Le blog de La Sorcière
 

Le Dr Faust connaît son affaire...

Comme je vous le disais il y a quelques semaines, je suis une grande adepte de Faust, même si à ce jour, je n'ai lu que la version de Goethe (en allemand et en français, parfois même dans les deux langues en même temps). Ces dernières semaines, amusée d'avoir vu Sammy Weuh se plonger dans ces très saines lectures, j'ai ressorti le mien, un peu jauni, et je me suis replongée dedans avec délectation.
C'est beau comme pas permis. Si vous ne l'avez pas lu et que vous aimez les lectures classiques divinement écrites, foncez. D'autant que la traduction française est signée par Gérard de Nerval... Goethe lui-même n'hésitait pas à dire qu'il préférait la traduction à l'original ! *soupiiiiir*
D'ailleurs, c'est cette traduction qui a inspiré Berlioz pour sa Damnation de Faust.

Bref, en parcourant mon cher volume, en bonne Supernaturaliste fraîchement convertie, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire en découvrant ceci...

Je trouve ça très, très chou.
Je me suis également amusée à remarquer que c'est sous la forme d'un chien que Méphistophélès s'introduit chez le bon docteur avant de conclure avec lui le pacte diabolique. Autant de détails que l'on retrouve dans SPN... c'est d'ailleurs un chien qui vient chercher ceux qui ont vendu leur âme et dont les dix ans de sursis arrivent à leur terme. Chou, vous dis-je. Et très bien documenté.

 

307 : Fresh blood

OH MY GOD ! Sera Gamble... she's a princess !!!
Elle est vraiment douée, cette nana. Les meilleurs épisodes sont souvent écrits de sa main délicate. I'm such a fan !

Une fois de plus, elle nous sort la carte "vampires" et wow... avec quelle maestria. Je crois aussi qu'elle a un petit faible pour les grandes scènes "brother/brother". Je ne vais pas m'en plaindre.

Bref, ma Sera nous gâte pour la grande sortie de Gordon Walker. Et pourtant, le soupiiiir que j'ai poussé quand j'ai constaté qu'elle allait une fois de plus nous jeter Bela dans les pattes.

Pas pour longtemps, cela dit. Juste le temps que cette formidable pétasse donne (ou plutôt vende) à Gordon, commodément évadé, la localisation exacte des Weuh.

La petite garce mériterait vraiment que Dean lui brise la nuque. (Oh voui, oh voui !)

Ce fou-furieux de Gordon, donc, a décidé que cette fois, il fallait en finir avec le grand truc que c'est l'Antéchrist. Je me méfie parce qu'il nous assène ça presque anecdotiquement... jusqu'au jour où on se rendra compte que Gordon, le Gordon aux yeux de déments qui nous a tant fait marrer, ce Gordon-là avait raison. Manman.

Pendant ce temps-là, mes Weuh traquent le vampire, cette espèce en voie de disparition. Et bonne nouvelle, ils sont plus beaux que jamais !

C'est toujours un peu dégueu, les vampires. La dernière fois qu'on en a croisé, Dean nous avait fait un plan rock'n roll avec la scie électrique. Là, c'est tout aussi délicieux. Un représentant de la nation vampiresque s'amuse à vampiriser un max de blondasses pour reconstituer sa petite famille décimée pendant des années par Gordon et les autres. Ce qui est répugnant voire limite abject. Voir ces pauvres gonzesses déjà pas gâtées par la nature car blondes se jeter goulûment sur le gobelet de sang dont ce monsieur leur fait l'aumône, ça m'a écoeurée. C'est presque sexy à force d'être glauque.

Ironie suprême, ayant chopé le Gordon, qu'est-ce qu'il fait ce gentil vampire ? Eh bien il en fait un des siens. Mauvaise idée, très cher, car pour le coup, c'en est trop pour le Gordon qui a déjà eu une journée difficile. Il nous arrache donc gentiment les deux têtes de ses compatriotes. Atroce. A gerber.
Pauvre Gordon, quelque part... lui qui a passé tant d'années à venger la vampirisation de sa soeur, le voilà découvrant cette existence qui n'en est pas une. Toute cette séquence est d'une puissance hallucinante. Le vampirisme vu de l'intérieur, avec ses bruits, ses sensations. Le tout va pousser Gordie à bouffer tout cru un pauvre type qui a le malheur de se trouver là... parce que la soif de sang est plus forte que tout le reste.

Et puis il y a son comparse qui, découvrant la chose, lui propose aimablement de lui couper la tête parce que bon, hein.

Mais ce bon Gordon ne renoncera pas tant qu'il n'aura pas accompli sa dernière mission : tuer Sam Winchester. Alors son ami, eh ben il le saigne comme un goret.

Du côté des Weuh, pareil, c'est pas franchement la grande rigolade. Sammy 2.0 est très très énervé de voir son frère prendre des risques inconsidérés dans leur traque. C'est vrai, Dean manque de servir de casse-croûte à une blonde aux dents longues puis joue les Neo lors d'un échange de tirs nourris. Ca commence à bien faire, ce trip quasi-suicidaire. Et comme souvent, c'est de la bouche d'une créature inhumaine que vient l'explication. Inhumaine certes, mais qui n'en ressent pas moins le désespoir de voir sa famille disparaître, d'être le dernier à rester.

Dixon : You don't understand.
Dean : I don't wanna understand you...
Dixon : I was desperate. You ever felt desperate ? I've lost everyone I ever loved. I'm staring down eternity alone. Can you think of a worse hell ?
Dean : Well.... There's Hell.
Dixon : I wasn't thinking. I just... I didn't care anymore. Do you know what that's like ? When you just don't give a damn ? It's like... it's like being dead already. So just go ahead. Do it.

Une conversation qui peut être interprétée dans deux sens différents. D'abord, parce qu'elle renvoie à Dean qui se fout de se faire amocher par les méchants puisqu'il est déjà mort, ou presque. Et aussi parce qu'elle renvoie à ce que Sam, qui écoute religieusement, vivra bientôt : c'est lui le dernier survivant, celui qui bientôt aura tout perdu.

Et c'est peut-être aussi pour cela que Dean prend la peine de laisser le vampire parler. Parce qu'il comprend à cet instant ce à quoi il a condamné son frangin en concluant le pacte. A ça, en gros.
Alors pour Sam, ça vaut la peine de secouer le grand frère une bonne fois pour toute.
Cette fois, c'est le grand déballage. Et cette fois, Dean l'écoute. Enfin.

Sam : Drop the attitude, Dean. Quit turning everything into a punchline. And you know something else ? Stop trying to act like you're not afraid.
Dean : I'm not !
Sam : You're lying ! And you may as well drop it cause I can see right through you.
Dean : You got no idea what you're talking about.
Sam : Yeah, I do. You're scared Dean. You're scared because your year is running out and you're still going to hell, and you're freaked.
Dean : And how do you know that ?
Sam : Because I know you !
Dean : Really ?

Sam : Yeah because I've been following you around my entire life ! I mean I've been looking up to you since I was four, Dean. Studying you, trying to be just like my big brother. So yeah, I know you. Better than anyone else in the entire world. And this... is exactly how you act when you're terrified. And I mean I can't blame you. It's just...
Dean : What ?
Sam : It's just I wish you would drop the show and be my brother again. Cause... just cause.

(Aaaaaw... )

En fait, c'est parfaitement génial. Parce que Sam a trouvé exactement les mots qu'il fallait pour reconnecter avec son frère, alors qu'il ne leur reste que quelques mois à passer ensemble. Et parce que Dean va peut-être enfin comprendre que oui, il s'en va, que non, ça ne va pas être une partie de plaisir pour Sam, mais que ce dernier n'est plus le bébé que son père lui a collé dans les bras 25 ans plus tôt. C'est donc ensemble qu'ils vont aller démolir Gordon. Et par ma barbe, comme Dean a eu raison d'embarquer Sam ! Parce que sans lui, il était cuicuit.
Futé, le Gordon, de séparer d'emblée les frères. De coller Dean derrière une cloison avec sa victime... à qui bien sûr il a fait boire de son sang histoire de la transformer en vampire quelques minutes plus tard. Elle ne fait pas long feu, cela dit. Merci, le colt magique.

Et alors là, la pure scène d'action entre Sam et Gordie... nom d'un hanneton cagneux !
Mais qu'est-ce qu'il se passe exactement, à ce moment-là ? Comment Sam arrive-t-il à l'immobiliser de cette manière, après s'être mangé autant de gnons de la part du super-vamped-Gordon ???

Je peux me tromper, mais on aurait dit que ses pouvoirs étaient de retour. Et pour qu'il arrive à le décapiter... avec un câble... Sam... little Sammy... hä... ?

Je crois que même Dean est sous le choc.

Bref, je crois que ces images ne sont pas près de se désincruster de mes rétines. Heureusement que pour contrebalancer cette horreur, on a la scène la plus CHOUPI que j'aie vu dans cette série depuis une paye : Dean qui bricole sa caisse tombée en panne, qui réclame un outil à Sam, bugge un coup... et là on se dit qu'il va lui rire à la gueule en reniflant que c'est pas la bonne clé, gros geek... eh ben non. Il lui demande juste de venir voir comment on fait pour réparer la bagnole, parce que quand il ne sera plus là, il faudra bien qu'il se débrouille.

Sam : What's with the auto shop ? You don't mean, you want...
Dean : Yeah, I do. You fix it.
Sam : Dean, you barely let me drive this thing.
Dean : Well, it's time. You should know how to fix it. You're going to need to know these things for the future. And besides, it's my job, right. Show my little brother the ropes.

C'est adorable. Et triste aussi de voir Dean montrer à Sam comment prendre soin de la dernière chose qui lui restera de Dean, ce tas de ferraille qui lui est si cher, ce sanctuaire, presque. C'en est à chialer.

 

306 : Red sky at morning

Allez, je vais être honnête et reconnaître que même si je trouve qu'il est vingt fois trop tôt pour nous rebalancer Bela, cet épisode m'a quand même bien fait poiler.
Il est clair qu'ils ne savent pas gérer les personnages féminins, dans cette série, et qu'hormis Mary Winchester et son aura de maman-martyre, tout le reste est à jeter. Mais c'est quand même assez réjouissant de voir Dean galérer pour trouver des répliques cinglantes, bref, se faire sécher comme une feuille morte par la grognasse. Je crois qu'il n'a jamais eu l'air aussi bête que dans cet épisode, et ça m'a amusée. De l'autre côté, voir le grand truc se faire prendre en main par une ancêtre, alors là, c'était juste inégalable !

Mais bon, pour commencer, nous avons droit à la désormais traditionnelle engueulade dans la bagnole. Et chaque fois, le volume monte un peu plus. Dean a découvert qu'il manquait une balle dans le colt et alors là, fichtre, il n'est pas content du tout.

A un moment, je me suis même dit que le grand truc allait ouvrir la portière et le planter tellement il a l'air exaspéré que l'autre ne reconnaisse pas ses efforts pour le sauver.
Entre nous, ils sont à baffer tous les deux. Mais ce n'est pas inintéressant de les voir se détacher comme ça. Je ne sais pas à quoi ça va aboutir, mais clairement, désormais, chaque fois que l'occasion se présente et qu'il n'y a rien d'autre sur le feu, ça gueule.

Pour les faire taire, nous avons...

Drink up me hearties yoho !

J'ai été déçue que ce ne soit pas le Hollandais Volant, soit dit entre nous. Mais bon. Toujours est-il qu'il s'agit d'un présage de mort et qu'une fois qu'on a vu ce joli bateau fantôme, c'est 3615 J'avale mon bulletin de naissance.

Donc, les Weuh enquêtent. Et Poor Sammy est à CA de se faire molester par une vieille qui a le coup de foudre pour lui.

Get a room !

En gros, grand-mère, elle en ferait bien son quatre heures, de la grande tige.
Dès lors, c'est fou rire sur fou rire. Ah il rigole, Dino. Eh ben dix secondes plus tard, il ne rigole plus du tout.

Son bébé, la chair de sa chair, la prunelle de ses yeux... bref, sa caisse a disparu. J'ai cru qu'il allait nous claquer dans les mains, dites donc.

Mauvaise nouvelle, c'est Bela qui est dans le coup. Rah, merde. Et elle n'a pas oublié de ramener avec elle le pire faux accent anglais de toute l'histoire du petit écran.
Mais bon, c'est rigolo de voir les garçons fulminer et se faire enfumer de manière aussi primaire par une fille. Ca fait très cours de récré, mais c'est fun. Surtout que Sammy 2.0 a bien la haine, lui aussi.

Dean : Can I shoot her ?
Sam : Not in public.

Les gueules !!!

On ne peut pas dire, il y a une belle alchimie entre elle et Dean, mais un poil forcée. Ce n'est pas désagréable à suivre parce qu'il y a les répliques qui tuent, mais bon... l'ennui c'est que c'est perdu d'avance. Ils peuvent bien faire ce qu'ils veulent avec ce personnage, jamais ça ne rachètera le fait que c'est une pourrie. Même auprès des Weuh. Ils la méprisent férocement, d'autant plus qu'elle les balade avec une facilité terrifiante. Mais il y a les dialogues. Et le fait que Bela a toujours ou presque le dernier mot. De ce côté-là, elle est impressionnante.

Dean : Hey, Bela, how'd you get like this ? What, your daddy not give you enough hugs or something ?
Bela : I don't know. Your daddy give you enough ?

Oh if those eyes could kill...
Et surtout, Bela n'a pas sur eux le regard de la femelle pleine d'admiration pour ce qu'ils font. Même s'il faut pas abuser, quand même.

Bela : Don't you dare look down your nose at me. You're no better than I am.
Dean : We help people.
Bela : Come on ! You do this out of vengeance and obsession. You're a stone's throw from being a serial killer. Whereas I on the other hand, I get paid to do a job, and I do it. So you tell me, which is healthier ?

C'est pas faux. Mais bon.
D'autant qu'ils se viandent sévère, les Weuh, sur ce coup. Laissant un gars se noyer juste sous leur nez. Pas super glorieux.

Ca n'arrange pas l'humeur déjà fort maussade de Sammy 2.0 que les petites remarques de l'aîné n'aident pas.

Dean : You can't save everybody, Sam.
Sam : Yeah right. So, so… what ? You feel better now, or what ?
Dean : No, not really.
Sam : Me neither.
Dean : You got to understand…
Sam : It’s just lately I feel like I can't save anybody.

Allons, allons ! Rien de tel qu'une petite soirée avec la dame de vos pensées pour vous remettre d'aplomb !
Pour Dean, endimanché comme jamais, ce sera avec Bela.

Qui produit un très audible "glps" lorsqu'il descend l'escalier en James Bond. (Avec la musique qui va bien.)

Bela : You know when this is over, we should really have angry sex.

Alors déjà : lol ! Et ensuite, ouaaaais, genre il faut qu'elle le voit en smoking pour se rendre compte qu'il est furieusement baisable. Pas à nous, ma grande.

Dean (après une intense réflexion) : Don't objectify me.

Alors déjà : lol ! Et ensuite : ouaaaais, genre toi, tu fais jamais ça avec les gonzesses. BREF !
Pendant ce temps, Sam est chargé d'occuper la vieille à la soirée au musée histoire que les deux abrutis aillent chouraver la mimine momifiée de l'esprit qui hante la ville. C'est n'importe quoi, mais c'est à mourir de rire.

Gert : You're just firm all over !

Le petit manège de Bela qui feint l'évanouissement pour accéder à l'étage sans prévenir Dean (qui galère pour trouver un plan) est excellent.

Bela : I didn't want you thinking... you're not very good at that. Oh, look at you, searching for a witty rejoinder !
Dean : Screw you.
Bela : Very Oscar Wilde.

Extraordinaire !
Tout autant que le "he wants me" que la vieille complètement pétée lance à propos de Sam quelques minutes plus tard. J'ai cru ne jamais m'en relever.
Evidemment, on se demande comment Dean peut penser un seul instant qu'il va tranquillement quitter la soirée avec la main du gus. Bernique, Bela la lui a subtilisée comme à un bleu.

Tssss. Coup de pouce pour les Weuh, Bela se retrouve avec un besoin pressant de ne pas vendre cette main moisite.

Et comme cet esprit s'en prend aux gensses qui ont un petit peu tué un membre de leur famille, woulàlà, Bela, pas gentille, hein !

Ca doit être méga-tentant de la laisser crever toute seule. Mais bon, sont pas comme ça, les Winchester. Et quelques heures et une incantation plus tard, hop. A plus.

Quelque chose me dit qu'ils vont peut-être regretter de ne pas s'être débarrassés de la péronnelle. Qui d'ailleurs, très grande dame, leur tend une enveloppe de 10 000 boules à chacun pour les remercier.

Complètement ravagée, la pauvre fille.

Bela : I don't like being in anyone's debt.
Dean : So ponying up ten grand is easier for you then a simple “thank you” ? You're so damaged.
Bela : Takes one to know one.

Encore une fois, on va dire que c'est bien envoyé. D'autant que la dernière scène est juste ahurissante. Tout content, Dean projette d'aller claquer ses thunes à Atlantic City et en profite pour caser qu'il comprend que Sam ait liquidé le démon du carrefour. Direct, le grand truc se remet à s'agacer proprement.

Dean : If the situation was reversed, I guess i'd have done the same thing. I mean, I'm not blind. I see what you're going through with this whole deal, me going away and all that. But you're gonna be okay.
Sam : You think so.
Dean : Yeah. You'll keep hunting. You know, you'll live your life. You're stronger than me. You are. You are. You'll get over it. But I want you to know I'm sorry. I'm sorry for putting you through all this.
Sam : You know what, Dean ? Go screw yourself.
Dean : What ?

Sam : I don't want an apology from you. And by the way, I'm a big boy now. I can take care of myself.
Dean : Oh, well, excuse me.
Sam : So would you please quit worrying about me ? That's the whole problem in the first place ! I don't want you to worry about me, Dean. I want you to worry about you. I want you to give a crap that you're dying !

Sam : So, that's it ? Nothing else to say for you ?
Dean : I think maybe I'll play craps.

Complètement à côté de ses pompes, le gars. Hop, dès que ce qu'il entend ne lui plaît plus, hop, il ferme les écoutilles, préfère rester dans son petit fantasme "mon frère sera bien mieux sans moi, il pleurera pendant un mois et après il continuera tranquillou sa petite vie de chasseur". Mais il est juste MALADE, ce type !
Je le plains. Et je plains le grand truc d'être obligé de se le coltiner et d'essayer de faire quelque chose pour lui.

 

Flabbergast !

(Désolée, c'est un de mes mots préférés de toute la Terre, c'est celui que je prononce intérieurement quand quelque chose me laisse sur le cul, donc, je le case.)

Dans mes errances post-Apocalypse professionnelle, j'ai balancé à Goog'images le nom de Jeffrey Dean Morgan et je suis tombée sur cette photo... qui doit avoir un certain nombre d'années.

Et c'est là que je me dis qu'il y a des directeurs de casting qui savent ce qu'ils font, parfois. Pas toujours, mais parfois.
Ok, il n'a que 42 balais, mais je crois qu'il n'y a aucun mec sur cette planète qui aurait pu incarner avec autant de crédibilité le père de Dean Winchester. D'ailleurs, j'ai décidé que Jeffrey Dean Morgan n'avait plus le droit de jouer dans aucune autre fiction que Supernatural. Voilà.

 

305 : Bedtime stories

Ok, donc ceci est officiellement le dernier épisode que j'ai regardé lors de mon grand marathon SPN. C'était il y a un mois, et entre-temps j'en ai profité pour rattraper la rédaction de toutes mes reviews en retard.
Ce qui veut donc dire qu'après cet épisode, je plonge dans l'inconnu. Gloups. Veux pas.

En tout cas, sympathique exercice que cet épisode qui repose essentiellement sur la mythologie des contes pour enfants. Enfin, pour enfants, ça c'est ce qu'on dit. Personnellement, j'ai jadis eu l'occasion de creuser le sujet pour un boulot, et les gentils contes qui ont fait les belles heures des studios Disney sont plutôt flippants, voire hyper-sanglants. Non parce que si vous les avez lus, les vrais, ceux des frères Grimm, d'Andersen, de Perrault, vous les avez sûrement trouvés un peu glauques sur les bords. Sachez qu'ils ont encore été retouchés il y a quelque 150 ans pour être plus accessibles au public gnard. Vous voyez ce que je veux dire ?
Bon, c'est à peu de choses près ce que le grand truc explique à son ignare de frangin pour qui ce genre de culture se limite à une version porno de Blanche Neige. (Blanche Neige et les sept mains, c'est ça ? )

Le seul minuscule ennui, avec ce genre d'épisode, c'est qu'il souffre difficilement un deuxième visionnage. A vrai dire, au premier, c'est déjà limite. Parce que le temps qu'on comprenne ce qui se passe, on est déjà dans les choux. Et une fois qu'on a compris, c'est plus trop drôle parce qu'on sait très bien ce qui nous attend. On peut éventuellement se laisser surprendre par deux trois petites choses rigolotes si on se creuse suffisamment le citron.

(Heureusement, on a Jared et Jensen qui sont toujours super beaux et super charmants, ça occupe si on n'a pas trop envie de se creuser le citron. Ca peut arriver, devant Supernatural.)

Par contre, ce qui est drôle, c'est de voir qu'aussitôt qu'ils n'ont rien sur le feu, ça braille à tout va. Sam tourne en boucle sur le mode "il faut sauver le soldat Dean" et le soldat en question l'envoie bouler systématiquement. %%% Là, ça se finit par un rageur "you're not Dad" du grand truc, et moi de penser que s'il pouvait être là pour les mettre d'accord, les deux ahuris préhistoriques, ce serait pas dommage.

Cela dit, on commence à constater que ça lui pèse, à Sam, cette histoire de pacte. Long à la détente, le grand machin, faut le temps que ça chemine jusqu'à son cerveau qui culmine à près de deux mètres.
Alors lorsque Nif Nif lui explique que le grand méchant loup a boulotté ses frères Naf Naf et Nouf Nouf (alors en train de débattre matériaux de construction ! ), le grand truc pâlit un bon coup, sous le regard fort troublé de Dean qui n'en mène pas large non plus.

Kyle : This guy... he killed my brothers. How would you feel ?

Sam : Can't imagine anything worse.

(Vous savez que je pourrais passer des heures à regarder ses yeux changer de couleur en fonction de la lumière ? )

Après ça, paf, plongeon dans l'univers des contes, crapauds en prime. Et on se coltine une gentille mamie qui nous découpe Hansel au couteau de cuisine, et avec le sourire s'il vous plaît.

Ayant enfin percuté grâce aux connaissances quasi-encyclopédiques du grand truc concernant les contes ("Dude, could you be more gay ?"), nos héros s'attellent enfin à la tâche. Après avoir délivré Cendrillon et sauvé le petit chaperon rouge, l'un des deux chasseurs (!!!) va donc devoir neutraliser le grand méchant loup pendant que l'autre va métaphoriquement arracher le coeur de Blanche Neige. On avouera que c'est quand même pas mal trouvé quand on fouille un tout petit peu.

La coupable, c'est donc elle, Blanche Neige (enfin, Callie), une petite fille empoisonnée par sa belle-mère, dans le coma depuis dix ans, maintenue en vie par un papa médecin (ancien futur mari de Samantha Carter), et qui à force d'entendre les contes lus par daddy à son chevet, pète un peu un câble dans sa tête, et cherche à faire comprendre au monde comment elle en est arrivée là.

En semant des indices très très subtils, notamment.

Mais bon en fait on s'en fout. On lève un oeil à la minute 33 en constatant avec stupeur que l'enquête est résolue. Et que le grand truc passe discrétos devant le lit de son frère endormi pour se faire la malle.

(Vous voyez, il m'a laissé une petite place, si c'est pas meugnon. )

Bref, le girafon décérébré s'en va accomplir un petit rituel qui nous est maintenant très familier. Et à ce stade de l'épisode, il faut vous imaginer la Sorcière l'écume aux lèvres, sautant sur son canapé en émettant des sons désarticulés. A-t-on idée d'être aussi bête, dites ? Combien de fois on lui a dit que rompre le pacte le condamnait à mort ? Alors ça va être quoi, à celui qui clamse le plus vite pour sauver l'autre ? Ahah, got you, ducon ! Rendez-vous en enfer !

Bref, venons-en donc au moment où Jared s'en va liquider sa cops.

Moi, vous savez, depuis que j'ai vu Coppola assassiner sa propre fille dans le Parrain 3, plus rien ne m'étonne. Mais c'est quand même amusant de regarder cette scène en sachant que dans la vie, ces deux-là sont comme cul et chemise. Et je la trouve super-adorable, la démone du carrefour version copine de Jared.
Dommage qu'elle se fasse descendre.

Ok, donc définitivement, le Sammy 2.0 a la gâchette très très facile ! Et il n'a pas peur de payer très très cher la mort du démon du carrefour.

Voilà donc où je m'en étais arrêtée, archi-verte de voir la grande asperge de n'en faire qu'à sa tête. Dans un premier temps, ça change quoi ? Ben rien. Mais en fait, j'espère qu'il va payer ça au prix fort.
 

304 : Sin city

Bien, bien, bien. Interesting. Mucho, mucho ! Limite passionnant, même. Et ce à plusieurs égards.
D'abord parce qu'être témoin de l'effarement de Sam et Dean alors qu'ils découvrent au fur et à mesure que la ville où ils enquêtent est une vraie cité du péché et que pour cela, les humains n'ont guère besoin de l'aide des démons mais qu'au contraire, ce sont presque les derniers les plus respectables, c'est excellent.

On remarquera d'ailleurs que Dean semble tout à fait dans son élément.

Ensuite parce que c'est encore un grand pas en avant dans la mythologie de la série et surtout une relance de la question centrale qui est restée sans réponse la saison dernière : quel était exactement le plan de Zyeux Jaunes, ou plutôt d'Azazel puisqu'il a maintenant un nom. Plutôt rigolo de nous l'outer comme ça, après l'avoir occis. C'est un nom bien comme il faut, ça, avec plein de "z" qui chatouillent, y en a bon !

Mais reprenons les choses dans l'ordre, et c'est là que je vais quelque peu m'escagasser. On commence par atelier bricolage chez tonton Bobby. Pensez-vous que ces crétins s'emploieraient à une saine et inoffensive occupation telle que le macramé ou le point de croix ? Nenni ! Les voilà en train de remettre en état le colt du Samuel du même nom ! Mais c'est une très très mauvaise idée, ça ! S'ils peuvent nous bouter du démon avec un flingue et une lame magiques, mais qu'est-ce qu'on va devenir ???

Tout l'intérêt du colt, c'était de compter avec anxiété le nombre de balles qu'il restait tout en priant le Seigneur (ou dans mon cas Belzébuth) pour qu'une finisse par atterrir entre les deux yeux d'Azazel. S'ils nous remettent sur le marché une arme de ce calibre, mais nom d'une pipe, buter du démon va devenir aussi simple que découper une tranche de jambon !
D'où ma question : Kripke est-il oui ou merde en train de tuer sa série ?
On va dire que non parce que je suis de bonne humeur et que cet épisode était quand même assez énorme.

Donc, nos Weuh enquêtent, et au cours de leur investigation, croisent un brave prêtre et un infâme hommes d'affaires. Rigolo de comparer ces deux personnages.

(Ah, Don S. Davis... comme ça m'a fait plaisir de le voir dans cet épisode, juste avant sa disparition.)

D'autant plus amusant qu'après l'avoir apergé d'un rien d'eau bénite, Sammy, persuadé qu'il s'agissait d'un démon, se fout une honte terrible en réalisant que non, c'est juste un regular son of a bitch.

Trotter : What kind of psycho are you ?
Sam : Oh god.

Bien sûr, pas une seconde il ne lui vient à l'idée que le brave prêtre, témoin impuissant de toute cette débauche, puisse en être, lui.

Ni qu'apprenant de la bouche de Sam que la serveuse du bar où il traîne a disparu avec Dean, il puisse souhaiter l'accompagner pour la sauver des griffes... du méchant chasseur.

(Un cureton, n'empêche. Sont pas gonflés, ces bâtards de démons, dites !)

Ce qu'il y a de bien, c'est qu'on n'insiste pas lourdement sur le parallèle entre les humains qui sont infidèles, qui tuent, qui volent, alors que dans cet épisode, on a sous le nez l'exemple de deux démons qui s'aiment depuis des siècles. A chacun de choisir de le voir ou pas. Personnellement, j'ai trouvé cela très bon, et une bonne leçon dans la tête de Dean.
Dean qui joue les marioles, comme toujours. Qui pense piéger la belle démone qui a tué son copain Richie en dessinant un joli piège sous son tapis.

Quel talent. Seulement quand le canon fait voler les pages de son bouquin d'incantations et fait s'écrouler un pan de mur pour l'empêcher de gagner la sortie, là, Dean, il est bien emmerdé. Qui est-ce qui n'a pas été très assidu en cours de latin et qui n'est pas fichu de se rappeler du truc de tête ?

Casey : Nice try but I think you just ordered a pizza.

Outre le fait d'être drôle, cette cohabitation forcée va être l'occasion pour Dean d'apprendre des choses très intéressantes, sur des sujets variés. D'autant que la demoiselle est tout à fait disposée à discuter. Et étonnamment, Dean pose des questions.
Nous découvrons ainsi tout un pan de la mythologie de Supernatural qui nous manquait jusqu'à présent. La foi des démons, qui eux aussi ont leur dieu, Lucifer. On rejoint là bien sûr des croyances populaires que je trouve tout à fait bandantes. Le fait que dans la tradition chrétienne, Lucifer (a.k.a. el diablo) soit un ange déchu, un pur rebelle qui s'est retourné contre Dieu.

Casey : His name is Lucifer.
Dean : You mean, the devil ?
Casey : Your word, not ours. Lucifer actually means “light-bringer” (du latin "lux", children). Look it up. Once, he was the most beautiful of all God’s angels. But God demanded that he bow down before man, and when he refused, God banished him. Tell me, Dean. How do you like bowing before lesser creatures ?

Et puis tant qu'on en parle...

Dean : Hey, speaking of downstairs… what’s it like down there ? (Mais qu'est-ce que tu t'imagines, chéri ?)
Casey : What, hell ?
Dean : Yeah.
Casey : That’s right. You booked a one-way ticket with that deal. You’re not gonna like it, Dean. Judging from the trouble you’ve caused, I don’t think you’ll be getting the presidential suite. (Ouh, on n'avait pas pensé à ça ! John Winchester a dû bien s'amuser pendant sa petite retraite !) No, it’s a pit of despair. Why do you think we want to come here ?

Tiens, l'espace d'une demi-seconde, on dirait presque qu'il a les foies, le grand héros. Ca lui passe vite, notez. Je ne m'en fais pas, le moment venu, il chialera comme une femelle.
On va dire que je suis quand même étonnée qu'il se confie à cette chose. Mais après tout, à qui d'autre, hein ?

Casey : That deal you made to save Sam ? A lot of others would mock you for it, think it was weak or stupid. I don’t.
Dean : It’s been kind of liberating, actually. I mean, what’s the point in worrying about a future when you don’t have one, huh ?

Divertissant de voir qu'au fil du temps, on découvre que la démone a un faible pour Dean. En tout bien tout honneur, malgré...

Au point même d'évoquer Azazel, le plan... et Sam qu'elle aurait suivi s'il avait pris la tête de l'armée comme prévu.

Casey : It was Sam. Sam was supposed to be the Grand Poobah and lead the big army, but he hasn’t exactly stepped up to the plate, has he ? Dean : Thank God for that.
Casey : Again with God. You think this is a good thing ? Now, you’ve got chaos. A war without a front. Hundreds of demons, all jockeying for power, all fighting for the crown, most of them gunning for your brother. For the record, I was ready to follow Sam.

Bref, tout cela est passionnant. Et ça le devient encore plus lorsque Sam et le padre débarquent, qu'on se rend compte qu'elle et lui, c'est une affaire qui roule depuis des siècles...

(So romantic... )

... et qu'elle le supplie d'épargner Dean lorsqu'il a l'occasion de le tuer avant d'être liquidé par une balle du colt... Et lorsque Sam s'apprête à tuer Casey....

Dean : Sam, wait !

EXCUSE ME ?

Cet inversement des rôles est tout de même relativement stupéfiant. Car pour le coup, Sam n'hésite pas une seconde et envoie la belle retrouver son mec.

Ca fait réfléchir, quand même. Et Dean a bien raison de s'interroger au sujet de la petite phrase d'Azazel. Pure Sammy, hein ? On est en droit de se le demander quand on le voit rageusement jeter ses affaires dans sa chambre d'hôtel, ce qui n'est pas son genre. Et lorsque la blonde vient le taquiner un peu, ça ne s'arrange pas.

Ruby : This won’t be easy, Sam. You’re gonna have to do things that go against that gentle nature of yours. There’ll be collateral damage. But it has to be done.
Sam : But I won’t have to like it.
Ruby : No. You wouldn’t be Sam if you did. On the bright side, I’ll be there with you. That little fallen angel on your shoulder.

Bon, mis à part que c'est un peu gavant de ne pas savoir à quoi s'en tenir avec le rôle de Boucles d'or, c'était quand même tout à fait passionnant. Le renversement est quasi-total. Entre un Dean qui sympathise avec les démons tandis que Sam les liquide et pose les questions après, des humains plus abjects que jamais et des démons mariés pour l'éternité, sans compter celle qui aide les chasseurs à tuer ses camarades de jeu, mmmmh. Vous allez voir que bientôt, on va découvrir que les suppôts de Satan élèvent des petits chats et donnent au Téléthon !

Et sinon, je me foutais de la pomme de Gordon dans l'épisode précédent... mais moi aussi je commence à croire que Sam est l'Antéchrist.
Simpliste, mais plausible.

 

303 : Bad day at Black Rock

Je ne sais pas ce qu'en pensent les autres "supernaturalistes", mais je trouve tout de même difficile de rebondir après la disparition de Zyeux Jaunes, la sortie de Daddy des Enfers et le fait que les frangins semblent avoir trouvé une certaine paix avec leur passé familial.
Malgré le pacte de Dean, c'est un peu flottant, tout ça. Probablement parce que Dean est habituellement celui des deux qui se démène comme un ouf quand quelque chose l'obsède et que là, il est très cool... Ca fait une dynamique de début de saison un peu bizarre et qui ne me plaît pas vraiment. En revoyant les trois premiers épisodes de la saison 3, j'ai compris pourquoi j'ai tant traîné à regarder la suite : d'une part parce que je flippe comme une malade à l'idée que Sam n'arrive pas à sauver Dean (et ce sera le cas parce que ce serait trop bien qu'à son tour, il échoue face à sa "mission", y a pas de raison), et d'autre part parce que... en fait je n'ai pas particulièrement kiffé les cinq/six premiers épisodes. Ils sont sympas, mais voilà, quoi. Il manque un petit truc.
En plus, j'ai du mal avec la blonde et avec les gonzesses en général, de plus en plus. Ca surarticule en roulant des yeux (et du cul), ça me gave. Celle de cet épisode a un accent qui m'a donné envie de balancer tout ce que j'avais sous la main contre l'écran de l'ordi, assiettes sales comprises.

Pourtant, les Weuh, ils sont à mourir de rire, dans cet épisode. Et l'idée générale est fameuse.
Néanmoins, je suis un peu déçue qu'on nous ressorte Gordon de cette manière. Emprisonné et cherchant à continuer sa croisade contre le dangereux Sam Winchester.

Au point de recruter un halluciné dont la vue m'a tétanisée...

Le Russe. Rah. Belyakov. La Direction. Brrrr...

(Vous ne comprenez pas à quoi je fais référence ? Pas grave, ne cherchez pas, ça vaut mieux pour vous.)

Pendant ce temps-là, les deux zozos sont sur la route et ça gueule à tout va. C'est reparti pour les petits secrets et les non-dits. C'est bien, faites vos têtes de chien, vous me gavez, les filles !

Heureusement, le fantôme de John Winchester débarque pour nous les mettre temporairement d'accord. Son téléphone sonne. Motif : un garde-meuble où il stockait des objets a été cambriolé. On s'amusera de constater qu'aucun des deux rejetons ne connaissait l'existence de cette cachette secrète où Daddy planquait les vestiges de sa vie de famille et quelques précieux articles.
C'est plutôt mignon de découvrir cet endroit sombre et poussiéreux et de constater qu'au milieu de ses grimoires et de ses armes de tous poils, il y a aussi des petites choses qui ont appartenu à ses enfants et qu'il a conservées précieusement.

Sam : No way. That's my Division Championship soccer trophy. I can't believe he kept this.
Dean : Probably the closest you ever came to being a boy.

Encore une petite fenêtre ouverte sur la vie de John Winchester, et pas des pires, pour une fois.
D'autant que l'article qui a disparu n'a pas fini de nous faire marrer. Il s'agit d'une patte de lapin. Oui, oui, une patte de lapin, toute miteuse, toute moche, mais qui détient un pouvoir redoutable. Dont le pauvre Duck va faire les frais. J'ai eu toutes les peines à le reconnaître, mais c'est bien lui.

L'inconscient a volé la patte, avec son copain guère plus futé que lui.
Tout va bien tant qu'il a l'objet magique, mais une fois la chose passée entre d'autres mains, alors là, ça se gâte. Une poisse, mazette, mais comme jamais on n'en a vue. Au point de trébucher à chaque pas, pour finir, comble de malchance, empalé sur une fourchette de cuisine.

Entre-temps, les Weuh, qui ont bien sûr récupéré la papatte, ont été témoin de ses mirifiques vertus, et il n'en faut pas plus pour que Dean aille rafler illico tout ce qu'il peut de tickets de loterie, histoire que Sam, qui a touché la papatte magique, les gratte pour palper un max de biftons.

Dans la foulée, le moindre des pas du grand truc est accompagné d'une pluie de coups de bol.

Jusqu'au troquet où il se fait méchamment draguer par une délicieuse serveuse.

Délicieuse, délicieuse, c'est vite dit. La roulure a surtout tripoté le grand truc pour lui dérober la vieille pelure de lapin. Et, oh, comme j'ai vite envie de la détester, cette Bela (Lugosi, mais pour qui on se prend, dites donc ?). Je commence à en avoir plein le cul de ces bombes brushées et glossées. C'est à croire que le gisement est inépuisable !

Heureusement, la suite est à mourir de rire. Le grand truc, dépossédé de la papatte, commence par s'étaler consciencieusement tous les trois pas, avant de marcher sur un chewing-gum qu'il tente désespérément de décoller de sa pompe... qu'il finit par paumer dans le caniveau.

Sam : I lost my shoe.

(Poooor babyyy !)

Moralité, Dean le laisse dans une chambre d'hôtel, assis sur ses fesses bien au milieu de la pièce, avec l'ordre formel de ne pas bouger d'un pouce.

Pauvre Sammy. Clair que même sans bouger, il a une telle poisse qu'il se retrouve avec le feu au derrière en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.

Sam : Oh come on !

Avant de se fracasser tout seul comme un grand au moment où le copain illuminé de Gordon vient justement le cueillir.

Pendant ce temps, Dean nous fait du grand art chez la pintade qui a la papatte (mais ne l'a pas touchée directement). L'on apprend que cette grue-là récupère tous les objets de ce genre pour le compte de richissimes clients.
C'est nouveau, ça.

Dean : So you’re only out for yourself, huh? It’s all about number one ?
Bela : Being a hunter is so much more noble? A bunch of obsessed, revenge driven sociopaths trying to save a world that can’t be saved ?
Dean : Well, aren’t you a glass half-full ?

Cette idiote-là ne semble pas comprendre qu'elle a quand même affaire à Dean Winchester et que pour faire court, c'est pas à Dean Winchester qu'on apprend l'art du vol à la tire.

Et voilà mon Dino tout chanceux ! Ca tombe bien parce qu'il y en a un qui fatigue un peu de se traîner la poisse.

Ayant sauvé le petit frère de l'illuminé (complètement bidon, cette intrigue, c'est pas pour dire), il n'y a plus qu'à griller la papatte pour délivrer tout le monde de la malédiction...

Bela n'est pas super contente, mais franchement, on n'en a rien à péter.

Enfin bref. Très rigolo, mais plein de choses assez mal gérées. Gordon a l'air d'un charlot, dans sa prison, à chercher l'aide de gros tocards tels que ce Kubrick (très très déçue par la Direction).
Bela pourrait être intéressante dans la mesure où ses échanges avec Dean étaient tout à fait sympathiques. Malheureusement, le personnage est abject et on ne voit pas trop ce qui pourrait rattraper la féroce antipathie qu'il provoque. C'est ce que j'appelle le syndrome Kate Austen.
Tout le reste était tout à fait agréable et c'est pas mal de quitter un peu le chemin habituel de la série pour aller explorer un peu ce qui se passe autour des chasseurs.
Et puis Sammy version Jinx et Dean version Batman... arf...

 

302 : The kids are alright

Mais c'est quoi leur problème avec les mouflets ??? Sérieux, chaque fois ils sont plus flippants, les petits monstres !

Heureusement que le coup des marmots tueurs est compensé par une intrigue super-mimi en parallèle parce que sinon, je crois que j'aurais fondu un fusible.
Tout commence par une affaire charmante, un papa qui se fait découper tout vivant par sa scie circulaire, dans son sous-sol. Vachement sympa, d'ailleurs, demain, je me mets au bricolage.
De son côté, Dean Winchester a lu ça dans le journal, et comme il se trouve que c'est dans cette ville qu'habite une vieille conquête de jeunesse, ah ben tiens, si on allait y faire un tour ! Le grand truc fait "hinhin", l'aîné fait sa mourante, bref, ça roule ma poule. Et moi je rougis presque de les voir si adorables, l'un qui se voit déjà passer la nuit à faire des cabrioles avec sa prof de yoga, et l'autre, le moine, qui sourit d'un air indulgent comme s'il avait vingt ans de plus que son frère.

C'est donc la gueule enfarinée et le slibard en feu que Dean se présente chez la dame.

Dean, tu as un problème avec les brunes.

Mmmmh. Sunglasses, please !
Mais là, ça se gâte. Dean tombe en plein goûter d'anniversaire. Celui du fils de cette bonne dame. Qui fête ses huit ans, voyez-vous ça. Et même pour un fort en maths comme lui, c'est pas difficile de faire le calcul. Disons que même sans savoir compter, il y a quelques détails qui font un tout petit peu tiquer.
Genre le mioche ravi qui déballe un CD d'AC/DC...

Avant d'engloutir un sandwich gros comme lui...

On ne parle même pas du gâteau d'anniversaire.

Ni même de la conversation de ce futur briseur de coeurs qui se retourne déjà sur tout ce qui porte couettes et jupette, parfaitement synchro avec le grand dadais qui mate les mamans, lui.

Ben : It's like hot-chicks city out there !

Une phrase qui semble tout droit extraite du répertoire fleuri de Dean. Dean qui bugge... bugge... et rebugge. Tout en restant évidemment divinement beau, on se demande comment il fait.
Bref, c'est à mourir de rire. Le gosse lui ressemble tellement que c'en est ridicule. Mais comme toujours ou presque lorsque Sera Gamble est à l'écriture, on parvient à tout nous faire gober sans aucun souci.

D'ailleurs, lorsque Dean va demander à la mère si... euh, comment dire... la réponse est non. Ah. Soulagement.
Que l'on croit.
Parce que pendant ce temps, le grand truc enquête (lui) et découvre qu'il se passe des trucs bizarres avec les gamins de cette ville. Genre les gamins sont un peu zarb, et curieusement, partout où les gamins sont un peu zarb, il y a eu des accidents très très zarb.

(Cute. But boring. But cute.)

Ajoutez à cela que les mères (qui pour sûr ne seraient pas foutues d'épeler le mot "vergeture") ne sont pas très dégourdies face à des rejetons quand même légèrement chelous, et le tableau est complet.
Non mais cette pauvre fille qui s'en va foutre sa voiture dans la flotte avec la môme à bord...

Hein. Bon.

Donc, sale temps pour les mouflets. Les frères Winchester sont sur le coup, pas de souci, ce sont des changelins, ma bonne dame. Des vilains monstres qui chouravent les petits la nuit et qui mettent à leur place des trucs qui dévorent les mamans. Charming.
Et là, notre Dean re-bugge un coup. Ouh là là, mais faudrait pas qu'on nous dévore la prof de yoga et Mini-Me !!!
Too late.

(Et moi je trouve complètement terrifiant de voir la facilité avec laquelle ces gamins arrivent à jouer les monstres. Ca fait réfléchir, non ?)

Du coup, l'affaire du jour prend un enjeu supplémentaire pour Dean qui ne laissera certainement pas son supposé fils se faire zigouicher par des horreurs pareilles. C'est évidemment super-mimi de le voir sauver ce petit machin (qui s'empresse d'ailleurs d'aider les petits camarades, bon sang - ou pas - ne saurait mentir).

C'est évidemment avec regrets, cette fois, que Dean s'entend dire pour la deuxième fois que non, chéri, ce n'est pas TON fils. Mais bon, si tu veux rester quelques jours, n'hésite pas.

(La saaaaaa... )

La conversation qui s'ensuit n'est pas indispensable parce qu'il ne faut pas avoir inventé la poudre pour comprendre que quelques mois plus tôt, au moindre soupçon, Dean serait parti en courant. Mais voilà, maintenant que le compte-à-rebours est lancé, l'idée de laisser quelque chose derrière lui est plutôt séduisante. Après tout, après la mort de sa mère, celle de son père, et surtout flanqué d'un frangin qui visiblement a du mal à retrouver le mode d'emploi (mais quand il le retrouve, oh mazette !), que restera-t-il de la famille Winchester une fois que lui, le pilier, sera parti ? Rien, que du vent. Alors voir ce modèle réduit de lui-même et se projeter dix secondes en père d'un tel petit dur, c'est sûr que c'est tentant. D'autant qu'il lui reste moins d'un an à vivre et que même s'il concevait aujourd'hui, il ne verrait jamais la couleur de l'enfant en question.
C'est plutôt triste et cruel de le confronter à ça maintenant. Mais c'est chouette aussi de voir que tout ça le fait grandir et évoluer, se poser des questions.
Et je pense (mais là, c'est assez personnel) que quand on a une histoire familiale aussi tordue, à un moment donné, ça doit devenir assez tentant de rompre le cercle vicieux en devenant parent à son tour. Quitte à se planter et à rempiler pour un tour.
En tout cas, à vue de nez, Dean Winchester = super daddy en puissance.

Du côté du grand truc, relativement absent de cette intrigue si ce n'est pour se manger des taloches et cramer quelques baddies, il y a du nouveau. Monsieur fréquente, voyez-vous. Enfin disons qu'il se fait démarcher par une blonde, la même qui a une lame trop bieng qu'elle tue les démons. Entre nous, cette demoiselle me porte un peu sur le système tellement elle se la pète, menton relevé et oeil mi-clos. J'ai à peine été surprise de la voir faire le coup du noeinoeil tout noir.

Un démon, voyez-vous ça. Mais un démon qui veut aider Sam. Ah oué ?
Et qui lui donne un petit tuyau sympa sur Mary. C'est là qu'en vérifiant, Sam se rend compte que tous les amis de sa mère ont été liquidés.

Voilà qui mérite d'être exploré. Dommage que la blonde soit tellement à baffer. Bah. Une blonde récurrente. On sait bien comment ça finit toujours, dans SPN.

 

301 : The magnificent seven

Uuuuééééééé, ça y est, la saison 3 !!!

(Et à ce sujet, rah, le méchant choc... se retrouver avec une qualité de merde alors que jusque là, on matait les DVD... Je suis inconsolable.)

Bon bref... Ben voilà, ma bonne Sorcière, tu arrives au dernier tournant, après, c'est le grand saut vers l'inconnu ! Mgnéhé !

Ca fait quoi... deux, trois jours que j'ai regardé le final de la saison 2 ? Et déjà, le "The road so far" m'a filé un vieux frisson, un truc de malade. Sacrée ouverture, avec du bon gros AC/DC qui fait danser debout sur le canap'. J'ose à peine imaginer ce que ce sera quand je vais rejoindre la diff pour la saison 4. Et la saison 5, l'ultime. Non, ne pas y penser, ne pas y penser.

Ajoutez à cet état quasi-hystérique un titre qui m'a fait baver des litres et des litres avant même le début de l'épisode. (La Sorcière aime rageusement Steve McQueen et Yul Brynner).

On retrouve donc nos cow-boys à nous où on les a laissés, et à peu de choses près, là où ils ont toujours été, en fait. Dean en train de conclure avec une (voire deux ???) nanas...

Et Sam en train de potasser un de mes mythes préférés, en passant. On se demande bien pourquoi tout soudain il s'intéresse à ce bon vieux docteur Faust, celui qui a vendu son âme au diable.

J'ai trouvé Sam vraiment mimi, dans cette scène. Et tout au long de l'épisode, en fait. Sam qui se la boucle, qui fait profil bas, qui laisse son frère faire le malin, draguer, coucher, bouffer, rouler des mécaniques, sans lui faire les réflexions d'usage parce qu'il sait que la réponse est imparable : oui, mais je vais mourir, vieux, et pour toi, alors tu permets que j'en profite un max ?

Et Dean ne s'en prive pas d'ailleurs, avec un détachement complètement ahurissant, que ce soit face à Sam ou à Bobby, complètement mouchés, les malheureux.
Il est content, Dean, il a fait son taf, son frère est sauvé, il profite de la life, vrai, on ne l'a jamais vu aussi libéré. Tranquille, il sait qu'il a une échéance, et il se fout complètement de savoir ce qui l'attend après, cet inconscient-là. Où est passée ma machine à coups de pied au cul ???

Bref, Sam est très gentil, même trop. Et je n'ai pas pu m'empêcher de rire aux larmes quand il entre tout doucement dans la chambre pour indiquer à Dean qu'il est temps d'y aller et que...

Uh oh.

Sam : Let me see your knife.
Dean : What for ?
Sam : So I can gouge my eyes out.
Dean : It was a beautiful, natural act, Sam.
Sam : That's a part of you I never wanted to see, Dean.

A part les guignoleries d'usage, nous n'avons pas qu'un "super" du jour, mais bien sept "supers" du jour. Pas six, pas huit. Sept. Et pour cause, en laissant fuir quelques centaines de démons de la porte de l'enfer, nos valeureux guerriers ont libéré les sept péchés capitaux. Alors dans leur enquête, ils tombent sur une charmante famille frappée de Paresse et qui s'est laissée mourir de faim devant la télé...

... sur une jeune femme qui touchée par l'Envie, en fracasse une autre qui a acheté la paire de pompes qu'elle voulait...

Et entre deux, ils tombent aussi sur un couple de chasseurs que connaît justement Bobby.

Soupir. La dame est anglaise et la dernière fois que je l'ai vue, elle portait un string en métal. Mais si, mais si, c'est la copine d'Ianto, on s'en souvient tous. Ca ne m'a pas franchement donné envie de la voir s'en sortir.
A force, d'ailleurs, son petit mari se fait tripoter par la Gourmandise, et voilà le glouton en train de s'enfiler un bidon de Destop, ce qui, pour le coup, est un des trucs les plus abjects que j'aie vus dans cette série.

Et mes sept mercenaires diaboliques de se bidonner (hem) comme c'est pas permis devant le charmant spectacle du pauvre chasseur en train de gerber ses boyaux.

Ouh, les pas beaux !
Je dois avouer que c'est une gentille façon de démarrer une saison que de déballer ce genre de classique, même si (et Dean est là pour nous le souligner), l'intrigue à des relents de Brad Pitt. Perso, je ne m'en plaindrai pas.

L'intérêt, il est là, dans cette séquence. Les chasseurs ayant chopé l'Envie lui mettent sa race, bien entendu. Mais avant ça, l'odieux individu a le temps de nous faire l'aumône de quelques petites répliques bien senties qui à n'en pas douter vont constituer le débat de fond de cette saison.

Envy : You really think you’re better than me ? Which one of you can cast the first stone, huh ? What about you, Dean ? You’re practically a walking billboard of gluttony and lust.

C'est un peu vrai, mon chéri.

Et lorsque l'autre tarte de cyberchose lui met un pain dans la tronche :

Envy : My point exactly. You call us “sins”. We’re not sins, man ! We are natural human instinct. And you can repress and deny us all you want, but the truth is, you are just animals. Horny, greedy, hungry, violent animals. You know what ? You’ll be slaughtered like animals, too. The others ? They’re coming for me.

Pas très sympathique, ce monsieur. Allez hop, déballez-moi les incantations et retour à la case départ.
S'ensuit une très charmante scène d'assaut où les six péchés capitaux restant se déchaînent contre la baraque où sont planqués nos chasseurs. Evidemment, Dean se retrouve avec la Luxure aux basques. Ca nous aurait étonnés, aussi.

Un instant, j'ai cru qu'il allait se la taper (est-il encore à ça près ?) mais finalement, il décide de lui faire prendre un petit bain.

Pendant que Bobby se débat avec la Gourmandise, vite expédiée, Sam à fort à faire avec trois autres péchés, notamment l'Orgueil qui m'a fait mourir de rire.

Pride : Here's Johnny !

Et de faire comprendre à notre Sammy que maintenant que son copain aux yeux jaunes a trépassé, mmmmh... pas question de se prosterner à ses petits pieds pointure 52.

Ca fait un petit peu peur, quand même, de se dire que le grand truc était supposé être le chef de toute cette clique, non ?

Bon, inutile de dire que les secondes qui suivent sont quelque peu pénibles pour son Altesse qui trouve le moyen de se faire sauver les miches par une demoiselle, voyez-vous ça. Demoiselle qui le suit depuis le début de l'épisode... je n'en ai pas parlé parce que je trouve que c'est le procédé le plus lourdingue qui soit pour introduire un nouveau personnage.

Même si c'est une pure tueuse avec un super couteau qui tue les démons, comme c'est intéressant.
A peine arrivée, la voilà repartie. On n'en saura pas plus sur elle, sauf qu'elle a un peu mis la honte au grand machin.

Heureusement, celui-ci a un minimum de fierté et voyant le frangin repartir dans son délire de mort-vivant, il coupe tout net, merci bien.



Sam : You know what ? I’ve had it. I’ve been bending over backwards trying to be nice to you, and I don’t care anymore.
Dean : That didn’t last long. (Ah ah ah, quel petit con !)
Sam : Yeah, well, you know what ? I’ve been busting my ass, trying to keep you alive, Dean. And you act like you couldn’t care less. What, you got some kind of death wish or something ?
Dean : No, it’s not like that.
Sam : Then what’s it like, Dean ?
Dean : Sam.

Sam : Please. Tell me.
Dean : We trap the crossroads demon ? Trick it ? Try to welch our way out of the deal in any way ?
Sam : Mm-hmm ?
Dean : You die. Okay ? You die. Those are the terms. There’s no way out of it. If you try to find a way, so help me God, I’m gonna stop you.
Sam : How could you make that deal, Dean ? (C'est reparti pour un tour.)
Dean : Because I couldn’t live with you dead. Couldn’t do it.
Sam : What, so now, I live and you die ?
Dean : That’s the general idea, yeah.

Sam : Yeah, well, you’re a hypocrit, Dean. How did you feel when Dad sold his soul for you ? ‘Cause I was there. I remember. You were twisted and broken. And now, you go and do the same thing to me. What you did was selfish. (Entre nous, ça n'a pas l'air de te déranger autant que ça dérangeait Dean, garçon.)
Dean : Yeah. You’re right. It was selfish. But I’m okay with that.
Sam : I’m not.
Dean : Tough. After everything I’ve done for this family, I think I’m entitled. Truth is, I’m tired, Sam. And I don’t know, it’s like there’s a light at the end of the tunnel.
Sam : It’s hellfire, Dean.
Dean : Yeah, whatever. You’re alive. I feel good for the first time in a long time. I’ve got a year to live, Sam. I’d like to make the most of it.

C'est un suicide programmé, quoi. Rah j'ai trop hâte de voir s'il fera autant le malin quand le grand Cornu viendra le chercher !

 

Vous reprendrez bien un peu d'AC/DC...

Des fois, je me demande si ce n'est pas la musique qui me fait le plus triper, dans cette série. Après je jette un oeil aux deux garçons et je me dis... mmmmh... ptêt pas !

Toujours est-il que ceci est le clip d'intro de la saison 3, et que Hells Bells là-dessus, ça le fait méchamment.



La review, c'est évidemment pour demain...
 

1 2 3 4 5 6 7 >