Le blog de La Sorcière
 

C'est pas tout ça...

Mais j'attends également ceci, moi...

(Ouh, la vilaine fille qui est très en retard dans ses reviews... Quoique les deux prochaines vont aller vite... Le 12, ça va être une autre paire de manches. HOLY FRAK ! On en rêvait ? Torchwood l'a fait !)

 

209 : Something borrowed

Putain, mais pourquoi je vais jamais à des mariages comme ça, moi ?

Sérieux, je me tape toujours les trucs bien planplan, réglés à la microminute près et tout ça...

(Oui, bon, sauf celui de Mellow qui ne me lit pas, mais c'est pas grave, fallait qu'elle sache que son mariage a sauvé tous les autres mariages et peut-être bien que je consentirai à me laisser épouser si un inconscient me le demande un jour grâce à son mariage à elle qu'il était trop cool et trop funky et qu'elle était en tongs avec les cheveux en tortillons. Là.)

Bref.

Pour commencer officiellement cette review dont l'accouchement fut laborieux (c'est le cas de le dire), je souhaite faire remarquer à l'aimable assemblée réunie céant pour célébrer l'union de cet homme et de cette femme que... OMFG, le titre est extraordinaire !

C'est bien simple, il n'y a pas dix minutes, alors que je passais l'aspirateur dans la cuisine en évitant soigneusement les coins, (on ne se refait pas) j'y repensai, et je me bidonnai toute seule.

Et il faut dire qu'après ce qu'on vient de s'infliger avec Owen, rigoler, on en avait bien besoin. Pétard, la barre de rire ! Et tout ça aux dépens de ma pauvre Gwen qui se réveille donc de son enterrement de vie de jeune fille avec une gueule de bois carabinée... et un petit supplément pas tout à fait prévu au programme.

Oups.

Branle-bas de combat ! Tout le monde à son poste !
Mordue la veille par un monstre à grandes dents (enfin, ça faisait si longtemps qu'on n'en avait pas vu !), Gwen, le jour de son mariage, est donc sur le point d'accoucher d'un petit calamar.
Fort heureusement, le futur marié est allé dormir au loin comme le veut la tradition. Ca laisse le temps de rameuter Torchwood et de gueuler très fort sur Jack (ça ne sert à rien, mais ça soulage) pendant qu'Owen essaye de ne pas montrer qu'il est mort de rire. (Et pour un mort tout court, il est très doué.)

Gwen : Do not bring my bloody hormones into this, mister Jack Harkness !

(Oserais-je dire une fois de plus qu'Eve Myles est une déesse et que même comme ça, elle est merveilleuse ? Tout lui va, c'est rageant. Et moi, j'adore quand elle prend sa voix poissonnière. )

Ensuite, eh bien, Rhys est mis au courant de sa future pas-tout-à-fait-paternité, Gwen nous tape un gros caca nerveux, pas question d'annuler le mariage ou ça va chier des bulles carrées.

Gwen : It matters to me ! It's not about the money, Rhys ! I want to marry you today, whatever happens, if the skies suddenly fill with spaceships, or an army of Weevils climb out of the drains at St Mary's Street, you fool ! D'you not understand what I'm saying, Rhys Williams !? All I want to do today is marry you ! That's all I want to do !

Ok, ok, c'est bon, vous fâchez pas, ma petite dame. Ianto va aller vous acheter une robe plus adaptée.

Ianto : I'm looking for a wedding dress for a friend.
Assistant : Of course you are, sir. You'd be surprised... we're quite used to men buying "for their friends".

Bref, jusque là, tout va bien.
Et puis la vraie grande rigolade commence. On nous déballe les familles. Trop de bonheur, je n'osai y croire.
Les parents de Gwen, d'abord, très dignes, très comme il faut, à qui leur grande fille annonce la bonne nouvelle, et qui se réjouissent à vous fendre le coeur d'être enfin grands-parents.

(Comment leur expliquer que leur futur petit-enfant ne fera d'eux qu'une bouchée bien avant de savoir articuler "bonne fête mamie" ?)

Et puis les parents de Rhys, alors là, je m'essuie les yeux rien que d'y repenser. Car bien entendu, les deux familles ne peuvent pas se blairer et les deux vioques se dépêchent de s'envoyer des amabilités au vitriol d'aussi loin qu'elles se voient.
Et moi de hoqueter tant que je peux.

Pendant ce temps-là, à Torchwood, Tosh et Owen se remettent à se chercher au dessus d'un cadavre monstrueux, comme c'est romantique. D'ailleurs, Tosh a claqué la grande tenue de gala pour l'occasion. A force d'être supplié, Owen accepte de mouvoir son auguste personne jusqu'au mariage de Gwen, mais ce n'est pas un rencard, c'est bien compris ?

Pour la mariée, ça devient chaud, tous ces mensonges, malgré la sublime robe dénichée par Ianto qui est décidément le genre de mec qu'on aimerait avoir régulièrement sous la main, une vraie perle.

Alors pendant que "Momma" commence à semer la terreur dans le manoir où a lieu le mariage pour récupérer son petit, Gwen vide son sac auprès de son père, qui, comme il se doit, la prend pour une démente.

Et se dépêche de l'emmener à l'autel pour la faire taire.
Est-elle pas ravissante, la mignonne ?

Et qui bien sûr vient interrompre la cérémonie au moment fatidique ? Allez, cherchez...

Tsssss...

Car vous apprendrez que "Momma", en plus d'être en pétard de ne pas trouver son mioche à naître, est métamorphe ! Ahahah, c'est pas de bol, surtout dans une foule pareille ! Alors Jack vient récupérer sa Gwen avant qu'elle ne se fasse éventrer devant tout le monde.

Truc de fou quand une fois mise à l'abri, voilà qu'ils commencent à se papouiller...

Et que sur le ton du reproche, Gwen lui fait comprendre que oui, elle va épouser Rhys, monsieur, parce que lui, au moins, eh ben il est toujours là, il n'a pas peur de lui dire qu'il l'aime, et qu'il la marie même si elle a un monstre dans le ventre.

Je ne vois pas bien comment et pourquoi la conclusion de ce joli déballage peut être un baiser, mais bon... Toujours est-il que ça reste dans la lignée de ce qu'on sait déjà. Gwen, Gwen, Gwen, ma fille, tu es dans une sacrée merde sentimentale.

Et pas que...

Oups. Jack est un monstre à grandes dents !

(Entre autres.)

Galope, galope, galope. Un peu plus tard, paf, on croit que c'est sous les traits de la belle-doche que se cache le monstre, ce qui nous vaut un magnifique "Get back, you ugly bitch !" de la part de Jack, le vrai, qui dans la foulée se prend une grosse mandale de Rhys. Ah, ça fait du bien !

Réfugiés dans une étable où Gwen manque de donner naissance à un petit Jésus pas très recommandable, Rhys, ce héros, instruit par Owen, déballe un instrument du diable pour éliminer la bestiole griffue qui commence à avoir des velléités de sortir. Ah, il est magnifique, notre Rhys, même pas il hésite, quitte à tuer sa chérie, car souvenons-nous que dans un précédent épisode, Owen avait fait de la purée d'une madame innocente avec ce même outil. Mais bon, l'ennui c'est que s'il ne dégage pas bébé-dégueu rapidos, c'est "Momma" qui va venir se servir.

Bref, ça marche. Ouf. Gwen retrouve sa silhouette de jeune fille. Et Momma n'est pas contente du tout !

Rhys : Oh fuck !
Momma (sous les traits de sa mère, sinon, ce ne serait pas drôle) : Rhyssss... you're a bad boy.

BADABOUM !

Ouéééé !

Captain Jack : And... the hero always gets the girl.

Et voilà comment Captain Jack couronne Rhys héros du jour et lui rend sa mariée. Et c'est parti pour un mariage façon Torchwood...

Avec de la danse, des conversations un peu cheloues...

Et surtout, tournée générale de pilules qui font tout oublier !

Où l'on découvrira d'ailleurs à la fin que Captain Jack a lui aussi jadis cédé aux sirènes du mariage... D'ailleurs, il s'agit d'Estelle, la vieille dame de l'épisode aux fées...

La perfection, cet épisode. Drôle, émouvant, tendre et goret à souhaits, avec un décor et une ambiance de folie, et une fois de plus, le travail de team y est remarquable. Avec Rhys en prime, superbe.
Bref, ça fait un bien fou de se marrer comme ça. Et voilà Gwen et Rhys unis pour le meilleur et pour le pire... Hum...

 

208 : A day in the death

Je ne vais pas en faire des caisses et des caisses parce que je suis fatiguée... mais il est d'une évidence absolue que j'ai adoré cet épisode. Il est magnifique. Et tout du long j'ai souffert avec Owen parce qu'il est confronté à un choix terrible qui n'en est même pas un : accepter sa propre mort... ou ? Ou rien. Ou devenir fou.
Sa souffrance est à la fois inédite et universelle. C'est là que Torchwood arrive à marquer des points à chaque fois : en transposant à des situations complètement improbables des sentiments d'une réalité saisissante.

Pour ne rien gâcher, cet épisode est superbement construit. Avec un début qui est en fait une fin. Et pourtant, on arrive à nous surprendre. L'épisode commence en voix-off. Owen nous raconte sa vie dans la mort. Une vie qui n'en est pas une, où il faut renoncer à tous les mécanismes du quotidien, ceux qui définissent la vie de tous les jours. Ceux qui sont nos repères. Ceux qui nous rassurent.

(Que ceux qui ne trouvent pas rassurants les petits gestes du matin lui jettent la première pierre... tombale.)

On le retrouve dans le présent, perché sur le toit d'un immeuble, les jambes dans le vide, aux côtés d'une suicidaire.

Owen : So... you're ready to jump ?

Ce sera le fil rouge de l'épisode. Jusqu'à ce qu'on découvre ce qu'il fait là-haut, au terme d'une conversation où chacun va partager avec l'autre les tristes raisons de sa présence.

Et puis à côté de ça, il y a la découverte de ce nouvel état...

Oui, les muscles fonctionnent, curieusement, même si le coeur ne bat plus...

Et non, les blessures ne cicatrisent plus, même s'il ne sent rien. J'ai trouvé fabuleux ce paradoxe : Owen ne peut plus mourir... et pourtant il est plus fragile qu'il ne l'a jamais été. Chaque bleu, chaque os brisé, chaque meurtrissure restera à jamais gravé dans sa chair glacée. Ca m'a foutu un bourdon magnifique.

Inutile de dire que ce n'est rien à côté de son bourdon à lui.
Et puis il y a pire, encore. Il y a l'impuissance de ses collègues qui se transforme en indifférence parce que c'est la meilleure manière de gérer un tel choc. C'est d'une humanité incroyable. Alors on écarte Owen. On lui fait préparer le café. On le protège, mais on l'enfonce. On le tue un peu plus encore.

Aucun autre personnage n'aurait pu souffrir autant de cette déchéance. Le voir prêt à jouer les bonniches pour rester à Torchwood, c'est quand même super puissant. Et comme ça reste Owen, c'est bien sûr par l'agressivité qu'il répond. Une agressivité qu'il commence par retourner contre Martha qui lui a volé son job, puis contre Ianto brusquement monté en grade.

Owen : Bet you're loving this aren't ya ? It's like you finally won.
Ianto : I didn't realise we were in competition.
Owen : Oh, come on. Even Tosh had more of a life than you used to. Now you're always out on missions, you're shagging Jack and I'm stuck here making the coffee !
Ianto : It's not like that. Me and Jack.

Avant bien sûr de la retourner contre lui-même lorsque Jack le renvoie chez lui. Pour quoi faire ? Rien. Il ne peut même pas dormir. La scène où il se retrouve dans son appart m'a parue incroyablement familière. J'ai eu l'impression de me voir dans mes phases de déprime noire. Tourner en rond les bras ballants...

Mettre de la musique...

Et tout jeter dans une tentative de renoncement à tout ce qui est inutile. Owen, lui, essaye de se débarrasser de son ancienne vie. Enfin, de sa vie tout court.

J'ai également trouvé la scène où Tosh vient lui rendre visite d'une vérité incroyable. Pourquoi venir ? Pour se dédouaner ? Pour dire "je suis venue" ? Et bouffer sa pizza devant Owen en s'apitoyant sur son propre sort ? Sans même voir qu'il n'écoute rien de son babillage et qu'il est en train de se noyer dans sa dépression, d'échapper totalement à tout ce qui l'entoure...

Argh. C'est d'une cruauté d'autant plus absurde qu'elle est terriblement involontaire. Pas étonnant que dans un élan désespéré, après s'être cassé volontairement un doigt sous les yeux effarés de Tosh pour lui montrer ce que c'est que d'être brisé, il s'enfuie en courant pour aller se flanquer dans le port. Où bien sûr il ne réussira jamais ni à se noyer ni même à produire la moindre bulle. (Oh, comme ça a été sympa à filmer, ça. Sous l'eau sans faire de bulles... intéressant concept pour un acteur.)

Heureusement que Captain Jack nous sort LA réplique de l'épisode lorsqu'Owen réalise que celui-ci attendait qu'il remonte de son petit voyage sous-marin.

Captain Jack : Skinny guy in tight jeans runs in the water ? I was taking pictures !

Et puis tout bascule d'une manière très simple. Le repositionnement d'Owen dans l'équipe. Logique, indispensable, inévitable. Dans ces moments où l'on se sent comme un déchet, rien de tel que de se dire qu'on peut encore être utile...

Owen : Sounds like you need a dead man.

Et ouais. C'est vrai qu'un mec mort, pour échapper aux capteurs de chaleur du système de surveillance d'une baraque de millionnaire, ça aide.
Le plus fou, c'est qu'on se retrouve là avec l'antithèse absolue de Captain Jack, le mec pour lequel on ne craint pas la moindre balle, pas la moindre foulure. Là, on tremble à l'idée qu'Owen puisse tomber dans l'escalier et se casser une patte. Vivre sa vie de mort dans un fauteuil roulant, ptain, ce serait ballot !

Mission d'Owen, donc : récupérer un objet alien qui produit une inquiétante source d'énergie et qui risque de tout faire péter. Un objet qui est aux mains d'un vieux très malade qui renvoie à Owen une image de la mort qui va complètement changer sa manière de voir les choses.

C'est en constatant la peur qu'à ce pauvre vieux de mourir, jusqu'à croire que cet artefact le maintient en vie et à projeter sur lui tous ses espoirs de guérison que ça va faire chboum là-dedans. Et c'est aussi en ne parvenant pas à le sauver tout simplement parce qu'il n'a plus l'ombre d'un souffle dans ses poumons (ce qui peut servir quand on veut faire du bouche-à-bouche lors d'un massage cardiaque) qu'il va se prendre son électrochoc : il lui est permis d'échapper au grand néant, celui qui terrorise tant de gens, alors pourquoi ne pas en profiter ?

Voilà comment Owen va embrasser sa nouvelle vie qui n'en est pas une. Et sauver du suicide une femme désespérée. Car si au début de cet épisode on croit qu'Owen, poussé par une pulsion destructrice, est monté sur le toit de l'immeuble pour sauter lui aussi, point du tout. C'est pour sauver cette pauvre fille à qui un accident de voiture a tout pris... et surtout son mari, une heure à peine après qu'elle l'ait épousé.

Snirfl. C'est vraiment superbe.

Double bonne nouvelle, on nous renvoie la Martha dont on n'a plus besoin puisqu'Owen reprend ses fonctions. Et voyez comme ça s'enhardit vite, ces petites bêtes-là !

Petit bémol en ce qui me concerne : le piétinage constant de Toshiko à qui j'ai envie de balancer des torgnoles que les paluches me démangent comme c'est pas permis.
Bon, sur le coup, on a bien cru que l'appareil de pépé allait exploser et qu'Owen allait disparaître. Cette pintade enfarinée lui refait donc le coup du "I love you" qui commence à sérieusement sentir le moisi, si je puis me permettre. Et puis à la fin, hop, faisons comme si de rien n'était, et surtout, surtout, mon lapin, maintenant, tu me dis quand ça va pas, hein ?

Mais il lui manque une case, ou quoi ?
J'ai presque regretté l'ancien Owen. Celui-là lui aurait balancé une bonne réplique cinglante dans les gencives, ça nous aurait fait des vacances.
Pffff...

Enfin bref, le reste est tellement magnifique que ça n'a même pas réussi à me gâcher quoique ce soit.
Et je sais qu'il y a encore des milliards de choses que j'aurais pu dire de cet épisode (le rôle de Gwen, par exemple, véritable leader de Torchwood, semble-t-il, m'a laissée sur le cul), mais je ne peux pas parler de tout... surtout quand ça fait quatre ou cinq jours que j'ai vu cet épisode et que j'ai pris aussi peu de notes vu comment j'étais dedans.
En tout cas, waouh. Quelle claque. Je n'en reviens pas qu'ils aient réussi à retomber aussi bien sur leurs pattes, parce que la planche était quand même sacrément savonneuse.
J'aime les séries qui prennent ce genre de risques. Bravissimo.

 

207 : Dead man walking

C'est quoi ce délire ?

Bon, là je rigole parce que je suis calmée, mais nom d'une pipe, je me suis fâchée tout rouge, devant cet épisode.

Commençons.

D'abord, bon... c'est super triste, et horriblement cru, comme scène de départ. Déjà qu'on se tape encore Martha, voilà que celle-ci veut découper le cadavre d'Owen comme si c'était le rosbeef du dimanche.

(Mais lâchez ça tout de suite, madame !)

Le tout pendant que tout le monde se tamponne les yeux autour, en soupirant très fort.

Et là, Captain Jack déboule en criant que pas question de toucher à Owen, et que personne ne bouge tant qu'il ne sera pas revenu. Chef, oui chef.

Et après un petit détour chez une enfant très flippante qui lui indique une localisation puis un petit jeu de cache-cache avec une armée de Weevils, notre Jack revient avec ceci.

Jack : I'm using the glove. I'm bringing Owen back.

Alors, si jusque là on avait encore le moindre espoir que tout ceci se termine bien, là, forcément, finito. Non parce que le Risen Mitten, merci, on sait ce que ça donne, ça fait deux fois qu'on nous fait le coup. En plus, c'est même pas le même que la dernière fois, c'est le petit frangin, et il n'a pas tout à fait les mêmes fonctionnalités. Bref, Jack joue au con. Mais vous savez quoi ? Ben malgré tout, on applaudit à deux mains, parce que nous non plus on n'est pas prêts à laisser partir Owen.

Certes, il est heureux que nous soyons au courant que c'est une expérience traumatisante de ramener un mort, surtout pour quelques poignées de secondes (le temps de récupérer les codes de la morgue, par exemple... pas très classe, sur ce coup-là, Jacko). Mais le pire, eh bien c'est qu'Owen, lui, il sait TRES TRES bien ce qu'il se passe ! Il sait comment ça marche ! Alors dès qu'il comprend que c'est le gant résurrecteur et que oui, mon bonhomme, tu es bien mort et bien froid, c'est l'horreur. Heureusement que je suis une pianiste et que donc, je n'ai pas d'ongles, parce que sinon, j'en aurais encore les traces sur les joues tellement c'est affreux.

Et chacun d'essayer de caser un mot d'adieu au cadavre, alors que celui-ci les engueule, putain grouillez-vous les mecs, il me reste trente secondes à vivre !

Toshiko : I'm gonna miss you... ! And I love you. Alway have.

The end...

(Si seulement.)

Mais pas tout à fait, en réalité. D'un seul coup, voilà notre mort qui se met à causer... Et puis à se redresser. A réclamer ses fringues, sivouplé.

Notre mort est vivant. Enfin non, il est très très mort. Mais il marche, il cause, et même il s'ausculte pour vérifier qu'il est bien mort. Ce qui est absolument ter-ri-fiant. Brrrr...

Alors là, personne n'y comprend plus rien.

(Et à mon sens, c'est là qu'il aurait fallu passer directement à l'épisode suivant.)

Parce que voilà... Owen est mort, et c'est horrible, on est d'accord. Seulement en plus de ça, comme si ce n'était pas suffisant, il lui arrive des flashes un peu bizarres. Disons même carrément qu'il est en train de muter. Une entité maléfique est en train de se servir de lui comme d'une porte d'entrée vers le monde des vivants, si vous voyez ce que je veux dire.

(Genre c'est pas assez qu'il soit mort.)

Bref, ça nous le secoue dans tous les sens, et disons qu'il ne trouve pas ça très drôle, Owen.

(Alors, pour ceux qui ont vu l'épisode, non, vous n'aurez pas de capture avec Owen et ses jolis yeux tout noirs de mutant. A vrai dire, en regardant Declassified, je me suis pris un tel fou rire en voyant Barrowman et Gorman jouer aux Thunderbirds que je ne peux plus voir Mutant!Owen sans me rouler par terre, de préférence dans mon pipi. Donc à éviter. Et si vous voulez rigoler, regardez la fin de Declassified... des heures pour m'en remettre. Mékissoncon.)

Alors. Vous, vous êtes mort. On vous laisse dix secondes sans surveillance. Vous faites quoi ? Perso, j'irais essayer de me pinter la tronche, juste pour voir.
Bingo.
Owen Harper, lui, après avoir essuyé les pathétiques tentatives d'explication de Tosh ("Oui, mais alors, pour ce que j'ai dit tout à l'heure blablabla" ta gueuleuh !), tente d'aller se pinter la tronche pour voir, et de se lever une gonzesse pour voir aussi.

Hélas.

Owen : No blood. Brilliant.

(Rire ? Pleurer ? Les deux ?)

C'est ainsi que Captain Jack récupère le défunt, lui met une bonne beigne dans sa tronche de cadavre et se laisse flanquer au trou avec lui. Ce qui nous donne la meilleure scène de l'épisode, Dieu merci. (Faut dire que c'est pas difficile étant donné le niveau de ce qui suit.)

Alors, excellente scène certes, si l'on laisse de côté toutes les manifestations physiques de la mort d'Owen qui se caractérisent par des tas d'émanations charmantes. Rappelons que le garçon n'a plus un corps en état de marche et que donc il a quelques peines à gérer le litron de bière qu'il vient de s'ingurgiter.

La chose est donc rejetée en geyser pendant qu'il fait le poirier, ce qui nous vaut des cris d'orfraie du vaillant Captain.

Captain Jack : Aaaah ! That is the single most disgusting thing I have ever seen ! And I know disgusting !

Le tout accompagné de quelques charmantes flatulences.

Captain Jack : For God's sake, let me OUT !

(J'hésite entre pleurer de rire et pleurer de honte.)

(Owen aussi.)

Owen : You take these things for granted. It's only when they're slipping away you realise how amazing they are.
Jack : "Only in suffering do we recognise beauty".
Owen : Yeah yeah, who said that ?
Jack : Proust.
Owen : You've read Proust ?
Jack : Yeah, well, no. We dated for a while. He was really immature.

Enfin, c'est super mimi de les voir se rapprocher, et d'entendre Jack lui dire que s'il l'a ramené, c'est parce qu'il n'était pas prêt à le laisser partir et qu'il espérait un miracle Qu'il l'espère encore.

Manque de pot, Owen est en pleine mutation... Allez, pour vous faire plaisir.

Alors pendant qu'à Torchwood, le reste de la team se rend compte de ça, Jack regarde une armée de Weevils se prosterner devant son pote.

Ca calme net. Tout pareil avec celui qui est dans la cellule.

(Quelle bande de femmelettes, ces Weevils.)

Moralité, tuons Owen. Ah ah ah, voilà qui va être simple. Enfin, comme il est un peu toubib à la base, il trouve un truc qui devrait le mettre hors d'état de nuire. En plus, comme il en a ras-le-bol d'être un mort-vivant, ben ça l'arrange.
La scène où il explique ça à Gwen m'a mis les larmes aux yeux. Je trouve ça génial qu'après tout ce qu'ils ont traversé, ils restent aussi proches, malgré tout.

Owen : Yeah. I can't sleep, I can't eat, I can't shag, and they are three of my favourite things.
Gwen : Owen !

Owen : I'm not the same, Gwen. I came back different and I do not want to be like this. I'm ready.

Après ça, ça part dans tous les sens. Le gant se réveille, nous fait le coup de la Chose dans la Famille Addams, s'en prend à Martha et nous la vieillit d'une bonne centaine d'années (sursaut d'espoir), jusqu'à ce qu'Owen nous le fasse exploser en mille morceaux.

A l'hosto où ils déposent la vioque, la Mort, une entité démoniaque atrocement mal foutue tente de faucher 13 vies pour pouvoir régner sur la Terre. Classique. Au bout de la douzième, elle tombe sur Owen, très inspiré par un petit leucémique. Dommage.

Owen : Jamie, you're scared, of course you are, the last lot of chemo didn't work and you can't bear the thought of going through all that pain again, I understand that mate, I really do. But let me tell you, that not everyone dies from this disease. And the ones with the best chance of making it are the ones who believe they can beat death. And sometimes, just sometimes, you can. So watch and learn, Jamie Burton.
Jamie : Watch what ?
Owen : Watch me beat Death.

(Tranquille, les chevilles, Dead!Owen ?)

Dans la foulée, embrasse la Tosh hurlante pour s'en débarrasser ("You're so going to hate me for this.") et s'en va se mesurer à mains nues avec la chose. Une horreur. J'ai regardé ça entre mes doigts tellement c'était grotesque.

A la fin, Owen vient à bout du monstre et reste tel quel. Pour combien de temps ?

Bonne question.

Brrrr... quel épisode horrible. Dans tous les sens du terme. Horrible tellement l'impuissance des autres et leur incapacité à gérer le dossier met mal à l'aise. Horrible parce que ça part dans tous les sens et que cette intrigue de Weevils et de gros bad guy venu de l'au-delà tombe comme un cheveu sur la soupe et qu'on s'en fout complètement. Horrible parce que la mort d'Owen sonne quand même comme un énorme avertissement, pour nous, les fans. Oui, ils font un boulot dangereux. Non, ils ne sont pas (tous) immortels. Regardez bien, misérables insectes, comment en deux épisodes on n'a pas hésité à vous réduire un personnage plus vivant que n'importe lequel à l'état de zombie. Et ce de manière irréversible. Ouaip, choisir Owen pour faire ça, c'était vraiment culotté.
Quand on réfléchit dix secondes à tout ce qu'il ne pourra plus jamais faire, dans la mesure où il réussit à rester en l'état, ça fait très très peur, ça donne le vertige. En fait, il vaut mieux ne pas y penser.
Malheureusement, on le fait pour nous dans l'épisode suivant. Trop aimable.

 

206 : Reset

Il est des spoilers qu'on préfère connaître à l'avance. Surtout ceux qui impliquent la mort d'un personnage dont on est raide dingue.
Ce fut le cas dans la saison 3 de BSG, si vous voyez ce que je veux dire.
C'est le cas dans la saison 2 de Torchwood.
De manière tout à fait infortunée, il se trouve que je suis abonnée à quelques fils RSS de news de séries anglo-saxonnes. Aïe. C'est comme ça qu'il y a quelques semaines, j'ai appris qu'on allait me zigouiller Owen.
Comme à l'époque, je le trouvais très laid et pas sympa pour un sou, je me suis dit : "Ah ?"
Si je l'avais appris en regardant cet épisode, j'aurais fait : "AAAAAAAAAAAAAAAAH !!!"

Cela dit, voilà pourquoi je pense que j'aurais compris la manip.

1) On nous rameute la Martha. Et très vite, en voyant Owen et elle s'entendre comme larrons en foire et limite comparer la longueur et l'efficacité de leurs scalpels, on se dit que ça fait doublon. C'est louche. Un super-toubib qui débarque à Torchwood, très au fait de tout ce qui se fait de plus extra-terrestre, mmmmh. Etrange. On se demande à quoi il pourrait bien servir, ce super-toubib étant donné... QU'ON EN A DEJA UN, MERCI BEAUCOUP !

2) Que faire d'Owen maintenant qu'il a connu Gwen (bibliquement), l'amour fou, la trahison et la rédemption. C'est pas un petit peu l'impasse, pour le personnage, en ce moment ?

3) A côté de ça, on nous fait cruellement sentir le côté indispensable d'Owen, dans cet épisode. Sans lui, Martha, c'était direct case décès.

4) Et le truc qui m'aurait grave fait tilter : le rencard avec Tosh. Obligé que ça capote, l'affaire là.

Bref, voilà pourquoi j'aurais senti le vent tourner pour le pauvre Owen. Et ça m'a beaucoup amusée (mon côté pervers), sachant qu'il était condamné à court terme, de voir chacun des points sus-cités se dérouler devant mes yeux. Je me suis dit : "Owen, mon gars, c'est pour ce soir."

Enfin voilà. Pour ça, excellent épisode.

Mais alors sinon, putain, quel boulet cette Martha !!!

Je me suis presque réjouie en la voyant débarquer. Sincèrement. J'étais toute contente de voir Jack tout sourire la présenter aux autres qui essayent de se forcer à être accueillants.

Et puis qui n'y arrivent pas parce qu'ils sentent bien que Martha et Jack ont partagé quelque chose qui leur est étranger. Et ils sont jaloux comme des tigres. Ce qui est parfaitement charmant.

Gwen : So you know Jack pretty well then.
Martha : Oh, we were in together for a few days, but it was pretty intense.
Gwen : You mean ?
Martha : Oh ! God, no ! No ! Not that sort of intense ! Nothing like that.
Martha : Why? Are you and him ?
Gwen : No ! No ! Not at all !
Martha : We must be the only two people on the planet !
Gwen : I know, what are we doing wrong ?

Mais voilà. Cette lourdingue de Martha est maintenant médecin pour de vrai, et elle a l'air d'une pure cloche avec son chignon de madame, son tailleur pantalon et son jargon qui sonne faux. Avec ça qu'elle se la pète. Madame travaille pour UNIT. Forcément, Torchwood, ça fait un poil bouseux à côté. Et puis voilà, à part ça, elle n'a pas bougé d'un pet'. Elle fait toujours la même tronche quand quelque chose la dérange, dents en avant et petite ride entre les yeux. Et vous savez quoi ? Après une saison à s'être tapé ça dans Doctor Who, eh ben moi j'en ai plein le cul !

Grumph.

A part ça, très contente de voir Papa Meade à la tête d'une organisation cheloue qui essaye de faire muter des insectes géants pour guérir des maladies.

Alan Dale, pile poil le bon bonhomme, une tronche sympa, mais capable de foutre les jetons. Et je dois bien dire que le petit cinoche de Jack et Owen face à lui m'a tiré quelques sourires de fierté. Sont doués, nos loulous.

(Et Owen est partout, lalala... )

Hop, infiltrons donc la Martha dans cet endroit qui pue pour voir ce que ça donne, même si Owen pousse les hauts cris et qu'il a bien raison.

Mais noooon, dit cette cruchasse, j'en ai vu de pire !

C'est une raison ? Non. D'autant qu'à cause de cette idiote Owen VA MOURIR ! Oui, mon Owen à moi, qui est très très choupinet dans cet épisode !

Snirfl.

Mais non. Malgré les mises en garde d'Owen (qui doit trouver que ça sent sévèrement le sapin), Jack fait une confiance aveugle à Martha.

Jack : I'd rely on Martha if the world was ending... In fact, I did. (Sauf qu'elle avait le Docteur pour lui souffler les bonnes réponses, sombre abruti !)

Martha va donc infiltrer le truc.

Martha : Be invisible. I can do that. (Ah, jolie lucidité, cela dit.)

Pendant ce temps, cette cloche de Tosh (tiens, ça rime) trouve enfin le moyen d'expliquer à Owen que oui, elle aimerait bien un rencard avec lui, ce qui le fait proprement halluciner, le gars.

Mais au grand étonnement de Tosh, il n'est pas du tout contre, même s'il fixe quelques règles. Les imbéciles. Il est une évidence depuis le début qu'Owen ne trouve pas Tosh repoussante et que même il l'aime bien. Alors why not.

(Tic tac tic tac.)

Forcément, l'infiltration tourne mal étant donné que Martha est aussi discrète qu'un troupeau de buffles, et elle se retrouve avec une bêbête dans le bide qu'Owen finit par lui extraire à l'arrache. Pendant une seconde bénie, j'ai cru qu'en fait, les gens s'étaient trompés et que ce serait Martha qui allait mourir.

Pas de bol, la peste se réveille. Owen l'a sauvée alors qu'il avait tout loisir de la faire exploser, personne ne lui en aurait voulu puisqu'avec ce machin, elle était condamnée.

Malheureusement, pour Owen, l'état de grâce s'arrête au moment où Torchwood se retrouve face à Papa Meade désespéré que son projet ait foiré.

BANG.

Et c'est au milieu de ses collègues sous le choc qu'Owen Harper rend l'âme. Ce qui est délicieux quand on se souvient de ce que Suzie disait à propos de la mort dans la saison 1. Ouééé.

Bon, bien deg, quand même. Super team work, cela dit. Par contre, j'ai trouvé que le coup des bêbêtes était un peu raté. Elles font trop peur alors qu'on est censés les considérer comme des victimes. Elles sont trop flippantes.
Enfin, bon, c'est rien comparé au fait qu'on vient de tuer mon personnage préféré.

Je vous laisse, j'ai une tablette de chocolat à dévorer nerveusement.

 

205 : Adam

Pffff. Torchwood joue avec mes nerfs, en ce moment. Je vous le dis, je commence à être légèrement agacée. Au point que j'ai fait une infidélité à Captain Jack et aux autres, ce soir. Vous en entendrez parler. Besoin de respirer. Bref.

Alors. Futé, cet épisode. Nom d'un iench.

Ca fait quoi ? Une saison et demie qu'on attend d'en savoir un peu plus sur Jack ? Eh ben là, on va en apprendre beaucoup d'un coup. Presque trop, d'ailleurs.

Première remarque : dès les premières images, une nouvelle tête. Celle d'un blondinet qui semble être ici comme chez lui. Troublant. Hélas, pour une vieille routarde de la série SF telle que moi, forcément, ça évoque des choses.

"Ah", reniflé-je avec circonspection. C'est donc l'épisode où un inconnu se fait passer pour un membre de l'équipe et que tout le monde y croit. (Ca rappellera certaines choses à certains.)
Oui mais... c'est Torchwood. Et c'est tellement bien géré qu'au bout de quelques secondes, en voyant le gars poser ses pattes amicales sur l'épaule d'une Gwen très méfiante et lui injecter d'un coup tous les souvenirs factices de leur collaboration, eh ben on oublie totalement Stargate et autres abrutissements télévisuels.

Dans la poche, la Gwen.

Bref, ce garçon s'appelle Adam, il a 24 ans, et tout Torchwood croit dur comme fer qu'il est ici chez lui. C'est plutôt amusant de le voir agrémenter son séjour de quelques sympathiques artifices. D'une pression de la main, le voilà qui transforme totalement sa relation avec Tosh, dont il a fait une jeune femme très à l'aise et sûre d'elle.

Les voilà ensemble depuis un an.

Et c'est là que le gaillard est malin. Car s'il y a bien un moyen de se choper de la meuf, c'est en court-circuitant la glande sur pattes qui risque de lui souffler sous le nez tout ce qui porte jupon.
C'est ainsi qu'Owen Harper se retrouve geekisé, mais d'une force ! Lunettes, raie sur le côté, gilet façon "justement il me manquait quelque chose pour descendre les poubelles/c'est c'la ouiiiiii", et avec ça, complètement mordu de Tosh à qui il offre des peluches ridicules.

Vous savez quoi ? Il a beau essayer d'être ringard, Burn Gorman, ben c'est pas super crédible. Il est juste... trop... j'sais pas.

(Mmmmh, quelle pertinence, madame la Sorcière.)

Ca vaut quand même quelques scènes bien marrantes, notamment celle où Owen rameute des sandwichs faits maison (dans des tupperwares complètement ignobles).

Toshiko : I'm gonna need a beer.
Owen : While we're working !??

Bon, j'arrête avec ça, c'est une torture. Surtout quand il lui sort qu'il est amoureux d'elle et qu'elle lui claque un terrible : "You're not my type ! Never will !"

Pfffff. Pauv' choupinet.

(Non mais je rêve. Comme si c'était pas un tout petit peu mérité.)

Oui mais quand même.

Bon, second gros dossier : Gwen. Adam a fait son petit ménage dans sa tête. Et malheureusement, en rajoutant ses souvenirs, il en a un peu effacé d'autres. Moralité, quand elle rentre chez elle le soir, Gwenounette ne se souvient plus du tout qu'elle est fiancée à Nounours Grognon.

Et d'appeler Jack qui lui se souvient très bien de Rhys, euh, c'est quoi ce bordel.

Outre le fait qu'Eve Myles est VRAIMENT une pure bonasse (ouh, je crois que je tiens là mon girl-crush de l'année, si c'est pas trop mignon. ) et qu'elle a des yeux à tomber...

... j'ai trouvé que la relation entre Rhys et Gwen était magnifiquement traitée. Alors qu'au bout de deux saisons, on a un peu l'impression d'en avoir fait le tour, cette remise à zéro est d'une violence incroyable. Et toute aussi terrifiante pour l'un que pour l'autre. Surtout que depuis le début de la série, on se demande parfois honteusement ce qu'une nana comme elle fait avec un type comme lui...
Alors ce qui se passe, c'est exactement ce qu'il leur fallait après la révélation des activités de Gwen, après l'assimilation de tout ça par Rhys... et avant que ça ne se mette à ronronner méchamment.
En plus, l'intelligence et la lucidité de Rhys, parfaitement conscient qu'aujourd'hui, Gwen ne le regarderait même pas deux secondes, tombent pile poil pour qu'on comprenne enfin ce qu'elle fout avec lui. C'est juste un gars bien. Pas con du tout. Un super gars, quoi. Et complètement fou d'elle. Horrifié à l'idée de la perdre... ou pire encore, de la voir cesser de l'aimer.
Pauvre Gwen, face à ça, totalement flippée de se retrouver dans son appart avec ce type qu'elle ne connaît pas et qui supplie Jack de ne pas la laisser là...

Et puis le réapprivoisement très timide...

Franchement, très chouette. Et jolie plongée dans la relation de ces deux-là, dans leur histoire. J'ai beaucoup aimé.

Et puis bien sûr, il y a ces révélations incroyables, presque embarrassantes, sur l'enfance de Jack. Ces souvenirs profondément enfouis, qui resurgissent d'un coup, sans qu'il comprenne pourquoi.

Attaque de son bled, mort de son père...

Et surtout, la perte du petit frère qu'on lui avait confié et dont il a lâché la main sans s'en rendre compte...

Petit frère qu'il ne retrouvera jamais. Le fameux Gray dont parlait Captain John.
Au bout de tant d'épisodes à se demander ce qui se cache derrière le sourire Hollywood, ça fait beaucoup d'un coup. C'est limite un coup de massue.

Pourtant, moi, le coup de massue suprême, je me le suis pris avec Ianto. Oh my God. La violence de la scène où Ianto ouvre son journal intime (!), découvre qu'Adam n'existe pas dedans et démasque l'intrus, puis la punition qu'il se prend, c'est atroce. J'ai failli en pleurer.
On se doute bien que pouvait manipuler les souvenirs, Adam va se dépêcher de transformer tout ça. Sauf qu'il fait pire. Il rend Ianto fou en lui faisant croire qu'il est un assassin. Un étrangleur de femmes.

Il lui balance ces souvenirs monstrueux et le laisse à l'état de loque.

Et le truc qui m'a le plus fait froid dans le dos, c'est lorsque Jack le trouve, le relève, le serre dans ses bras, et qu'Ianto lui murmure :

"I'm a monster."

Sauf qu'avec Gwen, ça fait beaucoup pour Jack qui n'en croit pas un mot. C'est super mimi qu'il ait une telle foi en Ianto, d'ailleurs.

Alors Captain Jack observe, Captain Jack intervient, Captain Jack comprend et Captain Jack sanctionne. Il flanque Adam au gnouf et réunit toute son équipe traumatisée car croyant qu'il leur arrache l'un des leurs. Le tout pour une grande séance de spiritisme visant à leur faire retrouver leurs souvenirs. Les vrais.
Les mecs, j'en aurais chialé tellement cette scène est sublime. Bien trop pour qu'ils s'en souviennent par la suite, hélas. Mais... rah.

Jack : Our memories define us. Adam changed those memories... changed who we are. Now I have to help you all go back, find a memory that defines you. Rediscover who you are. If I'm wrong, he'll still be here when we've done this. Let me take you back to before we all met... Feel around for anything that makes you what you are... the hidden and the forgotten. Tell me where you are.

Gwen : The college canteen... Rhys is sitting opposite me, telling stupid jokes.
Owen : It's my birthday. I'm ten. Mum spends the whole day screaming, "I love you because you're my son but that doesn't mean I have to like you." (Frak me dead, mais c'est bien sûr !)
Tosh : Maths club, something so reliable about maths... always the right answer.
Ianto : Meeting Lisa, falling in love, never felt so alive.

Owen : I turn 16. She packs my bags. That is the nicest thing you've done for me in years, mother.
Gwen : Kissing him in the supermarket. The look on his face.
Tosh : My first flat. I don't have a flat-warming. There's no-one I want to invite.
Ianto : Losing Lisa. Like the world had ended.
Gwen : The way he looks at me sometimes. As if he's scared of what he feels for me, I love him. (A Jack) But not in the way I love you. (HOLY SHIT !)
Jack : Take this. (Et voilà, le coup de la pilule de l'oubli. Je le savais.)
Tosh : Knowing there has to be more to life than this. Knowing I'm special, waiting for someone to see it.
Jack : I saw it. (Aaaaaw... )

Owen : You save one life, 100 lives but it's never enough. Who'll save me ?
Jack : I will. (Aaaaaah !)

Ianto: Coming here gave me meaning again. You.

Jack : You each have a short-tern amnesia pill. It'll make you forget Adam. We have to wipe out the last 48 hours from our memories, go back to who we were.

Rah, putain. C'est LE truc qu'on attend depuis le début, quoi ! LA scène où Jack embrasse enfin publiquement son rôle de maître de Torchwood, à la fois père, grand frère, ami, amant, que sais-je. C'est la perfection.

Et se dire qu'ils ne s'en souviendront même pas...

Enfin, pour Jack, le sacrifice est immense. Lui aussi doit oublier Adam histoire que celui-ci disparaisse puisqu'il ne vit que dans leurs souvenirs. Mais pour cela, il doit aussi renoncer à ses souvenirs qu'Adam à fait resurgir. Ses souvenirs d'enfance, et surtout, son dernier souvenir heureux avec sa famille.

Et il le fait. Quelque part, est-ce qu'il ne vaut pas mieux renoncer à cette souffrance, d'ailleurs.

Le réveil est plutôt marrant. J'ai ri comme une hyène en voyant la timide Tosh folle de joie de trouver un bouquet de fleurs sur son bureau, avec une carte signée d'Owen.

Toshiko : To Tosh, love and apologies, Owen. They're from you !
Owen : In your dreams, Tosh. I think someone's winding you up, darling... No, I don't do flowers... and I definitely don't do apologies.

Et puis petite note un peu triste pour finir. Avant que Jack n'avale sa pilule d'oubli, Adam lui avait dit que le dernier souvenir heureux avec sa famille se trouvait dans une boîte. Cette boîte, sans savoir ce que c'est, Jack l'ouvre...

Et il ne saura jamais que le sable qu'elle contenait était celui de sa terre natale.

Ouais... Ben dites donc.
Ca m'a retourné la tête, moi.
C'est juste trop bien fait, trop bien géré.
Et quand ils auront fini de dégoter des guests aussi formidables, ils préviendront.
Sérieux, mais d'où viennent ces gens ? Ils en font l'élevage, ou quoi ???

(C'est moi ou c'est de la review-fleuve, ça ?)

 

204 : Meat

A taaaaable !

Aujourd'hui, au menu : Captain Jack parviendra-t-il à sauver Willy ?

(Réponse : bien sûr. D'ailleurs Disney a déjà signé pour un remake. AHAHAHHAHAH !)

...

Bref.

Vous savez, nous, les humains, on est quand même des gros pourris. Je suis contente que de temps en temps, ce soient nous, les méchants, et pas seulement des extra-terrestres pas arrangés par la nature.
J'en suis d'autant plus contente que ça met toujours une bonne claque sur le crâne de piaf de nos mouflets de Torchwood qui, si les petits cochons (ou autres) ne les mangent pas, sortiront forcément grandis de toute cette histoire.

Et puis je suis ravie que d'un seul coup, on nous badaboume Rhys en plein coeur d'une affaire. Et qu'avant même le générique, il comprenne à quoi Gwen est liée.

(Et ça lui fait bien les pieds à la miss, tellement elle se la pète, des fois.)

Affaire du jour, donc : des gros morceaux de viande très exotique retrouvés lors d'un accident de la route dont le transporteur n'était autre qu'un employé de Rhys. Ce qui inquiète d'emblée beaucoup Gwen.

Beaucoup aimé la confiance absolue qu'elle a en l'honnêteté de son homme, envers et contre tout, elle qui lui ment tellement. Et ce même quand elle finit par le voir traîner du côté des entrepôts suspects.

En tout cas, face à cette viande très bizarre et définitivement extra-terrestre qu'ils soupçonnent de se retrouver dans le circuit de consommation courante, on peut noter qu'Owen (qui doit être un féroce carnassier) est à deux doigts de devenir végétarien.

Ianto : Pizza's arrived. I assumed it would be a late one.
Owen: What did you get me ?
Ianto : Usual. Meat feast.
Owen : Lovely !

Cette viande, comme le découvre Rhys qui mène dans un premier temps sa propre enquête, vient d'une grosse bestiole récupérée par des gars pas très bien intentionnés et qui la découpent toute vivante pour en vendre les morceaux dans les boucheries du coin.
On n'est pas loin du poisson carré avec les yeux dans les coins.

Gars pas très bien intentionné : The beauty of it is... it just keeps growing. No matter how much we cut it.

Mais c'est IGNOBLE !

Et puis à côté de ça, d'un seul coup, tous les mensonges entre Gwen et Rhys se mettent à bouillonner et à faire un gros volcan et ça explose en moins de deux. Pas trop tôt.

Ca gueule, ça gueule, ça gueule. Ah, si Rhys savait tout ce que Gwen a fait pour le sauver et l'épargner.

Gwen : I CATCH ALIENZZZ !
Rhys : Piss off !
Gwen : No You piss off ! It’s the truth !
Rhys : If you’re not gonna take it seriously...
Gwen : This is why I couldn't tell you because I hunt down aliens and I scavenge the stuff they leave behind. I mean Sometimes I don't believe it myself !
Rhys : Jesus Christ ! What’s got into you ? Have you been brainwashed ? Is that it, yeah ? Is that what’s happened ? Cause you are talking some high grade shit here !
Gwen : Every word is the truth. Rhys... The things I have seen... The times I have wanted to tell you... Have you never seen something so mad, so... extraordinary... that, just for one second, you think that there might be more out there ?
Rhys : Prove it.

(S'il savait aussi qu'il en a bouffé, de la petite pilule qui fait oublier. J'ai bien rigolé quand il lui demande si elle couche avec Jack et qu'elle lui répond que non. Oh no she didn't. Picked the wrong one.)

Enfin, pour faire taire Nounours Grognon, Gwen l'emmène direct à Torchwood.
En regardant le Declassified qui va avec cet épisode, j'ai appris qu'il avait bel et bien été question de tuer Rhys à la fin de la saison 1, mais qu'ils ont tellement aimé l'acteur qu'ils ont préféré le garder et lui faire découvrir les activités de sa bien-aimée. A ce sujet, l'épisode suivant est formidable...

Bref. Saison 2, donc : Rhys découvre Torchwood. Et c'est un choc pour tout le monde.

Ianto : Well, this is unprecedented. The fiancé finding in.
Toshiko : Mainly because we're all sad and single.
Owen : Uh, speak for yourself. I am better off without all that kind of hassle.
Toshiko : Maybe the answer is to go out with someone who knows what you do. (Tosh, tu es pathétique.)
Owen : Look around you, Tosh. Only we know what we do. (Owen, tu es un demeuré.)

Là-dessus, Rhys postillonne très fort à la figure de Captain Jack qui nous lâche cette réplique tout à fait digne de lui : "This is quite homo-erotic."

(Entre nous, chéri, dans cette série, qu'est-ce qui ne l'est pas.)

Owen : The joy of domestic.

Ceci m'a fabuleusement rappelé le goût de Doctor Nine pour ce genre de scène de ménage.

Pas étonnant que ce benêt ne voie rien venir de la part de Tosh qui pourtant est lourdingue comme pas permis. C'est fou comme il peut l'intimider, elle est complètement court-circuitée, la pauvre. Dès qu'elle tente une approche, comme là, un truc très con, poser la main sur son épaule...

Paf, rien à faire, elle se ravise.

"Non rien !"

On n'y est pas ! (Et puis quand on y sera, eh ben ce sera trop tard, naturellement.)

Ah. Outre le côté "on coupe et ça repousse, arf arf arf, frigo géant, trop la classe", un truc m'a littéralement glacé le sang. Rhys et Gwen qui se réconcilient adorablement, et qui finissent par s'embrasser, enfin... sous les yeux de Captain Jack qui tire une tronche pas possible.

Et là... oh my God, le regard de Gwen, braqué sur lui, alors qu'elle embrasse son mec.

Uh !
Mais ces gens ont vraiment TOUS un pèt' au casque !

(Et en même temps, leurs petits problèmes d'alcôve sont tellement crédibles et logiques qu'on se ferait drôlement chier sans.)

Enfin, vous savez quoi ? Ben on découvre quand même que Jack, c'est un brave gars qui veut sauver la grosse bêbête. Et même qu'en cours de route, il sympathise avec Rhys qui va être dans le coup. Ils m'ont bien fait rigoler, d'ailleurs.

Rhys : Just wish you would have been uglier !

Pour en revenir à Willy, Jack nous fait son Docteur (véridique) en lui sortant du "What have they done to you my poor friend", avant de claquer un impressionnant et très culpabilisant : "Imprisonned, chained and drugged. Welcome to planet Earth."


C'est bon, les gars, on a compris, je crois !

Big panique quand nos amis se font découvrir par les bouchers amateurs, et c'est super intéressant de voir les réactions de chacun... Gwen qui se rend sans réfléchir une seconde aussitôt qu'on met une baffe à Rhys.

Jack qui saute hors de sa cachette aussitôt qu'on menace de toucher à un cheveu d'Ianto.

Et Rhys qui se prend une balle à la place de sa chérie.

Owen ? Owen, ben il nous prépare un petit cocktail pour achever la Bête. Très Owen.

Pauvre Owen. Ca ne l'amuse pas. L'occasion pour Tosh de finir par la poser, cette main, sur son épaule.

Infortuné Willy. Il aurait mieux fait de rester chez lui, le pauvre vieux.

Enfin, très intéressante issue. Forcément, Jack fait comprendre à Gwen que pour Rhys, c'est direct la petite pilule d'oubli. Pas très contente, Gwen, mais prête à s'exécuter.

Et puis voyant Rhys si content d'être enfin dans le coup, elle revient en trombe et fait la chose la plus intelligente qui soit, du moins pour elle : elle brise le cercle vicieux et envoie tout le monde péter en refusant d'effacer les souvenirs de Rhys.

Réussir à infléchir Jack là-dessus, wow. C'est dire si elle en est venue à avoir de l'influence sur lui. Good girl.

Jack : Give Rhys my love and I will see you tomorrow.

Comme il a changé, Captain Jack, n'empêche. Mais ça m'a fait très bizarre de voir Gwen et Rhys s'embrasser...

Et lui, encore une fois, en train de les guetter.

Brrrr, c'est chelou !!!

Mais bon, j'adore. La vie est cheloue. Et si elle n'était pas cheloue, on se ferait drôlement chier.
Ah. Cette série est excellente.
C'est vrai qu'ils sont tordus, mais je crois que c'est l'une des premières fois que je regarde une série avec de VRAIS jeunes adultes. Aussi flingués soient-ils, j'arrive vraiment à les comprendre, ils ne sont pas artificiels pour un sou. Et pas trop cliché, étonnamment.
Torchwood m'étonne, vraiment.

 

203 : To the last man

Aaaaah ! Très bon épisode ! Surtout que dans la série "je m'appelle Toshiko et j'adore refaire douze fois les mêmes conneries histoire d'être sûre", il se pose un peu là !

Ben je la plains, moi, cette pauvre petite. Parce que de toute évidence, elle rêve d'avoir la vie de Madame Toulemonde, avec une belle maison en banlieue, un chien, une tripotée de mouflets et un mari un peu chiant mais fidèle, et au fond, ben elle n'y arrive pas. Alors de deux choses l'une : soit elle est terrifiée à l'idée de vivre une vie normale parce qu'elle a paumé le mode d'emploi, soit elle a déjà compris que ce n'est pas ça qu'il lui faut et son inconscient fait tout pour l'empêcher d'en arriver à cette terrible conclusion.
Dans les deux cas, elle est pathétique. Elle jalouse terriblement Gwen d'avoir Rhys, elle soupire par intermittences après Owen qui, soyons clairs, malgré sa récente mutation, restera toujours un vrai danger sentimental, et quand elle ne soupire pas après Owen, qu'est-ce qu'elle fait ? Elle batifole avec les sujets les plus improbables !
Exemple fut fait dans la saison 1 avec l'alien lesbienne. Cette fois, histoire d'enfoncer le clou, elle remet le couvert avec un lascar à peine pubère mais centenaire. Y a qu'à Torchwood qu'on trouve ça !

Et en sus des errances de Toshiko, ben l'histoire est super. Quand on nous fout le bordel dans la fabrique du temps, moi, j'adore. Surtout quand on finit par retomber sur nos pattes et qu'on se rend compte que wow, le temps, c'est quand même un petit vicelard.
Bref, le pitch : à Torchwood, on a depuis la première guerre un poilu congelé qu'il faut réveiller tous les ans pour voir s'il va bien, avant de trouver le moyen de le renvoyer dans son époque parce que c'est pas tout ça, mais le temps n'aime pas qu'il y ait ce genre de défaut. Ca fait des fantômes partout.

Et c'est justement pour ce poilu relativement imberbe que Toshiko se pomponne dès le petit matin, vu qu'aujourd'hui, tadaaaa, on le réveille pour la journée.

Je reviendrai plus tard sur la réaction d'Owen par rapport à tout ça, parce que c'est extrêmement intéressant. Si au début j'ai cru qu'il allait enfiler son bel habit de gros enfoiré, eh ben pas du tout. Je suis méchante. Lui est gentil. Même s'il ne peut pas s'empêcher de lâcher un amusant :

Owen : Is that a dress, Tosh ?
Toshiko : I do believe it is, Owen.

Bref, Tosh nous aère le poilu, l'emmène au billard, et se laisse même embrasser. Et puis la voilà prête à le ramener chez elle, ben dites donc.

Pendant ce temps, le reste de Torchwood enquête. Torchwood version 1918 a laissé des instructions pour ramener Tommy à son époque, mais ça piétine un poil.

J'adore quand Ianto et Gwen regardent la photo et que Ianto explique à Gwen que la jeune femme est morte à 26 ans, en ajoutant un sinistre : "Nothing changes."
En parlant de Gwen... vous savez que je trouve que cette bonasse d'Eve Myles est vraiment parfaite dans les scènes flippantes ? S'il y en a une qui doit voir des fantômes, c'est bien elle. Ca lui va super bien au teint.

Outre que dans cet épisode, les scènes de fantômes sont parfaitement filmées. Pas facile de sous-entendre que Gwen est le fantôme de 1918 et que les gens de 1918 sont les fantômes de Gwen. Bref.

Bon, pas de bol, la petite sortie avec le poilu est interrompue par une réunion au sommet en vue du renvoi de la bête à son époque. Ca s'annonce compliqué.

(Ben c'est vrai qu'il est très mignon, ce petit.)

Alors comme il reste une soirée, Tosh demande la garde du poilu dont personne ne sait quoi faire.

Toshiko : He can come home with me. He's not our prisoner and he doesn't have to stay here if he doesn't want to, does he ?
Captain Jack : No. If that's what you both want.

C'est là que j'adore Owen. (Enfin, encore plus.)
Il aurait tous les moyens d'être désagréable, ça n'étonnerait même personne. Mais depuis un moment, on le voit tordre le nez, jeter des regards gênés, et même avoir des paroles plutôt gentilles. Et pour cause. Owen connaît ça. Il est déjà passé par là, l'animal. Et il sait que Tosh va méchamment se casser les dents sur ce coup-là. Mais il sera là pour ramasser les morceaux. Owen ne veut pas que Tosh soit triste.

(Au fond, Owen est un gros sentimental mais il ne faut surtout pas le dire.)

Et puis de toute façon, autant qu'elle fasse ses conneries, ça sera toujours ça de moins pour la suite.

(Ptain, mon appart pourrait presque ressembler à ça s'il était rangé. De très loin. Avec des lunettes de soleil. En louchant. Les yeux fermés.)

Bref, c'est mimi comme tout, et puis c'est assez terrible de les voir s'enlacer avec au premier plan l'horloge qui défile. Genre : plus que 6h31.

Argh, et puis il y a ça, aussi. Bon, je ne vais pas jouer les prudes, je ne serais pas crédible. Mais j'ai encore un peu de mal à regarder deux très beaux mâles se rouler des pelles à s'en décrocher la glotte. Même si je sais qu'ils sont très open, ça me brise le coeur de voir un tel gâchis.

Ianto : Would you go back to your own time if you could ?

Captain Jack : Why ? Would you miss me ?
Ianto : Yep.

Holy cow !
Peuvent pas prévenir, non ??? *se cache les yeux en donnant des coups de pieds*

Quand même bizarre, cette relation. On a envie de considérer Ianto comme un privilégié, en même temps, c'est peut-être tout l'inverse. Ca ne peut que finir mal, cette affaire, non ? Brrrr.

Pareil pour eux, d'ailleurs.

Enfin, l'heure arrive de ramener le poilu chez lui, seulement cette idée ne le réjouit plus du tout. Entre temps, Tosh a découvert que le malheureux va mourir trois semaines après son retour face au peloton d'exécution. Sympa.

Hélas, tout va foutre le camp s'il ne retrouve pas sa place dans le temps. Donc Tosh le ramène. L'on découvre avec un effarement délicieux qu'il va aller se fourrer dans le lit qu'il vient de quitter en 1918, emmené par Torchwood version vintage. La boucle est bouclée.
Enfin pas tout à fait vu qu'il doit activer une sorte de clé, mais tout troublé par son voyage dans le temps, et ayant renoué avec l'état de choc du blessé de guerre, le pauvre ne percute plus de rien.

Je ne sais pas vous, mais moi, j'ai trouvé que ça faisait bien longtemps qu'Owen n'avait pas sorti ses aiguilles.

Bref, grâce à une machine miraculeuse, Tosh parvient à apparaître à son chevalier servant et arrive à le convaincre d'activer le truc.

Voilà le problème réglé. Plus de fantômes, plus de manifestations bizarres, tout est enfin à sa place.

En voyant Owen passer devant Tosh, s'arrêter, la regarder et repartir, je me suis demandée quelle serait la conclusion de cet épisode. Si j'aurais préféré qu'elle soit entre Tosh et lui, qui ont manifestement beaucoup de choses à se dire, ou entre le grand chef Jack et la grande blessée du jour. J'ai décidé que ce serait Jack. C'est une règle immuable.

Jack : Hey... thank you.

Eh ben ce sera tout, on dirait. Ca m'aurait pourtant plu qu'il y ait un peu plus de communication entre eux.
En cadeau bonux, on a donc droit à cette jolie petite scène que je n'avais pas vue venir mais qui m'a vraiment beaucoup plu. Il ne s'y dit pas grand-chose, mais c'est bien suffisant pour qu'on comprenne que finalement, ils ont plus en commun qu'on ne le pense.

Tosh : He trusted me right to the end.
Owen : Because you were strong. All of this is still here because of you.
Tosh : Because of Tommy. Let's hope we're worth it.

Et puis c'est intéressant de faire la comparaison entre la gestion de chacun. Owen qui a lutté de toutes ses forces contre la perte de celle qui l'aimait et qui a continué de se battre dans le vide après qu'elle a disparu. Tosh qui est pour ainsi dire celle qui a renvoyé son mec dans le passé et qui a mis son mouchoir par dessus tout en sachant qu'il allait droit vers la mort. Même si on sent à quel point cette décision l'a bouleversée, elle a une réaction bien plus positive.

Je me demande comment Owen aurait géré la perte de Diane si les autres avaient été plus conscients de sa peine et plus présents. Et s'il les avait laissés l'aider.
Bref, c'est très chouette.
Et j'ajoute qu'une fois de plus, l'ombre de la Grande Guerre qui plane sur l'univers DW/TW offre une profondeur incroyable à l'intrigue.
C'est fou comme les deux guerres mondiales sont présentes, dans les deux séries. Ca prouve à quel point la blessure reste profonde en Angleterre, et même en Europe en général... C'est mis en scène de manière beaucoup plus vraie et moins fantasmée que dans les productions américaines, je trouve.

Et puis quel excellent Toshisode !
Finalement, au milieu de ces glandes sur pattes, c'est pas un peu elle qui chope le plus ???

 

202 : Sleeper

J'aime bien Torchwood. C'est souvent décousu, parfois quand vous regardez, vous êtes à ça de la nausée ou de la crise d'épilepsie, mais ça traite de sujets vachement sympas, passé le kitsch de certaines situations.
Là, c'est le sujet DW/TW par excellence : c'est quoi donc un humain ?

Gwen to the rescue !

Vous savez, je l'aime bien ma petite Gwen. C'est vraiment une chouette nénette.

(Et en plus elle est quand même foutrement bonnasse pour une rosbeef.)

Bref, ma Gwen, elle a un coeur grand comme ça que les autres devraient en prendre de la graine. Ca tombe bien, je crois que c'est le cas.
La story du jour : un massacre a lieu pendant un cambriolage, on retrouve les cambrioleurs quasiment hachés menu, lo po compris.
Bien vite, tous les soupçons se portent sur l'une des deux victimes du cambriolage, pourtant très effrayée et d'allure très inoffensive. Captain Jack, on la lui fait pas, il en a vu d'autres. Zou, on embarque la petite dame et on va lui faire cracher sa valda.
L'occasion pour Owen d'aérer ses aiguilles.

(Voilà un acteur qu'il ne sera plus nécessaire de courser dans le cabinet du toubib à chaque rappel de vaccin. Il se les fera lui-même.)

Bref, à force de petites piqûres très dangereuses qui manquent de faire exploser la donzelle, l'on découvre son vilain secret : c'est une extra-terrestre. (Sans blague.) Un agent dormant tout à fait inconscient de son état et qui n'attend qu'une chose : avoir rassemblé assez d'infos sur le compte des humains pour les annihiler. Charmant. Et inédit. Hum.

Pendant toute la chose, force est de constater que Jack est intraitable et qu'il en faut beaucoup pour l'attendrir. On se dit qu'il a dû en vivre, des choses, pour être aussi blindé. Et en même temps, on le sait.
De l'autre côté, on a la tendre Gwen, encore débutante, si vite apitoyée. Ca fait un duo d'une complémentarité admirable. Et j'adore cette scène où Gwen discute avec la pauvre nana qui voudrait tellement ne pas être une méchante et rester celle qu'elle a toujours été. Se fondre dans la masse. La figure de Jack, à ce moment-là, renvoie bien à son problème à lui : et moi, je suis quoi, au fond ?

Gwen : Do you feel human ?
Beth : Yes.
Gwen : Well then you are. What make us human is in our minds, not our bodies.

(Epouse-moi ! )

Bon sinon, je vous disais dans la review de l'épisode précédent que Ianto 2.0 avait renoncé à son état de perpétuel triste sire pour devenir un vrai petit marrant. Preuve :

Beth : Will it hurt ?
Captain Jack : Yes.
Beth : Your bedside manner's rubbish.
Gwen : His manners in bed are atrocious. Well, apparently, so I've heard.
Ianto : Oh they are. I remember this one time...
Jack : AHUM !

Ianto Jones ! I am so very shocked ! (And amused... )

Bref, on s’apprête à congeler le danger ambulant pour être débarrassés en attendant de trouver le moyen de la débrancher et je vous jure qu’heureusement que Gwen est là, parce que ce sont quand même tous de sacrés empafés.

Gwen : It's just like going to sleep...
Owen : Except a lot colder.

Merci Owen, cette remarque était bougrement nécessaire.
Manque de bol, ça ne suffit pas à retenir l’engeance.

Pire encore, comme le redoutait Jack, d’autres bonshommes sur le même modèle se réveillent d’un seul coup avec l’envie de se bouffer du steack sauce galloise. La tuerie commence.
Et c’est là que je trouve une fois de plus Torchwood remarquable.

Cette scène où tous les aliens, qui en train de tondre sa pelouse, qui en train de faire griller les merguez, qui en train de promener bébé, se réveillent pour devenir des machines à tuer, c’est tout un symbole de la terreur dans laquelle vivent tellement de gens dans notre monde moderne. Celle de se lever un matin et de découvrir que le voisin est un tueur, un terroriste, un bourreau d’enfants. Superbe de contemporanéité. Et très intelligent de la part de cette série de s’inscrire dans ce genre de débat quand Doctor Who est beaucoup plus intemporel. On imagine déjà les badauds répondant à la télé locale : "Il avait l'air tellement normal. On se s'rait jamais doutés, hein, Renée ?"

Enfin bref, ça massacre, ça tire dans tous les sens, ça se fait exploser de partout... C'est assez haletant. Et nos loulous sont superbes.

(Surtout Jack qui se fait très joliment embrocher.)

(Et Owen, mais Owen est toujours superbe puisque c'est mon chouchou.)

Au final, rideau pour la malheureuse. Ca ne pouvait pas se finir autrement.

Ouala. Ma seule critique aura été qu'on oublie un peu nos personnages dans l'affaire. Ca fait alien of the week, quoi, même si nous rappeler les dangers encourus par notre petite planète n'est pas totalement hors-sujet, pour Torchwood. Mais au point où j'en suis, je préfère qu'on nous le rappelle en titillant un peu plus Jack, Gwen, Owen et les autres.
C'est le cas dans le prochain épisode. Uh uh.

 

Révolte.

C'est moi ou il est absolument inacceptable que la BO de Torchwood n'existe nulle part ?

Non parce que le générique a beau durer trois secondes et demie, moi il me fout en transe !

Alors si Murray (et Ben) pouvai(en)t se remuer ses/leurs petites fesses et nous offrir un beau best-of des deux premières saisons, il(s) serai(en)t encore plus un/des namour(s) !

 

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