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[THE BORGIAS] 103 : The Moor

Bon, en ce qui me concerne, je ne sais pas si c’est parce qu’il me manque une petite fixette maladive en ce moment, mais purée, le petit caribou du nom de François Arnaud qui joue Cesare, il me fait BEAUCOUP d’effet ! Pour une gonzesse qui s’est toujours esclaffée aux larmes devant Richard Chamberlain en soutane, c’est UN PEU la tehon, ma petite dame !
Vous avouerez pour ma défense que ce joli petit monsieur-là respire la frustration et que quelque part, on aimerait bien le soulager de… euh… cette pression. C’est bien simple, chaque fois qu’il s’appuie contre un pilier, j’ai l’impression qu’il va se le faire !
Et puis décidément, son personnage est génial. Chaque scène, chaque conversation avec son père, chaque condamnation à mort, chaque frôlement de sa jeune soeur semble le pousser vers le monstre décrit par tant de bouquins. Cela dit, l’avantage, c’est qu’il passerait presque pour un enfant de choeur à côté des autres qui sont pas piqués des hannetons ! Prenons l’exemple du Prince Alphonse de Naples, puisque nous y faisons un tour grâce au très rafraîchissant voyage de santé du Cardinal della Rovere.

Sur le papier, Prince Alphonse de Naples, ça fait trop bien. Genre ça vous place un bonhomme.

Seulement bon. Le Prince Alphonse de Naples, auprès duquel ce bon Cardinal Della Rovere est allé faire campagne pour sa propre pomme, porte un héritage bien lourd sur ses jeunes épaules. Son paternel est désormais tout croûtonné mais amateur d’arts, avant de devenir débile et sourd comme un pot, il a reproduit la Cène grandeur nature… en utilisant ses ennemis préférés ! Comme ceci est frais et croquignolet, dites voir !

(Ceci m’a rappelé le cher Empereur de Centauri Prime dans B5. Je suis irrécupérable.)

Voilà qui a tendance à légèrement incommoder notre délicat Cardinal. On se demande bien pourquoi.

(Il est super bon, le Président Adar, ptain, il est top crédible et n’a pas à rougir du parallèle avec Irons. Go, Cardinal della Rovere, go ! T’es un winner, toi !)

Pour en revenir au Prince Fonce-Alphonse, je l’a-do-re. Tout à fait couleur locale, le damoiseau ! Encore un qui fleure bon la consanguinité.

Enfin notre brave ecclésiastique en vadrouille n’est pas encore au bout de ses surprises. Cette fois, sur suggestion du Pape (tiens donc, visiblement, le meurtre n’est plus prohibé), Cesare a envoyé son toutou Micheletto lui serrer un sympathique noeud de cravate autour du cou pendant que le cardinal se fait faire une petite manucure avec le Prince Alphonse.

J’ai presque été surprise de sa foirade, Micheletto nous avait habitués à mieux, quand même. (Je dis bien presque parce que je connais déjà le futur « surnom » du Cardinal della Rovere.)

Vous avouerez que c’est ballot.

(Chouette bite.)

Et pendant ce temps, César devient donc cardinal, ce qui lui fait bien mal au cucul.

Et cette fois, Rodrigo – qui n’en démord toujours pas – semble quelque peu atteint par le désespoir de son fils.

Rodrigo : Forgive my ambitions for you, but they have been such since the day you were born. Had I not embraced a carrier in Church then perhaps things would have been different. You were my eldest son. It was your destiny to follow in my footsteps. Tell me you accept this calling.
Cesare : I accept.

Ce qui est génial, c’est que tu sais pas trop pourquoi, mais leur étreinte te met un peu mal à l’aise. Ik. Il joue ça très bien, Jeremy.
Et le fils d’aller baiser les pompes papales, l’anneau pontifical et tout le tintouin.

Le voilà donc vêtu d’écarlate, la couleur des cardinaux. Et c’est vrai que ça lui va plutôt bien !

En même temps, quand tu vois sa manière d’assumer les galurins les plus ridicules, tu te demandes un peu ce qui pourrait ne pas lui aller.

J’adore, cela dit, la façon avec laquelle François (tu permets que je t’appelle François, mon mignon ?) joue physiquement le malaise de César. On le voit souvent balancer la robe genre ce truc me gêne, il se tient façon cowboy, comme pour nier la présence de cet embarrassant habit. Il marche à grands pas, ce qui n’est pas très pratique, bref, on le sent prisonnier de ses fringues autant que de son statut.

Est-ce de cette façon que se tient un homme d’église, je vous prie ? Non pas. (Et ne me lancez pas sur son regard, merci d’avance.)
Alors sinon, devinez un peu la dernière qu’a trouvée notre adorable Saint Père pour se faire un peu de pognon ? Eh bien voilà qu’il accueille un jeune prince légèrement basané (et légèrement gênant dans son chez lui) en échange de 40 000 ducats par an. Tant qu’il reste en vie. Non parce que s’il arrivait à l’infidèle un regrettable accident de chasse, on lui en refilerait 400 000. Cherchez l’erreur !

Voilà qui choque profondément notre Tchésaré qui s’empresse de dire : « You wouldn’t ? » Naaaaaoooon, bien sûr que non. Enfin, quoi, on n’est pas des bêtes ! Moué. Ca n’empêche pas notre cher souverain pontife de souligner que…

Rodrigo : God knows we need the cash !

Pas du tout déplacé.
Et évidemment, ce jeune prince Djem est gentil comme tout, il s’entend super bien avec Lucrèce, limite un peu trop bien, d’ailleurs…

… et a avec elle une formidable conversation portant sur les épouses et les concubines qu’on peut battre ou tuer à loisir dans son pays.

Et ma Lucrèce de jurer qu’y a pas intérêt que son futur époux lève la main sur elle.
Un échange qui tombe à pic puisqu’il est justement question de marier la donzelle pour conclure quelque juteuse alliance. Le casting du futur marié est excellent, même notre bon Alexandre VI est à deux doigts d’éclater de rire à plusieurs reprises et profite de l’occasion pour piquer un petit roupillon réparateur.

Difficile de choisir entre les marmots de huit ans et les semi-débiles. Ce sera donc un Sforza et curieusement, on devine déjà que ça va être super sympa, cette histoire de noce.
Non parce que dans l’histoire, il y a notre ami César. Et lui, clairement, marier sa frangine, ça ne lui plaît pas trop, clairement, il se la garderait bien pour lui, quitte à en faire une bonne soeur. Très honnêtement, leur fameuse scène du couloir, j’en ai agrippé l’accoudoir tellement j’ai bien cru qu’ils allaient se lécher la poire pour de vrai, là, sous nous yeux ébahis.

D’autant que l’enfant se fend d’une déclaration d’amour tout à fait charmante quoique léééégèrement déplacée.

Lucrèce : Do I have to marry, Cesare ?
César : No. You can take the cloth like me. You can become a nun. We?EUR(TM)ll live in sanctity and prayer, like Abelard and Eloise. (Ouiiiii, super exemple, pas du tout tragique !)
Lucrèce : Did they love each other ?
César : With a love as pure and all-consuming as the love of God. (Ah bon, mais il l’aurait pas UN PEU collée en cloque avant qu’on lui coupe les glaouis ???)
Lucrèce : So, then. I shall become a nun. For I shall never love a husband as I love you, Cesare. (Normal, quoi. Je sais pas vous mais moi, je dis ça tous les jours à mon frangin.)

Et vas-y que je t’en remets une petite couche au cas où on n’aurait pas très bien compris.

Lucrèce : And if my husband proves ungallant ?
César : I shall cut his heart out with a dinner knife and serve it to you.

Ah, César le Sanguinaire… ta voie est toute tracée, mon bijou. C’est vrai, s’il ne devient pas dingue en cours de route, celui-là ! J’aime bien le fait qu’on s’applique dès maintenant à justifier ou tout du moins à expliciter toutes les saloperies que va commettre le personnage historique. Faut juste pas toucher aux siens.
A côté de cela, il montre un côté humain bouleversant, le pauvre César. C’est que c’est pas tout ça, mais on va marier la gosse. Et il faut la doter, la belle enfant. Sauf que Rodrigo, il est un peu short en cash, on l’aura compris. Du coup, il serait de bon ton d’éliminer Djem histoire de toucher le pactole. Mais pas question pour César de prêter son Micheletto au frangin Jean (qui est décidément un personnage tout à fait charmant et recommandable), pas question de tremper dans cette affaire d’autant que Lucrèce aime beaucoup le ptit gars.

(« Mais euh on avait dit non. »)

Et il faut bien le dire, Djem est un gentil garçon, tellement touché par la bonté de ses hôtes qu’il envisage de se convertir au christianisme ! Pauvre Djem. Pauvre César.

Djem : I wish to become a Christian.
César : Why ?
Djem : Because of the kindness you Christians have shown to me. I have found peace in this Rome of yours. I?EUR(TM)ve been reading the Gospels; the words of St. Matthew. See how these Christians love one another. I would gladly embrace a religion of such charity.
César : You might find dear Djem, we?EUR(TM)re not always so kind.

En effet. Car cet âne de Jean, du coup, a embauché un gros boulet comme lui pour empoisonner le malheureux. Super glorieux, d’autant que l’agonie dure, et dure, et dure. Et que cet abruti est obligé d’aller l’étouffer avec un coussin histoire d’abréger la chose. Super glamour !

(Bon, euh, mon petit César, il faut arrêter de toucher les gens, maintenant, tu deviens chelou, là.)

Et notre bon pape de se jeter à genoux et de prier son Dieu…

Rodrigo : I pray that I have made the right decision for her.

Décidément, quelle étrange foi que celle d’Alexandre VI, on se demande bien comment un type comme lui peu réellement croire en Dieu. Et quelle singulière façon de penser, aussi. D’où aurait-il pris la bonne décision, exactement ? En la vendant à quelque barbon friqué pour assoir son pouvoir à lui ??? Excellente décision, en effet !
Enfin… ce qui est intéressant ici, à mes yeux, outre l’intensité des rapports entre les personnages, c’est de constater à quel point tous sont englués dans leurs devoirs, dans les choix qu’ils font et leurs répercussions. D’ores et déjà, il n’y a plus d’échappatoire, pour aucun d’entre eux. Moi, j’aime bien ça ! Et puis quelle époque charmante, non ?

Posted by on Avr 11, 2011 in The Borgias | 13 comments

13 Comments

  1. Bon, tu vas encore me prendre pour un cinglée, mais Cesare me fait penser à Simon Astier…

  2. Mais ça va pas ??? 😀

  3. Pff… Je suis une incomprise….

  4. Ah quelle belle review! *exclamation soudaine et satisfaite..mouhahaha*

    Voilà pas grand chose à dire que tu n’ai déjà dit lol! Si ce n’est que je sens que je vais très vite en venir a couiner des "c’est trop long une semaine entre chaque épisode" xD

    Merci Sorci!

  5. Le coup de la Céne , c’était bien trouvé ; on savait s’amuser à l’époque , lol
    Et la discut entre le pape , cesre et Gulia Farnese à propos des musulmans !!!!!

  6. J’aime bien Giulia. Pas la potiche de maîtresse à deux balles qui est là pour se montrer les pattes en l’air quand une scène de cul commence à se faire attendre. C’est chouette qu’on la voie aussi donner son avis, et surtout que notre très Saint Père le lui demande !

  7. Tes captures d’écran sont tout simplement sublimes !
    Et je n’ose rien ajouter de plus, de peur de spolier la parfaititude de cet épisode et de ta review…

    *s’en va mourir de bonheur plus loin*

  8. J’ai mieux aimé que le pilote… outre un temps d’adaptation à l’ambiance du truc, je crois que ça tient un peu à la personnalité tenace de Della Rovere et à la mise en place de la situation.
    Va falloir que je relise mon Machiavel parce que je ne connais que très vaguement leur histoire…

  9. Hourra !!! Moi, la personne la moins physionomiste au monde, j’ai reconnu en Juan le regard de cocker mignon (mais creepy) (mais mignon) du veule et cruel William des Piliers de la Terre !

  10. moi aussi j’ai pensé à B5 en voyant les "cadavres". Irrécupérable aussi!

  11. Djem et lucrece amis oui peut etre un peu trop amis , Juan perso il écoute leur pére , et décide de faire tuer ce pauvre Djem , super juste pour une histoire d’argent fin bref oui César et Lucréce perso les paroles quand meme genre il lui parle d’un homme et une femme qui ont aimé dieu mais aussi ce sont aimé de façon maladive super quoi limite le frere avou aussi qu’il est amoureu de sa soeur quoi un épisode sublime

  12. Tiens ! J’ai cru voir un sang-coureur ! Mais oui, mais oui ! J’aime bien vu un Rakkharo ! Mais du coup ça n’est pas pour les borgias qu’il fait des infidélités à GoT… Mais donc pour quelle série ou film s’est-il donc laissé tué ?

    Chouette review en tout cas, tout ça me donne bien envie de m’y mettre ! =) Même si en général, ce genre d’ambiance me rebute un peu. Mais tu sais ce qu’on dit : Tant que c’est bien fait …

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