Le blog de La Sorcière
 

522 : House divided

Ouéééé, deux House pour le prix d'un ! (Je parle du personnage, hein, qui nous la joue double-trouble.)

Evidemment, on a adoré. Et en ce qui me concerne, j'adore regarder le bestiau perdre tranquillement ce qui lui reste de raison et limite s'en réjouir, s'en amuser. A peine s'en inquiéter. Et il devrait, pourtant, parce qu'il est vraiment tout doucement en train de partir sur une autre planète, là. *fait coucou à Tonton House qui s'éloigne à l'horizon*

Par contre... Ils ont méfu ou quoi, là, à la réalisation ? Il y a deux épisodes, à peine on y voyait clair et là, on est aveuglé ! Ils sont malades, les mecs ! C'est tout laid ! Pis c'est bon, on a bien compris que House s'en allait de la calebasse, hein, pas besoin de nous le coincer dans un brouillard tout pourri avec le reste des copains !

Bref, je trouve ça con de gâcher un aussi bon épisode par un procédé aussi grossier. On va finir par se croire sur la Fox, si ça continue.

Donc House est hanté. Mieux encore, croyant avoir perdu son don dans l'épisode précédent, son subconscient lui donne un petit coup de pouce en la personne ou plutôt l'apparition de notre bien-aimée Cut-throat Bitch, la chairie de son Wiwi, feue Amber Volakis.
Donc ce n'est même pas un fantasme ni rien, c'est bel et bien lui-même qui se parle sous les traits de cette blonde indolente. Mais alors pourquoi elle, se demande le public éperdu.

Amber : That might explain why you're hallucinating. Doesn't explain why you're hallucinating Wilson's dead girlfriend.
House : Probably just my secret and very unconscious desire to get Wilson into my bedroom.

J'imagine qu'il n'y a qu'à lui-même qu'il pouvait sortir ce genre de réplique !

Donc pendant tout l'épisode, le match de ping-pong va se poursuivre de cette manière. L'alchimie entre les deux acteurs est explosive, on en avait eu un avant-goût dans le final de la saison 4 lorsque House cherche à sauver Amber. Là, ils sont tellement différents mais arrivent à tellement se ressembler que ça tient du miracle. (Chapeau à Anne Dudek qui joue très bien les House féminines.)
Le mieux étant évidemment que House est le seul à la voir, ce qui n'est pas sans occasionner quelques scènes un peu faciles mais à hurler de rire.
Et entre deux éclats, difficile de ne pas remarquer à quel point il est à l'aise avec ça, à quel point il a vite fait de s'y adapter, bref, à quel point il devient rapidement schizophrène. Et à quel point ça lui fout pas du tout les boules. Limite s'il ne se félicite pas d'être un tel génie, d'avoir un cerveau aussi futé.
Mais bon... avouez : une petite balade dans la tête de House, ça vous manquait à vous aussi, non ?

Mais difficile également de ne pas se rendre compte qu'on est en train de le perdre, le père Grégo, avec ses âneries.
Et la blonde apparition a beau lui apporter quelques brillantes réponses enfouies bien profondément dans son cerveau fatigué, franchement, ça va quand même pas très, très fort.

Et le coup du cadavre qui prend feu... WTF ??? Même moi je sais que le feu... ben... ça brûle !

Drôle, donc. Mais terrible. Je veux dire... un peu plus et il nous flambait tout l'hosto, quoi.

Il faut dire que House s'est mis en tête d'organiser l'enterrement de vie de jeune fille... euh, de garçon ( ) de Chase. Ah ça, il a drôlement bien manoeuvré pour y parvenir, chapeau bas. Et ce malgré les tronches de déterrés de Wiwi et Cameron.

Wilson : Uh, I'm not going to the bachelor party. Every time I go to one of your parties, I end up embarrassing myself in some new and unexpected way.
House : That whole thing with the duck was hardly unexpected.

Enfin, au moins, il est sûr de s'amuser, le kangourou.

En attendant, j'ai pas bien compris. Il souffre d'une maladie en stade terminal, l'Australien ? Ils viennent juste de se fiancer et paf ! Ils se marient dans deux semaines ?
Ou c'est juste parce que ouhlala, reste plus que deux épisodes, faut se dépêcher, le drama n'attend pas !? *sifflote*

Bref, je trouve le raccord plutôt moyen, mais soit.
A part ça, figurez-vous qu'on a un patient ! Oh, et au poil, le patient ! Quatorze ans, lutteur, sourd, souffrant du syndrome de la tête qui explose.

Alors... je sais que c'est bien commode d'avoir un patient handicapé qui est très content de l'être et qui ne tient pas du tout à ce qu'on lui répare ce qu'il a de cassé parce que ça nous rappelle vaguement quelqu'un de notre connaissance, mais... vous allez pas me dire que ce gamin qui a perdu l'ouïe à quatre ans (et qui a donc entendu pendant quatre ans de sa vie !), il est super ok avec le fait de se trimballer une tare pareille sachant qu'on peut les lui rendre, ses oreilles !

Nan, nan, pas de souci, moi chuis content, chuis sourd, si jamais quelqu'un crie au feu dans mon immeuble, je cramerai comme un con parce que j'aurai rien entendu, mais c'est pas grave !
Bref, je trouve ça complètement ahurissant, surtout de la part de la mère, qui est d'une mollesse...
J'ai peut-être rien compris au film, mais ça m'a un peu choquée, cette histoire. Ca aurait peut-être pu être différent s'il était né sourd, mais là... j'ai pas compris.

Donc voilà, la curiosité de cet épisode, c'est que House profite d'une opération nécessitant d'ouvrir le crâne du gamin pour lui placer un implant contre sa volonté. Effet miroir, donc, quand on sait que le bestiau pourrait se soigner mais ne le fait pas parce qu'il a peur de perdre son mojo (hem). Moralité, il prend une décision pour son patient qu'il n'est pas capable de prendre pour lui-même, ça lui vaut quelques molles réprimandes de la part de Cuddy et un commentaire semi-intéressant de Wilson.

Wilson : You did it to make his life better. It was a caring act. Which you did in a way that was immoral and illegal, but... baby steps.

Oui, entre ça et l'organisation de la fiesta, il est tout en altruisme, House.
En tout cas, j'ai trouvé saisissante la scène où le gamin découvre les sons avec ses nouvelles zoreilles.

Avant d'entendre pour la première fois (ou presque ?) sa mère prononcer son prénom.

Maintenant, la bringue. Alors là, j'ai envie de dire qu'on voudrait voir ça plus souvent !

J'ai adoré le fait que House, sachant qu'il ne pourrait pas amener Wilson à la fête, amène la fête à Wilson. Brillant, pour pas changer.

Wilson : House !
House : Knew you couldn't stay away.
Wilson : This is my apartment ! You can't do this !
House : Clearly, reality begs to differ.

En plus, plein de délicatesse, House lui a commandé une ancienne euh... conquête.

Et Wilson éméché... rah. C'est pas souvent, mais à chaque fois, c'est extraordinaire !

Ben alors, mon Wiwi ??

Boreteen m'a presque fait rire avec la moitié qui paye cinquante dollars pour regarder l'autre moitié mettre son nez dans les seins d'une strip-teaseuse.

Taub aussi m'a bien fait rigoler avec ses copines girafes.

Le kangourou est ravi...

Et en bonus, on a House dans la baignoire... que demander de plus ?

Superbe acte manqué comme je les aime... House qui commande Karamel, la copine de Wilson, sur laquelle Chase s'en va égarer sa langue...

Avant de nous claquer un choc anaphylactique pour cause de lait hydratant à la fraise...

Or House sait que Chase est allergique à la fraise.

House : I knew about her body butter, and his strawberry allergy. I tried to kill Chase. Why would I do that ? I don't want Cameron.
Volakis : You're not a big fan of other people's happiness.

De quoi faire légèrement flipper House qui s'en va direct réclamer des somnifères à Cuddy car cet ingénu croit encore que c'est le manque de sommeil qui lui vaut la présence d'Amber.

Autant dire que les lendemains promettent de chanter, chez House.

Eh ouais, darling, t'es bien parti pour te la coltiner jusqu'à la fin de la saison, jusqu'à la dégringolade finale, et j'en suis bien aise !

Bref, une superbe introspection dans la tête de House. Il est tellement difficile de le comprendre, de savoir ce qu'il pense... Rien de tel que de le voir se parler à lui-même pour avoir des vraies réponses. Et pour avoir la confirmation que ce type n'est pas seulement complexe, mais qu'il est bel et bien complètement jeté, limite dangereux.
Ils font peur, ces épisodes, mais ils sont absolument fascinants. Ce sont de loin mes préférés.
Avec ça, notre patient du jour était vraiment attachant malgré les petites choses que je n'ai pas bien comprises. Ca faisait un petit moment qu'on n'en avait pas eu un d'aussi mignon. Et très crédible, avec ça, nous ouvrant la porte vers son univers... bref, très bien.
J'ai vraiment hâte de voir ce que nous réservent les deux derniers parce qu'on sent bien la montée en puissance, là !

 

521 : Saviors

Bon ben je suis toute contrite.

On se réjouissait avec le Dark Side de la fin de la malédiction House qui fait que depuis des mois qu'on a vraiment du mal à avancer... panne d'ordi, sous-titres qui marchent pas, épisodes pas téléchargés, manque de temps... hier, tout s'est passé comme sur des roulettes, sauf que... en voulant trier mes captures, voilà-t'y pas que je ne les trouve pas. Et pour cause : impossible d'accéder au dossier où elles sont supposées être stockées, il n'existe pour ainsi dire plus.
Dégoûtée. En plus, comme beaucoup, je déteste refaire des choses déjà faites, donc j'ai décidé qu'il était hors de question que je les refasse. Donc une review sans images, ça fait chier.

C'est dommage parce qu'on a adoré cet épisode. Le patient du jour était un peu falot, pas très sympathique et perso, j'aurais adoré qu'il soit malade à cause de graines germées pourries ou d'excès de nourriture bio, mais non.
Le Dark Side a adoré le voir saigner par sa cicatrice, moi, j'avoue qu'il ne m'a pas inspiré autre chose qu'un léger ennui.
En plus, sa nana, c'est la gentille petite Faucheuse de Dean Winchester, j'ai eu toute les peines à ne pas repenser aux Weuh à chacune de ses scènes.

Mais bon, le plus important dans l'histoire, c'est qu'on a enfin du Chase/Cameron. Thank God. Il aura fallu tuer un mec pour qu'enfin, on se souvienne qu'ils ont été là, un jour, il y a bien longtemps.
Franchement, j'ai bien cru que c'était la fin. Une fin que je voyais venir depuis bien longtemps, d'ailleurs. Je n'imaginais pas une seule seconde que leur histoire puisse survivre à une saison, alors encore moins à deux ou trois, ça reste un mystère, pour moi. En plus, sachant que les deux acteurs ont rompu leurs fiançailles, ça me mettait un brin mal à l'aise de les voir obligés de s'embrasser et tout ça. Inutile de dire que maintenant, c'est encore pire !

Alors c'est vrai qu'elle est mignonne, Allison, mais pfiouuu, qu'est-ce qu'elle réfléchit ! Planter son kangourou parce qu'elle a trop peur qu'il la demande en mariage à cause de la mort de Kutner, euh... j'ai le droit de rire ? C'est mignon, mais bon, faudrait être aveugle et sourd pour ne pas voir que Kutner ou pas, le gars est raide dingue d'elle, et c'est pas une journée en robe blanche qui va y changer quelque chose.

Donc la péronnelle, au lieu de formuler ses angoisses, se trouve un patient dont elle ne peut absoluuuument pas quitter le chevet, repousse les vacances, bosse avec House et évidemment, arrive ce qui doit arriver : Chase est persuadé que sa douce Allison en pince toujours pour le boîteux. Souvenons-nous qu'il y a une saison de ça, il nous avait déjà piqué un délire gratiné sur le fait que Boucles d'Or ait pu coucher avec le Sick Bastard. C'était pas tout à fait réglé, cette chose-là, et visiblement, s'il y a bien une chose que l'Australien redoute, c'est son ancien patron.

J'ai beaucoup aimé le fait que Cuddy se retrouve engluée là-dedans, c'est super logique.

Chase : Do you think Cameron's in love with House ?
Cuddy : That is a ridiculous question. She is in love with you.
Chase : Are you in love with House ?
Cuddy : That... is an even more ridiculous question.
Chase : Two questions, zero answers. I can extrapolate from that.

Ouais. C'est que cette histoire inquiète aussi chouchoute. Imaginez donc : une blonde de dix ans plus jeune qu'elle voletant autour de son grincheux préféré. Alerte rouge !

Cuddy : Are you in love with House ?
Cameron : You are not concerned about me... You're marking your territory.
Cuddy : You shouldn't be involved with House. Neither should I. Neither should anyone. You and Chase are good together. Don't screw it up.

L'occasion pour House de s'en amuser un peu, au passage, étant donné que lui aussi se demande bien pourquoi Cameron a repoussé ses vacances avec son kangourou.

Cuddy : What's going on with Cameron ?
House : She doesn't want back on my team. And she doesn't want to jump me.
Cuddy : Okay. (Mais quelle débile ! )
House : Whoa. Whoa. You asked a question, I ruled out two possibilities and you're satisfied. That means you don't want an answer. You just wanted to know there wasn't a particular answer. Either you were worried she wanted back on the team, or you were worried she wanted back on me.

Gaulée !

Et il en met, du temps, House, avant de comprendre quelle mouche a piqué Cameron. D'ailleurs, il ne comprend pas, pas avant qu'elle ne lui explique la situation, et ce n'est que là qu'il trouve enfin le moyen de la secouer comme elle le mérite. En fait, on peut dire que c'est House lui-même qui conduit son ancienne élève devant l'autel, grâce à cette conversation.

Cameron : Are you teaching commitment classes ? Cause I thought you were too busy with your lectures...
House : Lectures on that going to be hysterical. Let me just give you the cliff notes. Don't try to dump him by dumping cases on me.
Cameron : I told you I never wanted to dump Chase !
House : Absolutely. You wanted him to dump you ! It's totally different, much less guilt. Either way you're out of reasons to avoid him. Kutner was a pretty dumb one to begin with.

C'est assez dingue étant donné qu'on sait à quel point sans jamais vraiment tenter le coup, House a toujours aaaadooooréééé être l'objet du petit béguin de Cameron.
En tout cas, après un tel électrochoc, la miss s'en va ramper aux pieds de Skippy qui l'a larguée, et il ne faut pas dix secondes avant que ledit Skippy ne se jette à genoux pour la demander en mariage. D'ailleurs, elle répond même oui avant qu'il ait demandé, cette nunuche à roulettes.

Bref, un mariage après un enterrement. Hurrah.

Enfin n'oublions pas notre joyeux boiteux. Rayonnant, pour changer.
J'ai très vite compris que Wiwi tentait de le distraire en le mettant face à une nouvelle énigme, sachant le plaisir qu'a House quand il est question de fourrer son grand pif dans les dessous des autres. Et je l'ai trouvé super futé, le Wilson, et c'était une attention très charmante. Mais étant donné le mal qu'a House à trouver l'origine du mal de son patient, persuadé, même, d'avoir perdu son don, c'est mal tombé. Et j'ai très vite compris aussi qu'au lieu de l'aider, ça va l'enfoncer.
On sent que le boss perd pied, tout doucement, et j'ai bien peur que le fait de ne pas comprendre ce qu'il en est de Wilson le terrifie. D'autant qu'il en rajoute un max, le Wiwi, sur son nouveau régime : un coup zappant le bacon de son omelette du matin, un coup allant chercher des cochonneries chocolatées au distributeur. House ne sait plus, ne comprend plus, ça l'exaspère, ça lui fait peur. A moi aussi. Même si c'est drôle.

House : I lost my mojo.
Wilson : Have you retraced your steps ? Does your cleaning lady check your pockets before ?

Oh, Wiwi...
Réponse hilarante, mais... et la détresse, alors ? Tu ne la vois pas ?

Donc voilà... plein de bonne volonté, plein d'amour dans cette démarche, et d'inquiétude et de sollicitude. Hélas, malgré le côté jouissif de la découverte, ce n'est pas de bon augure.

Wilson : Screwing with you. It needed to be done. After Amber died, I withdrew, tried to change everything. Hoping I sort it out, find some deeper truth. It was mistake. I should've gone back to normal. To here and now. Because that's all we can ever really count on. Things need to go back to normal in your life. And what could be more normal than me screwing with you, and you figuring it out.
House : You manipulative bitch !

Tellement pas de bon augure qu'en rentrant chez lui pour pianoter "Georgia on my mind" (avec l'harmonica au bec !), surpriiiiiiise !

Amber : Solved another case. Busted Wilson. Looks like you're not losing it after all.

Alors là, cette fin, elle était ultime ! Tellement que j'ai quand même refait deux captures d'écran !

Ca y est, on est entré dans le final ! Wouhouh !

(Désolée pour cette piteuse review... sans les captures, c'est un peu le calvaire. )

 

520 : Simple explanation

Jésus, Marie, Joseph.
Et là, dans dix secondes, je vais avoir là d'une grosse péquenaude parce que vous aurez tous trouvé cet épisode génial sauf moi. Et le Dark Side. Mais c'est un peu à cause de moi, je l'avoue.

Nan mé franchement... c'est bon, leur Kal Penn, il en avait ras la moustache de jouer dans leur saison 5 de merde et il a préféré allez servir la sousoupe à Barack. Ben comment que je le comprends, moi !
Mais c'était quand même pas une raison pour le suicider, alors qu'on venait de le laisser gentiment en train de sauver les miches de Taub !

C'est quoi c't'invention toute pourrie ??? Mais qu'il s'électrocute dans son bain ou qu'il se fasse écraser par un piano, comme les honnêtes gens, nom d'une pipe !
Mais non, là, venu de nulle part, on nous le suicide !
Bé dites donc.

Bref, j'ai vraiment pas aimé. J'ai trouvé ça super prétexte. Genre : "Ah zut, on en a un qui se casse, on n'a jamais eu le temps d'explorer son personnage parce qu'on était trop occuper à décortiquer les orteils de Thirteen, pis ça tombe bougrement bien, on a un besoin urgent de drama parce que notre saison, elle fait pas vraiment un tabac."
Alors hop, paf le chien.

Maintenant, on va dire que j'étais spoilée. Ca faisait super longtemps que je savais que Kutner allait se suicider (merci mes requêtes) et en regardant les épisodes, plus ça allait et moins je comprenais. Autant dire qu'en arrivant devant le corps, j'avais toujours pas compris !

A partir de là, j'ai même pas essayé de faire un effort, je ne le cache pas. J'ai décidé que c'était naze, j'ai trouvé que tout le monde surjouait à mort sauf Hugh, Rob et... Lisa, soit.
Le reste... oh mon Dieu, le regard languissant de Thirteen, la crise d'égocentrisme super flatteuse de Foreman... Allez, Taub était à peu près potable même si on a eu envie de se mettre à genoux pour lui claquer le beignet.
En plus, il a cette chouette réplique à la fin, celle qui cloue le bec à House, et rien que pour ça, chapeau.

House, quant à lui... est House. C'est-à-dire qu'il est plus imbuvable que jamais face à ce drame, histoire de ne pas montrer (en vain) qu'il est effondré.

Et pour s'occuper bien vite, bien vite, décide que Kutner ne s'est pas suicidé. Non, c'est impossible, tout le monde l'aurait remarqué s'il avait été dépressif. Le garçon respirait la joie de vivre et pétait la santé, il vaut bien mieux qu'il se soit fait abattre comme un chien dans son appartement, un meurtre sordide ourdi par quelque organisation secrète qui en avait après sa collection de robots.

("Robby, il a Robby le robot !", hurle la Sorcière à peine le pas de la porte franchi.)

Et puis surtout, House, ça ne le touche pas du tout, la mort d'un de ses petits. Qu'est-ce qu'il en a à battre, je vous le demande ?

Cuddy : I'm sorry for your loss.
House : Thanks, but it isn't my loss.
Cuddy : Then I'm sorry you don't think it is.

Rien. C'est pour cette raison qu'il s'en va rendre un hommage vibrant au cher disparu devant ses parents adoptifs.

Aller dire aux parents que c'est leur faute... du grand House.
Bref, tout cet épisode, c'est House qui tente de s'occuper l'esprit pour ne pas avoir à gérer le suicide de Kutner. Qui tente d'occulter tous les liens qui le liaient à son vaillant petit valet. Et ce malgré les efforts de Cuddy qui, tout comme nous, n'est pas tout à fait dupe.

Cuddy : It's okay. You should be upset. He thought like you. Pushed boundaries like you. He...
House : If he thought like me, he would have known that living in misery sucks marginally less than dying in it.

Même Wiwi ne peut pas grand-chose pour lui. Wiwi est trop occupé à sangloter dans son mouchoir de soie lavande. Et puis Wiwi, il est bien gêné de voir son compère allez fourrer son grand nez dans les petites affaires de Kutner.

Vous auriez vu la tête du Dark Side se tourner vers moi en découvrant l'intérieur du grand ado de service... *fiouuuush* que ça a fait devant les trucs de collection encadrés sous verre et accrochés au mur. (Toute ressemblance avec des faits ou des personnes réelles ne serait que pure coïncidence. Hem.)

Enfin, cela est tellement enveloppant qu'on en oublierait presque le double cas du jour, Eddie et Charlotte, mari et femme, qui jouent à celui qui mourra le premier.
C'est bien dommage, je trouve, car Meat Loaf déchire. Mais c'est difficile de se concentrer là-dessus quand House fait l'âne et a lui-même bien du mal à se concentrer sur l'enquête médicale.
En tout cas, cette enquête explore le même thème : refoulement, mort, suicide, amour, culpabilité. On reste vraiment dans le même domaine.
C'est juste dommage qu'on ne s'attarde pas plus ou du moins de manière plus efficace sur un des rares patients qui sans tenir tête à House ne nous fait pas le coup du lapin dans les phares quand celui-ci lui rend visite et tente de l'intimider.

Et c'est sympa aussi de réussir à goupiller une histoire aussi intéressante sur un couple marié depuis aussi longtemps. De réussir à extraire l'amour qu'il y avait dans ce ménage mais qui avait toutes les peines à s'exprimer.
Et les regrets, donc. Ceux, pour Eddie, de ne pas avoir mieux manifester ses sentiments à l'égard de sa femme.
Ca aurait pu être une intrigue très élégante et touchante si McCain avait été élu.

Ironie du sort, c'était Eddie qui était mourant au début de l'épisode. Et c'est Charlotte qui le finit les pieds devant.

House : They were ready do die... but for guilt, not love.
Taub : You can't feel that much guilt without love.

Splendide phrase à double sens. C'est clair que si House n'en avait vraiment rien à carrer de Kutner, il ne tenterait pas par tous les moyens de prouver qu'il n'y avait aucune dépression à détecter chez son jeune collègue. Guilt, guilt, guilt. Au point que ce n'est même pas lui qui sauve le patient mais Cameron, après l'avoir vu seulement un quart de seconde.

Quant à madame, elle aurait pu être tirée d'affaire aussi si elle avait été diagnostiquée plus tôt. On n'est pas passés loin du zéro pointé et du bonnet d'âne.

Je passe sur la scène des funérailles que j'ai trouvé d'assez mauvais goût... quelques secondes avant, je redoutais déjà la chanson choisie. J'avais raison.

En revanche, l'effondrement de Taub puis la dernière scène, avec House qui ne se résout à abandonner son enquête qu'avec cette photo...

... j'ai trouvé ça chouette. Pour une fois, c'est vraiment l'explication la plus simple qui l'emporte.

Pour finir sur une note un peu moins chafouine, mention spéciale à la mini-miss qui m'a fait dresser les cheveux sur la tête. Malheureusement, pas de capture, la gosse clignait tellement des yeux que j'ai pas réussi.

House : I can fix it, but it's going to cost you $3.75. I'm not just going to give you my coffee. Think of it as Costa Rican sober juice.
Katherine : She's drunk ?
House : That little minty scent hiding beneath the rose petal perfume and the cherry blossom moisturizer, and the morning dew hairspray. You sneak into mommy's bathroom, gulp some of her mouthwash ?
Rosabel : Gotta be perfect.
House : You spit it out ?
Rosabel : Mommy doesn't.

Bref... on voudrait bien finir avant jeudi prochain mais on a un peu peur. Ptain, s'il nous reste un épisode ou deux en partant en vacances, on va l'avoir très mauvaise, je le sens !

 

519 : Locked-in

Ceci était un très bon épisode. Malheureusement, il est mal tombé, je venais de regarder le pilote de Virtuality, j'étais encore en plein dedans, et je n'avais PAS DU TOUT envie de regarder un épisode de House ni un épisode de rien du tout après ça. (D'ailleurs, je n'ai toujours pas envie.)
En plus, le complot continue : cette fois, c'était la télécommande qui n'avait pas du tout envie que le Dark Side et moi regardions cet épisode de House.

Moralité, je me suis peu investie dedans. Néanmoins, je l'ai trouvé franchement bon, et j'ai trouvé sa réalisation très efficace et d'une grande virtuosité.
Les premières minutes, très très longues, où on est enfermés dans le corps de Lee (très joli prénom !), où on regarde l'épisode à travers ses yeux, où on ne voit que quelques visages flous, où on n'entend que des bribes de phrases étouffées, c'est terrifiant. C'est atroce.

On est obligés de se mettre à la place de ce patient frappé de syndrome d'enfermement, on n'a pas le choix. Et entendre, dès les premières secondes, le médecin qui annonce que "Miamy ! Y a bon coeur, là-dedans, ouvrons ce monsieur tout juste bon pour refiler son palpitant à un cardiaque !" alors que le pauvre Lee est parfaitement conscient de ce qui se passe et qu'il hurle, le malheureux, sans pouvoir bouger ni se faire entendre, c'est atroce.
Lee, donc, que nous ne verrons pas avant de longues minutes, a eu un accident de vélo. Une bête portière qui s'est ouverte, le cauchemar (croyez-moi) de tout cycliste urbain. Et il s'est réveillé à l'hôpital.

Par chance, il s'est réveillé (enfin si l'on veut) à côté d'un autre patient, un ours qui flambe avec sa bécane, et qui à trop faire le con s'est ramassé la gueule d'importance : le gars House. Genre il est pas assez éclopé, cet abruti, faut encore qu'il aille se finir sur le bitume.

Et notre bon House, lui, trouve que c'est un peu tôt pour priver ce patient de son coeur, voyez donc, mon brave, ces petites ondes cérébrales, là. Et ces yeux qui vous regardent. M'enfin, it's aliiive !

House : Hey, genius. I think it violates certain ethical laws to rip the organs out of a guy who's still alive. Certain law laws, too.

C'est là que Lee commence à faire ses petites réflexions trop marrantes sur ce qui l'entoure dans sa tête. Et ça, c'est à se pisser dessus.
Quand Wilson et House se livrent à un petit duo d'amour sous ses yeux, il se demande bien comment c'est possible que ces deux-là soient amis.

Et quand Cuddy arrive pour la grande scène du IV :

Lee : Is he hitting on her ? If she turns around she's into him too. (Et elle se retourne lorsque House ne la regarde pas... ) And there it is.

Excellent.

En tout cas, le temps paraît bien long avant qu'on ne découvre réellement le potentiel de notre client, grâce à une petite hallu très, très sympa, lors de laquelle je n'ai pas pu m'empêcher de me dire que ça a l'air de meuler sévère, au bord de la flotte.

Très, très chouette alchimie entre les deux acteurs, au passage. C'est rare qu'on ait droit à ce genre de scènes entre House et un patient. De plus en plus rare, d'ailleurs.

Donc au bout d'un certain temps (difficile de dire combien), on alterne les vues de dehors et les vues de dedans. Et c'est très troublant. Très émouvant aussi car notre patient se retrouve à pleurer sans s'en rendre compte quand ses enfants débarquent et n'arrive pas à dire à sa femme qu'il est désolé et qu'il l'aime.

Et comme tout bon client de House, Lee a menti. Et c'est bien entendu ce mensonge qui est la clé du diagnostic. J'ai adoré l'exploration du passé récent du bonhomme, le changement de décor et la rotation qui permet de découvrir où il a attrapé la maladie qui l'a empêché de freiner quand la portière de la voiture s'est ouverte.

Encore une fois, très émouvant de découvrir qu'il n'a pas su avouer à sa femme ses problèmes d'argent, qu'il a dû jouer les hommes d'entretien pour nourrir sa famille. Vraiment, un très beau patient, et un très bel acteur. Drôle mais humble, très attachant. Bravo, Mos Def.

D'ailleurs, on voit bien que tout le monde tient à le sauver, celui-là. Pour chacun, ce patient revêt quelque chose de symbolique. Tout le monde y va de ses petites confidences, même les plus chiantes, ce qui ne l'amuse guère mais a le mérite de continuer à faire marcher son intellect. Chiant, donc, mais salvateur.

Et heureusement que Taub a l'idée de le relier à un ordinateur pour qu'il puisse répondre oui ou non lorsque même ses paupières ne répondent plus.
Pauvre Lee.

Au final, c'est une pauvre coupure de papier qui est à l'origine de ce syndrome spectaculaire. Ca, et des rats.

(Et moi, je sens que je vais bientôt être obligée de désinfecter les boîtes de Coca du Dark Side à l'alcool à 90° si on continue à voir ce genre d'épisodes. )

A côté de ça, on a encore une très jolie partie de ping-pong entre House et Wilson qui se renvoient la balle de manière très habile tout au long de l'épisode.
Pris la main dans le sac à une distance étonnante de son domicile, House commence par renverser la question en accusant Wilson d'avoir une petite amie cachée. Mais Wilson, effondré dans un premier temps que le sick bastard ait découvert son secret...

... renverse à son tour la vapeur en découvrant, par des moyens très "housiens", que House est allé consulter un psy.

Une expérience unique et ratée, sans doute hautement traumatisante pour le pauvre praticien qui n'avait rien demandé ! Après cette kolossaleuh rigoladeuh, la fin laisse un petit goût amer.
House fait son mariole, mais lorsque la porte de l'ascenseur se referme, c'est un Wilson façon syndrome d'enfermement qui lui sort cette terrible sentence : "You'll end up alone."

Ca calme. Et c'est vrai que l'épisode n'insiste pas trop sur le côté solitaire et un peu renfermé sur lui-même de House tant il s'acharne à tirer son patient de sa prison de chair. Mais je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer à quel point dès le début il insiste pour faire participer Lee à l'enquête, lui montrant les scanners de son cerveau et tout ça. Bien entendu, aussitôt que son patient est guéri, il n'a plus aucun intérêt à ses yeux, mais quand même.

J'ai bien aimé, aussi, le bref échange entre House et Cameron, tirée de la cave meublée d'une paillasse et d'un bol d'eau où on semble la séquestrer depuis le début de la saison. C'était, comme toujours quand on nous les fait se croiser, tout à fait léger et charmant.

Il n'y a vraiment qu'avec elle qu'il arrive parfois à retenir la bête.

House : Why did I fire you again ?
Cameron : You didn't. I quit.

Pour finir, thumbs up to Kutner qui sacrifie sa propre gloire au sauvetage de Taub. Franchement, je ne suis pas sûre que le petit casse-couille à tonsure le mérite. J'ai bien aimé sa manière de s'engager auprès du patient et ça prouve bien qu'il n'est pas totalement à côté de la plaque dans ce job, voire qu'il est un minimum à sa place, mais je le trouve gonflé, quelques épisodes après avoir envoyé Kutner se faire empapaouter chez les Kirghizes avec son amitié, d'accepter de recevoir les lauriers à sa place. Pas très classe. D'autant qu'il ne fait aucun doute que House va s'en rendre compte. Coup de chance, c'est ça qui le sauve.

Kutner : Don't toy with him. If you're going to fire him...
House : Fact that he stole your idea means that he cares enough to lie. That's all I needed to know.

Et sinon, une réplique fabuleuse que je suis obligée de poster parce que franchement... c'est House, quoi...

Molly : I don't know how God is going to get us through this. But He will.
House : Stop it, I'm blushing.

Oh, merci, House !