Le blog de La Sorcière
 

Vous aussi, vous l'attendez ?

Et je parle bien sûr du premier CD de Torchwood. La sortie est prévue dans un peu plus d'un mois. Le 22 septembre, plus précisément !

 

Torchwood babiez

Il faut absolument que vous voyiez cette petite BD trop mignonne, featuring Torchwood version bac à sable, le Docteur en culottes courtes, et "Wose". C'est ici, faites bien attention de commencer avec la première page qui est tout en bas.

(Les dents de Gwen, la poupée d'Ianto, Bob, le manteau de Jack, l'ordi de Tosh, le mauvais caractère d'Owen, la supériorité de Ten, la cruchitude de Rose. Tout y est. Rah, c'est bon de rire.)

 

Oué... super... trop bien...

Les copains, l'an prochain, c'est régime sec. Comme vous le savez déjà, Doctor Who sera réduit à sa plus simple expression : trois épisodes + le Christmas Special.

Torchwood emboîte le pas à son grand frère : seulement cinq épisodes de prévu pour la saison 3.

C'est un tout petit peu déprimant... Déjà que bon, on était pas super jouasses, quoi...

2009 de sa race.

 

213 : Exit wounds

Pfff... je vous jure que j'avais vraiment envie de faire un super billet qui tue. Je me disais même qu'à froid, ça passerait mieux, et je me suis forcée à revoir le dernier épisode. Rien à faire, je crois que je me suis un peu grillé Torchwood. J'ai dû regarder ça de la mauvaise manière... rattraper la diff au dernier épisode, c'était sûrement une mauvaise idée... Enfin bref, je m'oblige quand même à poster quelque chose parce que sinon, je sais que ça va rester en suspens comme pour plein d'autres séries que je n'arrive pas à finir de reviewer. Mais honnêtement, je n'en ai pas très envie.

Il y a quelques éléments que je n'ai pas aimés, dans cet épisode. Beaucoup que j'ai appréciés malgré tout.
Surtout, ce qui m'a écoeurée, c'est... j'ose à peine le dire et pourtant ça fait un moment que je le pense... John Barrowman. Parfois, je le trouve tellement en décalage avec le reste du cast, tellement surjoué, tellement... amerloque, quoi, que ça me rend dingue. Exemple durant la première partie de l'épisode. Chaque fois qu'il pousse un hurlement de douleur, j'ai envie de passer mon ordinateur par la fenêtre.

(Ajoutez à cela que je ne suis et ne serai jamais fan de ce genre de physique, il n'y a rien à faire. Je peux le trouver charmant de temps en temps, mais la plupart du temps, je ne suis qu'indifférence. Au mieux. Oui, c'est moi la fille qui frissonne d'horreur chaque fois qu'elle aperçoit Di Caprio de loin, donc vous voyez à quel point je suis atteinte.)

Bref, je me retiens parce que je respecte infiniment son personnage, que je le plains, et que je le trouve fascinant. Sauf que des fois, l'agacement prend le dessus.

Pour moi, celui qui sauve cette première moitié d'épisode, c'est James Marsters. Il est chouette, il est drôle, il est méchant, il est cynique. Et il joue divinement bien. Juste comme j'aime.

Je vous dis pas le soulagement quand on découvre qu'en fait, il n'est pas méchant du tout, et il ne l'a jamais été (ou presque), mais qu'il est manipulé par un autre personnage. Ouf.

Non parce que même pour Torchwood, le gros méchant qui revient pour tout casser parce qu'on ne fait pas attention à lui, euhhhh. C'était quand même un peu beaucoup clichesque.

Qu'on déplace ce plan minable sur la personne de Gray, le petit frère perdu et très en colère, ça m'a bien arrangée. Parce que l'acteur est moyen, le personnage creux, l'intrigue autour de lui pas géniale et déjà très alourdie par les nombreux flashbacks du jeune Jack criant avec les mains en portevoix : "GRAAAAAY !".
Bref, le seul intérêt de cette réunion de famille, ça va être de nous enterrer Captain Jack sous ce qui deviendra Cardiff.

A ce moment-là, j'ouvre enfin un oeil. A vrai dire, j'en viens presque à me demander si ce n'est pas Jack, la brèche. AHAHAHAH. Mais non, Doctor Nine avait dit que la brèche était provoquée par la guerre du temps. Bref.
Ca m'occupe, parce qu'on ne peut pas dire que le coup d'enterrer vivant le méchant qui ne peut pas mourir et qui va passer 2000 ans à ressusciter tranquillement en crachant de la terre, ce soit terriblement innovant. *tousse*

Mais bon, j'ai bien aimé l'abnégation de Jack qui accepte son sort en guise de punition. Tant mieux, d'ailleurs. Il arrêtera peut-être de s'auto-flageller parce qu'il y a très longtemps, alors qu'il était gamin et attaqué par des créatures sanguinaires, de peur, il a pendant quelques secondes lâché la main de son petit frère. Move on, Jack.

Heureusement, cette pénible première partie de zode est très vite oubliée une fois que Jack, déterré par Torchwood version 19ème siècle puis mis au frais histoire de ne pas se croiser lui-même, est décongelé automatiquement une fois son autre lui-même enterré (vous me suivez ?). Son réveil, alors que la situation est désespérée (et John, Ianto et Gwen enfermés avec les Weevils), et sa première phrase à son frangin alerté par les coups qui résonnent depuis la morgue ("I forgive you") m'ont enfin filé la chair de poule.
D'autant qu'entre son frangin qu'il est limite obligé de liquider avec des larmes plein les yeux et ce qui l'attend après ça, eh ben il est juste pas au bout de ses peines, Captain Jack.

Parce qu'entre temps, Gray a eu le temps de mettre une balle dans le bide de Tosh, elle-même en train de guider Owen par oreillettes interposées pour qu'il empêche une centrale nucléaire d'exploser. Mmmmh.

Et si j'ai aimé les larmes de Captain Jack, j'ai également aimé l'efficacité de tout le reste de la team. De Tosh et Ianto (ou devrais-je les appeler Pat Garrett et Billy le Kid ?), de Gwen, incroyable leader sous les yeux émerveillés de son Rhysounet d'amour, d'Owen au calme olympien. De quoi rendre fier leur grand chef.
Et j'ai adoré le duo d'Owen et Tosh, à des kilomètres l'un de l'autre, à peine interrompus par la balle que se prend la miss qui jusqu'au bout, fera croire à Owen qu'elle va très bien, madame la marquise.

Argh. Car si Tosh ne se remettra pas de cette blessure mortelle, se traînant sur plusieurs mètres pour parvenir à guider Owen dans ses manoeuvres, Owen, lui, n'en saura jamais rien.

Coincé dans la centrale malgré tous les efforts de Tosh, il va donc mourir une seconde fois, une dernière fois, sans savoir que la pauvre Tosh rendra l'âme quelques minutes après lui, vidée de son sang et désespérée de ne pas avoir pu le sauver, mais sans doute heureuse, quelque part, d'avoir pu lui éviter la peine de lui mourir à l'oreille. Superbe duo de fin qui s'achève avec Owen admettant qu'ils sont passés à côté l'un de l'autre. Et superbe rétablissement du même Owen quelques minutes plus tôt, qui pète un câble gratiné lorsqu'il comprend qu'il est cuit. Calmé net par le "Because you're breaking my heart" de Tosh, et mourant dans un grand éclair blanc en disant "It's alright".

Snirfl.

J'avoue que ça faisait quelques temps que je m'inquiétais pour Owen, revenu de très loin après avoir accompli une rédemption complète... Mais si je trouve sa mort cruelle, malgré sa logique, celle de Tosh me paraît encore plus injuste, même si le personnage avait tendance à m'agacer. Mourir sur un échec, en regardant crever (une deuxième fois !) le mec qu'elle aime et qu'elle n'aura jamais eu... ptain, mais cte loose, quoi !
Et puis au moment même où on apprend d'où Tosh arrive, son terrible passé ! Tosh s'en va comme ça, en nous laissant sur le cul, et pire encore, en nous faisant chialer +++ au moyen de cette petite vidéo qui se lance automatiquement lorsque Ianto archive son dossier et celui d'Owen (où l'on apprend qu'Owen est né le jour de la Saint Valentin).

Vidéo où elle remercie Jack de lui avoir offert sa chance, et où elle déclare sa flamme à Owen... et à tous. Pauvre petite.

Eh bé. Je ne vois plus qu'une solution pour les trois survivants : le triolisme.

Reste à savoir si je serai là pour mater ou pas.

Allez, j'ai presque un an pour me faire à cette idée. Mais j'avoue que c'est vraiment rude, comme fin de saison. D'autant que je la termine avec la certitude qu'ils vont tous crever les uns après les autres, maintenant. Et pour moi, le prochain, c'est Ianto. Hélas.
Gwen échappera peut-être à la règle parce qu'elle est un tel témoin de la misère de Torchwood depuis le début que je la sens lutter très fort pour rester en dehors du cercle vicieux qui semble engloutir systématiquement tout membre de l'équipe.
Comme le disait Ianto : "Nothing changes."

Et pour Gwen ?

 

212 : Fragments

(Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Torchwood... sans jamais oser VOUS le demander de peur de fondre un fusible.)

Ben dites donc, hein ? C'était couillu, ça. Parce que depuis deux saisons, on se coltine nos losers de la life sans vraiment savoir qui ils sont et d'où ils viennent. Magnifique parti, donc, de les prendre un part un, de les flanquer face à une bombe...

... de faire exploser les dites bombes...

Owen : Snap.

BAM!

... et de faire défiler leur vie à chacun alors qu'ils se retrouvent sous les gravats, pendant que Gwen, la seule dont on a été témoins de l'arrivée à Torchwood, tente de les sauver.
Un ultime plongeon au coeur de cette équipe du tonnerre qui nous permet enfin de comprendre à qui on a vraiment à faire.

A commencer par Captain Jack.

Captain Jack qu'on retrouve au 19ème siècle, attendant son Docteur en menant la vie dissolue qu'on lui imagine. Et chopé par le très neuf Torchwood de l'époque, analysé, puis obligé à rejoindre les rangs.

Amusant de se dire que tant d'années plus tard, après avoir été recruté de force, il deviendra l'âme de Torchwood. Et même carrément Torchwood.
A l'origine de la formation de l'équipe que l'on connaît, on découvre avec stupeur qu'il y a l'acte de folie d'un de ses anciens collaborateurs. Et avec le recul qu'on a à présent, cela fait très peur.

Acte de folie, donc, qui a poussé un homme à décimer tous les membres de l'équipe à l'aube du nouveau siècle. Un par un. Pour les libérer. Terrifiant.

Alex : They were mercy killings. It was the best thing I could do. So no one of us can see the storm. I'm sorry I can't do the same for you.

Pauvre Jack. C'est déjà terrible de connaître et d'assister à la malédiction qui est la sienne : voir tous les autres mourir. Le constater de nos yeux, c'est encore pire. Plus encore quand il se ramasse le sang du pauvre type qui se flingue devant lui. Déjà-vu.

(Et très jolis clins d'oeil, dans sa partie : la petite fille qui lui donne la localisation du gant résurrecteur à la mort d'Owen... et un cousin du vilain poisson du premier épisode de la saison 2. Plein de petits indices très agréables à découvrir.)

Ensuite, on va donc se pencher sur l'arrivée des nouveaux. A commencer par Tosh.

Et là, le VRAI délire commence.
Mais que fait donc notre terne petite souris, quelques années plus tôt ? Elle vole des fichiers dans la boîte où elle bosse...

... pour fabriquer un objet hyper-perfectionné qui ressemble pas mal à un sonic screwdriver.

Tosh, espionne industrielle ? Ca paraît tiré par les cheveux. Et ça l'est. Tosh est en fait victime de chantage. Sa mère a été enlevée. Et elle n'a pas d'autre choix que d'obéir aux ordres de ses ravisseurs.

Prise la main dans le sac lors d'une rafle de UNIT, c'est la prison sous haute sécurité pour la pauvre choupette.

(La priver de coiffeur, c'est quand même dégueulasse.)

Jusqu'à ce qu'un mystérieux bonhomme l'en sorte et lui propose de bosser pour lui en échange de sa liberté.

Jack : The technical plans you followed, they were wrong, they had mistakes in them... that's why the plans were shelved. But you, Toshiko Sato ! You automatically fixed things as you went along. What I'm trying to say is, oh baby, you're good ! I mean you're good now... imagine what you'd be like with a little training !

Voilà comment Toshiko Sato atterrit à Torchwood. A la voir, comment pourrait-on imaginer qu'elle a traversé de telles épreuves ? Eh bien si. Wow.

Suivant sur la liste : Ianto Jones.

Superbe contraste entre la manière dont il démarche Captain Jack, avec l'assurance tranquille du gars qui sait qu'il va arriver à ses fins. Alors qu'au fond, impossible d'oublier que si Ianto est là, c'est avant tout pour trouver le moyen de sauver Lisa.

Bref, manoeuvre d'apparence détachée mais qu'on sait désespérée.

Malgré tout, il y a l'étincelle, dès le début.

Et voilà comment on apprend pourquoi et comment Torchwood se retrouve affublée d'un ptérodactyle !

Du pur délire... Façon comédie romantique...

Mais avec le fantôme de Lisa omniprésent. Brrrr...

Et puis Owen, notre macchab' adoré, déjà mort, mais qui risque bien de se retrouver coupé en deux si cette vitre se décroche...

Owen, qu'à notre grande surprise, on retrouve quatre ans plus tôt, jeune médecin très comme il faut et soigneusement encravaté, en train d'organiser le plan de table de son mariage.

Malheureusement, la future mariée, très charmante, a de gros soucis de santé. On lui a diagnostiqué un Alzheimer précoce...

Petit moral pour Owen... qu'on est vraiment surpris de découvrir aussi... normal.

Et puis le verdict tombe... ce n'est pas Alzheimer, mais une tumeur qu'il faut opérer tout de suite...

Et au terme d'heures et d'heures d'attente angoissée...

... la vie d'Owen bascule définitivement dans l'horreur. Avec l'arrivée de Jack Harkness qui lui annonce que la tumeur de sa fiancée est en fait un extra-terrestre... et qu'il vient de décimer toute l'équipe qui s'activait à la sauver. Le cauchemar absolu.

R.I.P., fiancée d'Owen. Voilà comment en plein deuil, le très propret Owen se fait recruter par Jack...

Et avait-il d'autre choix, d'ailleurs ? Pris pour un dément par ceux à qui il essaye d'en parler, rempli d'une rage que personne ne peut comprendre. Non, comme tous les autres, et même comme Jack, Owen n'avait pas d'autre choix que de tenter de redonner un sens à sa vie de cette manière. Et on sait ce qui l'attend : la fuite en avant, l'alcool, les femmes, le cynisme du type à qui on ne la fait plus. Pauvre Owen. Ce qu'on a vu de lui dès le début prend douloureusement tout son sens.

Jack : Owen... why did you become a doctor ?
Owen : I thought that if I could save one life, mine would be worthwhile. But you save one... and another, and another. All clawing at you, demanding to be saved. And even if you do succeed, you can never save enough.
Jack : Maybe here you can.

Argh. C'est terrible. Est-ce que Jack se pose dix secondes la question de savoir s'il leur rend service ou les condamne, en les invitant à le rejoindre ? Je ne crois même pas. Et pourtant, quand on voit les malheureux se débattre depuis deux saisons, il y a de quoi se demander.

Retour au temps présent : Owen est sauvé par Gwen in extremis. Décidément un bon duo, ces deux-là.

Ultime rebondissement une fois nos lascars TOUS tirés d'affaire (un miracle), le message de Captain John, ultra flippant, avec à ses côtés le petit frère de Jack, Gray...

John : OK, here's whats gonna happen : everything you love, everything you treasure, will die, I'm gonna tear your world apart, Captain Jack Harkness, piece by piece, starting now. Maybe now you wanna spend some time with me.

A suivre, donc. *soupir*

Quand même... ça fout un de ces bourdons. Non parce que moi, soigneuse comme je suis (ahem), je me suis refait cet épisode. Et d'un point de vue global, découvrir que c'est le désespoir qui les a tous poussés à Torchwood, ça fout une grosse boule dans la gorge. Tous sauf Gwen. Alors Gwen échappera-t-elle à la malédiction de Torchwood. Ou en sera-t-elle la victime absolue ? Pffff...

Sur le coup, au premier visionnage, j'avoue que je suis restée perplexe. Pour quelqu'un comme moi, très avide de "background" pour les personnages, cet épisode, c'est du pain béni. Et pourtant, c'est quand même très casse-gueule, comme exercice. Ca remet tout le reste en perspective, y compris l'apparente légèreté d'Owen ou de Tosh, dans la saison 1. Pas évident de me faire avaler qu'Owen a failli se marier, ou que Tosh a fait de la prison.
Au final : soit. De toute façon, maintenant...

 

Quel personnage de Torchwood êtes-vous ?

Pour le savoir, rendez-vous ici !

J'ai bien cru que j'allais être Captain Jack, ça n'est pas tombé loin, je pense (rapports aux nombreux squelettes qui hantent mes placards), mais à mon avis, mon mauvais caractère et ma langue bien pendue m'ont eue, sur ce coup-là.

You are Owen

You're ready to be second-in-command, but you always have an eye on the prize. You have the confidence, the skill level, and the work ethic to be a strong leader, but you're not quite ready for prime-time, my dear. Actually, it might be better for you that way. If you were at the top, you'd have no goal to shoot for...

Comment qu'y m'cause, çui-là !

 

211 : Adrift

(Comme j'adore les actes manqués, j'ai complètement foiré la moitié des mes captures d'écran, vous m'en voyez très très dizolée. Du coup je vais faire court.)

Ahumph. C'est vraiment parce qu'il faut finir et que c'est une manière pour moi de planquer Torchwood très très loin pendant les dix/douze mois d'absence de la série. Absence qui sera très bénéfique.

Bref. Alors. A première vue, cet épisode très centré sur Gwen (un quart d'heure avant d'apercevoir Owen, je commençais à m'impatienter), pour moi, ben sans plus. Surtout quand on attend la fin de saison. Et pourtant, très intéressant et très intense.
Intéressant parce qu'il remet sur le tapis quelque chose qu'on avait presque oublié depuis la fin de la saison 2 : la défiance. Est-ce que Gwen, et par extension, est-ce que nous pouvons faire confiance à Jack ? Qu'est-ce qu'il pourrait bien encore nous cacher ? Et surtout : pourquoi continue-t-il à mentir ?

En ce sens, c'est passionnant. Et aussi le fait que malgré l'adoration que Gwen lui porte, elle continue à le défier, à le remettre en question, et à le doubler quand elle pense que c'est nécessaire. Moralité : c'est vraiment elle qui garde la tête la plus froide de toute l'équipe. Là où les autres vont s'écraser ou faire semblant de ne pas avoir entendu quand cela ne les concerne pas directement, ou au mieux lui apporter une toute petite aide, Gwen fait ce que lui dicte sa conscience. Sauf que des fois, ce qu'elle estime être le mieux, ben c'est le pire.

Mais continue comme ça, Gwen. Tant que ce sera le cas, tu vivras.

Autre chose : le point de vue de PC Andy (PC Andy est de retour, YAY !), très extérieur, est excellent. Parce qu'il connaît Torchwood, parce qu'il a connu Gwen avant Torchwood, et parce qu'il nous offre un regard fascinant sur toute cette affaire, genre : "Mais vous vous êtes regardés dix secondes, bande de petits péteux ?"

Chose amusante : PC Andy est quand même victime d'une attirance presque maladive pour Torchwood... jusqu'à demander à Gwen si elle ne peut pas le pistonner. Arf.

Pour finir (car je ne vais pas faire une review "linéaire" de cet épisode, ce sera pour le prochain et ça va me prendre suffisamment de temps comme ça, temps que je n'aurai sans doute pas avant ce week-end, d'ailleurs), cette maudite brèche. Maudite brèche qui sème décidément la désolation partout, arrachant des gens au hasard à leurs proches, proches qui ne comprennent pas le pourquoi du comment, et qui les rend, de temps en temps, complètement flingués, après des années d'errance dans le temps, et que Jack, donc, en secret, recueille et soigne, et surtout cache.

C'est donc le cas de Jonah, quinze ans, qui disparaît un soir et est renvoyé avec quarante ans de plus, terriblement défiguré et rendu fou par ce qu'il a vu.

Gwen croit bien faire en alertant sa mère. Qui finit par lui dire qu'elle aurait préféré ne pas savoir... et ne jamais le revoir comme ça. Puisque finalement il ne pourra jamais lui être rendu.

Bouleversant. Surtout pour la très sensible Gwen qui en profite pour se réconcilier avec son Rhysounet et réalise par la même occasion qu'il faudrait peut-être profiter de ce qu'elle a.

Mention spéciale à Ianto, capable de se soustraire aux desiderata de Mr Harkness (j'adore quand Gwen les surprend en pleins mamours, à mourir de rire) et qui aiguille Gwen sur l'endroit où trouver le pot-aux-roses. C'est un bon petit gars, Ianto. Et... en fait ça fait un bon trio...

Bref. Cette putain de brèche. Mais quand cela va-t-il donc cesser ?

 

...

J'aurais bien aimé que quelqu'un me prévienne que ce n'était pas la peine que je regarde le final de Torchwood...

(Spoilers dans les comms, dernier épisode de la saison 2... Et dernier épisode tout court en ce qui me concerne.)

 

La Sorcière réclame une explication.

Alors, pour changer un peu de sujet parce que ça devient épuisant, BSG, ces derniers jours, outre le pilote de Firefly regardé avec le Dark Side (et Countrycide, de Torchwood, parce que voilà qu'elle voulait les voir "en vrai"), je me suis refait le début de Doctor Who, en DVD, j'y reviendrai car j'ai des trucs à dire à ce sujet.

Notamment ceci : c'est moi ou cette truffe de Toshiko a DEJA rencontré le Docteur ET entendu le son du Tardis ?

Et même pas elle tique dans Torchwood quand Jack évoque soixante-douze fois son "right kind of Doctor" sans compter le "whoosh whoosh" caractéristique du fameux vaisseau ?

Mais il lui manque vraiment une case, à cette malheureuse !

Plus sérieusement, je me demande jusqu'à quel point il n'aurait pas été plus judicieux de dire que ce n'est pas le même personnage que l'on voit dans Doctor Who, parce que là, clairement, elle intervient en temps que médecin, voire légiste, alors que dans Torchwood, c'est la geek de base qui fait joujou avec des appareils ultra-sophistiqués alors que c'est Owen qui jongle avec les scalpels. Et puis ça devient un peu difficile de caser l'épisode "Aliens of London" chronologiquement quand on a vu "Fragments", le douzième épisode de la saison 2 de Torchwood.

Bref, je suis un peu confusée. Et comme le personnage a souvent le don de m'agacer, ça n'arrange rien, je le reconnais.

Cela dit, je reconnais que je n'ai pas lu ni vu tout ce qui tourne autour de Torchwood et qu'il y a peut-être une explication rationnelle quelque part. Je serais curieuse de la connaître.

 

210 : From out of the rain

Allez hop, je m'en vais vous torcher (ahahah) cette review vite fait, moi. Pourquoi ? Parce que je ne me suis pas DU TOUT sentie concernée par cet épisode !

Pourtant, en voyant le previously à la fin du précédent, je me suis dit que quand Torchwood rencontre Carnivale, ça ne peut qu'être intéressant. Eh ben pas du tout ! J'ai rien compris au concept ! Tout ce que j'ai compris, c'est que deux originaux s'amusent à collectionner le souffle des gens et que ça nous fait de jolis zombies, et que si on ne les arrête pas bientôt, eh ben leurs copains vont rappliquer.

Bref, red alert.

Pourtant, l'esthétique est vraiment sympa, froide et flippante à souhaits, les séquences en noir et blanc sont tellement bien foutues qu'on croirait qu'elles sont vraiment issues du début du siècle dernier, c'est très bien réalisé.

Les victimes désincarnées, entre la vie et la mort, sont terrifiantes. Et apprendre que Captain Jack est mêlé à tout ça, c'est excellent.

Mais voilà, je crois qu'après tous ces épisodes centrés sur nos personnages principaux qu'on en vient à aimer très fort, c'est trop dur de revenir au train-train, à la menace of the week.

A propos de ça, puisque ça me dérange vraiment de ne pas avoir à me pencher sur eux, je vais en parler quand même. C'est la première fois qu'on les revoit un peu décontract' depuis des semaines. J'ai trouvé super mimi que Gwen, Ianto et Owen aillent au ciné ensemble. Ca m'a paru complètement farfelu. Et pourtant... pourquoi est-ce qu'ils n'iraient pas au ciné ensemble ?

Ensuite, ça m'a fait un vieux choc de voir Owen avec ses bandages... un parce qu'il s'est ouvert la main et parce qu'une plaie béante, ça la fout mal, et un autre parce qu'il s'est cassé le petit doigt et que bon... ses os ne se resouderont jamais. C'est là pour nous rappeler qu'il est mort. Et c'est presque le seul détail qui nous le rappelle tellement il a l'air vivant.

Ensuite, autre rappel : ça m'a fait délirer de voir leurs tronches à tous lorsqu'en regardant les vieux films, ils aperçoivent Jack dessus.

C'est vrai que pour eux, à part le voir mourir et ressusciter, le concept de son immortalité, c'est un peu vague. Là, ce doit être un sacré choc, de voir de leurs propres yeux toutes les époques qu'il a traversées...

Et puis excellente dynamique Jack/Ianto. Aussi efficaces sur le terrain qu'ils doivent l'être dans un plumard. J'aime bien la sensibilité d'Ianto sur certaines affaires et l'application qu'il met à faire son boulot correctement.
Du coup, bien que ravie qu'on ne nous ressuscite pas toutes les victimes (dont des enfants, tout de même), j'ai été très contente qu'il réussisse à sauver le petit garçon...

Trop mimi.

Voilà. Cétou. Ca m'a rappelé l'épisode des fées, dans la saison 1. Un peu la même ambiance... Freaky, joli, mais sans plus.

 

1 2 3 4 >