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211 : House arrest

Même si cet épisode m’a paru un peu morne, je dois reconnaître que l’inéluctabilité qu’il dégage est assez prodigieuse. On a là trois personnages qui suivent un chemin sur lequel ils n’ont aucune prise.

Que ce soit l’oncle Junior qui décline à toute vitesse, coincé chez lui par son assignation à domicile, et entouré, il faut bien le dire, de purs larbins… Notamment ce branleur de Richie Aprile et ce grand crétin de Bacala… Pas très motivant, tout cela, même si en cours de route, il renoue avec une bonne amie à lui.

Que ce soit aussi Melfi qui est sur une pente extrêmement dangereuse et qui, tout en étant consciente de la situation dans laquelle elle s’enfonce, ne peut rien faire contre. Finalement, le praticien devient le malade, dans l’histoire, non que Tony aille mieux, cela dit. A présent, difficile de ne pas parler d’alcoolisme… Et je ne suis même pas sûre que larguer Tony serait la bonne solution, pour elle. Elle semble avoir un besoin irrésistible de le voir. Besoin qu’elle cache derrière sa dépression à lui, soutenant à son propre psychiatre qu’elle ne peut pas le lâcher maintenant. Pathétique. Moi, ce qui m’a le plus troublée, c’est de la voir regarder son agenda, y lire « T.S. » et se verser un verre de vodka pour se donner des jambes.

Brrrr…

Et enfin, que ce soit Tony, à qui son avocat conseille de se montrer un peu plus souvent dans son bureau de la boîte de ramassage des ordures, sa couverture officielle.
Et qu’est-ce qu’il s’y fait chier, le pauvre Tony.
C’est là qu’on réalise que son implication dans la mafia, c’est plus qu’un choix, c’est un mode de vie, c’est sa vie. Ce n’est pas quelque chose auquel il peut renoncer comme cela, parce qu’il est menacé. Non, impossible.
Du coup, c’est avec soulagement, et avec la conscience d’un vrai manque dans cet épisode, qu’on le regarde retourner auprès de ses lieutenants, qu’on replonge dans son confort, qui quelque part est devenu le nôtre.

Un vrai soulagement, et l’impression de rentrer à la maison.
C’est là aussi qu’on se rend compte à quel point cette série nous manipule. 😉
Tant pis, j’aime qu’on me manipule comme ça.

Posted by on Août 9, 2007 in The Sopranos | 2 comments

2 Comments

  1. En même temps, ce retour de Tony auprès de ses hommes m’a fait une drôle d’impression, on aurait dit un rêve, j’ai trouvé qu’il y avait un fort sentiment d’irréalité : un quotidien apparemment très monotone, le retour inattendu de Christopher, la discussion surréaliste de Paulie et Sil sur les crèmes hydratantes, puis Paulie qui se fait bronzer pendant que Tony papote gentiment avec les flics qui ne se sentent absolument pas concernés par l’accrochage dans la rue, et les hommes de Tony qui vont apprendre le code de la route au chauffard, bref, je m’attendais d’une seconde à l’autre à le voir se réveiller, mais non??? Etrange, comme atmosphère, vraiment !

    Et je me suis bien marrée en voyant que la fidélité conjugale a été de courte durée ! 😀

  2. Ah oui, et puis il m’a fait pitié, ce pauvre Tony, s’emmerdant comme un rat mort dans son bureau pendant que ses hommes s’amusent comme des petits fous avec le camion de matériel de la seconde guerre mondiale ! Le pauvre ! 😀

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