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201 : Little green men

A force d’en parler, j’ai eu envie de ressortir mes vieux DVD, pour voir. Ah ah ha, sacrée rigolade, quand même. On ne va pas le dire trop fort, mais au début de la saison 2, Gillian Anderson n’a rien à envier question rotondité à Sydney Bristow et sa grossesse bondissante. Oui, bon, Scully n’est pas enceinte, officiellement (pas encore), et donc voilà ma Gigi enroulée dans des trenchs et des chemises de bûcherons taille 62. Vachement valorisant.
Evidemment, tout cela fleure bon ses années 90 et nous conserverons un silence respectueux concernant le brushing de la donzelle qui est… terrifiant, il faut bien le dire.

Enfin, la communauté féminine peut toujours se rassurer en se disant que ben… elle est chouette, Gillian, mais elle mesure 1m12, elle pèse de toute évidence plus de 35 kilos (on frise le record) et elle est mimi mais sans plus. Tant de charmantes imperfections seraient décidément tout à fait déplacées à l’heure actuelle… ailleurs que dans BSG, du moins. (Si les hanches de Katee Sackhoff nous lisent, on leur passe le bonjour.)

Evidemment, on peut se réjouir qu’une naine à poteaux, nez de traviole et taches de rousseur se retrouve nantie d’un Apollon tel que Duchovny… sauf qu’il joue comme un pied.
Oui, bon, je suis un peu méchante, il faut dire que le personnage est désespérant.
Mais c’est là justement que X-Files marque des points. Avec mon recul de grande fille, je me rends compte à quel point il est osé, à l’époque, qui plus est, de placer en héros principal un loser tel que Fox Mulder. Doublé d’un dépressif.

(Heureusement, il est canon.)

Car Mulder, c’est pas un marrant. Et si par un quelconque miracle il lui arrive de l’être, tremblez, humbles X-philes !
Bref, là ou X-Files marque des points, c’est que faire de ce solide et beau gaillard un zombie qui passe son temps à gémir sur son sort d’une voix languissante, c’est quand même hyper-intéressant. L’extrême vulnérabilité de ce personnage auquel on a volé son enfance puis sa vie (parce que clairement, sa vie, c’est pas une vie) est touchante, du moins dans les moments où on n’a pas envie de lui balancer sa main dans la figure pour le réveiller.

(Heureusement, il est VRAIMENT canon.)

Surtout en ces temps peu glorieux où son service qui dérange est fermé, et où il passe ses journées à faire de l’écoute pour fraudes diverses et variées.
Mulder, donc, il est complètement givré, le pauvre. Le voilà qui s’en va à Porto Rico pour écouter les petits hommes verts (gris) qui font toc toc à la porte. Délire paranoïaque, fumette, hallucinations. On ne saura jamais ce qu’il a vu à Porto Rico. Toujours est-il qu’après avoir semé les agents qui lui collaient au train, Scully vient une fois de plus le ramasser en mauvaise posture.

(« Viens, Mulder, j’ai les mêmes à la maison. Si, si, je t’assure. Lâche le chemisier de la dame, maintenant. »)

Finalement, X-Files, c’est surtout la relation de ces deux-là, la tendresse protectrice dont ils s’enveloppent l’un l’autre, déjà. Comment ils ont réussi à faire traîner l’affaire pendant dix ans, vraiment, je me pose la question.

Posted by on Jan 21, 2008 in X-Files | 8 comments

8 Comments

  1. A X-Files, nom de dieu cette série est sans conteste LA série qu ia changé le genre (avec Twin Peeks mais j’ai jamais vu, je devrais tiens) et aussi ma conception des aliens 😀

  2. Moi aussi je me suis posé la question… Dans Farscape ca leur a pris quoi, une saison ? (on va dire deux)
    … Bon faut dire avant la Scully.. ehm… le charme de l’intelligence. Et puis il ya eu Carrie la niaise montrant qu’on pouvait être moche ET débile tout en passant pour une belle intello (sic) grâce à du maquillage et de super fringues…
    CA été la mort des "scully" (même Jennifer Anisiton, thon parmi les thons a réussi a être lisse comme tout)
    Marrant que ca marchait entre eux à l’écran vu que dans la vie, pouvaient-pas se blairer (enfin c’est ce qui était écrit dans Telé7jours…)

    ps : j’ai décroché quand "mulder est mort" et qu’il a été remplacé par "le méchant de Terminator"… Jamais suivi la fin…

  3. Je ne crois pas qu’ils se détestaient tant que ça… c’est comme les housewives, plus qu’on en raconte et plus que ça rend le truc populaire… Et sinon, pour les moches, je te dis, il nous reste BSG…

  4. Il y a un moment où ils pouvaient pas se voir mais ensuite ils sont devenus de vrais potes !
    Petite anecdote : j’ai pu rencontrer David Duchovny , il y a environ 2 ans , il se balladait à Paris !
    personne ne l’avait reconnu ( à part moi!) et on a discuté quasimment une heure en faisait le tour de Paris ( j’ai fait genre que je connaissais la ville par coeur) . ce fut un moment vraiment sympa , je ne suis pas une fan de ce mec, mais il est hyper cultivé et super rigolo !
    Voilà , tout le monde s’en fout et moi aussi à la limite, juste comme ça en passant ^^ !

  5. Excellente, cette anecdote… 🙂

    Et effectivement, je pense qu’on ne peut juste pas jouer pendant neuf ans (ou six ou sept) avec une personne qu’on ne peut pas blairer. A un moment donner, il faut faire quelque chose.

  6. "Jennifer Aniston thon parmi les thons" !!!!

    C’est pas possible de laisser passer çà !!!!

    Missblonde serait-elle cousine avec Angie la sérial adopteuse ?

    Pas Glop, pas glop

  7. Oh, rien que la chirurgie esthétique ne puisse réparer… (ik ik ik)

  8. 6. D. Black

    "Jennifer Aniston thon parmi les thons" !!!!

    C’est pas possible de laisser passer çà !!!!

    Missblonde serait-elle cousine avec Angie la sérial adopteuse ?"

    Bé…. SI ! (bon j’étais dans son camps. ^^ )

    Mais admettons le, Jennifer avait sa place dans… BSG

    ps : "Oh, rien que la chirurgie esthétique ne puisse réparer… (ik ik ik)" je suis assez d’accord… Carrie aurait du prendre exemple

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