(Avant de commencer, je tiens à m'excuser d'avance auprès de Shopi que j'aime beaucoup car elle est vraiment bien mignonne, et qu'à côté d'elle, j'ai l'impression d'être une vieille chauve-souris moisie...
Donc pardon, Shopi, je sais que tu adores cette série, accroche-toi, ça va être dur...
Jérôme, je ne m'excuse pas auprès de toi car après tout le mal que tu as dit sur Star Trek, c'est de bonne guerre.
)
Alors. Comme j'en ai un petit marre qu'on me parle sans arrêt de cette série sous prétexte que Jared Padalecki (enfin, ça c'est ce qu'ils essayent de nous faire croire) a joué dedans, je me suis dit que le meilleur moyen de dire que c'est une daube, c'est de la regarder. C'est fait.
Et dès la première séquence, OH JESUS ! Tout ce que je déteste de l'Amérique est réuni dans le tout premier plan qui balaye la gentille petite bourgade étriquée, hideuse de propreté, où tout le monde est gentil, où flotte fièrement le drapeau de la nation, où pas une crotte de chien ne traîne par terre. Limite on se demande si c'est pas des playmobils qui y vivent.
Bo... ring....
Déjà à la base, ça ne m'intéresse pas parce que ça dit une chose : ici, il ne se passe rien, on encule les mouches parce qu'on est tellement loin de la civilisation qu'on a rien d'autre à foutre de nos journées. Bingo. (J'ai pas l'air, comme ça, mais je parle en connaissance de cause. J'ai grandi (entre autres) dans ce genre de truc infâme, et plus c'est mignon, fleuri et propre, et plus c'est crade par en dessous. Yirk.)
Bref. Ce qui sauve ce pilote, à mes yeux ? Une galerie de personnages tout de suite beaucoup plus attachants que dans Men in Trees, par exemple. Et aussi une certaine curiosité (limite malsaine en ce qui me concerne) à l'égard du personnage principal, j'ai nommé Lorelai Gilmore. (Un prénom pareil, je ne veux pas dire, mais c'est une véritable condamnation à mort question vie sociale.)

(Dangereuse ressemblance physique avec l'atroce Mary Louise Parker. Méfiance.)
32 ans au compteur et une gosse de 16 ans... wow. Et là commencent les ennuis. Car moi, ce genre de plan, ça me fout une flippe gigantesque. Si vous aviez ma mère, vous comprendriez.
D'office, le petit machin transparent, intangible, incolore et inodore (et on s'étonne qu'elle se coltine Jared P. ???) qui lui sert de fille me refile une poussée d'urticaire géant. Ca marmonne plus que ça ne parle, ça ne ressemble à rien, ça n'a aucune personnalité, bref, ça n'est pas.

Mais enfin, s'il y a quelque chose que je sais d'expérience, c'est que quand on a une mère hors du commun, farfelue au possible, grande gueule et aussi haute en couleurs que celle que se trimballe Rory Gilmore, on est condamné soit à monter au créneau et à prendre l'ascendant dessus et donc à se friter à vie avec, soit à s'écraser.
D'autant plus quand on n'a pas de père directement sous la main, que les grand-parents sont des tyrans et qu'on vit une relation fusionnelle avec cette mère.
Le moment le plus terrifiant pour moi ? Lorsque Rory explique au grand petit truc qu'en fait, sa mère lui a donné son propre prénom, et que Rory en est le diminutif. Sans déconner, mais c'est le pire truc qu'elle aurait pu faire, la Lorelai, d'autant que visiblement, elle est complètement flippée à l'idée que sa fille reproduise ses propres erreurs !!! Et comment que tranquillement elles vous disent qu'elles sont pareilles, blablabla. 
Bref, dommage que la série s'arrête sept saisons plus tard, parce que le cap des trente ans de Rory aurait pu être super intéressant à suivre ! 
J'en reviens donc à ma galerie de personnages secondaires... alors là, chapeau, ils sont tous plus cinglés les uns que les autres ! Et pour les connaisseurs, vous voyez Sookie dans sa cuisine ? Ben tout pareil. C'est moi. Sans les bons petits plats au final. Tout s'explique, hein ? Blessures, célibat etc...

Michel, à l'accent qui me file mal à la tête, excellent.

Même la prof de danse qu'on ne fait qu'apercevoir mais qui nous grille les amours de la Rory est géniale.

Juste dommage qu'il faille se coltiner les émois adolescents de la morveuse face au futur grand truc. J'ai fermé les yeux très fort quand il a débarqué. C't'affreux, les gars, affreux. Je vais en faire des cauchemars. Combien d'épisodes de Supernatural va-t-il falloir que je regarde pour effacer cette terrible vision, je l'ignore. Avec ça que ça s'appelle Dean Forrester... et comment je suis censée faire, moi, pour ne pas l'appeler Dean Winchester et ne pas voir Jensen Ackles danser nu devant moi ??? 

Bonne nouvelle, en revanche, nous avons une adolescente presque intéressante dans le lot. Lane, la copine coréenne, excellente.

Je ne parle même pas de sa famille qui est complètement jetée. 
Bon, bref. Que la Lorelai n'ait pas le fric pour envoyer sa capricieuse de fille dans une super école privée, on s'en bat quelque peu. Qu'elle aille faire la carpette chez ses parents bourrés de fric pour satisfaire l'ingrate enfant, j'en suis bien triste pour elle (mais le "so close" était hilarant). Tout le monde se réconcilie, c'est formidable, je chante la vie.
Et qu'est-ce qu'il est censé leur arriver, pendant sept saisons, exactement ?
(Je suis bien consciente que si jamais je continue à regarder - rien n'est moins sûr - et pire encore si je me mets à apprécier, des esprits malfaisants me jetteront ce billet à la tête jusqu'à la fin de mes jours... Mais entre nous... c'est un peu pour ça que j'en rajoute à mort. Parce que c'est bien plus drôle comme ça. Nan ?)