Raaaah, mais c'est agaçant, à la fin ! On dirait que tout le paysage audiovisuel américain me jette à la figure l'annulation de Virtuality ! 

Non parce que bon. Sur le papier, une série sur la conquête de l'espace, c'est génial. Moi, j'en rêve. L'ennui, c'est que les Melrose Place à la sauce cosmique, rien à faire, j'ai du mal. Un Grey's Anatomy où on troque le bloc opératoire contre un vaisseau spatial et la blouse de chirurgien contre une combinaison toute blanche... ben non. Si encore le McDreamy de service me faisait rêver, mais alors là, c'est tout le contraire.
Pourquoiiiii ??? 
En plus, pour enfoncer le clou, le seul personnage que je trouvais à peu près potable et attachant, on me le débarque à la fin de l'épisode, non mais je vous jure, c'est un peu rageant, quand même.

De toute façon, je trouve que le Captain Kelly, après le Galactica, il mérite vachement mieux qu'un pauvre voyage sur Vénus. Même si c'est un peu un poseur de bombes à ses heures. N'est-ce pas maître Romo ?
(J'imagine que vous aurez peut-être eu du mal à le reconnaître étant donné qu'il a peu près diminué de moitié depuis la minisérie. Si vous avez l'occasion, regardez X-Men 2, c'est le geôlier de Magneto - rien que ça - et il s'offre une petite rencontre "piquante" avec Mystique dans les toilettes d'un rade tout pourri. Depuis, il a dû emprunter la corde à sauter de Fat Lee, je ne vois que ça.)
Bref ! A part lui qui faisait un héros plutôt sympathique, les autres astronautes de l'an 2052 sont tous à flanquer par l'airlock. Si mémé Roslin était là, elle s'éclaterait. A commencer par notre "héros".
Nan mais moi, les mecs qui rompent avec un post-it, si tu veux, je peux pas les plaindre parce qu'ils font pas partie de la dernière mission spatiale.

Eh oui, c'était il y a longtemps, Sex and the city, mais le Berger, je ne l'ai pas oublié. Je comprends bien que la Bradshaw, fallait se la farcir, mais les "I'm sorry, I can't", c'est pas possible, mec. Même Olivia Wilde ou Eliza Dushku ne mériteraient pas ça. 

Donc lui. En plus il tire la gueule en permanence. On comprend bien que ça ne doit pas être facile d'avoir laissé deux compaings sur Mars dix ans plus tôt, surtout quand on a un paternel tout pourri, mais d'entrée de jeu, est-ce vraiment nécessaire de nous le rendre aussi sympathique ? Hein ? Non, pas vraiment, je le crains.
Pareil, je ne suis pas certaine que son petit jeu de séducteur à deux balles aussitôt que passe un chignon blond soit vraiment le meilleur moyen pour nous donner envie de le suivre sur Vénus, Saturne, Pluton, que sais-je encore. Pas vraiment, pas vraiment.

En même temps, vous savez quoi ? Je me suis dit la même chose que quand je regardais Grey's. Ces deux-là, ils se méritent. Elle est tarte au possible, c'est un goujat fini. Ils se marieront et auront beaucoup d'enfants aussi bêtes qu'eux.
D'ailleurs, c'était quoi ce mystère moisi sur la grossesse de la demoiselle ? Déjà, que ce soit lui le père, c'est clair d'emblée, on ne voit pas pourquoi on en douterait.


Ensuite... what ? L'avortement interdit ? Scusez-moi, je vais vomir et je reviens ! 
Sérieusement, en 2052, l'objectif c'est de tripler la population mondiale, c'est ça ? C'est Sarah Palin Junior qui squatte la Maison Blanche ? Bref...
Pour finir, super futée, la gonzesse. Elle est enceinte et elle se tape des voyages dans l'espace avec les décollages qui secouent comme il faut. Elle est pas au courant que quand on est cloquée, Space Mountain c'est interdit ??? Mais elle est pas nette, celle-là ! 
En tout cas, difficile de ne pas comparer avec la question de la grossesse dans Virtuality, en ce qui me concerne. Sauf que c'était beaucoup moins lourdement abordé version Ron D. Moore. Sans blague.
Les autres personnages, ça ne le fait pas trop non plus. Il y a l'horrible gonzesse qu'on a vu dans tout, celle qui fouette, fesse ou cravache les gens dans House ET dans Bones. Et comme elle n'a pas le talent de Mark Sheppard, c'est un peu un handicap.
D'ailleurs, tellement j'aime Christina Cox, je me rends compte que je n'ai même pas une capture d'écran potable d'elle. 

La petite qui baragouine en espingouin est mignonne, mais bon. Le bon pépère accro au porno, admettons. Sinon, ben... La seule chose que j'ai trouvé à peu près bien traitée, c'est la nostalgie de l'espace, l'enthousiasme délirant de ceux qui partent, la tristesse de ceux qui restent, que ce soient les non-sélectionnés ou les familles. Et aussi la détresse du gars qui envisage de se suicider quand il apprend que pour lui, c'est retour sur Terre.

Maintenant, que la meuf, elle décide de passer six ans dans l'espace au lieu de redescendre avec son mari qui ne peut pas rester non plus pour les mêmes raisons médicales (étrange, au passage), ben wow. Bon ben à dans six ans, chéri, si j'arrive à passer le pas de la porte avec la paire de cornes dont tu n'auras pas manqué de m'affubler. 

En fait, ce qui est triste, c'est que l'Antares, il est méga-beau. Et les plans spatiaux, ils sont méga-réalistes. Je vous jure, j'en pleure des larmes de sang qu'ils soient parvenus à nous faire un truc aussi naze avec un potentiel pareil. Qu'est-ce que je serais bien partie, moi, pour suivre cette mission de folaïe.



Là, je me tâte pour regarder la suite. Mais de toute façon, je ne suis pas certaine que cette série aille au bout de sa première saison. J'imagine bien les fans de SF écarquiller des yeux abasourdis devant ça, et les autres... ben les autres, ils ont Grey's Anatomy, quoi.
Vous noterez que comme il n'y avait pas suffisamment d'éléments faisant office de repoussoir, on nous en rajoute une couche avec l'entrée pompeuse des astronautes façon Armageddon et la séquence musicale à la con, pour changer. Argh !

(N'est pas Bruce Willis qui veut.)
Et puis ça me fait pitié de voir à quel point le sexe est traité de manière immature et téléphonée dans cette série de SF. Surtout quand je repense à BSG, à Farscape et même à Virtuality où c'est un thème présent mais décliné avec sens et même élégance. Enfin, sauf John Crichton et sa main droite et sa main gauche, m'enfin au moins, on se poilait. 
Sur ce, vous savez quoi ? Je retourne à mes Winchester. Eux, main droite ou main gauche, ne me décevront jamais. Nom d'un chien.