512 : Painless
Par La Sorcière, jeudi 29 janvier 2009 | Rubrique: House M.D. | 16 commentaires
En ce moment, vous l'aurez sans doute remarqué, je suis un peu fâchée avec House. En fait, fâchée n'est peut-être même pas le mot. Indifférente, plutôt, ce qui est pire.
Je n'ai pas du tout envie de voir les nouveaux épisodes, ça ne m'intéresse quasiment plus. Et quand je les regarde, ce n'est ni agréable ni désagréable, c'est indéfinissable. Ca ne me fait rien, ou presque. La seule chose qui m'agace, c'est justement que ça ne me fasse rien ou presque.
Exemple, hier soir avec le Dark Side, on a regardé cet épisode. Et ensuite, le dernier BSG. Ben en fait, j'étais plus pressée de revoir un épisode déjà vu DEUX fois que de voir un inédit de House. C'est quand même assez grave.
Alors, où est le problème ? Difficile à dire. On peut difficilement reprocher à la série de continuer à explorer un concept qui a fait sa réussite, ce serait d'une hypocrisie pas possible. Mais il y a des petites choses. Les Kids, d'abord, qui s'encroûtent complètement, neutralisés par la toute puissance housienne. Ils s'agitent péniblement autour du maître, c'est d'une tristesse incroyable. Ils ont tous l'air super déprimé. Et comme à la base, ils ne sont pas super intéressants, ben c'est un problème.
Ensuite, trop peu de Wilson. Je reste mitigée, quand même, parce que j'aime qu'il débarque pour une scène et vous règle tous les problèmes en souffrance en trois phrases.
Et puis il y a cette impression de déjà-vu. Ici, on nous ressort le vieux thème de la douleur, déjà exploré à de nombreuses reprises, et mieux, j'en ai peur. Comme si ne sachant pas quoi faire, les scénaristes se sont dit : "Tiens, on a un petit passage à vide, plaçons un épisode sur la patte, ça marche à tous les coups."
Bleh.
Dernière chose : depuis quand il ne lui est pas arrivé un bon gros truc sur la gueule, à House ? C'est vrai, la série s'appelle House, alors il s'agirait peut-être de le secouer un peu, le vieux grincheux, là. Depuis que Wilson est revenu, tout baigne, pour lui, ou presque.
Bref, moi, au bout de cinq saisons, la routine, je ne peux plus, tout simplement. Ou disons que je peux si de temps en temps, ça pète d'importance, si on me case un gros épisode qui va me mettre la tronche à l'envers pour la semaine. Et là, clairement, ça fait trop longtemps que ça n'a pas été le cas. Probablement pas depuis Amber. Alors je m'ennuie. Et je râle. Et je suis pénible. Et le Dark Side qui est moins négatif que moi endure mes grognements pendant 42 minutes. Et vous aussi.
Donc voilà. Mes doléances.
Maintenant, je mentirais si je disais qu'il n'y a que du mauvais dans cet épisode. Il y a du bon.
Il y a par exemple Cameron qui arrive encore à m'étonner par sa manière de négocier avec l'enflure de service... et pour son bien, encore.
En lui collant un patient qui souffre plus que lui afin qu'il le guérisse.

C'est très mignon. Petit bonus, l'échange acidulé qu'elle a avec Thirteen sur le sujet. Ah ah ah, go Camy, go. Si Foreman, ce gros félon, n'avait pas choisi son camp, elle l'aurait écrasée comme une merde.
Bon, ça tombe bien parce que House est super-cranky en ce moment. Pensez donc, l'homme souffre. Et en silence. Oh yeah, moi, j'adore quand il souffre dans sa baignoire.


Donc voilà. Non seulement il déguste, mais en sus, il a des problèmes de tuyauterie. Et s'il tend sa cane vers les cieux, ce n'est pas pour traquer l'araignée qu'il a au plafond, mais bien pour éponger l'énervante gougoutte.


Et là, j'hésite entre VDM et "what a feeling". 

Irf irf irf. Au moins, on ne peut pas retirer ça à la série, Hugh est génial et ça ne change pas. Qu'est-ce qu'on ferait sans lui.
Donc entre ça, la papatte et le patient qui essaye de se supprimer aussitôt qu'ils ont le dos tourné, c'est pas simple.
D'autant que Cuddy, c'est un peu comme si elle était pas là. Occupée qu'elle est à torcher les fesses de Rachel, sa presque-fille. Devant public, s'il vous plaît.

Ce qui est formidable, c'est qu'ils sont tous super contents d'être là.



(Zzzzzzz... )
Et House ne manque pas de fourrer son grand nez là-dedans histoire d'être encore plus désagréable que d'habitude.

Et encore, je trouve que ça va. D'autant que Cuddy n'a pas besoin de lui pour se trouver une très mauvaise mère, ce qui est un comble.

(Voilà pourquoi je ne dois pas avoir d'enfant. Chez moi, c'est déjà comme ça à la base.)
En même temps, avec la frange hideuse qui lui cache désormais les yeux, on ne peut pas lui en vouloir de ne pas voir plus loin que le bout de son nez.

(Jésus, Marie, Jean-Louis David, Joseph...
)
Heureusement, Wilson, l'as du dépannage capillaire est là. Et il a amené des renforts. Avec le Dark Side, nous avons hurlé.

Car ce défenseur de la veuve et de la mère célibataire, aidé par son fidèle assistant Ronald Duck, va nous remettre la mère Cuddy sur les rails en six secondes top chrono. Nous avons applaudi, dansé nues, et les demandes en mariage ont fusé.
Wilson : Why do women always do that ?
Cuddy : Fail ?
Wilson : Create ridiculous standards that no human could meet, with your careers, with your kids. You got to be more like us men.
Cuddy : Be lazy ? Blame others ?
Wilson : Get help. Most men in your position have a deputy and two assistants at work and a wife and two nannies at home. You're not superwoman. Don't be a martyr.

Car voilà un syndrome bien féminin. Celui de vouloir déchirer dans tous les domaines, si possible en même temps. Et là, même le fait d'avoir reçu l'approbation des services sociaux (du futur, hein, parce que je l'ai reconnu, moi, le jeune Travis d'Enterprise) n'y suffit pas. Encore faudrait-il que la Lisette soit capable de tenir son hosto, tenir son House, tenir son marmot nourri et le cul propre et tenir son intérieur. Seule.
Alors merci, cher, cher Wilson, au nom de toutes les femmes qui n'ont pas le temps de tenir leur intérieur nickel, de lui faire comprendre qu'il lui faut au moins deux nounous, un mari soumis, et une armée de secrétaires.
Donc voilà, c'est une des choses que j'ai appréciées, dans cet épisode. Que tout ne soit pas rose, pour Cuddy, maintenant qu'elle a ce qu'elle voulait. Limite je serais assez contente que ça continue un peu sur cette lancée.
Concernant le patient... moué. Bon, ok, il est mignon, ça aide.

Et les scènes avec sa famille sont assez spectaculaires dans la mesure où il essaye de se foutre en l'air toutes les trois secondes, de préférence avec l'aide de son gosse.
A propos du gosse, le fils de Desperate Edie, ouch, ça m'a un peu troublée. Pas facile de jouer les petits pleurnichards qui font semblant de se rouler par terre de douleur pendant que papa se tue.

J'ai adoré la manière qu'a House de le relever en le secouant. J'ai cru qu'il allait lui mettre deux claques avant de l'envoyer au piquet.

Donc voilà, le seul truc à peu près intéressant, c'est que ce patient trouve une certaine résonance auprès de House, que d'une manière ou d'une autre, cela le touche.

Jeff : I remember when the drugs still made things tolerable. Still thought I had good days left.
House : Turns out you have to live to find out.
Jeff : You don't have a family, do you ?
House : Left them all back on Krypton.
Jeff : You’re alone, that’s why you can handle the pain, no need to put up a front, to be what anyone else wants you to be. You’re having more bad days lately aren’t you ?
House : Yes.

Une franchise bien surprenante, dans une scène qui dégouline de compréhension mutuelle. C'est rare.
Mais bon, dans l'histoire, le plus fabuleux, c'est quand même que House trouve sa révélation... en captant son plombier véreux en train de se gratter très élégamment les cojones ! 


House : Lock up on your way out. Don't touch the piano.
Et voilà comment House nous guérit encore un moribond (non sans l'avoir quasiment coupé en lamelles) avant de le regarder renouer avec sa petite famille et partir délivré de toute douleur.

Lui qui rentrera chez lui en traînant la patte. Avant d'aller ruiner une fois de plus sa plomberie neuve, en s'agrippant bêtement à son tuyau de douche.

Concernant "Foreteen"... beuh. Ne m'intéresse pas. Et est super prévisible. Ils vont passer la seconde, Foreman va switcher les traitements, ayant fortuitement appris qu'elle se tape le placebo. Et dans un regain de santé, elle va lui sauter dessus et ils vont niquer comme des castors.

"Oh oui, chéri, niquons comme des castors."

"It's castor time, baby !"
Peuh !
En revanche, ça risque d'être drôle de voir Cameron jouer les Cuddy. Oh ouihihi !

Un peu d'intéraction entre elle et House, ce serait pas du lusque.
Pour finir, j'ai trouvé un peu trop survolée l'histoire de Taub. Je trouve toujours ça rafraîchissant de voir les Kids se tirer la bourre et Kutner est un petit futé en la matière, mais disons que ça m'aurait davantage intéressée si le personnage m'avait été plus sympathique et plus familier. On essaye d'éveiller notre curiosité par petites touches, mais en ce qui me concerne, ça ne fonctionne pas, et je dois bien avouer qu'à part les petits dialogues piquants, je me fous de savoir si Taub est, a été ou sera suicidaire. Il pourrait bien se foutre sous un bus que ça ne me ferait ni chaud ni froid.
Kutner : Okay, so if you were being burned at the stake, and someone handed you a gun, what would you do ?
Taub : I'd shoot the people with the torches.
Voilà, ça c'était tout à fait excellent. 
Pour conclure, je ne dirais qu'une chose : BURN THAT DAMN HOSPITAL ! Qu'il se passe des choses, un peu.








