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111 : Scarecrow

Rah, j’adore. J’adore les légendes autour des épouvantails, je trouve ça fascinant. Je n’en ai jamais vu en vrai (jamais de dignes de ce nom, en tout cas), mais je trouve le concept de ces hommes factices conçus pour effrayer les oiseaux (d’ailleurs ça ne marche jamais) absolument magnifique. Petite, je regardais une série avec un épouvantail à la fois justicier et bandit, et j’adorais.
Bref, ça m’amuse qu’en fait, l’épouvantail fasse souvent plus peur aux humains qu’aux oiseaux. Au point qu’une légende en arrive à le voir tueur.

J’adore la mise en scène. Et l’endroit. Le verger le plus flippant du monde. Si parfait, pourtant, avec ses petits cageots de pommes bien rouges sauce Blanche-Neige.

En tout cas, il y en a deux à qui il ne fera pas peur, même s’ils dorment du sommeil du juste après avoir liquidé le savant fou de l’épisode précédent.

(On dirait des enfants, dans leurs petits lits jumeaux. Trop drôle.)

Dring, donc. Et daddy.

Et là…

Excellente, la scène. Sam parle, parle, parle.

(Raaaaah !)

Et Dean tend la main, avec de plus en plus d’insistance, sans un mot.

(Après avoir enfilé un intolérable t-shirt.)

La conversation entre père et fils est intéressante parce que c’est la première fois que la réalité nous frappe. Aussi peu proches aient-ils pu être, aujourd’hui, ils le sont par la force des choses. Ils ont vécu la même horrible expérience, l’être aimé arraché par le démon incendiaire. Tous deux savent maintenant ce que l’autre endure.

Avec Dean (qui perd vingt ans en trois secondes), c’est tout aussi intéressant. Là, ça ne moufte plus. « I’m giving you an order. » Celui d’aller dans la ville de l’épouvantail. Et même pas ça tolère une quelconque réplique à part un « yes » soumis.

Fascinant d’assister à ça. Alors que de son côté, Sam serre les dents.

Bref, dans ce cas de figure, renversement total des rôles. Le rebelle n’est plus celui qu’on pense. D’un côté, Dean qui, aveuglément, obéit à son père, de l’autre Sam qui ne veut rien savoir et qui veut mener à bien sa vengeance, être aux côtés de son père lorsqu’il retrouvera le démon et lui fera son affaire.

Dean : He’s given us an order.
Sam : I don’t care.

A partir de là, ça ne peut que clasher. Puisque Sam décide de jouer les John Junior (reproduisant ainsi exactement le même schéma que ce père dont il critique tant les actes) et que Dean, lui, veut être un bon fils.

Dean : Dad said it wasn’t safe for any of us. But he obviously knows something that we don’t. So he says to stay away, we stay away.

Sam : I don’t understand the blind faith you have in that man. I mean, it’s like you didn’t even question him.

Dean : Yes ! It’s called being a good son.

Malheeeeeur, c’qu’il a pas dit !!! Vlan, descend de la caisse, prend son balluchon. Et une pure scène de ménage.

(Ca fait pas de mal de voir Sam sortir un peu de son rôle de gentil agneau… )

Dean : You?EUR(TM)re a selfish bastard, you know that ? You just do whatever you want. Don?EUR(TM)t care what anybody thinks.
Sam : That?EUR(TM)s what you really think ?
Dean : Yes, it is.
Sam: Well, then this selfish bastard is going to California.

Dean : I will leave your ass, you hear me !
Sam : That’s what I want you to do.
Dean : Goodbye Sam.

Ca ressemble à mes très nombreuses ruptures.
(J’te préviens, j’me casse ! Ben casse-toa, hé, poison !)

Bref, voilà ENFIN nos frères séparés. Ca couvait depuis quelques épisodes. Et puis il fallait bien un jour ou l’autre que l’on constate à quel point… ça ne marche plus quand ils sont séparés, quoi. La situation a créé une telle dépendance mutuelle que leur association est devenue quasi-indestructible. Le fait qu’ils soient maintenant quasiment seuls au monde, avec une vie qui ne leur permet pas de nouer de liens durables, forcément, ça rapproche, parfois trop, jusqu’à la toxicité (j’en sais quelque chose), ça fausse les rapports, et je me permets de trouver que les frères Winchester sont bien mal barrés, dans la vie, plus que jamais… Comme refondus en une seule entité, je ne suis pas persuadée qu’ils puissent à l’avenir survivre l’un sans l’autre. J’ignore quelle était leur relation avant que Sam ne quitte le foyer, mais ça a dû être une sacrée blessure, pour l’un comme pour l’autre, et une décision impossible (mais nécessaire) pour Sam. Y a-t-il encore une réhabilitation possible une fois qu’on est retombé dans l’engrenage, quand le destin vous oblige à revenir aux sources ? J’en doute de plus en plus. C’est une rechute qui me paraît tout à fait incurable, en fait. Et je les plains de tout mon coeur de ne pas être capables de rester séparés l’un de l’autre plus de quelques heures.

Enfin, Dean tente donc de reprendre ses habitudes de solitaire, non sans être tenté d’appeler le petiot toutes les trois secondes.

Idem pour Sam.

L’enquête le mène donc jusqu’au fameux épouvantail tueur. Et je jure que je me suis roulée par terre tellement c’est excellent.

Dean : Dude, you fugly.

Hilarante réplique, proférée sans le moindre public et donc totalement spontanée. Ca m’éclate. Et ça flanque presque autant la chair de poule que l’épouvantail en lui-même. Dean Winchester n’a donc peur de rien ? Si, justement, mais des peurs bien plus destructrices.

Bref, flairant l’arnaque, Dean parvient à sauver un couple des griffes du monstre. Car il ne s’attaque qu’à des couples à l’occasion d’un rituel annuel. Et c’est justement l’heure.

Dans la foulée, appelle le petit frère, bien sûr, pour lui raconter le truc. Ce qui est juste trop mignon.

(Sérieux, on dirait un couple qui se rabiboche. Ils fonctionnent pas mal comme un couple, d’ailleurs. Et non, je ne sous-entends rien et je ne veux pas entendre parler de Wincest, je parle en terme de fonctionnement et pas de… eurk !!!)

Dean : Sam, you were right, you gotta do your own thing, you gotta live your own life.
Sam : Are you serious ?
Dean : You’ve always known what you want and you go after it. Stand up to Dad, and you always have. I wish I had. Anyway, I admire that about you. I’m proud of you, Sammy.

Sam : I don’t even know what to say.
Dean : Say you’ll take care of yourself.
Sam : I will.

Ohé, il va pas pleurer, non plus !

Sam retourne donc à son autocar, Dean à son enquête qui l’emmène tout droit… chez… Cigarette Smoking Man !!!

Plus ridé et flippant que jamais, avec son teint de cadavre. Le nombre de hurlements que je pousse devant cette série à cause des guests, c’est du délire. Bon, pas de bol pour Dean qui est aussi subtile qu’un gnou quand il faut poser des questions, CSM est justement l’un des rabatteurs de l’épouvantail. Que j’vous explique. En fait, cette petite ville parfaite sous tout rapport est protégée par sa majesté des corbeaux. Qu’on lui donne donc un couple de gensses chaque année, et la prospérité est garantie dans tous les domaines. D’ailleurs, l’épouvantail, il a faim, alors on va lui balancer Dino et une petite du coin.

Un sacrifice, c’est sûr, que de donner en pâture sa propre nièce. Mais bon, c’est pour le bien de tous. Brrrr…

Emily : I’m family.
Mme Thénardier : Sweetheart. That’s what sacrifice mean. Give up someone you love for the common good.

De son côté, Sam fait la rencontre d’une intrigante de la plus belle espèce que j’ai tout de suite soupçonnée de ne pas être claire puisque lorsqu’il lui raconte ses différends avec Dean, elle s’empresse de tenter de le convaincre de ne pas le rejoindre, sachant que son téléphone ne répond plus.

Sam : I can’t.
Meg : Why not ? (Et ta soeur !)
Sam : He’s my family.

Joli parallèle. D’un côté, la famille qu’on sacrifie au profit de belles récoltes. De l’autre, celle qu’on fait passer avant tout le reste.
Et bien sûr que lorsque des pas retentissent dans la forêt, à la nuit tombée, alors que Dean enchaîné à son arbre cherche une solution pour s’en sortir, ce ne sont pas ceux de l’épouvantail, mais ceux de Sam.

Dean : How?EUR(TM)d you get here !?
Sam : I stole a car. (Dude !!! )
Dean : That?EUR(TM)s my boy !

Du coup, l’épouvantail, tout frustré de ne pas avoir son casse-croûte servi sur un plateau, embarque tonton et tata Thénardier, que c’est grave bien fait pour leur tronche, quand même.

Et le lendemain, feu de joie au village. On fait cramer l’arbre sacré, symbole de la légende.

Et nos frangins repartent ensemble, même si Dean propose à Sam de le déposer où il le souhaite.

Sam : You and me, we’re all that’s left, so if we’re gonna see this through, we’re gonna do it together. (Aaaaaw… )
Dean : Hold me, Sam. That was beautiful. ( )
Sam : You should be kissing my ass. You were dead meat, dude.
Dean : Yeah right. I had a plan… I’d have gotten out.

Ah, sont-y chouxes… Ben les chouchoux, z’êtes mal barrés, parce que la nana qui a croisé Sam, c’est un tout petit peu la servante de l’Antéchrist qui l’invoque en tranchant la gorge d’un malheureux qui pensait la sauter à l’arrière de sa camionnette.

Et nous la reverrons sous peu.

Enfin, super épisode. J’ai adoré. Et je ne parle même pas de toutes les allusions au Magicien d’Oz qui m’ont enchantée. Très bien gaulé, super angsty, pas de taloches mais bien mieux que ça. Et un monstre du jour super cool. Je m’attache de plus en plus à cette Amérique profonde bien amochée. Quant à nos héros, n’en parlons pas, j’en suis raide dingue.

Posted by on Juin 10, 2008 in Supernatural | 12 comments

12 Comments

  1. Je me rappelle qu’il m’avait bien fait flipper cet épouvantail, perdu au milieu de ce "magnifique" verger, les nuits de brume…
    La relation entre les frangins est vraiment très bien mise en scène. C’est fascinant de voir les rôles échangés entre Dean et Sam aussitôt que leur père est évoqué : Dean qui accepte les ordres et Sam qui se rebelle…

    "Quant à nos héros, n’en parlons pas, j’en suis raide dingue." Tout pareil !

    "(Après avoir enfilé un intolérable t-shirt.)" Tout à fait d’accord !

  2. Bien aimé ce zode, pas autant que le suivant, mais pas mal. Ce que j’aime beaucoup aussi, c’est la recherche dans la légende. Faire remonter le tout en Scandinavie, ça rend presque le truc plus crédible, ça remonte aux origines du pays…

  3. Absolutely…

  4. Bon ben çà y est. J’ai commandé la 1ère saison (24,99?,? chez Mediadis, je les aime LOL )
    J’ai aussi pris une autre 1ère saison mais je vous dis pas quoi, vous me prendriez pour une demeurée vu qu’elle peut être classée aisément dans la catégorie série pour ado (mais si je gagne un jour un autre concours je risque bien de mettre un de ces épisodes *message subliminal inside* ).

  5. Gilmore girls ?

  6. Pis désolée, mais en ce moment, j’ai très peu de temps pour mes loisirs, alors je préfère faire et regarder des choses que j’aime, mais je n’oublie pas. Si j’ai quelques jours de congé, une fois éclusée la montagne de choses à faire, ce sera fait… Voilà, donc pas la peine de répéter, je sais, ça m’embête que ce soit comme ça, mais j’y pense.

  7. GILMORE GIRLS est tellement plus qu’une série pour ados…

  8. Gnii t’as vraiment des supers pouvoirs pour trouver … Mais c’est pas ma faute. C’est passé sur France 4 et je regardais en rentrant du boulot. Maintenant c’est fini et elles me manquent …

    Et puis pour la review, je trouvais ça marrant de remettre des ptits rappels de temps en temps. Bon çà fait peut être lourd alors j’arrête 😉

  9. Série de gonzesses… pas pour moi. Déjà que les gonzesses de Sex and the city, c’est tout limite….

  10. LOL Je sais pas, c’est toute l’ambiance de leur petite ville avec tous ses personnages. Et puis elles ont un de ces peps. Et comme je n’ai pas vu les 1ers épisodes …
    Mais bon, rien à voir avec Sex and the city !! Et puis y a Jared Padalecki qui y joue Dean … Et y a aussi Milo Ventimiglia qui y débarque je ne sais plus quelle saison.

  11. Je sais, mais je déteste les meufs avec leurs problèmes de meufs… je ne me sens pas concernée. Après, l’étude de l’Amérique profonde… bon, on l’a dans beaucoup d’autres séries. Non, vraiment, pour l’instant, ça ne m’a jamais attiré. Et pourtant je ne sais pas grand-chose de cette série. Si j’en attaque une autre avec SPN et Cold Case, ce sera Diary of a call girl, pour Billie et parce que je veux savoir ce qui met l’Amérique en émoi, ces temps-ci. Mais sinon, boaf.

  12. Ah mais je ne suggérais pas que tu t’y mette !!
    Mais bon, je ne pensais pas que j’aimerai en commençant à regarder.
    Quand au Diary fo a call girl, j’en ai vu 2-3 images en zappant sur Teva. J’ai pensé à vous du coup lol. (Mais bon, c’était bien évidemment en vf donc rien qui ne vous intéresse 😉 )

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