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104 : Patch over

Ah ah ah. Je me marre. Je. Me. Marre. Ca m’a trop amusée de voir nos gros machos de motards rouler des mécaniques en se faisant des bises toutes les trois secondes parce que grave ils sont potes, et de percuter au bout d’un long moment qu’en fait, même si ce sont les mecs qui dégainent les flingues, qui décident que pfiout, toi, là… maintenant t’es un « Son », ben cet épisode, c’est un putain d’épisode sur les gonzesses. Celles qui vivent dans l’ombre (plus ou moins) des blousons de cuir. Celles qui aspirent à faire partie de ce monde. Celles qui le découvrent. Celles qui l’ont quitté. Et celles (celle, surtout) qui le maîtrisent à la perfection.
Même si elles sont loin d’avoir été ignorées dans les trois premiers épisodes, c’est un bel épisode d’exposition sur la condition des femmes de motards. Et nom d’un chien, on en apprend des choses.

D’abord, dans le cas de Tara qui a fui SAMCRO, j’ai envie de dire qu’elle est bien bête. Si elle voulait vraiment mettre cette partie de sa vie derrière elle, eh bien il ne fallait pas revenir. Parce qu’elle n’a aucune chance de résister au tourbillon et va forcément être happée tôt ou tard. Etant donné le sketch que lui fait son ex (un garçon fort équilibré, dites-moi), elle ne va même pas avoir le choix. Rien que le fait de s’armer, c’est déjà un grand pas vers son ancienne vie.

Ne parlons pas de se faire peloter par Jax au passage, hop hop, bisou-bisou, hi hi hi, ah ah ah.

En ce qui concerne Gemma, on continue sur la même lancée. On imagine quand même qu’il faut être sévèrement burnée pour tolérer d’être l’objet de la convoitise des jeunes recrues du clan (à qui elle broierait les noisettes en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, même s’il n’en reste qu’une). Et tolérer également d’être cocufiée aussitôt que son homme chope la trique devant une brunette dans un rade tout pourri.
Sciée, La Sorcière. Ah, en voilà un que je te ramènerais par la peau des couilles, moi, si je te le chopais en train de lutiner la gueuse !
En même temps, ça m’a beaucoup amusée. En fait, la brunette, c’est ni plus ni moins qu’une Gemma en puissance. Traînant ses guêtres dans le bar des Devil’s Tribe, couchaillant sans protester quand un vieux manifeste l’envie de la culbuter, attendant patiemment de se faire épouser pour devenir… une Gemma.

Futée, discrète, soumise parce qu’il le faut, mais quand ça canarde, elle gère avec maestria pendant que les biches aux abois se planquent derrière les arbres.

Et que les curieux en prennent plein les yeux.

Oh oui, elle ira loin, cette petite, elle attend son heure et quand celle-ci arrivera, elle ne laissera pas passer l’occase de diriger son petit monde sans que ça en ait l’air.
J’ai été fort amusée, donc, de voir Half-Sack la trouver si à son goût, lui qui reluquait Gemma quelques minutes plus tôt.

Ca m’a fait un peu de la peine, d’ailleurs, de voir Clay lui sauter sur le paletot aussi vite, à la miss, et de voir le pauvre gamin tout tristou et colère céder sa place sans protester au patron.

Evidemment qu’elle lui plaît instantanément, à ce vieux bouc. C’est bobonne avec trente balais en moins.
Et puis il y a la blondinette que Jax ramasse dans une station-service et qu’il enlève à un petit branleur qui lui met des beignes. Forcément, devant la lumineuse apparition qui se propose de l’emmener sur sa bécane, qui rosse élégamment son régulier à la main leste et qui s’avère être le prince des bikers, comment résister ?

(Est-ce qu’on résiste, nous ? Non. Bon.)

Moralité, la petite dinde s’immerge sans rien y comprendre dans cet univers bien particulier, aux codes qui lui sont totalement inconnus, et c’est l’occasion aussi pour nous de découvrir à travers ses yeux le fonctionnement du clan et aussi les interactions entre deux groupes de motards. En gros, soit ils n’arrêtent pas de se bisouiller, soit ils se canardent.

Et aussi d’halluciner en voyant avec quelle célérité et quelle nonchalance Jax en fait sa gonzesse. Waouh.

Bobby : You are the James T. Kirk of the MC world.

*claque le bellâtre*

Bien sûr, au petit matin, ça déchante sec avec la fête à la pétoire. La pauvre gosse décide qu’elle préfère les gnons aux balles qui sifflent. Pas une grande perte. Jax s’en remet très bien et très vite.

En revanche, Tara, elle.

Uh uh.
Côté rigolade, Tig qui se fait mordre le cul par des chiens sous amphètes, c’était assez sublime. Pour le récompenser, hop, trois nénettes qui sentent sans doute un peu le vomi et un bon coup derrière la cravate !

Jax, lui, mis à part ses frasques, commence à jouer un petit jeu dangereux. Aller taquiner les Mayans et provoquer une fusillade pour prouver qu’il a raison, c’est pas super futé.
Désormais, en tout cas, SAMCRO a un pied dans le Nevada. Très en appétit, il a gloutonnement gobé son petit copain Devil’s Tribe.
La cérémonie de réunification m’a bien fait rigoler tellement ça se prend au sérieux.

La petite scène où Jax s’isole pour lire les mémoires de son père et découvrir la définition de l’anarchie, j’ai trouvé ça chouette. Ces passages-là, ce sont autant de respirations qui permettent de revenir aux sources du club et ils sont vraiment les bienvenus.

John Teller : First time I read Emma Goldman wasn’t in a book, I was sixteen, hiking near the Nevada border. The quote was painted on a wall in red. When I saw those words it was like someone ripped them from the inside of my head.

Jax : « Anarchism… stands for liberation of the human mind from the dominion of religion, the liberation of the human body from the dominion of property, liberation from shackles and restraint of government. It stands for social order based on the free grouping of individuals. »
John Teller : The concept was pure, simple, true, it inspired me, led a rebellious fire, but ultimately I learned the lesson that Goldman, Prudot and the others learned. That true freedom requires sacrifice and pain. Most human beings only think they want freedom. In truth they yearn for the bondage of social order, rigid laws, materialism, the only freedom man really wants, is the freedom to become comfortable.

C’est sympa aussi de découvrir une certaine sensibilité chez certains personnages. Hier soir pour moi, c’est sur Bobby que la lumière s’est faite. Un brave gus qui n’a pas ses yeux et ses oreilles dans sa poche, observateur et pas con. J’ai adoré son duo avec Jax. Et franchement, il a une touche d’enfer.

Voilà ! Dommage qu’au milieu de l’épisode, j’aie dû aller ramasser les morceaux du plafond détrempé de ma salle de bains sur le carrelage, ça aurait été beaucoup plus agréable sans ce petit interlude un peu moite !

Posted by on Jan 12, 2010 in Sons of anarchy | 5 comments

5 Comments

  1. Ahah le chien sous amphètes, j’en reparlais y a pas longtemps, ça m’avait bien fait rire quand même XD!

  2. Y serait pas un peu fouteur de merde l’ex de Tara ?

  3. L’ex de Tara, il est hyper prometteur, et avec tout ce qu’il s’est mis dans les mirettes, il a un assez formidable potentiel de nuisance !
    Pauvre Half-sack, j’ai bien rigolé mais c’est bien triste ce qui lui arrive pour une phrase malheureuse prononcée à portée d’oreille du patron ! 😀 Quant au "slightly retarded child", il s’est pas arrangé dans cet épisode ! 😀

  4. Bonne série bien musclée et qui change un peu l’ordinaire avec des héros pas tres catholiques (quoi que) ,sons of anarchy nous accroche tres vite avec cette ambiance western virile sans trop devenir undergrond à la easy rider toutefois. L’idée était bonne mais il faut satisfaire tout le monde donc y a pas mal de soupe commerciale avec notre héro principal rempli de remorts.
    Quoi qu’il en soit notre samcro team vous fera passer de bons moments devant votre téléviseur et pourquoi pas échanger votre solex pour une harley davidson. Chez http://www.serishirts.com nous sommes fans et vous pouvez retrouver vos tee shirts sons of anarchy à cette adresse http://www.serishirts.com/recher...

  5. J’y crois pas, la grosse pub qui tache !

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