Le blog de La Sorcière
 

406 : Yellow fever

Eh ben voilà. Encore un épisode mor-tel, qui aborde un thème clé dans la série : la peur. Et encore un grand Jensen-Show. Mais jusqu'où ira-t-il, cet animal ?

Imaginez donc. Plus de trois saisons qu'on regarde Dean rouler des mécaniques, ne reculer devant rien ou presque. Au point qu'il a fallu l'envoyer faire un petit séjour en Enfer pour le calmer dix secondes. Et là, sous nos yeux tout esbaubis, notre héros se transforme de minute en minute en véritable carpette, tout tremblant, sursautant devant Rue Sésame. Non, il fallait vraiment bien trois saisons pour envisager de voir Dean Winchester détaler devant un yorkshire à noeunoeud. Recueillement.

Bref, pauvre bébé. Lors des premières secondes de cet épisode, en le voyant fuir au son des aboiements bien connus de Evil!Médor, j'ai eu trop pitié de lui. Je me suis dit qu'il devait rêver de sa première mort étant donné la ressemblance avec son rêve de "No rest for the wicked".

Eh ben pas du tout. Il hallucine, le biquet.

Et dans ses hallucinations, Boule de peluche n'est autre que le vilain chienchien de l'Enfer.

Euh, cela dit, je trouve ce genre de créature tout à fait terrifiant, en fait.

Quelques dizaines d'heures plus tôt, les agents Tyler et Perry (!) arrivent donc dans une petite ville équipée de son lot de morts bizarres.

Une des premières scènes, celle de l'autopsie, est exceptionnelle de "beeeurk" et de "ahahah". Oui, oui, les agents Tyler et Perry ont déjà assisté à ce genre de chose, pensez-vous, ils sont des vieux de la vieille.

Iiiiik !

Argh !

Uh !

Ewwwww !

Exceptionnellement, il s'avère qu'on a affaire à un truc qui s'attrape, surtout chez les gens qui ont des choses à se reprocher. M'est avis que le Grand Truc aurait pu choper cette gentille maladie s'il n'était pas protégé par son sang de démon, comme on a pu le voir dans la saison 2. Hem. Bref, cette fois, c'est pour Dean. Eh oui. Encore.

Sam : All three victims used fear as a weapon. And now this disease is just returning the favour.
Dean : I don't scare people !
Sam : Dean, all we do is scare people !

Donc, au fil de l'enquête, on assiste à la lente désagrégation de notre héros. Et ça, par ma barbe, c'est à mourir de rire. Jensen est immense. Le voir frémir de frousse face à un pauvre iguane dans son terrarium...

Puis manquer de se chier dessus quand une gentille dame python vient le draguer d'un peu trop près, c'est hilarant. Ah, Jensen, tu es parfaitement inimitable.

Ce qui est également très drôle, c'est de le voir tenter de dissimuler son malaise. Parce que merde, non, Dean Winchester n'est point un pleutre. Dean Winchester est fort. Alors Dean Winchester met Eye of the tiger à fond dans la bagnole histoire de se donner du courage. J'adore. C'est exactement le genre de truc que je pourrais faire.

Non et puis vous vous rendez compte... il a tellement la trouille qu'il en oublie de manger ! Fronçant même le nez lorsque Sam lui apporte sa précieuse pitance ! Alors là, clair qu'il doit être très très malade, le grand prédateur. Parce que jamais jusqu'à présent on ne le vit refuser nourriture.
Et puis alors, une fois qu'il est question qu'il soit victime du même mal que le mort autopsié, il nous sort le grand air de la Reine de la nuit, attention les oreilles.

Dean : Am I haunted ? AM I HAUNTED ?

La grande tige, dans tout ça ? Ben, la grande tige est super choute. On dirait que c'est la période de la saison où elle me fait craquer, la grande tige. Même si très franchement, je trouve qu'il prend ça un peu à la légère, le Sammy. Sérieux, son frère est terrifié et lui il fait des petits sourires, et tout. Un petit "everything's gonna be ok" ou "don't be scared", ça lui ferait mal au cul ?

Non parce que le pauvre Dean qui suffoque d'effroi devant ses bouquins en découvrant ce qui l'attend s'ils ne trouvent pas comment le guérir dans les 24 heures, euh.

La MORT, Dean ! Et même que si jamais tu crèves, eh ben tu y retournes tout droit, au sous-sol.

Ouais, ça a de quoi mettre de mauvais poil, je suis d'accord. En plus, ça gratte, son truc.
Bref, étant donné le succès relatif de Eye of the tiger, Dean passe à un remontant un peu plus tangible.

Mais pas plus efficace, en fait.

Oué, c'est pas brillant. Complètement flippé.

(Désolée, je ne me lasse pas de ses mimiques, il me fait trop marrer. Je suis sûre que ce n'était pas supposé être aussi drôle, en fait.)

Au final, pas du tout rassuré mais complètement beurré, il faut bien admettre que Dean ne va pas être d'une grande aide dans cette enquête.

D'autant que maintenant, c'est à leur mode de vie plutôt risqué qu'il s'en prend. C'est vrai ça, faut pas être net pour chasser les démons au quotidien !

Dean : Come on, Sam ! What are we doing ?

Sam : We're hunting a ghost.
Dean : A ghost, exactly ! Who does that ?!
Sam : Us.

Dean : Us, right ! And that's exactly why our lives suck ! I mean come on ! We hunt monsters ! What the hell ?! I mean normal people, they see a monster and they run, but us... no, no, no ! We search out things that want to kill us... or eat us ! Who does that ? Crazy people ! We are insane ! You know, then there’s the bad diner food (!!!) and then the skeevy motel rooms and the truck-stop waitress with the bizarre rash. I mean, who wants this life, Sam ? Huh ? Seriously ? Do you actually like being stuck in a car with me eight hours a day, every single day. I don’t think so. I mean, I drive too fast and I listen to the same five albums over and over and over again and, and I sing along and I’m annoying, I know that. And you… you’re gassy. (loooool !!!) You eat half a burrito and you get toxic ! I mean, you know what ? You can forget it.

Oh, baby, you ROCK !
Je ne sais pas comment fait Jensen, mais il excelle dans cette matière : rendre son personnage à la fois pathétique et drôle. On ne voudrait pas rire parce que c'est vraiment pas marrant ce qui arrive à Dean, mais il est irrésistible. Et c'est tellement incongru de voir Dean avec ce regard de lapin dans les phares, reniant tout ce qui donne un sens à sa vie. On rit parce que c'est complètement inattendu, mais on rit un peu jaune parce qu'au fond, ce sont aussi ses terreurs les plus profondes qu'il se met à exprimer.

D'ailleurs, lorsque les hallucinations de Dean se font plus insistantes, plus moyen de faire comme si ce n'était pas le cas. On imagine les sueurs froides du pauvre choupinet que son frangin a bien du mal à rassurer. (Enfin, il faut dire qu'il n'essaye pas très fort, non plus.)

D'autant que...

Poor baby.
Mais comment arrive-t-il à vivre avec des angoisses pareilles planquées au fond de lui ?

Donc pour sauver Dean, il faut tuer un fantôme en pétard. Problème : le corps de ce monsieur a été légèrement dispersé un peu partout puisqu'il a été traîné par une bagnole sur de nombreux mètres. Alors comment faire un joli feu de joie pour s'en débarrasser, je vous le demande ?
Avec Dean qui répond un peu aux abonnés absents et qui flippe sa race devant les dessins animés...

Il est donc temps d'avoir recours à l'arme fatale alias... BOBBY ! Ouééééé, Bobby, mon vieux !

Bobby dont nous apprenons qu'il parle couramment le japonais. Wow, Bobby.
Donc pendant que Sam et Bobby prennent le thé et les petits gâteaux, Dean se fait rattraper par la victime qui le précède et il en profite pour la voir version démon...

... avant de la regarder littéralement crever de peur, ce qui devrait lui arriver dans les minutes qui suivent, à lui aussi.

Etape suivante dans la liste des terreurs du bonhomme ? Trop fort...

Je jure que le voir s'agripper comme ça à cette pauvre Bible, ça m'a fait trop mal au coeur...

Et la conversation qu'il a avec cette petite morveuse de Lilith, voilà sur quoi il aurait fallu insister parce que ça veut dire beaucoup beaucoup de choses.

Dean : Why did I get infected ?
Lilith : You know why. Listen to your heart.

Ok, donc selon Eric Kripke qui a tenu à faire passer un message à toute la caste supernaturaliste, si Dean est malade, c'est parce qu'il nous cache un gros secret. Et on en saura plus très vite. Evidemment, je meurs d'envie de zigouiller le Kripkeeper, maintenant. C'est quoi, ENCORE, ce secret de merde ???

Bref, pendant que Dean est en train de se mettre la misère devant une Lilith qui n'est même pas là, Bobby et Sam parviennent à capter que pour se débarrasser du fantôme, il suffit de lui faire très très très peur à lui aussi. Et évidemment, pour cela, une solution : lui faire revivre, enfin si on veut, sa mort.

Ce qui est parfaitement dégueulasse. Pauvre fantôme. Mais bon, au moins, ça marche, et Dean est sauvé.

Du moins dans l'immédiat.

(Et je mets cette capture de Bobby parce que je l'adore. J'adore ce sourire de gros ours futé et tendre. Ca me fait craquer.)

Donc Dean est sauvé du moins dans l'immédiat. Parce que si la peur maladive s'en est allée, eh bien il y a certaines peurs qui ont la peau dure et qui vont continuer à le poursuivre tout simplement parce qu'elles sont bien solidement ancrées en lui. Et cet épisode, c'était l'occasion de le rappeler.

Alors il donne peut-être le change, le gaillard, mais au fond, voilà ce qui le hante :

Et nul doute que ça va bien finir par le bouffer tout vivant. Pour de vrai, cette fois.
J'ai de plus en plus la trouille pour Sam. Le voir comme ça, deux fois avec des yeux jaunes, même si c'est dans la tête de Dean (ou pas ?), ça me fait baliser sévère. Je jure que s'il devient un Azazel bis, je me flanque pas la fenêtre. Et j'habite au quatrième, hein, alors déconnez PAS !

Bon. Je ne vais pas m'attarder sur le petit cadeau qu'on nous place à la fin de l'épisode, vous l'avez tous regardé 25 fois, comme moi. Et hier soir, à la raclette de Labell'A, toutes les dix minutes, il y en avait au moins une d'entre nous pour commencer à entonner "Rising up... " etc. C'est désespérant.

Mais j'avoue que ça détend bien les zygomatiques après une fin aussi crispante.

Jensen... comment résister ?
C'est rigolo parce que la chanson est super bien choisie, pour Dean. Et puis les rires derrière... on entend Jared qui est écroulé. D'ailleurs, je jurerais qu'à un moment, le regard de Jensen le croise hors caméra et qu'il manque d'exploser de rire avant de vite détourner les yeux. Fabuleux. Et puis le sourire à la fin... vraiment craquant.

Ah là là. C'pas Dieu possible, ça !

Pour le plaisir, je vous rajoute quand même le commentaire d'Eric Kripke, très important pour cet épisode et sa compréhension. Ce type aime sa série et ses personnages...

"So I’ve never before responded directly to the fandom’s comments about an episode, and I don’t plan to make a habit of it, but I couldn’t resist dropping in a thought about the episode "Yellow Fever."

Which is this :

Dean is not a dick. (Aaaaaaw ! )

None of the writers, or anyone on the creative team of SUPERNATURAL, think Dean’s ever been a dick, past, present, or future. He’s a hero. (SNIF) Dean did NOT contract the ghost sickness because he’s a dick. Victims contract the illness because they use "fear as a weapon." Dean asks Lilith at the episode’s end, "why did I get infected ?" And she cryptically responds, "you know why. Listen to your heart." We, as the writers, probably should have emphasized this mystery more, I take responsibility for that omission. But the point is : the reason he was infected is because of a SECRET he’s keeping. A dark secret that will be revealed in Episode 10. And not at all because of any dickishness, implied or otherwise."

C'est trop mignon. Et flippant.
Bon, allez, j'arrête là cette review-fleuve. En ce moment, je pourrais passer ma vie à parler de Supernatural, ma parole.

 

Bande-annonce "The great pumpkin Sam Winchester"

Avant la (très longue) review de "Yellow fever", voici la (très intéressante) bande-annonce de l'épisode de la semaine prochaine, un spécial Halloween. Ouééééé !



Bon, ne nous réjouissons pas trop vite. Visiblement, avec le retour de "Cas'", il va y a avoir du lourd, du très lourd. Alors je me retiens de ricaner sur le titre, parce que tout rigolo que ça en ait l'air, c'est pas sûr que ça le soit tant que ça. Vous me suivez ?
 

Lawrence, Kansas, 22 years ago...

Aujourd'hui, c'est officiel, je suis malade. Et je ne sais pas du tout ce qui m'arrive sinon que j'ai le nez qui pisse et la gerbe. C'est sûrement parce que j'ai failli pleurer hier. Toujours est-il que depuis ce matin, j'alterne de très longues séances de sieste et de très longues séances de rien du tout. Ce qui est rageant car évidemment, dehors, il fait super beau. Bon cela dit, si j'étais en bonne santé, je ne serais pas dehors en train de m'ébattre comme une jeune pouliche, mais bien enfermée au boulot. Donc bon.
Du coup, pour me consoler de ma misère, je me suis dit qu'il serait fort amusant de me refaire le premier épisode de Supernatural étant donné toutes les infos dont on dispose aujourd'hui. Alors, toi, lecteur qui n'a pas vu le début de la saison 4, je te conseille fortement de ne pas lire ce qui suit mais de te contenter de regarder les zolies captures qui font peur. Oki ?

(Oui, pis bon, je me suis dit qu'il serait également très drôle de revoir les deux asticots avec quatre ans de moins, c'est marrant, si vous prêtez l'oreille, vous remarquerez que Jensen ne fait pas encore sa "Dean-voice". Il parle comme un galopin limite pré-pubère.)

Bref !

J'avoue qu'en revoyant cette intro, tout à fait digne des intros plus anonymes auxquelles on aura droit par la suite dans la série, on a presque envie de croire que non, Azazel ne va pas débarquer pour faire boire de son sang de merde à bébé-Sammy. On a presque envie de croire que cette petite famille-là est une famille comme les autres. Ces quelques secondes de bonheur familial, moi je les trouve super émouvantes, aujourd'hui. Tout simplement parce qu'il n'y en aura pas d'autres.

Et puis là, ben quand on voit débarquer John, on n'arrive plus à se sortir de la tête qu'il devrait être mort et qu'il ne doit sa présence qu'au sacrifice de sa petite femme qui entre temps a eu tout ce qu'elle souhaitait tant... une vie de famille, deux chouettes gamins dont un très mignon dans son petit lit...

Et... ben ça va s'arrêter là, ma chère Mary.

En revanche, c'est là que l'histoire commence pour les trois Winchester mâles... Pfffouah.

(Déjà la larme facile, on remarquera. )

Pas pu m'empêcher de sourire quand le petit Dean, haut comme trois coucougnettes à plat ventre, sort à son petit frère : "It's okay, Sammy."
Alors non, mon petit, c'est pas okay du tout, ni pour toi, ni pour ton frangin.

Et encore moins pour Daddy qui est déjà un homme mort.

Brrrr...

Voilà. Vous me direz : elle est gonflée de reviewer un truc qu'elle a déjà vu il y a cinq mois, mais bon, aujourd'hui, je fais dans la facilité.
Toujours est-il que c'était très sympa de revoir les origines de la série. J'ai lu sur quelques sites que la critique est unanime, actuellement, sur Supernatural et j'en suis bien aise. La série aurait pu se vautrer dix fois, et alors qu'on en voit plein d'autres patiner dans la choucroute de leur propre mythologie, SPN s'en tire haut la main. Elle grandit en même temps que ses acteurs et ses créateurs et c'est vraiment très chouette. Je ne l'aurais jamais cru quand j'ai regardé cet épisode début juin.
D'ailleurs, j'ai presque envié mon moi de début juin 2008. Mon moi qui trouvait charmante cette mère de famille blonde avec sa chemise de nuit brodée et qui a longtemps apprécié l'aura de douceur et de mystère qui l'entourait. La Mary que je regarde aujourd'hui, c'est celle qui doit payer un choix fait dix ans plus tôt, et si j'ai profondément pitié d'elle, je n'ai plus le même regard sur elle. Même si elle garde quand même toute ma tendresse... plus que jamais, même.

 

Ceci s'apprête à devenir culte...

Si vous avez déjà vu Yellow Fever, vous SAVEZ de quoi je parle. Ca n'a rien à voir avec le pitch de l'épisode, c'est juste... du grand Jensen Ackles, tout simplement.



J'adore les vieux rires de troll, derrière. Je pense que Jared est en train de se rouler par terre...
 

405 : Monster movie

Oh. My. God. C'était mais... hallucinant, ce truc ! Sérieux, rien que le début... arf...

Ils m'ont grave eu par surprise, je ne m'attendais pas à ce qu'ils jouent le jeu jusqu'à faire un générique à l'ancienne.
En tout cas, eh ben ça fait drôlement du bien de se décontracter un peu du slip après les quatre épisodes qu'on vient de se taper, de rigoler un bon coup sans trop d'arrière-pensées.
Oh, franchement, l'intrigue, c'est pas du Orson Welles, hein ? Le coup du shapeshifter qui fait une fixette sur les films d'horreur vintage... hem ! C'est sûrement le ressort scénaristique le plus éventé que j'aie vu dans la série après Hollywood Babylon. Mais on sent tellement que tout le monde s'est fait plaisir, l'esthétique est tellement léchée, la musique et les effets sonores tellement plus vrais que nature, les détails tellement drôles et nos lascars prennent un tel plaisir à jouer là-dedans que je ne peux pas (trop) leur en vouloir d'avoir aussi peu exploité le profil psychologique du coupable ni même de ressortir le prétexte super commode du shapeshifter. Après tout, les vieux films d'horreur, c'était pas tout à fait du Orson Welles non plus.

Donc, nos lascars se font plaisir. Les acteurs comme les personnages... et surtout Dean. C'est même un tout petit peu le Dean-Winchester-Show, cet épisode.
D'abord, les Weuh débarquent en plein trou du cul de la Pennsylvanie (qui à une syllabe près se trouvait en Roumanie), en pleine Oktoberfest.

Alors là, moi, déjà, je m'esclaffe. Parce que lâcher Dean Winchester dans une Oktoberfest, fût-ce une sous-Oktoberfest de sioupermarket où qu'on boit même pas de la vraie bière alleuhmandeuh, ahahahah, cette idée a de quoi réjouir le coeur ! Oué, une Oktoberfest, c'est quoi me demanderas-tu, toi petit lecteur à peine majeur qui n'as pas encore eu la joie de connaître la belle ville de Munich pendant son été indien. Facile. La Sorcière germanophone a testé pour toi. Seize jours de débauche dans la capitale bavaroise pour un festival qu'on appelle pudiquement "Fête de la bière". Arf. Moi je dirais plutôt fête des soûlards, mais bon. Hips !

Donc là, évidemment, on va pas vous proposer d'ingurgiter votre poids en bibine et ça a tendance à manquer un peu de saucisses pour que ce soit une vraie, pure Oktoberfest, mais il y a de la bière, il y a des bretzels géants, et il y a des petites pépées en tenue légère. A priori, c'est Disneyland pour Dean Winchester.

Je sais que certains d'entre vous envisagent déjà que Sam soit passé du côté obscur de la Force... mais dites-moi comment vous pouvez imaginer une chose pareille en le voyant sourire de manière aussi adorable face à son frangin qui s'éclate.

Sérieux, les mecs. Sérieux.

(Oui, bon, il est allé voir le dernier Indy sans Dean, ce qui est un pur crime de lèse-fraternité, mais bon. Mon frangin et moi l'avons d'ailleurs vu ensemble, comme il se doit.)

Enfin bref. Winchester et Winchester sont quand même un peu là pour enquêter, entre deux canons. Parce qu'il y a du lourd. Voyez plutôt.

Un vampire. Comme ça, vous savez.

Brewer : You know, with the fangs, and the fancy cape, and the slicked back hair and the medallion... just like Dracula !

Très vite rejoint par un loup-garou.

Et une momie.

Franchement, possédant ma propre petite culture en matière de vieux films d'horreur, je me suis bidonnée tant que je pouvais. Oui, je dois faire partie des rares à avoir applaudi le casting de Christopher Lee dans le Seigneur des Anneaux. Après tout, il a longtemps été mon Dracula préféré.

Eh ben je veux pas dire, mais bière, monstres vintage, donzelles à froufrous... c'est-y pas, je vous le demande, l'occasion rêvée de se faire déniaiser ? Si, bien sûr, l'ennui c'est que ni l'un ni l'autre de nos bougres... ah, attendez ! Au temps pour moi ! On me souffle dans l'oreillette que... non, vous ne rêvez pas, Dean a profité de son petit séjour en enfer pour se refaire une virginité ! Vous aussi, vous ne saviez plus où vous flanquer pendant cette conversation ? Eh ben je vous la refais quand même tellement mes yeux ont failli rouler hors de leurs orbites et mes oreilles se mettre à flamber. C'est vrai, souvenez-vous, juste avant de vous évanouir en voyant Dean soulever sa chemise dans le premier épisode de la saison 4, vous avez bien constaté qu'il n'avait plus une seule cicatrice sur le *gasp* corps.

Dean : Which leads me to conclude, sadly, that my virginity is intact.
Sam : What ?
Dean : I've been re-hymenated !
Sam : Please ! Dean, maybe angels could pull you out of hell but no one could do that !

Non, en effet. Même en s'y mettant à plusieurs, à mon avis.
En tout cas, ça tombe bien. Les vampires adoooorent les jeunes vierges à chair tendre !

(Qui a dit "La Sorcière aussi" ? J'ai les noms !)

Bon, clairement, c'est une conversation qui a tendance à vous poursuivre, je trouve. Surtout que Dean a l'air d'avoir trouvé la candidate idéale pour remédier à son petit problème. C'est grand, c'est blond, c'est nunuche à souhaits et si ça avait eu des tresses, ça aurait pu s'appeler Brünnhilde ou Siegrune.

On pourrait s'énerver, mais Dean n'est jamais aussi mignon que quand il s'agit de gentiment dragouiller une "un-peu-plus-que-serveuse-de-passage". A fortiori en noir et blanc.

Surtout quand il faut la sauver des mains de... euh... du sociétaire de la Comédie Française, là.

Irf, irf, irf.

Dans la foulée, arrache une oreille baveuse au scélérat qui s'enfuit royalement en... scooter (?!), se fait alcooliser par la blonde, confie ses secrets et se fait prendre en pitié en faisant sa petite tête de "sick puppy".

Pas à dire, il connaît la technique, l'animal.

Jamie : That must suck, I mean... giving up your life for this terrible... I don't know... responsability.
Dean : Last few years, I started thinking that way. It started weighing on me. That was before...A while ago, I had this...near death experience. Very near. When I came to, things were different. My life's been different. I realized that I help people. Not just help them, save them. And I've gotta say, it's awesome. It's kind of like a gift. A mission. It's kind of like a mission from God.

Jamie : So does that make you some kind of monk or something ? You know... celibate.
Dean : Man, I hope not !

Oué, bon.

Après ça, ça devient n'importe quoi. Dracula enlève Rossweisse, flanque Dean au cachot après lui avoir enfilé des culottes de peau (bring on the Lederhosen, baby !) et c'est Sam qui vient sauver tout ce petit monde alors que le shapeshifter est en train de se refaire sa petite version perso de Bram Stoker's Dracula.

Sam : Hey there, Hansel !
Dean : Shut up !

Petit point pour Waltraut qui n'est pas tout à fait la dernière des inutiles.

Shapshifter : Twas Beauty killed the Beast !

Oué, c'est ça, ta gueule, maintenant.

Bon, Ortlinde peut laisser El Deano respirer ou c'est TROP DEMANDER ?

Dean : Hero gets the girl, monsters gets the gank. All in all, happy ending. With a happy ending, no less.
Sam : Real classy, Dean.

Enfin c'était rigolo, quoi. Maintenant, si on regarde un peu ça sérieusement, j'ai un petit souci. Le clin d'oeil est sympa, l'esthétique est parfaitement irréprochable, mais si j'ai envie de chipoter, je dirais que je ne comprends pas bien pourquoi cet épisode est filmé en noir et blanc, pourquoi on a la musique dramatique et les transitions à l'ancienne... en fait, scénaristiquement parlant, c'est un épisode comme un autre, et tout s'y passe pratiquement comme d'hab... du coup, c'est un peu bizarre, comme choix. Prenons l'épisode cartoon de Farscape. Dans cet épisode, si on voit les personnages version dessin animé, c'est pour une bonne raison, et ils en sont conscients, ils s'en servent, du moins Johnny Boy. Franchement, le fait que les Weuh ne soient pas "conscients" qu'ils sont filmés en noir et blanc, ça m'a un peu dérangée. J'aurais du mal à dire pourquoi, en fait, mais ça me gratouille. Oui, je sais, je suis une emmerdeuse. C'est par pour autant que je boude mon plaisir, je précise.
Ce que je me suis également dit après coup, c'est que le coup du shapeshifter paraît super tiré par les cheveux, voire facile, à première vue. En fait, pas tant que ça. C'est sûrement le shapeshifter le plus humain qu'on ait vu jusqu'à présent, le plus vulnérable, le plus blessé. Sans toute la mise en scène, ça serait apparu de manière beaucoup plus claire. Et je m'étonne que Dean qui aime tant les vieux films ne soit pas plus touché par ça.
Bref, c'est un peu confus, au final. Très joli à regarder et très rigolo, mais peut-être un peu trop, aux dépends du reste qui est relégué au second plan.
Quid, par exemple, du parallèle très diffus avec Sam qui se transforme lui aussi petit à petit en monstre ?

Pareil, c'était un peu bizarre de survoler aussi rapidement la manière qu'a Dean de considérer sa mission, à présent. C'était presque anecdotique. Ce qu'il dit à Hildegarde, c'est qu'il en arrive à croire Castiel ??? Wow. J'imagine qu'on y reviendra, mais c'était quand même super frappant. Sam a changé pendant que Dean était en enfer, mais Dean alors, est-ce que ça l'a changé de se faire récupérer par un ange, lui qui a une si piètre opinion de lui-même ? Est-ce qu'il est maintenant capable de croire qu'il a vraiment une mission à accomplir, qu'il fait partie du grand plan ? C'est une réponse qui m'intéresse beaucoup. Parce que si Dean se met à vouloir y mettre un peu de bonne volonté, oh boy... plus rien ne pourra l'arrêter. A moins que ça ne finisse par le bouffer tout vivant de se la péter sauveur de l'humanité.

Maintenant, retour aux vraies affaires dès vendredi matin. Et là, ça va méchamment poutrer.

 

WHAT?!

Mais qu'est-ce qu'ils vont ENCORE faire à mon bébé ?!



Bande-annonce du prochain épisode de Supernatural, donc... "Yellow fever". A quand un livre intitulé "Ma vie de merde", par Dean Winchester ?
 

Brûlons Eric Kripke !

Car lorsque Michael Ausiello (EW) demande au Showrunner de Supernatural si Sam et Ruby... enfin, vous voyez ce que je veux dire... que répond le félon ? "No comment."

Au bûcher !!!

(Ca veut dire oui, vous êtes tous d'accord.)

 

404 : Metamorphosis

J'avoue que j'admire les créateurs de Supernatural... ils ont mis en place une progression tellement confortable dans leur série... à chaque fois je m'étonne de ne pas voir traîner certaines intrigues. Là, depuis le début de la saison 3, on a presque envie de freiner des quatre fers tellement l'avancée est inéluctable et nous entraîne malgré nous dans un endroit où on n'a pas très envie d'aller.
Les secrets ne restent jamais secrets bien longtemps... pourtant je ne m'attendais pas vraiment à ce que Dean découvre dès le quatrième épisode que Sam traîne avec Ruby et qu'il arrive à exorciser les démons à la Obi-Wan.
Et ça me fait chier. Parce que ça veut dire que ce qui nous attend est dix fois pire que ça. Naïvement, je me disais qu'on allait peut-être traîner ça pendant toute la saison. Mignon, non ?

Donc, après avoir suivi Dean dans le passé, on retrouve Sam là où on l'a laissé. Parti avec Ruby pour chasser le démon. Et retrouver la piste de Lillith. En essayant d'oublier qu'il fait lui-même le mur... avec un démon.

Qui lui sert de coach... et peut-être bien aussi de paillasse. Même si ce n'est jamais vraiment dit, c'est tellement sous-entendu que... beurk.

Demon : Tell me about those months without your brother. About all the things you and this demon bitch do in the dark. Tell me, hero.

Et bien sûr, qui est là, témoin de tout ça ? Argh.

Naaaaan !
Oh ptain, les gars, arrêtez de vous regarder comme ça, vous me brisez le coeur...

C'est surtout la déception de Dean qui fait mal à voir. Evidemment, première réaction : rentrer dans le lard de Ruby. Mais le pauvre, il est tellement déçu et fâché qu'il ne veut même pas adresser la parole à Sam. Ca m'a bouleversée.

Et puis il est tellement beau quand il est désespéré que...

C'est vraiment génial de les confronter là-dessus aussi vite. Du coup, j'ai retenu mon souffle pendant tout le début de l'épisode. Et quand Dean revient dans leur chambre d'hôtel où l'attend Sam et qu'aussitôt que celui-ci tente de lui expliquer le but de la manoeuvre, il lui balance un gros pain dans la gueule, j'ai littéralement manqué d'air, comme si c'était moi qui me l'était pris. Tellement je ne m'y attendais pas. Pas plus qu'au deuxième. Ca m'a fait le même effet que les baffes qu'échangent Lee et Kara dans la saison 1 de BSG. Tellement violent et fulgurant, chargé d'amour et de frustration, que ça vous sèche sur place.
Mais là, ça ne viendrait pas à l'idée du grand truc de répliquer.

Pauvre Dean, ça le rend complètement fou de voir son frère glisser sur cette pente. Surtout maintenant qu'il connaît les origines de l'histoire.

Et j'avoue que la petite pointe de jalousie qui ressort de son discours m'a émue. Genre mais euh, pourquoi tu chasses les démons avec Ruby et pas avec moi ? (Au hasard : parce que t'étais mort ?!)
Pareil, ça m'a beaucoup touchée de constater que malgré tout ce qui se passe, Sam continue à vouloir sauver des gens, envers et contre tout, et que le fait de maîtriser maintenant ses pouvoirs lui permet d'en sauver bien plus qu'avant. Désarmant. Comment j'ai pu le soupçonner d'y prendre plaisir, en fait ?
Tiens, et pendant qu'on y est...

Dean : Tell me. If it's so terrific, then why did you lie about it to me ? Why did an angel tell me to stop you ?
Sam : What ?
Dean : Castiel said that if I don't stop you, he will. You see what that means, Sam ? It means that GOD doesn't want you doing this.

Ok ? Voilà, le message est passé.
On respire un peu. Merci.
Ah mais pas longtemps. Parce que les trajets en caisse, côte-à-côte, enfermés dans un habitacle réduit, c'est quand même assez propice à des conversations épicées. Alors on se réjouit un petit peu que les boys parlent de leurs parents et que Dean partage ce qu'il a appris sur eux...

Dean : That woman could kick some ass. She almost took me down.
Sam : How'd she look ? I mean... was she happy ?
Dean : She was awesome. So funny and smart, so hopeful. And Dad too. Until of course...

Super mimi. J'adore la manière que Dean a de parler de sa mère. Adorable.
Seulement paf, après ce court échange, c'est l'affaire du demon-blood qui est évoquée, et putain, j'avais complètement oublié que Sam n'avait rien dit à ce sujet à Dean. Ce con aussi. Moralité, ça fait encore un secret éventé et encore une raison pour Dean de se sentir trahi. Arrêtez, pitié, c'est trop.

Pauvre Dean, ça me fait trop mal pour lui.

Le plus dingue c'est qu'on a quand même un monster of the week. Un "rugaru". Un pauvre gars qui a hérité de gènes de merde et qui, un jour, malgré lui, se réveille avec une folle envie de se taper un barbec' de viande humaine. Ca le rend fou, le malheureux. Alors il gloutonne tout ce qu'il peut pour éviter d'en arriver là, mais la faim est terrible.

Rameutés par un vieux copain de leur père, Travis, qui s'extasie sur leur complicité (!), Sam et Dean se chargent de l'affaire. Et très vite, bien sûr, un peu comme dans la saison 2, le parallèle s'établit. Comme Sam, le pauvre rugaru n'a pas choisi d'être un monstre de foire. C'est juste un brave gars, marié, à qui il arrive une grosse tuile. Et ça, Dean le capte tout de suite, surtout quand il voit son frère prendre ça tellement à coeur et refuser de brûler le monsieur directement, avant qu'il ne décide de céder à ses pulsions. Sachant qu'une fois qu'il aura goûté à la chair humaine, il deviendra définitivement un monstre.

Dean : You know, nice dude but he's got something evil inside. Something in his blood. Maybe you can relate.

Du coup, Sammy prend méchamment la mouche. Non parce que Dean croit peut-être que ça l'amuse, hein, d'être comme ça ?
C'est reparti pour une séance de hurlements. Mais arrêtez, bouhouhouh.

Sam : You have no idea what I'm going through. None.

Dean : Then enlighten me !
Sam : I've got demon blood in me, Dean ! This disease pumping through my veins, and I can't ever rip it out or scrub it clean ! I'm a whole new level of freak ! And I'm just trying to take this curse and make something good out of it ! Because I have to !

Pfff, c'est trop injuste. Pauvre Sammy, si gentil, si doux, qui se donne tellement de mal pour faire le bien...

C'est vraiment mignon de la part de Dean d'accepter de donner une chance au rugaru. Même si aussitôt le parallèle établi entre lui et Sam, ben on se doute que le pauvre gars va craquer et qu'ils ne pourront pas le sauver. Pas question qu'ils sortent de cette histoire avec le moindre espoir en poche. Il faut tout broyer menu.
C'est quand même remarquablement bien géré. D'abord, le fait de faire de l'épouse de Jack, le rugaru, une actrice de l'intrigue, pas juste une victime. Parce qu'elle est enceinte d'un futur petit rugaru et parce qu'elle va avoir sur leur destin à tous les deux le même regard que celui de Dean. Elle est celle qui est entraînée contre son gré dans ce tourbillon de violence et qui va y laisser tout ce qu'elle a. Elle est celle qui regarde impuissante l'être aimé devenir une abomination. Sans pouvoir détourner le regard.

L'ironie suprême (et c'est là que j'ai très très peur), c'est que si Travis, le pote de papa Weuh, n'avait pas menacé de brûler la petite dame toute vive, Jack n'aurait peut-être pas cédé à ses pulsions anthropophages en s'offrant un petit steak sauce chasseur.

Transposez ça à nos boys et hem. Les boules.

En tout cas, il est terrifiant, ce monster of the week. D'autant plus que le gars est tellement banal, à la base...
Bref, une fois que la transformation est achevée, Sam n'a d'autre choix que de tuer Jack. Et évidemment, il faut que ce soit lui qui dégaine le chalumeau, sinon, ce ne serait pas drôle.

Roh, mes pauvres bébés...

Bien douché par tout ça, le grand truc réalise peut-être enfin qu'il ne peut avoir qu'une maîtrise relative de ce qui lui arrive. Il décide donc de rendre son tablier de monstre de foire et de ne plus se servir de ses pouvoirs. C'est mignon, bichou, mais j'ai bien peur que le point de non-retour n'ait déjà été atteint.

Sam : This is my choice.

Ca va peut-être nous ramener un peu de paix dans le ménage Winchester/Winchester. Calmer Dean pendant quelques épisodes et nous reposer un peu. On en a bien besoin, je trouve...
Est-on dupe sur la durée ? Non, bien sûr. Parce que comme pour Jack, le dérapage viendra forcément au moment où l'on touchera (volontairement ?) le point sensible. Je ne suis vraiment pas sûre de vouloir voir ça...

C'est quand même énorme, ce qui se passe dans cette série, en ce moment.
C'est très rare, un show qui respecte à ce point ses personnages. Jamais je ne me dis en regardant SPN : "Dean ou Sam ne ferait pas ça." Le phénomène "off-character" n'existe tout simplement pas, hormis en cas de possession ou d'hallucination.
Sachant que la série repose tout entière sur ces deux personnages, le risque est quand même grand. Ben non. Tout y est parfaitement pesé, mesuré pour que ça n'arrive jamais. Et c'est bon de pouvoir se reposer sur ça. Sur le fait qu'ici, ce ne sont pas les héros qui servent l'intrigue mais l'inverse. Pour moi qui suis impitoyable au niveau de la psychologie et du développement des personnages, c'est un pur bonheur.

Là où c'est pas bonheur, en revanche, c'est que plus ça progresse et moins je ne vois de porte de sortie pour nos deux loulous. Ils sont si jeunes... je crois que je ne supporterais pas qu'ils meurent tous les deux à la fin de la série. Et je crois que je ne supporterais pas non plus qu'un des deux meure et que l'autre survive. C'est terrible de commencer à anticiper ça. J'en ai la gorge qui se serre et les yeux qui piquent rien que d'y penser.

Sinon. Ptain, je me méfie de Ruby comme de la peste. Je la sens de plus en plus agent double, là. Semant le doute et la discorde entre les deux frères, comme l'aurait fait Azazel. Je sais pas, j'ai un super mauvais feeling. Mais c'est peut-être parce que je ne peux pas la blairer.

 

Un pov' sondage de TVGuide online...

... mais qui m'a fait sourire de (très) bon matin.

Et voilà comment Jensen fout une pâtée royale à tous ces petits morpions mal torchés.
Faut dire qu'il y a quand même quelques belles têtes de vainqueurs, dans le lot.

Bon euh... on est vendredi ? Comment ça, on n'est PAS vendredi !

 

403 : In the beginning

Sa mère, le truc de ouf !!!
La vérité ! Là, sous nos pauvres yeux ébahis ! Mais faut-il que cette famille soit maudite, pourrie de l'intérieur, pour s'infliger de telles horreurs !
Et de tous ces personnages virils (oui, bon, à part le grand truc qui n'a pas tout à fait terminé sa croissance), il fallait que ce soit la seule femme du lot qui commette le premier acte qui allait faire boule de neige : Mary. Pauvre petite Mary Campbell, pas encore tout à fait Winchester, qui telle Eve ou Blanche-Neige, croque dans la pomme empoisonnée et précipite ainsi sa famille, celle qu'elle n'a pas encore et qui est pourtant tout ce qui lui reste, dans une spirale de deuils et de sacrifices dont on a bien du mal à entrevoir la fin.
Le "sorry" qu'elle sort à Sam dans "Home", l'épisode de la première saison, prend ainsi tout son sens. Pauvre Mary qui aura vécu dix ans, elle aussi, en attendant que l'heure de payer son pacte ne sonne. Toute jeunette qu'elle est, elle ne se doute pas encore que ressusciter égoïstement l'homme qu'elle aime va peser sur toute la vie des enfants qu'il va lui donner. Rah... Mal à la tête.

Bref. Dites donc, c'est que je ne voyais pas du tout venir ce genre de révélation, moi ! Oh, j'attendais cet épisode avec une impatience rare, mais j'ai été récompensée au delà de mes espérances. Et si le grand truc m'a peu manqué (il est là, partout, dans chaque geste de Mary, dans chacune de ses démarches de chasseresse, et via Azazel), comme je redoute sa réaction une fois qu'il apprendra toute l'affaire.

Donc, alors que Sam se fait une fois de plus la malle en douce en pleine nuit pour rejoindre sa démone (brrrr...), Dean, lui, voyage dans le temps avec son nouvel ami Castiel. Il se réveille sur un banc, et peu étonnament, son instinct (need pie) le pousse dans le troquet le plus proche. Le voilà qui s'installe au comptoir, et là, Biff Tannen entre dans le rade et lance son cri culte : "McFlyyyy !"

Deux têtes se tournent. Celle de Dean et celle de... John Winchester, à peine sorti de l'adolescence. Un John Winchester qui respire la jeunesse et l'innocence, aux antipodes du chasseur sombre, hirsute et prématurément usé qu'on connaît. Un John Winchester peu intéressant, somme toute, mais dont l'optimisme et la fraîcheur font un peu mal au coeur. Comme il a dû souffrir pour devenir notre John Winchester.

Dean réalise donc qu'il est en 1973 à Lawrence, Texas, et tout émotionné, conseille à son père de ne pas acheter cette horreur de machin Volkswagen sur roulettes. Viens-t-en voir mon Johnny comme elle est jolie, cette Impala 67. De la trempe des bagnoles qui durent. A tous les coups dans trente ans, elle sera encore parfaitement en état.

Dean : This is the car you want.

Oh, oui.

Filant son futur papa pour l'heure plus jeune que lui, Dean rencontre aussi sa frêle et blonde maman. Et, tranquille, assume parfaitement de la trouver très bonnasse.

Dean : Sammy, wherever you are... Mom's a babe. I'm going to Hell. Again.

C'est là que l'épisode prend une tournure tout à fait inattendue en ce qui me concerne. Lorsque Mary déboule dans sa cachette pour lui mettre quelques torgnoles, je n'ai RIEN compris !

Il m'a fallu de longues secondes pour saisir que bien avant que John Winchester ne devienne un chasseur et n'enseigne son savoir à ses petits, Mary, elle l'était déjà. Instruite par son père, lui aussi chasseur.
John l'a-t-il su ? Pas sûr. S'il l'avait su, les enfants l'auraient sans doute appris. Et là, c'est juste la surprise ultime. Dans la famille, on est chasseurs de père en fils, certes, mais également de père en fille.

Et Mitch Pileggi, toujours parfait, est incroyablement à sa place dans le rôle du grand-père de Dean.

Pour en revenir à Mary, j'ai évidemment adoré le fait qu'elle subisse elle-même cet héritage. Mon expérience familiale me dicte que plus on subit quelque chose et plus on est malheureusement à même de le reproduire avec ses enfants... encore plus quand on ne le veut pas. Mary ne saura jamais à quel point ses fils auront à leur tour à souffrir de l'instruction de John. Si Dad avait grandi à l'ombre d'un chasseur, il l'aurait compris. Et il fallait bien que le parent survivant soit celui qui n'était pas tombé dans la marmite quand il était petit.
Bref, c'est d'une logique parfaite, j'en ai eu les larmes aux yeux de voir à quel point j'ai eu raison de comparer cette famille à la mienne. Toutes proportions gardées, naturellement. Et encore... nous, on reproduit nos erreurs de génération en génération et ce depuis 1850, alors camembert.

Pareil, gros soupir de nostalgie en voyant Mary et Samuel (!), le grand-père, enquêter.
Si Samuel est un pro du déguisement, ce qui m'a valu une franche rigolade...

... Mary, elle, est partisane du dialogue. Lorsqu'elle s'adresse au petit jeune, le déculpabilise de sa douce voix, je me suis dit qu'elle se serait merveilleusement bien entendu avec son fils cadet.
Et puis comme Sam, Mary cherche désespérément à échapper à cette vie de fou. D'ailleurs, c'est décidé, comme Sam qui se croyait à l'abri avec sa Jessica, elle épouse John sur le point de déballer la bagouze. Ils fonderont une famille et ils seront heureux jusqu'à la fin des fins. Et elle clotûrera définitivement ce chapitre de sa vie, n'en déplaise à Samuel et Deanna (!).
Le portrait qu'elle fait de John, son promis, m'a filé un bourdon monstrueux. Pauvre John. Il n'était tellement pas destiné à ça. Et toujours, Dean qui cherche à en savoir plus sur ce père tellement particulier.

Dean : What's he like, John ?
Mary : Why do you ask ?
Dean : Just curious.
Mary : I don't know. He's sweet. Kind. Even after the war, after everything, he still believes in happily everafter, you know ? He's everything a hunter isn't.

Et puis la manière qu'elle a de parler de la vie de chasseur. Là, honnêtement, ça m'a brisé le coeur.

Mary : This job, this life... I hate it. I want a family. I want to be safe.

(J'étais dubitative quant au choix de l'actrice, mais après cette scène, je comprends. Elle a le même regard que Samantha Smith et elle imite à merveille ses attitudes. C'est spectaculaire.)

Et le coup de poignard ultime parce que rien ne doit être épargné à Dean...

Mary : You know the worse thing I can think of, the very worst thing ? It's for my children to be raised into this like I was.

J'en aurais chialé mais je me suis retenue. Dean, non, le pauvre. Entendre ça de la bouche de sa mère, lui, la petite machine à tuer, le chasseur par excellence. Argh. Je déteste voir Dean pleurer.

Dean : On november second 1983, don't get out of bed. No matter what you hear or what you see. Promise me you won't get out of bed.

Seulement voilà, on n'est pas tout à fait au bout de l'horreur. D'abord, c'est avec plaisir qu'on voit réapparaître (enfin, si on veut) le colt du Samuel du même nom que Dean s'en va chercher directement chez le Daniel qui se fait assassiner dans la saison 1, futur ami et mentor de John Winchester.

Un emprunt afin de tuer Azazel avant même qu'il n'ait le temps de ruiner la vie de la famille Weuh. Malheureusement, cet enfoiré aux yeux jaunes a toujours une longueur d'avance sur tout le reste de la création. Et alors que Dean confie toute l'histoire à papy, voilà-t-y pas que papy, c'est Azazel ! Ah la bonne blague !

Etant donné notre connaissance à présent quasi-encyclopédique des démons, on imagine l'horreur que ça doit être d'être possédé par ce monstre. Qui va d'ailleurs briser la nuque de mamie en moins de temps qu'il ne faut pour le dire...

... se planter une lame dans le bide histoire d'assurer la mort de son hôte et se montrer ignoble envers Dean...

Azazel : Are you one of my psychic kids ?

(Pileggi est GRAN-DIOSE !)

Sous-entendant d'ailleurs qu'il ne serait pas contre se taper Mary à l'ancienne et lui coller un polich' dans le tiroir, ce qui n'est pas dans ses habitudes. Iiiiik !

(Et moi qui clame depuis le début que Sammy a été adopté, je peux vous dire que là, je fais moins ma maligne.)

Une bonne course-poursuite plus tard, le truc de ouf se produit. Un Azazel galvanisé trace la Marie, zigouille le John, et prépare gentiment son 2 novembre 1983. Pas de souci, il ressuscite le jouvenceau, à une condition : dans dix ans, il viendra récupérer le prix de cette petite faveur. Pauvre Mary. Elle ne sait pas qu'elle vient de lui vendre son fils et sa propre vie.

Azazel : As long as I'm not interrupted, nobody gets hurt. I promise.

Sauf qu'il sera interrompu. Il est TOUJOURS interrompu.

Et lorsque Dean débarque enfin, c'est pour voir le pacte en train d'être scellé. Atroce.

Et voilà, la boucle est bouclée. Mary se sacrifie pour John. John se sacrifie pour Dean. Dean se sacrifie pour Sam. Le choc absolu. Je m'en suis mise à hoqueter comme une crevarde.

Dean ne pouvait rien faire, il était là pour être témoin du début de l'histoire, pour la petite mise à jour. Il en sait maintenant autant que Castiel et les autorités supérieures. Lorsque celui-ci, au début de l'épisode, lui avait dit "You have to stop it", il ne parlait pas des actions d'Azazel mais des conséquences qu'elles ont eu et ont encore. Et comme on le sentait venir, la mission de Dean, maintenant, c'est d'arrêter Sam qui a encore mis les voiles de façon suspecte.

Castiel : Your brother has had it down a dangerous road, Dean. We're not sure where it leads. So stop it. Or we will.

A suivre. Oh boy.

C'était grandiose. Absolument. Les flashbacks, c'est toujours un exercice périlleux. Là, c'est géré avec une telle assurance qu'à aucun moment on a le temps de se plaindre de quoi que ce soit. Je suis complètement soufflée. Et ravie. Et fière de ce qu'ils font de cette petite série sans prétention, sur une petite chaîne de merde, avec un budget modeste et tout un tas de limites absurdes. Ils exploitent à fond tout ce qu'ils ont entre les mains et tout le succès qu'ils ont, ils le méritent grandement.
Du coup, j'ai plus que jamais confiance en la suite !
(Même si j'ai les boules comme jamais pour mes pauvres Weuh.)

 

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