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210 : Love and monsters

Ouch. Compliqué, cet épisode. Pour un tas de raisons.
La première étant bien sûr que le Docteur et Rose jouent les figurants (vu que les acteurs étaient occupés à filmer le remarquable arc précédent). Ce n’est pas inintéressant, bien au contraire, mais c’est super frustrant. Parce que, par ZEUS, il reste QUATRE EPISODES ! QUATRE EPISODES ! On veut les voir, on veut qu’ils soient ensemble, on veut en profiter, nom d’un hanneton cagneux !
Alors on attend, on attend, on attend, et au bout d’un moment, on comprend qu’on attend un peu en vain, alors on se fait une raison.
Mais pour une cinglée obsessionnelle comme moi, c’est un peu pas facile.

Pourtant, comme je le disais, c’est très intéressant de voir un épisode d’un point de vue extérieur.

Car c’est là qu’on se rend compte du côté flippant qu’ils peuvent avoir, les deux lascars. Et ça, ils ne s’en rendent vraiment pas compte, tellement occupés qu’ils le sont à faire régner l’ordre dans l’univers, à pourchasser (à coups de steacks crus ?) ou à se faire pourchasser par les créatures les plus improbables… Vu de l’intérieur, c’est drôle, c’est chouette, c’est tromeugnon. Vu de l’extérieur, c’est du grand n’importe quoi. Et ils sont loin de se rendre compte des traces qu’ils laissent, des gens qu’ils blessent, de ce qu’il y a dans leur sillage.

En ça, cet épisode est fascinant.

Je n’ai pas trop accroché à l’intrigue générale avec l’envahisseur déguisé en humain. Oui, bon, bof. Le personnage principal, Elton, est assez sympatoche, pour autant que quelqu’un qui vient voler la vedette aux deux héros puisse l’être. Un petit loser comme on y est habitué puisqu’il semble que tous nos contemporains londoniens soient des petits losers. Et il arrive à nous faire passer une certaine émotion, cet Elton qui a aperçu le Docteur quand il était petit, et qui aujourd’hui le traque et se démène pour en apprendre le plus possible sur lui, rejoignant même le fan-club du Docteur (ça ne s’invente pas).

Alors, au fond, c’est moi où c’est presque un petit hommage à la « fanbase » de Doctor Who ? A moins qu’on ne se foute de notre gueule vu la tronche des fans en question…

Bref, pour en revenir à Elton, difficile de faire mieux, à mon sens. Complexe, émouvant, drôle, désespéré, un peu concon.

Et affligé d’un sidekick aussi creux que lui en la personne d’Ursula, alias Mimi Geignarde.

Bref tout ce petit monde rêve Docteur, parle Docteur, chante Docteur, mange Docteur. De vrais malades. Quand on pense ce par quoi Elton doit passer pour recroiser enfin sa route, ça laisse songeur. Et ça pointe bien du doigt tous les enjeux qu’il y a à se frotter au Docteur. Puisque finalement, Elton n’avait pas grand-chose au début de l’épisode, mais le peu qu’il avait, il finit quand même par le perdre quasi-entièrement par le biais d’un obscur extra-terrestre vaguement cousin des infâmes Slitheens.

The Doctor : What’s the twin planet of Raxicoricofallapatorius ?
Truc : Clom.
The Doctor : Clom ?

Il va quand même remonter la piste de Rose jusqu’à Jackie, ce qui nous offre quelques scènes assez croustillantes mais dans le fond extrêmement déprimantes…

Pauvre Jackie, si seule… si… nympho !

Bref. Quand nos deux lascars réapparaissent à la fin de l’épisode pour cueillir l’infâme dévoreur de Terriens qui a bouffé tout le fan-club, finalement, ce n’est que pour consoler un peu le pauvre garçon…

Et répondre à ses questions. On attendait de savoir dans quelles circonstances s’était passée la première rencontre d’Elton avec le Docteur, lorsqu’il était enfant. Il se trouve que c’est le jour de la mort de sa mère, que Ten n’a pas pu sauver…

Je passe sous silence la fin complètement loufoque… Si ce n’est ce discours qui m’a foutu un bourdon monstrueux mais qui est tellement vrai.

Elton : So, there you go. Turns out I’ve had the most terrible things happen. And the most brilliant things. And sometimes… well, I can’t tell the difference. They’re all the same thing. They’re… just me. You know, Stephen King said once, he said… salvation and damnation are the same thing… And I never knew what he meant. But I do now. Cos the Doctor might be wonderful but… thinking back, I was having such a special time. Just for a bit. I had this nice little gang and they were destroyed. It’s not his fault. Maybe that’s what happens when you touch the Doctor. Even for one second. I keep thinking about Rose and Jackie, and how much longer before they pay the price.

Si on n’avait pas compris que la fin va être super déprimante, maintenant, c’est fait… Merci, Elton, tu repasses quand tu veux.

Toujours est-il qu’en ce qui me concerne, tout ceci était quand même relativement dispensable… Gn.

Posted by on Fév 12, 2008 in Doctor Who Episodes | 17 comments

17 Comments

  1. c’est clair cet épisode rime avec FRUSTRATION!! on les attends nos deux loupiots, tout au long de l’épisode. Un épisode de dr who sans(vraiment) le docteur et ben moi je suis rapidement en manque…. et l’intrigue m’a paru un peu longuette…mais en effet le discours d’elton à la fin…terrible….

  2. Bah chuis pas d’accord, regarde Blink, c’est un épisode génial pourtant on le voit pas des masses . Cela dit c’est vrai que certains passages de celui-ci étaient un peu longuets …
    (Merci, Tiwow, tu viens de nous caser un truc super utile là …)

  3. Ce n’est pas que l’épisode n’est pas intéressant, c’est qu’il est un peu mal placé. C’est le zode un peu batard, qui sert à économiser les coûts pour les plus gros zodes, et les acteurs avant la dernière partie du tournage (bien qu’ils tournent un autre zode en même temps…). Pour ma part, il aurait mieux marché juste avant les deux derniers, au lieu d’en avoir encore un autre moins intéressant après.

  4. Totalement d’accord… Même si au moins, dans le suivant, on a les deux zoziaux.

  5. Oui mais qu’est-ce que je me suis fait chier… Les loustics n’ont rien pu y faire.

  6. l’épisode que j’ai pas aimé…

  7. ce qui manque à cet épisode, est un scénario un peu plus palpitant et original( cf blink). On est habitué a une vitesse de formule 1 avec les épisodes du docteur…et là on a plutôt un rythme digne d’une dodoche, on se traîne un peu…

  8. L’épisode suivant en lui-même ça allait, c’était même un peu drôle parfois mais alors la gamine était un peu pourrie dans le rôle.
    Pardon aux familles, tout ça tout ça…

    A part ça, j’étais ravie de l’épisode reviewé (même si sur le même principe Blink est au moins un milliard de fois mieux) vu que je nourris une passion secrète pour Marc Warren depuis Hogfather et Hustle.
    Même pas honte.
    Nan.

    Bon ok, un peu quand même parce qu’il a une tête super bizarre.

  9. hors sujet : tiens au fait, ceux qui ont vu les excellents "band of brothers" l’auront reconnu (ce cher Elton) puisque quasiment un épisode de cette mini série lui est consacré.
    il est plutôt doué pour jouer les hurluberlus hihi

  10. Marc Warren, ah miam miam LOL

  11. (Haaaa, je savais bien qu’il me disait quelque chose !)

  12. Les épisodes sans le Docteur je les aime bien… C’est toujours déroutant.
    Au début j’ai cru m’être trompeée de série. Mais au fond L.I.N.DA c’est un peu nous, le fan base. Le Docteur lui reste insaisissable (épisode qui m’a encore moins donné envie de le suivre dans le TARDIS…)
    ps : le docteur est-‘il conscient des dégâts qu’il cause (enfin plus ou moins directement et sans le vouloir) A force de l’entendre dire " I am Sorry" je pense que oui.

  13. Pas sûre… en même temps, il oeuvre pour le bien, le « greater good ». Et puis quand Rose débarque pour gifler Elton parce qu’il a fait pleurer sa mère, hein… non ? Un peu quand même…

  14. Tiens j’avais oublié qu’il se fait gifler le Elton. En même temps , n’approche pas le docteur qui veut, il faut être à la hauteur Elton, sinon t’y laisse des plumes (demande au copain de Rose dans la saison 1)

  15. Bah ! Pas beau l’épisode 210, pas beau ! 🙁

    Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, il est temps que je recommence à communiquer avec des gens (à commencer par mon mari qui, parce qu’il n’a pas accroché au Docteur, est un peu abandonné dans mes moments de boulimie VLCesque?EUR?).
    N’empêche, j’arrive pas à me sortir de la tête la petite phrase que tu as glissée dans la review de l’épisode précédent. J’ai peur ! :-/

  16. Ménage-toi un petit moment de calme pour regarder les deux derniers, le 211 est sympatoche, mais c’est du vite vu. Le final, c’est une autre paire de manche. Si t’as des questions ou autres, tu as mon mail. 😉

  17. ??pisode complètement loufoque qui ne restera pas dans les annales mais bon, c’était bien de voir les choses sous un autre angle.

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