Le blog de La Sorcière
 

608 : In the room

Bon, bon, bon. Je vais parler un peu de ce formidable épisode, ça va forcément me changer les idées de toutes les nombreuses choses et personnes qui m'emmerdent profondément aujourd'hui.

Il y a énormément à dire, de cet épisode. On sentait bien que ce début de saison entamait un véritable tournant (très nécessaire !) dans la série. Eh bien là, d'un seul coup, on nous balance du gros, du lourd.

Ca commence pourtant sur une note légère, l'anniversaire de Zoey, où un duo de comiques amusent la galerie au moyen de divers tours de passe-passe... jusqu'au moment où...

Toby : They've just burnt an American flag in the White House.

Très chouette exercice de style autour du premier amendement, et le buzz que ça occasionne m'a fait rire aux larmes. Quelle bande d'hypocrites, ces Ricains, quand même.

Surtout que s'ils n'avaient que ça comme souci, la vie serait belle, que dis-je, merveilleuse.

Jed est donc en vol pour la Chine, à bord de son super avion de la mort. J'ai beau me faire des noeuds au cerveau dans tous les sens, je n'arrive pas à comprendre comment un avion peut compter des pièces aussi vastes. Personnellement, ça me terrifie. Brrrr... Bref, avant de partir, il nous gratifie d'un énooooorme caca nerveux sur le Tibet. Oui, il va en Chine, et oui, il veut parler du Tibet, et non, il n'en a rien à battre que ça indispose les citrons, il lui reste un an de mandat, et il a bien l'intention de faire bouger les choses, nom de Zeus.

Voilà voilà.

Pékin, tiens-toi à carreau. Bartlet arrive.

(Oui, bon, cette scène, c'est avant qu'ils montent à bord d'Airforce One, je précise.)

Sauf que... en cours de route, le gars Bartlet, il lui arrive comme qui dirait des petits soucis. Une bagatelle, trois fois rien. Le voilà paralysé.
On va pas se le cacher, tout ça est terriblement bouleversant. Jed, petit en taille mais grand dans tout le reste.

Et le voir réduit à peiner à rouler son fauteuil roulant jusqu'aux journalistes pour leur expliquer ce qui lui arrive, c'est d'une tristesse terrible.

Gloups.

Pendant ce temps-là, à la Maison Blanche, Josh nous joue son propre remake de Maman j'ai raté l'avion. A la recherche d'un ambassadeur à l'ONU, il s'en va démarcher Arnold Vinick, un papy républicain qui cire lui-même ses chaussures, et qui me semble avoir bien du second degré, pour un républicain. Vous êtes sûr qu'il est républicain ?

Bref, ce monsieur Vinick nous fait tout de suite une très forte impression. Et de toute façon, je n'ai pas le droit d'écrire le contraire, car Arnaud risque de me tomber dessus à bras raccourci.

Mais enfin, le meilleur, c'est quand même quand une chaussure à la main, il annonce que non, l'ONU, malheureusement, ça va pas le faire. Etant donné que lui, c'est le mandat du président, qu'il a décidé de briguer. Et hop, une très mauvaise journée, pour Josh Lyman.

Très charismatique, ce bonhomme... et d'office, on apprend que si jamais il obtient la nomination de son parti, il est sûr de rétamer les deux playboys démocrates.

Donna : You have a year to talk me out of voting for him.

Avec ça qu'il lui faut gérer les avances de plus en plus éhontées de Will qui voudrait VRAIMENT le recruter pour la campagne de ce pantin enfariné de Bob Russell (mais qu'il est con, ce pauvre Bob, mais qu'il est CON !) tellement il a la trouille de se faire doubler par Hoynes.
Josh, entre les deux, son coeur balance. C'est là que Leo lui donne le conseil du siècle : choisir de soutenir celui qu'il croit vraiment capable d'être un bon président. Et clairement, ni Hoynes ni Russell ne sont celui-là.

Hé hé hé. Ah, mon Josh. Je sens que tu vas faire de grandes choses.

Enfin, tout cela est énooooormissime. Je n'en reviens pas du tournant que prend la série. J'ai bien avancé, dépassé la mi-saison et... fiou. Renversant. Comme je suis contente de m'être accrochée.

 

607 : A change will come

Je ne sais pas si vous êtes familiers de l'expression anglaise "media-whore", mais c'est un peu (beaucoup) ce que j'ai pensé en observant avec délectation le retour aux affaires de l'ancien vice-président John Hoynes. A un an grosso merdo de l'élection présidentielle. Hé hé hé.

C'est très très drôle de regarder ce faux modeste (qu'on sait quand même assez vicelard, dans le fond) faire la pub de son bouquin-vérité (mwahahahah) tout en casant de très commodes "je sais que je peux encore aider ce pays".
Rappelons qu'il avait piteusement démissionné suite à une affaire d'infidélité chronique très peu vice-présidentielle évoquée jadis dans ce billet.

Ce bouquin, donc, fait grincer quelques dents à la Maison Blanche. Celles de Toby, mais ça, ça ne change pas beaucoup de d'habitude...

Celles de Josh, qui bossait autrefois pour lui, avant de se faire embarquer par Jed pendant la campagne présidentielle et de faire ainsi un joli coup de pute à Hoynes, favori de l'époque...

Et puis celles de CJ, nouvelle secrétaire générale, pour qui il serait quand même assez gênant d'être citée dans le bouquin, dans la mesure où elle s'est un peu tapé l'ancien VP. Uh uh.

Finalement, non, elle n'y est pas citée. Mais Josh, lui, y est à 39 reprises. Jolie séance de drague de la part de Hoynes qui voudrait maintenant le récupérer pour sa campagne. Commence donc le dilemme de Josh que tout le monde va tenter de s'arracher en tant que directeur de campagne. Hé hé hé. Bis.

Qui pourrait les en blâmer tellement ce type est brillant.
Ah mais pour Josh ce n'est pas si simple de miser sur le bon cheval. Il y joue sa carrière... et aussi un peu sa foi. Et Dieu sait que Hoynes a foutu un grand coup de pied dedans en démissionnant comme un malpropre.

Autre sujet abordé dans cet épisode (et là, franco de porc, j'ai absolument rien vu venir) : un drapeau. Un drapeau à la con offert en cadeau à Bartlet. Mais pas n'importe quel drapeau, celui de Taiwan. Or, Taiwan étant rattaché à la Chine, accepter un drapeau de Taiwan à quelques jours d'un sommet super important en Chine, c'est un peu (beaucoup) prendre parti pour l'indépendance de Taiwan. Bref, cette connerie prend des proportions à la limite de l'absurde, mais le Chinois est susceptible, donc il ne faut pas rigoler.

L'ennui c'est qu'on rigole quand même un peu, et tant qu'on rigole, on ne se pose pas LA question qu'on devrait quand même se poser : mais comment une ânerie pareille a-t-elle pu se produire ?

Eh bien comme Jed le confie à sa dame lors d'une soirée huppée, elle s'est produite parce qu'il ne va pas fort du tout.

Jed : I didn't see the flag. The green flag, I didn't see it. I couldn't tie my tie. I haven't been able to focus, or see out of my right eye since early yesterday morning.

Honnêtement, j'avais bien capté que la sclérose en plaques allait faire un retour fracassant, mais je ne l'avais pas du tout vue venir dans cet épisode !
Prochain épisode absolument renversant...

 

606 : The Dover test

C'est un pur bonheur de regarder the West Wing, en ce moment. Je suis *hum* nettement en retard dans mes reviews, et pour cause : d'une part, je suis une feignasse, mais rien de nouveau à cela, d'autre part, j'ai du boulot, ben ouais, et enfin, parce que je m'en fais trois dans la journée. Rentrée cette nuit après avoir bossé en décalé (a.k.a au final je bosse de 9h à minuit et des boulettes) eh ben il a quand même fallu que je m'en fasse un petit avant d'aller me coucher. Car vlà t-y pas que the West Wing nous fait dans le cliffhanger, maintenant. Oh, pas du gros Heroes qui tache, non, mais du gentil cliffhanger suave qui vous laisse légèrement niais (gné) sur les bords, après avoir passé 42 minutes à prendre les divers éléments du salon à témoin face à la magnificence des acteurs et du scénario. Ouais, en ce moment, c'est ça, the West Wing, et je suis tellement contente de sentir cela à nouveau que j'en pleurerais.

Bref.

Félicitons-nous d'abord d'avoir retrouvé le vrai Toby, franchement renfrogné sur les bords, et qui a quand même tendance à sortir de son petit monde de mélancolie quand on le titille un peu. Placez-moi ça devant un parterre de journalistes qui va forcément tenter de lui extraire les informations les plus confidentielles et ça se met à s'énerver et à raconter n'importe quoi, pire encore, à donner son avis perso là où bien entendu on ne lui en demande pas tant.

Le tout sous le regard terrible de CJ, qui a le double défaut d'être sa patronne et son prédécesseur.

Je ne sais pas ce qu'Annabeth, jeune femme lumineuse, amusante, légère et qui pourrait faire beaucoup de bien à notre gros ourson a comme cartes dans sa manche pour le transformer, mais en tout cas, il est temps de jouer son va-tout, parce que là, il est gravos, le Toby.

Forcément, ça pète, et tout. D'ailleurs comme cela pourrait-il ne pas péter ? Même face à Jed, Toby est ingérable. Je crois que seul Leo arrivait à peu près à le maîtriser, par je ne sais quel miracle. Alors tolérer des ordres de CJ qu'il a lui-même recrutée pendant la campagne de Bartlet, on peut comprendre que ça le gratouille et que ça le chatouille.

Le tout sur fond d'attentats au Moyen-Orient etc...

J'en profite pour remarquer que Donna, ça va moyen, quand même.

Pauvre biquette... comme je connais ce regard.

Et je réitère donc ma sympathie au personnage qui a retrouvé sa condition d'esclave de Josh Lyman : MAIS CASSE-TOI DE CE TROU, MA PAUVRE DONNA !

Sous son air nunuche et sa voix languissante, je l'ai toujours soupçonnée d'être bien moins blonde qu'elle n'y paraît, limite même de s'abaisser à ce niveau d'humble transparence qui semble nécessaire à toute assistante du grand Josh. Mon dieu, mais qu'est-ce qu'elle attend pour le PLANTER là, ce gros nigaud ! Pfiou.

D'ailleurs, ils ne se rendent pas service mutuellement. Elle le sur-couve et lui rend la vie bien trop facile, ce qu'il ne mérite pas. Il l'étouffe et s'emploie à réduire en purée tout ce qui pourrait lui arriver de bon dans sa vie. Bref, il est temps que ça clashe, que ça pète, que ça explose. Et peut-être aussi qu'ils aient l'occasion de se regarder l'un l'autre sans la grosse étiquette "patron/assistante" qui clairement ne correspond plus à la réalité.

Si j'en juge par l'insistance qu'elle met à vouloir s'entretenir avec lui dans les prochains épisodes, c'est probablement déjà en train d'arriver. Uh uh.

Et alors au milieu de toute cette agitation, on assiste à la convalescence de Leo qui voudrait bien mais qui ne peut point. Convalescence qui a lieu sous l'égide d'une infirmière que j'ai trouvée sublime. Belle, intelligente, sage, simple, ferme... C'était très intéressant, d'une part de voir Leo accepter petit à petit de renoncer à sa vie d'autrefois et d'autre part de suivre ce quotidien feutré, avec l'angoisse de le voir en faire trop et de nous claquer dans les doigts.

Très chouette.

Ajoutez à cela un Bartlet qui est toujours admirable de bonté et de simplicité quand il s'agit d'aller serrer les mains de gamins qui ont perdu leurs deux jambes à essayer de faire la paix dans une région du monde qui de toute évidence n'est pas faite pour ça...

... le tout sous les yeux de Toby et CJ qui l'ont accompagné...

Et ma foi, ça nous donne un épisode très très correct.

Le meilleur arrive. Hé hé hé.

 

605 : The Hubbert Peak

Y a du bon, là-dedans. On retrouve une dynamique intéressante, notamment autour de Toby, tobiesque au possible, dans cet épisode.

Toby : The briefings ?
Josh : Yeah, they're getting better.
Toby : On a scale of one to ten, ten being C.J., one being a chimp throwing feces, where do I rank ?
Josh : They're getting better.

Arf.

Eh ouais, ça se passe pas tout seul, ses points presse. Il souffle, grogne, se gratte, bref, on croirait un gros grizzly qu'on vient de tirer de son hibernation.

Heureusement, Annabeth est là. Oui, Annabeth, cette petite mouche blonde qui volète maintenant en permanence autour de lui le coache en attendant de trouver la perle rare. Une petite voix me souffle que Kristin Chenoweth, en entrant à la Maison Blanche, venait juste de sortir du rôle de Glinda dans Wicked. Sa mission y consistait à rendre un personnage ingrat aimable en tous points. Ahum.

N'empêche qu'avec Toby, c'est pas simple. Mais ça progresse tout doucement.

Autre chose très intéressante, l'évolution de Charlie. C'est vrai, Charlie, ça fait six ans qu'il aide Jed à enfiler sa veste, il tient le rôle pas très valorisant et pourtant clé de l'aide de camp, il est de tous les coups, il sait tout, il ne vit plus, ne mange plus, est sans doute encore vierge, tout ça pour les beaux yeux du président. Oui, bon, il en a un peu profité pour sortir avec sa fille, aussi, mais hein, qui pourrait le lui reprocher ? Bref, cet enfant-là, il faudrait peut-être envisager d'en faire un honnête homme.
J'ai trouvé très émouvant le fait que Charlie repousse sans arrêt aux calendes grecques la remise de son diplôme, pour ne pas avoir à honorer la promesse faite à Bartlet que le jour où il serait diplômé, il quitterait son rôle d'homme à tout faire du président.
Je me doutais qu'on trouverait à nous le recaser commodément dans les murs de l'aile ouest, finalement, on va nous le déplacer de quelques mètres pour qu'il devienne l'assistant number one de CJ.
Oui mais ces quelques mètres, quand on a passé six ans à fouler les tapis du bureau ovale, ils comptent, mine de rien.

Et à part ça, je serais à peine étonnée s'il remettait le couvert avec Zoey...

Sinon, j'ai beaucoup rigolé en voyant Josh faire l'imbécile au volant d'un Hummer au début de l'épisode et se retrouver épinglé sur internet en plein débat sur les énergies renouvelables. C'était très drôle, et en même temps ça permet de souligner la complexité de ce dossier. Et puis Josh, quand il fait des bêtises, il est génial.

Et puis très intéressant entretien entre Leo tout juste requinqué et CJ, son héritière. Quand cette girafe décérébrée lui demande comment il a fait pour tenir sept ans à ce poste de malade, celui-ci lui répond : "J'ai fait une crise cardiaque."

Vlan, reviens donc avec des questions intéressantes, la prochaine fois !

Enfin, ça bouge, c'est très bien. J'aime décidément beaucoup cette redistribution des cartes. Voir chacun sortir du rôle dans lequel on le voit évoluer depuis la saison 1. Reste Donna et Josh qui continuent de patauger malgré le coup de l'attentat.

Et aussi, je ne peux m'empêcher de me dire que le fait que Leo évoque avec CJ le coup de la maladie présidentielle, c'est un signal d'alarme. Je ne serais pas étonnée que Mme Sclérose en Plaques revienne sur le devant de la scène très bientôt...

 

604 : The liftoff

Tiens c'est marrant ce qui m'est arrivé en regardant le début de cet épisode. Pour the West Wing, je mets toujours les sous-titres en français parce que déjà, ça parle super super vite, et qu'ensuite, j'ai beau être habituée à la politique étrangère, c'est pas toujours simple de tout capter, et puis enfin, j'ai les DVD, alors autant jeter un coup d'oeil sur la qualité du travail effectué sur cette série.

Eh ben là, j'ai allumé, j'ai mis le DVD, j'ai mis les sous-titres et un quart d'heure plus tard, j'ai percuté que c'était les sous-titres anglais !
Ca s'arrange pas, mon affaire !

Bon, à part ça : Jimmy Smiiiiits !

Mais je l'aime d'amour, moi, celui-là !!! C'est juste ZE homme ! Beau, grand, classe, voix à tomber, regard de ouf... Hiiiiii, je sens que ça va redevenir très intéressant, cette histoire !

Oh ben oui, évidemment, il fait semblant de s'en aller, tout ça, de ne plus vouloir être député, de vouloir construire des hôpitaux, de voir grandir ses enfants... Mébiensûr !

En tout cas, il est sublime.

Et d'entrée de jeu, très jolie dynamique avec mon Joshua qui s'est fait une coupe de folaïe, cette saison.

Bon, sinon, entrée en matière étourdissante pour Claudia Jean Cregg, héritière de Leo.

Très très amusant de voir la tronche de dix pieds de long de Margaret quand il s'agit d'assister la pauvre CJ complètement larguée, et la tronche itou de CJ qui se rend compte tout doucement que ouhlaaaaa, ça s'annonce sport, cette affaire.

Et hop, petit voyage surréaliste dans la Batcave avec tous les plus hauts-gradés de la création...

Avant bien sûr d'aller pleurer auprès de son prédecesseur...

C'est quand même là qu'on se rend compte que c'est un peu osé, comme choix. Alors, je ne doute pas de la capacité de CJ à s'accoutumer vitesse grand V à toutes ses nouvelles fonctions. Ca, c'est sûr qu'elle a les épaules pour, c'est une valeur sûre. Mais alors, quand on sait qu'elle est en politique depuis... 7 ans à tout casser, ça fait TRES TRES peur ! Surtout que finalement, qu'est-ce qu'elle a eu à prendre, comme décisions, en sept ans ? Ben très peu. C'était même pas son rôle, de prendre des décisions.

Mais bon, scénaristiquement, ça promet de très belles choses. Notamment du côté des couillus qui tirent une tronche de dix pieds de long. Surtout Toby (que ça ne change pas beaucoup, me direz-vous). D'autant qu'il va maintenant illuminer de sa présence les points presse de CJ. Où il s'empresse naturellement de se ridiculiser.

Je crois que Bourvil n'aurait pas fait pire.

Dans la foulée, le casting pour le remplaçant de CJ est gratiné.

Et Annabeth Schott, cette minuscule blondinette qui se fixe comme défi de faire de Toby une bête médiatique me plaît beaucoup. Associée à Grincheux, ça peut donner des trucs très intéressants.

A voir, donc.
Mais sapristi... je dois bien reconnaître qu'un peu de changement, ça fait du bien. Après une saison 5 aussi sopo, ça réveille.

 

603 : Third-day story

Forcément, pour quelqu'un qui regarde ça trois ans plus tard et qui n'a pas pu faire autrement qu'apprendre qu'à un moment donné que CJ allait devenir secrétaire générale, l'intérêt était quand même un peu éventé.
C'est quand même le souffle court que je me suis ruée sur cet épisode juste après avoir fini le précédent, ne serait-ce que pour voir leurs tronches à tous en apprenant la crise cardiaque de Leo, et surtout celle de Jed se rendant compte qu'il a laissé son meilleur ami crever dans un bois...

C'est quand même là qu'on se rend compte que Bartlet, c'est juste pas un touriste, quoi. Effectivement, il est sous le choc, effectivement, il se rue au chevet de son ami, mais c'est le président, et il garde quand même une dignité tout à fait exemplaire, même si face à la première dame, il paraît prêt à s'effondrer d'une seconde à l'autre.

C'est d'ailleurs dans ces moments de grande détresse que Stockard Channing est la meilleure. Autant parfois je me dis qu'une First Lady telle qu'elle, à la Maison Blanche, cela ferait hurler, autant là, elle est formidable, que ce soit en tant qu'épouse ou que médecin.

Il n'est pas inintéressant que tout cela se déroule en pleines négociations avec les Républicains qui veulent faire passer une baisse d'impôt avant la signature de l'accord de paix et l'envoi de troupes au Proche Orient. Ils sont pas cons, ceux-là.

Et puis bien sûr, ce qu'on attend tous avec impatience, à savoir le nom du successeur de Leo. Nom que Leo lui donne lui-même, d'ailleurs.

Et nom qu'on n'aura pas mais qu'on devine aisément lorsque Jed retient CJ à la fin de son petit speech à ses fidèles conseillers.

Ca me fait quand même très bizarre. Mais de tous les personnages, je crois que c'est celui de CJ qui avait le plus besoin d'un petit lifting. Placer Toby à la place de Leo, ahahahah, juste impossible. Josh ? C'eût été logique vu que c'est lui le secrétaire général adjoint, mais probablement encore un peu trop chien fou.
Balancer un nouveau personnage là-dedans ? Non, je crois que ça ne l'aurait pas fait. D'autant que ça se bouscule derrière et qu'on sent qu'il va y avoir du nouveau sous peu. Bref, au final, c'est logique.

Ca va être terrible.
Elle va tous leur broyer les miches, elle va être insupportable.

Ah oui, et le retour de Donna... en fauteuil roulant.

Déjà ???
Sympa les congés maladies, à la Maison Blanche !

 

602 : The Birnam Wood

Je pourrais vous dire à quel point ça m'a passionnée de suivre ce sommet israélo-palestinien à Camp David...

... de voir notre fine équipe (enfin rejointe par Josh) se détendre entre deux séances...

... de suivre des négociations qui semblent presque inutiles tant de toute évidence rien ne peut mettre d'accord les deux parties, de voir avec quelle diplomatie et quel talent Jed parvient à les convaincre de ne pas tout envoyer bouler.

Je pourrais vous dire tout ça, et je n'aurais même pas besoin de mentir tellement ce fut le cas en regardant cet épisode.

Mais voilà, les quelques minutes de fin ont tout effacé. Dès le moment où Leo allume sa lampe et se regarde dans la glace, je me suis dit que ça sentait très mauvais pour lui.

Puis lorsque Jed et lui se prennent le chou dehors, face à face, et que Jed le renvoie froidement.

Et puis encore plus, lorsque le coeur battant, je l'ai vu s'enfoncer tout seul dans la forêt, cet imbécile... Bien évidemment qu'il se serre la poitrine... oh, et puis non, le voilà qui sourit.
Et là vlan. Cette scène de la crise cardiaque de Leo m'a terrifiée. D'abord, parce que j'ai bien remarqué à quel point John Spencer a mauvaise mine, depuis quelques épisodes. Ensuite parce que je sais qu'il est mort pas très longtemps après ça. Un an, peut-être. Et puis surtout parce que cette scène est tout simplement terrifiante !!!

C'est affreux. Et ils repartent tous en le laissant là, sans savoir qu'il est en train de crever dans cette forêt de merde, tout seul !

Horrible... je devais aller me coucher juste après. Impossible, j'ai dû mettre les quelques premières minutes de l'épisode suivant pour exorciser cette scène. Ca paraît con, mais j'avais juste besoin de les entendre dire que Leo n'était pas mort et qu'on l'avait retrouvé.

Atroce, vraiment.

 

601 : NSF Thurmont

Trop bien, destination Camp David !!!

Oui, enfin, avant ça, ça négocie sec, ça s'engueule comme jamais, ça fait des conférences téléphoniques interminables, le tout dans une ambiance électrique. Ah ça, quand Jed Bartlet décide que non, pas question de lâcher les bombinettes, vous pouvez bien sortir tous ses conseillers, la Première Dame, le Congrès et toute la smala, on voit pas trop comment il y a moyen de le faire céder. Il a dit non, c'est non. Mais dans quelle langue faut vous le dire, mes pauvres enfants. Non, même le corps encore chaud de Fitz ne l'en fera pas démordre.

Snif snif.

Bartlet : I'm not bombing half the Middle-East because it's gonna make us all feel better.

Bien dit !

(Ce qui nous évoque certains présidents beaucoup moins regardants, au passage.)

Début de la saison 6, donc. Je suis très très contente de voir la blonde Kate Harper au générique. Depuis deux ou trois épisodes, je trouve qu'elle excelle. Jeune, musclée voire couillue, elle parvient à s'imposer d'abord auprès de Josh dans l'épisode de la quarantaine (que j'ai commodément passé même s'il était franchement pas mal), puis elle tient tête à Leo d'une très belle manière, enfin, le tandem qu'elle forme avec le président est très réussi. Bref, un très bon nouveau personnage qui pourrait bien éclipser l'arrivée un peu malheureuse de Will Bailey dont ils ont l'air de ne toujours pas savoir trop quoi faire.

Blonde, à frange, et pourtant.

En parlant d'acteurs, évoquons donc brièvement les guests. Moi, quand Rex van de Kamp descend de son perchoir de Speaker du Congrès, j'adore. Etonnamment, cet acteur est vraiment bon en homme politique intraitable. Pourtant, il a une fort bonne bouille et je me souviens qu'il assurait déjà à mort à bord de l'Enterprise quand il fallait botter le cul des troufions. Etonnant, ce Steven Culp. Et décidément plein de ressources.

Au cas où j'oublierais, je parle tout de suite des deux leaders qui nous intéressent, le président palestinien et le premier ministre israélien sont plutôt bien trouvés, surtout le deuxième que je trouve très très bon.

Et puis bien sûr, le gros morceau de cet épisode, c'est tout de même l'énooooorme engueulade qui semble sceller le divorce entre Leo et Jed. Terrible. Jamais on n'avait vu Leo élever ainsi la voix. J'en aurais pleuré de les voir comme ça.

Et encore plus quand quittant la pièce pour préparer son départ pour Camp David, Jed lui ordonne de ne rien laisser paraître de leur désaccord sur le sujet, et le laisse planté là. Brrrr...

Je suis toujours séduite de voir tout ce petit monde quitter l'aile ouest pour envahir de nouveaux décors. Voir par exemple Will Bailey cavaler sur les routes du parc, l'oreille vissée à son portable, c'est vraiment chouette.

Hellooooo !!! Vous devriez vous mettre en T-shirt plus souvent, mon bel ami !

Et puis les coulisses de ce genre de sommet, manman, mais qui n'a jamais rêvé de les voir, dites ? Quand Debbie défile avec sa règle pour mesurer l'écart entre chaque place, c'est juste... haaaaaan !

La tension qui monte et tout !

Surtout qu'on garde tellement en mémoire Camp David II, avec Arafat et Ehud Barak, chapeauté par Clinton... Bref, tout ça (plus le reste) ce sera dans l'épisode suivant...

Et pendant ce temps, en Allemagne, Josh continue à se morfondre auprès du lit de la pauvre Donna qui se tape une embolie pulmonaire... et qui flippe sa race.

Pareil, j'ai eu les larmes aux yeux en entendant la voix tremblante de Josh lui dire que tout allait bien se passer. Gloups.

D'ailleurs, ça y va sec les petites joutes verbales avec l'Irlandais, uhuhuh, ahahah, bac à sable power. Mais bon, au final, bien sûr, qui est au chevet de la petite quand elle se réveille ? Ben Josh. Toujours. C'est comme ça. Lucius, mon vieux, tu n'as de petit copain que le titre, j'en ai bien peur.

(Sauf qu'à un moment, il s'agit de nous le renvoyer aux Amériques, notre petit génie, parce qu'ils ont besoin de lui, tout de même.)

Ah, bref. C'était bien bon.

 

522 : Memorial Day

Pfiou. Vous m'excuserez mais il y a des jours, il faut refuser tout net l'appel de la polaire, du chocolat chaud et du boulot pépère-maison pour aller accomplir de grands desseins au loin. Ce fut le cas aujourd'hui, et nul besoin de vous dire que j'ai eu toutes les peines ne fut-ce qu'à approcher mon blog.

Et pourtant, j'en ai des choses à dire.

Hier soir, j'ai regardé cet épisode qui clôture (enfin !) la saison 5 de The West Wing. Oui, je suis bien au regret d'admettre que j'ai moyennement apprécié cette saison. Je n'en retiendrai pas grand-chose.
Cet épisode était plutôt sympa pour une fin de saison, même s'il y a de la redite. Notamment le flashback qui m'a énormément rappelé celui de la campagne "Bartlet president" lorsque Josh était à l'hosto après la fusillade. Bien sûr, c'est fait exprès, mais c'est un peu compliqué de capter le pourquoi du comment de ces flashbacks qui se déroulent quelques heures après la victoire aux présidentielles du Gouverneur Bartlet. Cette raison tient en une phrase, murmurée à Leo par le nouveau président au moment de se présenter devant son bon peuple : "It should have been you, not me."

Forcément, cette phrase qu'il sort à son ami, son bras droit, quoique flatteuse, peut paraître bien anodine hors contexte, mais lorsqu'on compare ce flashback à ce qui se passe dans le temps présent, on se dit qu'effectivement, si le brave Leo avait été président, les choses auraient été bien différentes.
C'est que Jed, depuis que sa fille a été prise en otage suite à l'assassinat d'un ministre du Qumar, il renâcle un peu quand il s'agit de balancer des bombes en guise de représailles. Il prend son temps, il pèse le pour, le contre, vire de ses discours les passages un peu trop forts, bref, il traîne. Et pour Leo, c'est juste trop.

Le problème de regarder ce genre d'épisode trois ans après leur diffusion, c'est qu'il est extrêmement difficile de resituer le contexte politique de l'époque. Exemple : Arafat était-il mort il y a trois ans ? Pas encore, il allait mourir six mois après la diffusion de cet épisode... Ca a l'air con, mais pour moi, c'est important. Et j'ai passé tout l'épisode à me poser des questions à la noix sur le contexte israélo-palestinien de l'époque.

Bref, de ce côté-là, c'est assez passionnant. Et on ne peut s'empêcher d'essayer de s'imaginer ce que ça peut donner, en vrai, dans les bureaux des plus grands, quand ils reçoivent les infos de ce qui se passe en ce moment dans ce secteur chaud-bouillant. C'est qu'il s'en passe, des choses, voui.

Forcément, pour Jed, c'est raide.

D'autant qu'il y a perdu un de ses amis...

Pauvre Fitz.

Et pour ma petite satisfaction personnelle, ce benêt de Josh Lyman en prend plein la poire.

Car outre le fait d'être d'une délicatesse de jouvencelle aussitôt qu'une aiguille est enfoncée dans un patient, il a le plaisir de découvrir que Donna n'a pas fait que "visiter" lors de sa visite à Gaza. Ou disons qu'elle a également visité un tout autre genre de site.

Lucius, Lucius !

Ah, et pas de chance, alors qu'on était déjà relativement mal à l'aise, vlà que ce gredin de Lucius, non content d'avoir un accent à tomber par terre, se penche pour bisouiller la Donna. Deux fois !!!

Arf, arf, arf.

Pis l'ennui, hein, c'est qu'il ne peut pas se moquer d'elle comme il le ferait d'ordinaire, ben oui, ce serait être monstrueusement rustre. D'autant qu'il est tellement secoué, cet âne, que je me dis que ça ne lui viendrait sans doute même pas à l'esprit.

Trop... bien... fait. L'esclavagisme, ça finit toujours par vous retomber sur le coin de la pomme !

Pour finir, dans cet épisode, mention spéciale à Toby et Charlie qui avec une patience exemplaire apprennent à Jed à faire un lancer de base-ball avec un gilet pare-balle. C'était très très bonnard !

Allez, je vais me regarder la suite, maintenant, et demain, je vous parlerai du dernier épisode d'Ugly Betty. Monstrueux.

 

521 : Gaza

Ahimè ! Mon pauvre Josh ! Ma pauvre Donna !

Oui, enfin, ne nous apitoyons pas trop vite, même s'il est tentant de pleurer sur le sort du formidable Josh Lyman (et de son QI à peu près aussi grand que le Brésil).

Bon, je saute commodément les deux épisodes précédents, pas inoubliables, surtout quand ça fait quand même presque six saisons qu'on suit les aventures de la petite maison blanche dans la prairie. C'est vrai, une fois qu'on a vu une crise, on les a toutes vues. C'est comme bosser aux infos, quand vous avez vu un attentat, vous les avez tous vus... excepté quelques 11 septembre de temps en temps. Et là, en l'occurence, dans la série, excepté lorsqu'ils frappent directement l'un de nos personnages bien aimés.

Et pour commencer, comme c'est amusant que ce soit au moment même où Donna semble accepter l'idée de se libérer de l'emprise de Josh, son patron tout puissant - et aimable tout plein - que le destin frappe pour lui rappeler que non, ça ne se passe pas comme ça, ma petite dame !

(J'en profite pour préciser que je trouve HONTEUX qu'on nous assassine Fitz. C'est vrai, qu'a-t-il fait qu'il mérite qu'on l'assassinât, je vous le demande ? Rien, si ce n'est qu'il était sur le point de devenir aussi ennuyeux que les autres.)

Enfer et putréfaction, donc, on nous fait le coup de la voiture piégée. Juste au moment où on soupçonne Donna d'avoir péché avec un photographe qui n'est autre que... par ma barbe, mais c'est Lucius Malefoy !!!

Et oh, cela donne moulte envie de lui arracher sa vilaine perruque tellement qu'il est bôôôô sans !

Eh bien moi, je dis : que Donna reste donc avec Lucius. Il est beau, il est musclé, il est bronzé, il a des yeux à tomber raide... Josh Lyman, ça fait un milliard de fois qu'il se mange les sens interdits de la carte du tendre, et là, il a beau être en mode "what about Donna" du début à la fin, j'ai décidé que c'était trop tard. Non mais oh, s'il faut à moitié crever pour attirer l'attention de l'étourdi mal peigné, où c'est qu'on va ?!

Et pourtant, je l'ai plaint de tout mon coeur, dans cet épisode. Parce que pas un de ses collègues ne va prononcer un mot déplacé, et cependant, tous ont compris que non, on ne parviendra pas à le débloquer du mode "what about Donna". C'est bien simple, c'est system shutdown, autant le mettre dans l'avion tout de suite, parce que là, limite il commence à gêner.

Et forcément, toutes ces heures d'avion passées à relire les mails de Donna, écrits comme un journal, sur sa visite à Gaza, mails dont il se plaignait au début de l'épisode qu'ils étaient trop longs, lui serviront probablement à capter enfin la terrible vérité : oui, gros naze, tu es amoureux de ton assistante, et non, le MONDE ne va pas s'écrouler à cause de ça !
D'ailleurs, on s'en cogne, et si les scénaristes étaient aussi doués pour écrire une histoire d'amour qu'ils le sont pour goupiller la gestion des crises internationales dans l'aile ouest, eh ben ça ferait longtemps que ce serait réglé ! Ca, on peut dire (et ils l'ont reconnu) que c'est pas leur truc. Je crois que dans cette série, pas une relation n'a été traitée à peu près proprement. Certaines se sont mêmes carrément évanouies dans la nature. Quid de Sam et Mallory ? Et la charmante Joey, alors ? Pareil, ça fait une éternité qu'on n'en a pas entendu parler.

Pire encore, me croirez-vous si je vous dis que la petite nature dont il est aujourd'hui question trouve pratiquement le moyen de tomber en pâmoison devant le chirurgien lorsque celui-ci évoque le pneumothorax et la fracture ouverte de Donna ?

Enfin bref. Donc oui, malgré la bêtise de ce garçon dont le QI fait environ trois fois le mien, j'ai eu atrocement pitié de lui... Parce que je l'adore. Il trouve encore grâce à mes yeux, là où C.J. me sort par les yeux et là où je suis plus que fatiguée des argumentaires sans fin entre Toby et Will.

Mais j'espère quand même que Lucius va lui souffler Donna sous le nez !

Et comme pour enfoncer le clou, nous assistons en plus de cela à la vraie réaction de quelqu'un qui vient de perdre un conseiller proche. C'est vrai, Fitzie nous manquera... surtout à Jed, le pauvre, qui aimait tellement le traiter de voleur de chevaux.

Outre les minutes de silence et les "savapété", un petit mot sur la nouvelle conseillère en sécurité nationale, pendant que j'y suis, Kate Harper. Une couillue comme on n'en fait plus, celle-là. Blonde à frange, mais nom d'une pipe, elle assure, pour le coup ! Bref, j'espère qu'elle va rester dans le coin, elle me plaît.

Sinon, je pressens donc pas mal de changements, pour la suite. A mon avis, déjà, Josh va libérer Donna de ses devoirs de bonniche (il serait temps qu'il s'arrête de beugler DONNA! dans les couloirs, puisque de toute façon, elle a décidé de ne plus rappliquer en lui apportant son journal et ses pantoufles). Cela paraît plus qu'évident quand on la voit en visite à Gaza. Sous ses allures de blonde très blonde, clairement, elle n'a plus rien à faire dans les jupes de Josh. Elle peut faire bien plus que ça.

Et à mon avis, c'est aussi de cela qu'il est en train de se rendre compte. Outre le fait qu'il doit être bouffé de culpabilité de l'avoir envoyée là alors qu'à la base... elle voulait aller à Bruxelles.

Et je pense que ce changement ne va pas se limiter à Donna. La première dame me fait bizarre, en ce moment. Sa manière de traiter avec Leo aussi... Bon, ça, c'était dans l'épisode précédent, mais tout de même.
Ca va bouger, et tant mieux, parce que cette saison 5... fiou, à quelques exceptions près, elle m'a quand même fait pas mal ronfler. La seule chose qui me motive à continuer, c'est de savoir quelle fin ils vont trouver cette série... outre la sortie de Bartlet, naturellement, puisque fin saison 7, il devrait finir son deuxième mandat.

 

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