
Et voilà. Une blessure de guerre de plus à mon palmarès d'accidentée ménagère. Oui, parce que bon, je ne m'en suis pas vantée, histoire de vous épargner et d'éviter de me manger une fois de plus la honte, mais comme la chose a traîné en longueur et qu'à tous les coups ça va en faire rigoler trois ou quatre, je confesse.
Avant de partir en ouacances, j'ai dû subir une attaque supplémentaire de ma cuisine. Plus de doute, celle-ci est possédée par quelque force qui en a vraiment après ma peau ! (C'est le cas de le dire.)
Après la cafetière farceuse, j'ai donc eu droit cette fois à la version "Massacre au micro-ondes". Ah, vous ne pensiez pas qu'un micro-ondes pouvait faire du dégât, hein ! Eh ben maintenant, quand vous récupérerez votre bol de soupe fumant des entrailles de cette chose du diable, vous penserez à la Sorcière et vous déploierez mille prudences pour éviter le drame. Car c'est ce faisant que je me suis arraché un steack de belle taille à l'intérieur de l'avant-bras. La viande est restée accrochée au bitoniau supposé servir à fermer la porte de l'engin. (Oui bon, j'exagère un peu, mais c'est plus rigolo raconté comme ça.)
Adoncques, première réaction : le déni. C'est vrai, ça fait un peu mal, mais bon, un petit coup de désinfectant (ahiiiiii !) et une petite compresse que j'en ai encore à foison étant donné la patatomique et il n'y paraîtra plus. Sauf que ça saigne, cette chose-là. Abondamment. Fi donc, rajoutons des compresses, le royaume n'en manque pas. Trois jours comme ça et entre deux saignements, ça commence à cicatriser gentiment. Rassurée, je pars en vacances sur mon rafiot (équipé d'un hospital, je précise). Seulement voilà. En zyeutant de plus près, j'ai remarqué la profondeur de la chose. Et que la peau qui cicatrise (enfin, tente de), eh bien elle rétrécit au lavage ! Ce qui fait que la plaie s'ouvre aussitôt qu'elle tente de cicatriser ! 
(Cela m'a valu de polis : "Miz ? You bleeding on tablecloth.")
Alors il a fallu choisir entre : se faire recoudre par un boucher italien en pleine mer par gros temps, le faire à quai et risquer de zapper Pompei, Rhodes ou Carthage, me la jouer Sammy Winchester et sortir mon nécessaire à couture et... rien. Moralité, ça fait deux jours que c'est enfin vraiment cicatrisé et que j'admire ma superbe (nouvelle) balafre de guerrière domestique. 
Côté papatte, avec le timide soleil de novembre, elle a viré tricolore. Cocorico.