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408 : The skull in the sculpture

Voilà un petit épisode très sympa. Il ne casse pas trois pattes à un canard, mais il m’a bien plu. On commence très fort avec un cadavre retrouvé dans l’épave d’une bagnole compressée et découvert par deux tronches de cake comme on n’en fait plus. C’est du bon, c’est du Bones, I like it.

Oukisonlaids !!!

Ensuite, c’est presque un soulagement de voir un épisode qui n’est pas exclusivement consacré à Booth et Bones qui se font des clins d’oeil tout en évitant soigneusement de se toucher. Aujourd’hui, on se penche sur le cas d’Angela dont la névrose n’a rien à envier à celle des deux sus-cités. Bien au contraire. On découvre que sous ses grands airs de femme très libérée, la belle Angela a quelques petits soucis face à l’engagement. En fait, il faut bien l’avouer, Angela ne sait pas ce qu’elle veut. Elle est même limite inconsciente, voire à l’unique écoute de sa charmante petite personne. Et parfois, malgré l’intelligence qui émane de sa personne, on sent presque passer les courants d’air entre ses deux oreilles. Si, si.
Pourtant, elle m’a séduite, Angela, dans cet épisode. Par sa répartie, par son approche des relations homme/femme façon poney sauvage, par sa volonté d’explorer sa vie amoureuse et sa manière d’en parler. Son duo avec Sweets était brillant. Ils sont un peu le jour et la nuit. On la sait plutôt légère, lui a tout du petit puceau mal dégrossi. Ca n’en fuse que plus.

Angela : It’s been like six weeks.
Sweets : That’s a…
Angela : Long time.
Sweets : Yes, of course it is.
Angela : The longest I’ve gone without since I lost my virginity. At age 16. Which is the normal age.
Sweets : Sometimes older is fine too.

Leur débat est passionnant et s’il y avait encore une ombre de doute quant à l’utilité de la présence de Sweets dans la série, elle est définitivement balayée ici. Ce qu’il apporte aux personnages en philosophant de la sorte et en apportant sa contribution de psy jusque sur le comptoir des bars où ils va discuter avec eux est fondamental. C’est grâce à ce genre d’apport qu’une série telle que Bones peut durer. En favorisant l’exploration des personnages jusque dans leurs moindres recoins, jusqu’à présent inconnus. C’est ainsi qu’on découvre ici une Angela autrefois liée à une femme, passionnée, sans complexe, et dont la conception de l’amour est redoutable de modernité.

Angela : You have this bourgeois notion…
Sweets : Bourgeois !
Angela : … that in order for love to be real, it has to be permanent. Nothing is permanent. That’s just a fact. We move in and out of loving other people but that doesn’t make the love any less real.
Sweets : Perhaps you’re saying this because you’ve never met the love of your life.
Angela : I have, actually, many times.

Tout cela serait très joli si derrière ne se cachait pas une peur panique de l’engagement et une légère tendance à l’égoïsme en terrain amoureux. Angela ne fait pas de détails, suit son credo et fracasse tout sur son passage… en oubliant parfois qu’elle fait des malheureux, dont certains (et certaines) ne se remettront jamais.

Pendant ce temps, mes deux lascars enquêtent, et je reconnais avoir été moyennement emballée par l’affaire. Parce que la coupable saute aux yeux dès son introduction. Franchement, elle porterait une enseigne au néon clignotant avec une flèche pointant vers elle que ça ne serait pas plus évident.

Bien sûr, la chose amusante, c’est le catapultage de Booth, pur plouc assumé, dans le monde quelque peu cryptique de l’art contemporain. Auquel clairement il ne comprend mie.

Face à un de ces phénomènes de foire, il a cette réplique fameuse assénée à Bones : « Alright, someone I understand less than you. »

En revanche, j’ai adoré le fait qu’Angela nous ressorte l’angelotron. Ah, celui-là nous manquait. Et comme toujours, la scène de reconstitution du compressage de la voiture, mit corps du bonhomme à l’intérieur, a de quoi vous glacer les sangs.

Et puis il y a le retour de cette chère Daisy qui avait déjà bien amusé la galerie lors de son premier passage au labo. Mais alors là, elle est très en forme, cette enfant. Elle met tout son coeur à se faire remarquer et à gagner les faveurs de la patronne. Tellement, d’ailleurs, qu’elle en devient ingérable. Une vraie calamité pour les Squints. Un vrai bonheur pour nous. Surtout quand elle nous sort l’imitation la plus lamentable jamais émise de maître Yoda. Ah, ma pauvre Libby, tu étais moins cloche quand tu étais blonde !

Daisy : Amazing it is, this machine you have !

Roh les gueules !

Dans la foulée, l’embarrassante créature fracasse allègrement le précieux crâne de la victime que Bones va bien sûr passer la nuit à recoller.

Et pendant tout cet épisode, je me suis demandée ce qu’il était advenu du rencard que Sweets avait eu l’air de lui demander la dernière fois. Réponse dans la dernière scène où Camille lui confie le soin de renvoyer Daisy qui décidément ne fait pas son affaire. Mission qu’il exécute avec un plaisir non-dissimulé sous les yeux curieux de toute l’équipe venue assister au sacrifice humain, car…

Daisy : What’s the good news ?
Sweets : There’s absolutely no reason for us to be discrete about our relationship anymore.

Sweets a pécho ! Arf, le petit cachottier !!! Et dire qu’il se traînait une telle gueule de peine-à-jouir pendant tout l’épisode, j’étais certaine qu’il n’avait pas tiré sa crampe depuis la rupture avec son hystéro, là !

Alors… une femme de sciences et un psy, hein ? Peuh, ça marchera jamais.

Booth : It’ll never work, they’re like complete opposites.
Brennan : I agree. For all her faults, she’s a woman of science. Sweets bases his life on the vagaries of psychology and emotion. There’s no common ground.
Booth : Right.
Brennan : You need common ground I mean, what else is there ?
Booth : Absolutely.

C’est ça, rassurez-vous comme vous pouvez, mes agneaux. Un de ces quatre, ça va vous tomber sur le coin du museau que vous allez rien comprendre.

Eh ben moi, je suis contente pour Sweets parce que Daisy elle aime Star Wars, comme lui !

Posted by on Déc 2, 2008 in Bones | 8 comments

8 Comments

  1. Le petit à gauche me fait penser à Rick Moranis !
    Je l’imagine en train de demander au cadavre s’il était le maître des clefs… LOL

  2. Aaah, j’aime bien les reviews sur Bones.
    Moi, j’ai bien aimé la dernière scène où les 2 idiots insistent bien poru dire que non c’est pas possible entre Daisy et Sweets. Genre en le disant très fort et plusieurs fois j’aurai l’air super convaincu. C’est absolument faux, mais justement on y croit pas une seconde et je trouve qu’ils le jouent bien.
    Sinon les scénaristes ont l’air d’en avoir fini avec les conclusions des histoires qui aurait du être en saison 3 et que du coup on repart sur de meilleures bases.

  3. Trop sympa la première capture d’écran au ptit déj, c’est un coup à recracher ses chocapics.

  4. Je crois que ce n’est pas la première fois qu’on (tu ?) me fait la réflexion, mais bon. C’est une série, hein, c’est pour de faux. C’est du caoutchouc et de la sauce tomate. Et puis quand on bouffe ses Chocapic à 12h21, eh ben on mérite que ça ! :-p

  5. Les têtes de Camille et de Brennan quand la gourdasse fait éclater le crâne, excellent !
    Et la scène où Bones se ramène avec son seau d’insectes et le renverse sur la sculpture "Oups, pas fait exprès !". LOL

  6. Ah non non, les chocapics, c’était le matin à 8h30 pendant ma review de blogs matinale, ce n’est que le midi que j’ai posté.
    … Et effectivement, ça ne doit pas être la seule fois que je fais cette réflexion 😀

    * La Sorcière, blog déconseillé au réveil *

  7. Seulement quand je reviewe Bones. 😀

    (Désolée, c’est vrai que j’aime bien les trucs cracras, ça m’amuse beaucoup, en fait. Ca me fascine de voir à quel point ils arrivent à rendre réalistes certains trucs. Comme la baignoire avec le corps dissout dans du Destop, rah, c’était suprême, ça !)

    Cela dit, je regarde souvent Bones au petit dej’ et c’est vrai que des fois, même moi je grimace en mordant dans mes tartines. 😀

  8. "Cela dit, je regarde souvent Bones au petit dej’ et c’est vrai que des fois, même moi je grimace en mordant dans mes tartines. 😀 "
    mais ça peut etre du aussi au fait que tu te prends des morceaux de baguettes dans les gencives, ça peut faire mal…

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