Je n'irai pas jusqu'à dire que cet épisode était passionnant, mais il était intéressant. D'abord parce qu'une fois de plus on suit un procédé narratif avec un thème bien précis (et tout le monde sait à quel point, toute bordélique que je sois, j'aime quand c'est bien rangé, dans les séries) et ensuite parce qu'on assiste à une certaine redistribution des cartes amoureuses.
D'abord, le petit jeu de Mike qui arrête ENFIN de faire sa victime et prend le taureau (ou plutôt le rosbeef) par les cornes est assez jouissif. C'est pas trop tôt, parce qu'on a quand même eu droit à un "faux" Mike toute la saison. Mais le petit bisou de la princesse charmante l'a bien réveillé, et cette fois, c'est dit : il VEUT récupérer Susan. Ouéééééé !
Moralité, on se retrouve avec un dîner d'anthologie organisé par Ian pour prouver qu'il n'est plus jaloux de Mike. Dîner où Susan traîne son traiteur féminin (traiteuse, c'est moche, non ?) histoire d'essayer de vaguement lui arranger le coup avec Mike. Ouarf ouarf ouarf. Au final, le choix du gâteau de mariage (qui sert aussi de dessert, comme c'est commode) s'avère tordant. Susan pète un câble, n'arrivant pas à choisir entre le gâteau façon brit' ("rich and elegant") et le gâteau façon amerloque ("down to earth and sweet").



La situation se dégrade encore davantage lorsque Ian découvre Mike et Susan en conversation animée autour de la vaisselle... Et cette fois, les coups bas volent. Et Ian est un bien piètre menteur. Hop, il suffisait de dire qu'il avait acheté son mariage contre une partie de poker gagnée. Et dehors tout ce petit monde.

Pauvre Susan. Enfin bon, j'imagine que d'ici la fin, elle a le temps de changer d'avis encore deux ou trois fois, d'enfiler sa robe de mariée et de dire non devant l'autel. A moins que sa robe de mariée ne lui serve pour Mike... Uh uh uh. I WANT a wedding ! NOW ! 
Le cas Gabrielle Solis, maintenant. Eh bien je dois reconnaître que je commence à accrocher à l'intrigue du politicien. D'abord, ça fait super longtemps qu'on n'a pas vu Gaby rire d'aussi bon coeur...

Ensuite, la voir défendre comme une lionne son homme, c'est super.

Et j'aime ce style, mélange de Jackie Kennedy et de Scarlett O.. Ca lui va comme un gant. Alors si maintenant elle l'épouse, ca va être fabuleux !
Un Solis en chassant un autre, il semblerait que l'annonce de ces fiançailles fassent l'effet d'une bombe sur Carlos qui ne pensait pas que ça pouvait être sérieux.

C'est peut-être bien la dernière chose qui lui manquait pour VRAIMENT s'investir dans sa relation avec Edie. Passé le premier moment d'inquiétude où on se rend compte (ainsi qu'Edie) qu'il est encore amoureux de Gaby, finalement, c'est plutôt bénéfique.
Du côté du congélo de Mrs McCluskey, alerte. Vlà-t'y pas que la vieille taupe se casse la margoulette dans ses escaliers en pleine coupure d'électricité ! Oh, que c'est pas d'bol !

Forcément, la voilà à l'hosto... Et quelle délicieuse félicité de voir Parker, entre tous les enfants Scavo (et Dieu sait qu'il y en a), venir chaparder une glace dans le congel de la vioque et découvrir le... hum... pot aux roses.



Non, ça ne pouvait pas être un des deux morpions, il fallait que ce soit le plus névrosé de tous ! Et celui-ci donc de faire de la rétention d'info avant d'aller déballer son paquet à la vieille...

Je ne sais pas ce qu'elle lui dit pour le convaincre, mais c'est efficace. Et au final, c'est la harpie voisine dont je ne me souviens plus le nom (celle qui klaxonne Lynette comme une malpropre) qui donne l'alerte à propos du congélo puant...

Pauvre Mrs McCluskey... Oui bon... Pauvre Mrs McCluskey quand même, voilà !
Sinon, le ver est dans la pomme, chez les Scavo, ça pue presque aussi fort que chez la voisine. Tom est en train de péter un câble, Lynette ne fait guère d'efforts, et le nouveau cuistot est en train de marquer des points.

(En même temps, quand on saute des avocates dans les carwash à trois jours de se marier... Oui, souvenez-vous, Ally McBeal, premier épisode de la saison 3... Si je vous le dis !)
Bref... Je pense que cette fois, c'est la bonne...


Et Lynette a ma bénédiction, sur ce coup-là.
Alors, quand je vous disais que c'était intéressant... 