Ok... J'ai pas l'habitude de parler tellement de moi ici, si ce n'est pour dire que je suis de mauvais poil, que je me suis cassé un membre, que je suis crevée, que j'ai chialé parce que tel ou tel perso est mort... Là, je crois que je vais faire une entorse parce que je viens trop de prendre une énorme claque dans la figure... J'en tremble comme une feuille, même si merde, c'est qu'une série de fiction.
Je vais quand même essayer de ne pas trop m'étendre, même si pas grand monde lit cette rubrique, mais nom d'un chien, je suis bouleversée, retournée...
Bon, commençons par le début... Au début de la saison 2, donc, nous avons cette fusillade... Et Josh se fait descendre. Une balle dans le bide, hors circuit pendant trois mois. Logique qu'au bout d'un moment, on en recause. Dans la vie réelle, c'est le genre de truc dont on ne se remet ni du jour au lendemain, ni en trois mois, ni jamais vraiment...
Et c'est de ça que parle cet épisode.
Déjà, le previously on the West Wing, brrr, revoir Josh assis par terre en train de se tenir le bide avec le regard tout fixe, ça fout froid dans le dos...
L'épisode démarre avec un rencard que Josh a avec ce qu'on découvre vite être un psy...

Et apparemment, c'est un rencard qu'on l'a obligé à prendre. Merci Leo. Parce que visiblement, Josh il a des petits soucis. Même s'il passe les 20 premières minutes à dire que non non non, tout va bien. A vrai dire, il n'est pas très content d'être là.

Mais le toubib est là pour le passer à la moulinette.

Et là commence son martyre. Et le mien.
J'adore Josh quand il fait sa mauvaise tête. On dirait moi. Mouarf !

Donc ce petit appointment a lieu le 24 décembre. Josh est blessé à la main. Soi-disant qu'il a cassé un verre.

Retour en arrière, trois semaines avant. Un pilote de F16 pète un câble, brise la formation et va s'écraser sur une montagne en plein exercice. En épluchant son dossier, Josh découvre que ce type est né le même jour que lui... Et là petit à petit, le personnage commence à partir en vrille, s'énerve après les groupes qui viennent faire leurs petits concerts de Noël à la Maison Blanche, rudoie son assistante ("Elle nous gonfle avec son Yo Yo Ma !"), devient très désagréable avec tout le monde, et finit même par engueuler le président. Cette scène est délirante...

Josh se met littéralement à gueuler après le président, sous le regard hébété de Sam et Leo.

Et il est VRAIMENT impressionnant ! Et complètement hystérique... Brrr... Donc direct Leo l'envoie à l'ATVA (American Trauma Victim Association).

Et le toubib lui explique qu'il souffre comme un malade sans comprendre ce qui lui arrive, que ça s'appelle un stress post-traumatique et qu'il est incapable de se souvenir de cette fusillade sans la revivre, et qu'il essaye tellement de contrôler tout ça qu'il en perd la boule. Ce que Josh a tendance à vouloir prendre à la rigolade, mais déjà nettement moins qu'au début...
A ce stade de l'épisode, je suis dans un état de crispation absolument inimaginable...
Bon, Yo Yo Ma (le violoncelliste célébrissime pour ceux qui ne connaissent pas, gniii) est invité à la Maison Blanche (ou au Congrès, merde, me souviens plus) pour faire l'étalage de son odieux talent, et Donna est vraiment sur le point de faire dans sa culotte...

Cette scène est super impressionnante. Yo Yo Ma joue évidemment la fameuse suite pour violoncelle de Bach, celle qui met une grosse claque dans la gueule... Et par intermittence, on voit Josh se décomposer, revivre le truc, pour finir les mains crispées sur le bide, avec des larmes dans les yeux. Gloups. Et tout ça sur cette musique sublime, c'est absolument bouleversant. Forcément ça l'est d'autant plus pour moi que j'ai juste l'impression de me regarder...

Finalement, après s'être fait bien bousculer par le psy, Josh finit par reconnaître que ce n'est pas en cassant un verre qu'il s'est coupé la main, mais en passant le poing à travers la fenêtre dans un moment de délire probablement quasi-suicidaire.
Et ce qui est trop marrant, ptain... en fait, le toubib lui explique que ce n'est pas l'histoire du pilote qui a déclenché le truc (parce qu'il y a toujours un déclencheur, dans l'affaire, plus ou moins fort... perso, le mien l'a été, super fort... ), mais la musique, les couillons qui jouaient de leurs cors de chasse, à la Maison Blanche... Dans la tête de Josh, musique = sirènes. Franchement, je vous JURE que de tout l'épisode, c'est le détail qui tue. Tellement absurde, mais tellement vrai. Ca a l'air très con, j'imagine... Mais j'ai vraiment vécu ça. Et moi aussi j'ai fait cette tête d'halluciné le jour où j'ai compris, où on m'a expliqué ce qui m'arrivait, le jour où tout s'est éclairé, où on m'a dit que c'était normal.

Enfin de toute façon j'en parle tellement mal...
Bon, revenons-en à l'épisode... Petite fin très mignonne. Notre loustic sort de ses huit heures d'entretien avec super toub', et Leo l'attend dehors...

Leo : "How did it go ?"
Josh : "He thinks I may have an eating disorder !"
(loooooooooool !!!! J'adore, j'adore !!!)
Leo : "Josh..."
Josh : "And fear of... rectangles..."
Arf !
Et j'adore ce que lui dit Leo. Ca paraît niais, mais c'est chouette...
Leo : "This guy's walking down a street, when he falls in a hole. The walls are so steep. He can't get out. A doctor passes by, and the guy shouts up "Hey you! Can you help me out ?" The doctor writes him a prescription, throws it down the hole and moves on. Then a priest comes along and the guy shouts up "Father, I'm down in this hole, can you help me out ?" The priest writes out a prayer, throws it down in the hole and moves on. Then a friend walks by. "Hey Joe, it's me, can you help me out ?" And the friend jumps in the hole ! Our guy says "Are you stupid ? Now we're both down here !" and the friend says, "Yeah, but I've been down here before, and I know the way out."

Holy crap, c'est juste trop mignon !!!
Et pour finir, c'est Donna qui a deviné qu'il ne s'était pas coupé la main en cassant en verre... Et qui l'emmène aux urgences... So sweet...

Man, t'as pas fini de les entendre, ces sirènes...
Ouf, je viens d'exorciser cet épisode en en parlant ici. J'aurais jamais pu aller me coucher comme ça. J'espère que vous serez que deux ou trois à lire ça... Parce que là je suis vraiment à poil... Sur ce, eine schöne gute Nacht, bis morgen... 