Le blog de La Sorcière
 

Alors ça y est...

J'ai vu le final de la saison 3, ce qui veut dire que je ne suis pas en avance sur les reviews. Et je pense que je ne regarderai pas cet épisode une seconde fois, c'était d'une violence ahurissante... Bref. Mais pour fêter ça, une petite capture du premier épisode de la saison 4, en avant-première. C'est en dessous, là. Et c'est évidemment spoiler.

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313 : Ghostfacers

Celui-là, ça faisait des semaines qu'il me faisait peur rien qu'à cause de son titre. Eh ben je ne m'étais pas trompée. Je les flaire à deux cents bornes, moi, les épisodes à la con.
Ceci est donc une parodie d'une émission diffusée sur SciFi et qui s'appelle Gost Hunters.
Et on y assiste au retour de Ed et Harry, les deux abrutis qui croient chasser des fantômes, rencontrés par Sam et Dean dans la saison 2. Super.

Ces deux dégénérés ont décidé de devenir riches en lançant un nouveau concept de télé-réalité les mettant en scène dans leur grande chasse aux fantômes : Ghostfacers. Avec générique et tout ça.

Oh, cool, Sam et Dean sont au générique. On risque donc de les apercevoir.

Heureusement, ce que j'attendais comme étant une vaste farce pas drôle (j'ai très peu d'humour, que voulez-vous, je déteste les trucs supposés faire rire) s'avère finalement intéressant par certains aspects. Mais pas du tout pour les coulisses du tournage des deux crétins qui préparent leur action dans une vraie batcave de la louze. Pathétique.
On comprend très rapidement qu'ils sont en train de partir pour une mission qui les dépasse et de très loin. Une maison hantée tous les 29 février, donc tous les quatre ans. Alleluia. Ca veut donc dire que les Weuh qui tiennent un calendrier très serré de ce genre d'évènement seront fidèles au rendez-vous, eux aussi. Et c'est le cas.

Première remarque : leur passage, vu de loin par les Ghostfacers, dans leur caisse avec la musique à fond, tels des rôdeurs pas très nets, est assez terrifiant. C'est la première fois qu'on a une vision d'eux de l'extérieur, et en fait, elle n'est pas très flatteuse. Pas étonnant qu'on les prenne souvent pour des méchants. Ils en ont l'air. Et en plus, ils ne sont pas très sympathiques. Se dépêchent de rudoyer voire de railler tout ce petit monde. Et pour cause : les Weuh ont peur !

Ce qui n'est rien comparé aux autres qui sont à la limite de souiller leurs futals et qui respirent comme une douzaine de phacochères en rut. Impressionnant. Et oppressant au possible.
Ajoutez à cela que c'est filmé caméra à l'épaule par un des gars de l'équipe des Ghostfacers. C'est la confusion la plus totale dans ce trou à rats où se retrouve enfermé tout le monde dès minuit. Les scènes d'action sont parfaitement illisibles, on se dirige le plus souvent à l'oreille, etc...

Côté divertissement, nous avons quand même le plaisir de capter quelques jolis gros mots adorablement bipés et censurés par une petite tête de mort des plus seyantes.

Dean : Holly *biiiip* !

Malgré ça, c'est quand même très agréable de deviner les jurons de nos Weuh. En fait, on les imagine parfaitement comme ça, ça nous les rend encore plus réels. Idem pour les petits gestes d'énervement de Dean, évidemment floutés. Ah, on aimerait voir ça plus souvent !

Et puis ce qui commençait comme une grosse rigolade finit quand même assez dramatiquement. Un des Ghostfacers, le plus sympa, d'ailleurs, se fait pincer par l'esprit de la maison, une sorte de Norman Bates qui, se sentant très seul, s'organise tous les quatre ans une grande fiesta avec ses victimes, passées et présentes. Dont Sam.

Et les victimes, elles, cadavres récupérés à l'arrache par le gars en question, revivent leur mort respective en boucle. Dont Corbett, mort de peur, le malheureux.

Finalement, ce ne sont même pas les Weuh qui vont sauver l'affaire, mais bien les Ghostfacers. Instruits par les deux chasseurs, ils comprennent qu'il faut aider Corbett à sortir de la boucle en tentant de communiquer avec lui.

Et voilà comment tout le monde va réussir à quitter la maison vivant. Ou presque.

Evidemment, l'exploitation de la mort du pauvre Corbett par ses amis est complètement ahurissante.

N'importe quoi.
Et inutile de dire que le projet d'émission ne verra jamais le jour puisque les frères Winchester ont effacé bandes et disques durs discrétos avant de partir.

Je ne cache pas que c'est un soulagement de voir l'épisode de Ghostfacers se terminer et le générique de Supernatural arriver... à trois minutes de la fin.
Ca veut probablement dire que c'était un épisode efficace. Suffisamment troublant pour qu'on soit contents de retrouver les Weuh à travers la caméra complaisante des réalisateurs de LEUR série.

Exercice intéressant, on ne peut pas dire.
Par contre, et les gaters seront sans doute de mon avis : qu'est-ce qu'on pense à "Wormhole X-Treme", à Marty et à Murray.
Ah... Jack était canonissime, dans "Point of no return", avec son pull jaune.
Nan, JAMAIS j'oublierai ce pull jaune !!! *camisole*

Bref. Personnellement, je n'aime pas tellement ce genre d'épisode, c'est clair. Néanmoins, c'est assez marrant de voir ces chasseurs de fantômes du dimanche, gras du bide et pas très beaux, mais foutrement réalistes, se mesurer aux "Chisel chests".
C'est un joli pied de nez à Supernatural dont les héros sont quand même eux aussi légèrement surnaturels tant ils paraissent parfaits à côté des Ghostfacers. Et c'est aussi amusant de s'éloigner de l'intrigue de la saison, de la mort de Dean, donc, qu'on n'évoque que vaguement lorsqu'un des deux frères souligne qu'il ne lui reste plus que trois semaines. Résultat : cette réplique hilarante d'un des geeks : "Is it cancer ?"

Voilà, c'était un peu ça, cet épisode : un peu de réalité à l'intérieur de la fiction.

Et maintenant, plus que trois ! *trépigne*

 

WAS ?!?

Trouvé sur la fiche Imdb de Jeffrey Dean Morgan. Oui, je cherchais à savoir s'il apparaissait d'ici la fin de la saison 3, et oui, je sais, c'est très mal, je suis une vilaine.

BOUAAAAAAAH !!!

Mais z'enfin comment a-t-il pu partager le lit de... de... CA !

(La Sorcière, toujours trois trains de retard sur tous les potins de Hollywood.)

A part ça je viens de zyeuter le pitch du troisième épisode de la saison 4 et... c'est de la bave, là, sur mon clavier ?

 

312 : Jus in bello

Tudieu ! Voilà qu'après nous avoir débarrassés de Gordon, l'agent Henricksen s'en va les pieds devant ! C'est le grand ménage de printemps, dites donc !
Ce serait pas mal que balais et serpillères aillent faire un tour du côté de cette morue de Bela car naturellement, tout est encore sa faute. Comme promis, les Weuh sont à ses trousses pour récupérer le divin colt, et elle le sait. Alors pour les décourager, qui est-ce qu'elle leur envoie ? Leur bête noire. Le Samuel Gerard de SPN : l'agent Victor Henricksen qui fait donc sa petite visite saisonnière. Autant dire que ça devrait être la dernière.

Smart move, je le reconnais, même si je l'aimais bien en tant que repère. La série ne s'embarrasse pas d'intrigues à rallonge et fait place nette aussitôt que l'une d'elles menace vaguement d'alourdir la progression de l'histoire. On ne peut malheureusement pas en dire autant de toutes les productions actuelles. Hum.
Et puis il y a le fait que quoi qu'il arrive, les frères Winchester finissent toujours par se retrouver seuls, que le troupeau des personnages secondaires est régulièrement renouvelé histoire qu'on n'ait pas le temps de s'attacher à eux. D'ailleurs s'il pouvait se renouveler un peu du côté de Bela, on ne s'en plaindrait pas. Qu'il évite en revanche de se renouveler du côté de Bobby, hein ?!!

Donc, Sam et Dean se font pincer. Ca faisait longtemps que ça ne leur était pas arrivé. Les deux petits scorpions sont vraiment passés maîtres dans l'art de l'invisibilité. Il fallait bien un gros coup de pouce de Bela pour que le FBI leur mette la main dessus. (Cela m'a valu un "OH LA CHIENNE" tonitruant.)
La question, on a l'habitude de se la poser : mais comment vont-ils s'en sortir, cette fois ? L'ennui, c'est qu'eux aussi se le demandent.

Dean : How we gonna houdini out of this one ?

(J'adore l'expression, c'est tout à fait ça.)

D'autant que l'agent Henricksen connaît bien ses clients et qu'il sait appuyer là où ça fait mal. On sent bien qu'il a un petit faible pour Dean, d'ailleurs.

Henricksen : Take a good look at Sam. You two will never see each other again.

Mon brave, vous n'êtes pas très sympathique. Je ne vous aime pas.

Comment ils vont s'en sortir, c'est très simple. Grâce à une armée de démons. Paradoxal, hein ?
On en envoie un premier en éclaireur, soi-disant un directeur adjoint du FBI que c'est grave Peter DeLuise (oh my gooooood !), et en guise de politesses, celui-ci commence par loger une balle dans l'épaule de Dean.

Ca aurait pu tourner au carnage si le grand truc n'avait pas retrouvé miraculeusement son instinct de tueur, immobilisé la bête à travers les barreaux et appliqué un exorcisme-minute à l'importun. Le grand truc, lui, n'a pas séché les cours de latin.

Autant dire que ça laisse très légèrement sous le choc.

Et que laisser encore un type sur le carreau ça fait pas super propre sur le CV des Weuh.
Heureusement, on ne perd pas de temps à tenter d'expliquer à Henricksen que c'est des démons blablabla puisque l'agent va expérimenter la chose quelques minutes plus tard. Et cette fois, les Weuh sont prêts, surtout le grand truc qui m'a encore laissée sur le derche par sa réactivité. Ayant chouravé un crucifix à la douce enfant qui sert de réceptionniste dans le bureau du shérif, il fait prendre à Henricksen lui aussi possédé un petit bain d'eau bénite.

Cette fois, l'homme est convaincu.
En ces temps dramatiques, on nous assène l'une des répliques qui m'a fait le plus hurler de rire de toute la série. Encore choqué, l'agent Henricksen réalise qu'il a un peu tué le shérif. Oups.

Henricksen : I shot the sheriff.

Et là, on voit Dean se dandiner, hésiter, nous laisser le temps de l'attendre, et il la sort, ce con.

Dean : But you didn't shoot the deputy.

Bref, voilà mes Weuh libérés, c'est pas trop tôt.

Seulement ce qui les attend, c'est pas de la tarte. Un siège, mes amis, que c'est l'Alamo des Winchester. A peine le temps de se faire vaguement requinquer et d'aller chercher l'artillerie lourde dans la bagnole que ça déferle de partout. Heureusement, Sammy n'a pas non plus séché les cours d'arts plastiques. Good boy.

Quelques condiments par là-dessus et les voilà parés.

Oups !

Tiens, alors qu'ils distribuent des grigris à toute la clique, on découvre que récemment, les frangins se sont fait tatouer cette petite bricole qui les empêche d'être possédés.

Foxy !

Bref, le bureau du shérif est pris d'assaut, et tout ce petit monde est coincé à l'intérieur. Arrive bien sûr la délicieuse Ruby qui s'est visiblement frayé un chemin à travers ces braves gens à coups de dents.

Ruby : Does anyone have a breath mint ? Some guts spilled in my mouth while I was killing my way in here.

Et c'est là que ça devient intéressant. Ruby connaît un moyen de dédémoniser les démons du dehors, alors vite, vite, le sang d'une vierge, je vous prie. Ca tombe bien, on en a justement une sous la main !

Ruby : This spell is very specific. It calls for a person of virtue.
Dean : I got virtue. (Hum !)
Ruby : Nice try ! You're not a virgin. (Loin s'en faut !)
Dean : Nobody's a virgin !

Dean : No... No way ! You're kidding me, right ? You're... ?
Nancy : What ? It's a choice, okay ?!

On sent que Dean approfondirait volontiers le sujet mais, mais, mais... Sam est déjà presque prêt à saigner la pauvre enfant comme un lapin. Dites donc, le grand truc il y va, hein ! Le monde à l'envers. C'est Dean qui le traîne à l'écart pour lui dire que euh, ça va pas le faire, ça !

Dean : I'm not going to let that demon kill some poor sweet innocent little girl who hasn't even been laid. If that's how you win wars, I don't want to win.

Et puis surtout, ça commence à être un peu facile cette histoire de Ruby qui vient leur sauver les miches un épisode sur deux. Je suis bien contente que Dean refuse de sacrifier une gonzesse pour sauver tous les gens qui sont possédés là-dehors et qu'il décide de combattre comme il l'a toujours fait : à la mimine. Surtout qu'en se creusant un peu le citron, on trouve des solutions très sympathiques... genre laisser entrer tous ces abrutis de démons qui se la pètent à l'intérieur.

Les tatanner consciencieusement pendant quelques minutes puis leur faire écouter une superbe musique tout en latin qui leur donne soudain envie de dégueuler de la fumée noire.

Eh ben voilà !
Là, on se dit qu'il n'y a rien de tel que le travail à l'ancienne. D'autant que Henricksen les laisse partir en les faisant une fois de plus passer pour morts.

Et juste au moment où on se demande ce qu'ils vont bien pouvoir nous trouver maintenant que la menace FBI est écartée, débarque une petite fille pas du tout flippante qui réclame les Weuh.

Lilith : Excuse me. I'm looking for two boys. They're brothers. One's really tall and one's really cute.

Et comme la réponse ne lui plaît pas, la vermine ratatine tout le monde.

Et ces deux abrutis découvrent tout le truc à la télé...

Avant de se faire sermonner d'importance par Ruby.

Ruby : Don't thank me. Lilith killed everyone. She slaughtered your precious little virgin, plus half a dozen other people. So after your big speech about humanity in war, it turns out that your plan was the one with the body-count. Do you know how to fight a battle ? You strike fast and you don't leave any survivors. No one can go running to tell the boss. So next time, we go with my plan.

Bon, euh... c'était reposant, toute cette action. Mais... ENCORE une gonzesse à leurs trousses ???
Il fallait que le nouveau bad guy, ce soit une bad gal ???
Oh, je dis pas. Les gonzesses, c'est vraiment des chiennes, quand elles veulent. Mais ptain, c'est vraiment la saison des radasses !
Et pendant ce temps, toujours aucune nouvelle d'Ellen... ni de Daddy. (Je sais, je rêve, mais bon... )
Allez, la suite, bordel.

 

Je trouve que ça manque un peu de Supernatural sur ce blog...

Tout le monde le sait, je suis une vilaine fille, et ouh que c'est dur d'éviter les spoilers quand on est une vilaine fille et que la série qu'on rame pour finir revient dans... cinq jours ! Madre de dios, il me reste quatre épisodes à regarder en cinq, enfin six jours ! *se ronge les sangs*

Alors sachez que je suis exemplaire, sur ce coup-là. Oui, je sais que Dean va faire le grand plongeon et ah ah ah, je ne m'attends pas à ce qu'on remplace Jensen Ackles qui a paradé tout l'été dans toutes les conventions possibles et imaginables avec son Jared sous le bras. Donc je n'ai pas été surprise de tomber sur cette photo promo de la saison 4. De quel épisode, aucune idée. Non, si je suis tombée, c'est pour une tout autre raison...

Dieu que ce mec est canon !
Juste parfaitement, voire douloureusement canon. Canonissime, même.
Sans mentir, j'en ai des envies de me flanquer par la fenêtre, là, tout de suite. C'est intolérable.

 

311 : Mystery spot

J'en peux plus. Les mecs, j'en peux plus. Ils m'épuisent. Je sais pas comment j'arrive encore à ne pas sangloter tous les soirs devant mon écran tellement ça devient déprimant, cette série. Et dans la course à la louze, purée, Sam est en train de rattraper tout le retard accumulé sur deux saisons et demie. Retour fulgurant du grand truc qui promet de coiffer Dean sur la ligne d'arrivée s'il continue sur cette lancée. Poor Sammy.

A côté de ça, c'est drôle, cette série à la con. Quelques grands éclats de rire impossibles à réprimer et qu'on regrette aussitôt émis. Mais ils sont irrésistibles, nos deux jouvenceaux quand ils font les ânes. Même si c'est en clamsant.

Alors, qu'est-ce qui nous angoisse depuis ce début de saison ? La mort de Dean, on est d'accord. Eh bien la voici, la mort de Dean. Servie sur un plateau à plusieurs dizaines de reprises. C'est bien simple, dans cet épisode, Dean passe son temps à mourir. Il n'est bon à rien d'autre. C'est super futé. J'admire. J'applaudis. C'est très cruel pour nous. Pour Sam qui cherche désespérément un moyen de sauver son frère, c'est juste de la torture.

Nous retrouvons donc nos Weuh dans leur petit train-train quotidien. Comme ils sont mignons, comme ils sont frais, ces petits, quand on les prend au saut du lit et qu'on les regarde se brosser les dents ensemble.

Les Weuh enquêtent donc dans une petite ville étrange qui n'aurait pas démérité dans X-Files. Et alors qu'ils visitent un lieu appelé Mystery Spot...

... et interrogent le patron, l'impensable se produit. L'homme terrifié par l'intrusion des deux garçons après la fermeture tire sur Dean. A bout portant.

Quelques gargouillis et un long regard plus tard...

... c'en est fini de Dean.

Et de toute cette scène hallucinante, je ne retiens qu'une phrase. Celle de Sam dont le comportement m'a tellement rappelé la fin de la saison 2. Une phrase donc : "No, not like this."
Je sais pas pourquoi, ça m'a plongée dans un état second.
M'enfin, mon Sammy, tu es mignon et tout, mais ça ne t'est jamais venu à l'idée que Dean puisse se faire descendre comme un chien avant que l'heure ne sonne ? Probablement pas, en fait. Ca doit être pire que tout d'être préparé à la mort de quelqu'un, à une échéance, et de se voir voler le peu de temps sur lequel on comptait tant. Sauf que... à peine Dean rend-il son dernier soupir que Sam se réveille. Et que la même journée recommence.

En gros, Sam se la joue à la Bill Murray. Coincé dans un mardi de merde qui tourne en boucle et qui se réinitialise à chaque fois que Dean meurt. Et ce n'est qu'à la deuxième mort de Dean, cette fois renversé par une voiture, que Sam percute. C'est le cas de le dire.

C'est parfaitement horrible. Et cruel. Deux fois déjà, deux fois de trop comme Sam l'explique à Dean qui évidemment n'est conscient de rien.

Dean : I'm not gonna die, not today.
Sam : Twice now I've watched you die. And I can't.

Poor Sammy. Et évidemment, il faut que cet abruti de Dean pose la question à la con lorsque Sam lui explique qu'il s'est fait écraser par une bagnole.

Dean : Did it look cool like in the movies ?
Sam : You peed yourself ! (Oh la tronche du macho, quand Sam sort ça !!!)
Dean : Of course I peed myself. Man gets hit by a car, you think he has full control over his bladder ? Come on !

Donc, Dean va continuer à mourir. Chaque fois de manière différente. Et plus ça va, et plus il meurt comme un boulet.

Et puis il y a cette fois où les deux frères se disputent une hache, que le sang gicle et qu'on entend la voix de Sam. "Dean ?" J'ai dû faire pause pendant cinq bonnes minutes pour m'esclaffer tout mon saoul.

Enfin, il y en a un qui ne rigole pas du tout, c'est le grand truc. Oh là là, le grand truc a une HAINE ! Il tire une tronche de croque-mort comme c'est pas permis.

D'autant que tout les matins, au petit dej, il réexplique toute l'affaire à Dean qui est d'une lourdeur pas croyable. Au bout d'une centaine de fois à ce régime, le grand truc est capable d'anticiper la moindre réplique de son crétin de frère. Ca donne une scène extraordinaire. Sans doute l'une des plus drôles et des plus bizarres de toute la série. Face à face, les Weuh prononcent les mêmes mots dans une synchro des plus parfaites. Et quels mots.

Sam et Dean : Right you're a mind reader. Cut it out Sam. Sam ! You think you're funny but you're being really, really childish ! Sam Winchester wears makeup ! Sam Winchester cries his way through sex ! Sam Winchester keeps a ruler by the bed and every morning when he wakes up... okay, enough !

Fa-bu-leux ! Ca, c'est de la pure réplique de frangins. Et je suis persuadée que tout est vrai !

Bref, parfaitement hilarant. Ca fait une très jolie inspiration avant de plonger dans l'une des séquences les plus glauques de la saison.
Dean, aussi passif soit-il dans cet épisode (et c'est hyper intéressant de le voir sous cet angle) offre à Sam la clé de l'énigme en abordant une fille que les centaines de mardis précédents, il s'est contenté de siffler dans la rue. C'est ainsi que les Weuh découvrent qui se cache derrière cette vaste farce. J'ai bien cru que mon coeur allait s'arrêter tellement je ne m'y attendais pas.

Le magicien ! Celui qu'ils croyaient avoir ratatiné dans "Tall tales" !

Trickster : This joke is on you, Sam. Watching your brother die every day... forever.
Sam : Son of a bitch !
Trickster : How long will it take you to realize... you can't save your brother. No matter what.

Sympa, la blague. Et effectivement, avec le recul, c'est d'une ironie magnifique et ô combien tragique. En effet, depuis le début, quoi qu'il fasse, Sam n'arrive pas à empêcher Dean de mourir. Celui-ci finit toujours pas crever, d'une manière ou d'une autre.
D'ailleurs, lorsque le magicien accepte de les laisser repartir et que Sam, le mercredi matin, demande à Dean à ce qu'ils partent sur-le-champ de cette ville maudite, le temps que Dean charge la voiture, clac, il se fait braquer. Et cette fois, Sam ne se réveille pas pour une nouvelle journée. Il attend que ça vienne, mais rien. Cette fois, c'est pour de bon.

(Et là, je peux vous dire que dans ma tête, je me pose mille questions. A quoi cela ressemblera-t-il lorsque Dean partira pour l'Enfer ? Est-ce qu'ils peuvent faire pire que cet épisode ?)

Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est jouissif de voir le grand truc partir totalement en sucette après la mort de son frère. Ca ne l'est pas. C'est désespérant. Mais fascinant quelque part de le voir se transformer du tout au tout. Devenir un être glacial, méthodique, obsédé par sa recherche du magicien, se déplaçant de manière mécanique. Sans Dean, il n'est plus qu'une coque vide. Il a perdu tout ce qui faisait de lui ce qu'il était avant. Il est terrifiant, ce Sam Winchester qui se prend des balles mais ne semble plus les sentir, qui mange tout seul dans sa chambre, avec sa fourchette et son couteau, le regard fixe, qui range ses affaires de tueur dans le coffre de la voiture parfaitement rangé.

(Notons que ça ne l'empêche pas d'avoir toujours un torse superbe. )

En fait, Sam devient comme son père et son frère, à sa manière. Et en pire, même, car il est au bout de la chaîne. C'est un fantôme. Il a perdu tout contact avec la réalité, et c'est d'une logique implacable. Sans Dean et ses frasques pour l'ancrer dans le réel, Sam l'autiste s'est enfermé dans son monde, il est devenu insensible à tout ce qui est extérieur. Et c'est là qu'il a paumé ce qu'on aimait tant chez lui : son empathie, .
La scène où Bobby l'appelle pour lui offrir de l'aider à retrouver le magicien grâce à un rituel d'invocation qui demande quatre litres de sang humain, j'ai vraiment pas aimé. D'abord parce que j'ai tout de suite flairé l'arnaque. Et que je sais que jamais Bobby ne s'offrirait en sacrifice pour épargner un civil que Sam serait prêt à égorger.
C'est donc bien le magicien testant Sam pour voir jusqu'où il irait pour ramener Dean. Et c'est pas joli-joli.

Trickster : Dean's your weakness. The bad guys know it, too. It's gonna be the death of you, Sam. Sometime you just gotta let people go... and like it or not this is what life's gonna be like without him.

Pauvre Sam.
Quand il le supplie de lui rendre Dean, sans mentir, j'ai failli chialer.

Et bien sûr qu'il le lui rend. Parce que ce serait trop dommage de se priver du plaisir de le savoir aller en Enfer.

Dean n'en saura jamais rien, mais dans cette chambre où il se réveille le mercredi matin comme si jamais rien ne s'était passé, Sam a laissé beaucoup de plumes. Le dernier regard qu'il jette sur ce lit avant de partir en dit long là-dessus.

Qu'est-ce qui est pire ? Le fait de savoir ce qui l'attend, d'être déjà en plein deuil d'un frère qui est toujours vivant, ou le fait d'avoir découvert une facette de sa personnalité qu'il aurait sans doute préféré ne jamais entrevoir ? En tout cas, il a pris du plomb dans l'aile, le malheureux. Oh, comme j'ai eu pitié de lui, dans cet épisode. Comme jamais.

 

310 : Dream a little dream of me

JENSEN ACKLES ! Non mais ça va pas, la tête ?!! Mais il faut prévenir avant de nous balancer de telles performances à la figure, mon brave garçon !
Pffff... sérieux, j'en reste sans voix. Ah, Sammy version démon, c'était déjà pas mal... mais rien à côté de ce que Jensen nous envoie en quelques secondes à peine. Brrrr...
Et puis avec ça qu'il n'a JAMAIS été aussi beau.

(Bon, je mets encore la charrue avant les boeufs... Oui, j'ai beau avoir grandi au cul de la vache, l'agriculture et moi, ça fait vraiment deux. Bref !)

D'abord, c'est un épisode qu'il est génial. Et frustrant, aussi. Parce qu'enfin, on se penche un peu sur le cas Bobby Singer. Mais presque pas assez.
Cela fait maintenant une bonne saison et demie qu'il joue les pères de substitution pour les Weuh (enfin, surtout pour Dean qui en a bien besoin), et il était temps qu'on apprenne au détour d'une intrigue pourquoi ce brave Bobby est devenu un chasseur. Après tout, les chasseurs ont tous eu un jour un petit souci avec la race démonique, et on ne voit pas pourquoi Bobby ferait exception.
Non, Bobby, c'est un bon gros gars comme les autres, et il ne fait pas ça pour l'amour de l'art. Il fait ça parce qu'il n'a pas le choix et parce que s'il arrête, il en crèvera de chagrin, rattrapé par ses propres démons à lui. Courir après les démons, c'est sa manière à lui de rester en vie.
Je vous dis pas la merde quand Bobby reste sur le carreau. Alors là, les Weuh, ils sont bien chocolat.

Car Bobby, donc, est dans le coma. Coincé dans un rêve dont il ne sait pas que c'est un rêve, il est justement poursuivi par ses propres démons.

Méchant choc. L'intemporel Bobby Singer a l'air très vieux.
Du coup, bien emmerdés, les frères Winchester. C'est vrai, que font-ils, habituellement, lorsqu'ils calent sur une enquête ? Eh ben ils appellent Bobby la science. Fuck, alors. En attendant de découvrir la triste situation de leur mentor, on retrouve Sam en train de contempler le fond de son verre... ptain, le grand truc, qu'est-ce qu'il picole, en ce moment. Ca aussi, ça fait partie de l'entraînement pour devenir Dean Winchester ?

(Et en fond sonore, une chanson que j'adooore. Long train runnin' des Doobie Brothers. Je suis complètement amoureuse des premières mesures.)

Bref, sur cette sympathique musique, le grand truc dépriiiime.

Sam : I tried, Dean.
Dean : To do what ?
Sam : To save you.

Roh mais il va pas remettre ça !

Sam : The truth is, no one can save you.
Dean : What I've been telling you.
Sam : No, what I mean is no one can save you because you don't want to be saved.

Vous voyez ? Eh ben heureusement que Bobby est dans la mouise, parce que franchement, le grand truc, qu'est-ce qu'il m'éneeeerve quand il est comme ça !

En tout cas, je peux vous dire que ça m'a fait bougrement mal au coeur de voir Dean au chevet de Bobby.

Ouais, ça lui file un sacré coup.
Et c'est là qu'on se rend compte à quel point ils sont tous fragiles, à quel point leur quête ne tient qu'à un fil. Et à quel point aussi les frères Winchester comptent sur Bobby et tiennent à lui. Ca donne des scènes très choupinettes, notamment celle-là...

Sam : You want to go dream walking inside Bobby's head ?
Dean : Yeah, why not ? Maybe we could help.
Sam : We have no idea what's crawling around in there.
Dean : How bad could it be ?
Sam : Bad !
Dean : Dude... it's Bobby !

Ben vous voyez, ben des fois, leurs noeinoeils ils sont de la même couleur et moi ça me fait gagatiser à mort, oui, j'ai honte.

Hum ! Pour en revenir à notre intrigue, Bobby est donc prisonnier de ses rêves parce qu'il a avalé une saloperie de drogue africaine ou je ne sais quoi. Alors pour aller le chercher, les Weuh décident de faire pareil. Et pour se procurer ce truc, il n'y a qu'une personne à appeler. Bela, bien sûr. Ce qui occasionne au grand truc un rêve tout à fait mignon.

"Oh, Sam !"

Dean : Dude, you were out. And making some serious happy noises. Who were you dreaming about ?
Sam : What ? No one. Nothing.
Dean : Come on, you can tell me. Angelina Jolie ?
Sam : No !
Dean : Brad Pitt ?
Sam : No. No !

Mais bon, Bela se pointe avec le produit, ce qui aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Soit-disant qu'elle veut aider Bobby qui lui a sauvé la vie, jadis. Mon cul, oui !

Donc, les Weuh trinquent à la santé de Bobby.

Et se retrouvent bientôt dans ses rêves.

Excellent travail de photographie, d'ailleurs.

Nous découvrons donc que dans ce rêve, Bobby est traqué... par sa propre femme.

Qu'il a tuée, le pauvre vieux, parce qu'elle était possédée. A l'époque, il ne savait pas quoi faire pour l'exorciser. Alors il l'a poignardée à plusieurs reprises. Pauvre Bobby. Lui aussi à quelques vilains gros squelettes dans son placard. C'est terrible de se dire que depuis tout ce temps, Dean et Sam l'ignoraient... et ne lui avaient même jamais posé la question. Je suis contente que des deux frères, ce soit Dean qui soit témoin de cela, et qu'il ait l'occasion de réveiller Bobby, complètement paniqué.

Dean : I'm not gonna let you die, you're like a father to me !

Ca, c'est adorable, je suis bien contente qu'il le lui dise.
Une fois sortis de là, le problème reste le même. Quelqu'un manipule les rêves de Bobby et il n'y a pas de raison que cela s'arrête. D'autant qu'il se trouve que Dean s'est un peu laissé prendre au même piège... moralité, interdiction de roupiller tant qu'on n'a pas retrouvé le coupable ! Et oh, Dean sans dormir pendant 48 heures, c'est le panard, on dirait moi dans mon état normal !

A force, Dean décide de provoquer l'enfoiré en piquant volontairement un somme à l'intérieur de la bagnole.

Accompagné du grand truc dont on espère cette fois qu'il va servir à quelque chose, le voilà donc dans ses rêves. C'est un peu gênant.

Mais inoffensif. Ah, il ne l'avouerait pour rien au monde, mais comme ce serait bien d'aller pique-niquer avec Lisa en attendant d'aller récupérer Mini-Me au base-ball, hein ? Hé hé hé.

Et là, le meilleur arrive... Dean se retrouve confronté à son propre cauchemar : lui-même.
Première réaction : rejeter en bloc tout ce que lui raconte ce double vénéneux, jusqu'à ce que celui-ci attaque là où ça fait bien mal, c'est-à-dire Daddy.

Faux Dean : I mean, think about it. All he ever did was train you, boss you around. But Sam, Sam he doted on, Sam he loved.
Vrai Dean : I mean it, I'm getting angry.
Faux Dean : Dad knew who you really were. A good soldier and nothing else. Daddy's blunt little instrument. Your own father didn't care whether you lived or died, why should you ?

Et là, c'est l'explosion. Je crois que je me suis recroquevillée sous la couette tellement sa violence m'a surprise.

Vrai Dean : My father was an obsessed bastard ! All that crap he dumped on me about protecting Sam, that was his crap ! He's the one who couldn't protect his family ! He's the one who let Mom die, who wasn't there for Sam ! I always was ! It wasn't fair ! I didn't deserve what he put on me ! And I don't deserve to go to Hell !

C'est terrible, vraiment. Dans le choc de la scène, on ne réalise pas bien tout ce qui sort de sa bouche, mais c'est terrible de le voir écrit noir sur blanc ici. Pauvre choupi. Et pourtant, il l'aime tellement, ce bâtard de père. Quelle tristesse d'être déchiré comme ça entre autant de sentiments. C'est tellement injuste, ce qui lui arrive.

D'ailleurs, il se tue lui-même.

Et là, sans mentir, la frayeur de ma laïfe.

Faux Dean : You can't escape me, Dean. You're gonna die, Dean ! AND THIS IS WHAT YOU'RE GONNA BECOME !

Ca dure une poignée de secondes mais la CLAQUE !

Monstrueux. Putain Jensen, t'es trop bon.

Finalement, le gars qui ne peut pas rêver est stoppé net par le grand truc, si mes (vagues) souvenirs sont exacts. Et hop, affaire réglée. Sauf que... Bela s'est fait la malle, les mecs... et elle a emmené avec elle... LE COLT, PUTAIN DE SA MERE !
Alors là, Dean, ça suffit. Maintenant, il faut lui régler son compte, à la radasse.

Fin d'épisode qui fout le bourdon. Cette fois, Dean avoue à son frère que non, il n'a pas envie de mourir. Ni d'aller en Enfer.

Dean : I've been doing some thinking. And well, the thing is, I don't want to die. I don't want to go to Hell.

Sam : Okay. We'll find a way to save you.
Dean : Okay, good.

Oué, fastoche, quoi.
Il reste six épisodes pour sauver Dean, les mecs !
Bref, wow. J'aurais vraiment bien aimé que cet épisode se concentre exclusivement sur Bobby, mais j'imagine qu'il est trop tard dans la saison pour ce faire, et qu'avec une saison amputée de six épisodes, c'était trop compliqué. Mais malgré cette petite déception, quelle leçon pour Dean. Quelle libération. Enfin il peut commencer à se bouger le cul pour sauver son âme et peut-être, enfin, laisser derrière lui un peu de ce fardeau qui semble si lourd à porter.
Franchement, Jensen m'a épatée, dans cet épisode. Il est génial parce qu'il parvient à conjuguer son personnage à tous les temps. Ce n'est pourtant pas facile étant donnée la manière dont Dean est lourdement ancré dans le présent, en surface. Bagarreur, profiteur, jouisseur... L'extraire de ça, ça doit demander pas mal d'efforts. Sacrée performance.

 

309 : Malleus maleficarum

Mais... mais... mais... C'est pas du tout comme ça que ça devait se passer !!!
On est foutus, là ! Je comptais sur Ruby, moi ! Chaque fois que je me disais que Dean était cuit, je pensais : "Mais non, Ruby a dit qu'elle pouvait l'aider."
M'enfin, ma pauvre Sorcière, quelle charmante naïveté ! On en pleurerait !

Voilà comment à chaque épisode, on vous fait plonger encore un peu plus dans la brumaille, imperceptiblement, certes, parce que depuis le début, c'est quand même difficile de faire pire à un rythme quasi-hebdomadaire... mais quand même, ils s'en sortent bien, à l'écriture. On peut pas dire que ce soit les grandes eaux de Versailles à chaque épisode, mais difficile de retenir un "oh" désappointé voire navré en tirant la tronche qui va avec, à savoir :

...

Et pourtant, tout commençait si bonnement.

Ben oui, des sorcières, merde, ENFIN ! Trois saisons et des patates, et même pas une bonne sorcière digne de ce nom !
Tiens, d'ailleurs, comme un clin d'oeil, cet épisode s'ouvre sur mon deuxième pire cauchemar récurrent (après l'avion qui s'écrase, si, si, souvenez-vous). Et mon deuxième pire cauchemar récurrent, ce sont les dents qui tombent, ou plutôt que je m'enlève moi-même. Exactement comme ce qui arrive à cette dame dans sa salle de bains. Ca pourrait plan pour plan être mon cauchemar.

Voilà, ça, c'est moi.

Et ça aussi.
Ah, et n'oublions pas les quenottes qui font bling bling dans le lavabo, hein.

Je vous dis pas comme c'est sympa de voir ça. Si je n'en fais pas des cauchemars cette nuit...
En gros, je ne sais pas trop ce que ça veut dire, il y a plein d'explications possibles, il paraît que ça peut notamment être lié à la peur de grandir. Hem.
Quelques abrutis ont levé les bras au ciel en clamant que c'était un signe de mort. Ben depuis le temps que je fais ce rêve, si c'était signe de mort, je peux vous dire que tout mon entourage y serait déjà passé plusieurs fois. Bref.

C'est amusant. Par moments, on se demande s'ils ne sont pas allés filmer à Wisteria Lane. Parce que les Desperate Housewives qui jouent les sorcières amateurs, dans cet épisode, ça pourrait bien être une Susan Mayer ayant mal tourné, ou une Edie Brit un peu jetée. Même si par moment, elles ont aussi des relents de soeurs Halliwell sur le retour.

(Le pouvoir des trois, blablabla, dites donc, j'ai de beaux restes de ma période de fac où je ne glandais rien.)

Bref, ces gentilles dames sont à l'origine des trucs pas clairs qui se passent dans le quartier. La mort de la dame aux quenottes, et aussi l'attaque des asticots sur son pauvre mari.

Tout à fait répugnant.

Sauvé in extremis par les Weuh qui veillent au grain, ces braves petits.
Jusque là, tout va bien, cet épisode semble agréablement parti pour être un "freak of the week", la Sorcière s'étale, prend ses aises, ronronne, même. Sauf que aïe, d'un coup, paf, garde-à-vous. Enters Ruby.

Ben la première rencontre entre la demoiselle et Winchester aîné manque bien de se solder par un feu d'artifices.

Mais bon, Sam intervient, naturellement. Après tout, Ruby a promis de l'aider à sauver Dean. AHEM !
Bref, cette gentille fille les met en garde : ouhlà, partez, mes bons amis, ça sent son démon qui ne vous veut pas du bien, ces histoires de sorcellerie. Que font mes Weuh ? Ils restent, bien sûr. Et en profitent pour régler les comptes du jour.

Dean : Are you feeling okay ?
Sam : Why are you always asking me that ?
Dean : 'Cos you're taking advice from a demon for starters. And by the way, you seem less and less worried about offing people, you know, it used to eat you up inside.
Sam : Yeah, and what has that gotten me ?
Dean : Nothing, it's just what you're supposed to do okay, we're supposed to drive the friggin' car, and friggin' argue about this stuff. You know, you go on about the sanctity of life and all that crap.
Sam : So you're mad because I'm starting to agree with you ?

Dean : No, not mad, I'm... I'm worried, Sam. I'm worried 'cos you're not acting like yourself.
Sam : Yeah, you're right, I'm not. I don't have a choice.
Dean : What's that suppose to mean ?
Sam : Look, Dean, you're leaving right ? And I gotta stay here in this crap-hole of a world... alone. So, the way I see it, if I'm gonna make it... if I'm gonna fight this war after you're gone then I gotta change.
Dean : Change into what ?
Sam : Into you... I gotta be more like you.

J'adore cette explication.
Mais je crois que c'est parce que j'ai très envie d'y croire. D'abord, c'est tellement logique. Après tout, on s'épuise à surveiller Sam, à le trouver de plus en plus sanguinaire depuis qu'il est revenu d'entre les morts à cause d'une pauvre phrase prononcée par Zyeux-Jaunes, mais... et quoi ? Ben et rien, pour l'instant.
Et puis merde, on est fatigués. Ca fait trois saisons et demie qu'on attend que Sam se transforme en démon ou que sais-je, alors là, on a juste envie de faire une pause, de se dire qu'il maîtrise le truc, de se concentrer sur Dean qui va faire le grand plongeon et oublier le "100% pure Sam" d'Azazel. J'ai dit.
En plus, c'est trop mignon. Je ne sais pas si c'est très flatteur, mais c'est très mignon. Là.
Ca ne reste pas mignon longtemps, cela dit, puisque Dean se met à se tordre dans tous les sens en crachant du sang. Woups. On dirait que la prochaine victime des sorcières, c'est lui.

Trop sympa.
Sauf que non. Les sorcières de banlieue, elles veulent juste gagner des concours à la con et étoffer leur porte-monnaie, ces abruties-là, ce qui prouve bien que ce ne sont pas de vraies sorcières. Petites joueuses. Mais comme le devine Sam, elles abritent dans leur groupe une entité qui les dépasse, le démon auquel elles ont vendu bêtement leur âme. Faut-il être simple d'esprit, tout de même.

(Ce logo m'emmerde.)

Bref, et c'est un démon pare-balles !

Euh oui, là chéri, tu es mal.
Entre-temps, la Ruby nous a sauvé Dean d'une mort certaine en lui faisant avaler quelque infâme brouet de sa composition. Ca marche, l'apollon est de nouveau sur pied, et il arrive prêt à pourfendre le méchant démon... prêt surtout à se prendre une superbe danse par plus fort que lui.

Ah oui, il y a sa tête, aussi, quand Ruby fait du charme au démon, genre "prends-moi, je suis toute à toi, rrrr, rrrr..."

Girl on girl action !

C'est là que Ruby a commencé à m'intéresser. Puisqu'il s'avère que Ruby fut jadis une sorcière, oh, il y a très longtemps, et qu'elle a elle-même vendu son âme à ce démon, avant de devenir, après des siècles de séjour en Enfer, un démon à son tour. Et là, on se dit : "oh oh."

Après s'être elle-même pris une sévère branlée de la part de la patronne, Ruby prend congé des Weuh qui lui ont quand même un tout petit peu sauvé les fesses... sur ce coup-là du moins.

J'aurais donné cher pour que l'épisode s'arrête à ça. Qu'on aperçoive le grand truc tout à fait bon à rien en train de se refaire une beauté et que l'Impala s'en aille dans le soleil couchant.

Mais non, bien sûr. Il y a encore du biz sur le feu. C'est vrai, maintenant qu'on en sait un peu sur Ruby, ce serait dommage de s'arrêter là. Donc, Ruby revient. Et elle nous lâche du dossier, la gorette. D'autant que Dean a quelques questions qui lui brûlent les lèvres.

Dean : So let me get this straight. You were human once. You died, you went to Hell, and you became a...
Ruby : Yeah.

Alors, euh... comment dire ? Dean, c'est un petit peu ce qui t'attend, sauf erreur...

Oui, je crois qu'il a compris.

Ruby : The answer is yes, by the way.
Dean : Sorry ?
Ruby : Yes, the same thing will happen to you. It might take centuries, but sooner or later, Hell will burn away your humanity. Every hell bound soul, every one, turns into something else. Turns you into us, so, yeah... yeah, you can count on it.

C'est marrant parce que j'y avais pensé il y a très longtemps, et je m'étais dépêché d'oublier !!! Merci, Ruby !

Et la cerise sur le gâteau qu'elle nous balance avec une franchise désarmante : non, il n'existe aucun moyen de sauver Dean. WHAAAAT ?!?

Il fallait juste qu'elle parvienne à convaincre Sam de l'écouter, pour l'aider à se préparer pour la grande guerre et pour la vie sans Dean.

Ruby : You need to help me get him ready for life without you. To fight this war on his own.
Dean : Ruby... Why do you want us to win ?
Ruby : Isn't it obvious ? I'm not like them. I don't know why. I wish I was, but I'm not. I remember what it's like.
Dean : What what's like ?
Ruby : Being human.

Putain, que d'infos, là. D'abord, on apprend au détour d'une conversation qu'un autre méchant est en route. Ensuite, on apprend que les démons ont été des humains... TOUS !
Et on apprend également que parmi ces démons, il y en a au moins un qui nage à contre-courant. Et celui-ci, actuellement, c'est vraiment le seul espoir qui reste pour Dean... Espoir de merde, oui ! Espoir d'un jour devenir un démon, mais pas trop méchant ! Beuâh !

 

308 : A very supernatural Christmas

C'est marrant parce que ce n'est pas le meilleur épisode de la saison, mais nom d'un chien, quelle claque ! D'abord, il est très complet, cet épisode. Il provoque de superbes rires nerveux, des petits ricanements pervers, il fait faire de grands "oooooh" tout tristes, pousser de grands cris dégoûtés et de plus petits terrifiés, et au milieu, on se retrouve tout attendris. Tout ça en 40 minutes. Ca pourrait presque être du Doctor Who, dites donc.

Bref, joyeux Noël bien faisandé, les Weuh !

Commençons parce qui vous fout bien le trouillomètre à zéro : le Père Noël tout pourri qui descend dans la cheminée pour rameuter un membre de la famille et se l'emmener dans sa hotte sanguinolente, de préférence sous le regard complètement terrorisé du mioche qui attendait avec tant d'impatience ses jolis joujoux.

J'en profite pour souligner que cette séquence où l'on ne voit jamais le monstre, mais où tout se passe dans le regard de l'enfant, est vraiment spectaculaire et particulièrement horrible. Franchement, chapeau le mouflet. Haut comme trois couilles à genoux mais fortiche.

Ca, c'est pour le rayon terreur.

Rayon rigolade tirant un peu sur le jaune, on a quand même... mais le Père Noël, dites donc ! C'est qu'on le soupçonne sérieusement de tuer des gens, ce vieux salopard !
D'ailleurs, celui que les frères Winchester dénichent en train de régresser devant sa télé est pas piqué des vers.

Pour les "oooooh", ça se corse. Je n'avais point vu venir les méchants flashbacks, dites donc. LE genre de trucs que euh... non merci ! Genre on sait qu'on va encore en chier, quoi. Donc, cette année, Dean veut fêter Noël. Mais pourquoi donc, je vous le demande ? Ah ben un petit peu parce que c'est son dernier Noël. Ah. Et là, le grand truc nous fait sa tête de chien, regarde par terre, gratte la terre du bout de sa godasse, oui mais non. Monsieur ne veut pas fêter Noël, monsieur n'aime pas Noël, monsieur veut bien laisser Dean faire tout ce qu'il veut, mais sans lui. Ah ben sympa, le frangin !

Explication ? Eh bien ce grand machin est traumatisé par Noël, tout simplement. D'abord parce que son frangin lui a appris un peu brusquement que le Père Noël n'existe pas (bouhouhouh), et ensuite parce que c'est à Noël qu'il a appris ce que faisait son père dans la vie... ainsi que l'existence de tous les monstres possibles et imaginables. Ce même Noël où jamais Winchester Senior ne s'est pointé (oh, ça c'est pas bien, Johnny) et où Dean s'est efforcé de rendre la chose un peu plus supportable. Bref, c'est d'une tristesse terrible.

Pauvres gosses... Mais la manière qu'a Dean de présenter la chose à Sam est juste trop mignonne. "First thing you have to know is : we have the coolest dad in the world. He's a superhero."

Dans le présent, même face-à-face ou presque. Ca fait du bien de les voir arrêter de tourner autour du pot, de temps en temps.

Sam : I don't get it. You haven't talked about Christmas for years.
Dean : Well, yeah. But this is my last year.
Sam : I know. That's why I can't.
Dean : What do you mean ?
Sam : I mean, I can't just sit around, drinking eggnog, pretending everything's okay, when I know next Christmas, you'll be dead. I just can't.

Ben ouais. Parce qu'une fois passé ce Noël-là, ben ce sera fini. Poor babies !

Vite, vite, un peu de glauque pour nous faire oublier c'te misère. Remontant la piste de couronnes de l'avent bien cheloues, les Weuh se retrouvent à aller frapper chez... un couple de dieux païens franchement sanguinaires !
D'ailleurs, ce qu'ils ont dans leur sous-sol est tellement abject que la grande tige manque de tomber en pâmoison.

Des sels pour la jeune fille, vite !

Et alors là commence le festival. Déguisés en humains super sympas et fans de Noël, le père et la mère fouettard nous ficellent les Weuh comme deux beaux sauciflards et commencent à nous les découper en tranchettes bien fines.

Délicieux. Le sang gicle, les injures pleuvent...

Dean : You bitch !

Et si je ne m'abuse, le grand truc se fait arracher un ongle à vif, ce qui lui fait pousser une mémorable brâmée.

Dean : Merry Christmas, Sam !

Bref, alors que Dean est sur le point de se faire arracher une quenotte à coup de tenaille, la sonnette retentit. Allez, dix secondes d'absence et évidemment les Weuh disparaissent. Ne JAMAIS les quitter des yeux, les lascars !
Quelques minutes plus tard, armés de bonnes branches de sapins de Noël, ils viennent à bout des deux farceurs... je ne suis pas sûre qu'on ait déjà vu plus gore dans la série. Je crois que c'est la première fois qu'on voit un pieu s'enfoncer dans la poitrine d'un gars, deux fois d'ailleurs puisque la première fois, Dean rate le coeur. Hem.

Goodnight, you ugly bastards !

La fin... rah... C'est trop mignon. Finalement, Sam offre à Dean son dernier Noël de merde, avec des cadeaux achetés à la station-service et un arbre décoré à l'arrache. Et une bonne lampée de lait de poule dont on devine la haute teneur en gnôle.

Mais juste avant, on a le Noël de leur enfance, celui où leur père ne s'est jamais montré, celui où Dean a essayé de faire croire à Sammy qu'il était passé en coup de vent déposer des cadeaux... cadeaux chouravés dans une maison voisine et malheureusement destinés à une petite fille.
Et quand Sam lui tend le cadeau qu'il voulait offrir à leur père... putain, le symbole, quoi. C'est juste énorme. Là, on comprend tout. On comprend le gouffre qui a pu séparer Sam de son père et tout ce qu'il a dû reporter sur son frère à l'époque. Et je jure qu'avant même que Dean n'ouvre le paquet, j'ai compris ce qu'il y avait dedans.

On l'a toujours vu avec ce truc autour du cou et on n'a jamais vraiment su ce que c'était. Ben voilà pourquoi il le porte en toute circonstance.

Même ce soir-là, en découvrant le Noël tout pourri que lui offre son frère.

Ouh là là, il est à CA de sangloter, le grand héros !

Un toit, un match, de la picole, la neige et la voiture gentiment garée dehors... Sans doute ce qui se rapproche le plus d'un vrai Noël pour eux.

Bon, ça commence à être un peu dur, là !

 

Bêtisier saison 2...

Ces deux empaffés m'ont filé mal au bide tellement je me suis marrée. Tourner avec eux, ça doit être l'équivalent d'une visite au zoo avec un séjour prolongé devant la cage des ouistitis. Je ne sais même pas comment ils arrivent à faire quelque chose de cette série étant donné les deux lascars auxquels ils sont affaire... et qui depuis qu'ils se sont rencontrés sur le plateau sont bien sûr devenus les meilleurs potes de la Terre. Apffff...

Donc, ils sont très cons, mais genre très très cons, quand même.

(Je me doutais que le tournage de cette scène avait dû occasionner quelques menus dérapages... )

Là, c'est Jared qui se prend deux seaux d'eau dans la tronche... pour le punir, sans doute, de s'être livré à un lâchage tout à fait abject dans la bagnole. Jensen est moins crade, lui, il se contente de quelques rots sonores.

Ca doit être une sorte de test... si vous les aimez encore après ça, c'est bon, vous êtes irrécupérables !

Et cerise sur le gâteau :

Mais c'est ma copine sans les trucages ! Comme elle est meugnonne, dites !

Bon, si vous voulez tout savoir des problèmes d'aération de la Metallicar, c'est ici.

 

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