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Star Trek : Insurrection

Rahlala, la dé-cep-tion de ce film, je m’en souviens encore, toute minotte que j’étais, et à peine vingtenaire. Pffff… première grosse désillusion trekienne, là.

Franchement, ce film, je le trouve trop pourri. A part les scènes d’action dont certaines sont vraiment époustouflantes, le thème, c’est juste du super basique, genre épisode de tous les jours, quoi. Et ça, pour moi, ça pardonne pas sur grand écran. Mais vraiment pas.
Pensez donc. La fontaine de jouvence qu’une race pas très bien intentionnée veut s’approprier aux dépens d’une poignée de bons péquenauds qui vivent tranquillou leur vie de bouseux sur cette gentille petite planète à fleufleurs, en robe de lin et salopette de velours.
Honnêtement, on dirait du mauvais Stargate, quoi.

Donc ça, j’aime pas, même ça me fait braire. Je trouve ça scandaleux, là.
Evidemment, la Première Directive, la Fédération là-dedans jusqu’au cou, la possibilité de soigner des millions de gens si seulement on en déplace quelques petites centaines de rien du tout, blablabla.

Amiral Dougherty : Jean-Luc, we’re only moving 600 people.
Picard : How many people does it take, Admiral, before it becomes wrong ? Hmm ? A thousand, fifty thousand, a million ? How many people does it take, Admiral ?

C’est touchant, mais c’est du vu et du revu, et dès le début, on ne doute pas une seconde que Jean-Luc Picard va faire péter ses galons de commandant et descendre en civil faire le ménage là-dedans. Accompagné de ses fidèles lieutenants, naturellement. Donc quel est l’intérêt, hein ?

Pfff.

Heureusement, il y a quelques petites choses pour sauver à peu près ce film. D’abord, ben il y a notre équipe, quoi. Et il y a un certain humour, aussi. J’adore le début où Picard doit, avec quelque ennui, accueillir une toute jeune race à bord du vaisseau pour une mission diplomatique. Il le fait avec le sourire, mais qu’est-ce que ça le fait chier !

Alors le voilà en train de répéter son petit compliment en langue locale, pendant que les invités sont en train de dévorer les arrangements floraux. Et hop, l’air de rien, on lui met une couronne ridicule sur la tête. Pauvre, pauvre Jean-Luc.

Ca, c’est juste irrésistible. Totalement. Et trop mignon. Et j’aime trop Picard de se montrer aussi délicieux alors que clairement, l’exploration, ça le botte nettement plus que le cocktail à mémé.
Et puis il est super flegmatique, ça le rend hilarant, bref, j’adore.

Sinon, l’autre truc qui m’a fait exploser de rire parce que ça vient vraiment de nulle part, c’est le petit trio très victorien de trois de nos officiers… Data ayant pété un câble, il faut le récupérer, et pour bloquer ses velléités quelque peu belliqueuses, Picard se met à chanter un passage d’opérette que l’androïde répétait justement avant de partir en cahouète. Le tout évidemment lors d’une petite course poursuite en navette juste à mourir de rire. Le mieux étant que Worf s’y met aussi, malgré un certain manque de culture terrienne du 19ème siècle.

Picard : Mr. Worf, do you know Gilbert and Sullivan ?
Worf : No sir, I have not had a chance to meet all the new crew members since I have been back.

Mais ouiiii !

Donc c’est à pisser de rire et franchement, un de mes passages préférés de ce film.

Bon, évidemment, comme nos lascars sont dans le coin de cette planète, ils se mettent à se sentir tout rajeunis et ragaillardis, et ça se manifeste différemment chez chacun, ce qui est plutôt fameux, on ne va pas se le cacher.

Il y a le pauvre Worf qui nous refait sa crise d’adolescence klingonne, hirsute, avec des boutons impressionnants sur la gueule. Pauvre vieux, la honte qu’il se ramasse devant les copains, j’en étais malade pour lui.

Il y a les gonzesses qui remarquent que du côté du soutif, c’est quand même nettement plus ferme.

Il y a Geordi qui a mal aux noeinoeils… ah ben tu m’étonnes, John, le voilà-t-y pas avec des mirettes toutes neuves, l’animal !
Une bien jolie scène, d’ailleurs, où il découvre pour la première fois un lever de soleil de ses propres yeux, et non à travers un visor ou des prothèses oculaires qui faussent tout.

Il y en a deux aussi qui en profitent pour folâtrer comme des ados, ce qui m’a emplie de haine parce que voilà, comme dit dans ma précédente review, faut forcément que ce soit à cause de la fontaine de jouvence et pas parce qu’ils en crèvent d’envie depuis environ deux cents ans.

Et il y a le capitaine, qui ma foi, chérie, se sent rajeunir, lui qui voit les années défiler à une vitesse qui ne lui convient que moyennement.

Qui nous esquisse même quelques pas de danse.

Et qui se met à draguer sauvagement l’indigène, wouhlala, attention, le Jean-Luc des grands jours est de sortie !

Bon, c’est sans doute ce qui m’a le plus séduite, dans cet épisode. Outre le Jean-Luc des grands jours qui est irrésistible, il faut bien le dire. Le coup du temps qui est relatif… le fait que pendant que Picard se désole intérieurement de sa vieillesse qui s’annonce pendant que la race de gros méchants, les So’na, se fait tirer le cuir et vider de ses toxines pour résister aux outrages du temps.

Et que pour Anij, la petite copine du jour de notre captain, celui-ci n’est qu’un bambin de rien du tout, vu qu’elle a quasi le quadruple de son âge.
Donc tout ça, les fenêtres que ça peut ouvrir, la mise en perspective, j’ai trouvé ça très joli, et à l’écran, c’est très bien réalisé.
Mais ça, Jonathan Frakes, il sait faire, et avec beaucoup de sensibilité, donc je ne suis pas étonnée que ce soit aussi charmant.

Et c’est agréable de voir le captain péter un coup, larguer un peu l’uniforme (pour une très seyante veste en cuir, au passage, uhuhuh) et lutiner la gueuse. Ca n’a rien d’inédit, mais c’est plaisant. Et comme il est très mignon quand il est un peu amoureux, ben voilà.

A part ça, comme on ne peut pas faire rajeunir Data, on lui met un moutard dans les pattes, ce qui est très drôle.

Allez, comme vous avez tous vu Twilight, je vais vous confier qu’il s’agit du grand dadais qui n’a d’entrée de jeu aucune chance avec Bella vu qu’il y a Pattinson en face, et qui du coup se retrouve avec la brune concon.
L’était mimi, à l’époque !
Donc ce petit emmerdeur nous tanne Data, effaré qu’il est d’apprendre que l’androïde ne sait pas jouer, et que même pas il sait ce que ça veut dire de faire le con dans le foin.

Donc à sa manière, Data nous fait aussi sa petite cure de jouvence.

Sinon, ben comme il est juste pas question de voler cette planète aux braves ploucs, paf, voilà que l’équipage de l’Enterprise les emmène au Gouffre de Helm.

Euh, pas le bon film. Mais bon, vous avouerez que…

Ensuite de ça, Picard n’est pas bien content parce qu’on s’attaque à sa meuf, il fait péter le plan de l’amiral pourri et des pas beaux tirés de la gueule, et tout le monde tombe dans les bras les uns des autres parce qu’on découvre qu’en fait, les méchants et les ploucs, c’est les mêmes ! Ah ah ah, c’que c’est con et niais, vous avouerez !

Evidemment, le seul qui se retrouve bien chocolat (à part Geordi qui récupère ses prothèses et les filles leurs nichons flasques), c’est le pauvre Jean-Luc qui promet de revenir bien vite. Oué c’est ça. On sait tous qu’il dit ça à chaque fois et qu’au final, il va épouser Beverly Crusher, donc bon.

Et moi, bien sûr. Qui suis verdâtre parce qu’ils m’ont vraiment ridiculisé mon F. Murray Abraham, mon Salieri, quoi.

La preuve ? Les bonus…

Bref, c’est râlant, quoi.
Bon, on arrive à Nemesis, et comme je n’ai toujours pas décidé de ce que je pense de ce film, on n’est pas dans la merde !

Posted by on Mai 27, 2009 in Star Trek : TNG | 3 comments

3 Comments

  1. Aaaaaah ! Ok ok, je connaissais pas ce film, c’est de là que ça vient alors. Y a un référence à ce film dans Futurama : ils ont fait un épisode avec une fontaine de vieillesse sur une planète alien, le truc dont les personnages ont bien besoin vu qu’ils se mettent à rajeunir à vitesse grand V à cause d’une expérience foirée. Sauf que dans Futurama, même le robot se met à rajeunir, lui ! (il revient à l’état de prototype 😀 ).
    Donc fontaine+rajeunissement, c’est de là que ces nerds de scénaristes ont piqué l’idée, j’ai retrouvé plein de petits détails dans ta review. Ca ne m’étonne pas, ils ont fait plein de références à Star Trek dans Futurama, y a même tout le cast de la série originale qui a doublé plusieurs épisodes.

    Sinon, effectivement, il avait pas l’air d’être très original celui là. Tout au plus du niveau d’un bon épisode quoi, je comprends ta déception, c’est pas ce qu’on attend d’un long métrage.

  2. Je viens de finir le dernier film, j’ai hate de voir la revue de Nemesis que j’ai trouvé étant le meilleur de la série 😀 😀

    • Il est bien niveau psychologie des personnages, mais ils tuent Data !!

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