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103 : The stabbing

Ah, très intéressant. Comme ça doit être troublant et passionnant de se retrouver dans le Manchester des années 70 pour assister à l’agonie de la révolution industrielle. Cet épisode, on peut le regarder comme un épisode de plus dans l’aventure de Sam Tyler (ce qui est déjà beaucoup), mais il raconte bien plus que ça. Etre témoin de la transformation de sa ville en business place, de la lutte des ouvriers pour maintenir un système déjà mort, pour un petit trentenaire des années 2000, ça doit être étourdissant. Surtout quand vous tuez un mec dans une usine qui est deviendra un jour son appartement. Gros gros symbole…

(Sans compter qu’au final, le coupable du meurtre… c’est l’usine elle-même. Enorme.)

Outre le désespoir qui est le quotidien des ouvriers de ce haut-lieu de l’industrie et qui est un sujet traité à maintes reprises dans le cinéma britannique, cet épisode, c’est surtout la lutte. Maintenant que Sam a trouvé ses marques et décidé d’accepter ses collègues et son patron tels qu’ils sont, bref, de s’accommoder autant que possible de sa vie en 1973, que faire ? Eh bien se rappeler que ce n’est pas pour autant qu’il faut déposer les armes. (C’est le cas de le dire.) Car si le combat des ouvriers est perdu d’avance, et il le sait, son sort à lui est toujours dans la balance. Et il ne tient qu’à lui qu’il le reste.

L’enquête du jour, c’est une démonstration de courage (même si j’ai moyennement accroché au trafic d’armes), et du courage, Sam en a bien besoin pour ne pas décider de s’enfoncer dans le confort relatif des années 70 et d’abandonner sa vie d’avant. Et même sa vie tout court.
Cela se manifeste par la radio qui égrène les supplications du personnel soignant de l’autre côté, par Hunt qu’il faut toujours écouter avec attention entre deux insultes… Surtout quand il s’agit de donner un petit coup de fouet à un Sam un peu trop ramolli.

Hunt : No fight.
Sam : No fight ? No fight ?

Ce qui est bien, avec Sam, c’est qu’il ne faut pas grand-chose pour le réveiller.

Bon… sinon, j’avoue, je cale sur la petite fille qui apparaît avec son clown. J’aimerais bien savoir ce qu’elle représente, exactement… Outre le fait qu’elle est super flippante.

Putain, comme j’aimerais pas avoir ce genre de visite, la nuit… Brrr…

Bref, je me suis un peu endormie sur la fin, pas parce que c’était ennuyeux mais parce que j’étais vraiment fatiguée… Mais j’ai levé une paupière juste à temps pour voir Sam et Hunt ouvrir ensemble leur grosse boîte de bière.
Je m’y fais, à cette ambiance de mâles machos à en gerber. Je commence à apprécier la subtilité de la mise en scène, les détails comme la clope omniprésente (je ne sais pas comment les acteurs font pour ne pas suffoquer, en intérieur, chaque mouvement est suivi d’un nuage de fumée), et puis cette reconstitution spectaculaire du nord de l’Angleterre des années 70 qui n’est décidément pas jouasse. Non, vraiment, c’est super bien foutu. Et puis ce que je vois me confirme ce que j’avais noté dans l’épisode précédent, au niveau de la distribution des personnages et j’en suis contente.

(Et à vrai dire, je fais court parce que je suis pressée de m’enfiler la suite, là. )

Posted by on Avr 15, 2008 in Life on Mars | 6 comments

6 Comments

  1. J’imagine que la fille avec son clown c’est l’équivalent anglais de la mire, ou bien des bonhommes de Folon qui s’envolaient à la fin des programmes d’Antenne 2 il y a – ouh là – longtemps…
    L’intérêt étant d’être plein de couleurs pour que les gars règlent bien leur télé. Ca doit rappeler plein de souvenirs aux anglais.

  2. Non mais ça j’ai compris, je parlais de sa signification dans l’esprit de Sam… Il doit y avoir quelque chose de plus…

  3. Ahhhhh elle commence à accrocher à LOM. Mwahahahahahahaha.

    Je ne pense pas que tu le regrettes ! Et la musique, t’en penses quoi de cette musique de malades ? Hein ?

    Pour le reste, moi je ne dirais rien jusqu’à ce que tu aies fini la série 😉

  4. La musique, je l’adore bien sûr.

    La seule chose que j’aime des années 70, c’est la musique, je ne m’en lasserai jamais. J’aime les Who, Pink Floyd, tout ça…

    Forcément, dans une série pareille, c’est passage obligé et je ne vais pas m’extasier sur de la musique que je connais bien et que j’adore depuis toujours.
    Ce qui est intéressant, c’est le choix des morceaux, sur certaines scènes… vraiment très bien.

    Sinon, j’ai surtout accroché dès l’épisode précédent… 😉
    Et je suis sûre de ne pas regretter.

  5. Dois je dire que je suis contente que tu accroches ? La musique ? C’est un plus.

  6. Ah non la musique n’est pas un plus. La musique est intégrée aux épisodes et à ce qui s’y joue.

    C’est d’ailleurs ça qui fait la réussite de LOM.

    Lolaa compares avec Ashes to Ashes, tu comprendras …

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