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[Virtuality]Pilot

J’ai essayé. J’ai TOUT fait. Je me suis préparée dans ma tête, plusieurs jours à l’avance histoire que ça rentre bien : non, il n’y aura pas de Virtuality version série puisqu’à la Fox, ils sont trop cons (ou trop réalistes) pour signer un projet aussi ambitieux et intelligent que celui-ci.
Mais rien à faire. Je suis dégoûtée. Enfin, disons que j’étais dégoûtée hier soir en finissant de zyeuter ce pilote. Là, je ne suis plus dégoûtée. Je suis furieuse. Oui, totalement furieuse. Parce que c’est de loin le truc le plus brillant que j’aie vu cette année et que c’est sans conteste l’heure et demie de télévision qui m’a fait le plus réfléchir depuis BSG.

Vous me direz, je suis vraiment sur mon terrain de prédilection, et ça, ça aide. J’adore la SF, c’est pas un secret, et pour un peu que ça se passe dans un vaisseau spatial et que ça soit pas trop trop kitsch, ben tout se libère, chez moi, surtout l’imagination.
Alors là, forcément, vous prenez douze clampins et vous me les enfermez pour dix années dans un bout de ferraille, vous agitez bien, vous rajoutez des trucs un peu bizarres, de la paranoïa, un brin de folie, des passés bien chargés… et vlan, vous obtenez la recette idéale pour une Sorcière en mal de vaisseaux spatiaux et de drama qui pique.

Donc Virtuality, c’est quoi ? Ben ça aurait pu être le digne successeur de ma série préférée, Battlestar Galactica. D’autant qu’aux manettes, on avait un certain Ronald D. Moore, producteur exécutif de la chose, et visiblement mon âme-soeur sur cette Terre tellement j’ai l’impression qu’il n’écrit que pour me faire plaisir.

Virtuality, donc, c’était un pilote acheté par la Fox, grande chaîne qui ne fait pas dans la SF si ce n’est pour l’envoyer aux oubliettes.
Alors comme Firefly et comme Sarah Connor, Virtuality crève, mais cette fois avant même d’être née.
Je n’abandonne pas tout espoir parce que le pilote, diffusé dans un créneau lamentable, fait couler pas mal d’encre sur le web, et la critique est plutôt bonne. Donc qui sait ?
Mais je ne me fais pas trop d’illusions non plus. C’est le genre de fiction qui n’a pas grand-chose à foutre sur la Fox et qu’on imagine bien plus sur une chaîne câblée. A ceux qui vont dire qu’une chaîne câblée pourrait racheter le projet, je répondrai que je n’y crois pas trop. D’abord, je vois mal SciFi racheter ça alors qu’elle lance Caprica. Ensuite, je suis persuadée que si l’occasion se présente, la Fox fera tout pour empêcher une autre chaîne de faire son beurre grâce à Virtuality. Alors n’y pensons plus.

Il n’empêche. On aurait pu avoir dix saisons grandioses. On aurait pu suivre pas à pas la lente dégringolade de ces douze malheureux envoyés en pâture à un espace inexploré pour sauver les gens de leur planète.
Car à la base, le thème, c’est ça : le Phaeton (encore de la mythologie grecque !), un vaisseau spatial (que nous ne verrons jamais entièrement, bouhouhouh) est envoyé dans l’espace pour rejoindre Alpha Eridani, qui est, si j’ai bien compris, un système susceptible d’être colonisé par les Terriens. Pourquoi ? Tout simplement parce que notre planète à nous, elle est foutue, et que dans un siècle, elle ne sera plus habitable du tout. Alors on envoie le Phaeton en éclaireur, et ce voyage durera dix ans.

A bord, douze valeureux scientifiques qui ont tout largué pour participer à cette extraordinaire aventure. Et comble de l’ironie ou au choix de la consternation, cette mission cruciale pour la survie de notre espèce… fait l’objet d’une émission de télé-réalité. La télé-poubelle dans toute sa splendeur… et là, c’est pas juste les candidats qui risquent de finir à la poubelle, mais nous.
Le pire, c’est que ça marche. Des milliards de curieux regardent ça chaque jour et nos astronautes sont donc épiés en permanence par des caméras. Et voilà pourquoi on ne voit jamais le Phaeton en entier : parce qu’il est filmé par les caméras extérieures et que forcément, ces caméras ont bien du mal à nous faire un travelling arrière pour nous montrer le beau vaisseau dans son intégralité.

Ca, je l’ai tout de suite compris, et je me suis tout de suite mise à fantasmer sur la manière dont on pourrait (enfin aurait pu) un jour, dans plein de saisons, découvrir le Phaeton en vrai. A l’occasion d’un flashback sur son lancement, ou autre, dans un épisode grandiose… sauf que non, donc.

Bref, seul moyen pour nos astronautes d’avoir un minimum d’intimité et d’échapper au suffocant huis clos que leur impose la vie à bord du Phaeton : des aventures virtuelles. Chacun d’entre eux peut se retirer dans sa bulle pour y faire ce qu’il veut, grâce à un concept qui n’est pas sans rappeler le holodeck de Star Trek et surtout le holo-band de Caprica.
Et c’est là que ce pilote commence. En pleine Guerre de Sécession puisque le commandant du vaisseau, le dénommé Frank Pike, aime bien y passer ses petits loisirs.

(Excusez-moi, je verse quelques sanglots émus voire rageurs. C’est-à-dire que moi, à la base, après avoir vu cette scène plus quelques autres, c’était le genre de commandant que j’aurais effectivement suivi jusqu’au bout de la galaxie. Mais bon. Ca ne se fera pas, ça ne se fera pas, que veux-tu, ma pauvre Sorcière.)

Donc ça lui va divinement au teint, à Frank Pike, gueule de granit et canines bien pointues, de jouer les sioux dans les hautes herbes et de coiffer son chapeau de confédéré.

Seulement là, d’un seul coup, en pleine bataille, voilà que des mitraillettes mettent tout le monde d’accord. Quoi ? Comment ? Qu’est-ce que c’est ? Notre héros est perplexe.

(Oh oui, sois perplexe, chériiiii !)

Débarque le type HORRIBLE que je déteste et qu’on voit partout en ce moment.

Et là, on comprend qu’à la base, le gus n’a rien à foutre dans ce programme. Tellement rien à foutre qu’il tue Franky Boy en lui murmurant cette chose étrange : « You’re not fooling anyone, Frank. Least of all, yourself. »

Ouuuuh, mais c’est très, très bizarre, ça ! Quel singulier monsieur !

Voilà, donc bienvenue dans la matrice. Qui est très, très bien faite, en passant, puisque on voit trop qu’on n’est pas dans un décor naturel, mais que c’est super dur de dire pourquoi ! Vous voyez ce que je veux dire ? Le Mind-Frak dans toute sa splendeur ! Parce qu’il est là, le propos : différencier le vrai du faux. Je m’expliquerai plus tard.
En fait, je pense que toutes les scènes virtuelles ont été tournées sur des fonds verts. Et qu’ils ont fait en sorte que ça se voie.
Exemple avec le Dr Meyer et sa peinture… qu’il peint sur une toile et qui se dessine petit à petit dans les montagnes devant lui. (Aïe ! Est-ce que la montagne est le modèle ou la peinture, oeuf, poule, migraine !)

Bref, une fois notre captain sorti de son petit fantasme de guerrier (c’est bien un truc de mec, ça), on découvre petit à petit la vie à bord du Phaeton. La « vraie » vie. Hum.
A bord de ce vaisseau, on trouve des jardins hydroponiques, une vraie cuisine, et c’est très gentiment aménagé et surtout, super spacieux ! Qui a dit que l’espace était une denrée rare dans… l’espace ?

Chacun semble disposer de quartiers franchement luxueux, et on va dire qu’il faut bien ça quand on découvre les menus sacrifices faits par chacun pour aller sauver l’espèce humaine. Exemple avec Alice qui aimerait bien faire des bébés, sauf que c’est interdit.
Entre nous, ma chérie, la blonde a bien raison. Tu as ton mari sous la main, mais qu’attends-tu pour envoyer tout le monde aux pelotes. C’est pas comme si dans dix ans, on te demandait de procéder à un avortement. Bref.

Du coup, quand elle se réfugie dans son monde virtuel, Alice est enceinte. Et elle va rendre visite au gynéco avec un air rayonnant.

Le reste du temps, elle déconne avec son mari et des fois, elle bosse.

Egalement à bord, un autre couple marié. Ce qui est amusant et très chouette, c’est que jouant le jeu de la télé réalité, chacun passe régulièrement « au confessionnal ». Ca nous évite de nous demander trop souvent ce qu’ils pensent dans leur petite tête. Exercice que j’aime bien, habituellement, comme vous le savez.
Du coup, là, on renverse le truc et on va essayer de deviner et de comprendre ce qu’ils ne disent PAS devant les caméras. C’est pas futé, ça ? J’adore.
Donc pour en revenir à notre autre couple marié…

J’aimerais dire que ça me fait plaisir, mais non, ça ne me fait pas plaisir, ça me paraît juste normal et je ne vois vraiment pas pourquoi dans la presse, on lit partout : « Virtuality, la série avec un couple d’homos dedans. » Au secours. On en est encore là ?

Donc ceux-là, c’est deux drama-queens qui assurent le show, trop bien. Même que s’ils se disputent assez souvent à l’écran, leurs familles auront le droit d’être mises à l’abri avant le prochain tsunami. C’est pas super chouette ?

Après ça, on a aussi une botaniste qui respire la joie de vivre.

Un second quadraplégique qui est aussi mal viré qu’un certain Saul Tigh de ma connaissance.

Et une douce jeune fille qui est la voix de l’émission en plus d’être une geek.

Sa passion, c’est de chanter (faux !) en japonais devant des foules en délire alors qu’en vrai, elle est terrifiée par les caméras.

Sinon, le Docteur, donc, qui me rappelle Mohinder Suresh en moins boulet, sauf qu’il est un peu boulet quand même parce que pour se découvrir un Parkinson au bout de six mois d’un voyage de dix ans, faut forcément être un peu boulet sur les bords.

Une pilote qui aurait pu être le personnage féminin le plus génial de la télévision américaine après Starbuck si on lui en avait donné l’occasion.

Et puis le concepteur du Phaeton dont on découvre très vite qu’il a perdu son jeune fils et qu’il se torture la tronche à aller le voir dans son monde virtuel, c’est une horreur.

Mais… cet équipage ne serait rien sans ZE personnage du lot. Celui qu’on a tout de suiiiite envie de détester mais qu’on n’y arrive pas, et qui, en ça, n’est pas sans nous rappeler l’incomparable Gaius Baltar.

Roger Fallon, qui a manqué de peu de s’appeler Felon.
Alors lui, c’est le gars qui chapeaute l’émission, en plus d’être psy. C’est très dur de se faire une opinion sur lui. Contrairement à Gaius, il a une vision très, très nette de ce qui se passe autour de lui et il ne travaille pas pour sa gueule. Mais on ne peut pas s’empêcher de se dire qu’il a vendu son âme au diable. L’ennui, c’est que s’il ne l’avait pas fait, il n’y avait pas de mission Eridani. Et oui, même quand la Terre part en quenouille, le maître mot, c’est ren-ta-bi-li-ser.

En plus, on le sent un brin cynique, c’est lui qui a le plus de recul sur tout ce qui se passe. Un personnage clé que celui de Roger Fallon.
D’autant que… au détour d’une petite escapade dans le monde virtuel, on découvre que… la botaniste et le commandant fricotent quelque peu.

(Déjà, on s’étonne, ces deux-là cachent bien leur jeu.)

Ah ah ! Pour la bonne raison que la botaniste est mariée avec le psy ! Uh uh uh ! Comme c’est pratique, les mondes virtuels, on peut coucher avec qui on veut sans que personne ne le sache, y compris les maris affublés d’une superbe paire de cornes !
Et n’empêche, une fois le pot aux roses découvert, voyant les deux amoureux déployer des trésors de discrétions pour se parler, j’étais pétrifiée de trouille à l’idée que la vérité éclate au grand jour ou qu’une caméra surprennent les petits effleurements ou les conversations discrètes.

Et de me dire qu’en vrai, forcément, ils n’ont jamais couché ensemble.

Donc voilà, c’est ça, le Phaeton. Ce sont des cachotteries qui pourraient mettre le vaisseau à feu et à sang si elles se découvraient, ce sont des scènes de ménage, des engueulades autour de la table du dîner, des décisions pas faciles et une ambiance parfois pesante. Et la solitude, aussi. Imaginez-vous passer dix ans à fréquenter les mêmes douze personnes.
Et puis se posent d’autres questions, surtout avec le Parkinson du médecin… tant qu’à faire. Faut-il faire demi-tour ? Quelles sont les pertes acceptables ? Et comment gérer une blessure, une maladie, si on perd le médecin ? Et une panne si on perd un ingénieur ? Et une manoeuvre compliquée si on perd le pilote ? Bref… Quand on se met à penser à tout ça, c’est chaud, chaud, chaud.
Mais le Phaeton, c’est aussi la magie de sortir, pour la première fois de l’histoire de la conquête de l’espace, du système solaire. Et ça, j’avoue que comme pour les astronautes, pour moi, c’était un grand moment.

Bref, pour en revenir à la chose virtuelle, puisque c’est un peu le sujet, ben le holodeck a des ratés. Ca commence par Pike qui se fait descendre lors de son petit jeu de guerre, ensuite, c’est le toubib qui se fait flanquer par dessus bord, Pike, rebelote, qui se fait canarder quand il est au lit avec sa douce, et puis la petite Billie qui se fait… eh ben qui se fait violer par le triste sire que je peux pas saquer.

Et ça, c’est l’horreur. La pauvre gosse n’arrive pas à mettre fin au programme, et c’est parfaitement terrifiant de la voir allongée sur son lit, en train de se lacérer la paume des mains avec ses ongles.

Le débat qui suit est absolument passionnant… parce que du coup, on envisage d’arrêter net les petits voyages virtuels à cause de ce qu’on considère comme étant un dysfonctionnement. L’ennui, c’est qu’il y a aussi la possibilité que la jeune Billie ait des fantasmes un peu violents. Pauvre petite, elle est évidemment complètement traumatisée… mais est-ce qu’on peut considérer ça comme un vrai viol ou pas ? Ah ah ah, c’est une question qui tue !
J’ai trouvé qu’elle était abordée avec beaucoup de finesse et qu’on évite avec élégance la facilité et le vulgaire. Ca m’a vraiment beaucoup plu.
La réaction des autres qui ne veulent évidemment aucun mal à Billie mais sur lesquels s’abat une chape de plomb quand ils apprennent qu’ils vont peut-être être privés de leur seul moyen d’avoir un peu d’intimité et de s’échapper du Phaeton, c’est terrible. Parce que les modules virtuels, pour Jimmy Johnson, c’est le seul moyen de marcher, pour Alice, c’est le seul moyen d’être mère, pour Rika, c’est le seul moyen de tromper son mari, bref, sans ça, combien de temps ils vont tenir avant de s’entretuer ? Sûrement pas plus de quelques mois. Ca fout une trouille monstrueuse.

Et puis c’est l’occasion de découvrir aussi que Sue a vécu le même genre de truc, mais en vrai. Et c’était un chouette moment entre les deux nénettes qui à la base, n’ont rien en commun. C’est vraiment ce genre de choses que j’aurais eu envie de voir dans une série Virtuality. Il y a tellement à explorer que… ben que c’est triste.

Un petit peu avant l’affaire du viol, il y a aussi Pike qui commence à doucement partir de la fiole… et pas pour rien. Expérimentant pour la troisième fois une mort violente de l’autre côté du miroir, cette fois, ça lui fait un déclic. Et ça m’a fait un déclic à moi aussi quand j’ai revu cette scène une deuxième fois (car un revisionnage est indispensable une fois qu’on a capté ce qui se passe). Au moment où il revient à la réalité, il y a une porte qui s’ouvre… ou plutôt un sas. Et une fois sorti du monde virtuel, Pike se met à avoir un comportement complètement ahurissant.

Surtout aux yeux de ses coéquipiers qui le voient sauter en tous sens façon bi-polaire sous ecsta.
Eh bien c’est que notre commandant, il vient de réaliser un truc, sauf qu’on ne le sait pas encore et qu’on se dit que cette fois, il a complètement fondu un fusible. Au revisionnage, la conversation qu’il a avec ce bon Roger au sujet de la mésaventure de Billie m’a fait pousser des hurlements. C’est du pur génie.

Frank : What do you think ? Was it real ?
Roger : Why are you asking me, Frank ?
Frank : I’m asking if you know reality from fantasy, Roger.
Roger : I think I do. Do you know what’s real, Frank ?
Frank : I’ll tell you what I think. I think this mission has changed. I think our eyes are about to be opened. And that we are on the verge of a profound awakening that you and I cannot even imagine. And I think that the virt-modules are crucial to that awakening. I won’t shut them down.

Tu m’étonnes, John. Euh, Frank.
Et comme par hasard, c’est là que ça part méchamment en couille. Déjà, quand je les ai vus partir tout guillerets pour réparer un petit souci près d’un sas, je me suis dit : « Uh, oh, y a pas bon airlock ! Airlock dangereux ! Airlock toujours s’ouvrir sans prévenir ! »

Ca part gentiment, ça rigole entre z’amoureux qui se croient méga-discrets, La Sorcière lâche trois litres de bave devant les superbes combinaisons blanches de l’équipage…

Et là, d’un coup, mon Frank Pike se retrouve enfermé dans le sas. Tiens, c’est ballot, ça. Bon, allez, c’était rigolo, maintenant ouvrez la porte, les petits.

Sauf que c’est pas DU TOUT une blague et qu’en quelques secondes, on bascule dans une pure horreur. Et là, La Sorcière, elle se dit : « Nan. Il oserait pas faire ça. »
Et à peine La Sorcière elle se dit ça qu’elle se souvient qu’elle a à faire à Ron Moore, LE type qui a tué Jim Kirk.
Ok, donc il va le faire. Et il le fait.
Le sas s’ouvre irrémédiablement. Avec une lenteur exquise. Le commandant n’a évidemment pas son casque, c’était bien la peine de se faire tout beau dans sa combinaison d’homme de l’espace. Le voilà aspiré direct vers la sortie. Rah, si Laura Roslin avait été là, elle en aurait mouillé son slip.

Voilà comment, à la stupéfaction générale, RDM nous tue son personnage principal.
J’en suis restée complètement sous le choc. Il a fallu que je les regarde ranger le cadavre dans un tiroir pour réaliser.

J’ai ressenti exactement la même chose que les pauvres sous-fifres du commandant Pike. Pendant une heure et quart, on nous le place comme le type qui assure la cohésion, le gars bien, celui qu’on suivrait jusqu’à Eridani sans jamais moufter. Le héros, quoi.
Et là, pouf, plus rien.

Et on se dit qu’avec Jimmy Johnson aux commandes, ben euh…

Franchement, tout ça m’a poursuivie toute la journée. Quand j’ai éteint l’ordi hier soir, ok, c’était fini, j’ai bien dormi et tout. Mais aujourd’hui, impossible de me sortir cette histoire de la tête, totalement impossible. Je revois les scènes, je revois les personnages. Et puis d’un coup, ça a fait chboum là-dedans… j’ai repensé au Loft, au sas… à Pike et à son flingue. Et à sa phrase : « I was blind but now I see. »

En fait, j’ai comme l’impression que le commandant a été sorti de force du Loft. Parce qu’il avait compris. Compris quoi ? J’en sais rien. Mais c’est comme s’il était sur le point de lever le voile sur une énorme supercherie, et j’en arrive à être persuadée que tout ça n’existe pas. Que le Phaeton n’existe pas. Que la mission Eridani n’existe pas. Que personne ne regarde l’émission sur Terre, mais qu’ils sont tous comme des rats de laboratoires qu’on va disséquer, dont on va voir jusqu’où ils sont capables d’aller. Une expérience à échelle humaine, en somme. Piquons-les un peu, et voyons ce que ça donne. Saupoudrons d’un peu de Parkinson, d’un soupçon de viol, et régalons-nous de les voir se débattre.
Pourquoi ? Peut-être pour préparer une vraie mission Eridani ? Ou pas ?
C’est là que perso, je bloque. Mais une chose est sûre, de leur côté, les autres vont lentement se mettre à envisager toutes les options possibles, et Roger Fallon, il n’est pas très loin de comprendre ce qui se passe.
Sans parler de Jules, le concepteur du vaisseau, qui est bien décidé à comprendre pourquoi celui-ci a tué son commandant.
Et puis il y a Rika qui s’offre la scène de fin. Qui découvre, par on ne sait quel miracle, les petites lunettes de son amant dans ses quartiers, et qui va faire un petit tour dans son monde virtuel à lui.

Pour l’y trouver, naturellement.

Frank : It’s okay, Rika. None of it’s real.
Rika : What ?
Frank : Follow me through the mirror and down the rabbit hole because the only way out for any of us now is to keep going. Trust me. It has to be this way.

Et évidemment, dans sa petite salle de montage (oh mon Dieu, l’écran géant tactile, j’ai frôlé l’orgasme !), Roger se passe et se repasse la scène de la mort de Frank… et là…

Il capte le « I love you » que le captain articule à Rika de l’autre côté de la vitre.

Super chouette… Mais tellement de questions, ptain ! Ca appelle tellement une suite, c’est de la torture !
On est à quelle époque, exactement ? Et c’est qui, l’affreux qui viole les filles et tue les gens dans les mondes virtuels ? Pourquoi Alice va-t-elle lui parler à la fin ? Pourquoi est-ce qu’on n’a pas su plus tôt que c’était lui, son gynéco dans sa réalité ? Est-ce que c’est elle, la taupe de la prod ?

Bref, est-ce qu’on parle d’un monde virtuel à l’intérieur d’un monde virtuel ? Auquel cas… aïe ma tête ! Mais ce serait génial ! De jouer sur la virtualité DANS la virtualité !

En tout cas, que ce soit ça ou pas, on aurait fait un voyage splendide… surtout que j’ai trouvé le cast vraiment prometteur. Très peu de visages connus, mais un magnifique Danois aux oreilles très intéressantes aux commandes (et qu’on n’aurait pas manqué de revoir, j’ai dit !), plein de Britons comme je les aime, et Clea Duvall qui avait déjà bossé avec RDM sur Carnivàle… rah. Ca aurait été génial.
Evidemment, c’est filmé avec talent, on passe des caméras fixes du Phaeton à la caméra à l’épaule, et même à la mini-caméra de Billie.
C’est lent, parfois muet, on pense à Solaris, à 2001, à BSG, aussi, au travers de certaines images telles que celle-ci.

On sourit quand Alice parle de coins coupés. Et puis le fait d’arriver à bord du Phaeton au bout de six mois de voyage aurait pu nous réserver un tas de chouettes surprises à venir, du même ordre que celles qu’on a déjà dans le pilote. C’est frustrant de ne pas assister au lancement de la bête, mais du coup, on se pose des tas de questions… y a-t-il jamais eu un lancement ?

Et puis il y a bien sûr la critique de notre société, de nos refuges virtuels… et encore, je n’y vois même pas tant une critique que des questions, justement. Franchement, j’adore. Et j’ai vraiment du mal à en sortir.
J’avais rien vu d’aussi alléchant depuis longtemps, et hormis Caprica, je n’avais pas été autant séduite par un pilote depuis un bon moment. Et le pire, c’est que je me dis que si je le revoyais encore deux ou trois fois, je trouverais encore plein de trucs que j’ai pas compris. Et ça, nom d’un chien, j’adore.

Bref, je suis verte. Et j’ai vraiment l’impression que la Fox m’a privée de dessert.

Posted by on Juin 28, 2009 in Fourre-tout | 25 comments

25 Comments

  1. Pareil. dégoûté. Et les audiences ont été catastrophiques, donc les chances sont vraiment infimes maintenant. Faut faire marcher le buzz, et si dvd il y a, faire exploser les ventes…
    Mais c’est clair que dès le départ, c’était pas la bonne chaine pour ce projet.

  2. Enorme, ce pilote. Encore plus avec la review 😀
    Je vais essayer de pas penser à la non-suite de cette série… Quel gâchis de télévision !

  3. C’est terrible… même pour BSG j’avais pas accroché comme ça !

  4. Ptain moi aussi… Au fait, le monsieur qui fait peur, il était dans quoi parce que je ne le replace point ?

  5. Je sais pas je n’en connaissais aucun, en fait… le toubib vaguement aperçu dans Munich, mais c’est à peu près tout, je crois… Le Danois vient de New Amsterdam, mais je ne connais pas. Ah, tu parles de l’affreux type des modules ?? Ben il a joué le curé dans House tout récemment !

  6. Oui, le méchant dans la Matrice ! Bah ça ne me dit rien… Je n’ai pas dû être marqué plus que ça… Jusqu’à maintenant !

  7. Y a Sienna Guillori, j’aime bien cette actrice mais elle a un peu foutu en l’air sa carrière avec Eragon. J’ai regardé le pilote de New Amsterdam sans accrocher, mais l’acteur principal, le Danois comme tu dis, il était pas mauvais du tout.

  8. "Et là, La Sorcière, elle se dit : "Nan. Il oserait pas faire ça." Et à peine La Sorcière elle se dit ça qu’elle se souvient qu’elle a à faire à Ron Moore, LE type qui a tué Jim Kirk. Ok, donc il va le faire. Et il le fait."

    Ah ah, je me suis dit "non il ne vont pas le tuer puisqu’il a tout d’un personnage principal" et paf dans ma gueule ! Dire que tout était là : "sas + Moore = danger".

    "C’est lent, parfois muet, on pense à Solaris, à 2001, à BSG"

    Et aussi à Sunshine.

    En tout cas c’était un excellent pilote de série, qui aurait pu être le "nouveau BSG" et qui plus est sur un grand network. Mais bon il a fallu que ça tombe sur la Fox (Whedon, Minear, Moore/Taylor, z’êtes cons ou quoi ? Ne JAMAIS faire confiance à la Fox ! ).

    De toute façon je ne pense pas que Syfy puisse avoir assez d’argent pour récupérer Virtuality, ils ont déjà Caprica, SGU, Warehouse 13 et leurs programmes de catch à rentabiliser…

  9. Bon je suis tombée sur la review tout à l’heure en me disant "Comment j’ai fait pour zapper ça, moi qui l’attendais ^^’"!

    Donc bref c’est desormais vu et heu, What the Frak? Comment ça y a pas de suite?!!! Mais non, non, non je suis contre!!!

    Je suis donc d’accord avec l’intégralité de cette review, ce pilote était vraiment sympa, avec plein de questions en suspens (youhou ahem ^^’). Le perso de Cléa Duvall aurait effectivement pu être génial (en la voyant j’ai pas pu m’empecher de me dire que cette pauvre petite n’avait pas de chance et que son perso n’avait déjà pas été exploitée au max dans Carnivàle mais alors là (Enfin disons plutôt que ça avait quand même coupé au moment ou ça devenait très interessant tout ça…Alors NON quoi!)

    Bref contente d’avoir vu un bon pilote…Et dégoutée qu’il n’y ai rien derrière…Franchement je sais pas bien ce qu’ils font à la fox, mais ça va pas bien du tout ! *s’en va bouder d’abord*

    Merci pour cette review en tout cas ^^

  10. Excellente review qui mets l’eau à la bouche… je n’en avais pas entendu parler, mais le concept avait l’air super intéressant… quel dommage de passer à côté de cela!

  11. Je pense que ça doit être très dur de suivre la review sans avoir vu le truc, à un moment donné, j’ai même fini par arrêter de l’écrire aussi pour ceux qui ne l’avaient pas vu… J’espère que ça passe quand même. 😉

  12. Je te rassures. La review passe trés bien, même quand on l’a pas encore vu. Mon seul dilemme c’est regarder ou pas?
    J’aime pas commencer une série en sachant qu’il y a/ aura pas de suite (j’ai d’aiileurs failli pas aller au-delà du 1er paragraphe de ta review), mais bon ça a l’air vachement bien….. :-/
    Regarder et être dégoutée ou passer a côté d’un truc potentiellement fabuleux, de RDM himself? That is the question! 🙂

  13. Je n’avais pas entendu parler de ça… C’est vrai que ça a l’air sympathique.

    Ce que j’attends maintenant, c’est Flashforward. J’avais adoré le bouquin (de Robert J Sawyer), et même si la série s’en éloignera sérieusement, l’idée de base reste bonne.

  14. llewella, si ça te plaît, tu vas forcément être dégoûtée…

    Ptain, je veux une vraie série de SF sérieuse qui déchire comme celle-là ! Bouhouhouh !

    Bon, j’écris à la Fox.

  15. Moi ça m’a aussi fait pensé furieusement à "Passé virtuel", film assez méconnu mais qui traite un peu du même genre de choses …
    Bref, j’ai des envies de meurtre pour la fox !

  16. Ayè, pilote vu, review lue !!!
    Et comme tout le monde, je ne peux m’empêcher de tirer une gueule de six pied de long face à toutes ces questions qui restent en suspens… ça gave quoi, j’en ai marre qu’on tue les trucs prometteurs dans l’oeuf !!!

    Bon, j’avoue que j’ai bien accroché (mais moins que BSG tout de même 😉 ) et que j’ai trouvé les persos carrément, mais alors carrément, excellents !!!
    Entre le commandant (oh mon dieu oh mon dieu oh mon dieu XD), le second qui a l’air d’avoir un pète au casque, la pilote ancien marins qui déchire, le toubid qui meure à pti feu, et le psy terrifiant (même ses beaux yeux peuvent pas le racheter, tellement il a l’air louche) et tout le reste de l’équipe, on a là une superbe galerie du genre humain.

    Insérer le concept de télé-réalité dans l’espace, regardé par un monde bientôt apocalyptique, c’est brillant, même si j’ai eu du mal à m’habituer au procédé.

    Après, je pense également, Sorcière, qu’en fait tout ceci est virtuel, qu’ils ne sont jamais parti, et que l’holoband est de la virtualité dans la virtualité comme tu dis.
    (Une heure et demi plus tard, la grosse chaleur avait fait fondre mes neurones et il ne me restait ta review pour bien comprendre tout ça ^^’).

    Brefouille, pas mal du tout quoi, et un énooooorme potentiel qui sera complètement inutilisé. Je suis dégoutée, mais je dois tout de même m’incliner face à Ron, qui m’étonnera toujours je crois, alors que je suis toujours sceptique et critique quand j’entends parler de nouveaux projets de Sf, même venant de Dieu lui même. Mais y’a pas à dire, Il sait y faire. 😉

  17. Le plus déprimant dans Virtuality, c’est que la chaîne FOX existe toujours dans leur futur pré-apocalyptique 😀

  18. C’est vraiment dommage… concept génial et réalisation intelligente. Des personnages prêts a se sauter à la gorge et une ambiance fascinante. Tout se passe lentement, mais il y a toujours une sorte de tension et de malaise.

    Pour quelques vues sympas du Phaeton et un peu de behind the scenes :drexfiles.wordpress.com/2… (et y’a d’autres trucs pour les fans de SF en général :-))

  19. Curieusement, en regardant ce pilote je n’avais pas pensé à une couche supplémentaire de virtualité, mais je pestais contre l’improbable de la mission. Faut dire que je suis fan de SF, et entre autres de hard science comme la trilogie martienne de Kim Stanley Robinson (qui contient un assez long voyage vers Mars dans le premier tome).

    Alors d’accord, financer un tel vaisseau passait peut-être par la privatisation de la mission et l’émission permettrait ainsi au consortium d’avoir un retour sur investissement rapide. Mais ils ont aussi du demander des exclus sur la propriété terrienne de la nouvelle planète etc, donc ce seraient de sacrés requins. Mais il demeure que c’est idéal pour aiguiser les tensions au sein de ce groupe très (trop) restreint de 12 individus, et compromettre le succès de la mission. Faire du psy le producteur ? Ca viole totalement le secret professionnel. Atteindre des vitesses supraluminiques par de simples principes d’action/réaction et une accélération somme toute très supportable et brève ?

    Cela dit, une couche de virtualité supplémentaire est ma foi très logique et explique l’intervention d’un individu extérieur au vaisseau. M’enfin faut quand même trouver 12 personnes et les inclure de force là-dedans. Ou alors des volontaires programmés par un geek dans une maison de poupées ? Ou des androïdes qui rêvent de moutons électriques ?

    Bref, mon scepticisme m’a bien eu, mais surtout mon inattention car je regardais cela en préparant un entretien chez les geeks du futur au design top.

    Je dirai pour conclure qu’une fois de plus, ma conscience a été illuminée par les reviews de la Sorcière, qu’elle en soit remerciée et que mille pétales de roses parsèment son chemin.

  20. Oh bé alors. *rougit* En fait, j’ai été très troublée par les discours sans queue ni tête de Pike lors du premier visionnage… et en le revoyant, tout s’est éclairé, et c’est lui-même qui donne toutes les réponses. Lui aussi, il doute de la mission, il doute du fait qu’on l’ait choisi comme commandant, il ne trouve pas ça logique. Il le dit à Rika lors de leur rendez-vous clandestin. Mais moi, j’étais déjà tellement soufflée de les retrouver là tous les deux que j’ai très peu prêté attention à leur dialogue. Alors que tout est là, en fait.

  21. @holdi

    Le système de propulsion Orion existe vraiment et est le moyen le plus réaliste, efficace et rapide pour atteindre des vitesses rendant les voyages interplanétaires possibles (jusqu’a 0,15% de la vitesse de la lumière avec nos technologies actuelles !).

    Fais des recherches sur le projet Orion, le projet Daedelus, le projet ICAN et Aimstar.

  22. Entre caprica, bsg et ca, le ron est clairement pssionné par le concept meme de réalité virtuelle ! Sans parler de l’influence holodeck nouvelle génération.
    Sinon bien sûr, je suis deg comme vous tous. C’était brillant et terriblement ambitieux !

  23. Entre caprica, bsg et ca, le ron est clairement pssionné par le concept meme de réalité virtuelle ! Sans parler de l’influence holodeck nouvelle génération.
    Sinon bien sûr, je suis deg comme vous tous. C’était brillant et terriblement ambitieux !

  24. Plop,

    J’avais lu les premières lignes de ce ticket, mais je n’avais pas trop envie de me lancer dans l’aventure si c’était pour me retrouver comme toi, le bec dans l’eau à la fin.
    Mais finalement, j’ai lancé le pilote tout à l’heure… et même si je me suis retrouvé le bec bien plus enfoncé dans l’eau que prévu, je me suis régalé.

    C’est de loin le pilote le plus intelligent qu’il m’ait été donné de voir.

    Le Pilote de BSG avait scellé mon amour pour la série, mais je dois avouer aujourd’hui qu’il était à milles lieux d’être aussi bon que celui de Virtuality.

    Allez, on garde espoir, quelqu’un de suffisamment bien placé va bien finir par comprendre le génie de ce pilote et va par la même confirmer que des milliers (millions) de personnes déçus de ne pas avoir de suite ne peuvent pas tous se tromper!

    Comme d’hab sinon, merci pour la review, qui est devenu pour moi, l’extension naturelle de chaque épisode que je visionne!

  25. Je suis dégoutée aussi, je cherchais des reviews sur cette série pour partager mon désarroi…

    Depuis que j’ai regardé le pilote, je suis vraiment triste !

    Je suis fan de S.F comme toi, et c’est marrant j’aurai pu écrire tout ça.
    J’ai également pensé à la virtualité et que rien n’était réel, comme un grand chantier virtuel pour voir si le projet pouvait être réalisé dans ces conditions sans que les 12 personnes ne s’entretuent, le matériel ne lâche…
    Et il rajoute du piquant en foirant leur logiciel de réalité virtuelle histoire de voir ce qui se passe.

    Je suis vraiment révoltée contre la Fox qui vient de refuser de développer une série vraiment prometteuse avec un potentiel énorme tout ça parce qu’elle a foiré la diffusion !
    En même temps, la Fox c’est pas la bonne chaîne pour de la S.F, je suis parfaitement d’accord.

    Par contre, j’ai lu que le producteur Ronald D. Moore, allait tout faire pour sortir la série… J’avoue que je garde espoir parce que c’est tout ce qu’il me reste.
    Des séries qui ont étés sauvées il y en a déja eu (Jericho pour exemple) donc espérons qu’en se manifestant, ils réalisent que Virtuality est une petite d’or !

    Je suis comme toi La Sorcière, j’ai beaucoup aimé la façon dont a été traité le viol de Billie et la mort du commandant qu’on ne voit pas venir !

    Tous les ingrédients d’une grande série, et j’avoue que ça faisait des années que j’avais pas accroché comme ça juste à un pilote … J’enrage !!!!
    Même Battlestar Galactiga, j’ai vu le pilote mais je regarde parce qu’il y a tellement peu de séries de S.F qu’elle est pas mal mais c’est pas ce que je recherche.
    Et là Virtuality arrive, je pensais avoir été exaucée !

    Quand je vois des séries archi vues, (revues – pré mâchée – pré digérée – pré vomie) comme Fringe … pas originale et inintéressante repompée sur X-Files version JJ Abrams, j’en ai marre ! Et ça … ça marche et ça va cartonner alors que c’est vide ou presque !
    J’ai envie de casser ma télé de rage !

    Si tu écris à la Fox, fais tourner leur adresse, je serai bien tentée de le faire aussi même si je parle anglais comme une vache espagnole 🙂

    En tout cas, je viens de découvrir ton blog et j’apprécie beaucoup la façon dont tu écris 😀

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