C'est marrant, ça fait quelques semaines que j'ai envie de me refaire cette trilogie. Pourtant, à la base, je n'en suis pas super fan. Je n'aime pas tellement les deux premières saisons, même si je dois reconnaître qu'elles comptent d'excellents épisodes, dont certains indispensables au développement de l'intrigue et des personnages.
En revoyant le premier épisode de cette trilogie, je la trouve super théâtrale. Tout comme le jeu de Ben Browder qui va encore s'affiner au fur et à mesure de la série... et des merdes qui vont encore tomber sur la gueule de son personnage. Parce que là , il se la joue un peu drama-queen, John Crichton, quand même. S'il savait ce qui l'attend...
Bon, cet épisode, c'est également un tournant dans la relation centrale de la série, celle de John et Aeryn. Ca commence à sérieusement se tripoter dans les petits coins, et si mâdâme savait ce qu'elle veut au lieu d'aguicher à mort puis de coller des taloches, nul doute qu'ils pourraient s'éviter ces trois pénibles épisodes princiers. Mais non.

Hop, "I won't be a slave to your hormones !" (J'adore cette réplique. Et cette manière qu'elle a de ne voir que ce qui l'arrange.) Auquel il répond le très culte : "Hormones ? Hey, I were lips, you were tongue !"

Go, Johnny Boy ! C'est en jouant les man's men que tu vas la coincer, la belette !
Oui bon, ce sera pour une autre fois, mais ça finira par payer cette petite technique. Beaucoup plus que le coup : "Bon ben puisque c'est comme ça j'emmène Chiana (d'ailleurs très occupée de son côté, ahum) et je vais rouler des pelles à toutes les pépées du coin."

Sauf qu'il vaut quand même mieux se renseigner sur les us locaux avant d'envisager de coller sa langue dans n'importe quelle bouche indigène, voyez-vous.

(Non mais sérieusement, quel petit con !!!)
John : I am never leaving this world !
Sauf que chez ces gensses-là , le coup de la langue c'est surtout pour vérifier qu'on est génétiquement compatible. Grâce à l'aide de ce petit accessoire, là .

Ouh le vieux piège ! Et voilà comment en moins de deux, mon Crichton se retrouve fiancé à une princesse !

Irk, irk, irk !

Pour le coup, j'avoue que je n'en reviens pas que D'argo lui conseille de rester, malgré le coup des 80 cycles transformé en statue et tout ça. Je pense que D'argo nique trop, dans cette partie de la série, ça lui embrume la cervelle. Lui, le guerrier, conseiller à son meilleur pote de se planquer comme une lopette ? Non mais alors. Bon, je sais que dans les périodes de crise, D'argo joue un peu les modérateurs auprès de J., mais tout de même.
Par contre, j'adore la réaction de John qui essaye de faire comprendre à D'argo qu'il ne veut pas renoncer à retourner sur Terre un jour ou l'autre, ou du moins à l'espoir de pouvoir y retourner.
John : I have hope... or I am nothing.
Ca, c'est de la pure philosophie Crichtonienne.
Ca aussi, d'ailleurs :
John : 80 cyclesâ?¦ My college loans will be delinquent. I'll miss the strippers on my hundredth birthday. I'll get a utility bill for three trillion dollars for a single porch light that I left on ! And everybody I know will be dead ! Humans do not live as long as Sebaceans or Hynerians, or Delvians. When I get back... everyone, my dad, D.K., my sisters, Cameron Diaz, Buffy the Vampire Slayer... will be dead !
J'adore quand il fait ça...
Evidemment, la réaction d'Aeryn me paraît vachement plus pertinente que celle de D'argo, sauf que j'aurais préféré qu'elle assomme le gars Crichton, qu'elle le traîne par les pieds hors de cette foutue planète et qu'elle l'achève une fois à bord de Moya. Ca, ça aurait été in-character pour le coup. Là , elle le laisse filer un peu facilement. A mon goût. Enfin bon, la demoiselle a encore bien des choses à régler. A commencer par son look. Urgh, elle est affreuse dans ces deux premières saisons. Ses sourcils, c'est un cauchemar !
Sinon, j'ai encore bien rigolé en voyant débarquer Mrs Browder bien déguisée sous son make-up d'alien. C'est vraiment rigolo. Et elle est vraiment haute comme trois pommes !