Le blog de La Sorcière
 

201 : Kiss kiss, bang bang

Ces gens m'épuisent autant qu'ils m'amusent.

Enfin, si je ne suis pas hyper convaincue par ce début de saison ultra-linéaire, les grandes lignes de Torchwood sont quand même bien là. Et la première scène de ce "season-premiere", avec le gros poisson tout laid très cocaïné qui sème la terreur dans les rues de Cardiff au volant d'une voiture de sport, rien à dire, elle vous replonge dans l'ambiance en moins de dix secondes.

C'est marrant car hier soir, j'ai vu un bonus de la saison 1 tournant exclusivement autour de la Batmobile de nos amis de Torchwood, et quand je repense aux quatre loupiots jouant aux caïds dans leur grosse voiture noire, ça me fait mourir de rire.

Gwen (à Owen qui conduit comme un cinglé) : All I'm saying is, you are speeding and there are children.
Owen : Well if kids are out at midnight they've got it coming.

Bien dit, mon mignon.

(Vous noterez le regard de bête traquée de Toshiko, derrière. Arf.)

Bref, ça fait les malins tant que ça peut, et ça se fait quand même clouer le bec par un mec qui a des branchies. Ca la fout un poil mal, mes zenfants.

Blowfish : So, this is Team Torchwood. The teacher's pets. But Teacher has gone, hasn't he ? Leaving the KiddyKids all alone. And look at you, trying so hard to be all grown up : the doctor with his hands full of blood...

(Mais toujours aussi mimi... GRRRRAOUUU... )

Blowfish : The carer with her oh so beating heart...

Blowfish : The technician with her cold devices.

Blowfish : Which leaves me with the office boy, promoted beyond his measure.

Blowfish : All of you, lost without your master. All of you, pretending to be so brave. All of you so scared. So, what about it, minions ? Can you do it ? How good are you ? How sharp is your aim ? What if you kill her ? What if I kill her first ? Can you shoot before I do ? Can you ? Dare you ? Would you ? Won't you ?

(Oh dear Gods ! Quel speach !)

KABAM ! *cervelle qui gicle partout*

Le retour du maître. Oh, ça délire de joie, dans le fanclub. Mmmmh. En fait, pas tellement. Ils sont un peu fâchés d'avoir été plantés comme ça, les petiots. Ca tire la tronche sévèrement. Malgré les paroles enjôleuses du bogoss.

Toshiko : Where were you ?
Jack : I found my Doctor.
Owen : Did he fix you ?
Jack : What's to fix ? You don't mess with this level of perfection. (Et c'est reparti. On lui dit qu'il va finir avec une tronche en caoutchouc et des rastas dégueulasses dans un gros bocal avec un chat pour lui tenir compagnie ???)
Ianto : Are you going back to him ? (So predictable... )
Jack : I came back for you, all of you.

Moué. Apparemment, ça passe pour cette fois. D'autant qu'un gros dossier débarque dans la foulée. C'est bizarre, il y a longtemps, j'avais entendu dire que James Marsters devait débarquer dans Torchwood. Pourtant ça m'a fait un sacré choc.

Faut dire qu'il a un rôle à faire dresser les cheveux sur la tête. A la fois super drôle, super cool et super flippant. Complètement zinzin, le gus. Et puis modeste, avec ça !
Evidemment, c'est à moitié une surprise quand on découvre que c'est un grand copain de Captain Jack.

Captain John : I can't believe I got the answering machine. What can you be doing that's more important than me ? Anyway, you probably traced the energy shift, found the body, or me. Sorry about the mess, bill me for the clean-up. Now... drinks ! Retro-log the transmission co-ordinates, that's where I am. And hurry up. Work to do. Help me, Obi-Wan Kenobi, you're my only hope.

MonDieumonDieu...

Et ça va être comme ça pendant tout l'épisode. Des baffes, des répliques cinglantes, des langues qui traînent...

Captain John : You've put on weight !
Captain Jack : You're losing your hair !

(Etonnés ? Moi pas.)

Donc ce sont d'anciens copains/amants/collègues, etc etc etc. Ca énerve tout le monde. Moi y compris. Les autres surtout.

Gwen : He's supposed to be our boss, and we don't know nothing about him. He drives me crazy.
Ianto : It's more fun when he's around though.

Alors j'en profite pour noter que Ianto s'est réveillé. Ianto a décidé qu'il en avait marre de tirer toujours la tronche et de servir le café en tortillant du croupion. Ianto existe. Et ce Ianto-là me plaît infiniment !

(Reste plus qu'à revoir la garde-robe, chéri.)

Captain John : We were partners.
Ianto : In what way ?
Captain John : In every way.

Bref, le pire c'est qu'il est super crédible, dans ce rôle-là, Spike.
En fouteur de merde invétéré, bourré de vices, ne pensant qu'à ses propres intérêts, quitte à laisser de la viande froide derrière lui.
Ce qui m'amène au truc très intéressant de cet épisode : la toute nouvelle cohésion du petit groupe qui crève les yeux, à présent. Tour à tour victime des dangereuses entourloupes de Captain John, le reste de la team va à chaque fois faire des pieds et des mains pour sauver le petit camarade en péril. C'est super mimi et assez haletant. Je note également que depuis ses mésaventures de la saison précédente, Owen a décidé de raccrocher ses gants de prédateur sexuel. Interesting. C'est moi ou après avoir flanqué Gwen dans son plumard, il a maintenant des vues sur Tosh ?

(Oh oui, ce serait énorme de le voir dévergonder mamie !!!)

Bref, sont-ils pas super choupinets ?

Alors, j'avoue que j'ai un peu zappé la raison de la présence de Captain John, toujours est-il que ça devait être pour des bijoux de quelque chose et que finalement il se retrouve bien arnaqué avec une bombe sur lui. Et qu'histoire de forcer les autres à la désamorcer, il se menotte à Gwen qu'il a déjà manqué d'empoisonner avant de coller une balle dans le bide d'Owen. (Ca tombe bien, ça lui donne une occase de déboutonner son jean.)

Adoré le trucage d'Owen, d'ailleurs, qui injecte le sang de toute l'équipe à Captain John pour que la bombe qui réagit à son ADN se détache de lui. Et cet enfoiré-là, au moment de partir, lâche une info que je soupçonne d'être gravissime :

Captain John : Oh, by the way, I found Gray.

Mmmmh. Voilà qui est intéressant. Gray. Rejeton ou frangin(e) ? J'imagine que Captain John nous en dira plus quand il repassera dans le secteur. Parce qu'il est évident que ce n'est pas Jack qui va nous cracher le truc. C'est moi où il est un peu très mec dans sa manière de ne jamais parler des trucs importants ?

Enfin voilà. Bouillant, ce premier épisode. Vraiment sympa. Ah, et sinon, féloches à Gwen qui est maintenant fiancée à son gros Rhys, ce qu'on découvre alors qu'elle est en train de regarder Captain Jack avec des yeux comme ça...

Et qu'il lui tient la main comme ça.

Uh uh uh.

C'est fou comme à l'image du Docteur, Jack exerce un magnétisme surnaturel sur ses petits assistants. Enfin, je me doute bien que ça ne remet pas en cause les sentiments de Gwen pour Rhys. On en sait quelque chose. Mais c'est toujours amusant de voir qu'elle a beau pester contre ses petits secrets, quand il lui parle, elle ne peut pas s'empêcher d'être subjuguée.

(Perso, il faudrait qu'il me parle longtemps, le bestiau ! )

 

Le gore, j'adore !

Et je peux vous dire qu'en regardant les bonus de la saison 1 de Torchwood, je me régale. Ca m'éclate de voir les acteurs faire des mines dégoûtées en racontant comment dans telle scène (surtout pour Countrycide) ils n'ont même pas eu besoin d'en rajouter tellement c'était dégueu, même en sachant que c'est du chiqué.
Ca contraste délicieusement avec les gloussements ravis des grands MALADES coupables de la fabrication de ces horreurs.

Et j'ai explosé de rire quand John Barrowman explique que dans l'épisode, quand ils trouvent le cadavre dans la forêt, même les asticots jetés dessus se barraient vitesse grand V tellement c'était ignoble !

J'avoue, ce genre de trucs, ça me fascine...

(Je suis grave... )

 

Meeeee aaaaaand Mister, Mister Jooooones !

En parlant de Ianto, donc... J'ai attaqué les bonus des DVD de Torchwood et OH... MY... GOD ! Plus d'une heure de bonheur rien que sur la première galette. Avec en prime la conception du Hub, la première lecture des acteurs, etc etc. C'est extra. Quand on aime une série, c'est vraiment le pied de pouvoir voir ça. Et donc, en cours de route, j'ai découvert que...

... il est sacrément canon, le petit loup, là, en vrai !

(Il est très mimi dans la série, mais sans son costard-cravate bien net et son balai dans le cul, HOLY FRAK ! J'en ferais bien mon minuit moins le quart ! )

 

Ben merde, alors !

Ils me manquent grave, ces abrutis !

(Je me retiens de regarder le début de la saison 2 parce que je sens bien qu'il faut que je finisse la saison 3 de Doctor Who avant. Mais c'est dur !)

(Et hélas, dur de s'épargner certains spoilers quand on se balade sur la toile. Me suis spoilée un arc de la saison 2. Verte. Mais intriguée !)

 

113 : End of days

Sacrebleu !

Plus jamais elle me fait ce coup-là, Eve Myles ! Sa performance m'a laissée à l'état liquide !!! Putain, c'était spectaculaire. Ca aurait été criminel de ne pas lui filer le rôle de Gwen !

En tout cas, un bon grand final presque digne de Doctor Who... les fesses de Rhys en prime. (Je l'aime bien, mais non, je ne mettrai pas de capture !)

Bref, avant d'en arriver là, tout commençait pourtant si bien... Une petite scène bien mimi qui soulage après tous les rebondissements slipesques de cette saison.

Et puis au bout de dix secondes à peine...

Merci à Owen qui a quand même bien foutu la merde en bidouillant la faille.
Résultat : Torchwood essaye de gérer toutes les pires saloperies qui s'engouffrent dans les petits trous dans le temps comme à travers une passoire. Y compris la peste bubonique et autres joyeusetés. C'est frais, c'est matinal, c'est un régal.

Avec ça que notre copain de l'épisode précédent continue à hanter Gwen.

Pendant que les autres se font hanter par de vieilles connaissances.

Et puis d'un seul coup, dans cette atmosphère électrique, eh ben ça pète. Fallait que ça pète. Fort fort. Ce n'est qu'un début.

Owen : We need to be prepared. We’re helpless. All we’re doing here is putting sticking plasters on gaping wounds !
Jack : What do you suggest ?
Owen : I suggest you lead us and you tell us what the instructions are !
Gwen : Owen…
Owen : No, come on ! You’re all thinking it too ! You’re the big man here ! You keep all the secrets ! Well, now’s the time to tell us a few and tell us how the hell we’re going to get out of this !!!
Jack : You wanna know the secret ? There is no solution ! I can’t fix this ! Because this was never meant to happen. The first thing you learned when you joined Torchwood is “don’t mess with the Rift”. But you disobeyed those orders, and now everything that’s happening is down to you !
Owen : I only disobeyed instructions to get you back ! (Ouuuuh, le vilain menteur !)
Jack : And now people are dying !
Owen : What, so I shouldn’t have bothered ? Who the fuck are you anyway, Jack Harkness ? You don’t even exist. We’ve looked. So if you’re not even a real person, then why the hell should I follow your orders !?
Jack : Get out.

Et voilà comment Owen se fait virer.

Owen : Good luck with the end of the world.

Et, oh, comme le départ est difficile. Comme il a du mal à la franchir, cette porte. Sachant pertinemment que tôt ou tard (et plutôt tôt que tard), c'est la petite pilule d'amnésie qui l'attend et l'effacement de tous ses souvenirs de Torchwood. Brrrr... Et puis quitter Torchwood... L'aventure de sa vie, quoi...

Ouaip, tu peux larmoyer, garçon... Et puis le choc des autres, la quasi-hystérie de la pauvre Tosh, la consternation de Gwen.

Bref. Jack presque seul contre tous. Mais putain, qu'est-ce qu'il attend pour déballer tout son dossier ??!

Avant d'en revenir à Gwen, j'avoue que j'ai vraiment adoré le développement d'Owen. Pauvre biquet. Lui aussi hanté par sa nana qui l'implore d'aller ouvrir la faille en grand.

De tous les personnages, c'est vraiment celui que je m'attendais le moins à voir pleurer.

Bon, on arrive au truc un peu compliqué. Comme l'autre tronche de cake a balancé à Gwen des images de Rhys ensanglanté, celle-ci croit bien faire en l'enfermant dans une des cellules de Torchwood.

Très mauvaise idée. Car c'est là que Rhys va se faire horriblement suriner par le serviteur du Malin. Oh my God, je jure que j'ai failli tomber dans les pommes quand Gwen le découvre. Ses hurlements, l'impuissance de Jack qui refuse de le ramener à la vie et que tout ça semble rendre complètement dingue. C'est insoutenable.

Et puis les hurlements s'arrêtent, et en fait, on voudrait presque qu'ils ne se soient pas arrêtés...

Gwen : This is what happens here. We all end up alone. Not me. No way. You bring him back.
Jack : No.
Gwen : The ressurection gauntlet...
Ianto : Was destroyed.
Gwen : You've gotta have something else.
Jack : I said no.
Gwen : No, there's something wrong with time so we, we can go back and, to the moment, to the very moment...
Jack : Gwen !
Gwen : Well there's got to be, there's got to be something that you can do, otherwise what's the fucking point of you! You bring him back! You bring him back, do you understand me Jack fucking Harkness !?!
Jack : I'm sorry. I'm so sorry. (sounds familiar !)

Et puis Owen débarque. Ca m'a fait un gros pincement au coeur quand on le voit bondir jusqu'à Gwen pour l'arracher des bras de Jack. Et puis ça se remet à hurler.

D'autant que cette fois, Owen veut ouvrir la faille pour de bon. Et les autres sont prêts à le suivre. Vlan. Le grand déballage commence et Jack n'est plus sorry du tout. (Futé, le vieux, quand même. Savoir qui et quoi attaquer pour leur faire ouvrir la faille. Hop, un petit coup de fantôme de Diane, un petit coup de Lisa, un petit coup de steack de Rhys. Et voilà.)

Gwen : Come on, Jack.
Jack : You're a united front now : Toshiko, the poor girl who'll screw any passing alien that gives her a pendant. Owen, so strong he gets in a cage with a Weevil, desperate to be mauled. Ianto, hiding a cyber-girlfriend in the basement. Your three comrades pumped bullets into her. Remember ? (Fiiiiouuuuu !)
Gwen : I've got to get Rhys back.
Jack : Yeah, you're so in love with Rhys, you spend half your time in Owen's bed ! (woooah !)
Gwen (lui met une patate survoltée dans la tronche) : Fuck you ! (oué, même que !)

Ah, ben d'ailleurs, y en a un qui trouve que ça commence à bien faire aussi.

Owen : Stay down !
Jack : You wanna be in charge, Owen ? You’ve got to have significantly bigger balls !

Alors Owen lui colle une balle dans la tête et deux autres dans le buffet pour être sûr. Parce qu'il a des couilles. Et aussi parce qu'il ne sait pas encore que Jack ne peut pas mourir. Pas comme ça, du moins.

Owen : I'm sick of people daring me !

Ptain, Owen.

Voilà comment le club des cinq réduits à quatre libère la Bête.

Abaddon, le grand Dévoreur. Emprisonné sous la faille. Brrrr...

(Ptit air de famille avec le copain du Docteur, de loin. Normal, c'est son rejeton. Mais qui l'a mis là, bordel ?!)

On s'en doute, Jack se réveille rapidos. Et puis il finit enfin par comprendre que c'est à lui de faire le taf, maintenant.

Jack : Abaddon is the bringer of death, let's see how he goes with me. If he feeds on life, then I'm an all-you-can-eat buffet !

(Je vous fais grâce des détails de ce grand moment Nutella.)

Et avant d'avoir droit à "Eve Myles me brise le coeur, scène II", on constate avec soulagement que tout est revenu à la normal une fois Abaddon liquidé.

Par contre, Jack, lui, est bien mort. D'ailleurs, la mort lui va si bien.

On comprends tout doucement à qui on a à faire. Eux aussi.
Seulement Gwen n'est pas prête à le laisser partir, alors elle campe à côté de son cadavre, pendant des jours, attendant qu'il se réveille.

(Elle est incroyable, encore une fois, dans cette scène. Elle est tellement Gwen... )

Pendant que les autres se résignent.

(Pauvre Ianto...)

Et puis à force, même Gwen accepte.

Et c'est bien évidemment là que la Belle au Bois Dormant se réveille. Et c'est super émouvant.

Jack : Thank you.

(Pauvre Ianto... )

Et la goutte d'eau : le pardon de Jack à Owen qui se met à sangloter dans ses bras.

Rah, c'est bon de les voir enfin comme ça. Comme une équipe soudée. J'ai adoré avant la scène finale, ce petit échange de Gwen et Jack...

Gwen : The visions we had. We all saw people we loved. What did you see ?
Jack : Nothing. There was nothing.
Gwen : Jack, what would have tempted you ? What visions would have convinced you to open the Rift ?
Jack : The right kind of doctor.

Gnnnnnnn !!!

Et comme s'il suffisait qu'il en parle, d'un coup, la main coupée dans son bouillon se met à s'agiter...

Le thème du Docteur commence à retentir à nos oreilles, un son familier se fait entendre, et Jack nous fait l'honneur d'un immense sourire.

Avant que les autres n'aient pu dire ouf, Jack a disparu...

A bord du Tardis, cela ne fait aucun doute.

Voilà, donc j'ai adoré ce final. Malgré le côté un peu kitsch d'Abaddon, tout ça. C'est au niveau des personnages que j'ai trouvé mon contentement, il faut bien le dire. Gwen, d'abord, qui a fait un tour complet de sa personnalité dans cette saison. Pour en revenir au point de départ. Oui, elle l'aime, son gros Rhys. Et il fallait qu'il meure pour qu'elle s'en rende compte, cette gourde. Mais son exploration de son côté sombre était passionnant, et je pense pouvoir dire que la saison prochaine, notre Gwen vivra un peu moins d'égarements et sera une parfaite seconde en chef de Torchwood.
Owen, ensuite... formidable évolution du personnage que j'ai pourtant trouvé odieux d'entrée de jeu, me disant même que celui-là, pour sûr, ne risquait pas de devenir mon préféré. Eh ben, ma pauvre Sorcière, heureusement que t'as pas parié de blé.
Owen qui fait donc presque le parcours inverse de celui de Gwen, explorant des facettes de sa personnalité qui lui étaient jusqu'alors inconnues. Et réalisant sans doute à quel point il est attaché à Torchwood et aux gens qu'il y côtoie.
Pour Ianto et Tosh, la progression est sûrement moins nette, mais ils contribuent fortement à l'effet de cohésion qu'on ressent sur la fin. Et ça ne les empêche pas d'en avoir pris plein la gueule non plus.
Jack, enfin. Jack, nom d'un chien, on va peut-être réussir à en faire quelque chose, dites donc ! Laisse donc tomber ton passé d'entubeur de manière définitive, chéri. Tu as mieux à faire. Enfile ton habit de leader, et resserre les liens de ton équipe de petits singes.
Bref, je crois que la saison 2 risque d'être assez différente à maints égards. Du moins du point de vue de l'équipe. Et je l'espère.

J'ai vraiment hâte de voir la suite. Vraiment vraiment hâte. J'espère ne pas être déçue...

(Désolée, c'est un peu n'importe quoi, cette review. Vous voyez, je n'aime pas les fins de saisons, c'est pourri à reviewer, il y a trop de choses à dire... )

 

112 : Captain Jack Harkness

Raaaaaah, quelle frustration ! Dire que j'attendais que cet épisode nous dise tout sur le mystérieux patron de Torchwood, que daaaaalle ! On saura tout sur celui dont il a usurpé l'identité !!!

Pfff, du coup, ça m'a bien gonflée.

Evidemment, il y a quand même du lourd. D'abord avec le petit voyage dans le temps de Jack et Tosh qui montre bien qu'il y a des endroits peu sûrs à Cardiff et qu'il ne faut pas grand-chose pour glisser soixante ans en arrière.

Ensuite, avec le fait que Tosh découvre que Jack Harkness, c'est pas tout à fait Jack Harkness. D'ailleurs, Jack Harkness, c'est lui.

(Euh, mollo sur le mascara, mon pote.)

Et comme par hasard, il se trouve que ce Jack Harkness n'est pas super intéressé par sa cavalière de la soirée, mais bien plus par son usurpateur qui le lui rend bien. *baille*

(Vous êtes sûrs qu'il est bi, parce que moi, il m'a quand même l'air très homo. S'il n'avait pas fait un plan drague d'enfer à Mademoiselle Rose dans la bibliothèque avec le chandelier, j'aurais franchement de sacrés doutes.)

Enfin, heureusement, Tosh en profite pour découvrir que Jack est encore plus mystérieux qu'elle ne le pensait. Et rien que pour ça, ça en valait presque la peine.

Toshiko : Who were you ?
Jack : A conman. That’s why I took his name, falsified his records so it seemed he was still alive.
Toshiko : How did you end up in Torchwood ?
Jack : Someone saved my life, brought me back from death, and ever since then it’s been like… they’re keeping me for something and I don’t know what it is. I’m sorry for dragging you into this.

Moué. Ca reste quand même assez léger.

Heureusement, à Torchwood, ça bouge un max. Hé hé hé. J'ai adoré le grand duo d'amour de Ianto et Owen qui s'adoooorent et qui se le disent de manière très imagée.
Pourquoi ? Parce qu'Owen a définitivement pété un câble et veut profiter du passage de Jack et Tosh en 1941 pour rouvrir la brèche et partir chercher Diane. Et ça, Ianto, il ne veut pas du tout.

Ianto : Open the Rift now and the whole world could suffer. We could all get sucked in, or who knows what will come out ! This is about Diane, isn’t it ? When will you accept that she chose to leave you ?
Owen : Where was your Cyber-girlfriend ? Stuck around, of course, not that she had much choice, wired up in the cellar.
Ianto : That was different.
Owen : Yeah, it was. Mainly because Diane didn’t try to kill us all and, oh yeah, she also happened to be a human being…
Ianto : Stop it.
Owen : Not some screwed-up metal monster.
Ianto : I thought she was still Lisa. I loved her ! You only knew Diane for a week.

Evidemment, ça dégénère...

(Sachant que ce genre de truc n'est pas forcément à l'avantage de Ianto... C'est un peu un chat sauvage, le petit Owen... )

Et puis une fois qu'ils ont fini d'en venir aux mains, eh ben ils en viennent aux flingues.

Fichtre.

Et ça, j'ai a-do-ré.

Ianto : You have to let Diane go, like I did with Lisa.
Owen : Don't compare yourself to me. You're just a tea-boy. (Woho, c'est petit !)
Ianto : I'm much more than that. Jack needs me.
Owen : In your dreams Ianto, your sad wet dreams when you're his part-time shag maybe. (looool !) That Rift took my lover and my captain, so if I die trying to beat it then it will all be in the line of duty.

Et j'ai été ravie de voir Ianto tirer. Trop tard, hélas.

Pour en revenir à Jack, bon... la fin est trop romantique pour moi, je le crains. J'ai été touchée par le fait que Jack soit charmé par son homonyme, tout en sachant que s'il a pris son identité, c'est parce qu'il sait que celui-ci va mourir. Mais la petite danse langoureuse, le baiser, blablabla, la lumière blanche... N'en jetez plus.

(Hurlez pas à l'homophobie, ça m'aurait fait pareil si Jack Harkness était une meuf.)

Bref, voilà nos lascars de retour dans le temps présent, après une petite chasse au trésor menée par Tosh et Gwen, à soixante ans d'intervalle. Sympa comme tout. Le papy qu'elles croisent toutes les deux a tellement une tronche de serviteur de l'antéchrist que je me suis moyennement intéressée à son cas.

Mais ça m'a émue de voir Gwen si soulagée de retrouver Tosh et Jack...

Et la tronche tristoune de Jack...

Ben oué.

En revanche, celle d'Owen m'a fait mourir de rire !

Owen : Good job you're a crap shot.
Ianto : I was aiming for your shoulder !

Bref, pas du tout content, le petit pépère. Et ça va pas aller en s'arrangeant. Brrrr...
Bon, le suivant est quand même bien meilleur. Heureusement. Celui-ci était un peu superflu, je trouve. On veut faire dans le glamour, dans le soldat qui saute sur tout ce qui bouge (c'est moi ou c'est pas passé loin de l'orgie, leur petite alerte aérienne ?), mais ça marche pas à tous les coups.
Dans le genre, le coup de la Pompadour était mille fois plus réussi.

 

111 : Combat

Holy frak ! C'est Noel Clarke qui a écrit cet épisode ! Notre Mickedy-mick-Mickey !

Oué...

Bon...

Youpi...

Malgré ça, c'est pas l'épisode du siècle et encore moins l'épisode de la saison, hein ? En même temps, belle intensité du côté de nos petits personnages qui sont complètement en train de partir de la tête, surtout Owen et Gwen. On a presque envie d'admirer Tosh et Ianto de s'en sortir aussi bien. Enfin, tout est relatif.

Alors, l'intrigue c'est un peu nawak. Disons que c'est un de ces épisodes "les monstres, c'est nous". Nous (l'humain, donc) n'avons rien trouvé de mieux à faire que courser les Weevils pour en faire des bêtes de combat, avec paris et tout ce qui va avec. Quand on sait que les Weevils c'est quand même un tout petit peu des bestioles sanguinaires avec des dents longues comme mon bras... Bref. Ca fout un tout petit peu mal à l'aise, comme concept.

Ca, donc.

Autre chose qui m'a foutue franchement très mal à l'aise, c'est la scène d'ouverture. J'en ai eu honte pour Gwen. Honte de la voir dîner en amoureux avec Rhys, et l'écouter parler, l'oreille distraite et l'oeil dans le vague.

C'est très très dur à regarder. Et je lui aurais foutu des claques lorsqu'elle se retourne, aperçoit Jack dans la rue en train de courser un Weevil, et esquisse un petit sourire de soulagement à l'idée de le rejoindre.

Pauvre Rhys. Je ne suis pas fan de ce genre de gentil sac à bière un peu mou mais si confortable, cependant il est sympa, simple, pas si con, et surtout, c'est la seule chose qui empêche encore Gwen de basculer définitivement dans le grand nawak. Alors qu'elle le plante comme ça, je trouve ça dégueulasse.

Donc, Torchwood enquête. Problème : Torchwood est un peu en sous-effectif, étant donné que depuis que Diane s'est fait la malle, Owen est quelque peu d'humeur chafouine (ah, depuis le temps que je voulais la caser, celle-là !). Tellement chafouine qu'il ne répond plus au téléphone et qu'il provoque des bagarres monstre dans les bars. Finalement, Jack réussit quand même à le choper...

... et à le mettre sur l'enquête.

Alors quand vous avez deux personnages en détresse affective et qui sont en train de complètement fondre les fusibles, c'est pas une super idée, à la base, de les envoyer sur le terrain ensemble, surtout quand ils ont tendance à partager régulièrement le même plumard. Résultat de la maoeuvre : un largage en règle d'une violence fulgurante.

Gwen: You can always count on Owen, to make you feel better. Tosh told me about the thing with Diane. Did you...
Owen : I didn't want her to go, she went.
Gwen : Right. Why are we doing this ?
Owen : Fine. Let's not.

(C'est pour ton bien, Gwen. Dis-toi que c'est pour ton bien. Au fond, je suis sûre qu'il sait que c'est un service qu'il lui rend.)

Ca n'empêche pas Gwen d'agir en chienne finie le soir-même. Oh my God. Cette abrutie-là claque à Rhys qu'elle l'a trompé, qu'elle a couché avec un mec du boulot, et dans la foulée, lui annonce qu'elle lui a mis une petite pilule d'amnésie dans son verre, et que demain, il ne se souviendra de rien, mais qu'avant, ce serait vachement sympa s'il pouvait se dépêcher de lui pardonner, histoire qu'on puisse repartir sur des bases saines.
Enfin, peut-être.

Rhys : God, you selfish bitch !
Gwen : I know. I just thought it would give us a chance. A chance to get everything out in the open. You know, get everything out! Rhys ! Stay with me, Rhys. Say you forgive me.

Et de piquer une crise parce que Rhys tombe dans les vapes.

Non mais ça va pas bien...

Et c'est avec la même consternation qu'on regarde Owen poursuivre son enquête chez un gars qu'on soupçonne tout de suite d'être un grand malade et pour cause : il l'est. Puisqu'il finit par traîner Owen à l'endroit où les combats ont lieu.

Une cage, un type, un Weevil. 1500 boules pour rentrer dans la cage, celui qui tient le plus longtemps remporte le tout. Et comme il estime qu'Owen n'a pas été très sympa en venant l'espionner, ben il va y aller faire un tour, dans la petite cage, histoire de faire la bise à mère-grand qui a de si longues dents.

Eh ben me croirez-vous si je vous dis que ce crétin-là est plus que content à l'idée de se faire croquer tout cru ?!

Mark Lynch : When you’re up close with it, take a look into its eyes.
Owen : Open the door !
Mark Lynch : It’s like looking into the darkest recesses of your own soul.

Evidemment, au moment où il se prend ses premiers coups de quenottes, Captain Jack débarque avec ses trois douzaines de flingues et fait un ménage monstre là-dedans. Eh ben c't'ingrat-là trouve encore le moyen de lui dire qu'il aurait préféré y rester.

Owen, tu nous les BRISES !

Jack : The doctors reckon you can go home.
Owen : Mmh, doctors. What do they know, eh ? I didn't want saving. For a few seconds in that cage, I was totally at peace. Then you lot blundered in. Do you always know best, Jack ? Is that what you believe ?
Jack : I want you at work tomorrow.

Pas de souci, il y sera. Mais dans quel état, jizeuss...

Oh, c'est pas tant la tronche amochée et l'oeil au beurre noir. Mais plutôt le cirque hyper flippant qu'il descend faire devant la cellule du Weevil. Je veux dire, il en arrive quand même à foutre la pétoche à la bestiole !

Brrrrr... Il y a cette phrase que dit le son of a bitch qui l'envoie dans la cage, à un moment dans l'épisode. "I think it’s us, Owen. You and me, in a thousand years time. It’s what we become when all we have left is our rage."

Eh ben il a grave raison, le gus. Là, c'est juste trop ça.
Pauvre Captain Jack. Il n'est vraiment pas doué pour gérer sa petite équipe de singes. Quelle maladresse et quelle impuissance face à toutes ces souffrances, quand même. Tout ça est en train de partir dans tous les sens... Mais je commence à entrevoir des trucs sympas pour la saison 2. Je croise les doigts.

 

110 : Out of time

Haaaaaan, mais il était trop bien, cet épisode !!!

Pas de bêbêtes dégueulasses, pas de cinglés anthropophages, pas d'hémoglobine superflue, pas d'aliens... Juste trois clampins débarquant par erreur des années cinquante et accueillis par le Club des Cinq qui ne pouvant les renvoyer dans leur époque, décide de les installer confortablement au 21ème siècle.

Dites voir, ils ont pas un peu la super classe, ces trois-là ? Siiii ! Ca tombe bien parce qu'il va leur arriver des trucs. Et j'adore quand il leur arrive des trucs, c'est juste les personnages parfaits à qui il doit arriver des trucs.

(Oui, je les adore. Là.)

Bref, trois paumés débarquent : une vierge effarouchée, une dame pilote d'avion fichtrement féministe, et un gros pépère négociant.

Jack : There's no puzzle to solve, no enemy to fight. Just three lost people who've somehow become our responsibility.

Evidemment, c'est passionnant de suivre leur adaptation à ce nouveau monde qu'ils vont devoir faire leur. Et pour découvrir à fond une culture, je le dis toujours, rien de tel que faire les courses. Ca, c'est le domaine de Ianto.

Arf.

Au fil de l'épisode, chacun de ces visiteurs va se rapprocher d'un des trois lascars là-haut, et va même en arriver à bouleverser la vie de chacun, à divers degrés, en faisant remonter certains de leurs démons. A mes yeux, c'est ça le propos de cet épisode. L'exploration de nos trois personnages, Gwen, Jack, et Owen.

Gwen, d'abord, va terriblement s'attacher à la petite Emma, la prenant sous son aile, lui apprenant à se conduire en public, lui parlant sexe, au point d'en devenir une vraie mère-poule. Evidemment, scène cocasse quand Rhys pas du tout mis au courant (pour changer) se lève à oilp, exhibant sa "morning glory" à la pucelle hurlante.

Toute cette histoire, et le contact rapproché de tant d'innocence vont profondément affecter Gwen, au point de remettre en question tout son comportement des dernières semaines...

D'ailleurs, Rhys commence à s'agacer de tous ces mystères et on sent bien que Gwen va payer super cher ses frasques...
Des trois personnages perdus dans le temps, c'est quand même la sienne qui s'en tire le mieux, acceptant de refaire sa vie à Londres, loin de Gwen... C'est sans doute pas plus mal, d'ailleurs.

Le cas du pépère est franchement bouleversant... Il finit par retrouver son fils dans une maison de retraite, complètement bouffé par la maladie d'Alzheimer...

Aoutch.

Malgré les bons soins de Captain Jack, il finit par tenter de se suicider dans sa bagnole, et même si Jack tente de le convaincre qu'il y a moyen de faire quelque chose ici, prenant en exemple sa propre expérience, rien à faire.

Captain Jack : I can’t leave you here.
John : Then we’ll wait. The sun will rise, we’ll have some breakfast, take a walk...
Captain Jack : Yes. A new day.
John : And I’ll suffer it all and smile and wag my tail and then, as soon as your back is turned, I’ll make sure I do it properly. Because I want to die.
Captain Jack : You don’t get reunited, John. It just goes black.
John : How do you know ?
Captain Jack : I died once.
John : Who are you ?
Captain Jack : A man, like you, out of his time, alone and scared.
John : How do you cope ?
Captain Jack : It’s just bearable. It has to be. I don’t have a choice.
John : But I do. If you want to help me, then let me go with some dignity. Don’t condemn me to live.

Jack finit donc par le laisser partir en lui tenant la main...

Et puis enfin, ZE big surprise de l'épisode que j'avais pas du tout vue venir, surtout étant donné les récents évènements côté slibard... Enfin, qu'Owen se jette sur la dame au rouge à lèvres, ça, je n'ai guère été étonnée...

(Matez-moi un peu comment c'est gaulé sous son petit T-shirt moulant ! Ca nous avait caché des choses ! )

Qu'il lui propose avec empressement de devenir son frak-buddy, pareil, pas étonnée (tout en me disant qu'il est quand même un poil gonflé).

Qu'il lui fasse ensuite le coup de la robe rouge, du champagne au clair de lune et de la danse romantique avec force gloussements ravis, là, j'ai commencé à sérieusement me demander si on ne nous l'avait pas remplacé à notre insu...

Eh bien non, il y a une explication tout à fait rationnelle à ça. Face de pet est un être doué de sentiments. Si, si. On ne dirait pas, et il en est le premier surpris. Ce qui est d'ailleurs très charmant, même si j'aurais bien aimé qu'il reste encore un peu l'enfoiré sans coeur et sans reproches qui me divertit depuis le début de la série.
Owen, donc, ne comprend rien à ce qui lui arrive et ça lui fout une trouille de tous les diables. Il a des palpitations, les mains moites, et il a très envie de tirer les nattes de Diane et de la pousser dans la cour.

Owen : I don't know if I can do this anymore. This isn't how it works for me. I've slept with enough women, I've done the fuck buddies thing. This is not it. I can't concentrate. All I see is you, all I can think about is what you're wearing, what you're thinking, what your face looks like when you come. It's been, what, a week ? And it's like, I don’t know, when I'm not with you, I'm out of focus. How have you done this to me ? I'm scared. I'm fucking scared.

"I love you too" qu'elle lui répond. *rires*

Malheureusement, il a jeté son dévolu sur la personne la plus insaisissable possible (outre lui) et alors qu'il roupille du sommeil du juste...

Diane : The thing about love is that you’re always at its mercy.

Et elle se casse sur la pointe des pieds. Connasse !

Pauvre Owen qui le lendemain se réveille et trouve un mot sur l'oreiller...

(Pffff... C'est minable... Même si ça lui fait un peu les pieds, quand même.)

En bon égoïste qu'il est, Owen court donc comme un dératé lui faire une scène alors qu'elle s'apprête à repartir avec son avion.

Que dalle, même s'il est vraiment tout mimi avec ses petites larmes de croco, elle repart avec l'espoir de retrouver la brèche (toujours la même) qui lui permettra de rentrer à son époque. Et si elle trouve pas, ben tant pis.

Very sad.

Je ne m'attendais pas à ce qu'on aille dans cette direction-là, je l'avoue. Les malheureux s'enfoncent dans une spirale infernale, tous autant qu'ils sont. Que ce soit Jack qui doit commencer à vivre les limites de son immortalité et qui ne tardera sûrement pas à rêver à une vie normale, sans parler qu'il devient de plus en plus sensible à ceux qui l'entourent, Gwen qui est d'une bêtise et d'un égoïsme sans nom, Owen tout pareil mais qui par dessus découvre les affres de l'amour contrarié. Aïe, aïe, aïe. C'est pas bon signe pour mes trois petits préférés... En même temps, ça reste dans la lignée de ce qu'on a appris avec Doctor Who : quand on se frotte au surnaturel, on le paye très cher. Et quand je pense à l'impact que va avoir cet épisode sur le reste de la saison... wow. You really don't want to mess with Owen's feelings !

 

109 : Random shoes

Mmmh. Un gros goût de saison 2 de Doctor Who, dans cet épisode. On est très tenté d'appeler Eugene, le personnage sur lequel on se concentre ici, Elton. Même lose, même attitude à la limite du harcèlement et de l'idolâtrie envers les instances supérieures, bref, ça fait un peu copié-collé. Et comme la résolution de l'intrigue n'est pas franchement énorme, c'est sympathique mais pas de quoi sauter au plafond. Disons que comme dans "Love and Monsters" nos personnages principaux nous manquent un peu (surtout les garçons).

Eugene, donc, est le premier personnage extérieur par les yeux duquel nous allons observer Torchwood. L'épisode commence par le Club des Cinq qui découvre son corps sans vie au bord d'une route.

Mais Eugene n'est pas tout à fait parti. Il est là, à l'état d'ectoplasme, et il ne sait pas pourquoi. A vrai dire, il ne se souvient même pas de sa mort.

Eugene va donc suivre Gwen sur cette enquête qu'elle décide de faire sienne.

C'est toute sa vie de petit Gallois moyen qui va se dévoiler à ses yeux. Ce faisant, et sans savoir qu'Eugene est auprès d'elle, Gwen va finir par apprendre à le connaître et s'attacher à lui, parfois même à sentir sa présence, jusqu'à la résolution de l'enquête et au rebondissement final.

Cela donne de jolies scènes assez tristounes...
En fait, si Eugene est resté dans les environs, c'est tout simplement pour empêcher la femme qu'il aime de se faire renverser par une voiture.

C'est tellement con que c'en est très mignon.

(Et un de plus au tableau de chasse déjà très chargé de Gwen, la femme qui embrasse plus vite que son ombre.)

Après avoir accompli sa mission sous les yeux de tous ses proches, Eugene tire donc définitivement sa révérence et s'en va, on espère, reposer définitivement en paix.

(Evitant ainsi de revenir nous truster un épisode entier, merci. C'est pas qu'on n'aime pas, mais on attend du lourd.)

 

108 : They keep killing Suzie

Fichtre !

L'excellent épisode !
Voilà ce que j'adore dans ce genre de série : on vous fout en rogne en liquidant un personnage qui vous plaît dès le pilote ? Qu'importe puisque c'est une série de SF. On vous le ressuscite quand on veut !

Et pas pour rien, je vous prie. Non, pour une très bonne raison : parce que Gwen Cooper n'en a pas encore assez pris dans la tête. Aujourd'hui, on va lui montrer ce qui l'attend. Aujourd'hui, c'est miroir mon beau miroir, montre-moi qui sera bientôt la plus vilaine. Sarah Jane Smith était le miroir de Rose dans Doctor Who. Suzie Costello est celui de Gwen dans Torchwood. Et elle a de quoi se faire du souci, Gwen.

Parce que si dans le premier épisode de la série, on pouvait encore laisser à celle qui fut le prédécesseur de Gwen le bénéfice du doute, au terme de celui-ci, pénible constatation : la pauvre fille est quand même bien atteinte. Et ce qui a fait d'elle ce qu'elle est devenue, nul doute que c'est Torchwood.

Comment on en arrive là ? Oh, de manière charmante. Des meurtres sanguinaires façon "Torchwood m'a tuer".

Sympaaaaa !

Malheureusement, à Torchwood, ils se la pètent beaucoup, mais quand il faut enquêter pour de vrai, ben ça fait plus les malins. Du coup, Captain Jack décide de ressortir le gant résurrecteur ("The Risen Mitten" ) pour se la jouer "Pushing Daisies" sur les victimes. Hop, on les fait revivre juste assez pour connaître l'identité de l'agresseur et après, R.I.P. mes bons amis !

Et qui va se charger de cette charmante mission ? Gwen. Déjà, on se dit que ça pue. Pour mémoire, ça n'avait pas franchement porté chance à Suzie qui a été prise de folie meurtrière suite à l'abus de ce gant funeste. On se souviendra qu'elle avait quand même fini par se flinguer.

Hélas, Gwen montre vite qu'elle maîtrise super bien l'objet.

Ianto : Amazing. She's a natural. 24 Seconds.
Owen : Give Ianto a stopwatch and he's happy.
Ianto : It's the button on the top.

(Euh... je... euh... Non rien ! )

Et en parlant de Suzie, surpriiiiiise. Les recherches mènent tout droit vers elle. Le Club des Cinq décide donc de la réveiller à son tour. (Tient, il leur faudrait un chien. Arf, suis-je bête. Pour quoi faire ? Ils ont Ianto.)

(D'ailleurs, c'est vraiment des dégonflés, les mecs. Entre Tosh qui ne veut pas la regarder dans les yeux et Owen qui a justement un pot-au-feu sur le gaz. Ahum !)

Du Torchwood tout craché... la scène de la résurrection de Suzie est d'une violence terrible. (Vu qu'en même temps, pour bien faire passer le courant, Jack la poignarde avec le couteau lié au gant, ou je ne sais plus quoi...)

Et Gwen se prend une bonne patate...

Alors, je vais vous dire, j'ai été super ravie de revoir Indira Varma. Elle est vraiment excellente. Comme elle est très belle et à la fois très simple, ça la rend d'autant plus flippante... Parce que ah, dommage, Suzie ne meurt plus. Elle reste là, avec son gros trou dans la tête, morte-vivante.

Que Gwen, bouffée de remords et de pitié à son égard, se laisse embobiner, ça ne m'étonne pas... Gwen a un trop bon fond, elle n'est pas encore totalement déshumanisée par Torchwood... Et surtout, elle se sent terriblement coupable d'avoir pris la place de Suzie à Torchwood, dans le coeur de ses collègues et dans le plumard d'Owen, voyez-vous ça. Nous apprenons des choses.

Du coup, le parallèle entre les deux nanas devient super troublant. Et perso, si j'avais en face de moi l'image de ce que je risque de devenir, oui, je l'aiderais à aller voir son père malade avant de repartir pour le royaume des ombres, ne serait-ce que pour me convaincre que je ne suis pas comme elle.

Et c'est ce que Gwen va faire, en douce, malgré l'interdiction formelle de Captain Jack. Sans se rendre compte un seul instant qu'elle commence à montrer des signes de faiblesses alors que Suzie reprend des couleurs à vue d'oeil.

La scène où Gwen réalise à la fois que Suzie est en train de lui pomper sa force vitale (argh, quand elle met la main derrière sa tête et qu'il y a du sang) et que celle-ci est là pour tuer son père, c'est monstrueux...

Et en même temps, la trouille de Suzie, déterminée à revivre parce que maintenant, elle sait que derrière, il n'y a rien et que s'il y a bien une raison de vivre et de profiter de la vie, c'est celle-là, c'est terrifiant... Ca calme net.

Gwen : So when you die, it’s just…
Suzie : Darkness.
Gwen : And you’re all alone ? There’s no one else ?
Suzie : I didn’t say that.
Gwen : What do you mean ?
Suzie : Why do you think I’m so desperate to come back ? There’s something out there in the dark. And it’s moving.

J'ai adoré la détermination des garçons qui dès lors qu'ils comprennent que Suzie est en train de tuer Gwen et pire encore, qu'elle a organisé tous les meurtres avant sa mort histoire de se ménager une sortie de secours en cas de décès (complètement tordu mais hyper choquant) se ruent à sa rescousse, tous flingues dehors, prêts à liquider la Suzie, et qui même lorsque la cause semble perdue, n'en démordent pas.

Et pourtant, ça doit leur coûter de tuer leur ancienne collègue et amie (voire plus si affinités).

(Ah, on dirait qu'Owen y tient un tout petit peu, à sa petite grosse... )

Mais comme le tableau ne serait pas complet si Tosh n'y rajoutait pas son grain de sel, histoire que décidément, tout le monde tue Suzie, Jack percute que pour renvoyer la frisée d'où elle vient, il faut aussi briser le lien, c'est-à-dire le gant.

Et voilà ma Gwen de retour.

Fiou.

C'était dur, très dur. Très éprouvant comme épisode.

Alors par contre, euh... Jack et Ianto, là, ils nous cachent des choses, non ? Parce que la dernière scène entre eux, ça fait un peu "on va coucher les enfants de bonne heure histoire de...".

Et en même temps, le côté un peu esclave qui se dévoue de Ianto me fait froid dans le dos.

Irk !

Tain, ce que c'est glauque, Torchwood. Je crois que je ne supporterais pas le ton de la série si ce n'était pas franchement mâtiné de SF. Ca aide bien à faire passer la pilule, quand même. D'autant que sur le fond, c'est quand même assez intelligemment installé. Jusqu'à présent, je compte de nombreuses erreurs de jeunesse, mais il y a vraiment un petit truc en plus. Et puis la double prophétie qui laisse un goût amer dans la bouche. Celle de Suzie qui avant de mourir explique à Jack que les créatures qui se déplacent dans l'obscurité viendront le chercher... Et celle de Ianto, ensuite, qui rappelle que souvent, les gants vont par paire...

Et avec ça ils m'ont vraiment fait marrer, ces branleurs, en débarquant sur la scène du crime et en renvoyant l'enquêtrice à ses moutons... avant d'être obligés de supplier qu'on les libère de leur centre puisque Suzie les y a enfermés. Il y a vraiment de grands moments de rigolade. Je trouve génial que même la série choisisse de se moquer d'eux. Et puis l'enquêtrice, c'est la dame-arbre de Nine.

Et elle a quelques répliques excellentes, celle-ci, notamment :

Detective Swanson : Are you always this dressy, for a murder investigation ?
Captain Jack : What, would you rather me naked ?
Detective Swanson : God help me, the stories are true.

Sympa, la petite réputation.

 

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