Le blog de La Sorcière
 

216 : Roadkill

Ah, le plaisir de savoir qu'on est sur le point de revoir l'un des plus beaux épisodes de la série... Et quand on connaît le twist final, quand on voit les regards qu'échangent les Winchester en rencontrant Molly, c'est une toute nouvelle interprétation de l'épisode qui s'offre à vous. Pas du tout celle qu'on croit au premier visionnage.

Ce qui est extraordinairement osé, c'est d'enlever à Sam et Dean leur statut de personnages principaux, ici. Ils cèdent, et c'est rare, leur place à Molly, une jeune femme qui la nuit de ses cinq ans de mariage, renverse un homme sur une route paumée...

Son mari, passager de la voiture, disparaît. Et Molly n'aura de cesse de le retrouver, au cours d'une nuit de cauchemar. Dans son malheur, elle a la chance de tomber sur les frères Winchester qui (tiens, comme c'est commode) passaient justement par là. Et même pour moi, fan de Supernatural, ça semble un tout petit peu bizarre.

C'est sûrs qu'ils ne pouvaient pas mieux tomber. Et en voyant cet épisode pour la deuxième fois, je me suis multiplement frappée le front devant tous les indices disséminés... les regards entendus, le "plan" qu'ils ont l'air d'avoir préparé.

Mais je suis parvenue à me convaincre que s'ils étaient là, c'est tout simplement parce qu'ils étaient venus chasser l'homme renversé par Molly. Un esprit qui chaque année, comme ils nous l'expliquent, se venge d'avoir été tué il y a quinze ans en enlevant et torturant une personne passant par là. Et cette année, Molly, pas de bol, c'est tombé sur toi.

On aurait pu s'en tenir à ça, et ça aurait donné un bon épisode de Supernatural, avec son lot de fantômes qui font peur et de cavales nocturnes dans une baraque lugubre. Et ça aurait été très bien, très sympa, on aurait passé un excellent moment, comme toujours.
D'autant que Tricia Helfer est merveilleuse en femme qui ne renonce jamais, qui pourrait se casser tout de suite, appeler la police, et poursuivre les recherches de son mari une fois le soleil levé... mais non.

Une deuxième intrigue se met alors en place avec pour thème central l'amour. Le même pour Molly qui ne repartira pas sans avoir retrouvé son mari, et pour l'épouse de Jonah Greeley, le fantôme, qui a préféré se pendre que de vivre sans lui.

L'amour qu'elle découvre en feuilletant un vieil album ayant appartenu au couple, et qui l'amène à s'interroger sur cet esprit plein de colère. Comment un homme qui a écrit de si belles lettres d'amour à sa femme a-t-il pu dans le trépas devenir un tel monstre ?

On rejoint là un sujet cher à cette saison 2 : le bien, le mal, qui est bon, qui est mauvais... c'est bien difficile de le dire.

Molly : I don't understand how a guy like this can turn into that monster.
Sam : Well, spirits like Greeley are like wounded animals. Lost... in so much pain that they lash out.
Molly : Why ? Why are they here ?
Sam : There's some part of them that... that's keeping them here. Like their remains, or unfinished business.
Molly : Unfinished business ?
Sam : Yeah. It could be revenge. It could be love, or hate. Whatever it is, they just hold on too tight. Can't let go. So they're trapped. Caught in the same loops. Replaying the same tragedies over and over.
Molly : You sound almost sorry for them.

Sam : Well, they weren't evil people, you know. A lot of them were good, just something happened to them. Something they couldn't control.
Dean : Sammy's always gettin' a little J. Love Hewitt (!!!) when it comes to this. Me, I don't like 'em. And I'm sure as hell ain't makin' apologies for 'em.

Oh, cette conversation est géniale ! Surtout quand on a toutes les cartes en main. Savoir que Molly est en train de découvrir l'essence même de ce qu'est un esprit, constater une fois de plus l'intelligence et l'ouverture d'esprit de Sam et l'inflexibilité de Dean sur le sujet... c'est passionnant.

Et la curiosité de Molly nous permet de répondre aussi à quelques questions qu'on n'a pas franchement l'occasion ni le temps de se poser en temps normal. Après tout, une fois brûlés les os du corps qui a appartenu à l'esprit, que se passe-t-il ?

Molly : So, if you manage to put Greeley to rest, too… what happens to him ?
Dean : Lady, that answer is way beyond our pay grade.
Molly : You hunt these things but you don’t know what happens to them ?
Dean : Well, they never come back. That’s all that matters.
Sam : After they let go of whatever’s keeping them here, they just go. I hope someplace better, but we don’t know. No one does.
Molly : What happens when you burn their bones ?
Sam : Um… well, my dad used to say that it was like death for ghosts, you know ? But the truth is, we still don’t know. Not for sure. I guess that’s why we all hold onto life so hard. Even the dead. We’re all just scared of the unknown.%%

C'est vraiment marrant que Molly se montre aussi intéressée. Pourtant, sur le coup, je n'ai pas franchement percuté. Trop plongée dans l'ambiance terrifiante de l'épisode, j'imagine.

Moins une, donc, lorsque Sam finit par craquer l'allumette libératrice.

Et jamais l'agonie du fantôme ne nous a paru aussi atroce.

Mais voilà, bien sûr, ce n'est pas fini. Molly cherche toujours son mari. Et les Weuh savent que cette fois, ils ne vont pas pouvoir y couper. Ils savent où est David. Et ils vont conduire une Molly soulagée jusqu'à lui... jusqu'à une maison... où David est en train de se lever... aux côtés d'une autre femme.

Le choc... probablement autant pour nous que pour la pauvre Molly.

Sam : That’s David’s wife. I’m sorry, Molly. Fifteen years ago, you and your husband hit Jonah Greeley with your car. David survived.
Molly : What are you saying ?
Dean : We’re saying that there isn’t just one spirit haunting Highway 41, there are two... Jonah Greeley and you.
Sam : For the past fifteen years, one night a year, you’ve been appearing on that highway.
Molly : No, that’s not possible. It was our anniversary. February 22nd...
Sam : 1992.
Molly : Yes.
Dean : Molly, it’s 2007.
Molly : Oh, God.

Et tout cela, les Winchester le savaient. Ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'est que Molly ne sache pas qu'elle était morte. Alors ils se sont servis d'elle pour aller jusqu'au bout de leur chasse. Bien à contre-coeur, cela dit.

Sam : Molly, we brought you here so you could move on.
Molly : No. I have to tell him.
Sam : Tell him what ? That you love him ? That you’re sorry ? Molly, he already knows that. Look, if you wanna go in there, we’re not gonna stop you.
Dean : Yeah, but you are gonna freak him right out. For life.
Sam : David’s already said his goodbyes, Molly. Now, it’s your turn. This is your unfinished business.

Molly : What am I supposed to do ?
Sam : Just… let go of David, of everything. You do that, we think you’ll move on.
Molly : But you don’t know where ?
Sam : No. But Molly, you don’t belong here. Haven’t you suffered long enough ? It’s time. It’s time to go.

Et voilà... pas de feu de joie, pas de gros sel, pas d'incantation... pour la première fois, on voit un fantôme se casser par la grande porte. Et c'est Tricia Helfer.

Pfiou, quel épisode magnifique. Il en faut un comme ça, de temps en temps pour redonner un peu d'espoir dans une série tellement sombre et où on a l'impression à chaque épisode de s'enfoncer un peu plus dans les ténèbres. Et c'est presque réconfortant pour Sam et Dean de voir ça, j'imagine.
Ca remet beaucoup de choses en question. Trop, peut-être, comme Sam va en faire l'amère expérience dans l'épisode suivant.
Et puis vous savez quoi ? Je ne pourrai plus jamais entendre la chanson "House of the rising sun" sans repenser à Tricia, maintenant.
Fabuleuse bande-son... et merveilleuse actrice.
Après le défilé de petites pouffiasses sur-brushées qu'on s'est tapé jusqu'à présent, que c'est bon de voir une femme de trente ans, belle à en crever et si simple et naturelle... c'est ce genre-là qui vous fait chialer, au bout du compte. Bravo, Tricia.

 

215 : Tall tales

Ah ah ah, le bon épisode comique qu'on n'attendait plus, celui qui vous détend bien du slip dans une saison où c'est quand même pas la franche rigolade. ENFIN les frères Winchester apparaissent comme ce qu'ils sont : deux gros lourdingues à cervelle microscopique. Ca fait du bien de se payer un peu leur fiole. Eh oh, hein ? Avec tout ce qu'ils nous en font baver, ce n'est que jus-tice !

Donc, pour une fois, les frères W. se font avoir comme des bleusailles. Même Dean.
Une ville, des choses bizarres, mais bizarres de manières très différentes. Un prof défenestré, un type qui se fait dévorer par un alligator, un autre qui se fait enlever par des extra-terrestres qui l'obligent à danser un slow, entre autres horreurs.

C'est du pur nawak de chez nawak. Même pour les Winchester. Superbe clin d'oeil à tout ce qu'ils nous font avaler depuis le début de leur série. Parce qu'on en a gobé, mine de rien, des trucs hallucinants. Limite on se demande même si en insistant un peu, ces vicelards-là n'auraient pas pu nous y faire croire, aux aliens romantiques.
Et pourtant, regardez comme ils tordent le nez, les Weuh. Entre fou rire et consternation, pareil, ils ont perdu tous leurs repères, là.

Le meilleur, c'est quand même cette parodie d'eux-mêmes qu'ils nous livrent. Avec au fond un discours teinté de sérieux... Cela fait presque deux ans qu'ils sont sur la route ensemble... et il y a forcément des moments où ils ne se supportent plus, où ils ont juste envie de se balancer par la tête tout ce qui leur passe sous la main, et c'est bien normal. Ce sont des frères, et si je devais me coltiner le mien pendant deux ans, je pense que l'un de nous deux en sortirait les pieds devant, et ce serait lui.
Bref, Dean Et Sam se disputent comme des chiffonniers et nous sortent un grand classique de la narration télévisuelle : c'est celui qui dit qui y est. A savoir qu'ayant appelé Bobby à la rescousse, ils lui racontent leur version des faits en parallèle, en arrangeant les choses à leur propre sauce respective. C'est forcément à se pisser dessus. (Heureusement que mon canapé n'est plus à ça près.)

Quand Sam raconte leur soirée, il interroge sagement des étudiants pendant que Dean se lève une poissonnière et boit comme un ivrogne.

Lorsque Dean le reprend, c'est pour faire de sa conquête une bombe surintelligente aveuglée par son charme.

Etudiante : My God, you are attractive !
Dean : Thanks. But no time for that now. You need to tell me about this urban legend. Please ? Lives are at stake. (Pincez-moi, je rêve tout debout !)
Etudiante : Sorry, I can't even concentrate. It's like staring into the sun.

Et toujours dans la version de Dean, bien sûr, Sam intervient de son petit ton pointu de bonnet de nuit. C'est pas grand-chose de plus, mais c'est juste tellement pile poil ça que j'ai cru que j'allais m'étrangler.

Sam : Dean, what do you think you're doing ?

S'ensuivent les blablablas que Dean lui met dans la bouche et qui sont à pleurer de rire.
La vengeance vient juste après lorsque Sam reprend la narration. Et fait de son frère un affreux goinfre qui passe toute la séquence d'interrogation avec la bouche pleine.

(Comment il fait pour s'en rajouter davantage dans le bec, je l'ignore. En tout cas, Jensen est tellement sur le point de partir en fou rire que je me suis quasiment roulée par terre. Monstrueux. )

Et comme on est partis dans la surenchère, la riposte ultime : racontant un autre interrogatoire, cette fois, Dean se lâche. Le portrait qu'il fait de son frangin est juste... mais c'est tellement ça que c'est irrésistible, quoi !

Sam : So you and this guy, Curtis, you were in the same house ?
Frat Guy : Yeah.
Dean : You heard of what happened to him right ?
Frat Guy : Yeah, he said it was aliens... but you know, whatever.
Sam : Look man, I know this all has to be so hard...
Frat Guy : Not so much.
Sam : But I want you to know... I'm here for you. You brave little soldier. I acknowledge your pain. Come here.

Sam : Too precious for this world.

Je meurs !

Sam : I never said that !
Dean : You're always saying pansy stuff like that !

Et pendant tout ce temps, alors que ces deux absolus crétins racontent tout l'histoire à Bobby, le vieux loup les écoute en les toisant de l'oeil de celui qui a tout compris, mais qui attend quand même qu'ils aient fini pour leur flanquer la misère qu'ils méritent.

Parce que ces deux pauvres burnes trouvent quand même le moyen de se friter comme deux branleurs pré-pubères, faut voir le truc ! S'accusant l'un l'autre, qui de laisser traîner ses chaussettes sales, qui de laisser moisir sa bouffe dans le frigo, qui d'être blindé de TOC (on se demande bien qui, hem... ), qui d'avoir piqué l'ordi pour mater des sites de cul, qui, enfin, d'avoir dégonflé exprès les pneus de l'Impala... Bref, les deux bouffons en viennent aux mains. Non, vous ne rêvez pas.

Ah, ils sont beaux, les pourfendeurs de zombies !

(Joli clin d'oeil une fois de plus aux baffes très sexy qu'ils ont l'habitude de se mettre. Là, pour le coup, c'est tellement surjoué et grimaçant qu'on a presque honte d'aimer ça d'habitude. )

Et pourtant, Dean n'est pas loin de comprendre ce qui se passe, trouvant dans cet enchaînement de meurtres et enlèvements burlesques une certaine poésie. Le grand truc, lui, manque bien trop d'imagination dans son cerveau tout mou de premier de la classe pour ne serait-ce qu'effleurer la vérité. Heureusement, Bobby est là. Le vieux Bobby qui a roulé sa bosse. Et s'il y a quelqu'un qui peut leur faire la leçon, mieux encore que John Winchester ne l'aurait fait, c'est bien ce vieux Bobby.

Bobby : If you two had bothered to pull your heads out of your asses, it all would’ve been pretty clear.
Dean : What ?
Bobby : What you’re dealing with.
Dean : I got nothing.
Sam : Me neither.
Bobby : You got a trickster on your hands !
Dean : That’s what I thought !
Sam : No you didn't !

Un magicien, eh oui. Un coquin de magicien qui prend son pied en foutant la merde partout où il passe. Et s'il peut en plus foutre la merde entre deux chasseurs qui sont à ses trousses, hé... il va pas se gêner, le gars !

C'est donc lui qui a chourré l'ordinateur de Sam et dégonflé les pneus de la Metallicar. Je ne donne pas cher de ses fesses si Dean le chope.
De manière fort amusante, il y a une certaine connexion depuis le début entre lui et Dean, on le sent bien. D'ailleurs, l'accueil qu'il lui offre est tout à fait digne de Winchester aîné.

Dean : Look man, I gotta tell you, I dig your style, you know. I mean... I do. I mean… phew ! And the slow dancing alien...
Janitor : One of my personal favorites !

Mais bon, malheureusement, malgré tout le respect que Dean peut avoir pour ce genre d'espiègle individu, va un petit peu falloir le tuer. Charmant hommage aux scènes de baston de la série... ici, Dean se fait assommer à coups de grololos et Bobby échappe de peu au massacre à la tronçonneuse... Mais Dean finit par embrocher le gus qui n'a pas levé le cul de son fauteuil, un peu facilement, tout de même, même pour Supernatural.

Et pour moi, le bouquet final, l'auto-dérision portée à son paroxysme, c'est bien sûr la scène où une fois sortis du bâtiment, sur le point de monter dans la caisse, les deux frangins nous la jouent tout gênés, des larmes dans les yeux, osant à peine se regarder.

Sam : Dean, I... I'm...
Dean : Hey, me too.

Et ce vieux Bobby qui les interrompt, Dieu merci : "You guys are breaking my heart ! Can we please just leave ?"

Enormissime ! Ah, merci, les gensses de SPN. C'était trop bon, et surtout très intelligent de se moquer de vous-mêmes de cette manière. C'est sûr que c'est drôle, comme enquête, mais le plus hilarant, c'est bien sûr l'auto-critique qui pointe son museau à chaque recoin... j'ai adoré, c'était grandiose !

Et bien sûr, le twist ultime, c'est que malgré ça, ils n'ont même pas réussi à liquider le VRAI magicien, ces gros blaireaux !

 

Et quand Number Six rencontre les frères Winchester...

... ça donne quoi ?

Ben forcément l'un des épisodes les plus classes et les plus ravissants de la série, à l'image de Tricia Helfer. Et une grande claque pour votre hôtesse qui découvrait pour la première fois sa Caprica chérie dans un autre rôle.
Demain sur le Blog de la Sorcière, ma foi...

(Enfin, si tout va bien... )

 

Boys will be boys

Bon, c'est pas tout ça, mais je jongle sévère, moi, avec ma patte atomique (patatomique), alors dans la série rigolons un coup, il y a quand même Jared et Jensen qui sont deux gros abrutis, et c'est tant mieux. Ils ont réussi à m'arracher un sourire. Y m'faut pas grand-chose, vous me direz.

(Vous voyez... ça c'est un crâne superbe !)

(Non, ce crâne-là, par contre, n'a rien de sexy.)

(Ces connards, qu'est-ce qu'ils doivent se marrer... je les hais.)

 

214 : Born under a bad sign

Beuâh, ptain, le début de cet épisode c'est atroce.
On attend le premier larcin du "Super" du jour, comme d'hab, et pas du tout. Limite malgré le sang qui gicle et les hurlements des victimes, on préférerait. Car on se mange dans la tête un Dean tout éploré qui appelle Ellen pour la quarantième fois, parce qu'il cherche son Sam depuis une semaine. WHAT ???

(Cette gueule-là me brise le coeur. Une semaine sans nouvelles de son frère, on imagine son état d'anxiété... )

Oh, il le retrouve dans la demi-minute qui suit. Une piaule d'hôtel minable. Tout plein de sang. Complètement prostré, le Sammy. WHAAAAAT ???

(Ah non, ne vous touchez pas !)

Sam : Dean... I don't remember anything.

Okaaaaay !
Gros black-out, donc, pour le grand truc qui a tout oublié des bêtises qu'il a pu faire, et je peux vous dire qu'à ce stade de la série, ça fait sacrément flipper. On le sentait venir, mais que ça arrive comme ça sans prévenir à une grosse poignée d'épisodes de la fin de la saison, euh... Non, quoi ! On n'est pas prêts, on veut encore les voir traîner leurs guêtres aux quatre coins des States en se foutant de la gueule de l'autre !
Bref, au lieu d'enquêter sur le "Super" du jour, les Winchester vont enquêter sur eux-mêmes. Et Sam n'a jamais mis autant d'ardeur à découvrir ce qui s'est passé tandis que Dean temporise, traînasse, fait celui qui comprend pas.
Pourtant, les preuves sont accablantes : du sang qui n'est pas le sien, un grand couteau hémoglobiné dans une caisse volée et bien d'autres. Sam n'a décidément pas été très très sage pendant son petit voyage.
Non, pas très sage.

Une caméra de sécurité permet de se repasser cette scène d'anthologie à volonté.

Eh ben mon cochon !
D'autant que le monsieur était un... chasseur.
Oh, la gueule de Dean qui regarde son frère égorger l'un des leurs, c'est énorme.

Alors Sammy, bien sûr, voyant ça... tendre le flingue au grand... allez, shoot me, big boy.

Sam : I don’t wanna hurt anyone else. I don’t wanna hurt you.
Dean : You won’t. Whatever this is… you can fight it.
Sam : No. I can’t. Not forever. Here, you’ve gotta do it.
Dean : You know, I’ve tried so hard to keep you safe.
Sam : I know.
Dean : I can’t. I’d rather die.

Sam : No. You’ll live. You’ll live to regret this.

Woah, il lui met un pain !

J'en étais sûre ! Bien belle scène. Juste dommage que ce ne soit pas Sam, quoi. Prochaine étape... Jo, qu'on retrouve au fin fond du Minnesota, dans un rade bien pourri, en train d'essuyer des tables.

Beuâh. Toxique, le Sammy. Tout ce discours empoisonné sur Dean et le fait qu'elle en pince pour lui. Je lui aurais décanillé la tronche à coups de bouteilles vides, moi, au gaillard.

Ce qui est amusant, c'est que c'est tout à fait ce qu'un evil-Sam pourrait dire, quelque peu jaloux du succès de son frère, lui qui a bien du mal à gérer son relatif succès auprès des femmes. Ca pourrait fâcher de voir toutes les meufs s'évanouir sur le passage de Dean. Parce que là, clairement, ça semble l'agacer.

Sam : Look I know how you feel about my dad. And I can’t say I blame you. He was obsessed, consumed with hunting. And he didn’t care who got caught in the crossfire. And I guess that included your dad. But that was my father. That’s not me.
Jo : What about Dean ?
Sam : Well, Dean’s more like my father than I am, but… Boy, you’re really carrying a torch for him, aren’t you ? I’ll take that as a yes. It’s too bad. ‘Cause, see, Dean... he likes you, sure, but not in the way you want. I mean, maybe as kind of a little sister, you know ? But romance… that’s just out of the question. He kind of thinks you’re a schoolgirl, you know ? I’m not trying to hurt you, Jo. I’m telling you because I care.

Jo : That’s real kind of you, Sam.
Sam : I mean it. I care about you a lot.

Wow wow wow ! Touche pas à la petite soeur, gros empaffé !

(C'est vrai, hein. Quand j'ai vu que Jo revenait, j'ai tout de suite pensé que c'était pour sa sortie. Malheureusement, ça aurait pu être super bien exploité, mais elle a vraiment trop l'air d'être leur petite soeur de 14 ans. Il aurait fallu une actrice un poil moins juvénile, même si Alona Tal est excellente. Dommage.)

Euh, bref...

Mais z'enfin...
En plus avec l'envergure que ça a... bonjour pour se libérer d'un truc pareil, hein. Bref, Jo, tu es dans la merde. Le petit côté romantique cracra bien tordu de cette scène est tout à fait juste bien. Sacrés démons.

Et puis toute la vérité sur l'histoire entre leurs deux pères... brrrrr...
Pauvre Jo. Tellement croque du mec qu'il faut pas. Après ce que lui raconte Sam, comment est-ce qu'elle pourrait envisager de poser les yeux chaque jour sur le fils de John Winchester sans penser instantanément à ça ?

Jo : The thing showed up. John got too eager. He jumped out too soon, got my dad exposed out in the open. The thing turned around… and killed him.
Sam : Hmmm… not quite.
Jo : What ?
Sam : What ? Oh. See, it hurt him, but it didn’t kill him. You really don’t know the truth, do you ? I bet your mom doesn’t either.
Jo : Know what ?
Sam : You see, Bill was all clawed up. He was holding his insides in his hands. He was gurgling and praying to see you and Ellen one more time. So, my dad... killed him. Put him out of his misery like a sick dog. (AAAAAAH !)
Jo : You’re lying.
Sam : I’m not. It’s true. (En chantonnant) My daddy shot your daddy in the head…

Pouah !
Pauvre choupette. C'était tellement pas nécessaire, comme truc. Tout ça pour quoi ? Pour que Dean se pointe, bien sûr. "Like daddy like daughter. You're bait."

Oh, le ciiiiinooooche qu'il fait aussitôt que Dean arrive, même moi je n'y ai pas cru. Bouhouhouh, je peux pas combattre ce qui m'arrive, pourquoi tu m'as pas tué, achève-moi, bouh, snif. Ben voyons. Tire sur la corde sensible, gros enfoiré. Ca se voit pas du tout que c'est un test, va.

Sam : What the hell is wrong with you, Dean ? Are you that scared of being alone that you’d rather let Jo die ?!

Ah, that's my boy ! Un petit coup d'eau bénite pour vérifier ! Ah ah, ça fume, l'ami ! Ca sent son exorciste à dix kilomètres ! (Et entre nous, on est grave rassurés. Je fais ma maligne, là comme ça, un mois plus tard, mais sur le coup, j'avais plus une goutte de sang qui circulait. )

Bref, notre Sammy est possédé. Et après avoir tué (qu'il croit) Dean comme un chien au bord de l'eau...

... on va découvrir qu'en fait, il s'agit de "Meg", enfin, le démon qui possédait Meg qui est revenu des Enfers pour se venger, la salope.

Entretemps, Jo (que j'ai toujours envie d'appeler Meg, ce qui est très pratique) nous repêche l'autre Winchester et nous le recoud que ce gros bébé couine comme un hamster en invoquant tous les diables de l'enfer.

Jo : Don’t be a baby !
Dean : God !
Jo : All right, almost... all right, got it, got it.
Dean : You’re a butcher.
Jo : You’re welcome.

Regrets éternels. J'adore leur dynamique. Mais d'une part, je ne suis pas étonnée de l'issue, et d'autre part, je la trouve logique, presque bienvenue. Jo n'a pas à s'imposer ça. Elle est jeune, elle oubliera. Je le lui souhaite.
Alors quand Dean lui intime de ne pas le suivre...

Dean : I can’t say it more plain than this : you try and follow me, and I’ll tie you right back to that post and leave you here. This is my fight. I’m not getting your blood on my hands. That’s just how it’s gonna be.

Et lui assure qu'il la rappellera en n'osant même pas la regarder dans les yeux...

Jo : No, you won't.

Eh non, ma pauvre Jo. Parce que tant qu'il a Sam dans les pattes, il n'a pas besoin de toi, ni même de personne. Adios, petite. Dommage, car je t'aimais bien.

(Je n'ai pas vu la saison 3, mais j'imagine qu'on n'est pas près de lui refaire coucou. Je croise les doigts quand même.)

Futé comme il est, Dean s'en va tout de suite chercher l'aide de Bobby. Ah, Bobby. J'adore Bobby. Probablement le meilleur personnage secondaire de la série. Criant de vérité. On veut tous un Bobby.

Bien con, le démon qui possède Sammy. Parce qu'aller se fourrer dans les pattes de Bobby, c'est quand même tranquille aller simple pour l'Enfer. (Le vieux renard qui lui fout de l'eau bénite dans la bibine, j'ai failli en claquer de rire tellement c'était énorme. Je l'imagine bien faire ça chaque fois qu'il a un visiteur ! )

Mais pas sans faire un maximum de dégâts, bien évidemment. Et oh putain, Jared maîtrise à merveille le "plan laugh". De le voir rire de manière aussi démoniaque, ça m'a fait marrer comme une baleine !
Bref, notre démon récalcitrant nous bousille la jolie clé de Salomon et se libère avec un beau sourire de bâtard. Ouh, c'est un dur. Balance quelques patates dans la tête de son frère, voilà, ce serait dommage de s'en priver.

(Par Zeus, mais ARRÊTEZ DE VOUS TRIPOTER !!!)

Sam : You know, when people wanna describe the worst possible thing, they say, “It’s like hell.” Well, there’s a reason for that. Hell is like... well, it’s like hell. Even for demons. It’s a prison made of bone and flesh and blood and fear. And you sent me back there.
Dean : Meg.
Sam : No. Not anymore. Now, I’m Sam. By the way... I saw your dad there. He says, “Howdy.” (Shut your mouth, bitch !) All that I had to hold onto was that I would climb out one day, and that I was gonna torture you, nice and slow. Like pulling the wings off an insect. But whatever I do to you, it’s nothing compared to what you do to yourself, is it ? I can see it in your eyes, Dean. You’re worthless. You couldn’t save your dad. And deep down…you know that you can’t save your brother. They’d have been better off without you.

(C'est moi ou d'épisode en épisode c'est de pire en pire, en fait ?)

Enfin bref, la drôlesse finit par se casser, merci Bobby...

Et Dean nous conclue cette séquence haletante par une bonne mandale dans la fragile frimousse du cadet redevenu lui-même, et qui ose nous balancer un honteux "Did I miss anything ?"
Ta gueule, Blanche-Neige.

Et vous savez quoi ? Ca m'a achevée de les voir se marrer à la fin de cet épisode. Totalement. Ils se marrent, ces deux cons.

Dean : Sam, when Dad told me that I might have to kill you…it was only if I couldn’t save you. Now, if it’s the last thing I do, I’m gonna save you.
Sam : What ?
Dean : Nothing.
Sam : Dean, what ?
Dean : Dude… you, like, full-on had a girl inside you for, like, a whole week. That’s pretty naughty !

Riez, riez. Ca durera pas.

 

213 : Houses of the holy

Reposant, cet épisode. Légèrement détaché de l'intrigue générale, ce qui ne fait jamais de mal, curieusement, dans Supernatural, là où j'ai tendance à beugler comme un porc (oui, le porc beugle, je vous l'apprends) à l'approche du moindre "loner" dans des séries telles que BSG. Non, dans SPN, j'aime bien. Entre deux machins qui vous arrachent des larmes ou des cris d'hystérie, par Belzébuth, ça fait du bien.
Et en même temps, la malédiction des Winchester n'est jamais très loin et elle fait parfois un retour fulgurant qui va nous les laisser tout pantelants sans prévenir. Et ça, c'est excellent. Je me surprends à regarder les épisodes en attendant le moment où le parallèle entre l'intrigue du jour et la vie des frères W. va me frapper. Y a pire, pour une Sorcière, je peux vous le dire.

Eh bien aujourd'hui, donc, nos frangins enquêtent sur une apparition angélique qui, semble-t-il, s'en va piocher dans les rebuts de l'humanité pour en faire des héros rédempteurs.

Qui une pute héroïnomane, qui un dégénéré, qui un grand truc qui fricote avec les démons. Et chaque fois, cette blanche et lumineuse apparition va donner à ses petits soldats une mission : débarrasser le monde d'un criminel que personne ne soupçonne. Alors bien sûr, chaque fois, le petit soldat se fait choper. Mais il s'en fout. Il la tient, lui, sa rédemption. Et pourtant, il y avait du boulot.

C'est dans ce contexte qu'on retrouve notre Sammy en habit d'infirmier pour enquêter sur cette affaire. Quand tu veux tu viens me faire la piqûre de sagesse, baby.

Pendant ce temps, Dean est assigné à domicile, enfin, à chambre d'hôtel, étant donné qu'il est maintenant un meurtrier recherché de tous. Et par ma barbe, qu'il est drôle, cet imbécile, allongé béatement sur son lit qui vibre avec sa musique de sauvage dans les oreilles. Quel gros bébé.

Dean : Hey. Man, you gotta try this, I mean there really is magic in the Magic Fingers.
Sam : Dean, you're enjoying that way too much, it's kind of making me uncomfortable.

Roh là là, mais il peut pas décoincer un peu, de temps en temps, l'enfant de choeur ?

Et un peu plus tard...

Dean : Did you bring quarters ?
Sam : Dude, I'm not enabling your sick habit. You're like one of those lab rats that pushes the pleasure button instead of the food button until it dies.
Dean : What're you talking about, I eat.

Oui, ça, c'est clair. Et même pour deux. Le délicat Sammy, lui, on ne le voit pas souvent porter de la nourriture terrestre à sa petite bouche de jeune fille vierge.
Bref, ils sont charmants. D'autant plus dans leurs différences qui sont nombreuses.

Et puis décidément, je l'adore, ce dégénéré de Dean ! Sam est tellement chiant, et lui est tellement... basique... Un mec, quoi. Moi j'aime les mecs basiques. C'est les plus cools ! Les Sam sont tellement compliqués.
Du coup, très vite, le fossé se creuse. Les anges, Sam serait tout à fait disposé à y croire. Après tout, ils ont vu tellement de choses bizarres, pourquoi pas des anges ? Dean, lui, est bien trop désabusé et endommagé pour être tenté d'imaginer qu'une force supérieure bienfaisante puisse exister.

L'ironie du sort c'est qu'au cours de l'enquête, il se fait passer pour un fervent dévôt devant le prêtre de la paroisse touchée par ces meurtres.

Et en apercevant Saint Michel sur un tableau, j'ai tout de suite pensé à Carnivàle qu'en fait, si les anges n'existent pas, et encore moins les féroces pourfendeurs de démons tels que l'archange Michel armé de sa lance, Sam et Dean, à leur manière, lui ressemblent un peu.

Et puis on découvre avec stupéfaction que Sam prie tous les jours. Dean est sous le choc. Mais il ne se moquera pas. Il est juste complètement choqué. En même temps, c'est tellement logique que Sam ait la foi. S'il ne l'avait pas, il n'aurait pas survécu jusque là, probablement. Quand on voit l'équilibre qu'il parvient à conserver malgré tout, là où son frère part en live toutes les trois secondes, est-ce si étonnant ?
Le retour de la malédiction, il est là. Avec l'évocation de Mary Winchester qui sans le vouloir, presque autant que son mari, a conditionné Dean à ne croire en rien. Pauvre Mary. Comme ça lui ferait de la peine d'entendre ça, de savoir que la dernière chose qu'elle ait donnée à son fils, c'était une fausse promesse.

Dean : Okay, all right. You know what ? I get it. You've got faith. That's... hey, good for you. I'm sure it makes things easier. I'll tell you who else had faith like that. Mom. She used to tell me when she tucked me in that angels were watching over us. In fact, that was the last thing she ever said to me.
Sam : You never told me that.
Dean : What's to tell ? She was wrong. There was nothing protecting her.

Pauvre Dean. Je déteste ce rictus mécanique avec ces yeux remplis d'une tristesse infinie.

Dean : There's no higher power, there's no God. I mean, there's just chaos, and violence, and random unpredictable evil that comes out of nowhere and rips you to shreds. You want me to believe in this stuff ? I'm going to need to see some hard proof. You got any ?

Au final, donc, Sam fait lui aussi l'expérience de cette apparition et est plus que prêt à y croire. Le pire, c'est que ça lui va bien, ce halo de lumière, à lui qui ironiquement apparaît de plus en plus comme l'outil du pire des démons.

Déçu dans ses croyances, le pauvre Sam. Il s'avère, comme Dean le soupçonnait dès le début, que l'"ange" n'était que l'esprit d'un prêtre assassiné auquel son confrère n'a jamais pu administrer les derniers sacrements. Et qui a répondu, en bon chrétien, aux larmes et aux prières de son ami, désespéré de voir sa paroisse partir en couilles. Le plus déchirant, c'est que le père Gregory se prend pour un ange. Et c'est terrible de lui apprendre qu'il n'en est pas un.

Allez hop, déballez-moi les saints sacrements et on n'en parle plus.

Pendant ce temps, Dean fait tout pour arrêter un meurtrier dont Sam devait se charger. L'action pour Dean, le mystique pour Sam. Et pourtant, chacun va sortir de cette histoire avec une nouvelle vision. Pour Dean, ce sera s'ouvrir à la possibilité d'une justice venue d'en haut lorsqu'il voit sa proie se faire embrocher lors d'une course-poursuite.

(Par ce qui pourrait fortement ressembler à la lance de Saint Michel.)

Pour Sam, c'est admettre que leur vie l'amène peut-être à croire trop fort.

Sam : I don’t know, Dean, I just, uh, I wanted to believe so badly. It’s so damned hard to do this, what we do. All alone, you know. And… there’s so much evil out in the world, Dean, I feel like I could drown in it. And when I think about my destiny, when I think about how I could end up…
Dean : Yeah, well, don’t worry about that, all right ? I’m watching out for you. (Aaaaaaw... )

Sam : Yeah, I know you are. But you’re just one person, Dean. And I needed to think that there was something else watching too, you know ? Some higher power, some greater good. And that maybe I…
Dean : Maybe what ?
Sam : Maybe I could be saved.

Poor Sammy. Il m'a fait beaucoup de peine, sur ce coup-là. Jolie fin douce-amère pour un épisode apparemment banal mais qui nous dévoile énormément de choses sur nos deux lascars. A vrai dire, je n'aurais jamais cru qu'ils puissent être capables d'évoquer leur foi (ou non-foi) en des termes aussi clairs.

*prend une grande inspiration pour le prochain épisode*

 

212 : Nightshifter

Ah ah ah, le gros épisode trop impossible à reviewer !
En attendant, décidément, les métamorphes, ça ne leur réussit pas, aux frères Winchester. A chaque fois qu'ils en croisent un, c'est pour se retrouver avec les flics au cul d'importance. Cet épisode, c'est celui de la plongée sans appel dans la cavale et la vie de criminels. Finie la gentille balade, après ça, on va sursauter à chaque fois qu'on verra l'ombre d'une bagnole de police, d'autant que les choupitrognes des Weuh vont être placardées un peu partout. Voilà qui va bien leur faciliter la tâche qui est déjà, rappelons-le, une véritable promenade de santé.

Pour faire court (ouais, c'est ça), Dean et Sammy-Boy enquêtent sur une série de hold-ups un peu bizarre étant donné que les coupables, des employés modèles, ont un peu tendance à mourir bêtement après leurs menus larcins.
La réponse, c'est un bon gros geek qui la leur donne alors qu'ils se font passer pour des (très beaux) agents du FBI.

(Han Solo, qu'il y a marqué sur celle de Sam !)

"Mandroids."

(Le coup du cyberman, j'ai cru que j'allais mourir.)

Ronald : Chinese been working on 'em for years, and the Russians before that. Part man, part machine, like the Terminator, but the kind that can change itself, make itself look like other people.

Ce type, Ronald, est de ces personnages secondaires qu'on aime croiser. Parano à mort, il leur a quand même sacrément mâché le travail. C'est triste de voir Sam lui rabattre son caquet de nerd en disant que mon brave, les "mandroids", ça n'existe pas, alors calmos.

Même Dean en reste sur le cul, lui qui pourrait sortir une à une toutes les répliques cultes de Terminator 2.

Sam : What, are you pissed at me or something ?
Dean : No, I just think it's creepy how good of a Fed you are. I mean, come on, we could have at least thrown the guy a bone. He did some pretty good leg work here.
Sam : Mandroid ?
Dean : Except for the Mandroid part.

Alors les W. infiltrent ce qu'ils pensent être la prochaine banque braquée. Bingo.

Et là, ça part façon vrille, un truc de malade. Une prise d'otages, des blessés, les femmes qui s'évanouissent à chaque fois que Dean fait un geste, un suspect qui change de visage à volonté, la surenchère médiatique, le FBI qui s'en mêle, et bien entendu, les Winchester qui sont les seuls à savoir ce qu'il se passe vraiment. Les voilà aspirés dans un engrenage et une psychose dont on sait d'emblée qu'ils ne sortiront pas tout blancs. Cette fois, les Weuh, ils sont plus que dans la merde. On ne voit vraiment pas comment ils peuvent s'en tirer à bon compte. Mais le résultat, c'est un huis-clos virevoltant, à couper le souffle, au suspens incroyablement efficace, sans conteste l'un des loners les plus réussis de cette saison.

Malgré la remarquable maîtrise des Winchester, il y a des pertes. Notamment Ronald, preneur d'otages malgré lui et qui avait si bien capté ce qui se passait. Futé, sans doute, mais pas un chasseur. Abattu comme un chien par les flics depuis dehors sous les yeux désolés des deux frères.

Dean : Sorry, Ron.

Et puis cette fois, la menace policière a un nom et un visage, c'est l'agent Victor Henricksen. Ca aurait pu être Tommy Lee Jones tellement on sent chez ce type l'obsession de coffrer Dean Winchester le fuyard, le monstre, l'assassin. Avec un type comme ça à ses trousses, Dean est mal. D'autant que si sa connaissance encyclopédique de la manière dont on échappe à des flics un peu trop collants lui rend service dans cet épisode, elle ne fait malheureusement que l'enfoncer davantage aux yeux de l'agent du FBI qui veut sa peau.

Non, ce n'est vraiment pas un amateur. C'est un danger public. Un danger qu'il faut analyser et arrêter au plus vite. La conversation téléphonique entre l'agent et sa proie est d'une intensité incroyable. Le fait qu'il en sache autant sur Dean vous plante un grand poignard glacé dans les entrailles.

Henricksen : It’s my job to bring you in. Alive’s a bonus but not necessary.
Dean : Whoa. That’s kind of harsh for a Federal Agent, don’t you think ?
Henricksen : Well, you’re not the typical suspect, are you, Dean ? I want you and Sam out here, unarmed, or we come in. And yes, I know about Sam, too... Bonnie to your Clyde.
Dean : Yeah, well, that part’s true, but how’d you even know we were here ?
Henricksen : Go screw yourself, that’s how I knew. It’s become my job to know about you, Dean. I’ve been looking for you for weeks now. I know about the murder in St. Louis, I know about the Houdini act you pulled in Baltimore. I know about the desecrations and the thefts. I know about your dad.
Dean : You don’t know crap about my dad.
Henricksen : Ex-Marine, raised his kids on the road, cheap motels, backwood cabins, real paramilitary survivalist type. I just can’t get a handle on what type of wacko he was. White supremacist, Timmy McVeigh, tomato, to-mah-to.''(John, si tu nous écoutes... )
Dean : You’ve got no right talking about my dad like that. He was a hero.
Henricksen : Yeah, right. Sure sounds like it.

Teigneux, jusque-boutiste, grande gueule. Voilà un adversaire à la taille de Dean Winchester. Bonne chance, honey. Et entre nous, il chie un peu dans son froc, le freluquet, outre qu'il n'est pas content qu'on insulte Daddy.

Un assassinat plus tard (celui du métamorphe commodément transformé en jeune et rousse demoiselle) et au terme d'une cavalcade effrénée, grâce à un ultime tour de passe-passe qu'on ne voyait plus venir, nos deux gaillards parviennent à se faire la malle grâce aux fringues de deux SWATs...

Smart boys...

Mais dorénavant, va falloir se la jouer profil bas. Et encore...

Dean : We're so screwed. (Lamentablement traduit en français par : "Cette fois, on a eu chaud." Qu'on me trouve le coupable sur-le-champ !)

Eh bien ceci était tout à fait énorme. Que d'action et d'efficacité. Un superbe épisode de transition où l'on s'imagine les Winchester menottés toutes les trois secondes. Palpitant. Et l'on pousse un grand soupir de soulagement à la fin. Bien provisoire, cela dit, tellement l'avenir s'annonce compliqué pour Bonnie (arf) et Clyde. D'autant que dans quelques épisodes, ils s'en vont tâter de la prison. Gloups.

 

49 jours, 27 épisodes à voir...

Bref, va pas falloir traîner parce que j'ai bien l'intention de rattraper la diffusion en septembre.

Il faut donc que je regarde (et reviewe) 0,55 épisode par jour. On va dire que ça reste faisable.

(Et quand je vois le titre, je me marre.)

 

211 : Playthings

Oh, super ! Des poupées de porcelaine au teint bien blafard, une vieille baraque qui craque de partout, des gosses flippants, des portes qui grincent, des gens qu'on retrouve morts on ne sait pas pourquoi. Tout ce que j'aime !

Heureusement, au deuxième visionnage, finie l'angoisse. Une fois qu'on connaît le fin mot de l'histoire, ça ne fait plus peur pour un sou. Ca ennuierait presque, d'ailleurs.

Le truc, c'est qu'un mois après la disparition d'Ava, cette intrigue tombe à point nommé pour remonter un peu notre grand truc qui a la truffe sèche et le poil terne et qui a de plus en plus l'impression de ne servir à rien (hem) tout en regardant clamser tous ceux qui l'entourent.

(Ouhla ! Alerte, c'est le moment de la saison où je me remets à craquer pour la grande tige ! )

Alors même Dean s'étonne de le voir se jeter sur le premier cas qui se présente. Et il formule ça... un peu à ma manière, il faut bien l'avouer !

Dean : I just figured after Ava, there'd be more angst, more droopy music, and staring out the rainy windows. Okay, I'll shut up now.

Bref, les frères W. vont donc se choper une piaule dans ce vieil hôtel bien flippant, tenu par une single-mom très perspicace.

Susan : Let me guess. You guys are here antiquing ?
Dean : How'd you know ?
Susan : Oh, you just look the type. So, uh, a king-size bed ?
Sam : What ?! No, uh no, we're... Two singles ! We're just brothers.
Susan : Oh ! Oh, I'm so sorry.
Dean : What'd you mean that we look the type ?

Pauvre Dean ! Ca commence à vraiment l'inquiéter, cette histoire !
Ca m'éclate, ce genre de petit clin d'oeil. Et surtout, la manière qu'a Dean de réagir, à chaque fois, remettant ça sur le tapis. Tordant.

Dean : Of course, the most troubling question is, “Why do these people assume we’re gay ?”
Sam : Well, you are kind of butch. They probably think you’re overcompensating.

(Oh oui, genre et toi t'as pas du tout l'air d'une grande tafiole avec ton air de gentil épagneul pleurnichard ? )

D'ailleurs, vengeance quasi-immédiate lorsque notre petit couple s'en va fureter dans tous les recoins. Décidant d'aller jeter un coup d'oeil dans les appartements de la patronne, Dean feint un soudain intérêt pour la collection de vieilles poupées qu'il aperçoit dans l'entrebaillement de la porte.

Dean : Hey, are those antique dolls ? 'Cause this one, this one here, he has a major doll collection back home. Don't ya ? (*s'étrangle avec un bretzel*)
Sam : Big time !

Dean : Big time ! Yeah, you think he could come… well, we could come in and take a look ?
Susan : I don't know…
Dean : Please ? Please, I mean he loves them. He's not gonna tell you this, but he's always dressing 'em up in these little tiny outfits and I mean, you'd make his day. She would, huh ?
Sam : It's true !

Et il y a donc des poupées. Très laides, très vieilles, et dont comme par hasard on retrouve toujours un exemplaire dans la même position que le mort du moment. Qui pendu, qui en bas de l'escalier avec la tête à 180°...

Dean : Wow ! This is a lotta dolls. They're nice, they're not super-creepy at all...

Brrrr... Bref, ces poupées appartenaient à la mère de Susan. Tiens donc. Direct, les Weuh soupçonnent quelque envoûtement. Pendant ce temps, on ne se préoccupe guère des deux petites filles de la probloque... alors qu'on devrait étant donné qu'elle n'a qu'une petite fille.

Le truc étant que j'ai longtemps regardé les 4400 et que je sais que Conchita Campbell peut être hyper angoissante... même sans le vouloir. Donc dès le début je me suis méfiée d'elle, même si elle est adorable, dans le rôle de Maya. Elle a juste un truc un peu bizarre, cette gamine. L'air trop sérieux, trop adulte. C'est troublant. Alors forcément, elle est méga bien castée, dans cet épisode.

Mais voilà, en plein milieu, on nous balance quand même une énaaaaaurme beuverie de Sam que ça tient même pas l'eau de feu, ce genre de ptite pouliche.

Et en plus, il a l'alcool triste. Etonnés ?

Sam : I need you to watch out for me.
Dean : Yeah. I always do.
Sam : No, no, no. You have to watch out for me, all right ? And if I ever turn into something that I’m not… you have to kill me.
Dean : Sam.
Sam : Dean, Dad told you to do it. You have to.
Dean : Yeah, well, Dad’s an ass. (Et vlan, fantôme de John Winchester, prends ça dans ta grande face de fantôme !) He never should’ve said anything. I mean, you don’t do that, you don’t lay that kind of crap on your kids ! (C'est très vrai.)

Sam : No, he was right to say it. Who knows what I might become ? Even now, everyone around me dies !
Dean : Well, I’m not dying, okay ? And neither are you. Come on.
Sam : No, please. Dean, you’re the only one who can do it. Promise.
Dean : Don’t ask that of me.
Sam : Dean, please. You have to promise me.

(Comment résister ?)

Dean : I promise.
Sam : Thanks.

Et hop, charmant affal'Sam sur le plumard. Moi, le grand truc, je ne l'aime jamais autant que quand il est au lit !

(Guili-guili.)

Evidemment, le lendemain, Dean est bien tranquille qu'il ne se souvient plus de rien, même qu'en l'interrogeant il a cette réaction de soulagement fort rare chez lui.

(Bon, quand ils auront fini d'être aussi beaux, ils préviendront... je vais encore faire des rêves dégoûtants, moi !)

Et puis histoire de se foutre un peu de sa gueule alors qu'il gerbe tripes et boyasses...

Dean : You know there's a really good hangover remedy, it's a greasy pork sandwich served up in a dirty ashtray.
Sam : I hate you.
Dean : I know you do.

Bon, l'enquête maintenant. Il s'avère que la vieille baraque planque un big big secret et que la mamie de Teyla n'y est pas étrangère.

(Achevez-moi.)

Seulement les soupçons de Dean qui pensait la vioque capable de pratiquer le hoodoo enseigné par sa nanny créole ne tiennent pas la route. La pauvre est complètement paralysée suite à une attaque un mois plus tôt. Mais bien sûr, Arthur ! C'est parce que c'est Fantômette, la coupable ! Cette petite morveuse qui n'est autre que la soeur ratatinée de la vieille et que celle-ci parvenait à contrôler grâce au hoodoo (vous suivez ?) est maintenant complètement libre de ses mouvements puisque l'autre ne peut plus rien pour l'arrêter. Alors elle fout la merde, elle s'est trouvée une amie avec Tyler, la fille de Susan, et maintenant que Susan veut vendre l'hôtel, Fantômette pique sa crise ! Du coup, Fantômette veut tuer sa nouvelle copine histoire de ne pas rester toute seule.

C'est là bien sûr qu'intervient Sam malgré sa gueule de bois, lui qui a tellement besoin de sauver quelqu'un, c'est now !

Ironie du sort : si Fantômette a pété sa durite, c'est parce que sa soeur l'ayant rejetée si longtemps, elle a cru qu'elle ne l'aimait plus.

Maggie : You’d really do that for me ? Yes ? If you did, I’d let them go. But I don’t understand. You kept me away for so long. I thought you didn’t love me anymore. Okay… little sister.

Encore une histoire de fratrie contrariée ? C'est pas magnifique, ça ?
Alors voilà, la vioque clamse pour tenir compagnie à sa soeur pour l'éternité. Et permet ainsi à sa fille et à sa petite fille de partir en paix.

Du côté de l'autre fratrie qui nous intéresse, c'est pas si simple. Puisque Sam n'a pas oublié la promesse de Dean.

Dean : Feels good to get back in the saddle, doesn’t it ?
Sam : Yeah. Yeah, it does. But it doesn’t change what we talked about last night, Dean.
Dean : We talked about a lot of things last night.
Sam : You know what I mean.
Dean : You were wasted.
Sam : But you weren’t. And you promised.

Dean, mon pote, tu es dans une merde sans nom.
Et si toi aussi, un jour, tu étais obligé d'avoir recours à la sorcellerie pour contrôler un frère devenu incontrôlable ? Mmmh ?

(Sinon, j'espère que vous avez noté les superbes clins d'oeil à Shining, qui n'est pas un film que je porte dans mon coeur, mais tout de même, j'adore le bouquin. Il y en a un paquet. Le numéro de la chambre, la scène au bar, les petites filles... Hé hé.)

 

210 : Hunted

Apppffffff... Voilà un épisode d'une telle complexité et d'une telle richesse que je me demande bien par où le prendre...
Bon, disons que je vais passer rapidement sur l'intro qui nous présente un nouveau jeune très prometteur qui électrocute les gens comme bon lui semble et qu'on va tout de suite mettre dans le même panier que Sam étant donné que le monsieur aux yeux jaunes dont il parle à son psy ne laisse guère de doute. Pas de chance, ce jeune homme se fait poignarder dans un parking par un inconnu que nous aurons tôt fait d'identifier, cela dit.
Et en même temps, vu sur quoi on a laissé les frères Winchester à la fin du dernier épisode, on s'en fout un peu !

On se prépare au pire. Et c'est le pire qui se passe.

Dean : Before Dad died… he told me something. Something about you.
Sam : What ? Dean, what did he tell you ?
Dean : He said that he… he wanted me to watch out for you. Take care of you.
Sam : He told you that a million times.
Dean : No, this time was different. He said that I had to… save you.
Sam : Save me from what ?
Dean : He just said that I had to save you. Nothing else mattered. And if I couldn’t, I’d… (Oh, God... )
Sam : You’d what, Dean ?
Dean : I’d have to kill you. (Taaaaaaaah !) He said that I might have to kill you, Sammy.

Sam : Kill me ? What the hell is that supposed to mean ? (Euh, toi pas compris ?)
Dean : I don’t know.
Sam : I mean, he must’ve had some kind of reason for saying it, right ? Did he know the demon’s plans for me ? Am I supposed to go dark-side or something ?! What else did he say, Dean ?
Dean : Nothing. That’s it, I swear.
Sam : How could you not have told me this ?! (Et c'est parti... )
Dean : Because he was dead and he begged me not to.
Sam : Who cares ? Take some responsibility for yourself, Dean ! You had no right to keep this from me ! (Tu permets que je te mette la grande baffe que tu mérites, gamin ?)
Dean : You think I wanted this ? Huh ? I wish to God he’d never opened his mouth ! And I wouldn’t have to walk around with this screaming in my head all day !

Sam : We’ve just gotta figure out what’s going on then, what the hell all this means.
Dean : We do ? I’ve been thinking about this, I think we should just lay low, you know ? At least for a while. It’d be safer. And that way, I could make sure…
Sam : What ? That I don’t turn evil ? That I don’t turn into some kind of killer ?
Dean : I never said that.
Sam : Jeez, if you’re not careful, you will have to waste me one day, Dean !

J'hallucine. Sa réaction est juste... incroyable.
C'est vraiment cruel de balancer ça à la gueule de son frangin qui n'y est ABSOLUMENT pour rien et qui en chie depuis des mois sans moufter !
En même temps, comment on réagirait, nous ? J'en sais rien, mais putain, voir l'autre en face qui est juste en train de mourir de chagrin de déballer tout ça, ça me donne des envies de lui matraquer la tronche, au grand truc.

Dean : I never said that ! Damn it, Sam, this whole thing is spinning out of control ! You’re immune to some weirdo demon virus, and I don’t even know what the hell anymore. And you’re pissed at me, and I get it. That’s fine, I deserve it. (Pardon ?) But we lay low until we figure out our next move, okay ?
Sam : Forget it.
Dean : Sam, please, man. Hey, please. Just give me some time. Give me some time to think, okay, I’m begging you here. Please… please.

Mais mon pauvre Dean, mais d'où tu le supplies, ce grand naze ? Sérieux, le supplier de quoi ?

Qu'est-ce qu'il peut me gaver avec ses caprices, le Sammy, parfois, c'est juste du délire.

Et lui, putain. Avec la détresse qu'il se traîne, sa voix épuisée et remplie de sanglots, son regard paumé, et encore gérer la colère de Sam ? Mais à quoi pensait donc John lorsqu'il lui a laissé cet héritage de malheur ?
Vrai, ça me gave. Pour lui, tout passe à travers son frère tandis que l'autre ne pense qu'à sa précieuse petite carcasse. Honnêtement, je voudrais que Dean soit menacé de mort, mais de VRAIE mort histoire qu'il se rende compte de ce qu'il perdrait, sans son aîné pour ménager ses petites humeurs. Ca lui ferait grave les pieds.

Non parce que figurez-vous que cette grande tartine de n'importe quoi trouve quand même le moyen de se casser en douce (en volant une bagnole, au passage) pendant que son frère roupille.
D'ailleurs, on le retrouve peu après en train d'entrer discrétos dans une baraque toute sombre...

Marcher sur un fil de fer, et badaboum.

Par Belzébuth !

Sauf que ! C'est le retour des aventures de Mâme Céline dans le grand nord. Eh oui, ce n'était qu'un rêve. Mais pas de Sam. D'un nouveau personnage qui s'appelle Ava. Un nouveau membre du club.

Inutile de préciser que ce petit renversement de situation est délicieux.
Bref, cette Ava va tenter de retrouver Sam pour l'informer de sa mort imminente. C'est très amusant car elle s'attend bien sûr à ce que celui-ci lui rie à la gueule. Sauf que non, et qu'il se force même à être un peu étonné histoire de ne pas griller tout à fait sa couverture de demon hunter.
Il faut dire qu'entretemps, il est passé chez Ellen (qui nous annonce que Jo s'est fait la malle) pour se renseigner sur ses autres petits copains surdoués et découvrir ce qu'il est.
Et que dans la foulée, Ellen qui a vraiment un gros faible pour les enfants de John malgré le contentieux familial raconte tout à Dean. Brave Ellen. Comme elle fait bien. Car lorsque Dean met la main sur Sam, celui-ci est sur le point de se faire descendre comme un vulgaire col-vert par quelqu'un que nous connaissons bien.

Jesus Christ ! Ils sont venus ils sont tous là ! Et alors là, tremblez humbles Supernaturalistes. Parce que Gordon est très très en colère et qu'il a quand même la calebasse légèrement ébréchée, le pauvre garçon. Oh, la réaction de Dean qui te le fout par terre en braillant un sublime : "You do that to my brother I'LL KILL YOU !"

That's my boy. Dommage qu'il se fasse quand même pécho par Gordie qui ne perd pas de temps et vous le ficelle comme le rôti du dimanche. Un petit coup de fil entre les deux frères histoire de tendre un piège au grand truc tout content de retrouver son frangin (ce garçon a de graves problèmes), mais ah ah, Dean, très cool, aussi ficelé soit-il, lâche un nouveau code et Sam capte tout de suite que quelque chose ne tourne pas rond.

Avec un détachement limite suspect, il renvoie l'Ava à son fiancé et se prépare à aller délivrer Dean. Malgré la vision d'Ava qui sait que c'est là-bas qu'il va mourir. "That's my brother." Ah ben quand même, on a UN PEU failli attendre.

Pendant ce temps-là, Gordon explique tranquillement à Dean qu'en fait, il sait très bien que Sam est sur le point de devenir un monstre sanguinaire et qu'en fait, ce serait quand même mieux de le descendre, lui et ses petits camarades, avant qu'il ne pète un boulard et ne se mette à tuer tout ce qui bouge, voire pire. On rêve, ou bien ?

Pauvre Dean qui essaye de bonne figure mais qui se décompose à mesure que Gordie lui montre comment il va tuer son frère.

Car elles sont là, les bombinettes, prêtes à accueillir Sammy aussitôt qu'il pointera le bout de ses grolles taille 58. Oh, ça, Dean ne croit pas qu'il se laissera avoir par un vulgaire fil de fer. Alors du coup, Gordon double la mise. Je peux vous dire que si ces yeux-là pouvaient tuer, Gordon serait déjà éparpillé façon Duplo.

Et ça fait badaboum une fois.

Je jure que le hurlement étouffé de Dean m'a déchiré les tripes.

Et une deuxième fois car Sammy n'est pas si bête.
Cette fois, les sanglots n'arrivent même pas à sortir. C'est atroce. "Sorry, Dean", qu'il dit, l'autre malade.
Mais le grand truc avait l'avantage de savoir. Et effectivement, il n'est pas si bête.

Gordon : You're no better than the filthy things you hunt.

Gordon : Do it. Do it ! Show your brother the killer you really are, Sammy !
Sam (lui mettant une belle patate dans la tronche) : It’s Sam.

Je jure que les retrouvailles des deux frangins, allez, ça dure trois secondes et demie, mais émotionnellement, rah nom d'une pipe !

(Ah non, ne vous touchez pas !)

Et le grand machin, qu'il est futé, quand il veut. "Gordon's taken care of." Oh oui, et façon Sam Winchester. Prévoyant que cet âne allait se relever et les canarder alors qu'ils mettent les bouts, Sam a tout simplement... appelé les flics.

Disons qu'après tout ça, quand on est comme moi, on pourrait presque être fâché de voir Sam aussi philosophe alors que quelques heures plus tôt il nous claquait ses caprices de diva. Pire encore... en rire ?

Dean : Dude, you ever take off like that again...
Sam : What ? You'd kill me ?
Dean : That is so not funny.

Heureusement, voici de quoi le calmer net.

Voilà ce qu'il trouve en allant rendre visite à Ava. Le fiancé égorgé. Et la future mariée volatilisée. Laissant même derrière elle sa bague de fiançailles.

"Ava... "
A méditer, le petit con. Surtout quand on vient de réussir le tour de force d'échapper à un chasseur psychopathe et de sauver tout le monde sans dommages. Forcément qu'il doit se sentir soulagé et renforcé dans sa confiance, Sam, après de telles prouesses... mais là. Finalement, est-ce que son destin est encore entre ses mains. Pas vraiment. Tic tac, tic tac.

Ah, bref. Je suis encore loin d'avoir rendu l'intensité et la complexité de cette intrigue mêlée de plein de petites sous-intrigues. C'est usant, cette série.
Maintenant que le gros morceau est sorti, on va pouvoir reprendre un rythme un peu plus classique pendant quelques épisodes et retourner poutrer du macchab' mal refroidi. Ca va nous faire des vacances, moi je vous le dis.

(Et j'ai l'air de dégommer Sam, comme ça, mais je l'adore, en fait. J'aime son côté cérébral, même si ses réactions de jeune égoïste mal élevé me courent sur le haricot. Je voudrais juste qu'il en chie un tout petit peu plus, de temps en temps. Et pas juste trois semaines de deuil après la mort de sa chérie... Je compte beaucoup sur la saison 3, pour ça. )

 

< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 >