Le blog de La Sorcière
 

202 : In the shadow of two gunmen (ze suite)

J'ai adoré la deuxième partie surtout pour l'exploration du passé des personnages... Comment Bartlet était un véritable emmerdeur (enfin encore plus) avec ses collaborateurs, comment Josh tire Sam de son cabinet d'avocats...

... comment C.J., toujours gaffeuse, balance ses quatre vérités au réalisateur de merde pour lequel elle bosse, son plongeon dans la piscine, le fou-rire de Toby venu la débaucher...

(Je ne l'avais jamais vu rire !!)

... sa tête quand Toby lui dit qu'il veut qu'elle bosse pour Bartlet... (et renoncer ainsi à un salaire de ministre et à une villa à Beverly Hills !)

Tout l'arc sur le père de Josh qui est très émouvant et la rencontre avec Donna...

Moyen sympa et intéressant de l'introduire comme un nouveau personnage principal... Et j'ai toujours bien aimé leur dynamique...

Gonflée, la louloutte, tout de même... Mais c'est vraiment mignon comme tout...

De toute façon, dans la saison 1, le fait de placer l'ex de Josh dans l'équipe était clairement un échec scénaristique, la mayo n'a pas pris... Donna c'est un personnage assez bizarre, en fait... Complètement décalé. Je suis curieuse de voir ce qu'ils vont en faire. Ce qui m'avait éclaté, c'était la fois où elle réclamait des cadeaux à Josh, notamment un équipement de ski ! Ouarf ! Donc la badaboumer là, tranquille, genre "bonjour je suis ton assistante, tu finiras bien par me payer un jour", c'est tout à fait crédible.

Ouaip !

 

201 : In the shadow of two gunmen

Bon alors là, c'est la panique. Faisons l'appel : C.J. s'est cogné la tête...

Sam va bien, Toby va bien, Zoey est OK, le président est dans la voiture, il fait le point et... Argh !!! Il a du sang partout sur le bide !

Et Josh, assis comme un couillon près de la grille... Haaaaan, il s'est pris une balle dans le buffet !

(Tiens, ils ont changé le générique... )

Rah la la quel choc... Quelle panique...

Et le pauvre Josh complètement dans les vapes...

Bon, le président, c'est moins grave, heureusement...

Alors ça c'est super intelligent je trouve, le coup du trois ans plus tôt. Parce que justement, on a super envie de savoir comment cette équipe géniale s'est formée, d'où ils viennent, tous. Et comme on le savait déjà, Josh travaillait pour Hoynes, le vice-président... Man, ce type n'a vraiment aucune envergure...

Ah tiens, Leo est en fait un pote au père de Josh... Et invite Josh à venir assister à un meeting de Bartlet alors gouverneur du New Hampshire. Et évidemment, là, c'est la claque...

Vachement sympa. Le lunaire Toby est déjà là, et seul rescapé d'une équipe de branleurs... Sam est avocat... Ptain mais c'est quoi ces cheveux qu'ils ont là ??? Entre Josh et sa coupe à la Jackson Five et le brushing polissé de Sam, c'est un véritable outrage à sèche-cheveux ! En tous cas les deux-là se connaissent déjà bien... C'est meugnon...

J'adore Stockard Channing. J'adore l'énergie et le cynisme qu'elle dégage. Elle force même pas, elle est juste comme ça. Elle dépote, cette gonzesse-là !

Oh la pauvre Donna... Elle fait sans arrêt chier, son patron, mais quand elle apprend qu'il s'est fait descendre, elle est vraiment choquée... C'est marrant... Des fois je me demande si elle en pince pas quand même un poil pour Josh...

Contente qu'elle soit au générique, maintenant, par contre, plus de Mandy...

Pis la fin, toute triste... avec le président qui vient regarder l'opération de Josh... Bouhouhouh... :(

Ptain, c'était bien... Et Josh... définitivement Josh, sa tonsure, son bide, son mauvais caractère... L'est trop chou...

 

Je vais me mettre au tricot...

Sérieux, ils ont osé descendre Josh...

Heureusement que je sais qu'il est présent dans les saisons suivantes !

 

121 : What kind of day has it been ?

Frak me !!!! Je suis absolument sous le choc ! Le dernier épisode de la saison 1, c'est du pur délire !

Haaaaan !!!

Le président sort de l'endroit où il répondu à des questions je ne sais où, la foule est dehors, applaudissant, Zoey, sa fille, toujours sautillante papote... et Gina, sa garde du corps, se retourne en sursaut... les yeux agrandis d'horreur... et... générique !

Ca fait plusieurs épisodes qu'on attend qu'il se passe un truc autour de Zoey qui a la bonne idée d'avoir un copain noir, le fameux Charlie aide personnelle du président. Lettres de menaces de mort, courses-poursuites sur le campus, sorties de boîte agitées... Ca pue pour Zoey. Gina sait qu'elle a des skinheads après elle...

Et alors qu'on attend, haletant, la suite de l'épisode après le générique... 12 hours earlier.

Naaaaan !

Le président prépare les questions auxquelles il va devoir répondre, on apprend qu'un F-117 a été abattu en Irak, et le frère de Toby est à bord de Columbia qui est en perdition depuis plusieurs heures...

Ambiance dans l'aile ouest...

Bon, les histoires d'avions abattus au Moyen-Orient, Bartlet, il aime pas du tout. A vrai dire, c'est le genre de truc qui lui fait facilement péter un câble. C'est aussi l'occasion de réflexions très savoureuses et qui, quand on a un mauvais fond comme moi, font ricaner... Et en plus c'est l'occasion de revoir le général Kunta... euh Fitzwallace...

Bartlet : Bill, if it ends up that Fitzwallace has to call this kid's parents, I swear to God I'm invading Bagdad !

loooooooooooool !! Celle-là je me la suis repassée parce que c'est pas possible autrement !

Et Fitz, dans le genre débat métaphysique, il est pas mal non plus.

Fitzwallace : The eagle on the seal in the carpet. In one talon he's holding arrows, and in the other an olive branch. Most of the time, the eagle's facing the olive branch, but when Congress declares war, the eagle faces the talons. How do they do that ? You think they've got a second carpet sitting around in the basement someplace ?

Arf !

Bon, revenons un peu sur la saison 1. J'y pense parce que j'aime beaucoup la scène où Josh, pour avoir un moment avec le vice-président John Hoynes (Tim Matheson, la cinquantaine lui va siii bien... ce mec est né en 47... *soupir*), va s'infliger un jogging avec lui. Bon, John Hoynes, j'aime bien. J'ai pas tout capté malheureusement, parce que dès qu'y a un beau gosse, j'ai tendance à perdre 70 points de QI d'un coup, mais comme malgré ça, ça ne fait pas encore de moins une débile profonde, j'ai tout de même compris que Hoynes, il s'est bien fait entuber par l'administration Bartlet, qui n'en est pas très fière, mais qui se sert de lui et le tient un peu par les couilles. D'où certains petits coups en vache qu'il a pu faire. Et pourtant Leo l'aime bien, Josh l'aime bien. Mais voilà, c'est la politique. Pas de cadeaux.

Autre chose. J'adore Toby. J'aime ce côté ours mal léché hyper sensible, un peu ahuri. On se demande comment un type aussi lunaire et qui grogne de tels borborygmes en guise de bonjour peut être directeur de la communication à la Maison Blanche. Et j'adore le fait que derrière sa grosse barbe hirsute, il y ait un regard aussi expressif. Bref, Toby, c'est un super personnage. Et Richard Shiff, c'est un super acteur.

Bon, si j'adore Josh Lyman, c'est aussi parce qu'il peut être un "total ass" parfois ! Et là, purée quel naze. Aller dire que si jamais ils récupèrent le pilote descendu par les Irakiens c'est dix points d'opinion favorable en plus... Ca, Leo, il est très très fâché ! C'est marrant parce que moi c'est exactement ce que je me suis dit quand Bartlet commence à faire la comédie. Putain s'ils récupèrent le gus, ils vont remonter dans les sondages ! Oui, mais Leo il est vraiment choqué... Ah ?

D'un côté ça me paraît un poil hypocrite mais en même temps je trouve pas mal de remettre ça un peu à sa place. C'est vrai qu'on parle de la vie d'un mec, merde...

Leo : The guy's been blown out of the sky ! He might be seriously injured. For sure he's in an Iraqi desert with no water. He's got to keep radio silence because we're for sure not the only ones looking for him, and if they get to him first, all he gives them is his name, rank, and serial number, they're going to beat him ! They're going to torture him ! This is to say nothing of the 80 guys in a helicopter who are going to get shot at if they're picked up underneath the radar !

Bon... Sur la fin, le pilote est récupéré, la navette atterrit, tout le monde se félicite, tout va bien, et le président va pouvoir rentrer tranquillou mater son match de softball à la télé... Oui mais non.

Alors on voit le sniper préparer son arme, on voit le complice dans la foule, on voit sa casquette se soulever, on aperçoit son crâne rasé, on attend, le front perlant, la détonation fatale, on se demande qui va tomber... C'est assez terrible... Et on voit Gina percuter...

Et là, le DE-LI-RE ! Une pluie de balles, une panique monstrueuse, tout le monde à terre, le président tiré en arrière par les gardes du corps, C.J. et Sam, complètement à la ramasse, Leo plaqué à terre, Toby assis contre la bagnole et le regard horrifié de Josh, un peu à la traîne derrière les grilles, et l'épisode qui se termine par un grand cri : "Who's been shot ? Who's been shot ???"

Putain de merde !

 

Episode 118 : Six meetings before lunch

Cette série est formidable... Elle pourrait même faire comprendre à certains simples d'esprit à quel point la politique, ce n'est pas juste choisir blanc ou choisir noir. Mais bon... Quand je pense que dans un an on repasse dans les urnes...

Bref, là n'est pas le propos... Quoique si... J'ai particulièrement apprécié une chose dans les derniers épisodes vus. Le débat sur les homosexuels dans l'armée. Bartlet, il est pour. Alors est-ce qu'il s'exprime ouvertement là-dessus ? Est-ce qu'il propose une loi ? Est-ce qu'il fait avancer le schmilblick ? Eh ben non. Pourquoi ? Parce que les gens ne sont pas prêts pour ça. Parce que la majorité de la population est contre. Parce que ça ferait un tollé. Parce que ça ferait reculer d'un bond tous les progrès accomplis en plusieurs décennies pour la reconnaissance des droits des homos. Ca, c'est son discours, donc. A justement un gars qui lui fait du chantage pour qu'il dise ouvertement ce qu'il en pense. Tout en oeuvrant discrètement justement pour que ça avance. Tout en travaillant au corps les militaires pour que ça passe un jour, eux qui sont persuadés que ça bouleverserait trop l'armée et que c'est pas là qu'on fait des réformes sociales. Sauf que le chef d'Etat-major, il est black, et qu'il y a cinquante ans, les blacks dans l'armée, c'était les sous-merdes. Sans donner de vraies réponses, et sans vouloir donner un avis définitif sur la chose, je trouve que ça éclaire pas mal les pourquois et les comments. Y a pas de solution idéale, Bartlet c'est pas un enfant de choeur, des fois je trouve même que c'est un gros con un peu mou peut-être même capable de s'étouffer avec un bretzel, mais au moins, ça montre que c'est pas si "simple". C'est tellement de choses auxquelles on ne pense pas forcément... Ca va tellement plus loin que "faire ce qu'on pense être bien". Quelle vie de iench, tout de même...

Enfin bref, tous ces tenants et aboutissants rendent toujours autant la chose passionnante à regarder. Et c'est plutôt sympa ensuite de projeter un peu ça dans le monde réel.

A part ça, y a quand même des perles...

Sam Seaborn, dircom adjoint, aimerait bien sortir avec Mal, prof de son état, et fille du secrétaire général, Leo McGarry... qui avec un cynisme magnifique fait absolument tout pour passer l'envie à sa fille de se taper un mec marié avec son boulot... Evidemment, les deux tourtereaux en sont parfaitement conscients, mais visiblement, ça les amuse de jouer le jeu... et donc de se prendre le bec à la moindre occase. D'ailleurs, là, c'est le cas. Et Mallory est furieuse parce que son père lui a montré un rapport sur l'enseignement rédigé par Sam...

Mallory : Dad, I'm sorry, but Sam's asked me to have lunch with him and I need your permission.
Leo : What do you need my permission to have lunch for ?
Mallory : Sam ?
Sam : She says she always asks her father's permission before she has lunch with fascists.
Leo : Oh. Yeah, okay !

Ouarf !! J'adore ce côté tellement sérieux et d'un coup, paf, ça bascule !

Autre "cas" fameux dans cet épisode, un homme politique descendant d'esclaves noirs qui demande réparation aux Etats-Unis pour ces ancêtres, genre plus d'un trillion de dollars, quoi. C'est Josh Lyman qui gère le truc. Alors forcément, avec Josh, on part tout de suite dans l'humoir noir qui fait grincer des dents... et qui moi me fait m'esclaffer parce que j'adore la mauvaise foi... donc après avoir expliqué que pour obtenir une telle somme, il faudrait au moins vendre le Texas et la marine nationale...

Josh : You know, Jeff... I'd love to give you the money, I really would. But I'm a little short of cash right now. It seems the S.S. officer forgot to give my grandfather his wallet back when he let him out of Birkenau.

J'adore ! Je suis fan ! Qu'un mec me sorte ça dans la vie réelle et je suis toute à lui ! Oui je sais, d'un seul coup, ma misère sentimentale s'explique, n'est-ce pas ?

Tout ça pour dire que... Josh Lyman = personnage préféré de la Sorcière ! Et que je vais finir la saison 1 aujourd'hui. Et que j'ai trop hâte de voir comment va se passer la campagne de réélection de Bartlet ! Saison 3, j'imagine...

 

115 : Celestial navigation

Fichtre ! Deux amiraux pour le prix d'un ! West Wing ne se mouche pas du coude, mes enfants...

Imaginez une Sorcière, usée après une journée de dur labeur, la cheville façon patate en papillotte posée sur quatre coussins, en pyjama, vautrée sur son canapé, télécommande en main, se frottant les mains devant un nouvel épisode mettant en scène les boires et déboires de notre équipe de conseillers...

Quand soudain... La larve se lève d'un bond, vociférant après son écran :

"Hiiii !!!! L'amiraaaaal Forreeeest !!!"

D'Enterprise, naturellement. Et c'est pas tout. Car dans une des cellules du commissariat de Wesley, Connecticut, l'amiral Forrest a un invité de marque...

"Hiiiiii !!! L'amiraaaal Adaaaamaaaaa !!!"

Donc le juge Adama... euh, Mendoza, toujours candidat du président à la cour suprême, s'est fait arrêter par les flics en flagrant délit de conduite en état d'hispanicité...

Le personnage est vraiment vraiment formidable. Et Bopapa joue ça à la perfection. J'adore.

Mais outre le fait d'être un nid à amiraux en vadrouille, cet épisode regorge de dialogues aux petits oignons.
Déjà, le petit Charlie, l'aide personnelle du président, qui doit probablement dormir une fois toutes les trois semaines, doit réveiller le grand patron à 6h30 du matin, le même grand patron couché à peine trois heures plus tôt. C'est formidablement tordant. Le téléphone sonne dans la chambre présidentielle.

Bartlet : What ?
Charlie : Good morning, Mr. President. It's Charlie. I hope...
Bartlet : What could you possibly want RIGHT NOW ?
Charlie : Sir, it's 6:30 a.m. and...
Bartlet : In the morning ???
Charlie : Yes sir. And I wanted to remind you that...
Bartlet : I mean, what in the name of everything holy could you want right now ?
Charlie : I wanted to remind you that you have a 7:00 a.m. at the Oval Office with senior staff, followed by your security and intelligence briefings, and a meeting with the Chairman of the Fed. Would you like me to have the stewards bring you some coffee and the Washington Post ?
Bartlet : Who the hell is this ?
Charlie : Sir...
Bartlet : And what could you possibly want ???
Charlie : Sir. I need you to dig in now. It wasn't a nightmare. You really are the President.

XPTDRRRR !!

Autre passage d'anthologie car avec Jed Bartlet, les matins chantent...

Bartlet : Where is Mendoza ?
Sam : He's on his way, sir.
Bartlet : Right now ?
Sam : Yes, but he won't be here until the day after tomorrow.
Bartlet : Day after tomorrow ?
Sam : Yes sir.
Bartlet : Is he coming in from Neptune ?

Ah purée !

Sans compter cette pauvre CJ qui se mange une patate pas possible à cause d'une rage de dents...

CJ : I'm experiencing some pain.
Sam : For how long ?
CJ : About a month now, but it'll go away by itself.
Sam : When ?
CJ : When I die, Sam !

(looool !)

Bon bref, cette série dépote, vraiment.

Tiens j'oubliais qu'après avoir été bistroquette et chirurgien aux urgences, CCH Pounder est maintenant ministre !

Sacrée progression !

Bon... la suite...

 

Non mais...

Comme Médiadis est mon ami et propose des saisons entières abordables, j'ai commandé la saison 2... Non parce que là ça fait des semaines que je me retiens de regarder la suite de peur de devenir définitivement trop accro... Et je sais qu'à la grande époque Enterprisebouhouhouh-cheville-canapé, Mamaisonbianche ça changeait drôlement bien les idées... Et je me gardais justement la suite pour les grands moments de déprime... Or (consulte son agenda) comme les prochains jours risquent d'être *particulièrement* difficiles, voire même sanglants, je crois qu'il est bon de prévoir le pire. En l'occurence, l'injection de quelques WW pourrait bien atténuer un peu le tout...

Message perso :

Hé, Dieu ! Faut qu'on cause ! Les journées de 36h, c'est pour quand ??

 

Des têtes connues, en plus...

Est-ce que j'ai déjà dit que cette série était brillante ? Et formidable ? Oui ? Bon ben tant pis, je radote. Sérieusement, c'est remarquablement bien écrit pour de la télévision. Et franchement, ce ne sont pas les bonnes séries qui manquent en ce moment. Ni les séries remarquables. Pourtant, j'avoue que je suis sur le cul. Jusqu'à présent, sur douze épisodes, pas un qui ne soit passionnant. Les questions évoquées sont super pertinentes, bien traitées, il y a suffisamment de drama pour qu'on s'attache aux personnages, et en même temps, pas trop. L'équilibre est parfait. Et le prodige, c'est justement d'arriver à faire passer une certaine émotion dans ce monde de requins, sans forcément tirer sur la corde sensible, juste avec des choses simples, vraies.

Bon, bonne surprise pour la grande fan de BSG que je suis :

Z'inquiétez pas les gars !! Avec Bill Adama à la Cour Suprême, vous ne risquez plus rien !! Rien qu'avec sa moustache il vous tue un homme de huit façons différentes ! Vive la moustache à Bopapa !!

Dans cet épisode, il s'agit de nommer un candidat à la Cour Suprême des States. Super intéressant, je ne savais pas comment ça fonctionnait pour nommer des juges à la Cour Suprême (le sommet du système judiciaire des Etats-Unis). En fait, elle compte neuf juges qui sont nommés sur proposition du président et approbation du Sénat. Et ils y restent jusqu'à ce qu'ils en aient marre.

Donc là ce qui est intéressant c'est qu'on nomme un juge, ouais, mais un latino et ancien flic à Brooklyn... enfin ça c'est ce qu'ils disent, moi il me semble plutôt l'avoir aperçu du côté de Miami, mais bon. Et donc forcément, la consultante en média (Mandy, la brise-burne hystérique brune) elle est survoltée parce que OH MY GOD, comment vendre un loustic pareil ?? Et c'est ça qui est intéressant dans ce show (en tous cas, moi, c'est ce qui m'intéresse en particulier) : le rôle des médias. Puisque quelque part, la série est rythmée par les points-presses de C.J. Cregg, les discours rédigés par Sam Seaborn et Toby Ziegler, et les brouille-merde qui sortent les dossiers de désintox de Leo McGarry. Quel numéro d'équilibriste que de faire fonctionner une baraque pareille, toujours sur le fil du rasoir. Bref, passionnant !

A propos de C.J Cregg, d'ailleurs, l'attachée de presse (ou porte-parole ?) de la présidence. Rôle excellent car c'est elle qui fait tampon entre la Maison Blanche et les journalistes. Allison Janney, toute en jambes (1m83, damned, elle mange la soupe sur la tête du président des United States !) et yeux de cocker, est absolument épatante. D'ailleurs je ne suis pas la seule à le penser puisqu'elle a reçu une pluie de récompenses pour son rôle, dont trois ou quatre Emmy Awards.

C.J. Cregg, donc, zéro vie privée si ce n'est un galop à la salle de gym entre 5h et 6h du mat' et un vague bisou avec un journaliste qui lui court après depuis toujours. Un peu coincée, même si on lui reproche d'être un peu trop gentille avec la presse. Bref, ptain de bonne femme ! J'adore !

Sinon, j'ai noté un autre guest !

Le pingouin de Joey, dans Friends ! Ptain ils ont dû le payer cher, celui-là, pour qu'il se libère !

Autre chose, dans cette série. C'est très très bien filmé. A la steadicam la plupart du temps (comme dans Urgences), ce qui permet d'avoir des plans super réalistes. Donc pas question d'avoir des décors bidons.

L'épisode de Noël est particulièrement bien réalisé. D'ailleurs il est super émouvant, donc ça aurait été gâcher...

Je dois ajouter que Mme McCluskey est absolument géniale.

La jolie brochette au pied du sapin...

Et pour finir, de bonnes nouvelles du beau-père de Daniel Jackson : après avoir effectué l'ascension et rencontré Jonathan Archer dans une galaxie très très lointaine, sachez qu'il est bien rentré ! Et d'ailleurs aujourd'hui, il défend les intérêts de la Nation pakistanaise. Grand bien lui fasse !

Le costard-cravate, ça vous change un homme, tout de même.

Sur ce, moi, j'y retourne !

 

Accro...

Ca faisait longtemps que je n'avais pas été autant emportée par une série sans vaisseaux spatiaux ! Hormis récemment Rome (mais douze épisodes, c'est si vite gobé !).

Franchement, cette série est vraiment excellente. J'avais lu sur je ne sais plus quel site que certains épisodes étaient complètement incompréhensibles pour les néophytes, ben visiblement je ne suis pas une néophyte puisque je capte pratiquement tout. Les enjeux politiques, les termes barbares. Il faut absolument que j'assiste à la réélection de Jed Bartlet (bah quoi, la série compte sept saisons, il doit bien être réélu à un moment donné, non ?) avant que Bush tire sa révérence, je vais être trop imbattable sur le processus électoral américain, au taf !

Bref.

C'est vraiment passionnant. PAS-SION-NANT ! Et j'exagère pas.

Huit épisodes en deux jours.

Les personnages sont formidables. Totalement surmenés, les braves.

On a donc le président, Josiah Bartlet. Je crois qu'il est inutile de rappeler que Martin Sheen est quand même un putain d'acteur. Ce que je trouve génial, c'est qu'il ne vole absolument pas la vedette aux autres. Parce qu'on le sent parfois largué et complètement porté par son équipe. Et aussi parce qu'il est super humain. La chute de vélo, sa réaction quand son toubib clamse à bord d'un avion descendu par les Syriens (genre, éradiquons la Syrie de la surface de la Terre, ouais ouais...), sa relation avec sa fille de 19 ans...

Un président qui peut donc être aussi chiant, casse-couille, et largué que n'importe quel autre bonhomme. Pas un vrai Mister Right, quoi. Encore heureux.

Un président qui vient jouer au poker avec ses conseillers et même parfois...

...qui vient taper un basket avec son équipe... enfin, seulement s'il peut s'assurer les services de Rodney Grant, le tricheur !!

Et après sept épisodes, j'ai été super contente de découvrir que la première dame...

... c'est Stockard Channing !!

Sans parler que le vice-président...

... c'est Tim Matheson ! Gnii !

En regardant ça, on a hâte de voir l'équipe se frotter à de gros problèmes d'actualité. J'ai entendu parler d'un épisode sur le 11 septembre. Je trouve ça super courageux. Et c'est déjà assez jouissif de voir Jed accueillir le président indonésien ! Mais la vraie réussite de la série, je trouve que ce sont les personnages secondaires, l'équipe de bosseurs plus vraie que nature qui se trouve derrière le président. Mais j'en recauserai...

 

The West Wing

Profitant des sublimes promos de CDiscount et sur les bons conseils de Télérama, j'ai commandé la première saison de cette série déjà plus toute neuve.

La télé, c'est génial, mais moi, je n'arrive jamais à être devant à heures fixes.

Et comme je suis clouée sur mon canap' par une lombalgie (riez, cruels !) en plus de ma patte folle, c'est le moment de tenter de nouvelles expériences... sans compter que les petites pilules à néléphants roses ont fait leur retour magique !

J'avais entendu beaucoup de bien de cette série d'un mien amant lui-même assez porté sur la chose politique. Mon avis après quatre épisodes : brillant !

Le début est très très bien gaulé. D'abord, on commence par nous rendre les personnages sympathiques. Et c'est important, car il s'agit de l'entourage proche du pres'. C'est dynamique et étourdissant, et certaines répliques sont trucculentes !

Et Rob Lowe... ahum ! Pas désagréable ! Mais l'a-t-il été un jour ?

La Maison Blanche a aussi son Frufru !

Chose amusante, la crise : Potus (President Of The United States) s'est pris un arbre à vélo. Comment présenter cela à la presse. Mal, bien sûr. Tordants, les "uhuhuh" des journaleux à la conf' de presse. D'autant que derrière plane tout de même l'ombre de W. Difficile de l'oublier. Bref, j'y reviendrai plus tard.

Tout au long de l'épisode on plane dans un bourdonnement enthousiasmant. Perso, j'adore ce genre de trucs. Ayant la chance de bosser dans un milieu un peu similaire, ça me botte à fond ! Ca pulse, c'est trop bon ! Et c'est servi par des personnages forts, très réalistes, et très fouillés, et d'excellents acteurs.

Le meilleur, c'est qu'on ne voit le président qu'au bout de 34 minutes. Et si jusque là c'était le bordel, il met tout le monde d'accord rien que par sa présence. Donc non, ce n'est pas un quelconque fantoche mais visiblement un couillu.

Moralité, c'est de la très bonne série. Fiction, faut se le répéter souvent en regardant. J'imagine que pour nos amis 'ricains, les symboles doivent être encore plus forts. Parce que c'est vrai que quand on voit ça...

... ma foi ça fait tout de même un drôle d'effet.

Avant, j'avoue que je n'étais pas très emballée à l'idée de regarder une série racontant les coulisses de la présidence américaine, ça me foutait des boutons rien que d'y penser. Je redoutais l'effet perversif de ce genre de truc, style "rendons le pouvoir sympathique" aux yeux de nos braves "couch potatoes". J'espère que ce ne sera pas trop trop le cas. Et si ça l'est, ma foi, who cares ? C'est de la fiction, non ?

 

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