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101 : Pilot

(Par pekA)

Donc je me lance : voici le « truc pas connu ».

The Shield reste je crois ma série policière préférée. En fait je déteste toutes ces séries de police scientifique où il faut analyser la trajectoire d’une balle pour découvrir qui a tiré, où bien quand il suffit de trouver un poil de fion pour arrêter l’assassin grâce à son adn, bref toutes ces séries où les flics sont plus des rats de laboratoires que des enquêteurs sur le terrain. Seule exception, Bones qui est très originale dans le genre et en plus s’avère très drôle et bien écrite. Et dans une moindre mesure Dexter avec l’analyse des tâches de sang.
The Shield, c’est aux antipodes de CSI, c’est l’anti série policière. D’une part parce que la brutalité des personnages est montrée de manière très crûe. Et surtout parce que les policiers sont loin d’être les anges gardiens idéalisés des séries policières traditionnelles. « To protect and serve » ? Dans The Shield, c’est avant tout protéger ses arrières et servir sa cause personnelle. Les flics que l’on suit sont des ripoux corrompus qui dépassent largement la frontière officieusement tolérée par les supérieurs. Il le faut bien pour arriver à maintenir un semblant d’autorité dans ce quartier pourri de Los Angeles où se passe l’action. Gangs, gunfights, trafic de drogue, prostitution??? Un western moderne vous avez dit ? Los Angeles est montrée comme une telle zone de non droit que c’est un peu le cas, et l’analogie du personnage principale avec un shérif que son badge rend tout puissant est facile.

Mais The Shield c’est aussi mon échec personnel. J’avais tanné Sorcière pour s’y mettre, ce qu’elle a fini par faire, mais elle n’a pas accroché du tout. Et je comprends pourquoi.

Un pilote, on sait tous à quoi ça sert. Le fait est qu’on va voir si ce pilote s’avère concluant.

Intro :
Fraîchement nommé au poste de capitaine de la police dans le district de Farmington LA, David Aceveda n’est rien d’autre qu’un ambitieux qui voit ce nouveau poste comme un tremplin pour sa carrière politique.

Pendant qu’il donne sa première conférence de presse, toutes blanches dents dehors, assénant un discours des plus rassurant pour les lecteurs des feuilles de choux rassemblées, sur le terrain l’inspecteur Vic MacKey et ses gars déboulent et poursuivent à toute allure un jeune dealer.

Excellent montage en parallèle, montrant le souriant capitaine et excellent bonimenteur d’un côté, face au bourru MacKey qui crache sur le dealer et lui baisse son pantalon pour lui chourer sa came planquée au chaud (sous le regard des badauds). Très bon pré générique qui pose le ton.

Retour triomphal de Vic et sa fine équipe au poste de police. Ce mec se la raconte comme c’est pas permis. Les petits jeunes qu’il a sous ses ordres forment avec lui la Strike Team, une équipe propre au district qui dispose d’un peu plus de latitudes que les autres policiers pour lutter contre la violence dans le quartier.

L’impulsif et immature Shane est le petit protégé de Vic, et le bougre va lui en faire voir de toutes les couleurs à cause des ses actions irréfléchies au fil des saisons. L’apogée sera la saison 4, lorsque Shane devient une grosse menace pour Vic, mais je n’en dirai pas plus.
Le géant peroxydé Lemanski (dit Lem) est le bras droit de MacKey, fidèle de la première heure, très malin et intuitif. MacKey peut compter sur lui.
Le moustachu quant à lui est plus discret, rien de spécial, juste un exécutant.
Et enfin la nouvelle recrue, Terry, dont la Strike Team fait l’initiation d’une manière assez peu professionnelle et qui relèverait plus d’une sororité universitaire que d’une équipe de collègues.

Le poste de police : une chapelle réaménagée 🙂 Il y a des vitraux dans les salles d’interrogatoire, mais ils sont recouverts de grilles. Joli symbole quand on voit que ce qui se dit ou ce qui se fait dans ces pièces n’a rien de très chrétien.

A peine arrivé, Vic est convoqué chez le capitaine : un jeune dealer arrêté pour possession de drogue, accompagné de son avocat aux dents longues, porte plainte pour mauvais traitements. Et quand celui-ci montre ses bleus, MacKey sort un soigné « Boyfriend give you that ? » 😀
Ah c’est déjà la quatrième plainte de ce genre qui arrive sur le bureau d’Aceveda ?

Autant dire tout de suite que ces deux là ne pourront jamais se sentir, il leur arrivera de collaborer, mais c’est quand les deux ont a y gagner quelque chose.

Après une petite visite à celui qui l’assigne en justice, le hasard veut que celui-ci retire sa plainte contre Vic. Comme c’est commode ! Le capitaine n’est pas dupe et craint que son homme n’aille trop loin. Ce qui vaut une première vraie altercation entre MacKey et Aceveda, où Vic lui fait comprendre qu’il a beau être capitaine, il n’aura jamais le dernier mot face à lui.

Son côté tête brûlée n’est peut être pas des plus plaisante de prime abord, mais on s’y fait.

Toujours dans son petit tour de la ville, Vic passe racketter un proxénète. Argent ET came.

Puis avisant la maigreur d’une prostituée pour laquelle il s’est pris d’affection, il s’empresse de lui donner un billet histoire qu’elle se nourrisse un peu et qu’elle donne à manger à son fils??? plus un sachet de cocaïne. Mais on ne peut pas vraiment le blâmer pour ça.

1ere enquête : une jeune femme retrouvée assassinée chez elle avec une mise en scène pas très naturelle. Sa petite fille est introuvable.

Les inspecteurs en charge : Holland « Dutch » Wagenbach et Claudette Wyms. Ces deux là travaillent ensemble depuis un petit moment déjà et se connaissent assez bien. Ils représentent l’anti Strike Team par leur intégrité et leur conscience professionnelle. C’aurait été trop caricatural de montrer tous les flics à l’image de MacKey, et dans un sens c’est rassurant de voir des policiers plus conventionnels. Mais ce n’est pas parce qu’ils sont en costume qu’ils se bouchent le nez devant un cadavre. Claudette a une expérience du terrain en béton, et ses années de terrain sont son point fort. Elle a en tête des centaines d’affaires, connaît la manière de mener une enquête en fonction des cas et se trompe rarement. Dutch est un peu le profiler du district, c’est l’intello de la bande. Il a une aptitude à discerner les caractères psychologiques des individus et aimerait pouvoir régler toutes les affaire rien qu’en réfléchissant et en parlant, mais il manque d’expérience pour avoir tout le temps des résultats concluants.

CCH Pounder est remarquable dans le rôle de Claudette, elle joue parfaitement la femme de caractère, pas encore totalement blasée mais déjà un peu usée moralement, avec une aura telle qu’elle donne de la profondeur à toutes les scènes dans lesquelles elle joue.

J’aime beaucoup ce que répond Claudette quand Aceveda lui demande son avis sur Vic.

Aceveda : ‘doesn’t bother you the things he does ?
Claudette : I don’t judge other cops.
Aceveda : MacKey’s not a cop. He’s Al Capone with a badge.
Claudette: Al Capone made money by giving people what they wanted. What people want these days is to make it with their cars without getting mugged. Come home from work, see their stereo still there. Hear about some murder in the barrio, find out the next day the police caught the guy. If these things means some cop roughs up some nigger or spic in the ghetto, as far as most people are concerned, it’s don’t ask, don’t tell. How you figure on changing that ?

Et puis ça lève le doute sur MacKey, il ne faut pas croire qu’il est raciste. Il arrête juste ceux qui ne jouent pas selon les règles.

Si Claudette est une femme respectée et qui s’entend convenablement bien avec MacKey, pas au point de boire des bières ensemble mais tout au plus de se donner des coups de pouce, au contraire Dutch est mal intégré, trop gentil face aux gars du coin. Et son attitude de looser ne l’aide pas à se faire apprécier. Quand il cherche à brancher une collègue, Vic vient s’amuser à démolir son coup juste pour rire.

Chouette moment : quant Dutch accuse Vic de lui piquer son goûter, Vic le lui rend… après digestion. Du moins c’est ce qu’il suppose, or MacKey n’avoue rien alors qu’il aurait pu s’en vanter comme à son habitude. Sauf qu’Aceveda a compris que ça n’a rien à voir avec le goûter de Dutch mais qu’il s’agit d’une tradition policière : quand un flic prend la grosse tête, il faut lui rappeler qu’il n’est qu’un membre de l’équipe en lui mettant une crotte de chien dans le bureau ou le casier… et devinez qui a un chien ?

😀

Notre enquête est quand même glauque à souhait. A l’interrogatoire du 1er suspect, l’homme avoue avoir tué sa femme puis embarqué sa fille, et l’avoir revendue pour s’acheter du crack.

Nouveau suspect : celui à qui la fille a été revendue, un pauvre type qui doit s’occuper de sa vieille maman qui n’a plus toute sa tête.

Le pathétique des seconds rôles alterne avec la crasse la plus absolue, parfois les deux ensemble.
Dutch mène un interrogatoire très soft, à sa façon. L’air de rien, il amène la discussion sur la sexualité et oriente se propos de manière à déculpabiliser le jeune homme d’être pédophile. Il avoue alors avoir acheté la petite fille, mais étant trop jeune à son goût il l’a échangée immédiatement à un homme qui les aime jeunes. Dutch est de plus en plus décomposé et a vraiment du mal à jouer le jeu au fur et à mesure que son suspect se délie la langue. Beau jeu de l’acteur.
Face au deuxième acheteur de la petite fille, c’est une autre histoire. L’homme est relativement plus fermé. Et plus intelligent, le petit baratin du Dutch ne prend pas du tout avec lui. Sauf qu’avec la petite dans la nature, impossible de le laisser mariner. Aceveda prend la décision de lui coller Vic.

Dr. Grady: You turn to play bad cop ?
MacKey: No. Good cop and bad cop left for the day. I’m a different kind of cop.

Et Aceveda qui éteint le moniteur de surveillance.

MacKey obtient l’adresse où la petite est retenue, mais Dutch refuse de le remercier. Claudette désapprouve mais demeure silencieuse.

On comprend ensuite pourquoi MacKey et Aceveda se sont impliqué autant personnellement dans cette enquête : ils sont pères de famille, tout simplement.
Je comprends pourquoi Sorcière n’a pas apprécié la série, trop rude d’entrée. Mais c’est un pilote, il faut montrer son jeu pour retenir l’attention. Je crois même que c’est l’affaire la plus glauque de la série. Au moins on sait à quoi s’attendre.

Autre duo : Danny et Julian.

Danny c’est la petite fleur du poste de police, pas la bimbo de service mais très jolie. Enfin, petite fleur… elle a quand même son fusil à pompe sous son siège de sa voiture… et elle ne peut pas s’empêcher de prendre son arme quand elle a un rencard. Plus par la force des choses que de son plein gré.
Mais c’est une femme très appréciée et assez compétente dans son travail. Très frustrée cependant, elle aimerait bien voir sa carrière décoller et prend des cours du soir, mais sans réussir à décrocher les concours de promotion interne.
Elle s’occupe de la formation du bleu Julian, encore très maladroit et stressé par son nouvel uniforme. Malgré sa carrure impressionnante, c’est un jeune homme très doux et sensible, pétri de morale religieuse, et qui n’assume pas son homosexualité. L’histoire qu’il a dans cette saison avec un autre jeune homme est très touchante, et peut faire penser à celle de Mark et Cliff dans Ugly Betty.

Danny et Julian sur le terrain, appelés par un mignon petit couple parce que les pneus de monsieur ont été crevés. Bien sûr, ils accusent l’ex de la demoiselle, quelqu’un de très jaloux.

Julian: In the meantime, can you think of anyone else who might’ve slashed your tires?
Man: Like who?
Julian: Maybe a business associate?
Man: Business associate? What, you trying to imply something?
Julian: No, I’m just wondering why you got a $30,000 car with $500 tires parked outside of a $400-a-month apartment.

J’adore la tronche qu’ils tirent 😀
Plus tard en arrêtant l’ex, celui-ci avoue avoir tailladé les pneus parce qu’il avait donné en cash leur valeur à sa nana, puis elle l’avait largué. Et il dit qu’il ne peut pas payer sa caution de 300$ alors qu’il vient de se déposer pas loin de 2000$ de bijoux pour sa garde à vue 😀
Ils ne sont pas naïfs nos flics, mais ils en peuvent pas non plus lutter contre le système tout entier. C’est cet aspect de la série qui est un peu déconcertant, on ressent l’impuissance et la frustration des policiers intègres. Bien qu’ils n’aient pas particulièrement d’idéaux ni d’utopie, ils veulent quand même rétablir un semblant de justice. Pour autant, ils s’accommodent du milieu.

Tiens tiens, mais qui voilà ? Ce n’est pas le newbie Terry qui regarde avec insistance MacKey faire des combines avec son dealer préféré ?

Et qui s’empresse d’aller tout raconter à Aceveda??? lequel lui propose immédiatement de rejoindre la police des polices et d’épingler MacKey une fois pour toutes.

Aceveda : Let’s be clear here Terry. We’re talking about making a case that putsMacKey behind bars for a long time. Because if we only wound him, his friends upstairs will crush both of us.
Terry : I know what I’m getting out of this. What are you getting out of this?
Acedeva : I just want a dirty cop off the street.
Terry : Right??? You want to be mayor some day? You better learn how to lie a hell of a lot better than that.

J’ai toujours été surpris par la rapidité avec laquelle Aceveda avait discerné MacKey et voulait s’en débarrasser. C’est sur, c’est un boulet pour lui, ses sorties de route feront tâche sur son bilan quand il voudra grimper les échelons. On en apprend également plus sur Vic à travers lui : il est protégé. MacKey a en effet un allié de poids, Gilroy, son ancien formateur qui lui a tout appris. Gilroy qui a continué sa carrière par la suite, et ferme les yeux sur les actions de son protégé en étouffant ses petits problèmes de morale.

Terry accepte sa mission, mais il hésite tout de même. Parce qu’en dehors du boulot, Vic est bon père de famille, mari aimant (même si pas toujours fidèle) et un chouette camarade avec qui vider des bières. Il choisi tout de même de jouer double jeu, et de faire tomber MacKey.

La Strike Team décide d’organiser une descente chez un gros dealer pour faire le baptême du feu de Terry. Mais la soirée tourne mal, une fusillade éclate, Vic descend le dealer, lui pique son arme??? et descend Terry.

En somme, que faut il retenir de ce pilote ?
On a une présentation des personnages, même si ils vont forcément prendre de l’épaisseur la suite. C’est une série où tous les personnages sont en demi teinte, et même si on pense les avoir cernés, tôt ou tard ils se révèlent. La famille de Vic appelle de plus amples développements, notamment sa femme qui le croit exemplaire mais qui va vite déchanter.
L’environnement est bien posé. J’adore l’ambiance qui se dégage pendant ces quelques secondes où on voit la vie d’un quartier, sur fond de musique rap ou latino, on rentre complètement dans l’atmosphère. Et même si on ne doute pas que LA comporte de tels quartiers, on est parfois amené à voir de telles scènes qu’on ne peut pas y croire complètement. Un far west moderne comme je l’ai dit, à chacun de sauver sa peau comme il le peut. Et point de vue réalisation, c’est tout du caméra épaule, aussi dynamique que du BSG, afin de rendre la plongée encore plus réaliste. La teinte chaude et jaune des images renforce l’atmosphère ensoleillée et latine de la série.

Le fil rouge est planté, l’assassinat de Terry, qui sera maquillé en « accident de travail », va attirer de gros problèmes à Vic et même ébranler la confiance que ses gars avaient en lui. Ce coup de feu aura même des ramifications jusqu’à la saison 5, quand l’enquête sera réouverte, avec Forrest Whitaker dans le rôle de l’incorruptible et tenace enquêteur.

L’affaire MacKey maintenant. Pas évident, on ne peut pas le détester totalement, un peu pour les même raisons qu’on pardonne à Dexter de charcuter des salopards. Et comme le dit le proverbe, la fin justifie les moyens. Bon, je reconnais qu’il pourrait se passer de cramer les joues des pourris qu’il interroge avec une plaque de cuisson, certes. Quant au fait qu’il se mette de côté des billets ou de la drogue saisie, on s’aperçoit que ce n’est pas pour son enrichissement personnel : c’est pour financer ses indics et obtenir des informations. Par la suite il manquera de se faire choper (entre autres à cause d’un gros paquet de beuh qu’il a gardé), mais il se retrouve contraint de se faire de l’argent de poche pour payer l’établissement spécialisé où il doit placer ses enfants atteints d’autisme (à cause d’un vaccin médical frelaté, mais c’est une autre histoire). Un peu comme Dexter, il bouscule notre morale sans qu’on puisse avoir d’avis tranché, parce qu’il sait aller aussi dans les extrêmes.
Pour reprendre une expression connue : responsable, mais pas coupable 😀

Posted by on Déc 15, 2007 in The Shield | 15 comments

15 Comments

  1. Trop cool, je n’aurai même pas besoin de reviewer cet épisode quand je tenterai l’épisode 2 ! :-p D’ailleurs, tu vois, j’ai même ouvert une nouvelle rubrique !

  2. Mon bonheur est complet ! 🙂

    Je pensais pourtant que tu n’avais pas eu l’envie de poursuivre la série ?

  3. J’ai laissé tomber sur le coup parce que je n’ai pas franchement accroché et parce que je n’avais pas envie de voir ce genre de choses à l’époque. Mais quand j’aurai fini les Soprano, il me manquera peut-être un truc bien sombre à regarder… J’aimerais comprendre l’engouement autour de cette série, quand même.

  4. Je ne sais pas moi même, je crois qu’on se laisse entraîner sans comprendre. Comme je l’ai dit, c’est une série policière à contre courant, même si après Dexter, on ne peut plus être très choqué par la morale de The Shield.
    L’ambiance joue beaucoup dans l’attrait aussi, un environnement très bariolé, très vivant. Et puis c’est un univers underground, politiquement incorrect, tout le monde le sais de manière tacite, mais personne ne parle des ces quartiers de non droit. C’est dans la veine de plein d’autres productions qui éraflent ce qui reste du rêve américain.
    Et puis les acteurs sont assez remarquables (pas tous ceci dit), et la série a l’avantage d’avoir attiré de grands noms : CCH Pounder (Bagdad Café), Glenn Close qui joue de manière fantastique le capitaine de police dans la saison 4, et Forrest Whitaker dans la saison 5.

  5. Série qui tue ! Après The Sopranos, OZ et BSG, The Shield est sans conteste l’une des meilleures séries 😉

  6. Bravo pekA!

    Très bonne initiative, très bonne série, très bonne critique. Je serai peut-être un peu moins coulant que toi envers le personnage de McKey d’un point de vue moral, mais ça ne rend la série que plus intéressante. Une des choses fortes dans cette série, c’est qu’on ne sait jamais comment une situation déjà explosive va aboutir, un peu à la BSG. La tension monte, on sent à chaque fois qu’un drame se prépare, mais on n’est jamais vraiment préparé à ce qui arrive.

    Bref, une série qui prend aux tripes, comme on les aime.

    Encore bravo pekA!

    (et merci à la Sorcière d’avoir ouvert une nouvelle rubrique pour le coup!)

  7. Thanks Jonh et Toface 😉
    Justement, je pense que la force de la série c’est qu’on peut discuter abondamment sur les torts de MacKey : il a raison / il a pas raison, la nécessité, l’humanité, etc…
    Et comme tu dis on rentre totalement dedans, on est pris dans l’action.
    J’aime beaucoup aussi qu’ils arrivent à varier les épisodes, c’est pas si souvent "un épisode = une enquête", ils se renouvellent vraiment bien, et dès la première saison.

  8. Gloire à PeKa !!! et brulons la Sorcière ( enfin pas tout de suitCe qu’il y a d’interessant dans "The Shield" c’est la lutte pour le pouvoir entre Acevda et McKey qui va aller en s’intensifiant au fil des saisons. Chacun usant de méthodes pour le moins non-conventionnelles

    Plus "l’installation" de 2 "guest longue durée" : Glenn Close et Forest Whitaker !!!! ( excusez du peu)

  9. Non, quand même pas la brûler, la pauvre… Elle a ses raisons pour ne pas avoir été séduite d’emblée, c’est comme tout. Je reconnais que c’est très cracra quand même.

    T’as raison, entre eux deux ce sera toujours à qui peut tirer la couverture pour lui tout seul. Aceveda s’attribue souvent les réussites de MacKey. Avec ce duo, c’est tout le pan politique de la série qui est développé.
    Avec Monica Rawlings (Glenn Close), c’est différent : elle vient du terrain déjà, MacKey et elle sont un peu plus sur la même longueur d’onde. Elle redonne des responsabilités à Vic et réunit la Strike Team! Elle a confiance en lui au début malgré ses méthodes. C’est la "cohabitation de velours" pour reprendre une expression connue. J’ai beaucoup aimé la saison 4 pour elle.

  10. POur quelqu’un qui n’a pas vu THE SHIELD mais qui en a entendu parlé c’est une très bonne review, complète, détaillée mais je ne pense pas que je regarderai le show. C’est trop violent, trop sombre, trop triste pour moi (pour les mêmes raisons, je "n’ose’ pas DEXTER)

    Ex:

    "Justement, je pense que la force de la série c’est qu’on peut discuter abondamment sur les torts de MacKey : il a raison / il a pas raison, la nécessité, l’humanité, etc…"

    Une des raisons pour laquelle je ne regarde pas : ce genre de série me retourne le cerveau et après je ne sais plus ou j’en suis…

    "L???affaire MacKey maintenant. Pas évident, on ne peut pas le détester totalement, un peu pour les même raisons qu???on pardonne à Dexter de charcuter des salopards. Et comme le dit le proverbe, la fin justifie les moyens…Un peu comme Dexter, il bouscule notre morale sans qu???on puisse avoir d???avis tranché, parce qu???il sait aller aussi dans les extrêmes."

    bé voilà même chose. Je ne sais pas comment vous faites. Moi ca me tourneboule…

  11. Je reconnais que Dexter a été pour moi une vraie expérience, cette plongée dans la tête du tueur était éprouvante. C’est la série qui va le plus dans l’atroce. Il y a des séries qui sont plus orientées psycholigiques et qui peuvent être tout aussi traumatisantes, cela dit Dexter c’est quand même du très haut niveau.
    Je n’oserais pas mettre The Shield à égalité avec Dexter, c’est tout de même moins retournant même si ça reste choquant. Pour la morale, on n’est pas si bouleversé que ça dans The Shield, il y a déjà eu d’autres films ou séries où les flics luttent "avec le mal contre le mal" pour faire vite (bon, on oublie "Un flic dans la ville" hein…). Comme pour les ripoux, on sait déjà que ça existe.
    Mais je ne forcerai personns à regarder The Shield parce qu’il faut vraiment le vouloir.

  12. Promis hein ? C’est pas SSII "méchant" ? Pas comme Dexter ?

    Bon bé peut être que j’oserai alors…

    la fille qui n’a jamais vu SAW (et qui ne veut pas)

  13. N’ai jamais vu Saw non plus. Dexter, c’est d’un raffinement exquis. Tu vas aimer, je te le promets. 😉

  14. Moi non plus je n’ai pas vu Saw et je ne compte pas regarder.

    Alors "the shield" c’est génial, c’est improbable et innovant. J’adore Chiklis, il a une sacré gueule, aux antipodes des flics sexy à la CSI etc… il n’en ai que meilleur.

  15. Y’a pleins de trucs intéressants derrière cette série :
    – l’actrice qui joue la fille de Vic dans la série est Autumn Chiklis… sa vraie fille ! Cependant elle n’a pas le droit de regarder la série car trop violente selon ses parents…
    – l’actrice qui joue la femme de Vic dans la série est Cathy Cahlin Ryan (épouse de Shawn Ryan, créateur de la série)
    – la meilleure amie de Cathy Cahlin Ryan est la femme (réelle) de Michael Chiklis.

    Et puis la dernière saison de The Shield commence en même temps que la dernière saison de Battlestar Galactica (à quelques jours près) 😛

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