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713 : The cold

(Ouééééé, une review-fleuve avec plein de gros morceaux de « ship » dedans. Profitez, dans The West Wing, c’est aussi rare que dent de poule.)

Je ne vais pas jouer les ingénues : je savais que dans cet épisode, il y avait de la bisouille dans l’air. C’est un peu ça, le problème, quand on voit une série un ou deux ans après tout le monde, on cherche de l’info sur un épisode, sur un acteur, sur une intrigue, et on se retrouve à lire : « Oui, c’est trop bien quand Josh embrasse Donna parce que Santos a rattrapé Vinick dans les sondages. »

Ok, ok, ok. On se calme, pause, time out.
Foudroyée sur place, j’ai quand même réussi à m’arrêter là. Et comme c’était il y a bien six mois, je me suis jurée depuis d’éviter les forums et autres lieux d’échange comme la peste. A ce stade du visionnage, donc, je n’avais que ce détail labial en vue, et je n’avais absolument aucune idée de l’issue de la chose pour les deux têtes à claques. Mais entretemps, j’ai quand même eu l’occasion de m’imaginer cette scène. Voici comment je la voyais à l’époque :

– Santos rattrape Vinick dans les sondages. Ouéééé ! Tout le monde est trop content.
– Dans un petit coin sombre, Josh annonce la chose à Donna, ou l’inverse.
– Dans le feu de l’action, il se jette sur elle.
– S’ensuit une gêne démentielle.
– Chacun retourne à ses affaires et point final.

Ben quoi, c’est The West Wing, et on sait tous que sur ce plan-là, la série est quand même assez bancale.

Voilà comment ça se passe dans l’épisode.

– Santos rattrape Vinick dans les sondages. Ouéééé ! Tout le monde est trop content.

– Dans un petit coin sombre (la chambre de Josh, uhuhuh), Donna Josh annonce la chose à Josh qui roupillait.

– Dans le feu de l’action, il se jette sur elle.

– S’ensuit une gêne démentielle.

Sauf que là, que dalle chacun retourne à ses affaires et point final. Je ne sais pas ce qui se passe, un glissement spatio-temporel, une ouverture vers un monde parallèle, bref, on nous claque une musique hyper sex, le Lyman qui a l’air de se dire que c’est drôlement sympa, ça, ma petite dame, empoigne la Donna… et ça se met à se bisouiller à mort pendant de trèèèès longues secondes, avec force langue et tout ce qui va avec.

Tudieu.

Malheureusement, les voilà interrompus par le candidat qu’on a juste envie de FUSILLER sur place étant donné comment c’était bien parti, cette affaire, avec la porte qui se fermait tranquillou.
Parce que bien entendu, après un tel moment d’égarement, on va retrouver le Josh à tuuuuer qu’on pratique depuis sept saisons.

Et histoire de nous escagasser encore plus, figurez-vous qu’à la Maison Blanche, ça roucoule grave aussi. Enfin, on devine que ça ne fait pas que roucouler, d’ailleurs. Surtout quand Will glisse l’air de rien à Kate qu’elle a un peu oublié un soutif chez lui. Ah ben c’est pas grave, mon grand, je le récupérerai quand je viendrai c’souar.

Ca lui va bien, au Bailey, de fréquenter, d’ailleurs. C’est vrai, il bombe le torse, marche d’un pas conquérant. Un vrai coq. Bref, voilà l’exemple dont un certain Josh Lyman aurait tout intérêt à s’inspirer. Mais non, bien sûr, le voilà qui refait son oeil de veau quand il se retrouve dans la voiture avec Donna…

Et puis le voilà bien sûr en train de s’excuser comme un abruti alors que euh, mon gars, vu le sourire qui s’affiche sur ton visage lorsque tu évoques la chose, on voit très bien que tu n’as pas du tout envie de t’excuser, et qu’au contraire, tu remettrais bien ça là tout de suite. Mais non, le voilà paralysé de trac, l’imbécile.

Josh : Donna… I want to uh… I’m sorry. Uh. About this morning… it was… inappropriate.
( )
Donna : Don’t worry about it.
Josh : Totally inappropriate. I… I feel terrible.
Donna : Don’t. (Don’t and kiss me again, you idiot.)
Josh : Seriously.
Donna : Seriously. It was bound to happen sometime. (Kiss me again… NOW !)

Nions, nions, c’est ce qu’il y a de mieux à faire. Quelques minutes après, on le surprend quand même à la regarder de loin, sa Donna, avec des yeux de chien battu qui me feraient pleurer si je n’avais pas une ENVIE MONSTRUEUSE DE LUI ECLATER LA TRONCHE !

Non mais faut-il être cornichon, vous avouerez.
Vous allez voir comme ça devient drôle.

Direction Washington, donc, où le président convoque les deux candidats à sa succession. Là-bas, Will et Kate se font méchamment capter par CJ qui est infoutue de draguer même le pire des cageots, mais qui a tout du cochon truffier quand il s’agit de flairer les embrouilles des autres.

« Qui ? Nous ? »

D’ailleurs, à peine Donna venue lui passer le bonjour a-t-elle ouvert la bouche que CJ capte tout.

C.J. : How’s Josh ?
Donna : What do you mean ? (Tsssss… )
C.J. : Which part tripped you up ?
Donna : Oh, you’re… you’re just…
C.J. : Asking how he is.
Donna : Oh, sorry. He’s, um… he’s fine. Happy we’re doing so well.
C.J. : What’s going on ?
Donna : Nothing !
C.J. : Is something… is a Josh thing going on ?
Donna : No. No, no, no, no !
C.J. : Something happened.
Donna : Nothing.
C.J. : Oh, come on ! You’ve got a useless poker face. I spend my whole day talking about election monitors in Central Asia. Throw me a bone !

C’est ballot, hein ?
Pas très fine, la Donna, qui s’en va saluer son ancien collègue Will et lui demande, oh, avec un détachement superbe, si ça lui aurait fait drôle qu’ils sortent ensemble à l’époque où ils bossaient pour Bingo Bob. Bien évidemment, ce benêt-là croit qu’elle lui fait du gringue, mais nooooon, pas du tout, c’est juste une question en l’air, mon pauvre ami !

Will : I’m actually seeing someone in a very nonpublic and poorly defined way.
Donna : No, not you. I was talking about someone like you with your job in relation to me.
Will : You’re talking about Josh ?
Donna : You’re seeing someone ???
Will : You’re seeing Josh ???
Donna : No !
Will : Then who ?
Donna : I’ll tell you mine if you tell me yours.

Will : Yours is Josh ; you’re not cryptic.
Donna : And yours is…
Will : Classified.

Enorme !

Enfin bref, après avoir écrasé quelques larmes de rire, je me suis ressaisie à temps, parce que c’est pas tout ça, mais Vinick à une crève carabinée. D’ailleurs, cette nouvelle réjouissante manque de peu de jeter à nouveau Josh dans les bras de Donna. Sauf qu’il se retient à temps et préfère se jeter dans ceux de Bram, avant de lancer la minuscule Annabeth en l’air une ou deux fois.

Josh : Oh, my Lord ! A cold ! The gods were listening to me. And they love me !

Bref, notre enrhumé est quand même invité à la Maison Blanche, de même que son adversaire démocrate. Et en cette occasion, voici, mes bons amis, l’une des répliques qui m’a le plus fait mourir de rire de toute la série. Debbie Fiederer, qui en elle-même est déjà un personnage d’un comique irrésistible, installe Vinick et son équipe dans une des salles. Et avant de quitter la pièce, lâche un glacial : « Make yourself comfortable… Not too comfortable. »

MA-GNI-FI-QUE.

Et la tronche de Vinick est absolument hilarante.

Bref, qu’est-ce qu’on s’marre. Quelques heures et un bon paquet de mouchoirs plus tard…

… Jed reçoit enfin les deux lascars pour les mettre au courant de la situation avec le Kazakhstan.

Bartlet : One of your will inherit this pinata. I thought you should know what’s on the table…
Vinick : So, we’re placing ourselves on an oil field between two nuclear powers. Alone…
Santos : What’s your exit strategy ?
Bartlet : I don’t have one… These armies are marching towards each other and somebody has to stand in the middle. Unfortunately, it has to be us.

Sympaaaaaa ! Ca aurait été marrant qu’un de deux se lève et dise : « Oui, bon, mon brave, je vous laisse. Finalement, j’ai plus si envie d’être président ! »
Mais non, bien sûr. Ca aurait été dans le ton de cet épisode bien désopilant, cela dit.

Et bien entendu, j’adore le petit instant où les deux candidats se retrouvent côte à côte, à côté du bureau, se demandant sans doute s’il se retrouvera un jour derrière… et si ça vaut vraiment la peine.

Regarde bien ce bureau, Arnold. Regarde-le bien.
Il faut dire que la campagne Vinick connaît quelques petits remaniements de personnel. La soeur de Scully, une teigne pas possible, débarque pour faire pencher un peu la chose du côté des républicains purs et durs, et la fidèle Sheila, bras droit d’Arnie depuis toujours, décide symboliquement de s’effacer, ce qui en flanque un vieux coup au pépère, quand même.

Ca m’en a moi-même flanqué un vieux coup. Mais la dernière séquence de cet épisode m’a juste achevée. Billie Holliday nous enveloppe de sa voix de velours, et à l’hôtel, la campagne Santos se réjouit autour de quelques verres. Là, j’ai bien cru que mes yeux allaient rouler hors de leurs orbites. Shocking. C’est bien Donna qui, l’oeil mutin et la joue rose, glisse discrètement l’enveloppe contenant la clé de sa chambre à Josh avant de se lever pour aller se… coucher.

L’imbécile l’aurait-il empochée tout de suite que c’était gagné. Mais non, voilà qu’Edie et Ronna aperçoivent la clé, et avant que Josh ait eu le temps de lâcher un timide et désespérément mou « I got it », voilà Edie qui court rendre sa clé à Donna… très déçue.

( )

C’est quand même pas de bol. Mais, il n’empêche que je crois que le message est passé.

Ahlala. Mon pauvre Josh. Comme ça doit tourner dans tous les sens dans son cerveau de génie. Pour moi, à ce moment de la série, je me dis simplement que l’affaire Josh/Donna ne peut qu’être réglée APRES l’élection. Avant cela, il n’y a pas moyen que cette sombre buse soit en mesure de réfléchir un tant soit peu à la situation.
Quant à Donna, hormis les désolantes entrevues avec Will et CJ, je la trouve remarquable de sang-froid. De toute façon, je pense qu’elle sait qu’elle n’a plus rien à perdre. Leur collaboration n’existe plus et n’existera sans doute plus jamais. Un ultime clash signerait probablement la fin de leur « relation ». Bref, il faut frapper un grand coup, et le dérapage du début de l’épisode est l’occasion rêvée de le faire. Après tout, que Josh ait pris cette clé ou pas, quelle importance. Le message est clair, et cette fois, il ne peut plus faire semblant de l’ignorer. C’est exactement ce que dit le regard de la dernière capture. « Ok. Je vois. J’fais quoi, maintenant ? »

Réponse… bientôt.

(Ptain, ça fait du bien des gros épisodes love, par les temps qui courent…)

Posted by on Jan 17, 2008 in The West Wing | 24 comments

24 Comments

  1. Ah kel épisode de ouf mon c??ur de shipper en été toute retournée

    C ken mêm une sacré tache JOSH LYMAN en relation avec l’autre sexe. Il a peut être 200 QI mé la c 1 nullité absolu…

    merci j’adore lire T review

  2. Comme beaucoup de cerveaux, il compense son formidable génie politique par une énoooorme immaturité sentimentale. (Hé, merci d’éviter le SMS, on aime pas trop ça, par ici. 😉 )

  3. Alors, là !!! çà c’est du regard ( et de la review aussi ).

    M’est d’avis qu’il a interêt à "conclure avant l’élection parce qu’après…. il risque d’être charrette.

    Message Perso: La suite, la suite, la suite ….. LOL

  4. Le regard de fin, j’adore. Bradley Whitford est génial…

  5. Du ship, du ship, bon d’accord… Mais on peut aussi retenir de cet épisode la tronche des deux candidats qui découvrent qu’ils vont se retrouver à la présidence avec de sacrés frais, à cause de la présence US au Kazakhstan.
    Entre Vinnick qui dit qu’il ne pourra pas faire les baisses d’impots qu’il a promises, et Santos qui découvre qu’il va avoir du mal à financer son programme d’aide sociale, c’est déjà la galère…

  6. C’est une critique ? C’est galère de toute façon… mais bon, c’est sympa d’avoir un peu autre chose, aussi.

  7. Il y a trop de bonnes choses à déguster, on risque la nausée, mais en même temps c’est tellement bon.

    ç’est interessant de voir ce que toi tu retiens de ton coté aussi, à l’époque Will/Kate m’avais assez amusé, il y avait une touche de flirt clandestin (Au coeur du coeur du Maitre du Monde Libre, quoi !!!!)

    Arnaud : Sourtout pas énerver Sorci avant la fin, hein ?

  8. J’avoue que ma motivation ne tient qu’à un fil, en ce moment, alors si je ne m’amuse pas un minimum en écrivant ces reviews, ce n’est même pas la peine, je laisse tout en plan. C’est déjà pas super motivant de reviewer quand il n’y a pas beaucoup de retour, donc bon, étant donné ce qui se passe en ce moment du côté de chez moi, c’est dur dur.

  9. tes reviews sur TWW sont passionnantes mais j’ai peur que cette série ne reste à jamais prisé que par un cercle restreint d’afficionado.

    Courage, petite sorcière préférée

    • Je vous assure qu’en étant très persévérant, on peut rendre accro de nouvelles personnes même plusieurs années après la fin du dernier épisode.

  10. Ah mais non c’est pas une critique !!! Houla… désolé si j’ai été mal compris…
    Non, moi aussi je commente l’épisode… TWW est une série qui m’a beaucoup marqué, et donc j’aime bien en parler aussi, quoi…

  11. Ah ben très bien, évidemment… de toute façon dès qu’on s’attarde un peu sur la vie sentimentale des personnages, c’est tjs délicat… donc je suis un peu sur la défensive, moi-même je ne suis pas super à l’aise avec ça, alors que ça m’éclate, ici…

  12. "Vie sentimentale" ?… Cette expression me rappelle vaguement quelquechose…
    Bon, moi je suis marié depuis 13 ans donc forcément j’ai un peu oublié…

  13. Moi j’en ai zéro, donc j’ai un peu de mal à cerner le concept, mais j’essaye…

  14. Je crois que l’on s’égare. L’essentiel , le capital est que JOSH A EMBRASSE DONNA et surtout que DONNA A INVITE JOSH A PARTAGER SON LIT !!!!

    A quand le passage à l’acte, comment et dans quelles circonstances ?

    Vite, vite, on veut la review de LA SCENE

  15. Quelle scène ? J’ai raté quelque chose ???

  16. La prochaine !!! car avec une invi’ pareille même un cas déséspéré comme moi serait capable de conclure ( Dixit JC Duss)

  17. Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles…

  18. Si j’avais le talent de PeKa je t’aurai fait un dessin, mais m^me pour çà je suis nul à….

    Mais bon !!!!

  19. Gniiiiiiiiii… *v*, oui, juste gniiiiiiii!

  20. J’espère que tu liras ceci la sorcière, même si je ‘suis un peu en retard pour commenter… je souhaitais dire qu’il y a encore quelques fans de la série qui trainent sur la toile et qui comme moi sont heureux de tomber sur ton blog et se délectent de tes reviews même après plusieurs années. J’ai juste un peu de regret de n’être pas arrivée avant !

    Voilou, c’est juste excellent de te lire, c’est drôle, très bien écrit, finement analysé et on a juste l’impression de se taper le dessert après un très bon repas gastronomique. Car The West Wing c’est du 3 étoiles et cette série continuera de briller longtemps très longtemps.

    PS : tu as tout à fait cerné le Lyman, c’est un régal de lire tes analyses sur ce personnage haut en couleur, car avec le recul tout est en place depuis le 1er épisode pour que Josh devienne LE personnage de The West Wing. He’s my TV Hero, même si j’ai souvent eu envie de le baffer lol

  21. C’est cool, je suis contente qu’après tout ce temps, cette section du blog continue à vivre. 😉

  22. Bon, second commentaire, un an et demi plus tard suite à un marathon West wing-ien acharné cette semaine! Je tiens a faire part en guise de témoignage plus éloquent que mon premier commentaire, de mon amour absolument inconditionnel pour cette série! Elle est magnifique, et même des années après toujours aussi fascinante que ce soit au niveau des personnages ou de la politique!

    Et je me suis donc "re" arrêtée sur cette review parce qu’elle me fait beaucoup trop rire à chaque fois que je la lis pour ne pas te dire encore merci de m’avoir fait découvrir la série!

    (Je me revois encore faire dérouler la liste des séries du blog en me disant "tient, quelle série reviewée par la Sorcière n’ai-je pas encore vu?" ^^)

  23. Je suis retombée sur le blog de la sorcière que j’avais dans mes favoris et c’est avec plaisir que je le relis surtout pour west wing, j’ai réussi à rendre ma soeur accro à cette série tant et si bien qu’un jour elle m’a demandé si Bartlett existait ? J’ai bien réussi mon coup n’est-ce pas ?

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