Le blog de La Sorcière
 

The end...

(Attention, billet de fin de série, donc spoilers sur le dénouement de la campagne électorale, sur qui finit dans le plumard de qui et autres petites choses... Z'inquiétez pas, je reviendrai sur les épisodes de la saison 6 et de la saison 7.)

Cher lecteur,

Je n'y connais pas grand-chose en agriculture mais je suis néanmoins consciente que je suis en train de mettre la charrue avant les boeufs.

Certes, je n'ai même pas encore fini de reviewer la saison 6, l'avant-dernière de cette série formidable qu'est The West Wing. Mais voilà, même si je sais que ce billet sera le tout dernier de cette rubrique, je ne peux m'empêcher de l'écrire ce soir, ni de le poster, car quand on termine une série de sept saisons pour laquelle on a eu le coup de foudre dès le premier regard (et non, ce n'est pas parce que la série s'ouvre sur Rob Lowe, même si ça aide), c'est à chaud qu'il faut en parler. C'est comme aux mariages, mieux vaut parler tout de suite ou se taire à jamais.

Bref, ami lecteur, à deux ou trois exceptions près, je sais qu'au mieux, tu te tapes de The West Wing et qu'au pire, tu es bien content que j'en aie fini parce qu'enfin je vais passer à autre chose. Mais moi j'ai besoin d'en parler, et entourée comme je le suis ce soir de personnes qui ne peuvent absolument pas comprendre à quel point finir une série de sept saisons est un challenge émotionnel, je profite de Bill et de son TextEdit pour jeter ici mes dernières impressions avant de continuer à égréner mes reviews.
Ce billet remontera une fois que j'aurais reviewé le tout dernier épisode, "Tomorrow". Il clôturera sans doute définitivement la rubrique The West Wing.

Cette série, donc, je l'ai découverte en avril 2006, je ne sais comment. Une promo sur CDiscount, sans doute. A ce moment-là, j'étais plutôt mal en point (une vague histoire de patte folle), et totalement embarquée dans l'aventure Enterprise qui me distrayait au plus haut point, blindée de médocs telle que je l'étais.
Comme on a tendance à s'ennuyer quand on passe 12 heures par jour sur son canapé à attendre que l'infirmière vienne vous faire ses charmantes petites piquouzes dans le bide et qu'une autre infirmière vienne vous soutirer une bonne pinte de sang, entre deux pilules qui font rire et une patte de toutes les couleurs, j'ai dû me lasser de mes rigolades intergalactiques et ai décidé de jeter un coup d'oeil du côté de Washington. Et ce que j'y ai vu m'a charmée. Plus que charmée, même.

Jamais je n'aurais cru qu'une série politique puisse être aussi belle, aussi émouvante, aussi riche, et pour être honnête, aussi digeste.

Lecteur, tu le sais, les coups de foudre sont rares, chez la Sorcière. Ils se comptent sur les doigts d'une main. Il y a eu The West Wing, et il n'y en a pas eu beaucoup d'autres. Certaines de mes séries préférées d'aujourd'hui ont mis du temps à gagner mes faveurs. Même mon vieux House a dû sortir ses tripes (littéralement) pour intégrer le peloton de tête. Même Lee Adama a connu des débuts difficiles.
Avec The West Wing, la reconnaissance mutuelle a été immédiate. J'ai compris que cette série parlait mon langage et que nous étions faites pour nous entendre. Je m'y suis immédiatement reconnue, j'en ai compris les codes, les modes de fonctionnement, et même dans les moments difficiles (la cinquième saison, hum hum), cela ne s'est jamais démenti.

Il y a dix minutes, j'ai donc regardé se dérouler le dernier générique de cette série sublime tout en sachant, comme souvent, qu'en rentrant au logis, je devrais regarder le tout premier épisode pour ne pas finir sur une note trop triste. C'est ma manière à moi de faire mon deuil.
Triste de quoi, d'abord ? Ben triste de rendre les clés de la maison. Triste de renoncer pour toujours à tous ces personnages formidables, et à toutes les histoires qui restaient à raconter. Car en voyant se réunir lors de la scène finale le nouveau président Matthew Santos et ses proches conseillers, Josh Lyman, Sam Seaborn (Jizeusse, celle-là m'a vraiment coupé la chique) et Bram Howard, j'ai eu la sensation qu'on aurait pu repartir pour huit saisons supplémentaires sans jamais en avoir fait le tour. Comme j'aurais aimé assister aux travaux du nouveau Secrétaire d'Etat Arnold Vinick, voir le jeune Will Bailey faire campagne en Oregon, jeter un oeil discret sur la nouvelle vie de C.J. Cregg enfin maquée à son Danny de toujours, regarder grandir Helen Santos en tant que première dame, assistée par une Donna Moss qui a enfin trouvé sa voie et gagné le coeur de l'homme qu'elle aime depuis toujours, car l'un ne pouvait aller sans l'autre.
Mais tout cela restera malheureusement dans le domaine de l'imaginaire. La boucle est bouclée. Nos personnages, pourtant avant tout serviteurs d'intrigues et de débats passionnants, ont chacun à leur manière accompli un voyage personnel spectaculaire. Du moins ceux qui en avaient la capacité. Et pour ceux-là, la récompense n'en est que plus grande. De cette fin de série, je retiendrai quatre sourires : celui de Donna, d'abord, qui découvre son bureau de Chief of Staff de la première dame et qui incrédule le prend d'abord pour celui d'Helen Santos, mais qui se ressaisit avec toute la classe dont elle a toujours été capable et qu'elle assume aujourd'hui, avant de sourire de fierté car je soupçonne ce bureau d'être nettement plus grand que celui de Josh.
Celui de Josh, ensuite, plus discret car Josh ne sera sans doute plus jamais le jeune chien fou des premières saisons, mais qui en dit tellement long, lorsqu'il regarde pour la première fois Matt Santos prendre la place du président dans le Bureau Ovale. J'espère très fort qu'il se dit que c'est lui qui a fait ce président, parce que c'est le cas. Il a façonné ce diamant brut et cela rend sa réussite d'autant plus émouvante.
Puis le sourire de C.J., le plus grand de tous, lorsqu'après avoir quitté l'enceinte de la Maison Blanche elle répond à un passant que non, elle n'y travaille pas. C'est sans doute la plus belle libération de cette fin de série. Comme C.J. a gagné mon respect en renonçant à travailler dans cette maison de fous, elle qui avait tellement besoin de vivre, enfin.
Et enfin celui de Jed, dans l'avion qui le ramène à la ferme familiale du New Hampshire, lorsqu'il répond à Abbey qui lui demande à quoi il pense : "Tomorrow." Magnifique Martin Sheen qui restera toujours à mes yeux le président idéal.
De tous, ces quatre personnages étaient ceux qui méritaient le plus de voir leur horizon s'élargir et s'éclairer, et cela m'émeut aux larmes de constater que c'est le cas.
Je n'osais espérer de cette série, plus axée sur l'intrigue politique que sur les personnages, qu'elle nous offre une vraie fin pour chacun. C'est le cas. Une fin magnifique qui laisse quand même quelques traces d'amertume. La mort de Leo, bien sûr (et celle de John Spencer, son interprète, qui laisse une sacrée marque sur la fin de la saison), et puis Toby qui y a laissé de sacrées plumes, mais Toby c'est un peu le mouton noir de la bande. Et je suis quand même heureuse qu'il ait pu se réconcilier avec C.J..

Bref, à mes yeux, cette saison 7 est probablement la meilleure, tout du moins celle qui prend le plus de risques. Elle nous présente une foultitude de très bons nouveaux personnages, artisans de l'ombre qui s'activent dans les campagnes, les Lou, Ronna, Bram, Otto, Sheila, Jane, Edie et j'en passe, auxquels sans s'en rendre compte on finit par s'attacher au point d'avoir le coeur serré lorsque Ronna aperçoit enfin le Bureau Ovale près duquel elle va travailler pendant (au moins) quatre ans.
Outre cela et les palpitations de la campagne, elle approfondit également d'autres personnages, ceux que l'on suit depuis un peu plus longtemps, et qui faisaient presque partie du décor. Le meilleur exemple en est Will Bailey qui pour moi est l'une des révélations de cette saison. Ce Will Bailey, genre de schtroumph à lunettes pas très bien dégrossi, dont personne ne voulait et qui n'était bon qu'à tenter péniblement de remplir la place laissée vacante par Sam Seaborn, puis de mener une campagne fantoche pour cet imbécile de Bob Russell.
Cette saison sept, c'est celle qui parvient à faire tout ce que les autres n'ont pas réussi à faire, peut-être justement parce que c'est la dernière. C'est celle où d'un seul coup tout explose, c'est celle qui lève toutes les inhibitions, celle qui autorise enfin tout ce petit monde à aller au bout de soi-même.
Alors qu'on arrive en 2008, avec en ligne de mire une élection présidentielle de l'autre côté de l'Atlantique, je sais que chaque fois que je devrai me pencher là-dessus, ce sera en pensant à Matt Santos, à Helen, à Josh, Donna, Arnie Vinick et tous les autres qui m'ont appris tellement de choses sur ce sujet que je pensais pourtant déjà bien connaître.

Bref, bye bye, TWW. Ce fut un long et beau voyage. Des hauts, des bas, des larmes, de grosses trouilles, de mauvais souvenirs, de très bons.
Je reviendrai, c'est sûr.
Nous avons encore des choses à nous dire, je le sais.
Et puis elle me manquera, l'Amérique de Jed Bartlet.

 

Jimmy Smits est un prince...

Si, si, je vous jure. Enfin, un vice-roi, pour être plus précise.

Député, candidat démocrate, sénateur, père adoptif de la princesse Leia... Pfiou, n'en jetez plus. Avec ça qu'il porte la fraise comme personne.

Et en plus il a de sacrées relations !

Pour les borgnes ou les incultes, Jimmy Smits jouait le rôle du Sénateur Bail Organa, dans la première Trilogie Star Wars... C'était un pote à Padmé alors il adopte la future chieuse à macarons.
Ca m'avait fait plaisir, à l'époque, de le voir dans ce petit rôle très classe (Dieu sait qu'il n'y en a pas beaucoup, dans cette trilogie).
M'enfin avant, sans être fan de NYPD Blues, je ne pouvais m'empêcher de baver chaque fois que je tombais sur un épisode de cette série, sur Jimmy. J'ai même vu l'épisode où il se fait descendre et s'il m'en souvient bien, j'avais même un peu chialé.

Toujours est-il que Matt Santos... ptain, il a la classe, dites voir.

 

615 : Freedonia

(Vite vite, ça a l'air de marcher, je poste celle-ci !)

Vous avez mille fois le droit de dire que je radote, de vous agacer parce que j'ai une saison de retard sur les reviews de cette série ou tout simplement de souffler parce que ça vous ferait plaisir que je commente autre chose, mais c'est juste trop bon ce que je suis en train de vivre avec The West Wing. Il me reste une demi-douzaine d'épisodes à regarder et j'angoisse à mort d'en arriver au bout. Mine de rien, cela fait presque deux ans que je suis par intermittence les aventures de la Petite Maison Blanche dans la prairie, et alors que j'arrive au bout et que je me les enfile par paquets de trois, je me rends compte à quel point certains personnages me sont devenus chers, même si quelque part, leur développement est toujours passé au second plan.

La philosophie même de cette série restera toujours gravée comme un grand moment dans ma vie de sériephile . Parce que c'est sans doute la seule série aussi "gentille" que j'aime de tout mon coeur. Parce que ces personnages qui sacrifient pour la plupart leur vie pour la bonne cause, aussi fictionnels soient-ils, sont parmi les meilleurs que je connaisse. Et aussi parce que mine de rien, ils m'ont appris énormément de choses.

Jusqu'à présent, je revenais avec plaisir à The West Wing, comme je revenais à la maison après avoir couru dans des endroits pas forcément fréquentables. Je me rends compte que tout cela est bien fini, et qu'il va falloir que je me trouve une autre maison maintenant que je suis sur le point d'arriver au bout du deuxième mandat de Jed Bartlet. Et aussi pressée que je sois de découvrir enfin de mes yeux (puisque pour moi l'issue de ces élections ne fait aucun doute) le résultat du scrutin et les réactions qui vont l'accompagner, ça me serre le coeur de me dire que cette grande aventure de sept saisons s'achève... demain, sans doute. Mardi au plus tard car demain, il y a quand même la dinde.

Bref, je pense que je vais pleurer.

Enfin. Heureusement, il reste une tétrachiée de reviews à faire, des milliasses de captures à trier, et j'ai bien l'intention d'aller jusqu'au bout, même s'il n'est pas exclu que je saute un ou deux épisodes en route. Ce dont vous m'excuserez. Enfin, pour les deux ou trois qui lisent mes reviews de TWW, bien sûr.

Bon, lors de ma dernière review j'annonçais un épisode monstrueux. Pas de bol, ce n'est pas de celui-ci que je parlais, mais du prochain.

Cela dit, cet épisode a cela de monstrueux qu'il a l'audace de faire revenir un personnage particulièrement honni, après la bonne surprise de Lord Marbury.

Oui, la Marie-Louise est de retour, à mon grand dam. Heureusement, malgré le superbe numéro de diva en train de lécher avec application sa glace au chocolat alors qu'il fait -8000 dehors, ça ne prendra pas de temps avant qu'elle ne se fasse démonter la tronche par Josh. Ah ah ah, je me gausse.

Non mais c'est que ça prétendrait encore donner des leçons à tout son monde, déjà qu'elle briefe la moitié des candidats démocrates, elle va pas nous abîmer notre beau Santos qui commence tout juste à montrer de quoi il est capable en plus de ça, non ??? Pour nous en faire un Bingo Bob ou un Hoynes Bis ? NO WAY !

Allez, hop, à dégager.

Saloperie, va.

(Je suis horrible, mais ce n'est VRAIMENT pas le genre de femme qu'il lui faut, à ce pauvre Josh, même s'il continue à légèrement bugger quand il retombe sur elle. Pffff. D'abord, c'est une intrigante, une taupe qui passe son temps à manipuler son monde pour qu'il soit tel qu'elle l'entend, et ça, dans the West Wing, suis désolée, mais ça ne passe pas.)

(Et Josh mérite bien mieux que cette ignoble castratrice, mais je ne m'étendrai pas sur le sujet pour le moment.)

(Irf irf irf.)

(Non, je ne m'étendrai pas.)

(C'est tentant, pourtant.)

 

La saison 7 de the West Wing, bientôt sur le blog de la Sorciere...

Nom d'un hanneton cagneux ! C'est tout simplement extraordinaire ce qui se passe dans la dernière saison de la série. Comme si soudain ils arrivaient a faire tout ce qui leur posait problème avant. Vraiment je me régale.

Et je suis a trois semaines des élections.

Et en plus ça se met a se tripoter dans tous les coins.

Uh uh.

 

614 : Wake up call

Bon, une review par jour, je me suis peut-être un peu avancée, quand même.

C'est quand même super compliqué de reviewer les épisodes sans : captures d'écran, résumés, titres et autres. Ici, c'est la préhistoire du net. Vous n'imaginez pas le nombre de manipulations, mit clé USB que je suis obligée de faire pour pouvoir poster un billet.
Je dis que tous les ordis devraient être vendus avec connexion internet inside. Ce serait quand même vachement plus simple.

Bref.

Venons-en à notre épisode du jour, réalisé une fois de plus par l'amie Laura Innes, fidèle de la série.
Je vais vous dire, limite maintenant ça me fait chier de revenir à la Maison Blanche. Bon, ça reste the West Wing, on est d'accord, donc forcément, c'est sympa. Mais la campagne est tellement plus palpitante que cette poignée de pingouins qui s'agitent dans tous les sens dans leurs petits couloirs étroits. Argh.
J'aime bien la manière dont cette saison est construite, entrelaçant deux, parfois trois intrigues, jonglant entre les différentes localisations. C'est épuisant, mais très osé.

Toujours est-il que lorsqu'un épisode se passe entièrement à la Maison Blanche, on s'ennuie un poil, même si la troisième guerre mondiale n'est jamais très loin. Et pourtant, pour cet épisode, on a mis les petits plats dans les grands. Je vous le donne en mille : d'abord le retour de Lord Marbury, l'inénarrable ambassadeur britannique qui a des mains pleines de doigts (qu'il aimerait bien appliquer sur le corsage de la First Lady, d'ailleurs), et ensuite, Miss Monde, rien que ça. Mieux encore, Miss Monde qui rencontre Toby Ziegler. Arf arf arf, forcément, ça vaut le détour.

Lord Marbury, donc. Je n'osais y croire. Eh bien si.

Ce qu'il y a de bien avec ces séries au long cours, c'est que du jour au lendemain, paf, on peut vous ressortir un personnage qu'on croyait enterré depuis des lustres, un personnage qui autrefois vous fit rire aux larmes (entre autres, car je me souviens encore de la discussion très sérieuse de Lord Marbury avec Toby), et ça, c'est toujours une super surprise.

D'autant plus quand on a oublié la très forte relation qui lie ce bon Lord à Leo.

Lord Marbury : GERALD !

Le regard de bête traquée du pauvre Leo, c'est jouissif.

Alors pourquoi on nous sort Lord Marbury de l'anti-mites, je vous prie ? Eh bien parce qu'un avion commercial britannique a été descendu par les Iraniens, par "accident", et ça, Margaret Thatcher (or so), elle n'est pas contente du tout. Tellement pas contente qu'elle irait bien leur répondre à grand coup de bombes dans le cul.
Tout l'intérêt de la chose étant que les Américains ne font pas les fiers car ils soupçonnent que les Iraniens aient pu confondre cet avion avec un de leurs appareils espions. Oups.

A part ça, grande nouvelle : la Biélorussie veut une constitution à l'image de celle des Etats-Unis ce qui inquiète fort Toby. Nous avons donc l'occasion d'assister à un débat passionnant à ce sujet, avec un monsieur tout aussi passionnant, le professeur Lawrence Lessig.

Vous apprendrez que ce monsieur, faiseur de constitutions, existe vraiment. Seulement là, il est joué par un autre monsieur, qui sous ses airs d'Hervé Decharrette, ressemble bougrement à un certain Doc, inventeur fou de son état.

"Nom de Zeus !"

(Et pour ceux qui n'auraient toujours pas capté, il s'agit bien évidemment de Christopher Lloyd. Gnihihihihi !)

Venons-en au cas C.J. Cregg.

C.J., c'est sans doute le premier personnage qui m'a tapé dans l'oeil, au début de la série. Aussi brillant ait-il été, à mon sens, il fut aussi le premier à tomber dans la routine. Je crois que la tentative de sauvetage a eu lieu trop tard. J'aime beaucoup les dilemmes auxquels le personnage est confronté et le fait est qu'en reprenant les fonctions de "Chief of Staff", il nous montre bien à quel point ce poste est peu enviable. Mais je crois que C.J. est meilleure dans des situations que je qualifierais de plus légères. Pour moi, elle est inoubliable dans la scène de la dinde, par exemple. Avec la bobine à la Droopy qu'elle se traîne, en rajouter dans la compassion, ça fait beaucoup.

Car comment ne pas plaindre cette pauvre nana, propulsée à ce poste impossible, avec un président malade sur les bras, ce leader du monde libre qu'il ne faut réveiller sous aucun prétexte parce qu'il a besoin de dormir, même quand les Britanniques et les Iraniens sont sur le point de s'écharper, au risque de se manger les réprimandes de la First Lady qui contrôle montre en main les heures de sommeil de son mari.

Bref, joyeuse Saint Valentin, C.J.. Décidément, t'as vraiment pas d'bol.

En comparaison, le revival de Josh est mille fois plus dynamique et fascinant. Malgré la tronche de zombie qu'il se traîne au début de la saison 7. Un vrai Leo en puissance. Brrrr...

To be continued. L'épisode suivant est... rah, je n'ai point de mots pour le décrire.

 

613 : King corn

Irf irf irf.

Outre le fait qu'évidemment, on commence à vraiment rentrer dans le vif du sujet concernant la campagne pour les primaires (et la campagne tout court), il faut bien avouer que le grand moment de cet épisode, c'est quand même quand Donna entre dans l'ascenseur de l'hôtel où crèche l'équipe de Bingo Bob pour aller se coucher après une journée interminable, qu'une main retient la porte de l'ascenseur, et qu'on découvre que cette main, c'est celle de ce grand benêt de Josh Lyman.

Oups !

Alors là, ils passent par troupeaux entiers, les anges.

Ils sont venus, ils sont tous là.

Ce serait évidemment trop beau si cela s'arrêtait là. Non, non, on ne leur épargnera rien. Leurs chambres sont situées juste l'une en face de l'autre.

On se dit que c'est déjà pas mal. Et puis ce plan pesant sur le couloir vide. Une porte qui se rouvre, et Josh qui bugge devant la porte de Donna. Hinhin !

J'adore, il va sans dire. Mais maintenant que la course contre la montre est enclenchée et qu'ils sont dans des clans différents (et que c'est Josh qui va gagner, bien sûr), je vois mal comment ça va pouvoir se décoincer. Mine de rien, Josh doit lui en vouloir à mort de soutenir ce peine-à-jouir de Russell. Et de bosser pour Will qui a toujours plus ou moins été en port-à-faux avec le reste de l'équipe de la Maison Blanche. Non vraiment, ils sont mal barrés, je trouve.

Avec ça, cet épisode est là pour nous rappeler à quel point cette campagne s'annonce éprouvante pour tout le monde. On suit en parallèle les journées de Josh, Donna, et même du candidat républicain Vinick. Et on souffre avec eux quand le réveil sonne en pleine nuit...

(J'en souffre d'autant plus que très bientôt mon réveil sonnera régulièrement aux mêmes heures. Hhhhh.)

Profitons-en pour souligner que c'est la première apparition d'Alan Alda au générique.

Sacré lascar, cet Arnold Vinick. Effectivement, c'eût été dommage de ne pas nous le déballer. A true media-whore.
Tiens, tant que j'y suis, je vais vous expliquer pourquoi selon moi un personnage tel qu'Arnold Vinick ne peut pas remporter la présidentielle : excellent personnage, mais trop cynique pour The West Wing. Trop roublard. Honnête, de bonnes intentions, à première vue, mais un poil trop usé. Limite il connaît trop le boulot. La fraîcheur de Santos en fait un candidat bien plus séduisant et émouvant à l'écran.

Pour en revenir aux réveils qui sonnent, on se dit quand même qu'ils ne sont pas au bout de leurs peines.

Et pour finir, j'ai adoré la scène du petit avion pour Josh qui est tellement habitué à Airforce One et pas tellement rassuré par le coucou de campagne de Matt Santos.

Piloté par lui-même.

Hi hi hi !

Enfin, le débat sur l'éthanol m'est un peu sorti de l'esprit, mais c'est toujours super intéressant d'assister à ce genre de dilemme, surtout concernant l'environnement. Ca me plaît beaucoup.

(Sauf que j'en suis déjà à la saison 7 et que je me demande comment je vais rattraper. En un sautant un de temps en temps l'air de rien, j'imagine. )

 

Y en a plus pour longtemps...

Je vous le dis, la fin est proche. Pour tous ceux que j'ai soûlés avec six (et bientôt sept) saisons de reviews politisantes, ce sera un soulagement, je m'en doute.

Pour être honnête, il faut que je finisse promptement. J'en suis au début de la saison 7 et ce renversement total de la série me laisse coite. C'est vraiment couillu de finir The West Wing sur un truc pareil. Le petit jeu de chaises musicales qui se déroule depuis le début de la saison 6 est fascinant, et c'est un plaisir de voir ce qu'on croyait être des amis de toujours se planter poignard sur poignard dans le dos.

Bref, j'espère pouvoir reviewer tous les épisodes que j'ai en retard, mais ce ne sera pas facile. Pour l'instant, je suis trop occupée à regarder ma cervelle se barrer dans mes kleenex (ça, c'est pour la version light, vous ne voulez pas connaître la version trash), et avec elle mon inspiration. Mais il y a moultes choses à dire. Je me régale.

(Et je n'ai pas du tout trois reviews de House en retard. Du tout, du tout.)

 

611 : Opposition research

Quelques petites remarques sur cet épisode qui a tout de même le culot de laisser de côté les trois quarts des acteurs de la série...

D'abord, quelle bouffée d'air frais. Pas de Maison Blanche, pas de conflit mondial, pas de congressistes en colère, rien de tout ça. Deux bonshommes qui s'engueulent dans une voiture parce qu'ils ne regardent pas encore tout à fait dans la même direction. Et l'Amérique profonde qui attend qu'on la convainque de voter Matt Santos.

J'ai eu mal au coeur pour Josh lorsque Santos lui avoue qu'il a accepté de se présenter dans le but d'être médiatisé pour ensuite pouvoir défendre son projet sur l'éducation.

Josh : I gave up everything for this ! You aren't even in it to win ?!
Santos : Maybe we have a different definition of winning, Josh.

Les boules, quand même.

Même si ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu l'impression de voir Josh autant s'éclater, c'est un peu rude.

Et sinon, j'ai le plaisir de vous annoncer que cet épisode est celui de toutes les premières : une scène, mes enfants, avec une tension sexuelle comme on n'en a jamais vu dans cette série.
D'un seul coup, d'un seul, sans qu'on le voit arriver, Josh et Donna se retrouvent en face de Will pour discuter de je ne sais plus quoi. Comment s'en souvenir, d'ailleurs, puisqu'on ne voit qu'une seule chose : le big malaise. Waouh. Ca, c'est vraiment de l'inédit.

Un peu plus tard, alors qu'ils se recroisent dans un nouveau trou perdu (et qu'on se dit qu'ils n'ont pas fini de se croiser, vu comme c'est parti) :

Josh : You should be with me. (You bet she should !)
Donna : You're right, I let Russell seduce me with mindless perks like a salary and actual political support.
Josh : And what make work job do they have you doing over there ?
Donna : Media targeting for the northeast and Pacific Northwest.
Josh : Fine. We're still the ones with the gutsy education plan ; the ones speaking the truth about the New Hampshire primary.
Donna : You know what Russell has been speaking about on his trips here ? Local issues.
Josh : You mean pandering.
Donna : I mean what voters want. Campaigns are about them, not us. You taught me that.

Vlan ! Mouché, le Lyman ! Ca ne peut que lui faire du bien, il commençait à sérieusement s'encroûter, dans son joli bureau de la petite maison blanche dans la grande prairie de Washington. Et c'est très sympa de voir Donna se déchaîner de la sorte et sortir autant de petites répliques qui tuent. Pour toutes les fois où elle a eu l'air d'une cruche... Très chouette qu'elle se serve de ce qu'elle a appris pour lui faire boucler sa grande gueule de fucking genius. Ca lui fait grave les pieds.

Sinon, saluons le retour de Joey Lucas ! ENFIN !

Ca commençait à faire longtemps qu'on ne l'avait pas vue, la miss. Contente que Josh la sorte de son chapeau de temps en temps.

En tout cas, quelle aventure incroyable, pour Josh Lyman, là, d'un seul coup ! Quelle leçon, quelle renaissance. De tous les personnages, ça ne pouvait être que lui.

Qui d'autre ?

Enfin, cette petite échappée sur le terrain m'a tellement plue que je n'avais pas du tout envie de retourner à la Maison Blanche, moi ! Malheureusement, comme c'est le titre de la série, on est bien un peu obligé d'y faire un saut de temps en temps.

Et pour finir...

Père Noël, moi aussi je veux un Bob Russell grandeur nature en carton pour mettre chez moi. Steuplé, steuplé, steuplé !

 

610 : Faith based initiative

Ca fait bien un mois que j'ai vu cet épisode, et pourtant, j'ai très envie d'en parler aujourd'hui. Hier soir, au Journal, j'ai vu un reportage sur la campagne dans le New Jersey, où les candidats démocrates tentaient de convaincre quelques bouseux de mettre leur nom dans l'urne.
Ca m'a terriblement rappelé les épisodes suivants (j'ai pris un peu de... d'avance, uhuhuh) où ce branleur de Bob Russell, Hoynes et... le troisième candidat démocrate arpentent les bleds les plus paumés du New Hampshire, le tout dans une ambiance polaire, pour tenter de convaincre l'électeur.

Bref, la réalité a soudain rejoint la fiction. A moins que ce ne soit l'inverse.

Je me suis aussi souvenue que j'avais arrêté mes reviews à l'endroit pile où la série bascule. Il y a à la fin de cet épisode un passage de témoin absolument fascinant. Et c'est là que si on y regarde de plus près, on comprend qui sera le prochain président des Etats-Unis.

Mais commençons par une petite info croustillante. Alors que nous pleurons tous (enfin, si on veut) le départ de Donna, eh bien on se rend compte qu'elle n'est pas si loin que ça, la coquine. Elle s'est fait embaucher par Will Bailey et elle va bosser pour la campagne de Russell. Damn ! De tous il fallait qu'elle choisisse le plus minable.

Ironie du sort, son ancien patron va devenir son adversaire...

A la fin de cet épisode, on comprend donc plusieurs choses. D'abord que Donna et Josh vont jouer un rôle absolument central dans cette campagne. Et ça, c'est juste ex-ce-llent.

Car après avoir consulté sa blonde épouse, Matt Santos décide de se lancer lui aussi dans la course à la présidence. Mais à une condition : que Josh quitte la Maison Blanche pour diriger sa campagne. *trépigne de joie*

Les dernières minutes sont vraiment poignantes. Alors que Josh doit faire face à une décision terrible, celle d'abandonner Bartlet pour défendre son candidat...

... on assiste avec désolation au triste spectacle de ce président qui traîne sa misérable carcasse dans une souffrance qu'on imagine épouvantable...

... alors que dans le même temps, Matt Santos nous livre un discours d'une vigueur et d'une innocence touchantes.

Santos : In a time of global chaos and instability, where our faiths collide as often as our weapons, hope is real. There is such a thing as false science. There is such a thing as false promises. I am sure I will have my share of false starts. But there is no such thing as false hope. There is only hope.

Il faudrait vraiment avoir de la merde dans les yeux pour ne pas comprendre que le choix de Josh vient de bouleverser l'histoire des Etats-Unis et qu'il vient d'offrir un nouveau président à son pays.

Je dis chapeau.

 

609 : Impact winter

Ventrebleu !

Quel épisode de ouf !

C'est dur, très très dur... Et pourtant il y a de grands moments de jubilation, là-dedans. Enorme transition pour Josh, notamment, qui en l'espace de quelques heures, perd une assistante et gagne un candidat. Entre autres.

En voyant le début de l'épisode où Josh et Donna prennent le petit dej' sans se parler juste en chantonnant comme un vieux couple marié, j'ai tout de suite compris que ça allait splitter assez rapidement.

J'avoue que même moi qui suis pourtant une sorte d'alien en matière de relations avec l'autre sexe, je ne comprends pas bien comment ils fonctionnent ces deux-là. Mais bon, la suite est tellement excellente en ce qui les concerne que je vais me contenter de dire que je suis très contente que Donna le plante là, ce benêt, et que d'un seul coup, il se retrouve avec une grosse Black très antipathique pour réceptionner ses coups de fil.

Uh uh uh.

Bien fait pour ta gueule, mon bonhomme. Non mais est-ce que ce mufle n'a pas prétendu faire comme s'il n'entendait pas quand elle lui a annoncé qu'elle se cassait ? Ah ah ah, je me marre !

Bon, là où on rigole beaucoup moins, c'est quand on assiste très gênés à la misère du président. Quelle dignité, quand même, quand n'importe qui aurait sans doute envie de se cacher au maximum des regards et des caméras. Eh bien non, lui, il assume, quitte à se faire porter comme un enfant par son nouveau garde-chiourme.

Ca, c'est sûr que Charlie aurait eu un peu de mal.

Jed : I'm just saying, you drop me, that's a moment that follows you the rest of your life.

Il m'a l'air bien sympathique, ce Curtis. Un peu bêbête, peut-être, mais pas méchant pour deux sous.

Enfin, c'est vraiment super triste d'assister à la déchéance de ce grand bonhomme, même plus capable de tenir vingt minutes lors de son entretien avec les huiles chinoises.

Et la panique qui entoure cette chute flanque le tournis, à un point. Entre CJ et Toby qui tentent à toute allure de trouver des solutions à peu près diplomatiques, car bien entendu, il fallait que cela arrive en Chine, qui, comme on le sait, est un grand grand copain des States... entre Jed qui s'escrime à faire des choses que de toute évidence il ne peut plus faire...

... et la première dame qui se prépare des jours très heureux...

C'te misère...

Ajoutez à cela qu'on ne trouve plus Bruce Willis alors qu'une météorite semble avoir très envie de venir dire bonjour à la Terre...
Arf, du délire.

Petite éclaircie, cependant... Josh, définitivement écoeuré par les manips de Russell s'en va chercher SON candidat.

Et c'est Matt Santos.

Hiiiiii !

(Evidemment, comme de chaque côté de la photo de Jed, ces crétins ont casé celles de Vinick et de Santos sur le coffret de la saison 6, je me doute bien que Santos ne va faire qu'une bouchée de Bingo Bob et de Hoynes et que Vinick va être investi par les Républicains. C'est vraiment des malins, les gens qui font ces DVD.)

 

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