Le blog de La Sorcière
 

Nice...

On dirait qu'elles se font des bizous.

(Par contre la deuxième est affreuse, on dirait qu'ils ont enfoncé la tête d'Elizabeth Mitchell à l'intérieur de ses épaules, c'est ignoble.)

 

Oh my Lords !

Non, vous ne voulez pas savoir qui va jouer dans V et quel rôle "il" va jouer !!! Hiiiiii !

 

104 : It's only the beginning

"Long live the Fifth Column !"

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103 : A bright new day

Avec les compliments de la Cinquième Colonne, connard.

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102 : There is no normal anymore

Encore plein de petites choses qui m'ont bien plu, dans cet épisode. (Malgré quelques gros, gros défauts qui m'ont fait soupirer.)
Une chose en particulier, d'ailleurs : tout l'aspect communication. J'étais un peu jeunette pour tiquer là-dessus à l'époque, donc je ne me souviens pas si c'était aussi un élément central de la série originale. J'imagine que oui, vu que le personnage principal était journaliste.
En tout cas, là, je me régale. Le fait qu'on suive un présentateur télé, ça me plaît beaucoup.
C'est bien sympa d'égratigner au passage le système des grands networks américains qui font tout ce qu'ils veulent en matière d'information et manipulent allègrement les masses. Dans ce contexte, c'est excellent. Et évidemment, les premiers à vouloir s'en servir, ce sont les Visiteurs.
Leur stratégie est d'ailleurs splendide. S'adresser directement au bon peuple grâce au vaisseau et à ses petites lumières, via le sourire onctueux et la voix de velours d'Anna, ah ah ah, c'est brillantissime. Plutôt que d'aller tout de suite chercher Barack, Angela ou Nico, vlan, je place mes pions d'entrée de jeu, je gagne la confiance des masses, je les fais entrer dans le jeu, je les informe, j'aime les masses, les masses sont formidables.

Et comme ça, ça court-circuite Nico ou Angela s'ils veulent nous coller une bombinette dans le derrière sans prévenir, nous qui sommes si gentils, si prévenants. Ah ah, sont bonnards, ces Visiteurs !

Voilà, donc ça, génial. Surtout qu'on sait tous à quel point l'information et la communication ont désormais de l'importance dans les grands conflits mondiaux.

Reste à savoir quel petit jeu joue Bailey Salinger. Un petit jeu dangereux en tout cas, qui vaut à Morena de tirer drôlement la tronche. Méfiance, gamin, elle n'en a pas l'air, la dame, mais elle doit avoir un sacré coup de fourchette !

Oh, d'ailleurs, vous avez vu comment elle sélectionne ses tenues ? Puréééééée, je veux le même !

Ca fonctionne sur Mac ???

Bon, là où ça bugge grave, ce sont les leaders (?) de la Résistance qui se disputent comme un vieux petit couple sur ce qu'il faut faire. Ah ben putain, ils sont mal barrés, quand même !

Entre Curé qui veut aller tout déballer au FBI et qui doit avoir zappé, entre deux Pater Noster, qu'il y a des Visiteurs planqués partout, patate...

... et l'autre qui est déjà toute estrancinée sous sa douche...

... et qui regarde tout le monde avec la tronche d'une meuf qui vient d'avaler une grande goulée d'eau de javel, ça commence très très fort !

Va falloir tout doucement se sortir les doigts du fondement, mes chéris !
Autre chose qui me plaît bien, c'est le petit jeu du Qui-qu'en-est. Ca me rappelle les premières saisons de BSG, ça, le bon vieux temps où on soupçonnait tout le monde.
Quelques clients semblent déjà se dégager du lot. Le boss d'Erica en tête de peloton, tellement d'ailleurs que ça doit être un leurre.

En même temps, quand on caste le père de Kara Thrace, sivouplé, on en fait quelque chose de correct, merci bieng. Pareil, Pépé Curé, il m'a l'air d'avoir une bonne tête de lézard.
En parlant de Curé et de madame, roh, la réaction quand elle découvre qu'il est l'homme d'une seule femme : l'Eglise.

Erica : Keuaaaaaah ? On peut même pas faire zizi-panpan pour se consoler ? Mais c'est tout pourri, c'te série !

Jack : A confesse, à confesse, et plus vite que ça !

Dommage, j'en conviens. Et celui-là, je sens que ça va pas être de la tarte pour le défroquer. Enfin, je sais pas, moi, découvrir qu'il y a des extra-terrestres, ça contredit pas la Bible et tout le Saint Fondement ? Allez, hop, qu'on me fasse voler cette vilaine soutane et que ça saute !
Puisque je parlais du papa de Kara Thrace et que décidément, on regarde trop de séries tournées à Vancouver, petite parenthèse.
On a tous reconnu Rekha Sharma qui est aussi aimable que dans BSG, pour changer.

On a pas tous reconnu la gosse de SG1, là, qui apprend plein de trucs dans sa petite tête de grosse maligne et que Jack emmène dans une école terrienne pour qu'elle fasse des dessins parce qu'elle commence à sévèrement le soûler.

(Oui, je sais, je fais peur.)

Et quelques cinglés auront sans doute versé une larmichette sur la belle baie vitrée devant laquelle Laura Roslin apprend qu'elle va crever d'un cancer dans la minisérie de BSG.

Voilà, c'est juste parce qu'on est un peu pas tout nets dans nos têtes, mais c'est ça qui nous rend attachants, aussi, pas vrai ?

Bon, j'ai lu que beaucoup de gens se plaignaient de l'ado de service. Comprends pas. Un ado, vous vous attendez à quoi ?

Vous avez déjà vu des ados intéressants et intelligents, dans les séries américaines, à part Veronica Mars qui finit tout de même par tourner débile ? Non.
Un ado, c'est bête, ça a des grands pieds qui servent à rien, c'est obsessionnel, romantique, ça tombe connement amoureux de la fille qu'il ne faut pas, ça serait prêt à tout pour tirer sa crampe, même à s'enrôler chez les lézards. Je ne vois pas ce qui vous étonne là-dedans, les gens.

Sinon, le Willie de la bande est toujours un peu dans la merde même si son bras est tout réparé. Et Hosanna ! On nous réveille Alan Tudyk, wouhouh, je suis contente !

Il fait très Alpha, dans cette série, mais c'est pas grave !

Ah et pour finir, vous avez remarqué la post-synchro toute pourrie, dans cette scène ?

Han, comment que ça fait pitié ! Je me demande si c'est parce qu'ils ont modifié le texte de Curé après avoir tourné le bazar, mais en tout cas, c'est tout laid ! Beuark. Je ne veux plus jamais voir ça, mes braves amis.
La suite, sivouplé !

 

101 : Pilot

Alors là, autant pour BSG il y avait peu de danger que ça ne fonctionne pas étant donné qu'à part le vague souvenir d'avoir trouvé Apollo/Zarek très beau et le chien-robot très laid, j'étais trop jeune pour vraiment apprécier 78, autant "V", ahiiiiii !
"V", c'est un peu une de mes séries préférées des années 80. (Sans blague.)
Enfin disons que le début était incroyablement fort et que j'ai bien évidemment continué malgré l'arrivée de cette cruche d'enfant stellaire etc. La Résistance, j'en rêvais la nuit, tenez, j'avais quoi ? Une petite dizaine d'années ? Mais je les attendais, moi, les lézards, ils pouvaient débarquer, j'étais prête à prendre le maquis avec Mike Donovan dans l'instant !

(Il y a de très fortes chances pour que j'aie été un petit peu amoureuse de lui aussi. )

Forcément, dans ce cas, on a beau essayer de ne pas en attendre grand-chose, on ne peut pas s'empêcher d'espérer que ça va être très bien. Surtout quand on a vingt ans de plus, et derrière soi des centaines d'heures de cours d'histoire, de cours de politique, de lecture de bouquins et de visionnage de fims qui approchent de près ou de loin la thématique de "V".
Avec vingt ans de plus, on sait qu'on a là une histoire qui ne se démodera jamais : celle de l'invasion, de la guerre, de la tentative d'anéantissement d'une race, d'une culture. La nôtre.
Un thème exploré de fond en comble, pourtant je me suis dit qu'il y avait moyen d'en faire quelque chose de bien.
D'abord parce que la première chose qui a plu à l'apprentie Sorcière dans la première série "V", c'est justement qu'il s'agit de nous. Non, on ne va pas pour l'énième fois envahir le petit copain du pays d'à côté pour lui piquer son pétrole ou ses bananes ; les victimes, c'est nous. Pas nous les petits Franzouses/Amerloques, nous tout court. Les humains.
Evidemment, on a l'air bien cons, nous qui nous foutons sur la gueule pour du pétrole ou des bananes. Ca calme net les histoires de pétrole ou de bananes, pour le coup.
Du haut de ma petite dizaine, j'avais trouvé ça follement romantique. Tous égaux devant l'envahisseur, tous liés par un but commun : survivre. Et si possible peler la couenne à ces fumiers de reptiles. (Non, pas grâce à un virus informatique mis au point par Jeff Goldblum par l'opération du Saint-Esprit.)
Et le fait que ça se passe chez nous, pas dans des Colonies très très lointaines ou ce genre de choses, avec des gens du quotidien subitement upgradés en héros ou sans le savoir en collabos, ça m'avait comblée d'extase.

Ben rien à faire, la petite Sorcière de dix ans n'est visiblement pas très loin parce que la grande Sorcière de trente balais a vraiment beaucoup aimé ce pilote.
La grande Sorcière de trente ans était bien persuadée que dans les années 2000, il y avait moyen de jeter un regard neuf sur cette invasion reptilienne. C'est grandement le cas.
Vingt-cinq ans après la première série conçue en pleine Guerre Froide et encore très marquée par l'influence de la Deuxième Guerre, la version 2009, elle, va puiser dans le post-9/11 à fond la caisse. (Au point que je me demande vraiment si on peut encore faire de la télévision comme "avant", chez l'Oncle Sam.)
Le coup des agents infiltrés, ça m'a mise debout, dites donc. Autant on retrouve la peur de l'autre qui pourrait "en être", autant le fait qu'il s'agisse d'un complot orchestré depuis genre les dinosaures, alors là...
Le concept prend une profondeur nouvelle, cette fois, on parle agents dormants, on parle... terrorisme, ni plus ni moins.
J'aime bien. Vraiment bien. (Sans blague.)

Et puis on nous balance des petites images toujours évocatrices. Hein ? Le F-16, là, qui se crashe dans les rues de Vancouver... c'est pas la classe ?

(Oui, alors je peux vous dire que voir un avion de chasse, même pour de faux, s'écraser dans un endroit où vous avez usé vos tongs quasi tous les jours pendant deux semaines, ça fait euh... un drôle d'effet, pour euphémiser à mort.)

Puisque je parle de Vancouver, j'avoue que le fait de reconnaître le quartier où ils ont tourné l'arrivée des Visiteurs à New York a bien aidé. Ces buildings, je les connais par coeur, je les ai photographiés comme une tarée à cause des reflets exceptionnels par beau temps. Ca m'a secouée d'un rire formidable quand le vaisseau des Visiteurs a débarqué et qu'on en aperçoit le reflet dans le verre des immeubles.

Pareil, apercevoir "Oceanic Plaza" derrière Erica et son fiston, ça m'a fait un gros pincement au coeur.

Ca m'a un peu étonnée, d'ailleurs, parce que c'est vraiment super typique de Vancouver, je n'en revenais pas qu'ils l'aient filmé comme ça. Ca fait super pas New York, ça, les loulous ! (Vu récemment dans Fringe, au passage, ce quartier. C'est toujours là qu'on filme Manhattan.)

Sinon... j'ai beaucoup apprécié le casting, j'ai trouvé que tous les acteurs principaux étaient parfaitement à leur place, et la Juliet de Lost est très bien. Je suis assez contente de la voir dans un rôle un peu moins ambigu.

J'ai super envie de la voir en grosse héroïne qui tache, en fait.
Pareil, le Joel Gretsch, rohnondidiousse. J'ai jamais été super-fan de son personnage dans les 4400, mais là, une fois virée la soutane...

Très chouette duo, en tout cas.

Sont mimis, non ?

(Siiiii.)

Morena Baccarin ? Impeccable. Plus que parfaite, même. Je ne peux pas m'empêcher de me dire que le rôle d'Adria dans SG1 a dû donner un petit coup de pouce aux responsables du casting...

En tout cas, elle est super convaincante, très belle avec ce petit côté mutin qui rassure...

... tout en restant un poil inquiétante quand même. Et c'est moi où elle fait super bien le lézard bien planqué ???

En parlant de lézards débarqué de Serenity, rah ! J'ai bien cru que le Robert Englund version 2009 allait s'appeler Alan Tudyk, j'ai trop espéré !

Sa mèèèèèèèère, le traître à la Nation ! Jusque dans les rangs du FBI, dites donc !

Finalement, le Willie de la Cinquième Colonne, c'est le futur marié.

Il est mal, lui, non ?

Sinon, Scott Wolf a pris un méchant coup de vieux et si je ne suis pas plus fan de lui que de son ancien frère Matthew Fox, j'avoue que son personnage de journaleux ambitieux est assez intéressant. Pas mauvais bougre, sans doute, mais drivé par sa braguette et son ego. Gageons qu'il va vite se retrouver dans le caca. Surtout s'il a l'intention d'aller regarder sous la jupe de la lézarde en chef.

Même tarif pour le petit con de service qui se fait enrôler direct chez les collabos par un sourire et une paire de jolies jambes.

Bref, j'aime BIEN. Certains détails me laissent quelque peu dubitative, comme le fait que tous les dirigeants du monde décident en l'espace de trois semaines que les Visiteurs sont des gentils voisins venus emprunter un kilo de sucre et trois oeufs pour nous rembourser en caviar. Mais forcément, vous me resservez une série aimée sans les épaulettes et les choucroutes que je trouvais déjà affreuses dans les années 80, que voulez-vous que je vous dise à part... FAIS PETER LA SUITE, BABY !