comme si on pouvait s?EUR(TM)asseoir à côté de John pour lire un livre et boire un thé. On sent presque l’odeur des scones que prépare Mrs. Hudson. C’est cosy

  5. Rien à ajouter. Superbe review (malgré le fait que je comprend qu’avoir paumé tout ce qu’on avait écrit en premier lieu, ça énerve légèrement, cela dit superbe review quand même) et superbes épisodes! Ils achèvent en trois épisodes (implication émotionnelle, background, petits détail et tout) ce que beaucoup peinent grandement à atteindre (et encore c’est rarement le cas) en 12, 22 ou même 24 épisode, donc YAY!

    Le "When I say run… RUN!", ça hurle effectivement DW! xD

    Merci Sorci! 😉

  6. Excellente review comme toujours 🙂

  7. Super aussi !

    Je vous qu’il n’y a pas que moi qui fond pour Watson !

  8. Eh ben tu m’excuseras mais tu n’as pas à être déçue: cette review n’a rien de décousu et elle est magnifique! Ou, pour être plus précise, je devrais dire: elle est à la hauteur de l’épisode qu’elle relate!
    Cette série est décidément extraordinaire, et tu as su nous en parler avec passion dans un billet drôle et qui tient en haleine, parsemé de quelques-uns des meilleurs Sorciérismes de l’année ("Honnêtement, une fois sur deux je n’écoute rien à ce qu’il raconte tellement je m’attends à le voir sortir d’une seconde à l’autre les trois douzaines de balais qui encombrent son fondement", j’ai tellement ri que je me suis étranglée et j’ai été cliniquement morte (de rire) pendant au moins deux secondes…)
    Bon, bref, tout ça pour dire que c’est un plaisir de se faire spoileriser quand c’est en lisant tes reviews car au lieu de m’éventer l’épisode, elles me créent un énorme effet d’attente, et grâce à toi je sais où regarder, que comprendre… grâce à tes reviews, les épisodes de série sont déjà culte pour moi avant même que je les aie vus!
    Donc, inutile de dire que j’ai hâte de voir celui-là!

  9. Super review, j’adore te lire parce qu’à chaque fois tu soulignes des trucs que je vois pas 😀
    Pour le coup du docteur, j’ai eu la révélation à la même scène \o/

  10. Super review, j’adore te lire parce qu’à chaque fois tu soulignes des trucs que je vois pas 😀
    Pour le coup du docteur, j’ai eu la révélation à la même scène \o/

  11. Episode brillant. Le duo Adler Sherlock est vraiment brillant. Surtout au moment de la première rencontre, Sherlock complétement désarçonné face à elle, il ne l’avait pas prévu.
    Cumberbatch est excellent, tout comme Lara Pulver, la dernière fois que j’ai du la voir ça doit être dans MI-5 et c’était sans plus.

    Mark Gatiss, est vraiment bon en Mycroft, de tout ce qu’il a fait, c’est là que je le préfère.

    Moriarty est plus que génial, on voit qu’il pose déjà son plan, en jouant sur les 2 frères, (Iceman et Virgen)

  12. chère sorcière, c’est peut être la première fois que je laisse un commentaire sur ton magnifique et excellent blog, mais ce matin la tentation est trop forte! Alors voila, je me lance, MERCI!!

    MERCI pour cette review géniales et toutes les autres que tu as pu faire jusqu’ici. Grâce à toi j’ai découvert des séries dont je ne soupçonnais même pas l’existance! quant à Sherlock…. haaaaa sherlock, ce héro de mon enfance, toutes ces nuits blanches passées à suivre ses enquêtes, la série a réussi à aller au delà de mes espérances! Et toi chère sorcière, avec tes commentaires, des captures d’écrans, tes jeux de mots, tes réactions, tu fais prolonger le plaisir! Je te lis régulièrement, et je suis en ce moment tellement en manque de Sherlock que voir ta review ce matin m’a donné mon premier bonheur de la journée!! Alors MERCI! Et surtout prend ton temps pour écrire les suivantes!!!! Qu’elles soient aussi excellentes et aussi inatendues que celle là!!

    Non parce que maintenant il faut attendre un an avant d’avoir la suite, et j’ai beau être en train de dévorer les livres, je pense que ça ne va pas suffir à assourvir ma faim! Alors MERCI sorcière!!!

  13. Ah ben ça fait bien plaisir. 🙂

  14. Super review ! Quel plaisir de se replonger dans Sherlock. Je pense tout comme toi, et je mentionnerais aussi la musique qui est plutôt magnifique ! Les violons pour le thème de the Woman, oh que c’est beau !

  15. Je ne sais pas s’il ferait un bon Docteur, mais j’ai beaucoup plus envie de voir le Cumberbatch en Master ! En tout cas, il ferait un très bon Timelord !

    (A voir s’il fera un bon Vulcain, aussi. Il ne peut pas jouer autre chose qu’un Vulcain en ce momet, dites ? 😉 )

  16. Perfection <3
    Je ne peux juste rien dire de plus tellement je suis bouche bée à chaque épisode, particulièrement devant celui-ci. Laura Pulver est absolument incroyable de sensualité et de volupté, sa scène de nu est incroyable, toutes ses autres scènes sont incroyables, sa dynamique avec BC est… incroyable. Je n’ai juste pas d’autre mot.
    Et je sais pas pour vous, mais I would have him right here on this desk until he begged for mercy. Twice. Sans problème non plus !

    Ah! Et pour le "disons que ça dérange un petit peu Mycroft qui semble sur le point d’en avaler sa cravate." Je m’attendais tellement à ce que tu rajoutes (hideuse, la cravate.) que je l’ai lu dans ma tête avant de me rendre compte que ce n’était pas écrit. 😀
    Anyway, review parfaite, as usual, très agréable à lire, drôle et parfaitement écrite. Merci.

  17. Merci pour cette review, véritable écrin pour ce petit bijou qu’est "Sherlock": des détails juste ce qu’il faut, de l’humour, de l’esprit et de l’intelligence, bref un régal, comme d’habitude. Par contre j’avais un peur d’être déçue par la série après le feu d’artifice de la 1ère saison, mais dés les 5 premières minutes, j’ai été scotché. Ah que voilà une série brillante, inventive tout en restant fidèle au "canon".Les relations des personnages sont magnifiquement décrites, par petites touches : l’apprentissage de l’humanité de Sherlock , la vulnérabilité cachée de John, la fragilité de Mrs Hudson, l’ambiguité de Mycroft.sans oublier le génial Moriarty. Tous les acteurs sont plus qu »excellents (un autre terme est à inventer pour cette série, franchement). Quant à la superbe Irene Adler, pour rester dans les "royals" elle me fait penser ( attitude, coiffure et vêtements ) à la duchesse de Windsor, une autre dominatrice de haut vol… Vivement les 2 autres reviews

  18. Quelle belle review ! 😀 Un épisode qui crie le génie de Moffat et l’excellence des acteurs. Il est parfait.

    (Et oui, je me suis dis que Sherlock -et Benedict Cumberbatch par la même occasion- ferait un bon Doctor)

  19. Magnifique review pour un épisode fantastique… rien qu’en te lisant, j’ai eu envi de le revoir.
    La fin de l’épisode m’a aussi tiré une larme… quand a Mrs Hudson, je l’ai trouvée hilarante en femme en détresse qui finalement ne l’est pas tant que ça! C’est la qu’on comprend pourquoi elle s’entend aussi bien avec Holmes.. elle est aussi félée que lui!! :-).

  20. J’ai beaucoup aimé Mycroft dans cet épisode.D’abord il a un bureau ahurissant (avec des statues équestres, excusez du peu…) et puis on voit qu’en plus de se méfier du potentiel catastrophogène de son frère, il veut le protéger de ses démons. Au fond, c’est probablement celui qui le connait le mieux et qui est le plus lucide sur cet être d’exception. Ce qui ne les empêchent pas de se chamailler comme des mômes à Buckingham! J’adore la réaction de Watson, qui les gronde et qui arrive au passage à faire se rhabiller Sherlock…

    Je n’ai pas tout compris à l’intrigue autour de Miss Adler, et ce qu’elle fricote avec Moriarty mais le personnage et la manière dont elle déstabilise Sherlock est magistral.

    Et sinon, qui a mis "I am …locked" sur son portable?

  21. Moi. Et ça fait un moment déjà. LOL

  22. Comme tout le monde ici, j’ai adoré cet épisode et cette version d’Irène Adler ! ET le duo principal est à la fois hilarant et émouvant, sans parler du rythme et des trouvailles visuelles…c’est vraiment une des perles des séries anglaises !

  23. Moi aussi évidemment…
    Autant j’ai déjà eu des gens qui ont réagi à ma sonnerie de SMS (atterrissage du Tardis), à la sonnerie pour Mr Eri (le générique de DW) et à ma sonnerie générale (Game of Thrones), autant là faudrait que qq choppe mon téléphone et c’est très difficile sans me passer sur mon cadavre d’abord!!

  24. Super blog, j’adore Sherlock. J?EUR(TM)espère que tu mettra le topic du deuxième épisode de la saison 2 (comme tu as fait pour le premier épisode)!

  25. Des traits de génie condensés à l’extrême du sublime. Que dire de plus : un chef-d’? »uvre ! Tout y est parfaitement équilibré. Jubilatoire même…

  26. Bravo pour vos commentaires, j’ai beaucoup ri en les lisant, bref, j’adore votre humour !! Et je partage tellement vos impressions… 🙂 Continuez, je suis fan !!! Et vive le beau Sherlock ^^…

  27. Excellente review j’en ris encore. épisode excellent. J’attends avec impatience les billets suivant. Mais j’attends en particulier ton analyse de l’épisode finale.

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