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[THE BORGIAS] 106 : The French king

Bon, c’est bien joli de partir baguenauder sur l’île de Beauté, mais le problème, c’est qu’on prend du retard ! Allez hop, je bazarde les Borgia de la semaine dernière et je m’en vais m’occuper un peu du Doctor et des Stark !

Un épisode un peu mi-figue mi-raisin, pour moi. Un peu comme c’est le cas depuis l’arrivée de cette odieuse Ursula Bonadeo. Dieux que c’était relou, cette histoire ! Toute son histoire avec César était au mieux insignifiante, au pire carrément gerbante et si je peux vaguement comprendre quel était l’objectif du truc, je reste vraiment perplexe quant à son exécution. (Si seulement.)

Et puis pas crédible pour un sou, quoi. La meuf, elle se tape César Borgia et au pieu, elle fait sa lourdingue genre philosophons et tout ça. Mais purée, boucle-la, morue et profite ! Tu sais pas ce que tu boufferas demain !
Tellement pas, d’ailleurs, que cette abrutie, apprenant que César a malencontreusement occis son époux, décide de prendre le voile en arrosant copieusement son amant de larmes… et d’injures. Franchement, excusez-moi de demander pardon, mais cette femme a un QI de bulot ! Tu peux pas claquer à César Borgia (ou à qui que ce soit, d’ailleurs) du « Liberate me » et ensuite lui reprocher d’avoir zigouillé le bourgeois, je suis désolée !

Mais qué grognasse.
La seule chose qui m’a fait marrer, c’est de voir les scènes « d’amour » de César et de la Bonadeo entrecoupées de celles de Lucrèce et Paolo. Oui, oui, je vois très bien où vous voulez en venir, fourbes de scénaristes !

Chez M. et Mme Sforza, il y a donc du nouveau. Lucrèce a commodément paralysé son mari et déploie des trésors d’hypocrisie pour l’amadouer, ce qui m’a fait mourir de rire tellement ça marche.

Futée gamine. On reconnaîtra quand même que l’époux n’a pas franchement inventé le tas de sable !
Lucrèce profite donc de l’occasion pour aller débaucher son Paolo, et ce avec la bénédiction de toute la baraque.

J’ai bien aimé la petite tension quand la Patte Folle croit entendre grincer le plumard et que c’est en fait Francesca en train de baratter le beurre. Non, non, t’inquiète, mon bon, ta femme ne se fait pas du tout baratter par un garçon d’écurie, elle !

Parlons un peu du frère Jean. Eh bien Jean est un troll. Oui, un troll. De la plus belle eau ! Non mais je veux dire, à un moment, il faut l’éliminer, ce garçon, tellement il est ridicule. Môssieur ne veut pas épouser des moches. Môssieur veut épouser des vraies princesses, pas des bâtardes, comme cette Sancha de Naples dont le portrait pourrait d’ailleurs laisser à penser que son petit surnom, c’est Baronne de la Tronche en Biais.

Qui a pourtant le mérite d’attirer l’attention d’Alexandre VI, sachant que Naples est un royaume clé.
Alors épouser des bâtardes, non. (Rappelons au passage que Juan n’est pas tout à fait légitime non plus.)
Par contre, se les goinfrer devant parterre de cadavres avant de les marier au petit frangin, ça ne lui pose AUCUN problème ! Vous avouerez que ce garçon est quand même formidable et d’une cohérence limite bouleversante !

Sancha de Naples, donc, soeur de notre cher prince Alphonse. Alors lui, je l’adore, définitivement. A chaque fois, c’est le grand, grand show !

Clair que si sa soeur est à moitié aussi ravagée que lui – et ça semble bien parti pour être le cas – on n’a pas fini de se marrer, à Rome !

Entretemps, tout de même, se pose la question de la légitimité de Jean. Enfin, quand je dis légitimité… est-il vraiment le fils de Rodrigo, au passage, hein ? Non parce qu’il se la pète, tout ce qu’on veut… mais va savoir, toi. Et s’il était le fils de l’ancienne flamme de Vanozza… qui n’a pas l’air si ancienne que ça ?
Histoire de régler le problème, Jean lui démonte la gueule. Ben quoi, dans sa tête, ça avait peut-être l’air logique, qu’est-ce qu’on en sait ?

Ce qui m’amène à ma scène préférée de cet épisode. Alors là, c’est presque aussi bon que de voir Joffrey Baratheon se faire claquer le beignet par son oncle Tyrion. Voilà notre Juan se faisant gourmander comme un enfant par son très saint père.

Rodrigo : Do you know what they say about you ? What they whisper about you ?
Juan : What, father ?
Rodrigo : That your brother would be more suited to your estate. Would you have us consider those thoughts ?
Juan : Promise me you won?EUR(TM)t, father.

Et là, Rodrigo, il lui met une bonne claque. Ah ah ah !

Enfin, l’important quand même, ici, c’est qu’on va marier le minot. Oui, oui, il a 13 ans, on s’en fout, marions-le avec la folle du cul de Naples !
L’occasion pour toute la famille de se retrouver, chose que l’on attendait bien sûr avec beaucoup d’impatience.

(Normal, quoi.)

Et forcément…

Hé hé hé.

Lucrèce : And you brother?EUR? what of your heart ?
César : It?EUR(TM)s broken.

Mais non, rooooh.

César : So, tell me, Lucrezia, marriage is?EUR?
Lucrèce : It was hard at first. But then it grew sweeter.

Sans blague !

En tout cas, c’est glorieux de la voir aussi resplendissante tandis que l’autre brebis galeuse se fait tondre.

Et donc, Sancha de Naples entre dans la famille Borgia.

Où elle ne manquera pas de faire de gros dégâts.

Lucrèce : She is too beautiful. I hate her.
César : If you hate beauty, dear sis, you must hate yourself.

Alors ça, franchement, c’est trop bien dit ! Il sait parler aux femmes, le cardinal ! (Dommage que ce soit sa frangine.)

Je me dois d’évoquer la dernière scène qui est… ben qui est, quoi.

Le pauvre minot qui boit son verre de lait !

Pendant que son frère Jean est en train de se taper la jeune mariée, juste à côté !

Et le gamin qui n’en sait rien et qui va prendre la place toute chaude.
Ah non mais alors là, j’atteins quasi mes limites, quand même. Brrrrrrrr, c’est dégueu !
Pour nous changer les idées, allons donc un peu visiter nos franchouilles contrées où le bon cardinal Della Rovere est en train de boulotter un peu de sanglier. Nous y faisons connaissance avec le roi Charles de France qui est évidemment un gros dégénéré, mais qui a également le malheur d’en être tout à fait conscient. Alors pour compenser les disgrâces de la nature, il s’amuse à faire BOUM avec des gros boulets ! Eh oui, que voulez-vous, en France, on sait s’amuser, nous.

Evidemment, ce qui est intéressant, ici, c’est que ce bon Charles VIII est en mesure de revendiquer le trône de Naples pour une obscure histoire d’héritage et qu’il ne va pas se gêner pour le faire. Cela arrange bien les affaires de notre cardinal étant donné que… ben contrer les plans d’Alexandre VI, c’est un peu le but du jeu !
D’ailleurs, FORMIDABLE leçon de géographie dudit Pape à sa Farnese ! Quand il veut il vient envahir la France par ici, hein !

Pas encore eu l’occasion de voir l’épisode diffusé dimanche. Va falloir sérieusement cravacher pour rattraper, ma bonne Sorcière !

Posted by on Mai 3, 2011 in The Borgias | 13 comments

13 Comments

  1. merci Sorci ! mais aucun commentaire sur le torse québécois ? on aurait pu en faire une belle, de leçon de géographie !

  2. Mais c’est l’autre tanche, là, qui m’a gâché tout mon plaisir ! LOL

  3. c’est sûr… je me suis honteusement repassé la scène, mais en coupant le son… 😉

  4. "Non, non, t’inquiète, mon bon, ta femme ne se fait pas du tout baratter par un garçon d’écurie, elle !"

    ——–

    Je buvais de l’eau quand j’ai lu ça… Dommage que mon ordi ne soit pas waterproof XD

  5. Michel Muller 😀

    Bon faut que je regarde The Borgias au lieu de perdre du temps devant Camelot (la série avec Eva Green c’est le guilty pleasure à la Flash Forward et The Event mais en plus chiant).

  6. Moi Camelot, j’abandonne ! (Enfin, j’abandonne les reviews, c’est plus possible.) Et sinon, ouais, Michel Muller. 😀

  7. Michel Muller est formidable, les deux dégénérés napolitains aussi, heureusement qu’il y a des personnages secondaires pour mettre de l’ambiance !
    Pour le reste, je suis toujours déçue par certains aspects de la série, ça doit être le fait que tout est complètement centré sur les personnages principaux sans pour autant qu’on comprenne où ça va en venir. Leurs motivations sont obscures, mais pas dans le bon sens du terme, celui qui nous ferait poser plein de questions et échafauder plein de théories. Là, ça reste juste absurde, comme la Bonadeo, ou sans aucune piste pour comprendre, comme le comportement de Juan (parce qu’un QI de bulot ne peut pas tout expliquer). Ils font juste des trucs, et puis ça en reste là. Juan tabasse le mari de sa mère, on voit bien qu’il a un souci avec sa légitimité (il serait quand même temps d’aborder la question !!!), mais bon, hop, une baffe et on n’en parle plus. Moi je veux en savoir plus ! Et pour ça, j’aimerais bien qu’on nous montre un peu ce qu’en pense le peuple, les autres gens ! Parce que depuis le début on voit un pape qui a des mômes très officiellement, une maîtresse au vu et au su de tout le monde, des nanas qui se jettent sur Tchézaré-ah bon tu es cardinal ?-oh ben pas grave, et moi ça me pose problème tout ça ! D’ailleurs ça en posait aussi à l’époque, hein, sinon il n’y aurait pas eu d’histoire 😉 mais là, pas de réactions ou presque. Sauf Della Rovere, mais pour lui c’est pareil, on ne sait pas trop s’il est vraiment choqué de tout ça ou bien si c’est un prétexte pour sa propre ambition. Et ses partenaires de complot semblent s’en moquer comme de leur premier meurtre !

  8. Je pense qu’à un moment donné, les créateurs se reposent sur les connaissances historiques de leur public, peut-être un peu trop. Moi, j’avoue, je connais l’histoire, je n’ai pas besoin qu’on s’appesantisse sur le pourquoi du comment, je sais où on va en venir. La Bonadeo, c’est complètement con, c’est un ressort fatigué pour tenter désespérément d’expliquer l’évolution de César. Moi, je suis désolée, mais il a beau essayer tout ce qu’il veut, François Arnaud reste un gros choupinou. Pour les enfants du Pape, c’est dit au début, même le précédent souverain pontife en avait une douzaine, il avait pourtant l’air bien gentil. C’était vraiment dans l’air du temps, c’était toléré, très largement, la vraie hypocrisie ne viendra que bien plus tard. Pour Jean, je pense qu’il se rend compte qu’il est inadapté, qu’il n’est pas à la hauteur, qu’il a le sang faible et ça le rend frustré et agressif. C’est un bon-à-rien. Après, qu’il soit « légitime » ou pas, j’imagine qu’on ne le saura jamais, mais soulever le doute a une certaine pertinence.

  9. Bon ben moi j’ai été très déçu par cet épisode…
    Non parce que franchement, on s’aperçoit que si on enlève les intrigues politiques, le reste c’est du niveau du téléfilm érotique du M6 de la grande époque !…
    La leçon de géographie sur la jambe de la nana, là… on nage dans le burlesque !…

    Et Lucrèce dans les bois… même dans les Feux de l’Amour plus personne ne parle comme ça.

    Alors il reste la partie sur le Roi de France, et quelques trucs à Naples.

    Mais le reste…

  10. Meuh c’était mignon la leçon de géo, rooooh !!

  11. Ca lui va bien à Michel !!!!!

  12. un bon épisode juste dommage qu’on a pas + de sécne de cet épisode je l’ai trouver court et je sens que la nouvelle marié va créer bien des problemes dans cette famille lol
    j’ai bcp aimer la scéne ou plutot les sécnes ou césar est avec sa nouvelle alors que lucrece est avec son amant à lala on a bien pigé qu’ils étaient des borgia meme ce chér juan décide d’en profité avec la futur marié puis une autre fois apres .

  13. Et voilà je m’y suis mise ! En j’aime énormément la série. Il faut dire que tu as souvent de bons arguments pour me faire commencer des séries (petite pensée discrète pour Cesare xD)

    Vraiment j’aime beaucoup, l’intrigue est très sympa, moi qui suit justement une tanche en histoire je ne connais rien ou presque de l’histoire des Borgias ce qui fait que je découvre complètement et je me laisse porter par la série, c’est très bien raconté je trouve, comme dans GoT on a un peu du mal à établir une vraie chronologie car les acteurs passent d’une ville à une autre en un clin d’oeil mais ça ne me dérange pas trop.

    J’ai eu pas mal de coup de coeurs dans cte série notamment Cesare donc, l’acteur est très très bon en plus d’être pas dégueu’ à regarder xD, Mais aussi Micheletto auquel je me suis énormément (ENORMENENT) attachée. Je ne sais même pas pourquoi, mais je l’adore, une vraie peluche ce garçon xD et très étonnamment, Lucrezia. Au contraire de toi je l’avait pas trouvé transcendante dans Merlin mais Borgias m’a réconcilé avec elle. C’est peut-être son rôle qui est très attachant ou ses manières de poupée toute en délicatesse et en douceur, mais je l’aime beaucoup, je ne dois pas être bien originale dans mes coup de coeur j’en ai conscience mais ces trois là ressortent vraiment donc j’assume entièrement mon manque d’originalité.

    Pour la Ursula, en dehors du fait qu’elle a un prénom qui fait légèrement saigner les oreilles, je ne la trouve pas si laide que ça, elle arrive même à être fraîche de temps en temps quand elle sourit. Mais je te rejoins sur le fait qu’il ne se passe strictement rien entre elle et Cesare. Aucune étincelle d’alchimie de rien. C’est vrai que c’est dommage, d’autant que comme tu l’as dit, leur histoire deviens vite lourde et elle plus encore. C’est dommage, j’aimais bien son côté effronté à leur rencontre, un ptit côté farceur que j’aimais bien, mais c’est vite parti et il ne reste plus rien qui me plaît. Puis les yeux de cocker de Cesare y sont lourdement pour quelque chose aussi tellement ils sonnent faux. xD

    Enfin voilà c’était le petit déballage de pensée suivit d’un grand merci parce que si je devais t’offrir des fleurs chaque fois que tu me faisais découvrir une série, tu serais vite submergée. Merci, MERCI Sorcière ! =D

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