Hier soir, il se trouve que je suis allée voir un film... Un film du genre avec soixante acteurs culte... Brad, George, Andy, Matt... et Al.
Genre vous voyez de quoi je cause.
Eh bien pour tout vous dire, je me suis moyen éclatée. Bien moins que pour les deux précédents opus.
Il n'empêche que revoir Andy Garcia et Al Pacino se donner la réplique, ça éveille en moi de très vieux souvenirs.
Al Pacino, c'est sûrement un de mes acteurs préférés. L'un de ceux dont le nom se trouve dans ma bibliothèque. D'autant que je l'ai découvert dans le Parrain, probablement dans le top trois de mes films préférés, sinon MON film préféré.
Et comme le Al vieillissant d'Ocean's Thirteen m'a laissée un peu perplexe, il faut que j'exorcise en postant aujourd'hui le vrai Al vieillissant tel que j'aime le voir (tellement vieillissant qu'à l'époque, ils ont quand même dû le vieillir de dix ans).
Voilà, c'est donc la bande annonce du Parrain III, film sous-estimé et probablement jamais vraiment compris, en ce qui me concerne. Je l'aime peut-être un tout petit peu moins que le premier et le deux qui sont à couper le souffle, mais la vision de ce parrain tentant une ultime rédemption puis brisé me restera longtemps.
J'en aurait bien profité pour poster aussi la scène de la mort de Michael Corleone que je trouve excellente. Presque anecdotique. C'est peut-être ça, le pire. Malheureusement, impossible de la trouver. Si quelqu'un a ça quelque part, je suis preneuse.
Francis Coppola est un dieu.
Un dimanche soir comme j'aimerais en passer plus. Curieusement. Moi qui suis très "chaussons" le dimanche soir, comme un peu tout le monde, d'ailleurs.
A plus forte raison un dimanche de législatives.
Je ne sais pas trop comment je me suis retrouvée dehors, donc, mais toujours est-il qu'avec Chéché et la troisième luronne, on s'est retrouvées au cinoche dimanche soir. Mission Shrek 3.
Eh ben j'en ai lu des critiques calamiteuses sur ce malheureux film. Et Dieu sait que la VF et moi, ça fait douze. Ben je l'ai trouvé très buvable, moi, Shrek 3 ! Alors, évidemment, il faut savoir que j'ai failli mourir devant le deuxième. Oui, mourir. Mais vraiment mourir, je n'exagère pas ! Première chose, sur le chemin pour y aller, je me vautre à vélo de belle manière. La faute à deux branleurs chauffards du deux roues (dont un sur le cadre) qui m'ont frôlée d'un peu trop près. Vlan. Je ramasse mes rotules et autres clavicules et encore tremblante de ma déroute, je me jette dans le fauteuil voisin de celui de ma copine qui s'empresse de me plaindre. Très bien. Et alors là, dès le début, la vaste rigolade. Du SDA, du Spidey en veux-tu en voilà, bref, fabuleux. Jusqu'à cette scène regrettable. Oui. Celle où Potté... enfin vous la connaissez tous. Celle-là :
Irrésistible.
Et là, moi, encore sous le choc de ma chute, je manque la syncope de peu, de très peu. Je me mets à rire, mais à rire. Tellement que je ne respire plus, je suis bleue, je suis noire, ma copine me tape dans le dos, je suis pliée en deux. Bref, ce jour-là, j'ai frôlé la mort par bidonnage, merde alors, maintenant, je suis probablement condamnée à finir de manière bien plus triste. Quelle sortie c'eût été. Foudroyée par Antonio Banderas, Mike Myers et Eddie Murphy qui, nul doute, seraient sans doute un jour venus se recueillir devant ma tombe. J'imagine déjà l'épitaphe. Enfin, j'ai quand même passé le reste du film à hoqueter nerveusement, secouée par des vagues de fou rire à chaque fois que j'avais le malheur de repenser à sa petite bouille affligée.
Enfin, pour en revenir à notre Troisième, non, je n'ai pas frôlé la mort par bidonnage, cette fois, même si j'ai jeté un grand "NON !" de terreur quand Puss in Boots a remis ça. Non, la surprise est passée, mais voilà, passé la surprise justement, vient l'attachement aux personnages et à leur devenir. Shrek, ça pourrait presque être mon voisin (surtout quand on voit mon appart certains jours), Fiona, ça pourrait être moi (si seulement, j'aurais une bonne raison de faire fuir tous les mâles du pays), et Artie, c'est Justin Timberlake, c'est dire !
Avec ça, ajoutez un Shrek qui m'a l'air tout aussi à l'aise à la cour que moi au boulot. Bref, on croit que c'est difficile de s'identifier à un ogre, que dalle ! Il a bien raison de préférer péter dans son marais que dans la soie. Non mais.
D'autant plus que l'ogre montre des traits masculins plus vrais que nature par moments. Parce que s'il n'a pas eu trop de mal à passer la bague au doigt potelé de sa mie, dès qu'on évoque une éventuelle paternité, là, c'est le bug total.
Tout ça pour dire que l'humanité de notre ogre est plus présente que jamais, surtout quand il y a de l'ogrillon dans le coin.
Parmis mes scènes préférées de ce film, la sublime agonie du roi grenouille. Alors là, j'en pleure encore de rire. Réussir le prodige d'animer aussi parfaitement UNE GRENOUILLE, c'est fabuleux. Et c'est probablement ce qui m'a fait le plus rire.
En sus, j'imagine que certains pensaient qu'on ne pouvait trouver Merlin plus foireux que celui de SG1. Nenni, celui de Shrek 3, toutes birkenstocks enfilées sur des chaussettes en coton dehors, le coiffe allègrement au poteau. Cela dit, quand on voit comment son mythe est galvaudé de par le monde, on comprend qu'il finisse en thérapie.
Seule vraie faiblesse en ce qui me concerne : Charmant. Pas étonnant qu'il ait été recalé au casting étant donné le manque de charisme de la bête. Finalement, il sert surtout à mettre en valeur des personnages secondaires aussi paumés qu'hilarants. C'est déjà pas mal.
Petite déception aussi : on nous faisait miroiter bébé ogre. Ok, on en a trois d'un coup, mais dans les cinq dernières minutes du film. C'est un peu juste.
Même si ça, c'est quand même ultime !
En tant que femme du métier, je tiens quand même à souligner l'énorme qualité du doublage français et de la traduction. Je n'ai pas vu la VO, mais pour les deux précédents, je sais que VO et VF méritent tous les deux d'être vus et apportent chacune leur lot de jouissance.
Voilà. Gentil film qui m'a quand même valu une rincée façon Tahiti Douche en rentrant. Ca aurait pu être sexy si elle n'avait pas été aussi froide, cette putain de pluie. D'autant que pour la première fois de la semaine, j'étais sobre depuis plus de douze heures. Dingue, ça.
Je crois qu'il faut que j'arrête d'aller voir des films aussi attendus avec les copines. Les pauvres. C'est infernal de leur infliger ça. Les remarques à haute voix, les commentaires, les ricanements, les gniii et autres râââh. Pfff, j'ai honte. Elles sont tellement sages, en plus.
Bon, par contre, j'estime que même si on le savait, un "hiiii" général aurait été de bon ton quand Keith Richards débarque, plus vrai que nature avec ses dreads et son attirail de papa-pirate. Franchement. Personne n'a bronché, dans cette foutue salle. Heureusement que j'étais là.
Mais venons-en plutôt au film en général. Alors... c'était bien. Beaucoup mieux que le précédent qui d'ailleurs mériterait d'être revu. Oui, parce que "At world's end" jette une nouvelle lumière sur le deuxième volet, forcément. C'est un peu dommage parce qu'en sortant du 2, j'étais proprement écoeurée. Curieusement, le 1 paraît très peu lié aux deux autres.
Finalement, contre toute attente, la mythologie de la saga s'avère très riche. Seul petit problème : si on a encore les deux premiers bien en tête (facile pour le premier que j'ai vu trois fois et le deuxième que j'ai détesté et dont les détails étaient donc restés gravés dans ma mémoire, d'autant que c'était il y a un an à peine) et si on prend le temps de réfléchir trois secondes (avec toutes les scènes d'action qu'il y a, ce serait dommage de ne pas en profiter), après vingt minutes de film, on comprend déjà comment ça va se passer. A peine Tia Dalma raconte-t-elle la légende de Calypso et de Davy Jones qui est partie en vrille que hop, moulinemoulinemouline là-dedans, "Ca y est, je connais la fin" m'exclamai-je triomphalement... ce qui me valut une indifférence glacée. Oups, désolée...
A partir de là, j'attends. La Calypso, c'est bien évidemment Tia Dalma, parce que ses pouvoirs d'enchanteresse, là, faut juste pas trop nous prendre pour des demeurés...
J'aurais pu être troublée par le fait que Truc Feng (désolant Chow Yun-Fat, pffff... ) pense qu'il s'agit de Lizzie, mais finalement, ça n'a fait que renforcer mon idée. J'aime bien quand c'est logique, et ça l'est. C'est Lizzie qui va reprendre le rôle de la Pénélope de service, si si, c'est sûr. D'autant que je veux pas dire, mais avant même la sortie du deuxième, on nous faisait un peu miroiter la mort du petit Orlie...
Braif !
Car toutélié ! Je ne vais pas refaire toute l'histoire, mais on boucle une très belle boucle, jusqu'à la petite fin bonus (logique qu'on entraperçoive la nouvelle génération quand on a vu les deux branleurs gamins) et finalement, qui peut mieux que Will Turner endosser le rôle de passeur d'âmes ?
J'en profite pour noter qu'Orlie a fait des progrès. Ouf. Il n'est plus aussi fafiot face à Johnny qui du coup, nous fait toujours bien marrer, même si maintenant on commence à être habitués. Même la jouvencelle m'a moins agacée que dans les précédents. Leur duo est crédible, c'est peut-être ça. Ca leur a fait du bien de prendre quelques années. Et en même temps, étant donné l'ampleur que prennent leurs rôles, il vaut mieux.
Parce que mine de rien, Elizabeth Swann en reine des pirates, WTF ???
Et William Turner en capitaine du Hollandais...
Non mais ça va, ils assurent...
Reste à savoir maintenant ce qu'on va nous faire de notre Captain Moineau...
Il faisait chaud, lundi... et ça faisait environ 120 ans que je n'étais pas allée au cinoche. C'est que mine de rien, vous m'occupez, les enfants.
Après donc avoir sué 72 litres de flotte en terrasse et avalé un jus d'oranges, je suis allée me mettre au frais dans une salle obscure honteusement rikiki. Ca tombe bien, il n'y avait que moi et un chevelu probablement fan de la première heure de Marvel... à vue de nez... surtout de nez, d'ailleurs. Hum...
Evidemment, mon téléphone vibre au bout de treize secondes de générique, car il existe une constante, ici-bas. Si je vais au cinoche, je peux être sûre que mon téléphone va vibrer. Et je peux être sûre que ce sera ma mère. C'est comme ça. Quand je vais au cinéma, ma mère m'appelle.
Un Snickers glacé plus tard, Danny Elfman se déchaîne et il pleut des toiles d'araignée digitales. Coooool. C'est le moment de placer le premier "gniiii" de la séance.
Bon, mon avis sur la chose.
Ca reste bon comme du superhéros plutôt bien servi. Si l'on compare à Hulk, c'est Orson Wells.
Par contre, côté errances sentimentales, on régresse sérieusement. C'est pire que la cinquième B... Et comme mine de rien, mon quota de triangles (voir rectangles) amoureux a déjà été largement dépassé cette année, j'ai poussé quelques soupirs à fendre l'âme...
Dans l'histoire j'ai découvert une chose... James Franco, mes amis... ça, c'est de l'homme. (Hiiiiiii !)
Beaucoup moins bouffonesque que Willem Dafoe, avec ça.
Tobey McGuire (qui est de plus en plus moche, ou c'est moi ?) reste dans de la prestation très honorable, même si en méchant Tobey, il est légèrement ridicule, mais c'est peut-être fait exprès. Heureusement, avec une cagoule sur la tête, il est parfait.
Kirsten Dunst... ah ça, je sais que la marmaille braillarde lycéenne ne peut pas la souffrir, mais moi, je l'adore. Limite, je la trouve très sous-exploitée. Et puis cet air de madone qu'elle transforme en un quart de seconde pour en faire un truc super pouffi, je trouve ça excellent. Moi, elle me renverse.
Pas très convaincue par Topher Grace, en revanche.
Le scénar, boaf. De loooongs, loooongs moments Droopy-style qui alternent avec des scènes d'action survoltées. Ce n'est pas désagréable de voir que plus le héros s'enfonce dans la noirceur, plus l'action est virevoltante, comme pour compenser. Rien de révolutionnaire, mais j'apprécie toujours la mélancolie qui se dégage de l'histoire de Peter Parker. Si on ajoute à cela un égo qui gonfle à vue d'oeil et un soupçon d'échec sentimental, cela suffit à faire voler en éclats le peu de stabilité qu'il avait péniblement réussi à se forger.
Mais on attend longtemps, trop longtemps de voir la version Dark du héros.
Et finalement, on la voit peut-être trop peu avant que Spidey ne revête à nouveau les couleurs de l'Amérique et que Venom ne prenne le relais.
Paroxysme de tout cela, naturellement, les deux copains, les deux frangins, qui se battent comme des chiffonniers pour les beaux yeux de la femme qu'ils aiment depuis toujours. Ca, c'est beau et d'une violence qui fait vraiment mal. J'adore, comme il se doit. Et qui les réconciliera ? Cette femme, naturellement.
Bref, ça se regarde avec plaisir, une pointe d'ennui, parfois, parce que la surprise est loin, maintenant, et le héros peine à grandir. En même temps, on n'a pas tellement envie de lui dire au revoir, à Peter Parker l'adolescent.
A part ça, et pour relier le tout à ce blog... my Gods ! La moitié du casting de SFU avait fait le déplacement ! Georges, Keith et un autre qui m'est sorti de l'esprit. Ca fait drôle...
(Je suis sûre que tout cela doit paraître aberrant pour la plupart de mes lecteurs, mais ne vous inquiétez pas, la dichotomie, ça ne s'attrape pas... Au pire, un bon bouillon de culture et ça repart !)
(Avec Katharine Hepburn dans une Bible et un Fusil... Inoubliable... )
(Dans la Piste des géants... )
Et ça, c'est une de mes photos préférées, qui figure d'ailleurs sur la couv' d'un de mes bouquins sur le Duke...
Trop mimi et tout à fait inconscient de son charme...
Dimanche soir, sur Arte, vous aurez le plaisir de pouvoir regarder une soirée Théma bien intéressante, sur un mythe du cinéma américain, j'ai nommé John Wayne.
Et la Sorcière adooooore John Wayne. Et les mythes américains.
Tout a commencé quand bébé (je devais avoir 16 ans), découragée d'avoir maté à peu près tout ce qui m'intéressait dans la vidéothèque paternelle (je venais sans doute de dévorer les Hitchcock), je me suis tournée vers mon géniteur en geignant : "Papâââ ! J'm'ennuie, j'regarde quoiiii ?"
Ce à quoi l'inconscient m'a répondu : "Tu devrais essayer des westerns."
Après avoir levé les bras au ciel, pour lui faire plaisir, j'ai bien voulu regarder "la Chevauchée fantastique". Et là, coup de foudre face à ce grand gaillard à la sensualité animale (et je pèse mes mots, uhuhuh, ahahah, vous savez que je m'y connais). Je rappelle que j'étais une merdeuse de 16 ans, éduquée, certes, et sachant apprécier la classe d'un Cary Grant ou d'un James Stewart, mais là... MALHEUR ! Aux chiottes les New Kids on The Block !
Dans la foulée, je me suis tapée à peu près tout ce qui ressemblait à un film avec John Wayne dans la vidéothèque paternelle. Je me suis arrêtée aux "Bérets Verts" (seul film made in Hollywood vantant les mérites de la guerre du Vietnam, faut peut-être pas pousser mémère dans les cactus) et au "Jour le plus long", parce que bon, les films de guerre, c'est pas trop ma tasse de thé, on va dire... Je me suis tout de même envoyé "Alamo" avec délice.
Bref, la manoeuvre de l'auteur de mes jours a parfaitement fonctionné et il s'en félicite encore aujourd'hui, l'animal.
Donc, sur ma route de la découverte de l'acteur (mieux valait à l'époque que j'ignorasse à quel point cet admirable comédien tenait des discours à gerber, dans la vraie vie), je suis tombée sur un pur film, issu de sa fructueuse collaboration avec le grand John Ford, son mentor et ami : "The quiet man", en français, "l'Homme tranquille".
Alors, pourquoi l'Homme tranquille, c'est bien ?
Parce que :
- Ca se passe en Irlande. Ca tombe bien, John Wayne avait des origines irlandaises. On va se dépêcher d'oublier que les scènes d'intérieur ont été tournées en studio tellement les extérieurs sont somptueux.
Du vert, du vert, du vert. Magnifique.
- Il y a Maureen O'hara, une Irlandaise tout feu tout flamme ! Super copine du Duke à la ville, c'était la seule meuf qu'il tolérait dans son entourage très couillu...
Ca fait des étincelles.
- Les seconds rôles sont aux petits oignons.
- C'est macho et souvent cliché, mais c'est à hurler de rire. Et quand de grands acteurs arrivent à être aussi drôles, c'est du pur bonheur.
- Parce que le couple Wayne/O'hara, c'est la version Old-School du fameux frak or fight. Il l'embrasse, elle lui colle un pain. Elle le quitte, il la ramène au foyer par la peau du cou.
Et ils aiment ça.
(La chemise mouillée, l'orage, tout ça tout ça... )
Bref, l'Homme tranquille, il faut regarder !
Et maintenant, on va rigoler. Que ceux qui ont vu ce grand classique lèvent le doigt.
- Changer de sexe...
- Virer casaque...
- Faire la vaisselle...
Finalement non. Disons que je suis un cylon et que si je dois choisir dans quel corps me réincarner, je choisis le sien...
Je VEUX être Cate Blanchett !!!
Pourquoi ?
Parce que :
- Elle est bouleversante d'intelligence...
- C'est une actrice sublime, et pas juste avec des oreilles pointues...
- Elle a une beauté complètement inédite...
- Elle a la classe, même aux Oscars, elle arrive à ne pas (trop) avoir l'air cucul.
... *se regarde dans la glace* *mesure un mètre deux les bras levés et se traîne une vraie tête de métèque*