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207 : The usual suspects

Ah vous croyiez que c’était déjà bien la misère, cette saison 2 ? Eh ben ajoutez donc par là-dessus une bonne intrigue judiciaire genre 3615 : les frères Winchester commencent à légèrement se faire remarquer par la police et bientôt par le FBI, et là, vous commencez SEULEMENT à avoir une idée de la merde dans laquelle ils sont. Et ça, encore, c’est que dalle par rapport à ce qui les attend. On se demande pourquoi comme Michael Scoffield, ils ne s’en vont pas chasser le démon au Guatemala. Tain, ils y auraient une paix royale.

Le previously est absolument excellent, compilant les meilleurs morceaux d’imposture de nos deux chevaliers jusqu’à ce jour. Et c’est là qu’on commence à comprendre que c’est déjà un miracle qu’ils ne se soient pas fait pincer. Entre les « emprunts » de carte de crédit et autres papiers volés. On se dit tout doucement que ce n’est pas une vie pour deux crèmes de gaillards tels que les nôtres. Obligés de jouer les petits truands pour empêcher les enfers de se déchaîner sur Terre. Tsssss…

On se rappellera aussi que Dean Winchester est mort. Son cadavre, celui du métamorphe, avait été retrouvé alors qu’il était suspecté de meurtre. Ca nous arrangeait bien, à l’époque.
Là, hélas, Dean a beau prendre son petit air dédaigneux, il est chez les flics, interrogé par une vraie teigne, pendant que Sam se fait travailler par une fliquette gentille dont je me méfierais, perso, puisqu’il y a quelques décennies, elle a dégobillé grave sur l’Exorciste. C’est un peu les boules, les gars.

(Le flic méchant, c’est celui qui fout la merde chez les Scavo dans la saison 4. Même pas la peine, je peux plus le blairer.)

D’autant que lorsqu’on reprend toutes les traces laissées derrière eux par les deux frangins depuis le début de leur cavale, c’est plutôt accablant. Ca sent son bandit de grand chemin qui ne vole pas franchement les riches pour donner aux pauvres. Et on a juste envie de mettre un coup de boule à la fliquette qui essaye de convaincre Sam que son frère est le mauvais garçon qui l’a entraîné après la mort de sa petite copine.

Ma bonne dame, vous avez tout faux.
Reste donc aux frangins à monter une histoire à peu près crédible au sujet de leur dernière enquête. Bonne chance, mes biquets.
Mais les Weuh sont super fortiches, à ce petit jeu-là. C’est tout à fait fascinant de voir à quel point ils se sont préparés à ce genre d’éventualité, comme ils sont crédibles, dans le mensonge, surtout le grand truc, d’ailleurs, avec ses bons yeux larmoyants façon Lassie chien fidèle. Le dressage a été parfait, et une fois de plus, on entrevoit le fantôme de John Winchester, père comblé de deux formidables usurpateurs.
L’autre, avec son tatouage sur tout son petit corps maigrelet, il a vraiment l’air d’une femmelette, à côté.

Malheureusement, un cadavre à peine refroidi au moment où ils enquêtent sur le « super » du jour et Dean chopé juste à côté, c’est quand même difficilement rattrapable. Même si quelques minutes plus tôt, il est absolument irrésistible en costard.

(Hollllyyyy frakamoooole ! )

Dès lors, on s’enfonce dans le fauteuil en se demandant comment diable ces deux abrutis vont s’en tirer cette fois.

(Le cadavre, c’est la fondatrice de la « nymph squad » de Baltar dans BSG. Vous voyez où ça finit par mener, les sectes ?)

Etonnamment, Sam et Dean n’ont jamais été aussi frères que maintenant qu’ils sont séparés. Résolus à résoudre leur petite enquête, on les voit déployer les mêmes efforts en parallèle, chacun à leur manière dans sa cellule respective, mais avec les mêmes résultats, voire les mêmes tics. Jusqu’au petit détail qui tue : ils appellent tous les deux l’avocat « Matlock ». Marrant de voir l’un déteindre sur l’autre de cette manière. Le Matlock, c’est clairement Dean. L’anagramme fait appel à de la ressource en matière grise, la partie où Sam excelle. C’est chou. Ils sont forts. Et leur force, ils la tirent l’un de l’autre.

En bonne fan de Stephen King, j’adore le parallèle que Dean fait entre Dana Shulps (l’anagramme qui va conduire Sam à l’endroit clé de l’enquête) et Redrum, dans Shining. Smack.

Alors pendant que Dean avoue tout face caméra et qu’il se prend une belle branlée de la part de l’officier grognon, eh ben Sammy, lui, s’est gentiment fait la malle. Hallucinant.

Avec ça, au niveau de l’esprit vengeur du jour, ça commence à doucement se décanter. Ouh, la pas belle !!!

Entre nous, ça tombe bien que la fliquette gentille voie cette dame, parce que Dean est quand même assez mal barré. Même s’il est très beau. Alors il envoie la miss retrouver Sam. Premier motel des pages jaunes, demander Jim Rockford. Et je m’émerveille encore de leurs petits trucs, d’être aussi prévoyants.
Bref, notre esprit vengeur essaye de parler. Et il a un peu de mal à s’exprimer. Pour dire quoi ? Dénoncer le coupable, bien sûr et prévenir ses futures victimes. Il s’avère en fait que ce n’est pas du tout l’esprit qui tue, mais que l’esprit est la première victime du tueur.

Et le tueur, ce n’est autre que le flic grognon, lamentable trafiquant d’héroïne pourri jusqu’à la moelle, qui tenterait bien de liquider sa nouvelle bonne amie autrefois exorcisée avant de mettre une balle dans la tête aux frères Winchester.

Sauf que l’esprit vengeur (qui est en fait un présage de mort) n’est pas trop d’accord.

Ni la dame en question qui nous le descend froidement. Au revoir, mon brave. Celle-là, vous l’avez pas volée.

Hop, une deuxième fliquette qui laisse les Weuh filer en douce, c’est gentil, ça, madame. L’ennui, c’est qu’à partir de maintenant, ils vont quand même avoir tout ce qui porte un insigne aux trousses.
On flipperait bien, mais le dialogue de fin entre les deux frères m’a juste fait mourir de rire.

Sam : Nice lady.
Dean : Yeah, for a cop. Did she look familiar to you ?
Sam : No, why ?
Dean : I don?EUR(TM)t know. Anyway, are you hungry ?
Sam : No.
Dean : For some reason, I could really go for some pea soup.

Donc pour ceux qui l’ignorent, Linda Blair qui joue ici la fliquette a jadis été la jeune fille possédée de l’Exorciste. Et la scène où elle gerbe de la soupe de pois est cultissime. J’ai failli en faire dans ma culotte quand j’avais treize ans.

Le prochain épisode, c’est Crossroad Blues. Argh. Souhaitez-moi bonne chance.

Posted by on Juil 21, 2008 in Supernatural | 4 comments

4 Comments

  1. J’aime bien les références cinématographiques : usual suspects, un jour sans fin, assaut sur le central 13, sans doute d’autres que j’ai oublié ou raté.

  2. Grand moment de Dean que cet interrogatoire !
    Et quelle dynamique entre les frères, même lorsqu’ils sont séparés.

  3. Ha ha ha !!!!

    Je suis de retouuuuuur !!!! Ce qui sera bien mieux si je pouvais éviter de me faire charcuter cette aprèm…

  4. Oui, on se demande vraiment comment ils vont s’en sortir?EUR? Surtout vu la manière désinvolte qu’ils ont de laisser leurs empreintes partout ! 😀
    Quand le méchant flic a fait son apparition, on en est restés quelques instants à se demander où diable on avait bien pu le voir avant d’identifier le presque-amant de Lynette 😉

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