Le blog de La Sorcière
 

518 : Access

Hmmmpf.

Je n'ai pas aimé cet épisode. Du tout du tout. L'exercice de style était sympathique quoique pas très original : une équipe de journalistes suit CJ pendant toute sa journée, caméra en main, sur fond de fusillade dans le trou du cul de l'Amérique.
J'ai trouvé qu'Allison Janney jouait sa propre caricature. Ok, il n'est sûrement pas facile de jouer le rôle d'un personnage qui lui-même joue face à une caméra. La plupart du temps, les acteurs font comme si elle n'était pas là.

Ca m'a gonflée sévère, ce petit côté mal à l'aise mais qui se la pète et qui ferme les portes d'un air sérieux quand il y a des choses secrètes à raconter, chuuuut, pas répéter !

Les interviews face caméra ne sont pas crédibles car trop surjouées ("haaaaan, attendeeeez, j'réfléchis !"), même si c'est l'occasion aussi de voir se jouer le ballet des (nombreux !) assistants de CJ, notamment Carol, à qui on ne donne pas assez la parole, je trouve.

Et surtout, surtout, j'ai trouvé (et c'est rare dans cette série) qu'il y avait une hypocrisie à gerber sur le rôle du porte-parole de la Maison Blanche... qui est un rôle à la con, ça, on le sait tous, mais bon... Non, vraiment ce discours battu et rebattu sur le thème du "on vous cache des choses, mais c'est pour votre (et surtout NOTRE !) bien", ça me hérisse le poil. Sans doute parce que moi aussi, je connais ce milieu et que... bref.

Autre chose, cet épisode a l'air de vouloir donner des réponses sur les questions qu'on pourrait se poser sur la vie et le boulot d'une nana comme CJ ; mais ces réponses, on les a déjà ! On a tous compris depuis belle burette qu'elle n'a pas de vie privée, que son père est malade et qu'elle ne peut pas le voir, qu'elle a toujours le cul entre deux chaises par rapport à ses collègues, qu'elle est de la chair à canon. Bref. C'est de la redite sur toute la ligne.

Encore une fois, le principe était sympa, et dans certaines séries, ça a pu donner des épisodes vraiment spectaculaires... Là, moi, je passe. Il aurait sans doute suivre un autre personnage que CJ, quelqu'un de moins important, quelqu'un qu'on voit moins depuis le début de la série. On aurait moins risqué la saturation. Je comprendrais que certains aient pu aimer, cela dit.

 

517 : The Supremes

Comment vous décrire le ravissement avec lequel j'ai regardé cet épisode...

D'abord, je suis rentrée hier soir du boulot, grincheuse au possible (une journée cataclysmique), avec envie de rien, si ce n'est de regarder quelque chose dans lequel je serais comme dans des chaussons.

Pas Twin Peaks, donc.
Pas un truc drôle car ça me demande trop d'investissement. C'est dur, de rire.
Pas un truc déjà vu car sinon, c'est l'ennui assuré. J'ai même fait le tour de mes films et rien ne me branchait. Las, j'ai donc avisé le coffret de la saison 5 de Ma Petite Maison Blanche dans la Prairie qui commençait à sérieusement prendre la poussière. Je me suis dit qu'au pire, si l'épisode où je m'étais arrêtée était aussi bavard que les précédents, eh bien je m'endormirais doucement au son des beuglements de Martin Sheen. Il y a pire, donc.

Eh bien pas du tout.

C'était extra. Je dirais même que je crois bien qu'il s'agit du meilleur épisode de la saison.
On va de surprise en surprise, on n'y comprends plus rien.

Et des guests, mes enfants, des guests, que vous avez jamais vu ça.

Pour situer, donc, on avait eu le droit à l'affaire du vieux juge Ashland et de ses 80 ans bien tassés, impossible à déloger de son poste de président de la Cour Suprême. Et sans prévenir, voilà qu'un des juges de la même Cour Suprême casse sa pipe, sans prévenir. Branle-bas de combat à la Maison Blanche. On se souvient également du cirque que ça avait fait quand il avait fallu en trouver un au début de la série, et comment ils avaient réussi à caser le juge Mendoza (alias Papa Adama, toute moustache dehors, si si, souvenez-vous, c'était ici et même ici aussi). Eh ben là, c'est pire. Je n'ai pas bien compris pourquoi, mais il y a une question d'équilibre entre les droitiers, les gauchers et ceux du milieu. Bref, ça s'étripe ferme, parce que le Congrès (qui doit confirmer le candidat) n'y met pas vraiment du sien.

C'est dans ce contexte que Josh et Toby rencontrent des candidats potentiels, enfin, surtout des candidats "écran" (genre "mais si, vous voyez bien, on l'a rencontré, lui, et il ne fait pas DU TOUT l'affaire !") et qu'ils ont tous les deux un gros coup de foudre.

Et ce coup de foudre, le voici.

Glenn Close. Et elle est époustouflante. De classe, d'intelligence, de crédibilité. Té, moi je vote pour elle tout de suite !

Et les deux larrons sont sous le charme de cet esprit brillant... c'est bien simple, il faut que ce soit elle.

Josh : I love her. I love her mind, I love her shoes...

Hélas, trois fois hélas, la juge Lang ne plaira pas à tout le monde. Elle est un peu trop libérale. D'ailleurs, s'ils la rencontrent, c'est uniquement pour faire flipper les républicains et ainsi pouvoir caser un candidat un peu plus modéré qu'ils seront soulagés de voir à sa place. Ouarf ouarf ouarf.

Alors en mangeant des cookies durs comme du chien envoyés par la mère de Donna, Josh a le coup de génie. Grâce aux cookies, dont la boîte est ornée des photos des DEUX chats des parents de Donna.

Josh : The Chief Justice says he would step down because the President wouldn't be able to fill his seat with another liberal lion. She's the liberal lion. Ashland resigns, she takes his seat... and we offer the Republican Senate Judiciary Committee the opportunity to hand pick a conservative for Brady's seat. We put them both up.

Super sympa de revoir le juge Ashland, d'ailleurs, bien requinqué, et très enthousiaste à l'idée de céder sa place à cette dame.

Avec ça, il faut quand même accepter de remplacer le juge mort par un candidat conservateur, et là, ça coince. Toby et Josh s'empoignent à ce sujet devant la porte du bureau ovale qui naturellement finit par s'ouvrir et laisser passer un président un poil interdit.

Le candidat au sujet duquel Josh et Toby s'étripent, c'est lui.

Of course.

Trop modéré, cependant.

C'est ainsi qu'ils vont rencontrer un troisième juge, à la réputation très radicale, cette fois. Le juge Mulready.

Of course.

Le staff fait un peu tout pour éviter que Lang et Mulready ne se croisent, malheureusement, cela finit par arriver. Et là, il se passe le truc le plus dingue du monde. Ils se serrent amicalement la main, se défendent presque mutuellement, et finissent par entamer un débat très courtois mais passionnés sur différents cas...
Cette scène est extraordinaire. L'évidence est là. Ce sont eux qu'il faut nommer.

Jed : You like him ?
Toby : I hate him.... But he's brilliant.

Et ce sera le cas.

J'ai trouvé très jolie également cette séquence :

Jed : Toby has a daughter, Molly, ten months old. She??s a looker and very bright, and someday he??d like to give her this copy of the 14th Amendment, signed by the first woman to ever hold this job.

Rah. Grave bien ! Et Glenn Close, pfiouuuu !

Impeccable. Quelle actrice. Et quel rôle superbement écrit que celui d'Evelyn Lang.

Ah, si tous les épisodes étaient comme celui-ci... Non que la série en soit devenue moins intéressante pour autant, mais après trois, quatre saisons aussi fabuleuses, le petit train-train paraît moins sexy. Enfin, avec la fin de saison qui se profile et un voyage au Proche-Orient en vue, mon petit doigt me dit que ça risque d'être très très sympa !

 

515 : Full disclosure

On se ferait presque chier, il faut bien le dire. Et pourtant, c'est le grand retour de John Hoynes sur le devant de la scène, oui, l'ancien vice-président, que ce fantoche de Bob Russell est bien loin d'eclipser dans nos mémoires.

Alors effectivement, on se fait un peu chier en les regardant flipper comme des bêtes parce que Hoynes s'apprête à publier un bouquin racontant comment la présidence a voulu étouffer l'affaire de sa maîtresse un peu trop bavarde, et c'est C.J. qui s'occupe de cette affaire.

Et puis comme ça, tout d'un coup, on commence à se demander si à une époque, C.J. n'aurait pas un peu couchaillé avec lui...

Ah ben si, c'est tout à fait ça. Excellente manière de pouvoir lui clouer le bec en disant que si jamais il raconte quoique ce soit, elle aussi, elle déballe tout. Les innombrables maîtresses, et la manière dont il lui a sauté sur le râble. Hé hé hé.

Dans la foulée, évidemment, elle s'en va soulager sa conscience auprès de Toby (ils sont très copains, en ce moment, on dirait).

Oui, bon, elle ne va pas non plus se flageller pour un one-night stand alors qu'il n'était même pas encore vice-président, hein ?

Bref. J'aime bien apprendre ce genre de choses, ça les rend beaucoup plus humains.

Il n'empêche, j'y vois aussi autre chose : l'ascension de C.J. qui est en train de s'extraire de son rôle d'attachée de presse, et ce de plus en plus souvent.

 

513 : The warfare of Genghis Khan

Alors moi, ça, j'adore. Quand on réveille le président des States à trois heures du mat' à cause d'une explosion nucléaire en plein Océan Indien, forcément, ça intrigue. Je me suis dit, tiens, on va parier sur l'auteur de ce test clandestin. Evidemment, on pense tout de suite à l'Iran. Je me suis dit que ce serait trop facile. La Corée du Nord, pareil. Alors je me suis dit que ce serait le Pakistan ou l'Inde. Que dalle !

Allez hop, vas-y que je t'entasse les huiles de la défense dans la salle de crise, tous bien fringants comme s'ils ne dormaient jamais, on ajoute par dessus un président en jogging et c'est parti pour le jeu des devinettes.

Au final, il se trouve que c'est Israël qui est derrière tout ça, Israël pris en sandwich entre 200 millions d'ennemis, comme le rappelle le premier ministre, dépêché en urgence à la Maison Blanche. Remarquable échange entre Jed et lui, d'ailleurs.

Prime minister : "You do not look hypocritical espousing nonproliferation while funding research on a new generation of tactical nuclear bombs? This is not my view. The U.S. is merely looking after its national interest. As Israel has the right to do."
Jed : "Proliferation breeds proliferation. China??s bomb produced India??s. India??s begat Pakistan??s."
Prime minister : "The United States?? ideal number of nuclear weapon states is one. No matter if it??s merited or arrogant, it is irrelevant. Our chief of Military Intelligence asserts that if Iran completes its enrichment program it will be able to produce nuclear weapons within one year."
Jed : "No one disputes Israel lives under threat."
Prime minister : "Threat ? We are 6 million surrounded by 200 million who wish us obliterated. For Israel, deterrence is not an option, but an imperative."
Jed : "There??s a fine line between deterrence and provocation."
Prime minister : "We model our approach on America??s during the Cold War: Mutual Assured Destruction."
Jed : "There??s a reason its acronym was MAD."
Prime minister : "It succeeded entirely in keeping the world safe. Iran will become a nuclear state. I mean, what difference if it takes one year or five or ten ? What difference ?"
Jed : "We can stop them. By force if it comes to that."
Prime minister : "But should this fail, all that would stand in the way of an Iranian first strike is an assured second-strike capability. Submarines armed with nuclear missiles. Mr. President, this is essential for Israel??s survival."
Jed : "Your argument boils down to asking the world to trust you."
Prime minister : "As does America??s."
Jed : "It??s telling that the physicists involved in the creation of these weapons became the most fervid opponents of their use. Einstein, Oppenheimer, Szilard. Hans Bethe wrote : ??If we fight a war and win it with H-bombs, what history will remember is not the ideas we were fighting for, but the methods we used to accomplish them. These methods will be compared to the warfare of Genghis Khan, who brutally killed every last inhabitant of Persia.?"

Tout ça illustre bien l'impasse dans laquelle se trouve le Proche Orient.

Ce que j'ai trouvé intéressant, aussi, c'est qu'on découvre l'auteur de ce test grâce au vice-président, bien connu pour ne servir à rien, surtout Russel qui n'a pas la classe du regretté Hoynes.

A part ça, de son côté, Josh se fait débaucher par une nana de la Nasa qui réussit à le faire rêver en lui montrant les étoiles dans son petit télescope... et surtout parce qu'elle voudrait bien obtenir les fonds pour envoyer des mecs sur Mars.

Et C.J. nous fait son show à la télé.

Mon avis, c'est que la qualité de la série a quand même pas mal baissé. Mais ça reste The West Wing. Des sujets passionnants, une caméra tonique, et de temps en temps, ZE épisode. Rien que pour ça, pas question de zapper.

 

Brothers in arms

Vous vous demandez quelles sont les six plus belles minutes de télévision jamais vues ? Ne cherchez pas, je vous en fais cadeau. Il n'y a rien de meilleur que ceci et rien ne surpassera jamais cette scène. Ca fait un an que j'ai envie de la poster. C'est pas trop tôt. Pour recadrer, la maladie du président a été annoncée publiquement. Sondages au plus bas, démêlés juridiques etc. Après avoir profané la cathédrale en écrasant son mégot par terre (énorme !), il doit se prononcer lors d'une conférence de presse sur une tentative de réélection ou pas. Et jusqu'à présent, pour lui, c'est non. Il s'apprête à aller le dire à l'Amérique entière.



J'en ai des frissons, un truc de malade.

Pour les curieux ou les nostalgiques, ma review de cet épisode. Le dernier de la saison 2, "Two cathedrals".
 

511 : The benign prerogative

JOEY !!! JOEY LUCAS IS BACK !!! Et elle n'est pas seule !

Pauvre Josh ! Encore une de perdue ! Pfiou, après Amy, maintenant Joey, je me demande vers qui il pourrait bien se tourner...
Surtout que c'est très très calme sur le front "petites allusions coquines" entre lui et Donna, ces derniers temps. Un calme louche, très louche. Uh uh !

Bref, Joey est de retour, rah, je l'adore, Joey. Bon, elle n'est pas là pour faire un show de ouf, juste lancer le sondage sur le futur discours de l'Etat de l'union que le président doit bientôt prononcer. Et pour cela, c'est spectaculaire. Un acteur, trois versions différentes, et des gens qui votent.

Moi, j'adore. Toby, lui, est stupéfait. Après tout, c'est son bébé, ce discours.

Pendant ce temps-là, Donna planche sur les dossiers de personnes pouvant profiter d'une éventuelle amnistie présidentielle. J'ai adoré Donna dans ce rôle. D'abord parce que maintenant, elle a de plus en plus de responsabilités. Et ensuite parce qu'elle a un fond de générosité incroyable. Et ça me fait plaisir que Jed le remarque.

Et que Josh l'encourage à ne pas changer.

Même si un petit câlin de réconfort aurait été de bon temps en apprenant qu'un des candidats refusés pour l'amnistie s'est suicidé...

Autre chose aussi, les petites affaires de Charlie. Moi, ça me plaît de voir que Charlie a une vie en dehors de la Maison Blanche. Et ça me plaît aussi de voir que lorsque le président peut être de quelque manière que ce soit menacé par cette vie, Charlie recule. Quitte à se prendre une magnifique baffe de cette future journaliste de la Maison Blanche.

Bref, tout cela est très bien. Et réalisé comme toujours de manière à la fois intelligente et agaçante... Un petit teaser en début d'épisode pour vous mettre en appétit puis le flashback qui développe le pourquoi du comment.

 

510 : The stormy present

Excellent épisode ! A la fois couillu et people, j'aime !

Première séquence sur une lettre rédigée à la main et dans laquelle on entraperçoit les mots "America", "islamists" et autres joyeusetés.

On s'imagine déjà avec une belle menace terroriste sur les bras et j'en frémis d'anticipation... surtout que du côté de l'Arabie Saoudite, ça bouge, avec des émeutes et tout ça...

Et comme si ça ne suffisait pas, vlà-t'y pas que l'ancien président Lassiter casse sa pipe sans prévenir ! Et vlan, c'est parti pour la réunion des anciens élèves de la Maison Blanche, le deuil national, etc etc...

Première chose, donc, sauter à bord d'Airforce One avec Toby chargé de rédiger l'éloge funèbre de ce grand homme, ce qui l'enchante...

(Non, Toby, ce n'est pas parce que tu regardes ailleurs que tu pourras te soustraire à cette noble tâche.)

... puis, ramasser les anciens présidents encore en vie à ce jour, c'est-à-dire deux. Le président américain est une denrée rare et en voie d'extinction. Surtout qu'avec l'actuel atteint de sclérose en plaques, le précédent qui boîte bas et l'entre-deux qui fait un bon mètre cube, ça peut se passer très vite.

Bonne surprise, le prédécesseur de Jed, c'est...

George ! George de Six Feet Under ! Autrefois appelé Zefram Cochrane dans Star Trek. Décidément, il est partout.

Bref, pendant que ça pulse à la MB étant donné les évènement à Riyad, Jed en profite pour consulter ses collègues sur la situation. Naturellement, Walken, qui n'a guère changé depuis son mandat provisoire, est d'avis de tous les atomiser... en gros.

Newman, lui, c'est l'opposé parfait. Bref, c'est intéressant.

Pendant ce temps, Toby, très en forme, cherche réconfort, inspiration et compréhension au fond de sa bouteille de scotch. Sur ordre de C.J., Charlie lui supprime son inspiration. C'est très drôle. J'ai hurlé de rire. Toby est excellent.

Les funérailles sont presque décevantes. Pas de Helmut Kohl qui larmoie. Pas de chapeaux et de voilettes stupéfiants de ridicule. Pas de Bernadette pomponnée, bref, ça sent l'arnaque.

On découvre cependant grâce à la veuve que la lettre du début, c'est l'ancien président qui l'a écrite pour Jed. Jed qui avait du mal à le saquer, d'ailleurs.

Mais voilà, aujourd'hui, Jed, il le comprend, et il donnerait un peu n'importe quoi pour qu'on l'éclaire sur sa mission. Alors sur le conseil de feu ce superbe emmerdeur, il part demander conseil à un autre de ses collègues disparus.

Impressionnant...

 

509 : Abu el Banat

Ce sont des choses qui arrivent, mais je n'ai pas tellement aimé cet épisode. Un épisode de fête, pourtant, si c'est pas un malheur. A trois semaines de Noël, le président attend ses trois filles et son petit-fils pour allumer les décos de la Maison Blanche. Eh ben ça se passe pas tout seul !

Alors, pourquoi la Sorcière, elle aime pas trop ce zode-là ? Eh ben parce que la Sorcière, elle aime pas trop les trois dindes, là. Elizabeth, l'aînée, elle est bien gentille, mais son discours n'est pas super cohérent. Ellie, alias Casper le gentil fantôme, n'a pas un sou de jugeotte et chaque fois qu'elle est à l'écran, je suis prise d'un irrépressible baillement, et Zoey, plus tarte tu meurs... et après cinq ans, non, on ne peux plus attribuer cette insoutenable légèreté de son être à son jeune âge.

Bref, trois fifilles pourries gâtées qui nous font un cirque pas possible pour UNE fois qu'elles peuvent avoir un dîner avec toute leur famille à la Maison Blanche.

Des claques, mes amis, des claques.

Surtout quand on pense que peu de temps avant, la petite dernière a été enlevée et aurait pu clamser. Pardon, mais voilà, quoi, ce sont des instants qu'il faudrait chérir. Eh ben non.

Ok, Jed, il est pas simple. Ok, Abbey, c'est pas une sainte. Mais là, ils font l'effort. Bref, les trois péronnelles, là, c'est pas mes copines.

D'autant que grande nouveauté, Elizabeth soutient son falot de mari, candidat à la députation. Oups, que ça fait du côté de chez Josh quand ledit époux va lui annoncer la bonne nouvelle. C'est que ce n'était pas prévu, mon bon ami, le parti avait choisi quelqu'un d'autre qui, sauf votre respect, a la bouteille et les épaules pour.

Dans la foulée, Jed conseille à sa fille de se présenter ELLE, elle qui a l'ambition, le talent et tout ce qu'il faut pour cela. Madame de prendre ses grands airs. Bien bien bien.

A côté de ça, on a Gus, haut comme trois couilles à genoux, qui fait la tronche parce que son papy (qui est, rappelons-le, président des Etats-Unis, et pas du club de pétanque de Trifouillis les Flots) ne passe pas assez de temps avec lui. Que le papy en question doive régler, en marge de toute cette psychose familiale, une crise d'ordre international et un débat sur l'euthanasie qui le met lui-même face à sa propre maladie et mortalité, non, ça, ça ne lui vient pas à l'esprit, à Gus, haut comme trois couilles à genoux.

Bref. Après avoir allumé les mumières sans Gus, privé de dessert, Jed finit quand même par aller faire une séance de jour/nuit/jour/nuit avec le troll. Pfiiiiouuuuu ! Il est bien gentil, je trouve !

Et les trois grâces trouvent enfin le moyen d'échanger un sourire. Limite on en espérait pas tant, et ces deux dernières scènes sauvent presque l'épisode.

Et concernant le titre, Jed l'explique à sa secrétaire, Debbie :

"Fifteen years ago we took a trip to Egypt. All five of us. Saw the Pyramids and Luxor and then headed up into the Sinai. We had a guide, a Bedouin man, who called me 'Abu el Banat'. And whenever we'd meet another Bedouin, he'd introduce me as Abu el Banat. And the Bedouin would laugh and laugh and offer me a cup of tea. And I'd go to pay them for the tea and they wouldn't let me. 'Abu el Banat' means 'Father of daughters'. They thought the tea was the least they could do."

C'est mimi. Pauvre Jed.

 

508 : Shutdown

Sous mes yeux ébahis ce midi, la chose est apparue. La merveilleuse, que dis-je, magnifique saison 7 de La Maison aux Pignons Blancs était en rayon à la Feunac. Il a fallu que je supplie trois agents de sécurité de m'empêcher de l'acheter. Après tout, il me reste encore plus d'une saison et demie... et il ne bougera pas, ce coffret, et non, il n'y aura pas d'embargo sur les coffrets de la saison 7 de WW, tout va bien. Au lieu de cela, je suis donc allée consciencieusement dévaliser le rayon BD. Deux fois. Miracle, je n'ai pas acheté de jeux vidéos. Quelle volonté de fer !

C'est dans cet état maussade que j'ai attaqué cet épisode. Ben soit vraiment ça ne me réussit pas d'être de mauvais poil, soit je suis tombée sur l'épisode le plus lent de la saison. Il faut bien dire qu'étant donné le gel des administrations causé par l'absence d'accord concernant le budget, il ne s'y passe pratiquement rien. Ca gesticule dans tous les sens, ça regarde partir tous les assistants et les secrétaires d'un air catastrophé, ça s'interroge sur la localisation des containers à ordures et le fonctionnement de la photocopieuse, mais à part ça, ça parle beaucoup dans le vent.

Lorsqu'Abbey débarque et déclare qu'il faut bien faire à bouffer pour le premier ministre britannique et sa dame, ça nous raffraîchit un peu les idées.

Au menu, donc, poulet.

Après encore quelques minutes de brassage de vent, ENFIN, Jed se réveille... et d'un seul coup, l'épisode aussi. Déjà, il réintègre Josh, ce qui est entre nous une des meilleures idées qu'il n'ait jamais eues, et d'emblée, lui redonne sa confiance en adoptant sa proposition : se rendre au Capitole pour booster un peu Haffley.

Le cortège présidentiel se met en branle, et juste au moment où je me dis que ce sont quand même de sacrées feignasses vu que le Capitole est un tout petit peu au bout de la rue ou presque, vlan, voilà mon Jed qui descend de la voiture pour saluer des touristes. C'est vrai quoi, avec le gel des administrations, les pauvres touristes ne peuvent même pas visiter les institutions.

Et là, c'est parti pour le Bartlet Show. Sous le regard ravi de Josh qui doit entendre s'égrener dans sa tête les points d'opinion favorable en rab'.

A la Maison Blanche, c'est la stupéfaction. Mais le même sourire finit par se dessiner chez C.J.. Pas chez Toby car il ne faut pas trop lui en demander ; lui, avec la naissance de ses jumeaux, il a déjà épuisé son quota de sourires pour les dix années à venir.

Envoyant bouler toutes les conventions, Jed finit le chemin à pied. Et Angela Blake se plaint de ses souliers. Allez, avance, bonne à rien !

Forcément, ça doit faire une drôle d'impression de voir arriver cette caravane hétéroclite. Dans le bureau du Speaker, ça s'agite, ça souffle, ça se repoudre le nez en vitesse. Comment, quoi, on ne nous a même pas appelés pour prévenir ?

Ces blaireaux-là trouvent même le moyen de faire patienter sa majesté sur un petit strapontin le temps de peaufiner leur technique. Moralité, Josh, toujours ravi, souffle au président : "Mister president... let's go. Right now."

Du coup, quand les autres sortent enfin de leur boudoir, c'est pour voir s'éloigner le cortège présidentiel. C'est ballot, hein ?

D'autant que bien sûr, ça va être sur toutes les télés. Et les fantaisies de Bartlet, on sait à quel point elles ont bonne presse.

Dans la foulée, le Speaker s'en vient à la Maison Blanche et tout est bien qui finit bien. Jed parvient à un accord très favorable. Et tous ses conseillers de se jeter dans les bras les uns des autres.

Et maintenant, je veux du très lourd ! Du danger de mort, de la menace terroriste ou nucléaire, un truc sympa ! Sivouplé ! Parce que l'économie, ça donne mal à la tête !

 

507 : Separations of power

Ouch. Encore un épisode qui laisse des traces !

(Pardon mais je n'ai pas pu m'en empêcher, j'aime trop cette série, elle me rend accrooo !)

Déjà, un début super percutant... quand les assistants du Chief Justice, le président de la Cour Suprême... ptain, Chief Justice, ça déchire, comme titre, quand même. Imaginez sur une carte de visite : La Sorcière, Chief Justice. Gnihihihi !
Oui, bon bref. Ce pauvre Chief Justice, le vrai, un bon pépé âgé de 84 ans, s'effondre devant ses assistants consternés.

(En arrière plan, vous reconnaîtrez le dénommé Rak'Nor de SG1... )

Et alors qu'on se dit déjà que malheureusement, à cet âge-là, ce sont des choses qui arrivent, on ne peut pas s'empêcher de remarquer très vite le respect total qui entoure ce vénérable et la consternation générale qu'entraîne cette petite faiblesse... passagère.

A la Maison Blanche, une épidémie de grippe fait des ravages parmis nos pauvres conseillers. Ca nous fait une occasion de rigoler, c'est pas souvent. Surtout quand Josh Lyman, les sinus particulièrement atteints, se met à faire des bruits et des gestes assez incongrus en pleine conférence au Bureau Ovale.

Suivi de près par l'éternuement de hérisson de C.J..

Bon, c'est que nos amis sont en plein bouclage de budget, mission retirée à notre pauvre Josh après sa disgrâce, et confiée à Angela Blake. Et ça ne se passe pas tout seul, pour des raisons qui malheureusement ont échappé à ma cervelle à trous. Je crois que c'est parce qu'au Sénat ils font blocage... euh, oui, décidément, il ne faudrait pas que je regarde ça trop tard le soir, j'en viens à mélanger les "houses". Bref ! Le Speaker de la House *tousse* n'est pas d'accord. Enfin j'y reviendrai... peut-être.

Mais c'est tout de même l'occasion pour Donna de briller en donnant un gros coup de main à Angela Blake, même si finalement ça n'aboutit pas.

Cette petite ira loin. Et je ne peux pas m'empêcher de me dire que ça ne va pas plaire à Josh.

Pendant ce temps, Toby s'en va débaucher Joe Quincy, avocat et ancien assistant du Chief Justice pour essayer d'avoir des vraies nouvelles du bonhomme. Même si les infos sont rassurantes, la Maison Blanche envisage de remplacer le pépé. Parce qu'il faut bien savoir qu'un juge à la Cour Suprême est nommé à vie. Alors quand ils commencent à devenir un peu séniles, c'est un problème. Donc Toby et Chandler B... euh, Joe Quincy ( ) s'en vont rendre visite à pépé. Disons que Toby compte sur le fait que Joe connaît le Chief pour pouvoir entrer dans sa chambre. Ce que Joe fait.

Et il découvre que le Chief ne va pas bien du tout. Il n'a même jamais repris conscience. Mais parce qu'il estime que le président n'a pas à remettre en cause le poste de Roy Ahsland, il s'en va sortir un bon gros mensonge à Toby, allant même jusqu'à dire que le Chief était très en forme et a sorti de bonnes vieilles blagues.

Finalement, peu après, sans doute plein de remords, il avoue son mensonge...

Autre grand moment de l'épisode, le juge, cette fois bien conscient, et pas encore bien remis sur ses pattes, qui se fait transporter à la Maison Blanche pour rencontrer Jed...

... qui refuse d'entrer dans le Bureau Ovale dans son fauteuil roulant et donc se lève pour marcher jusqu'au président.

Et la conversation qui s'ensuit lorsque Jed lui demande un nom pour son éventuel remplaçant.

Roy Ashland : "Holmes. Oliver Wendell. Marshall. John or Thurgood, either one. I want Brandeis, Blackmun, Douglas. But you can't get them, can you ? Because it's all compromises, now. The ones who have no record of scholarship ; no body of opinions, nothing you can hold them to. That's who they'll confirm. Raging mediocrities.... I have good days and bad. But on my worst days, I am better than the amped-up ambulance chasers you could get confirmed by this Senate. You can't do it, Jed. You're not strong enough. The Speaker's running the table and I can't take a chance."

Woohooo ! Le vieux renard en a encore sous la semelle ! Et en même temps, ça fout un peu la chair de poule.

Parce que justement, Jed s'en va rencontrer le Speaker of the House (le sénat, donc, fiou) qui dans une vie suivante se montrera fort désespéré...

(Rex van de Kamp, pour les bigleux... )

... et celui-ci a décidé de faire voler en éclats les précédents accords.

Jef Haffley : "I know we talked about a one percent cut. It's going to have to be three...."
Bartlet : "We had a deal at one percent."
Jeff Haffley : "But now my members have to go back to their districts for the holidays ; explain why we kept the gravy train running with a rising deficit and an economy crying out for tax relief. It's an economic situation that calls for action, not status quo spending. Now, three percent may sound painful but it's only for two months. It'll show we're serious."
Bartlet : "What's next.... In two months. Five percent ? 50 ?"
Jeff Haffley : "...Not to get too technical but this government runs out of money at midnight and my guys have gone home. This is it."
Bartlet : "No."
Jeff Haffley : "There is no altering this offer, Mr. President."
Bartlet : "And I said no." Jeff Haffley : "...You will be held responsible for shutting down the Federal Government."
Bartlet : "Then shut it down."

Sachant que le prochain épisode s'intitule justement "Shutdown" !

Ah, quand Jed décide de faire sa tête de pioche, c'est la merde.

Bref, il se dégage comme toujours des trucs forts de cette série, même quand on est un peu paumés (après tout, ce ne sont pas nos institutions, parfois c'est difficile de suivre... ). Le grand retour de Matthew Perry, également. Peut-être un peu moins brillant que dans son premier épisode, mais toujours méga-yummy comme tout, et très juste. Son duo avec Toby fonctionne pas mal, mais rien à voir avec la remarquable alchimie qui avait marqué sa première apparition avec Bradley Whitford...

J'ai bien aimé aussi qu'on nous montre les retombées de l'enlèvement de Zoey, le fait que tout ne soit pas totalement réglé même si je pense que maintenant, on n'y reviendra pas forcément. Et aussi qu'on voie à quel point Abbey est restée blessée par ça. Au point de ne pas avoir remis les pieds à la Maison Blanche depuis.

Bref, je me régale...

 

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