Le blog de La Sorcière
 

711 : Internal displacement

(J'essaye de mettre le turbo, ce serait bien que j'arrive à finir de reviewer cette série dans moins de trois mois, quand même. Je compte revoir le double épisode des élections et peut-être les derniers, donc je m'attarderais davantage sur ceux-là... )

Mmmmh... sympa, le cas du jour. Pour résumer : que faire quand on est Chief of Staff du président américain, qu'on apprend par des voies détournées que le gendre dudit président, accessoirement candidat à la députation et qui demande le soutien de beau-papa, se taperait discrètement la nounou de ses enfants ? Hein ? Vous feriez quoi, vous ? Ben c'est exactement la question que se pose CJ dans cet épisode.

Dans le même temps, CJ, elle aimerait bien avoir une vie privée, aussi. Dans une autre vie, éventuellement. Ouais, on n'y croyait plus, mais c'est ZE retour du Danny. Il a la peau dure, ce Danny. Se faire envoyer bouler douze fois ne lui a pas suffi. Donc il se fait envoyer bouler une treizième et une quatorzième fois. Le pire, c'est qu'on sait très bien que la quinzième sera la bonne. Ben oui, souvenons-nous comment démarre la saison 7. Trois ans plus tard. Danny et CJ maqués mit descendance, sivouplé. Sacré Danny.

Dommage qu'on suive toute l'affaire en baillant légèrement puisqu'on sait que de toute façon, tout finira très bien entre eux.

A part cela, ça sent la fin, pour CJ. Je me demande encore ce qu'elle fait là tant certains aspects de son nouveau job semblent l'épuiser, voire la dégoûter. Non qu'elle les fasse de mauvaise grâce, ni qu'elle les fasse mal, mais chacune de ses scènes semble crier : "Il y a quelque chose de pourri au royaume de la Maison Blanche !"
Et il est vrai que si des dossiers brûlants sont toujours sur le feu, mine de rien, l'ère Bartlet touche à sa fin, et cela se sent.

Mais comme pour nous montrer qu'il y a encore du pain sur la planche, voilà qu'ils nous font le coup de l'accident nucléaire en Californie. Si j'ai pris le truc avec une pointe de lassitude (les élections, bordel !!!), j'admets volontiers que c'est un rebondissement qui va peser très lourd sur la tournure que va prendre la campagne. Hé hé hé.

 

710 : Running mates

Nous sommes à six semaines de l'élection. Et à deux jours du deuxième débat télévisé : celui des vice-présidents. C'est dire si la pression commence à monter, tout doucement, alors qu'on entre dans la dernière ligne droite... Donc, là, tout de suite on s'attend à tout sauf à Martin Sheen prenant, hors personnage, la parole. Pour nous expliquer que malgré la mort de John Spencer survenue en plein tournage, l'équipe a tout de même décidé de diffuser cet épisode, son dernier, en hommage à l'acteur et à son personnage.
Et de fait, cet épisode est entièrement consacré à Leo et à son rôle dans la campagne.

Leo, donc, qui se prépare à prendre part au débat télévisé des vice-présidents potentiels. Et ma foi, on le sentait venir depuis le début, la télé, Leo, c'est grave pas son truc. Il est mauvais qu'c'est pas possible. Et plus Josh et les autres le font répéter, et moins c'est convaincant.

Oui, c'est insensé. Ce grand génie de la politique, ce manitou de la stratégie... eh bien il est à chier. Il répond à côté des questions, il fait papy coincé, ses blagues sont à se pendre, bref, c'est la débâcle.
Annabeth entreprend donc de lui faire changer certaines petites choses, à commencer par son petit rictus que personnellement, j'adore, mais qui fait condescendant face à l'adversaire.

Ca flippe sévère, donc, dans l'entourage de Leo, et même si personne n'ose lui dire à quel point il est mauvais, on se prépare quand même au pire. Sauf qu'il y a eu des fuites et que la presse est au courant que ça se passe mal.

Josh : Somebody's leaking.
Lou : You can't seriously think it's one of us.
Josh : You told a friend, they told a friend, the friend told The Washington Post.
Lou : I haven't spoken to a friend in two months.
Annabeth : I don't think I have any friends left.
Ronna : All my friends are in this room !
Lou : Okay, you win most pathetic.

Josh décide donc d'appeler Toby pour lui demander conseil. Et naturellement celui-ci le reçoit avec son amabilité habituelle. Malgré tout, l'avis de Toby apporte un éclairage plutôt bienvenu, et le rapprochement entre les deux est plus que notable.

Josh : I forget : in D.C., they let felons vote ?
(Silence de mort à l'autre bout du fil.)
Josh : Too soon ?
Toby : Just a little bit. See ya.

C'est bon ! Les vlà rabibochés ! Fiou, ils nous en auront fait voir, ces deux-là !

Finalement, le débat tant attendu a lieu, et Leo est éblouissant.

Alors que tout le monde en reste complètement sonné, Leo confie son secret à Annabeth.

Leo : Couching answers in tame, time-pressured sound bites. And then when Josh wouldn't even show me the tape, it scared me to death. So I leaked it.
Annabeth : You did ?
Leo : I was worried he was so worried he wouldn't.
Annabeth : So you just called up a bunch of reporters and said 'Hey, Leo McGarry here, just letting you know I'm one scary debater.'
Leo : I covered my tracks. I've been at this awhile. I had a couple think it was you.
Annabeth : Wasn't the voice a big tip-off ?
Leo : There's not enough helium in the cosmos. So, I borrowed your email account.
Annabeth : Excuse me ?
Leo : Never use your cat's name as your password.

Sacré Leo.
Je suis heureuse que John Spencer ait fait sa sortie sur un épisode qui le mette aussi bien en valeur. Il manque énormément à la suite de la série, et dans chaque épisode on sent les scènes où Leo aurait dû être présent et où il ne l'est pas...

On va donc nous faire mourir Leo dans un prochain épisode... En attendant, il n'y aura donc que le vide...

Sub-plot intéressant, aussi, dans cet épisode, celui qui entoure la famille Santos. Papa Matt est de retour au bercail pour une soirée, et retrouve ses enfants... quelque peu enrhumés.

(Cherchez l'intrus.)

(Il faut que je dise à quel point la petite est mimi et à quel point elle est trop bien choisie... )

Bref, voilà que Matt essaye de ne pas trop s'approcher de ses propres enfants, de peur de choper la crève, ce qui met Madame en rage. Ce qu'elle ne sait pas encore, c'est qu'elle va avoir une autre raison de s'énerver. En effet, le lendemain, son string rouge fait la une des journaux.

Le genre de truc qui met de bon poil, surtout quand on est une mère de famille respectable qui se fait des chignons pour ne pas avoir l'air trop jeune et larguée dans cette campagne de oufs.

Bref, pauvre Helen Santos, tellement pas préparée à ce genre de truc. Sa conversation avec Donna à ce sujet m'a à l'époque occasionné un petit déclic.

Donna est tellement bonne, dans ce rôle de conseillère, elle trouve tellement les mots justes. J'ai trouvé que ce duo de blondes pouvait vraiment faire des choses intéressantes, et en fait, je ne me suis pas trompée.

Au final, la famille Santos au complet, goutte au nez et popcorn à volonté, va mater quiètement le débat des vice-présidents...

Alors que de leur côté, deux autres personnages partagent des petits moments sympas, eux aussi. Je n'y aurais jamais cru, mais voilà qu'on nous case Will Bailey avec Kate Harper. Après le premier "oh mon Dieu, elle va n'en faire qu'une bouchée", eh bien ça marche plutôt bien.

C'est rare, dans the West Wing, les couples qui fonctionnent. J'ai trouvé que c'était le cas de celui-ci, même si attention, on ne verra jamais les personnages esquisser ne serait-ce qu'un fantôme de bisou.
Leur dîner romantique aura donc lieu à la Maison Blanche, autour de plateaux repas. Mais qu'importe...

C'est quand même plutôt mignon.

Allez, plus que deux cas désespérés à caser et c'est bon !

 

709 : The wedding

Déjà, merci à Ellie Bartlet d'avoir trouvé le moyen de se faire engrosser par Skipper avant la fin du mandat de papa. Un mariage à la Maison Blanche, c'est toujours la classe.
Mais comment vous faites, vous, pour marier votre fille tranquillement quand vous êtes soi-disant le leader du monde libre et que deux puissances nucléaires s'apprêtent à se mettre sur la gueule ?

Croyez-moi, pour y arriver, il faut bien s'appeler Jed Bartlet et savoir garder son sens de l'humour jusqu'au bout.

Jed : I'm going to need the Russian ambassador, the Chinese ambassador and my wife. Probably not in that order.

Pendant ce temps, oh my God, j'ai cru pleurer. Pas parce qu'Ellie Bartlet se fait passer la corde au cou drapée dans du satin blanc, mais parce que mon pauvre Josh, lui qui est en train de laisser sa petite santé dans cette foutue campagne, est menacé de toutes parts.
D'abord, a pu d'sous. La campagne est au bord de la faillite, et Josh doit choisir quels états sacrifier... Il n'y a pas de petites économies, dans la course à la présidence.

Une vision familière.

Bref, voilà que les huiles du parti démocrate font pression sur Santos pour qu'il jarte Josh, ce que celui-ci réalise brutalement, aussi brutalement que nous. Un vrai coup de poing dans le bide tellement jamais, jamais rien n'aurait pu arriver sans lui.
Heureusement, nous avons Leo. *pincement au coeur*
Leo qui concerté par Santos, délivre cette phrase admirable : "No one else I'd rather have running this campaign."

Malheureusement, même Josh commence à douter de lui. J'ai adoré ce petit dialogue entre lui et CJ, au mariage.

CJ : Pinching pennies ?
Josh : Pretty much.
CJ : You're up a bit in Washington. Can you take some money out of Seattle ?
Josh : We're pulling out of Washington.
CJ : Wow ! Things that tight ?
Josh : Welcome to my world.
(Bip de CJ)
Josh : Is that Kazakhstan ?
CJ : Probably. Wanna trade ?

Pendant ce temps, Donna s'emmerde... et s'épuise à essayer d'attirer l'attention du mâle alpha, toujours après de compter ses sous.

Donna, sérieux, ça maaaaarche paaas, ton truc !

Donna : I'm bored. I'm an attractive woman waiting to be entertained.

Arf.

Bon, ben c'est pas tout ça, mais il y en a une qui aimerait bien se marier, mais ça ne s'annonce pas simple car le bras qui doit l'emmener devant l'autel est un tout petit peu occupé à empêcher la Chine de balancer des pruneaux atomiques sur le Kazakhstan. Et puis d'un coup, grâce à une tournure de phrase made in Jed Bartlet (il est vraiment doué pour ça), il réussit à arracher une heure au président chinois, une heure durant laquelle il n'y aura pas de pruneaux ni même de toute petite prune, une heure durant laquelle il va pouvoir aller remplir son rôle de père de la mariée, nom d'une pipe.

Juste avant, Josh a eu cette conversation sublime avec Leo. La conversation. Celle qui restera. Celle où Josh réalise que quoi qu'il fasse, il ne sera jamais Leo. Et que c'est Leo qu'il faudrait à sa place.

Josh : They want you. It's you, isn't it ? Hell, that's who I'd want. You'd have known. You would have been in Illinois months ago, right ?
Leo : I would have made the same decision as you. And that is exactly what I told Barry Goodwin and George Montgomery. Look, these are tough calls. It's impossible to know how they're going to turn out. What's important is how you respond when you get it wrong, how you react, what your next move is.
Josh : I don't know what my next move is. I've been staring at this damn map all day. I still haven't got a clue. Iowa's vulnerable. I don't know what I was thinking in Wisconsin. We can't take a dime out of Ohio, Florida, Texas... I don't know where to start. They're right : you should take over.

Leo : Really, you're all trying to kill me.

Je ne vous dis même pas le serrement de coeur que j'ai eu en entendant cette phrase, et à quel point j'ai continué à l'entendre des heures après...

Car le prochain épisode sera le dernier de John Spencer. Et le dernier de Leo...

Snif. Chienne de vie.

 

708 : Undecideds

Très très bon épisode, très intense. On se demande bien d'où ça vient parce qu'à ce stade de la saison, on arrive un peu dans un No Man's Land, après le débat et avant la noce, avant le positionnement final et les élections. Et pourtant, ils nous sortent là un épisode plein d'émotion et de discussions passionnantes. Vraiment très bien.

Sujet du jour : un enfant noir qui a été abattu par un policier.

Santos : Donna, what's the officer's name ?
Donna : Rafael Martinez.

Oups. Alors justement qu'on fait des calculs d'apothicaire concernant les indécis et le vote des blacks.

Pendant ce temps, à la Maison Blanche, c'est la panique à cause d'un enflammement imminent de la région sino-russe, et ça cause nucléaire en agitant les bras dans tous les sens. Bref, entre nous, on s'en bat un peu les steacks vu que ça fait six ans qu'on se tape ce genre de trucs.
Beaucoup plus sympathique, en revanche, cette petite scène bien rigolote, que j'en croyais pas mes mirettes, dites donc.

D'un coup, Will Bailey en visite dans le bureau de CJ tourne les talons pour s'en retourner à ses... travaux, et là, sans prévenir, non mais je rêve, Kate Harper lui mate le derche, mais comme pas possible.

Sous les yeux incrédules de CJ qui a un peu tout capté, quoi.

C'est le printemps, à la Maison Blanche !
D'ailleurs, Will m'a fait mourir de rire, en préparateur du mariage d'Ellie.

(Sérieusement, je pense qu'ils auraient pu trouver quelqu'un d'autre pour s'occuper de ça, mais soit, c'était très drôle.)

Tout de suite, on va moins rigoler. On va même serrer les dents (et les fesses) très fort car, en visite à Washington, Josh va sonner chez Toby.

Nul doute que les intentions de Josh sont louables et qu'au fond, Toby doit être touché que celui-ci passe le voir en pleine course à la présidence, mais ces deux têtes de pioche ne peuvent pas s'empêcher de remettre sur le tapis leurs vieux sujets de dispute, et de rudesse en arrogance mal placée, ça se termine bien entendu par des portes qui claquent.

Josh : I am constantly amazed at your ability to continue to be a bastard. It really is something.
Toby : Thank you.
Josh : You think I need to come here to be your punching bag ?
Toby : I really have no idea why you needed to come here.
Josh : Yeah, well, I don't know either. Nostalgia ? It's been a pleasure. I'll see you later.
Toby : No you won't. You won't be coming back. At least have the integrity to say that out loud.

Il s'avère pourtant que le peu de choses que Toby a dites à Josh concernant le fait que Bartlet ne croit pas Santos capable de gagner était vrai, et Josh retourne voir son vieux pote pour lui en envoyer poliment plein la tête.

Josh : I've given a lot of thought to the heartwarming insight you shared with me about how the President thinks Santos is a loser and I think you're full of it... This isn't about the President doesn't think Santos can win, it's about you don't think he can win.
Toby : That's true, I don't.
Josh : Because it will kill you to see me do this and succeed. You're not wired for such an event. You're entire neurological infrastructure would fritz out. ( )
Toby : You really think I built up some Freudian fratricidal mania built around your success ? You don't think I have anything other than that against the Democratic nominee for President ?

Le reste de la prise de bec concernant Santos est super intéressante également, et Josh est bel et bien confronté au fait que oui, son candidat est bourré de failles et que son aura laisse parfois à désirer. Et j'avoue que ça ne lui fait pas de mal car il a tendance à prendre tout un peu trop personnellement. Bref, l'air de rien, ce Toby, c'est et ça reste un sacré allié. Et je crois qu'à partir de ce moment-là, Josh le capte.

Enfin, après tout un épisode à se débattre avec la presse au sujet de l'incident et à tenter de ne pas perdre le vote noir, Matt Santos réussit un rétablissement complètement inattendu et vraiment spectaculaire en prenant la parole lors de l'enterrement du gosse.

Santos : ... You know, I find myself on days like this casting about for someone to blame. I blame the kid, he stole a car. I blame the parents. Why couldn't they teach him better. I blame the cop, did he need to fire. I blame every one I can think of and I am filled with rage. And then I try and find compassion. Compassion for the people I blame. Compassion for the people I do not understand, compassion. It doesn't always work so well. I remember as a young man listening on the radio to Dr. King in 1968. He asked of us compassion, and we responded, not necessarily because we felt it but because he convinced us that if we could find compassion, if we could express compassion, that if we could just pretend compassion, it would heal us so much more than vengeance could. And he was right: it did but not enough. What we've learned this week is that more compassion is required of us and an even greater effort is required of us. And we are all, I think everyone of us, tired. We're tired of understanding, we're tired of waiting, we're tired of trying to figure out why our children are not safe and why our efforts to to make them safe seem to fail. We're tired. But we must know that we have made some progress and blame will only destroy it. Blame will breed more violence and we have had enough of that. Blame will not rid our streets of crime and drugs and fear and we have had enough of that. Blame will not strengthen our schools or our families or our workforce. Blame will rob us of those things and we have had enough of that. And so I ask you today to dig down deep with me and find that compassion in your hearts. Because it will keep us on the road. And we will walk together and work together. And slowly, slowly, too slowly, things will get better. God bless you. God bless you and God bless your children.

Le plus impressionnant étant bien sûr la sincérité qui émane du personnage...
Nul doute que ce faisant il a gagné le vote pas mal d'indécis.

 

707 : The debate

Vous ne pouvez imaginer mon désarroi au moment de regarder cet épisode. Enfermée dans un chambre de trois mètres carrés chez mes parents, au fin fond de la pampa varoise, sans internet, sans rien. Et surtout, surtout, face à des sourires polis chaque fois que je me mettais à brâmer : "UN EPISODE EN DIRECT, MAIS TU TE RENDS PAS COOOOMPTE ?!?"

Et de fait, non, personne ne s'est rendu compte. C'est là l'ennui d'avoir des parents totalement hermétiques au concept de série télévisée, excepté Chouchou et Loulou pour l'une et les fossiles de quarante ans où qu'on voit les fils pour l'autre. Comment ces gens ont-il pu me concevoir, je me le demande.

C'est donc dans l'incompréhension totale que j'ai assisté, stupéfaite, au déroulement de cet épisode, sans même pouvoir me renseigner plus avant sur les conditions de diffusion, de tournage, tout ce qui fait qu'en bonne sériephile bossant dans le milieu ET pour des émissions en direct, ce qui fait que je sais très bien à quel point OH MY GOD ce défi relevait de la pure folie furieuse, j'ai vécu une frustration abobifreuse. Et une fois la chose vue, j'ai fait irruption hors de ma cellule pour clamer le génie des créateurs de cette série... pour être reçue par les mêmes sourires polis mais tooootalement incrédules, genre : "Ok, cette fois, notre fille est définitivement givrée."

C'est dur, très dur.

Bref, si vous cherchez la définition du mot "couillitude", c'est facile, regardez cet épisode, totalement retransmis en direct, et orchestré tel un véritable débat entre candidats à la présidentielle.
Si d'ordinaire, on regarde The West Wing avec la confiance d'un téléspectateur qui n'oublie jamais qu'aussi proche de la réalité soit la série, elle n'en demeure pas moins une fiction, là, on se pince et on se repince pour ne pas oublier que justement, c'est une fiction. Parce qu'on a très vite tendance à rentrer dedans comme on rentrerait dans un vrai débat avec enjeux politiques, même si dans le même temps, on regarde les acteurs et on se dit : "Comment ont-ils vécu ça, comment ont-il pu accepter de ce mettre à ce point en danger, tout dépend d'eux, et au moindre problème, crac, tout s'effondre."
Ca fout vraiment les jetons. Et pour moi, habituée au direct, qui ai les mains moites et le coeur qui palpite (depuis huit ans !) chaque fois que j'entends les comptes à rebours, qui sait qu'il suffit d'un poil de cul pour que tout se casse la gueule, c'était vraiment stressant.

Bref, je ne vais pas revenir sur le contenu de cet épisode, j'ajouterai seulement qu'il est très bien écrit, que les interventions et le jeu de ping-pong entre les deux acteurs est superbe et criant de vérité, que les deux personnages en sortent grandis et qu'on ne les en aime que plus, l'un et l'autre.

Quant à mon respect des deux acteurs qui se sont frottés à une telle expérience, il s'en trouve multiplié par mille.
Franchement, chapeau. Cette saison 7, c'est vraiment l'apogée de The West Wing.

 

"You're pardoned."

Rien à faire, en sept années de Maison Blanche, la scène la plus drôle, à mon sens, et la plus absurde, restera sans doute la double amnistie dindonesque de Thanksgiving. Que voici.

 

706 : The Al Smith dinner

La colère est un sentiment facile. Rien de tel pour planquer n'importe quel autre émoi qu'un petit coup de colère. Perso, c'est un stratagème que j'utilise avec parcimonie même s'il a pour avantage de faire flipper l'adversaire ce qui laisse le temps de chercher d'autres arguments pendant que l'autre se décompose.
Voilà exactement ce que je me suis dit quand Josh Lyman passe par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel en découvrant Donna Moss en porte-parole de SON candidat, à la télé, comme tout le monde. Lui voulait une mère de famille au look inoffensif pour faire passer un message fort concernant Vinick, pas de souci lui répondent les branleurs de son équipe, on a trouvé encore mieux, une vraie "Dairy Queen" (superbement sous-titré "elle ressemble à un verre de lait", ce qui est terriblement vrai), ça va être du tonnerre. Et c'est bien le tonnerre, que dis-je, la foudre, que dis-je la grêle, voire même une nuée de sauterelles qui s'abat sur la tête du pauvre Josh lorsqu'il découvre la fameuse Dairy Queen (qu'on avait vu venir à mille kilomètres, si je puis me permettre).

Petite coquine, cette Donna. Voyant qu'elle ne pourrait pas entrer dans la campagne Santos par la grande porte, elle s'y est glissée discrètement par la fenêtre de derrière. Plus précisément, elle s'est fait enrôler par Lou, ce qui entre nous est d'une logique sans faille, hein. Mais alors, une fois que Môssieur Lyman découvre ça, et vas-y que ça crie, et vas-y que ça s'énerve, et vas-y que paaaas question de bosser avec quelqu'un qui a oeuvré pour la campagne de ce gagne-petit de Bob Russell.

Lou : I don't know what the problem is between you two, but she's great on television and I don't care if she worked for Francisco Franco in the primary, right now it's all hands on deck. So, work it out.

(Dans une BD, il aurait un petit tourbillon noir au dessus de la tête et de la fumée sortant des naseaux.)

Et Lou de les laisser se démerder tout seuls, ce qui n'est pas forcément une bonne idée.

Car évidemment c'est reparti pour la chanson.

Josh : You knew I wasn't supporting him... me, your mentor in professional politics !
Donna : The guy who taught me to answer a phone, who kept me in grunt-level servitude because I knew he liked his hamburgers burnt like hockey pucks ? ( )
Josh : You ditched me when I gave you a career.

Fiou. On en gerberait de lassitude si on n'était pas TROP CONTENTS de revoir Donna dans le circuit !
Car cette fois, Josh n'y coupera pas. Il va se coltiner Donna et ce jusqu'à la fin. Ah ah ah, bien niqué !

Bref, à part ça, il y a quand même un sujet du jour, et le sujet du jour, c'est un dîner de charité donné tous les ans en l'honneur du premier candidat catholique à l'élection présidentielle. Très vite, le concept "catho" entraîne un débat houleux sur l'avortement et le problème, ah ah ah, on est morts de rire, c'est que Vinick et Santos sont exactement du même avis sur le sujet, à savoir qu'ils sont tous deux "pro-choice". Maintenant, comment exploiter ça et de préférence en enfonçant l'adversaire, la question est intéressante.
D'autant que d'un seul coup d'un seul, une pub sur Santos-le-tueur fait son apparition, pub qu'on attribue bien vite à Vinick même s'il ne la revendique pas... et pour cause, en fait, il n'y est pour rien.

Moralité, les deux candidats sont aussi verts l'un que l'autre.
C'est là qu'intervient Donna et une déclaration super-futée sur le sujet qui laisse Vinick pantois.

Vinick : She's hitting me from the left and from the right... telling the right I'm pro-abortion, telling the left I'm a captive of the religious nuts.

Un régal, tout ça.

Finalement, alors qu'ils n'étaient pas supposés se trouver à ce dîner, les deux candidats se sentent obligés d'y aller. L'occasion d'une scène énorme. Car oui, elle est là, la première confrontation entre Arnie Vinick et Matt Santos, dans les coulisses de ce dîner.

Vinick en profite pour dire qu'il n'était pas à l'origine de la pub anti-Santos. Et tous les deux de se mettre d'accord pour un débat télévisé prochain. C'est énorme.

Et à part ça, c'est presque anecdotique, mais avec le départ de Toby, à la Maison Blanche, c'est Will Bailey qui hérite du poste de Directeur de la Communication... et des points presse.

A l'époque où C.J. avait été promue Secrétaire Générale, j'avais pensé très fort que Will aurait été très bien face aux journalistes et que c'est lui qu'il aurait fallu mettre à ce poste.
Pour moi, c'est dès ce moment que Will remonte dans mon estime après une saison 6 durant laquelle je lui aurais bien tiré quelques paires de claques.

Will : I don't really feel comfortable working in Toby's old office.
Margaret : Think of it as the Communications Director's office.
Will : I can't help thinking of it as a federal crime scene.

Courage, garçon. A partir de maintenant, c'est la classe, et jusqu'à la fin ! ;)

 

705 : Here today

Après le suspense insoutenable du dernier épisode, on retrouve la Maison Blanche exactement là où on l'avait laissée, c'est-à-dire entre autres au 1600 Pennsylvania Avenue, mais surtout au "I did it" de Toby Ziegler. Et là, manman, comment que ça tourne au vinaigre en moins de trois secondes.

Toby : I just didn't want you to think...
C.J. : We really can't have any further conversation without Counsel present.

Game over, Toby.

Tout l'épisode va se jouer dans le ballet des avocats et des conseillers juridiques... notamment le redoutable Babish qu'on aurait préféré ne pas retrouver du tout, vu qu'on sait tous que s'il y en a un qui sait faire pression, c'est lui.

Babish : You're in some trouble. Um... and I'm personally truly sorry about that... Unfortunately, at the moment, that is of incidental concern in my capacity as White House Counsel. You've put this administration into some difficulty. So, my immediate professional concern is whether you put the President into jeopardy as well...

Heureusement, cette tête de chien de Toby, qui lui, complaisamment, est tout à fait disposé à tout raconter, est doté d'une avocate qui lui secoue les puces d'entrée de jeu.

Alana : When you hire somebody like me you take on a responsibility to my reputation. If you decide you want to go down in some quasi-orgasmic blaze of self-pity and self-destructive self-aggrandizing attempted glory, all anyone's going to say is "How did Alana Waterman, that smart, tough, savvy Washington infighter, let her client do something so crushingly, boneheaded moronic as to get himself six years in jail ?" Now, you have a decision to make. If you want me to continue as your attorney, when the White House Counsel re-enters the room, you either decline to answer any further questions or you watch me walk not only out of this room, but off the case.

Alors après s'être arraché la moitié de ses poils de tête (enfin, ceux qui lui restent) et avoir bien entamé ceux de sa barbe, Toby décide quand même de ne pas tout déballer à Babish.

Mais lorsqu'on lui demande pourquoi il a "outé" la navette militaire secrète, il répondra seulement :

Toby : To save lives. I believe in an open society. You debate these things in the light of day. That's what's supposed to happen in a democracy.

Ce qui, dans la bouche de Toby, veut dire bien plus que sauver la vie de trois ou quatre astronautes. C'est aussi mettre un frein à la militarisation de l'espace, etc etc...
Et je trouve que ce qui résume parfaitement toute l'affaire Ziegler est dit très simplement par le président Bartlet quand il apprend la chose :

Jed : Is it possible to be astonished and, yet at the same time, not surprised ?

Ahlala...

La scène de fin et le renvoi de Toby par Bartlet, c'est un vrai crève-coeur. Et en même temps, on se dit... quelle autre fin y aurait-il pu y avoir pour ce personnage sombre et tourmenté que d'être honni par celui qu'il a si longtemps servi ?

Bartlet : But the one thought that hits the hardest is that this was somehow inevitable, that you've always been heading for this sort of crash-and-burn. That self-righteous superiority, not that you were smarter than everyone, that you were purer, morally superior.
Toby : Due respect, sir, I don't think I'm morally superior to everyone.
Bartlet : No, just to me.

Jed : Toby, when you walk out of here, there will be people out there, perhaps a great many, who will think of you as a hero. I just don't for a moment want you thinking I'll be one of them.

Vlan. Dans ta gueule. Par ici la sortie.
Je me dis qu'à n'importe qui d'autre, Jed aurait sans doute pardonné cette bavure. Si pas officiellement, du moins l'aurait-il laissé sous-entendre. Là, il n'épargnera rien à Toby, car de tous ses conseillers, c'est bien celui avec lequel la collaboration a été la plus tendue, même si c'était sans doute nécessaire.
Toby quitte donc la Maison Blanche par la petite porte, et j'avoue que cela m'a brisé le coeur, même si depuis la fin de la saison 6, on sentait que la fin était proche, pour lui... J'irais même jusqu'à dire que cela a presque trop traîné...
Pauvre Toby...

Pour en revenir à une note un peu moins tristoune, j'avoue qu'il est heureux que l'épisode soit entrecoupé de quelques scènes de la campagne Santos. Une en particulier m'a fait rire très fort. Celle où Matt et Madame regardent, enthousiastes, un film de zombies.

Sous le regard hilare de Josh.

Et puis il y a aussi Josh obligé de virer un des plus anciens conseillers de Santos, Ned, un rescapé, à mon sens, tellement il a l'air à côté de la plaque depuis que la campagne est passée à la vitesse supérieure. C'est là aussi qu'on voit ceux qui s'adaptent. Du duo du début, Ned et Ronna, tous deux de vrais amateurs face à Josh débarquant alors de la Maison Blanche, Ronna a vraiment réussi à suivre la cadence et à évoluer en même temps que Matt et que la campagne. Ned, lui, est resté un peu bêta. Et Lou est sans pitié : il faut virer les canards boîteux. Cela dit, le petit sursaut de fierté du gaillard est assez drôle.

Et a le mérite de laisser le sieur Lyman quelque peu interdit.

(Et personnellement, aussitôt que Lou invoque un remaniement du staff, mon cerveau a hurlé : "DONNNAAAAAA !!!" )

Enfin, car le meilleur pour la fin... Ah Ellie, je n'aurais pas cru que tu puisses faire ce coup-là à ton papa... Non vraiment, sur les trois, tu es bien la dernière sur laquelle j'aurais parié...

Non seulement Ellie veut épouser Skipper, l'ancien petit copain geekissime de Miranda Hobbs, mais en plus, voilà-t-y pas qu'il faudrait comme qui dirait hâter la noce parce qu'il y a un peu un invité surprise, dans l'affaire.

Wooops !

On remerciera l'invité surprise qui nous fait tout de même le plaisir de nous offrir un mariage à la Maison Blanche, eh ouais, rien que ça. Youpiiii !

 

704 : Mr Frost

Ou comment se repassionner pour une série en la reviewant trois semaines après l'avoir terminée... Très fort, The West Wing.

Désolée pour ceux qui aimeraient me voir reviewer autre chose, mais ça me fait tellement plaisir de revenir sur ces épisodes qu'il est hors de question que je me prive de ça. Surtout étant donné qu'il n'y a vraiment pas grand-chose à se mettre sous la dent pour l'instant. Je ne suis pas très fan des épisodes épars qu'on balance pour racler les fonds de tiroirs... Je promets cependant de reviewer le dernier DH avant la fin de la semaine...

A propos de retour, donc, nous revoilà dans les murs de la Maison Blanche. Il faut bien qu'on y fasse un petit arrêt de temps en temps, non ?

Je n'en ai pas trop parlé jusqu'à présent, mais il y a quand même un gros souci, dans l'aile ouest. Une grosse fuite à la presse, une grosse enquête dans les hautes sphères du pouvoir, et toujours pas d'accusé en vue.
Quelqu'un a commis un crime très grave : divulgué l'existence d'une navette secrète alors que des astronautes étaient en galère dans l'espace. Outée de force, cette navette a pu les sauver. On se souviendra commodément que le défunt frère de Toby, David, était astronaute. Tiens donc.

A vrai dire, pour l'instant, c'est surtout vers C.J. que les soupçons sont dirigés. Ce qui emmène notre brave Margaret à témoigner devant la commission d'enquête. Et là, je vais vous dire, on est mal : c'est Skinner qui est à la tête de la chose.

Margaret, accroche-toi à ton poudrier, parce qu'il en veut, le gaillard !

Mais j'adore Margaret quand elle fait son imperturbable. Elle m'éclate trop. Mine de rien, cette nana, elle a toujours été là, à répondre docilement aux "Maaargaaareeeet !" tonitruants de Leo puis à ceux de C.J.. Et elle est totalement indispensable. J'ai donc bien aimé le fait qu'on la balance en première ligne, depuis le départ de Leo. C'était amplement mérité.

A part ça, vu que cela ne suffit pas, on nous assassine le chef de l'autorité palestinienne, ce qui m'a beaucoup, beaucoup fâchée. Joli travail de sapage de paix, donc. Et Jed d'organiser son déplacement pour l'enterrement hautement explosif du monsieur, ainsi que celui des plus grands dirigeants du monde. Bougrement burné, le gaillard.

Et pas question de moufter.

Bon, bref, blablabla, Mr Frost, un analyste de la région joue les Cassandre et annonce qu'il y aura d'autres assassinats, Kate est étonnée...

Etc etc... sauf que je ne me souviens plus très bien.

Le truc important étant bien sûr qu'à la fin de cet épisode, alors qu'on attend depuis une éternité qu'il crache sa pilule, Toby va voir C.J. et lui annonce qu'il a pris un avocat. Vu que la fuite, c'est lui.

Et là, bien entendu, apparaît le générique de fin.

(Sa mère la vérole, etc etc etc... )

Ce faisant, Toby met donc fin à l'enquête à la con qui par extension menaçait de jeter le discrédit sur la campagne Santos (et surtout)/McGarry. Car on ne perd pas de vue tout ce petit monde. Et j'avoue que j'adoooore les voir tous là, en train de vénérer leur dieu assénant discours sur discours.

Trop mignons. De même qu'Annabeth veillant sur son Leo et flattant régulièrement et correctement son ego.

Leo : You're not a tall person.
Annabeth : And I think you're fabulous.

Décidément, un excellent duo.

Et puis c'est aussi l'occasion de voir pour l'une des dernières fois le duo Leo/Josh...

Le tout sur fond de débat intéressant pour le candidat Santos : évolution ou religion. Face à une telle question, il s'en sort vachement habilement, l'animal, d'autant qu'il s'agit de ne passer ni pour un fanatique ni pour un païen.

Santos : To be a person of faith is to have the world challenge that faith. Was the universe designed by God ? That's up to everyone in this country to decide for themselves, because the framers of our Constitution believed that if the people were to be sovereign and belong to different religions at the same time then our official religion would have to be no religion at all. It was a bold experiment then as it is now. It wasn't meant to make us comfortable, it was meant to make us free.

Il est doué. Très doué. Et comme Bartlet il a le don de réconcilier beaucoup de gens et de concepts différents.

 

703 : Message of the week

Comme je le laissais entendre dans l'épisode précédent, faire campagne pour la présidentielle, c'est savoir ménager la chèvre et le chou. Et dans le cas d'Arnie Vinick, faire campagne contre le premier candidat latino de l'histoire des Etats-Unis, c'est aussi ne pas pour autant renier le vote des basanés qui jusqu'à présent lui a toujours porté bonheur. Sauf que là, c'est pas si simple.

Coup de projecteur, donc, sur la campagne Vinick. Si dans le dernier épisode, on a mis le nez dans les petits problèmes de la campagne de Matt Santos, côté républicain, ça ne glisse pas forcément comme dans du beurre non plus.

Regardez d'ailleurs la tronche que tire Tonton Arnie.

Gros avantage quand même pour Tonton : il s'est dégoté Bruno Gianelli.

Bruno Gianelli, c'est l'affreux bonhomme qui ne sourit jamais mais qui serait capable de porter Jim Carrey jusqu'à la Maison Blanche. Il a même réussi à faire réélire papy Bartlet alors que celui-ci venait juste de déballer l'affaire sclérose en plaques.
Pour tout dire, Bruno est démocrate, mais là, il a décidé que c'était Vinick qui gagnait. Ce génie stratégique est donc passé du côté obscur de la Force, et il faut bien savoir que ça n'arrange pas du tout Josh Lyman. Les deux lascars ont bossé ensemble, et ce qui fait flipper Josh, outre le fait que Bruno est imbattable dans ce domaine, c'est qu'il le sait capable de deviner sa stratégie à lui. Bref, un sacré jeu d'échecs se met en place entre les deux anciens collaborateurs.

Autre chose, le coup des pubs négatives. Alors ça, c'est bien amerloque. Chez nous, par exemple, on le fait de manière bien plus hypocrite.

Là, justement, la question est : faut-il ou pas opter pour une pub cassant du Santos ? Pour certains, oui, tout est bon à prendre. Pour d'autres, surtout pas, c'est vulgaire et c'est une preuve de faiblesse.

Par dessus cet épineux problème, voilà que Tonton Arnie fait une promesse un peu cavalière aux représentants d'un groupe chrétien qui s'inquiète des juges que le futur président Vinick pourrait désigner. Tellement cavalière, la promesse (des juges anti-IVG), qu'il ne compte pas du tout la tenir. Et là, c'est le drame.

Vinick : I lied.
Sheila : You lied ?

Vlan, grosse gamelle pour Sheila.
Parlons-en un peu de Sheila, d'ailleurs, qui est le bras droit de Vinick. J'adore. Classe, réservée, mais ferme, conciliant la course à la Maison Blanche à la vie de mère de famille, Sheila, c'est un gros gros atout pour Arnie.

Ca m'a fait mal au coeur de voir sa déception lorsque le sénateur avoue avoir menti. Et c'est intéressant aussi que la série en parle, de ce mensonge. Je l'ai parfois trouvée complaisante envers ses personnages, mais là, le fait que Vinick mente... eh bien, on est dans une campagne électorale, oui ou merde ???
Bref, la campagne républicaine elle aussi a sorti les rames, et j'avoue que c'est passionnant de voir Arnie se débattre avec l'aile (très) droite de son parti.

Et puis pour couronner le tout, eh bien joli symbole, le gars qui s'occupe des affaires de Vinick en Californie depuis des années démissionne. Il s'appelle Leon et non, il n'a pas les mêmes à la maison, c'est juste qu'il ne peut pas bosser pour l'adversaire du premier candidat latino à la présidentielle.

Les rats quittent le navire...

 

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