C'est clair qu'on progresse un peu à la vitesse d'un gastéropode asthmatique au galop, mais bon... on va peut-être finir par rattraper.
En tout cas, je crois qu'on a bien aimé cet épisode.
Perso, j'ai trouvé le papa du patient du jour génial. Vraiment. Très bien casté, tout comme le gamin, aucun gros plan "vide" sur son visage, des petites phrases qui font mouche, et alors... ptain, qu'est-ce qu'on souffre avec ce type !

Pas étonnant que Cuddy craque aussi vite et accepte de mettre House sur le coup, même s'il n'a toujours par récupéré sa licence. Evidemment, Foreman déliiiiire de joie tellement qu'il est content d'être le pantin de service. Ah ben j'ai bien rigolé devant sa tronche déconfite face au triomphe de House qui est manifestement super flatté qu'on le réclame lui et personne d'autre.

Hé hé hé.
A part ça, eh bien on revient dans le schéma classique et ça m'a moins dérangée que je ne l'aurais cru, sans doute parce que j'ai trouvé le puzzle médical vraiment pas mal et que je me suis abîmée avec délectation dans l'angoisse et la souffrance du père du petit patient. (Ca s'appelle du masochisme, mais des fois, eh ben voilà.)
Et puis c'était violent... les syncopes, tout ça, sur un si petit corps. Très, très violent.
Donc House réfléchit, House se plante, House émet un faux diagnostic dévastateur et nous annonce le décès tout proche du gamin, après (schéma classique, vous dis-je) qu'on lui ait percé le crâne pour laisser sortir les mauvaises humeurs...

(Y avait longtemps, ça me manquait de me plaquer les mains devant les yeux en criant "LALALALA".)

Faut dire qu'il est gratiné, le cas du jour. Tous les médecins s'y sont cassés les dents, au point que le papa, qui a déjà perdu sa femme, y voit une sorte de retour de bâton de sa réussite professionnelle. Riche à milliasses, ça ne l'empêche pas de perdre Madame et maintenant le lardon. ("It's my fault, it's karma.") Alors il se flanque en faillite malgré les avocats qui bourdonnent autour de lui. Evidemment, House se frappe le front devant la bêtise du gus.

Et limite on ferait de même si ce pauvre type n'était pas sur le point de nous arracher des larmes de compassion.

Finalement, on nous sauve le mouflet parce que House a la bonne idée d'avoir ENFIN une épiphanie, au cours, on vous le donne en mille, d'une petite joute verbale avec Wilson.

(Schéma classique, I love thee.)

Et on se retrouve avec un père heureux mais ruiné.

Ca, c'était plutôt bien. Bien aussi le fait qu'on n'enterre pas tout de suite Dibala (au sens figuré) et qu'on continue à mettre la pression sur Chase et Foreman qui commencent à flipper correctement puisqu'ils doivent rendre compte de leur petite euh... erreur au cours d'une conférence.
Sérieux, Chase qui part en javel tellement il se sent déjà en taule, c'est mortel. Le pauvre, j'en étais malade pour lui.

Et c'est là qu'on se rend compte à quel point House est de nouveau dans la place. Comment qu'il se fait calculer, le Chase, comment qu'il se fait sauver la mise. Waouh. Là, je ne vous raconte même pas comme j'étais toute transpirante d'admiration.

Chase : Wether you want to be in charge or not, you are and you always will be.

Et vlan.

Par contre, je pense que Mme Chase ne va pas tarder à découvrir le pot-aux-roses et que ça ne va pas lui plaire. Le lit vide à deux reprises, uhuh.

Oh mon Dieu, et j'ai explosé de rire quand elle appelle Chase "Robert". Ca m'a paru tellement zarbi. Arf...

Pour finir, eh bien Thirteen se casse en Thaïlande, yihaaaa, on n'y croyait plus ! Mais qu'elle y reste, dans sa cabane sur la plage, qu'elle y reste et qu'elle nous fiche la paix, à la parfin !
Oh, House essaye bien de l'en empêcher en embobinant tout son monde (et en se connectant depuis le bureau de Wilson, roh, c'est petit-petit-petit) mais la bougresse veut se casser, eh bien qu'elle se casse.
Je ne vous dis pas la tronche du Dark Side quand on a cru que Wilson avait annulé le vol de Machine... heureusement, le Wiwi a le mensonge facile et il endosse le crime avec une aisance remarquable.

Trouvant force mobiles pour endormir Thirteen, très flattée d'être la seule à ne pas avoir sombré dans le "crazy House vortex".

"Je savais qu'il ne pouvait pas me faire ça", prononcera le Dark Side d'un ton sentencieux lorsqu'on découvrira que Wiwi n'y est pour rien dans cette affaire. C'est qu'on en aurait presque sabré le champagne de la voir enfin disparaître.

Enfin bon. J'imagine que c'est comme les cafards. On tire la chasse d'eau dessus et ils reviennent par la baignoire. Je ne me fais pas trop d'illusions. Mais deux ou trois épisodes sans Foreteen, franchement, ça nous ferait des vacances tellement on s'en contrefout, de leurs histoires.

(Mais il paraît que si je ne peux pas la blairer, c'est parce que je suis une fille. Un mec pour me donner tort ? Anyone ? )