Le blog de La Sorcière
 

521 : Saviors

Bon ben je suis toute contrite.

On se réjouissait avec le Dark Side de la fin de la malédiction House qui fait que depuis des mois qu'on a vraiment du mal à avancer... panne d'ordi, sous-titres qui marchent pas, épisodes pas téléchargés, manque de temps... hier, tout s'est passé comme sur des roulettes, sauf que... en voulant trier mes captures, voilà-t'y pas que je ne les trouve pas. Et pour cause : impossible d'accéder au dossier où elles sont supposées être stockées, il n'existe pour ainsi dire plus.
Dégoûtée. En plus, comme beaucoup, je déteste refaire des choses déjà faites, donc j'ai décidé qu'il était hors de question que je les refasse. Donc une review sans images, ça fait chier.

C'est dommage parce qu'on a adoré cet épisode. Le patient du jour était un peu falot, pas très sympathique et perso, j'aurais adoré qu'il soit malade à cause de graines germées pourries ou d'excès de nourriture bio, mais non.
Le Dark Side a adoré le voir saigner par sa cicatrice, moi, j'avoue qu'il ne m'a pas inspiré autre chose qu'un léger ennui.
En plus, sa nana, c'est la gentille petite Faucheuse de Dean Winchester, j'ai eu toute les peines à ne pas repenser aux Weuh à chacune de ses scènes.

Mais bon, le plus important dans l'histoire, c'est qu'on a enfin du Chase/Cameron. Thank God. Il aura fallu tuer un mec pour qu'enfin, on se souvienne qu'ils ont été là, un jour, il y a bien longtemps.
Franchement, j'ai bien cru que c'était la fin. Une fin que je voyais venir depuis bien longtemps, d'ailleurs. Je n'imaginais pas une seule seconde que leur histoire puisse survivre à une saison, alors encore moins à deux ou trois, ça reste un mystère, pour moi. En plus, sachant que les deux acteurs ont rompu leurs fiançailles, ça me mettait un brin mal à l'aise de les voir obligés de s'embrasser et tout ça. Inutile de dire que maintenant, c'est encore pire !

Alors c'est vrai qu'elle est mignonne, Allison, mais pfiouuu, qu'est-ce qu'elle réfléchit ! Planter son kangourou parce qu'elle a trop peur qu'il la demande en mariage à cause de la mort de Kutner, euh... j'ai le droit de rire ? C'est mignon, mais bon, faudrait être aveugle et sourd pour ne pas voir que Kutner ou pas, le gars est raide dingue d'elle, et c'est pas une journée en robe blanche qui va y changer quelque chose.

Donc la péronnelle, au lieu de formuler ses angoisses, se trouve un patient dont elle ne peut absoluuuument pas quitter le chevet, repousse les vacances, bosse avec House et évidemment, arrive ce qui doit arriver : Chase est persuadé que sa douce Allison en pince toujours pour le boîteux. Souvenons-nous qu'il y a une saison de ça, il nous avait déjà piqué un délire gratiné sur le fait que Boucles d'Or ait pu coucher avec le Sick Bastard. C'était pas tout à fait réglé, cette chose-là, et visiblement, s'il y a bien une chose que l'Australien redoute, c'est son ancien patron.

J'ai beaucoup aimé le fait que Cuddy se retrouve engluée là-dedans, c'est super logique.

Chase : Do you think Cameron's in love with House ?
Cuddy : That is a ridiculous question. She is in love with you.
Chase : Are you in love with House ?
Cuddy : That... is an even more ridiculous question.
Chase : Two questions, zero answers. I can extrapolate from that.

Ouais. C'est que cette histoire inquiète aussi chouchoute. Imaginez donc : une blonde de dix ans plus jeune qu'elle voletant autour de son grincheux préféré. Alerte rouge !

Cuddy : Are you in love with House ?
Cameron : You are not concerned about me... You're marking your territory.
Cuddy : You shouldn't be involved with House. Neither should I. Neither should anyone. You and Chase are good together. Don't screw it up.

L'occasion pour House de s'en amuser un peu, au passage, étant donné que lui aussi se demande bien pourquoi Cameron a repoussé ses vacances avec son kangourou.

Cuddy : What's going on with Cameron ?
House : She doesn't want back on my team. And she doesn't want to jump me.
Cuddy : Okay. (Mais quelle débile ! )
House : Whoa. Whoa. You asked a question, I ruled out two possibilities and you're satisfied. That means you don't want an answer. You just wanted to know there wasn't a particular answer. Either you were worried she wanted back on the team, or you were worried she wanted back on me.

Gaulée !

Et il en met, du temps, House, avant de comprendre quelle mouche a piqué Cameron. D'ailleurs, il ne comprend pas, pas avant qu'elle ne lui explique la situation, et ce n'est que là qu'il trouve enfin le moyen de la secouer comme elle le mérite. En fait, on peut dire que c'est House lui-même qui conduit son ancienne élève devant l'autel, grâce à cette conversation.

Cameron : Are you teaching commitment classes ? Cause I thought you were too busy with your lectures...
House : Lectures on that going to be hysterical. Let me just give you the cliff notes. Don't try to dump him by dumping cases on me.
Cameron : I told you I never wanted to dump Chase !
House : Absolutely. You wanted him to dump you ! It's totally different, much less guilt. Either way you're out of reasons to avoid him. Kutner was a pretty dumb one to begin with.

C'est assez dingue étant donné qu'on sait à quel point sans jamais vraiment tenter le coup, House a toujours aaaadooooréééé être l'objet du petit béguin de Cameron.
En tout cas, après un tel électrochoc, la miss s'en va ramper aux pieds de Skippy qui l'a larguée, et il ne faut pas dix secondes avant que ledit Skippy ne se jette à genoux pour la demander en mariage. D'ailleurs, elle répond même oui avant qu'il ait demandé, cette nunuche à roulettes.

Bref, un mariage après un enterrement. Hurrah.

Enfin n'oublions pas notre joyeux boiteux. Rayonnant, pour changer.
J'ai très vite compris que Wiwi tentait de le distraire en le mettant face à une nouvelle énigme, sachant le plaisir qu'a House quand il est question de fourrer son grand pif dans les dessous des autres. Et je l'ai trouvé super futé, le Wilson, et c'était une attention très charmante. Mais étant donné le mal qu'a House à trouver l'origine du mal de son patient, persuadé, même, d'avoir perdu son don, c'est mal tombé. Et j'ai très vite compris aussi qu'au lieu de l'aider, ça va l'enfoncer.
On sent que le boss perd pied, tout doucement, et j'ai bien peur que le fait de ne pas comprendre ce qu'il en est de Wilson le terrifie. D'autant qu'il en rajoute un max, le Wiwi, sur son nouveau régime : un coup zappant le bacon de son omelette du matin, un coup allant chercher des cochonneries chocolatées au distributeur. House ne sait plus, ne comprend plus, ça l'exaspère, ça lui fait peur. A moi aussi. Même si c'est drôle.

House : I lost my mojo.
Wilson : Have you retraced your steps ? Does your cleaning lady check your pockets before ?

Oh, Wiwi...
Réponse hilarante, mais... et la détresse, alors ? Tu ne la vois pas ?

Donc voilà... plein de bonne volonté, plein d'amour dans cette démarche, et d'inquiétude et de sollicitude. Hélas, malgré le côté jouissif de la découverte, ce n'est pas de bon augure.

Wilson : Screwing with you. It needed to be done. After Amber died, I withdrew, tried to change everything. Hoping I sort it out, find some deeper truth. It was mistake. I should've gone back to normal. To here and now. Because that's all we can ever really count on. Things need to go back to normal in your life. And what could be more normal than me screwing with you, and you figuring it out.
House : You manipulative bitch !

Tellement pas de bon augure qu'en rentrant chez lui pour pianoter "Georgia on my mind" (avec l'harmonica au bec !), surpriiiiiiise !

Amber : Solved another case. Busted Wilson. Looks like you're not losing it after all.

Alors là, cette fin, elle était ultime ! Tellement que j'ai quand même refait deux captures d'écran !

Ca y est, on est entré dans le final ! Wouhouh !

(Désolée pour cette piteuse review... sans les captures, c'est un peu le calvaire. )

 

520 : Simple explanation

Jésus, Marie, Joseph.
Et là, dans dix secondes, je vais avoir là d'une grosse péquenaude parce que vous aurez tous trouvé cet épisode génial sauf moi. Et le Dark Side. Mais c'est un peu à cause de moi, je l'avoue.

Nan mé franchement... c'est bon, leur Kal Penn, il en avait ras la moustache de jouer dans leur saison 5 de merde et il a préféré allez servir la sousoupe à Barack. Ben comment que je le comprends, moi !
Mais c'était quand même pas une raison pour le suicider, alors qu'on venait de le laisser gentiment en train de sauver les miches de Taub !

C'est quoi c't'invention toute pourrie ??? Mais qu'il s'électrocute dans son bain ou qu'il se fasse écraser par un piano, comme les honnêtes gens, nom d'une pipe !
Mais non, là, venu de nulle part, on nous le suicide !
Bé dites donc.

Bref, j'ai vraiment pas aimé. J'ai trouvé ça super prétexte. Genre : "Ah zut, on en a un qui se casse, on n'a jamais eu le temps d'explorer son personnage parce qu'on était trop occuper à décortiquer les orteils de Thirteen, pis ça tombe bougrement bien, on a un besoin urgent de drama parce que notre saison, elle fait pas vraiment un tabac."
Alors hop, paf le chien.

Maintenant, on va dire que j'étais spoilée. Ca faisait super longtemps que je savais que Kutner allait se suicider (merci mes requêtes) et en regardant les épisodes, plus ça allait et moins je comprenais. Autant dire qu'en arrivant devant le corps, j'avais toujours pas compris !

A partir de là, j'ai même pas essayé de faire un effort, je ne le cache pas. J'ai décidé que c'était naze, j'ai trouvé que tout le monde surjouait à mort sauf Hugh, Rob et... Lisa, soit.
Le reste... oh mon Dieu, le regard languissant de Thirteen, la crise d'égocentrisme super flatteuse de Foreman... Allez, Taub était à peu près potable même si on a eu envie de se mettre à genoux pour lui claquer le beignet.
En plus, il a cette chouette réplique à la fin, celle qui cloue le bec à House, et rien que pour ça, chapeau.

House, quant à lui... est House. C'est-à-dire qu'il est plus imbuvable que jamais face à ce drame, histoire de ne pas montrer (en vain) qu'il est effondré.

Et pour s'occuper bien vite, bien vite, décide que Kutner ne s'est pas suicidé. Non, c'est impossible, tout le monde l'aurait remarqué s'il avait été dépressif. Le garçon respirait la joie de vivre et pétait la santé, il vaut bien mieux qu'il se soit fait abattre comme un chien dans son appartement, un meurtre sordide ourdi par quelque organisation secrète qui en avait après sa collection de robots.

("Robby, il a Robby le robot !", hurle la Sorcière à peine le pas de la porte franchi.)

Et puis surtout, House, ça ne le touche pas du tout, la mort d'un de ses petits. Qu'est-ce qu'il en a à battre, je vous le demande ?

Cuddy : I'm sorry for your loss.
House : Thanks, but it isn't my loss.
Cuddy : Then I'm sorry you don't think it is.

Rien. C'est pour cette raison qu'il s'en va rendre un hommage vibrant au cher disparu devant ses parents adoptifs.

Aller dire aux parents que c'est leur faute... du grand House.
Bref, tout cet épisode, c'est House qui tente de s'occuper l'esprit pour ne pas avoir à gérer le suicide de Kutner. Qui tente d'occulter tous les liens qui le liaient à son vaillant petit valet. Et ce malgré les efforts de Cuddy qui, tout comme nous, n'est pas tout à fait dupe.

Cuddy : It's okay. You should be upset. He thought like you. Pushed boundaries like you. He...
House : If he thought like me, he would have known that living in misery sucks marginally less than dying in it.

Même Wiwi ne peut pas grand-chose pour lui. Wiwi est trop occupé à sangloter dans son mouchoir de soie lavande. Et puis Wiwi, il est bien gêné de voir son compère allez fourrer son grand nez dans les petites affaires de Kutner.

Vous auriez vu la tête du Dark Side se tourner vers moi en découvrant l'intérieur du grand ado de service... *fiouuuush* que ça a fait devant les trucs de collection encadrés sous verre et accrochés au mur. (Toute ressemblance avec des faits ou des personnes réelles ne serait que pure coïncidence. Hem.)

Enfin, cela est tellement enveloppant qu'on en oublierait presque le double cas du jour, Eddie et Charlotte, mari et femme, qui jouent à celui qui mourra le premier.
C'est bien dommage, je trouve, car Meat Loaf déchire. Mais c'est difficile de se concentrer là-dessus quand House fait l'âne et a lui-même bien du mal à se concentrer sur l'enquête médicale.
En tout cas, cette enquête explore le même thème : refoulement, mort, suicide, amour, culpabilité. On reste vraiment dans le même domaine.
C'est juste dommage qu'on ne s'attarde pas plus ou du moins de manière plus efficace sur un des rares patients qui sans tenir tête à House ne nous fait pas le coup du lapin dans les phares quand celui-ci lui rend visite et tente de l'intimider.

Et c'est sympa aussi de réussir à goupiller une histoire aussi intéressante sur un couple marié depuis aussi longtemps. De réussir à extraire l'amour qu'il y avait dans ce ménage mais qui avait toutes les peines à s'exprimer.
Et les regrets, donc. Ceux, pour Eddie, de ne pas avoir mieux manifester ses sentiments à l'égard de sa femme.
Ca aurait pu être une intrigue très élégante et touchante si McCain avait été élu.

Ironie du sort, c'était Eddie qui était mourant au début de l'épisode. Et c'est Charlotte qui le finit les pieds devant.

House : They were ready do die... but for guilt, not love.
Taub : You can't feel that much guilt without love.

Splendide phrase à double sens. C'est clair que si House n'en avait vraiment rien à carrer de Kutner, il ne tenterait pas par tous les moyens de prouver qu'il n'y avait aucune dépression à détecter chez son jeune collègue. Guilt, guilt, guilt. Au point que ce n'est même pas lui qui sauve le patient mais Cameron, après l'avoir vu seulement un quart de seconde.

Quant à madame, elle aurait pu être tirée d'affaire aussi si elle avait été diagnostiquée plus tôt. On n'est pas passés loin du zéro pointé et du bonnet d'âne.

Je passe sur la scène des funérailles que j'ai trouvé d'assez mauvais goût... quelques secondes avant, je redoutais déjà la chanson choisie. J'avais raison.

En revanche, l'effondrement de Taub puis la dernière scène, avec House qui ne se résout à abandonner son enquête qu'avec cette photo...

... j'ai trouvé ça chouette. Pour une fois, c'est vraiment l'explication la plus simple qui l'emporte.

Pour finir sur une note un peu moins chafouine, mention spéciale à la mini-miss qui m'a fait dresser les cheveux sur la tête. Malheureusement, pas de capture, la gosse clignait tellement des yeux que j'ai pas réussi.

House : I can fix it, but it's going to cost you $3.75. I'm not just going to give you my coffee. Think of it as Costa Rican sober juice.
Katherine : She's drunk ?
House : That little minty scent hiding beneath the rose petal perfume and the cherry blossom moisturizer, and the morning dew hairspray. You sneak into mommy's bathroom, gulp some of her mouthwash ?
Rosabel : Gotta be perfect.
House : You spit it out ?
Rosabel : Mommy doesn't.

Bref... on voudrait bien finir avant jeudi prochain mais on a un peu peur. Ptain, s'il nous reste un épisode ou deux en partant en vacances, on va l'avoir très mauvaise, je le sens !

 

519 : Locked-in

Ceci était un très bon épisode. Malheureusement, il est mal tombé, je venais de regarder le pilote de Virtuality, j'étais encore en plein dedans, et je n'avais PAS DU TOUT envie de regarder un épisode de House ni un épisode de rien du tout après ça. (D'ailleurs, je n'ai toujours pas envie.)
En plus, le complot continue : cette fois, c'était la télécommande qui n'avait pas du tout envie que le Dark Side et moi regardions cet épisode de House.

Moralité, je me suis peu investie dedans. Néanmoins, je l'ai trouvé franchement bon, et j'ai trouvé sa réalisation très efficace et d'une grande virtuosité.
Les premières minutes, très très longues, où on est enfermés dans le corps de Lee (très joli prénom !), où on regarde l'épisode à travers ses yeux, où on ne voit que quelques visages flous, où on n'entend que des bribes de phrases étouffées, c'est terrifiant. C'est atroce.

On est obligés de se mettre à la place de ce patient frappé de syndrome d'enfermement, on n'a pas le choix. Et entendre, dès les premières secondes, le médecin qui annonce que "Miamy ! Y a bon coeur, là-dedans, ouvrons ce monsieur tout juste bon pour refiler son palpitant à un cardiaque !" alors que le pauvre Lee est parfaitement conscient de ce qui se passe et qu'il hurle, le malheureux, sans pouvoir bouger ni se faire entendre, c'est atroce.
Lee, donc, que nous ne verrons pas avant de longues minutes, a eu un accident de vélo. Une bête portière qui s'est ouverte, le cauchemar (croyez-moi) de tout cycliste urbain. Et il s'est réveillé à l'hôpital.

Par chance, il s'est réveillé (enfin si l'on veut) à côté d'un autre patient, un ours qui flambe avec sa bécane, et qui à trop faire le con s'est ramassé la gueule d'importance : le gars House. Genre il est pas assez éclopé, cet abruti, faut encore qu'il aille se finir sur le bitume.

Et notre bon House, lui, trouve que c'est un peu tôt pour priver ce patient de son coeur, voyez donc, mon brave, ces petites ondes cérébrales, là. Et ces yeux qui vous regardent. M'enfin, it's aliiive !

House : Hey, genius. I think it violates certain ethical laws to rip the organs out of a guy who's still alive. Certain law laws, too.

C'est là que Lee commence à faire ses petites réflexions trop marrantes sur ce qui l'entoure dans sa tête. Et ça, c'est à se pisser dessus.
Quand Wilson et House se livrent à un petit duo d'amour sous ses yeux, il se demande bien comment c'est possible que ces deux-là soient amis.

Et quand Cuddy arrive pour la grande scène du IV :

Lee : Is he hitting on her ? If she turns around she's into him too. (Et elle se retourne lorsque House ne la regarde pas... ) And there it is.

Excellent.

En tout cas, le temps paraît bien long avant qu'on ne découvre réellement le potentiel de notre client, grâce à une petite hallu très, très sympa, lors de laquelle je n'ai pas pu m'empêcher de me dire que ça a l'air de meuler sévère, au bord de la flotte.

Très, très chouette alchimie entre les deux acteurs, au passage. C'est rare qu'on ait droit à ce genre de scènes entre House et un patient. De plus en plus rare, d'ailleurs.

Donc au bout d'un certain temps (difficile de dire combien), on alterne les vues de dehors et les vues de dedans. Et c'est très troublant. Très émouvant aussi car notre patient se retrouve à pleurer sans s'en rendre compte quand ses enfants débarquent et n'arrive pas à dire à sa femme qu'il est désolé et qu'il l'aime.

Et comme tout bon client de House, Lee a menti. Et c'est bien entendu ce mensonge qui est la clé du diagnostic. J'ai adoré l'exploration du passé récent du bonhomme, le changement de décor et la rotation qui permet de découvrir où il a attrapé la maladie qui l'a empêché de freiner quand la portière de la voiture s'est ouverte.

Encore une fois, très émouvant de découvrir qu'il n'a pas su avouer à sa femme ses problèmes d'argent, qu'il a dû jouer les hommes d'entretien pour nourrir sa famille. Vraiment, un très beau patient, et un très bel acteur. Drôle mais humble, très attachant. Bravo, Mos Def.

D'ailleurs, on voit bien que tout le monde tient à le sauver, celui-là. Pour chacun, ce patient revêt quelque chose de symbolique. Tout le monde y va de ses petites confidences, même les plus chiantes, ce qui ne l'amuse guère mais a le mérite de continuer à faire marcher son intellect. Chiant, donc, mais salvateur.

Et heureusement que Taub a l'idée de le relier à un ordinateur pour qu'il puisse répondre oui ou non lorsque même ses paupières ne répondent plus.
Pauvre Lee.

Au final, c'est une pauvre coupure de papier qui est à l'origine de ce syndrome spectaculaire. Ca, et des rats.

(Et moi, je sens que je vais bientôt être obligée de désinfecter les boîtes de Coca du Dark Side à l'alcool à 90° si on continue à voir ce genre d'épisodes. )

A côté de ça, on a encore une très jolie partie de ping-pong entre House et Wilson qui se renvoient la balle de manière très habile tout au long de l'épisode.
Pris la main dans le sac à une distance étonnante de son domicile, House commence par renverser la question en accusant Wilson d'avoir une petite amie cachée. Mais Wilson, effondré dans un premier temps que le sick bastard ait découvert son secret...

... renverse à son tour la vapeur en découvrant, par des moyens très "housiens", que House est allé consulter un psy.

Une expérience unique et ratée, sans doute hautement traumatisante pour le pauvre praticien qui n'avait rien demandé ! Après cette kolossaleuh rigoladeuh, la fin laisse un petit goût amer.
House fait son mariole, mais lorsque la porte de l'ascenseur se referme, c'est un Wilson façon syndrome d'enfermement qui lui sort cette terrible sentence : "You'll end up alone."

Ca calme. Et c'est vrai que l'épisode n'insiste pas trop sur le côté solitaire et un peu renfermé sur lui-même de House tant il s'acharne à tirer son patient de sa prison de chair. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer à quel point dès le début il insiste pour faire participer Lee à l'enquête, lui montrant les scanners de son cerveau et tout ça. Bien entendu, aussitôt que son patient est guéri, il n'a plus aucun intérêt à ses yeux, mais quand même.

J'ai bien aimé, aussi, le bref échange entre House et Cameron, tirée de la cave meublée d'une paillasse et d'un bol d'eau où on semble la séquestrer depuis le début de la saison. C'était, comme toujours quand on nous les fait se croiser, tout à fait léger et charmant.

Il n'y a vraiment qu'avec elle qu'il arrive parfois à retenir la bête.

House : Why did I fire you again ?
Cameron : You didn't. I quit.

Pour finir, thumbs up to Kutner qui sacrifie sa propre gloire au sauvetage de Taub. Franchement, je ne suis pas sûre que le petit casse-couille à tonsure le mérite. J'ai bien aimé sa manière de s'engager auprès du patient et ça prouve bien qu'il n'est pas totalement à côté de la plaque dans ce job, voire qu'il est un minimum à sa place, mais je le trouve gonflé, quelques épisodes après avoir envoyé Kutner se faire empapaouter chez les Kirghizes avec son amitié, d'accepter de recevoir les lauriers à sa place. Pas très classe. D'autant qu'il ne fait aucun doute que House va s'en rendre compte. Coup de chance, c'est ça qui le sauve.

Kutner : Don't toy with him. If you're going to fire him...
House : Fact that he stole your idea means that he cares enough to lie. That's all I needed to know.

Et sinon, une réplique fabuleuse que je suis obligée de poster parce que franchement... c'est House, quoi...

Molly : I don't know how God is going to get us through this. But He will.
House : Stop it, I'm blushing.

Oh, merci, House !

 

518 : Here kitty

Bon, le Dark Side et moi, on s'est aimablement fait chier devant cet épisode. C'était pas nul, c'était juste... moyen, quoi. Et étant donné ce à quoi House nous a habitués, ben voilà, quoi... Moyen, c'est bien, mais pas assez.

En fait, je pense que c'est un peu la faute de la patiente. Un peu conne, la meuf... pas drôle, en plus. Juste assez triste pour nous arracher une demi-seconde de pitié.

On a du mal à se foutre ouvertement de sa gueule, même quand elle débarque avec son histoire de chat. Heureusement, House est là pour pallier ce déficit.

Morgan : A cat predicted my death.
House : Cats make terrible doctors. Oh no, wait, that's women. You're screwed.

Okéééé ! Donc le coup du chat, en revanche, grand héraut de la Faucheuse, m'a bien fait rigoler. C'est vrai, ça, suffit d'amener une bête et hop, je suis pétée de rire. Bon public, la Sorcière. (Souvenez-vous de Hector.)

Ajoutez à cela que ce chat, très joli, au demeurant, semble avoir un solide petit caractère. J'en veux pour preuve un certain nombre de scènes où on le voit les oreilles rabattues aussitôt que Hugh l'attrape... bref, je trouve que cette bestiole est presque plus à sa place que la patiente. C'est quand même un comble.

Mieux encore, malgré des débuts assez difficiles, on sent qu'une sorte de confiance s'établit entre l'acteur et le bestiau. D'ailleurs, je trouve que ça lui va super bien, au Brit' de service, de se trimballer un matou de cette classe. (Un chartreux, tout de même.)

Et c'est encore mieux quand le chat peut devenir une arme pour terrifier les Kids. Pauvre Kutner. C'est lui qui joue les martyrs dans cet épisode. Et qui nous révèle qu'il est un vilain petit superstitieux.

House : Oh my God, the death cat is attacking your legs ! You're going to die ! (...)
Kutner : Maybe it has something to do with that little red dot dancing around down there.
House : Oh my God, the death laser is attacking your legs ! You're going to die !

Il est joueur, le House, dans cet épisode. D'ailleurs, j'ai beaucoup ri intérieurement en le voyant "sauter le requin" dans la première séquence de l'épisode.

On le retrouve plus tard avec quarante ans de moins en train de regarder la télé avec Cuddy.

Puis terrifier le pauvre Kutner, comme sus-mentionné.

Et enfin aller taquiner un peu les petits cancéreux parce que bon, vous comprenez, ils n'en chient pas encore tout à fait assez. Le tout sous le regard consterné du pauvre Wilson qui ne sait plus où se foutre.

Bref, House s'amuse, et c'est bien. Mais ça reste mou du genou. Même Wilson n'a pas grand-chose à dire même s'il nous régale de ses mimiques wilsoniennes.

Tout juste parvient-il à émettre l'hypothèse que House se sente concerné par le cas du jour.
A part ça, pour continuer dans le passionnant, voire le transcendant, on nous réveille le House, et moi, j'aime quand on nous le réveille en plein dodo, il est toujours d'une humeur si délicieuse.

Et comme je le disais au Dark Side : vous pouvez me dire ce qui ne lui va pas, à ce monsieur ? Même avec des lunettes, il est sexy comme pas deux.

Et au passage...

Un Macbook pro, hein ? Death!Cat ne se mouche pas du coude, dites donc.

Bref, c'est là que House percute, et j'adore la trogne qu'il fait à ce moment-là.

Avant cela, on a quand même une très jolie apparition de Chase et on était très contentes de le voir. D'ailleurs, on s'ennuie de lui, vraiment, on voudrait bien le voir plus souvent.
On en a profité pour remarquer à quel point il a changé, le petit. Autrefois, il n'aurait même pas accordé un semblant d'attention à une patiente aussi débile. Pinocchio est devenu un vrai petit médecin, c'est pas mignon ?

Par contre, un qui n'en a rien à branler, c'est le pénible Dr Taub. Pour lui aussi c'est la crise. Voilà qu'il a tout perdu dans le tsunami boursier. Ben c'est ballot, ça. Cliché ? Si peu.
Moralité, cet arrogant petit monsieur se fait superbement entuber par un faux pote qui lui fait miroiter une petite fortune dans le privé.

Et c'est pas loin de marcher tellement il a envie d'y croire, Taub. J'ai été écoeurée de voir à quelle vitesse il quitterait House s'il le pouvait. Et j'avoue avoir ressenti une petite satisfaction malsaine à le voir revenir la queue entre les jambes une fois l'escroquerie dévoilée.
D'ailleurs, je ne veux pas dire, mais il s'en sort encore trop bien...

Sous le regard attentif du boss qui avait prédit ce revers de fortune.

Et qui s'est tout de même fait "arroser" son fauteuil par un Kutner avide de vengeance. Ah ah ah.

Bon, oué, bref. C'était quand même pas gégé. Heureusement que House fait le con tout du long et qu'il y a un joli chat, sinon, zzzzzzz.
Mais tout de même... la meuf qui arrive à se pisser dessus exprès pour attirer l'attention, chapeau.

Tout ça pour dire qu'il est fort possible qu'on soit complètement passées à côté de cet épisode. C'était peut-être un peu too much, même pour nous. Ou bien pas assez. Heureusement que House fait le crétin, quoi...

 

517 : The social contract

Oh ! Ah ! Qu'est-ce ? Que fut-ce ??? Une review de Docteur House !!!

Arf.

Que vous dire si ce n'est que c'est ga-lère, en ce moment, pour regarder un épisode, vu que même quand on veut, ben les éléments se déchaînent contre nous.

(Genre amnésie totale de La Sorcière qui croit avoir téléchargé l'épisode en question et en fait pas du tout, ah bon, ben on va regarder Friends, alors. Hem. Elémentaire, mon cher Sigmund. Un acte manqué, mais non, mais pas du toooout !)

En tout cas, on a fait le serment sur notre SANG qu'on verra la fin de la saison avant la rentrée. Rien que pour vous, on a même prévu de partir en vacances au MÊME moment histoire de profiter de la fin de l'été si jamais on n'a pas fini avant. Est-ce qu'on n'est pas formidables et exceptionnelles ? Si.

Bref !
En fait, j'ai beaucoup aimé cet épisode. J'ai trouvé qu'il y avait une très bonne ambiance, on s'est bien marré, beaucoup de Wiwi, très peu de Foreteen, une Cuddy qui joue les plantes vertes (en ce moment, je lui en demande pas plus), un Taub mystifié et un House féroce, intraitable, le nez fin, la canne affûtée, l'oeil polaire, mais dont le coeur saigne à l'idée que son Wiwi le trompe avec un autre, fût-ce pour taper une balle avec une raquette, chose que sa majesté boîtillante serait bien incapable de faire.

Nan, on l'a bien aimé, cet épisode. Moi probablement un peu plus que Marge, mais faut dire qu'en tant que littéraire, un titre pareil, ça me fait frétiller ! (Vous avez le droit d'être consternés.)

Bref, House est peut-être blessé, mais il le montre peu. Sauf dans "ces moments-là".

Blessé, il l'est sans doute beaucoup plus lorsque Wilson, se retrouvant avec une enquête maison aux fesses, le renvoie proprement péter parce que bon, c'est bien gentil d'être l'objet de toutes les attentions du gars House, mais des fois, ça gave un tout petit peu sur les bords.

Wilson : Has it ever occurred to you that when I don't share something, it might not be meant as a challenge ? It might just mean that I'd like there to be one molecule of my life that goes unexamined by Gregory House.

Réaction immédiate : être encore plus chiant et reporter les doléances sur Taub qui se retrouve descendu en flammes en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Protestant mollement, cédant presque de bonne grâce à tous les caprices du Sherlock à stéthoscope. J'en avais honte pour lui de le voir empoigner maladroitement la raquette tendue par le boss, pour taper dans une baballe et prouver qu'il sait jouer au... squash ? Non, racquetball, gros benêt.

Donc Taub au racquetball en terrain glacé ? Mmmmmh. Désopilant, mais pas trop ça.

En revanche, c'est vrai que cette ambiance va excessivement bien au teint de notre sick bastard.

Bref, Wilson ne joue pas au racquetball. Wilson ment, usurpe, dissimule.

Wilson est splendide et si Wilson devient un jour président des Etats-Unis, ce sera dans cette pose précise que son portrait devra être tiré. Ca, c'est Wilson.

Donc c'est là que House décide de devenir infernal et je ne parle pas seulement de piquer trois frites dans l'assiette de son compaing. Non, House devient un gros lourdingue et commence à plus qu'escagasser le Wiwi qui se rebiffe. On rejoint ainsi tout naturellement notre patient du jour qui souffre d'une désinhibition du lobe euh, de chéplukoi. En tout cas, ça a l'air de faire très mal.

(Capture classique de l'intro d'un épisode de House.)

Ce charmant monsieur, bien sous tout rapport, marié et père de famille, se retrouve donc flanqué d'une affliction qui le rend aussi désagréable que notre virulent praticien. Voilà qu'il dit absolument tout ce qu'il pense sans pouvoir s'en empêcher, ce qui peut être un peu gênant en société.
En font les frais Taub et son nez, Thirteen, et aussi Cuddy, dans la scène la plus drôle de l'épisode.

Cuddy : How's the patient ?
Nick : Whoa. I would do her in a minute with fudge and a cherry on top. Would someone please explain to this woman ? There's only so many apologies I can...
Thirteen : He has frontal lobe disinhibition. (Lobe frontaaaal, mais c'est bien sûr ! Merci, connasse.)
Nick : I've already embarrassed myself with one doctor. Who, I am at this moment imagining with you, in a king-size bed with a mirror on the ceiling... I am so, so sorry. But if I couldn't have both of you together, you would definitely be my first choice.
Cuddy : Where's House ?
Nick : Like trying not to think of an elephant. Not that you're an elephant. Your breasts, in fact, are all Homo sapiens.
Foreman : House isn't here.
Cuddy : Oh, he wouldn't have paged me if he couldn't watch and enjoy this.

Non, en effet, on l'imagine bien en train de se réjouir dans son petit coin pendant toute la scène.

Avec cela qu'il n'y a que House pour faire preuve d'un romantisme aussi tordu. Tout ça pour lui dire qu'il la trouve jolie aujourd'hui. J'adore. C'est complètement con. Non, j'adore.

Cuddy : So this is your way of saying I look good today ?
House : You don't get the slightest kick out of that ?
Cuddy : Don't be ridiculous House.

Sauf que le petit sourire de Cuddy quand les portes de l'ascenseur se referment... arf.

Beaucoup moins drôle, parce qu'on ne peut pas passer notre temps à ricaner comme des débiles, c'est que la femme et la fille de Nick se prennent en pleine poire tous les commentaires qu'on se fait parfois sur ceux qu'on aime mais qu'on ne dit jamais parce que... ben parce qu'on les aime. Sauf que Nick les dit, lui.

Tout comme House, donc. Le même House qui finit par se décarcasser pour ce patient qui est en train de voir sa vie partir en miettes, parce qu'il se reconnaît terriblement là-dedans. Et parce qu'il sait parfaitement que si ce patient ne guérit pas, eh ben il y a peu de chances qu'il finisse un jour par avoir la chance de se trouver un Wiwi. Même que si c'est le cas, il finira sans doute par le chasser à force de franchise qui fait mal.

Donc House s'en va limite se flanquer à genoux et se tordre les mains devant Chase le Grand Sauveur qui manque de chialer devant tel plaidoyer. Si, si, regardez bien : la grande folle a les larmes aux yeux, si c'est pas meugnon !

House : When he leaves here, he's going to lose his family. He's going to alienate the people he works with. And if he ever finds a friend who's willing to put up with his crap, he'll be lucky. 'Til he drives them away too.
Chase : I'll see what I can do.

Good girl... er, boy !

Dans le même temps, House parvient même à démasquer son Wilson, non sans mettre à profit son agent double (triple, voire quadruple) à pic, cap, péninsule. Et la terrible vérité, la voici : Wilson a retrouvé la trace de son frangin SDF. L'occasion de comprendre enfin ce qu'il en est vraiment de cette terrible histoire ébauchée dans la première saison, et de saisir l'ampleur de la cata. Pauvre Wiwi, c'est pour ça qu'il ressent le besoin d'aider même ceux qui n'en ont pas besoin. Il se sent tellement coupable de la disparition de son frère schizophrène que jamais il ne pourra se montrer assez bon envers le reste de la création pour rattraper cette erreur, cet infime moment d'égocentrisme, le fait de ne pas avoir répondu au téléphone alors que celui-ci sonnait, et qu'au bout, il y avait son frère.
Evidemment, House est vexé comme un pou de ne pas avoir été mis au courant.

House : Why did you hide that ?
Wilson : Because the world revolves around you. I devote time to anyone else, you'd end up stalking me and harassing them.
House : You say that as though it wouldn't be fun.

Donc, Wiwi va rencontrer Danny qu'il n'a pas vu depuis 16 ans. Et s'il l'a caché à House, c'est tout simplement parce qu'il sait qu'au lieu de s'entendre dire que tout va bien se passer, ce sera l'inverse. Il a raison. Mais c'est presque mieux, entre nous. Surtout que House, dans un grand élan d'amitié virile, lui propose de lui tenir la main pendant ce moment quelque peu éprouvant.
Toute cette intrigue donne lieu à des échanges savoureux, drôles, plein de tendresse. Y compris celui qui a lieu dans... sérieux, on croirait la cuisine de Ruth Fisher !

J'ai beaucoup aimé, en tout cas. Encore plus le fait que ça se passe dans un endroit inhabituel, dans une ambiance et dans des circonstances différentes.

Sérieusement, est-ce qu'ils sont pas superbes ?

Le déplacement servira aussi à House, puisque c'est là qu'il va comprendre ce qui ne va pas avec son patient. (Et hop, encore une opération du cerveau pour rien !)

Ce que j'ai particulièrement aimé, c'est qu'on montre bien que la guérison du patient ne va pas tout régler, que les choses qui ont été dites ne sont pas effacées, et que sa femme est restée très marquée par tout ça. Au point sans doute de ne plus vraiment croire son mari quand il lui affirme qu'il est heureux pour sa promotion.

Un happy-end en demi-teinte, en gros, un peu comme pour Wilson pour qui les retrouvailles tant attendues n'ont rien révolutionné. Je crois que ce sont mes préférées, ces fins-là, parce que ce sont les plus vraies.
Chouette épisode, donc, et ça me fait plaisir que House se rende compte de la chance qu'il a. Mais aussi qu'il comprenne pourquoi Wilson fonctionne comme ça, que ça le rende heureux (entre guillemets). Et qu'il l'accepte.

J'ai adoré les voir partir tous les deux, faire le point un peu gênés dans l'ascenseur...

Wilson : My whole life is one big compromise. I tiptoe around everyone like they're made of china. I spend all my time analyzing what the effect will be if I say this. Then there's you, you're a reality junkie. If I offered you a comforting lie, you'd smack me over the head with it. Let's not change that.
House : Okay.
Wilson : No. See this... if you were implementing the social contract, you'd say that to make me feel better.
House : It is kind of fun watching you torture yourself.
Wilson : Do you think things will work out with my brother ?
House : No... But when it does go wrong it won't be your fault.
Wilson : Thanks House.

Et puis sourire en quittant l'hôpital. Belle journée pour House et Wilson, au fond.

 

NAN !

JE NE VEUX RIEN SAVOIR SUR LA FIN DE HOUSE ! RIEN ! ARRETEZ DE M'EN PARLER OU JE FERME TOUT ET JE REVIEWE PLUS RIEN !

...

Bon, cette fois, tout le monde devrait avoir compris.

...

MEME TOI LA-BAS AU FOND !

 

516 : The softer side

Mmmmmh... je me demande si je suis encore capable de faire une review de House !

(Et pour ceux qui passeront dans longtemps, vu que je n'ai pas l'intention de me répéter : OUI, il manque la review de l'épisode précédent, et NON je ne compte pas combler le vide avant un bon moment.)

Doooonc ! Bon, comme on s'est dit hier avec le Dark Side en regardant cet épisode, ça casse pas trois pattes à un canard. Boîteux, de préférence.
Il y a du mieux, c'est clair. Pourquoi ? Parce qu'on en revient ENFIN à House ! Difficile d'éviter les redites quand on parle douleur ou patte, mais c'est toujours plus passionnant que regarder Thirteen hésiter entre porter des bottes ou des escarpins.

(Je vous passe les huées et autres sifflets du public face à cette scène.)

Donc je vais surtout parler de House parce que c'est important. Parce que si le mouflet qui est un garçon et qui aurait pu être une fille a deux parents qui l'aiment et qui font les choix à sa place parce que c'est pour son BIEN en lui cachant un maximum de choses pour son BIEN, eh ben House, c'est carrément pareil. Et ces parents aimants, ils s'appellent Wilson et Cuddy, et ils n'écoutent RIEN !
D'y repenser aujourd'hui, ça m'a presque agacée.
J'adore Wilson. Vraiment. A chaque fois qu'il est à l'écran, j'en pousse des cris de joie tellement RSL est parfait, en place, jusqu'à ce petit strabisme dont il se sert à la perfection pour avoir l'air d'un parfait nigaud.

Cuddy, elle me désespère mais elle est pétrie de bonnes intentions.
Et pourtant, comme ils l'ont foiré, leur enfant commun. Et comme ils sont sourds à sa détresse, se dépêchant de lui attribuer toutes les bêtises de la Terre, tout comme les parents de Jackson attribuent à sa condition de XXY cette mystérieuse maladie qui n'est autre qu'une pauvre déshydratation.
Combien de fois ont-ils tentés de le faire changer, de le faire arrêter les médocs, de le pousser vers une voie qu'il ne souhaitait pas ? Tout comme la mère de Jackson veut le voir faire du basket et non de la danse, pour se rassurer.
Avec le recul, ça me désole.
Plus j'y pense et plus ça me fait de la peine. Chaque fois que House a tenté de soulager sa douleur, il l'a fait en cachette. Et chaque fois ou presque, on l'a accusé de vouloir se défoncer la tête, même Cameron. Et chaque fois qu'il dit qu'il souffre, de cette douleur qui est à peine tolérable dans ses meilleurs jours, on trouve le moyen de l'enfoncer, ou de sauter à l'argument suivant et de le traiter de junkie sans vraiment se demander pourquoi il en arrive à de telles extrémités, à envisager l'auto-destruction.

Alors bien sûr, tous ces braves gens réagissent ainsi parce qu'ils s'inquiètent pour lui, par amour, même. Mais du coup, ça pousse le boiteux à faire des cachotteries alors qu'il aurait probablement vachement besoin de leur soutien. Ca, ça me fait infiniment de peine. De me dire qu'il aurait pu crever là, dans son fauteuil, devant tout le monde, sans que personne ne sache pourquoi. Tout simplement parce qu'il n'a pas pu leur en parler de crainte, sans doute, de se taper le couplet habituel.

Déprimant.

Mais j'avoue que c'était assez intéressant de suivre ça en parallèle chez le patient et son médecin.

Et puis heureusement, il y a quelques passages très très savoureux. Genre Taub qui imite Foreman quand il est super heureux et super malheureux rien que pour faire bisquer Thirteen...

House qui prend en charge un patient complètement crétin en consultation et qui ressort de là avec un pote pour la vie...

Et alors que le patron ne respire plus dans sa chaise, Foreman qui le ressuscite en lui pinçant les tétons. Hellooooo ? Qui fait ce genre de truc ???

Et puis Wiwi, donc, magistral, qui a beau faire le blasé quand Kutner arrive, inquiet de voir House de bon poil ("Maybe he had a great cup of coffee, or a tremendous bowel movement"), n'en va pas moins tenter d'arracher les vers du nez à Cuddy concernant une éventuelle rencontre biblique.

Wilson : He's in a good mood.
Cuddy : Sex with me would explain that. But it doesn't explain why I'm not curled up in a ball weeping in shame.

Ah, et puis House qui fait semblant d'être à moitié crevé face à Kutner qui le surveille avec le respirateur manuel... oh non, c'est trop méchant, ça !

Donc non, House n'est pas défoncé comme se dépêchent de le penser Cuddy et Wilson. House est délivré de sa douleur. Et c'est un chouette bras d'honneur à tous ceux qui ont tendance à penser que House souffre parce qu'il est malheureux ou cinglé dans sa tête. Pas forcément, donc. Ou peut-être que c'est juste le fait qu'il entrevoie, ici, la possibilité de vivre autrement qu'en étant malheureux et souffreteux qui le rend aussi guilleret. Toujours est-il qu'il ne souffre plus, et que c'est jouissif de le revoir balancer sa canne aux ordures.

Tout autant que la tronche de Wilson.

J'ai beaucoup aimé les réactions de House, d'ailleurs, face à l'incompréhension de Wilson...

(Déception.)

Puis de Cuddy.

(Incrédulité.)

C'est super humain, et j'adore ça. Et évidemment, je ne reviendrai pas sur le jeu d'acteur de l'intéressé qui est plus que parfait.
Le pire, c'est que même viré par Cuddy qui n'écoute RIEN ("You're choosing methadone over this job ?" "I'm choosing lack of pain over this job."), il gère vachement bien. Très jubilatoire de le voir se transformer en un autre homme... qui ressemble vachement à Hugh Laurie, en passant.

Cette petite fenêtre d'espoir, elle est super précieuse. Elle ne s'était pas ouverte depuis le début de la saison 3. Et encore une fois, c'est la gueule de Wilson qui nous dit à quel point on a le droit d'être sciés.

Eh oui, House est même capable de continuer à vivre sans Princeton Plainsboro, ne vous en déplaise.
Sauf que bien sûr, Cuddy ne peut pas se passer de lui, et lui propose de réintégrer son giron à condition qu'elle gère son traitement à la méthadone. Ouh là là, le beurre, l'argent du beurre et les cuisses de la fermière !

Il est où, le piège ?
Nulle part. D'ailleurs, House étonne Cuddy en lui disant sobrement et sincèrement "thank you". De toute évidence, il y a moyen de communiquer avec un House qui ne souffre plus.

Interesting.

Malheureusement, et j'ai trouvé ça super frustrant, et pour moi et pour les personnages, House se rend compte qu'il a boulettisé à mort sur le cas du gamin. De bon poil, il a autorisé un examen inutile demandé par les parents et qui a failli occire l'enfant, tout mignon, en passant.

Et ça, ben on sait tous que c'est LE truc qui le terrifie et pour lequel il peut sacrifier une vie sans douleur : son génie. On notera d'ailleurs qu'à tort ou à raison, il attribue tout de suite cette erreur de diagnostic au fait d'être de bon poil. Ca reste à prouver, mais toujours est-il que s'il fait le choix de remarcher avec une canne, c'est qu'il n'est pas prêt à marcher sans canne. Quelle qu'en soit la vraie raison, bonne humeur, changement de médocs, ou tout simplement absence de douleur endormant sa vigilance, c'est d'une tristesse infinie.
Dès le moment où il repart en s'appuyant sur sa canne, on se doute qu'il n'y aura plus de tentative de ce genre. Que House renonce sans doute à tout jamais à vivre sans douleur alors qu'il y croyait tellement, cette fois, qu'il avait mis toutes les chances de son côté.
Et ça, c'est terrible.

Cuddy : You'll still be a good doctor.
House : I don't want to be a good doctor.
Cuddy : You're afraid to be happy.
House : Why do you care if I'm happy ?
Cuddy : You're afraid of change. The only thing you have is your intellect. You think if that's compromised, you have nothing. Just take it.

Cuddy : Don’t do this.
House : It’s already done. This is the only me you get.

Wow. Avec "You have TWO ties", c'est clairement la réplique la plus immense de cet épisode.

A se demander, d'ailleurs, si en choisissant la méthadone, House n'était pas un tout petit peu poussé par son envie, consciente ou pas, de démarrer un truc avec Cuddy. Clairement, elle, en tout cas, a l'air d'y penser très très fort. Et sa phrase à lui semble suggérer que c'est également son cas.
Toujours est-il que ça veut également dire qu'elle a plutôt intérêt à se faire à l'idée qu'elle doit composer avec celui qu'il est et pas celui qu'elle veut qu'il soit. On en revient une fois de plus au parallèle avec Jackson. Et à la phrase que House assène aux parents une fois qu'il leur a annoncé que leur fils allait vivre.

House : You gave birth to a freak of nature. Doesn't mean it's a good idea to treat him like one.

BOAM !
Et il parle d'expérience. Renvoyant même à ses propres parents, au passage.

Pour le reste ? Blah. Thirteen est plus débile que jamais, son parallèle avec le gamin ne dépasse pas le niveau maternelle. Exemple avec sa réplique sur la danse et la boxe, "you can do both", blablabla. Vraiment moyen moyen. Et je n'en reviens toujours pas qu'elle ait autant de temps à l'écran alors que Kutner est là pour faire joli et Cameron et Chase sont aux abonnés absents. C'est super gavant.
J'en viens à me demander si les scénaristes se trouvent vraiment brillants dans la gestion du personnage, étant donné le nombre de couches qu'ils rajoutent après toutes les maladresses qu'on ne compte plus. Ou si le monde entier est VRAIMENT amoureux d'Olivia Wilde.

Bon, à part ça, je comptais y passer une demi-heure et ça fait presque une heure et demie. Mmmmmh. Quelle conclusion faut-il en tirer ?

 

Guess who's charming ?

Comme toujours souvent, je craque devant ces photos de Hugh Laurie... elles ont été prises pour le magazine Parade (et j'ai une flemme monstrueuse de vous mettre un lien vers l'interview) dans lequel l'Homme nous explique en long en large et en travers pourquoi il n'est pas drôle. (Et limite débile-léger, chiant, moche et pas sympa. Comme d'hab, quoi.)
Euh, chouchou ? C'est peut-être le fait que tu ne penses pas l'être qui fait que... Ou pas.
Bon, ok, les photos en question.

I mean, HELLOOOO, Mr Irresistible !

 

En attendant la prochaine review...

... qui, je vous rassure, ne devrait pas tarder, voici un petit test sur House. En anglais.
25 questions. 23 réponses justes, pour ma part, mais faut dire qu'il y en avait une sur un épisode que je n'ai pas vu.

C'est ici.

 

514 : The greater good

Pour commencer, je vais m'empresser de rassurer mon Dark Side qui, cette fois, a crié la première qu'on connaissait la patiente du jour. Et effectivement, elle a joué dans plusieurs épisodes de Dexter. Ca, c'est fait.

Ensuite, je vais vous avouer que je crois que je me réconcilie tout doucement avec mon vieux House.
D'abord, c'est moi où il est tranquillement en train de redevenir canon, pépé Laurie ? Franchement, je trouve qu'il a eu une sale période, avec les yeux caves et les traits vraiment creusés. Là, il a l'air de péter la forme et il semble vachement plus convaincu en assénant des répliques qui sont, il faut le souligner, un poil plus percutantes que celles auxquelles on a eu droit en première partie de saison.
C'est tout de suite beaucoup plus agréable, je trouve.

Ensuite, je trouve toujours regrettable que l'intrigue principale tourne autour des pitoyables aventures de Foreman et Thirteen, mais il m'a semblé que cette fois, les sub-plots étaient mieux exploités, qu'il y avait davantage de liant.

Et puis j'ai bien aimé cette Dana Miller qui joue les bonniches d'un grand chef new-yorkais parce que ça lui plaît, alors qu'elle fut l'une des plus grandes chercheuses en matière de cancer et qu'au lieu de couper des oignons (dans le mauvais sens), elle pourrait sauver des vies.
J'ai trouvé ça génial. Pas qu'elle préfère couper des oignons au lieu de sauver des vies, mais qu'elle l'assume de manière aussi grandiose face à l'incompréhension de Wilson, par exemple.
Notre bon Wilson, tellement occupé à essayer de réparer la vie de ses copains qu'il ne se plaint jamais de ses propres malheurs. Mais qu'on trouve quand même en train de faire sa vaisselle chez Amber. Et de laisser sciemment une tasse sale sur le rebord de l'évier. La dernière, sans doute, qu'Amber a porté à ses lèvres avant d'aller se faire hacher menu dans un accident d'autobus.

Bref, il est en mode blocage, not' Wiwi.
Et dans la série scène de la vie quotidienne, je demande Foreman et Thirteen. Voyez donc le regard débordant d'amour qu'il jette à la femme de sa vie pendant qu'elle est en train de baver sur l'oreiller. Wow, j'aimerais qu'on me regarde comme ça plus souvent.

Elle est un tout petit peu plus supportable, elle a de la marge, me direz-vous, mais j'avoue que je suis bien contente qu'elle en chie dans cet épisode parce que son côté plus belle la vie commençait à sérieusement me courir sur le haricot.
Et rien à faire, je trouve qu'elle joue comme un pied. Cela dit, la pauvre n'est pas aidée. Quand elle sort son mémorable "I can see you" à Foreman, à la fin, avec le Dark Side on a juste éclaté de rire tellement c'était lamentablement prévisible.
Bref, Thirteen et sa tumeur éclair, bof.
L'intérêt de la chose, à mes yeux, c'est quand même les réactions de House, face à tout ça. Le premier à remarquer qu'elle louche bizarrement sur les documents qu'apporte Foreman, et puis la visite à domicile, et la tête qu'il fait alors qu'il sait qu'elle ne la voit pas. Ca le touche beaucoup plus qu'il ne le dit, d'autant que quelque part, c'est un peu lui qui a poussé Foreman là-dedans.

En tout cas, j'ai trouvé la réaction de Thirteen quand elle apprend de la bouche de Foreman qu'il a truqué les essais assez in-character, chose qui se fait limite rare dans cet arc. Elle ne lui en veut même pas qu'il le lui ait caché, elle flippe parce qu'elle n'est pas sûre que leur relation en soit déjà là. Du Thirteen tout chié, quoi.

A part ça, Cuddy m'a encore fait beaucoup de peine, dans cet épisode. Alors comme ça, pour se venger de devoir retourner au boulot, on oblige les infirmes à monter quatre étages à pied ? Et on leur tend des chausse-trappes ? Ben c'est joli, et très digne, surtout. D'autant que hem, House n'a strictement rien fait pour la faire revenir, rien du tout. A part être lui-même. Si elle ne veut plus le baby-sitter, ben elle n'a qu'à lui balancer une bonne mise à pied dans la figure. Seulement, non, elle ne veut pas, alors elle préfère le blâmer lui d'être dans une situation sans issue, d'être "stuck", comme c'est le cas de Wiwi avec sa tasse.

(Nan mais quand je vous dis qu'il est très très beau !)

Du coup, c'est assez jouissif de voir se mettre en place cette guerre à sens unique, puisque House va prendre le parti de ne pas répondre aux brimades et aux provocations, ce qui est assez extraordinaire dans le genre.

Cuddy : I am going to do my job. It doesn't mean I have to do it happily. Doesn't mean I have to do it without resentment. It definitely doesn't mean I have to do it without seeking vengeance on the person making me be here. Congratulations, you've officially dragged me down to your level.
House : Okay.

Et devinez qui va prendre tranquillement l'ascenseur, fort content de soi ?

Je l'adore, je l'adore, je l'adore !

Quand je pense que cette garce le fait tomber exprès... sérieux, c'est trop méchant. Il aurait pu se faire un mal de chien, lui qui souffre déjà le martyr. Ah, la carne !

Pauvre House, qui, sans une plainte, s'en va mettre un peu de rouge sur son genou écorché parce que la méchante Lisa l'a poussé dans la cour.
Evidemment, Wilson est le premier à s'interroger sur ce nouveau conflit. Rien de tel pour oublier les histoires de tasses.

Wilson : No carpet bombing ? No burning of Dresden to teach her a lesson ? Well, since you're incapable of taking the high road, I assume there's some deeper, more long-term strategy in effect.
House : Cuddy's not playing games. She's not looking for leverage. She wants pure, unadulterated vengeance.
Wilson : And your counter move is to let her have it ?
House : The only time to strike back is when I want something. All I want now is to get things back to normal. Which I can't get by escalating. The only way to win this war is to lose it. Let her punch herself out.
Wilson : Yeah. That makes sense, too.
House : Too ?
Wilson : I was thinking you actually feel guilty about taking her away from her baby. But you're explanation's good too. It's completely inconsistent with your character, but...
House : Thank you Rationalization Man. You have saved the village.

C'est d'ailleurs dans cette scène que Wilson découvre l'identité de la patiente et le pauvre manque de ne pas s'en remettre. Lui qui voit des gamins mourir du cancer toutes les semaines, découvrir que la grande Dana Miller découpe des oignons (même pas dans le bon sens) au lieu de tenter de les sauver, ça le tue.

Il se montre donc dans un premier temps très dur, avant de reconnaître plus tard qu'il a lui-même un gros souci.

Wilson : I'm sorry about the other day. I unloaded on you and...
Miller : You aren't sorry. You feel bad because I'm dying. You're a good person. I appreciate the sentiment.
Wilson : I'm not apologizing because you're dying, I'm apologizing because you were right. I am stuck. My girlfriend died. She was the only person I've loved in a long time and... I'm still living in her apartment. I'm surrounded by her things. I've left it all exactly where it was. I don't know how to get unstuck.
Miller : The only wrong thing is to do nothing.

Comme souvent, il est très bon, Wilson, dans cet épisode. D'abord parce qu'il nous aide à décoder les tenants et les aboutissants de la petite gueguerre entre les deux abrutis de service, parce qu'il nous ouvre une petite fenêtre vers ses états d'âme à lui et nous permet de constater que non, il n'a pas encore surmonté la mort d'Amber. C'est logique, et j'ai trouvé tout ce qui entourait cette sous-intrigue remplie de grâce.
Et il n'y a que lui qui puisse se permettre de faire la leçon à Cuddy tel qu'il le fait.

Donc au sujet de cette niaise de Cuddy... Arf, je dois reconnaître que le coup de la canne farceuse, c'était énorme. Paf, la canne est accrochée, et l'instant d'après, plus rien. La gueule de House... énorme.

Oh... ben... la canne, elle a parti !

Très bien mis en scène.

Et l'entrée fabuleuse...

Oh non mais il est excellent, quoi !

Irrésistible. Encore plus quand on s'attend tellement à ce qu'il renverse négligemment le seau par terre en faisant "oups". Et qu'il n'en fait rien mais se contente d'un regard bien appuyé qui doit lui mettre la misère, à la mère Cuddy.

Pour en revenir à la patiente, j'ai failli péter un câble quand elle se gratte le crâne jusqu'au cerveau. Sérieux, je peux pas. Les gens qui se grattent, ça me rend dingue. Moi, je me gratte quand je suis très très très stressée et quand je vois des gens qui se grattent. Mais là, eeeeeewwww ! How the frak did she do this ???

Et j'ai beaucoup aimé que ce soit pendant la scène serpillère de Cuddy que House percute. Elle arrive juste à temps, la révélation, juste au moment où je commençais à m'attendrir, où je commençais à les trouver une fois de plus mignons.

Enfin, heureusement, on peut toujours compter sur House pour se montrer un vrai gentleman lors de ces petits tête-à-tête.

House : Yesterday you hate me, today you're crying on my shoulder. I can only assume that what I'm hearing is your Aunt Flow telling me that...

Quelle classe. Heureusement que c'est là qu'est la réponse au mystère du jour. Une vilaine endométriose qui, grâce à un coup de bistouri un peu trop zélé quelques mois plus tôt, a balancé plein de bouts d'endomètre dans l'organisme de Dana Miller.

House : Yes ladies, I am blaming her period. Granted, it's the worst period ever... but frankly, not by all that much.

En passant, le fait que Dana Miller ait failli crever du même mal que celui sur lequel elle planchait en tant que chercheuse, c'était juste énorme. Tout autant que la manière qu'a House de le souligner. Une de mes répliques préférées de l'épisode, sans conteste.

House : Ah, the irony ! Maybe she wouldn't be sick at all if some other lazy cancer researcher hadn't gone home early.

Bon, donc au final, tout le monde s'en sort presque trop bien. Foreman est quitte pour une belle frayeur mais conserve son droit d'exercer (le plus loin possible des essais cliniques) et on imagine le triomphe de House qui a dû bien s'amuser à tirer les ficelles par derrière.
La folle passion et les nuits torrides collés-serrés peuvent donc reprendre entre Ebony et Ivory.

(Bienvenue dans l'ère glaciaire.)

Quant à mon Wiwi, il trouve le courage de laver la tasse d'Amber. Bravo, mon lapin.

Voilà. J'ai l'impression qu'on remonte tout doucement la pente. Espérons qu'ils vont lever le pied sur Thirteen, Foreman, les manchots et la banquise, parce que les VOMIS !

 

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