Le blog de La Sorcière
 

510 : A vision's just a vision

Woaaaaah, comment ils peuvent nous laisser là-dessus ???

Franchement, je suis très contente de cette saison de DH. Très contente. J'ai encore regardé cet épisode avec beaucoup de plaisir et une bonne dose d'émotion. J'en viens à leur pardonner tellement de choses, à mes Wives, que je m'en étonne moi-même.
Enfin, dans cet épisode, l'air de rien, les petits maris en prennent pour leur grade.
Commençons je vous prie par les Van de Hodge qui m'ont encore fait bien marrer.
Je ne saurais vous dire à quel point je trouve la relation entre Bree et son fils bien gérée, depuis deux saisons. Il y avait eu la rédemption de l'an dernier, et là, une fois de plus, on est témoins de l'attachement que l'un et l'autre se portent, même si clairement, ils ne vivent pas sur la même planète.
En plus, j'aime beaucoup cet Andrew si rangé.

Bref, là, Bree découvre que son fils fréquente le médecin qui a opéré Orson. Et même qu'il vit avec lui depuis six mois.

D'ailleurs, la première claque maritale est pour Orson.

Bree : Why the secrecy ? Did you think I'd disapprove ? The man's a doctor, for heaven's sakes, you've done better than I did !

Okéééé ! Trop sympa. Et la gueule du gus : à pleurer de rire.

Après ça, le déjeuner avec le futur gendre (!), sans commentaire.

(Rah, ce Kyle Maclachlan, il est suprême ! Je veux le même pour me faire marrer tous les jours de ma vie !)

Sauf que je ne peux pas ne pas parler du voisin Lee et de son Bob. Alors là, pareil, je n'aurais jamais cru qu'ils trouveraient aussi bien leur place ici mais ils sont formidables. Surtout la concierge, là, avec son sourire ravi.

Sans parler des rires étouffés à table.

Et j'aime bien la complicité qui émane de leurs échanges avec Bree. Je suis sûre que l'air de rien, leur voisinage lui fait beaucoup de bien.

Bob : We think we saw him in an adult movie.
Bree : By adult you mean complex and sophisticated ? (Oh, Bree !!! )
Lee : No, we mean gay porn.

Autant on pourrait se dire que la réaction de Bree qui s'en va derechef louer le film pour le montrer à Andrew est excessive voire polluante, autant au fond elle est courageuse. Et ça, Andrew ne s'y trompe pas. Même si on devine qu'il savait déjà à quoi s'en tenir.

Bree : You're going to marry him. I thought he wasn't being honest with you. I wanted to protect you, so I...
Andrew : So you decided to meddle in my love life ?

Bree : Yes.
Andrew : You know what mom, this might be about the nicest thing you've ever done for me.

Adorable.

Ensuite, on a les Solis. A chaque fois, j'attends le moment où ils vont redevenir d'infâmes pète-couilles et à chaque fois, je me retrouve à fondre de tendresse.
Ici, rebelote. Plus que jamais, je dirais.
Je redoutais pourtant le moment où Carlos retrouverait la vue. Sauf que c'est quand même très émouvant.

Et hop, une fiesta pour célébrer le retour de Carlos dans le monde des voyants et un petit problème de balle de base-ball rarissime vendue à un Rital un peu spécial. L'occasion pour Carlos et pour nous de découvrir à quel point Gabrielle a dû faire de sacrifices. En les lui cachant pour le préserver. Lorsqu'il entre dans le dressing quasi-vide, j'ai eu un gros pincement au coeur.

Lorsqu'on se souvient de ce que Gaby était prête à faire pour se vêtir de beaux atours, on comprend le dénuement dans lequel les Solis ont plongé. Et Carlos aussi. Mieux que personne, sans doute.

Quelle énergie et quel courage cette petite bonne femme a dû déployer pour arriver à maintenir sa famille à flots... Quand on la voit maintenant sursauter à la vue d'une robe sublime et se dépêcher de dire qu'ils n'ont pas les moyens, ça laisse pensif.

Carlos : Thank you for taking such good care of us.

Rien à faire, je les trouve trop touchants, cette saison. Comme ils paraissent loin, les tout premiers épisodes.
Du côté des Delfino, y a toujours des coups de pied au cul qui se perdent. Tout le monde sait très bien que ce n'est qu'une question de temps avant que Susâne et Mike se remettent ensemble. Le gamin le premier. Et Katherine la deuxième. Au point que celle-ci est déjà quasiment résignée. Je me demande même si elle n'accueillerait pas la nouvelle avec soulagement.
Du coup, les tentatives de Susan de faire comme si tout allait bien n'en sont que plus pathétiques.

Et au lieu de rapprocher son fils de Katherine, c'est elle qui se rapproche de... Mike !

Ce qui ne risque pas d'échapper à l'oeil de lynx du petit MJ. Ptain, un gamin comme ça, j'en dormirais pas de la nuit si j'en avais un de cet accabit !!!

Moralité, les deux futurs/ex époux en viennent enfin à se poser LA question : et si... ?

Sans oser encore y répondre par oui ou par non. Et je crois déjà comprendre comment ce problème qui n'en est pas un va se régler. En bouclant la boucle.

Avant d'y revenir, attardons-nous un instant sur la famille Scavo. Tout comme Orson, Tom en prend pour son grade. Notamment lorsque sa femme prend en otage toute la famille pour ce qui sera le dernier petit déjeuner pris en commun avant très longtemps. Alors que les enfants râlent et supplient leur père de les aider à échapper à ce purgatoire arrosé de sirop d'érable, Tom nous pose cette question superbe : "Everyone at this table who thinks I have the power to make your mom do anything, raise your hands."
Evidemment, pas un ne bronche. C'est dire.

Enfin bref, tout va de mal en pis du côté des Scavo. Porter est arrêté, et il n'a guère d'alibi. Et Tom, ben ça va pas super non plus.

Porter : I was at Edie Brit's.
Tom : Oh please, tell me you're not having sex with her too ! What is wrong with girls your own age ? Do you know what I'd give to date a seventeen year old ???

Heeeeem !

J'ai adoré le culot de Preston qui est prêt à prendre la place de son frère en fuite devant le juge. Et la mère, bien sûr, qui comprend tout de suite pourquoi Porter a l'air si nerveux.

Lynette : That's because he's Preston !

Ca s'enfonce, ça s'enfonce, ça s'enfonce, donc, pour les Scavo. On se demande bien quand ils reverront la lumière, ceux-là. Je ne parle même pas du fait que la copine de Porter est parti avec la caution qui devrait servir à faire sortir... son frère de prison ! Bref. Lynette, bonne chance.

Un autre pour qui ça ne va pas fort, c'est le Dave. Ouh, le Dave a des ratés ! Le Dave voit des gens ! Je dirais même que le Dave voit des gens morts. Il ne faudra pas longtemps avant que le Dave ne se mette à partir sévèrement en quenouille.

Car ces gens, cette femme et cette petite fille, on devine qu'ils étaient très proches de notre psychopathe de banlieue. Tellement proches que c'est eux qu'il vient venger à Wisteria Lane. Eh oui, je ne m'y attendais pas du tout, mais Dave est donc le mari de la femme que Susan et Mike ont tué en voiture.

Et sur leurs tombes, il fait un serment qui fait froid dans le dos.

Dave : I know it must seem like I've forgotten about you, but you have to know I think about you everyday, I live for you just like always but I have a plan so I hope you can wait a little longer, I'll be with you soon but first Mike Delfino has to pay for taking you away from me and I need just the right moment to do it. He destroyed what I've loved the most and I want him to feel that hurt. I want him to lose what I lost.

Ok, donc planquez la Suze et le Maynard. J'imagine que c'est en sauvant leur famille que Susan et Mike réussiront (ou pas) à se retrouver. En exorcisant ce tragique accident qui a jeté leur couple dans une sorte de No man's land.
Sacrée découverte, en tout cas. Et superbe manière de nous faire comprendre, soudain, pourquoi on ne cesse de revenir sur cet accident. Très joli toutéliage. J'apprécie. Beaucoup.

 

509 : Me and my town

Décidément, Desperate excelle dans l'art de ne parler de rien. Cet épisode, pourtant sans la moindre action ni rien de bien extraordinaire, m'a parfaitement divertie pendant les 42 minutes imparties. J'étais ravie de retrouver la série, j'ai passé un très bon moment, je ne me suis pas ennuyée une seconde. Et pourtant, de quoi parle cet épisode ? Des complexes d'un ancien mannequin. Des ronflements d'un bourgeois. D'une amourette qui s'installe. Et un peu, aussi, des Scavo qui se débattent et s'enfoncent.

Les Scavo, donc. J'ai été proprement soufflée par Lynette, dans cet épisode. Mais vraiment. Vraiment parce que je la trouve incroyablement malhonnête et manipulatrice, et j'espère que si elle avait le recul nécessaire pour voir ce qu'elle est devenue depuis quelques temps, elle serait choquée. Parce que je peux comprendre qu'elle soit prête à tout pour protéger son fils, mais ce qu'elle fait dans cet épisode, c'est terrible.

D'abord, mentir avec l'aplomb qu'elle affiche face à la police, c'est juste mâchoire par terre.

Bien sûr, je peux éventuellement admirer sa détermination à vouloir sortir son fiston de ce guêpier, mais disons que comme d'habitude, ses décisions sont sans appel. Elle ne laisse aucune chance à son incapable de mari (qui vient de prendre dix ans dans le râtelier en apprenant que son fils a proféré des menaces de mort) de répliquer. Ecrase, Tom.

Lynette : We're going to protect our son.
Tom : Even if he killed six people ? (Ah oué quand même.)
Lynette : We're going to protect our son.
Tom : Okay.

Le coup du fric à la copine de Porter pour qu'elle se barre, pareil. Mais qui fait ça ??? C'est juste du délire, c'est complètement abject !

Cela dit, elle a eu du nez parce que visiblement, la blonde empoche le fric sans demander son reste. Mieux encore, alors que Lynette évoque la naissance prochaine de son petit-enfant et les modalités...

Anne : There's no baby. Never was.

Arf ! Bien niquée !
Après ça, j'ai bien failli m'émouvoir devant la conversation à coeurs ouverts entre Lynette et son enfant terrible et devant le soulagement de la mère quand elle apprend avec certitude que son petit pyromane n'a pas cramé cette boutique-ci.

Pareil quand il lui avoue qu'il cherche à joindre Anne et que rien à faire. C'était très mignon et ça montre bien à quel point il a bon fond, ce gamin-là. Mais que Lynette ait le toupet de lui affirmer, après son grand couplet sur l'honnêteté, qu'elle n'a aucune idée d'où celle-ci se trouve, ça m'a profondément écoeurée.
Je ne nie pas le fait qu'elle agisse pour le bien de sa couvée, mais son comportement n'en est pas moins abject. Elle me déçoit de plus en plus.

J'ignore comment les Scavo vont gérer les fausses accusations de ce salopard de Dave, mais ça promet encore des lendemains qui chantent.

A part ça, c'est vrai que je me contretape des amours de Susan Mayer et de son ex-mari, mais ils m'ont bien amusée. Histoire de rigoler, j'aimerais vraiment bien que ça marche entre Mike et Katherine, parce qu'elle est quand même nettement moins toxique que la Mayer, surtout depuis qu'elle n'est plus Robo-mom.
Et puis pas gonflée, la Suse, d'aller se plaindre à Bree parce que celle-ci ne lui a pas tout avoué au sujet de son ex et de son amie. J'ai adoré la réplique de la rouquine.

Bree : You want honesty ? Fine ! You didn't want to divorce Mike. You had a really bad patch after the accident but you never really stopped loving him. And why would you ? Your relationship didn't have a natural end so face it, you're not mad at me or Mike or Katherine, you're mad at yourself for letting your marriage fall apart !

Et vlan ! Fabuleux ! Elle en avait bien besoin, la sauterelle geignarde ! Le pire, c'est qu'on ne doute pas une seconde que c'est dit "with all the love in the world". Moralité, Mike et Katherine vont pouvoir vivre leur idylle au grand jour, ce qui va probablement les condamner à rompre d'ici deux ou trois épisodes.

Concernant Bree, donc... ah ben ils m'ont valu un bon steak de rire les Van de Hodge. Mon Dieu que je me suis encore poilée. Qu'est-ce qu'il est bon, ce MacLachlan, dites !? Je me suis fait la réflexion qu'il ressemblait beaucoup au Trey McDougal de Charlotte, dans Sex and the city, mais en plus abouti. En dix fois mieux développé.
Le coup des ronflements à cause de son nez cassé et la pure tronche de Bree quand elle l'entend à l'oeuvre, c'était fabuleux.

Et la description : "Imagine a terrified elephant summoning his herd."
Arf !
Les dialogues que ça donne un peu plus tard, lorsque Bree veut le faire opérer et qu'il refuse, ayant bien trop peur de rester sur le billard, sont exceptionnels.

Orson : Oh ! Well that's very reasonable ! You get to be a best-selling author, I get to be an organ-doner !
Bree : Orson, if we can't share bed, it's gonna hurt the intimacy of our marriage.
Orson : My death will have the same effect !

Evidemment, dans un monde normal, on en serait resté là et Bree se serait collé du coton dans les oreilles ou aurait envoyé Orson ronfler sur le canapé. Sauf que non. Orson, ce coquinou-là, tente de nous droguer la Bree pour qu'elle lui lâche un peu l'hermine et qu'elle dorme au lieu de lui briser les roupettes.

Potion que bien entendu, elle s'envoie le lendemain matin avant d'aller faire une démonstration dans un grand magasin. Et elle est géniale, Marcia, quand elle fait sa grande folle en talons hauts.

Quant à la gueule d'Orson...

Magnifique !
C'était très drôle et très mignon et l'explication de Bree face au médecin incrédule, à la fin, délicieuse. Finalement, ils étaient vraiment faits l'un pour l'autre, ces deux-là. Ah, pourvu que Kyle reste longtemps encore à Wisteria, il s'y est tellement bien adapté, ça m'attristerait terriblement qu'il ne reste pas jusqu'à la fin...

Et puis il y a les Solis. Alors là, jamais il ne m'était venu à l'idée que le "déclin" (entre guillemets, hein) physique de Gaby puisse être une telle déclaration d'amour à son mari, en plus d'être dû à la naissance de deux petits parasites professionnels. Merci, Mary-Alice, de m'avoir ouvert les yeux sur ce point.

Mary-Alice : After all, what woman needs to be beautiful when her husband is blind ?

J'ai trouvé incroyablement émouvant, quoique très bête, le fait que Gaby, après s'être réjouie aussi spontanément d'imaginer Carlos retrouvant la vue, se mette à angoisser. Qui n'aurait pas peur, après cinq années, de ne pas plaire à l'homme aimé, de ne plus être celle qu'il a gardé gravée dans sa mémoire ?

Gabrielle : I just think he deserves to open his eyes to a wife who doesn't tuck her boobs into her pants !

Alors plutôt que de cracher directement le morceau, Gaby se met à la diète... et ses enfants aussi, ce qui, sans vouloir être méchante, ne peut pas leur faire de mal. En revanche, quand on se souvient des louchées de fromage balancées par Carlos sur les choux de Bruxelles des deux petites, on se doute bien que le poisson et brocoli vapeur, ça va moyen le faire.

Encore une fois, la Juanita fait preuve d'une répartie à toute épreuve. Surtout lorsque sa mère se plaint qu'elle n'a pas le temps de faire cuire des pâtes.

Juanita : It comes in a box. It's not that hard.

Oh la chieuse !

Mais la plus jolie scène, c'est sans conteste celle où Gaby avoue ses craintes à Carlos, et où celui-ci rit et lui raconte comment il a décidé qu'il allait l'épouser. Simplement sur un éclat de rire.

Carlos : Did I ever tell you when I knew I was going to marry you ?
Gabrielle : First time you saw me on the runway.
Carlos : Nooo. That's when I knew I was gonna sleep with you. Nah, I knew I was going to marry you the night we went to that restaurant on 3rd Street.
Gabrielle : Mmm. I remember that place.
Carlos : You wore a white linen sundress and you ordered this giant plate of ribs. And you ate them with such gusto, up to your elbows in barbecue sauce, meat hanging from your teeth and grease in your hair, and when it was all over, I pointed out what a mess you were. You pulled out your mirror, took a look at yourself, and just let out this huge, happy, totally unrestrained laugh. The room completely filled with it, and I thought to myself now *that* is a sound I'd like to hear the rest of my life. That's why proposed to you. And it had nothing to do with your looks.
Gabrielle : You know when I decided to be with you forever ?
Carlos : No. When ?
Gabrielle : About two seconds ago.

Comme c'est adorâââââble !
J'en viens à espérer que Carlos ne retrouvera pas la vue. Ils ont l'air tellement heureux comme ça, ils se découvrent tellement l'un l'autre que je redoute un gros retour de boomerang. Evidemment, ça me ferait fondre de voir Carlos enfin poser ses yeux sur sa progéniture, mais je ne sais pas... ça m'inquiète.

Pour finir, ce Dave Williams, il va falloir rapidement l'arrêter parce que je sens qu'il a de plus en plus envie de passer notre Miiiiike à la moulinette. Le gros bêta étant bien entendu complètement fondu de reconnaissance envers le décoloré qui lui demande simplement son amitié en guise de remerciement pour lui avoir sauvé la vie

Dave : Ever since my brother died, I never had a really good friend. Think you could handle that job ?
Mike : I think I could.

Eh ben mon coco, t'es juste pas dans la merde !

Bon, je sens qu'un certain épisode 510 va rapidement passer entre mes mains expertes ! Uh uh !

 

508 : City on fire

Moui, moui... je ne sais pas, il y a quelque chose d'un peu raté, dans cet épisode... c'était peut-être pas une super idée, le coup du flashback après l'introduction plutôt sympa des papys rockeurs. D'abord parce qu'il faut bien l'avouer, ça exaspère. Ensuite parce que je ne vois pas l'intérêt. A mes yeux, l'épisode aurait aussi bien fonctionné sans.
Et puis tout était finalement assez prévisible. Le docteur assassiné, le gamin accusé, l'épouse violentée, la vieille renversée.

Pareil, aussitôt qu'on voit débarquer Andrea Bowen, on sait qu'on va solidement ronfler.

Son personnage est supposé avoir pris cinq ans dans les narines et pourtant, il est à peine plus consistant qu'avant, pas aidé, il faut le dire, par le fait qu'Andrea n'a toujours pas fait l'Actor's Studio. Elle joue tellement mal qu'en la voyant faire, il m'a pris une violente envie de me pendre avec mes propres tripes.

C'est fou comme le duo avec sa Susan de mère fonctionnait au cours des deux premières saisons. Là, c'est juste plus crédible. Enfin, disons que ça l'est tout autant qu'une Susan de 50 balais.

Bref, Julie nous ramène un vieux barbon de 40 balais en guise de petit ami et celui-ci veut la demander en mariage. Zzzzzz.

Evidemment, il m'est plutôt agréable que Susan se prenne enfin le retour de boomerang de toutes ces années où elle a trop chargé sa fille en responsabilités et où elle lui a raconté par le menu tous ses échecs sentimentaux. Maintenant, celle-ci court après son adolescence volée et n'envisage, mais alors PAS DU TOUT, de se caser pour de vrai. Alors avec un mec qu'elle fréquente depuis trois mois, n'en parlons pas. Bravo Susan, tu as tout gagné, une fois de plus.

Ensuite, Gaby se débat toujours avec Virginia qui n'en démord pas et continue à négocier l'affection de la famille Solis contre espèces sonnantes et trébuchantes... en, l'occurrence en les couchant sur son testament.

J'avoue que j'aurais embrassé Gaby lorsqu'elle assène à la vieille que quelques années plus tôt, elle aurait accepté sans moufter mais que maintenant qu'elle a ses enfants, plus question. Franchement, c'est agréable de voir qu'elle a ses limites, elle qui a vécu dans l'excès pendant les quatre premières saisons.

Gabrielle : You know something ? I like money, I like it a lot. And a couple of years ago you could have bought me with that big fortune of yours, but I'm a mom now and I make the decisions for my kids. And that is something that can't be bought.

Le coup du hamburger pour soigner le cholestérol de Virginia m'a bien évidemment bien fait rigoler, et je me suis demandée si une Gaby aux abois n'aurait pas laissé la vieille crever durant la première saison... Sans doute que non. Mais la scène de l'incendie est assurément là pour qu'on se pose, ne serait-ce que brièvement, la question.

Du côté des Scavo, ça devient gentiment glauque. J'ai vraiment bien aimé Preston, sans doute très inquiet pour son jumeau, qui va tout balancer à sa mère... laquelle se décompose plus vite que l'éclair. Spectaculaire.

Le fait que comme le prévoyait Porter, sa maîtresse se fasse exploser la gueule par la brute de mari, clair que ça ne nous arrange pas.
Je pense qu'avec cet incendie et cette vraie/fausse grossesse, les Scavo se préparent quelques épisodes bien sympa. Jusque là, j'avais tendance à trouver que ça faisait un peu redite avec l'aventure de John et Gaby dans la saison 1. Peut-être pas, finalement.

En tout cas, contente de voir que ça n'empêche pas Tom de vouloir se produire sur scène avec ses potes de Blue Odyssey (how lame is that ?). Toujours pas compris pourquoi Dave les a entraînés là-dedans, en passant.

Oh, les beaufs de base !

Enfin, les vrais héros de cet épisode, c'est quand même les Van de Hodge. Ah, Orson m'a fait mourir de rire, j'ai cru ne jamais m'en remettre. Lorsque Bree le présente à la journaliste venue l'interviewer pour son bouquin, la vue de ce bon Orson, le soulier bien vernie, la mèche bien peignée et le sourire si convenable, c'était irrésistible.

Mais il existe une règle à ne jamais enfreindre : on ne laisse PAS le répondeur en marche quand on reçoit une fouille-merde !!! Voilà mon Orson grillé sur son séjour en prison. Et ZE réplique de l'épisode, elle est une fois de plus pour Andrew Van de Kamp.

Journaleuse : So M. Hodge, you've been to prison.
Andrew : Now can I be gay ?

En parlant de ça, une fois de plus, chapeau au voisin Lee qui en venant cancaner chez Bree confirme son statut de concierge du coin. Alors lui, ça aurait été dommage de ne pas le faire emménager à Wisteria Lane !

Enfin, Dave Williams, impérial. Comment qu'il nous zigouille de sang-froid le gus qui veut se mettre entre l'objet de sa vengeance (Mike Delfino, donc) et lui, waouh. Ca y est, c'est bon, on a définitivement basculé dans le sordide.

Et ensuite, signe que c'est vraiment un grand grand malade, aller sauver le même Mike, le type dont il veut la mort, des flammes (ledit Mike était allé sauver le nouveau copain de son ex-femme qui d'ailleurs n'en demandait pas tant puisqu'il avait réussi à se casser dans les temps), devant tout le monde, histoire d'être considéré en héros...

... tout ça parce qu'il ne veut probablement pas se priver du plaisir de lui en faire proprement baver avant de l'expédier les pieds outre, alors ça, c'est du grand raffinement. Bravo, Dave. Tu es définitivement un dangereux psychopathe tout à fait digne de résider de manière permanente à Wisteria Lane.

Brrrr...

Bref, après avoir fait passer le héros pour un salaud dans la saison 1, on fait passer le salaud pour un héros. Ca n'a plus rien de très surprenant, quelque part, mais au pire, c'est méchamment amusant.

 

507 : What more do I need ?

Eh ben, je me suis joliment emmerdée, devant cet épisode. Dégoûtée. Je ne vois pas une seule intrigue qui m'ait intéressée, je n'ai pas arrêté de regarder les mouches voler.

Pour commencer, le quiproquo des Scavo est très prévisible, on devine tout de suite à quel moment Tom va capter que Lynette le soupçonne lui.

Pour le reste, je trouve cette histoire de gamin dépucelé par une chaudasse de quarante balais qu'il met bien évidemment en cloque (ou pas) complètement moisie.

C'est téléphoné au possible et j'espère vraiment que ça va être réglé rapidement parce que sinon, je ne réponds plus de mes ronflements. Le seul moment à peu près amusant, c'est quand Lynette nous colle la soccer-mom contre le mur des chiottes. Et encore. Donc ça, zéro.

Ensuite, Susan. Mon Dieu, mais c'était d'un ennui abyssal ! Déjà que je n'en ai rien à secouer de son Jackson à la chevelure collante, mais alors là, qu'il tire sa crampe le premier ou le quatrième soir, comment dire ???

Avec ça que monsieur se la joue "artisse" tourmenté, ben il ne manquait plus que ça.

J'aurais pu en rire, j'en suis juste sortie affligée.

Pendant ce temps, Mike nous trousse la Katherine dans la cuisine de Bree. Ben voyons. On tient là le couple de l'année, je vous le dis.

Sinon, j'avoue que les Solis, une fois de plus, sont ceux qui m'ont le plus intéressée, amusée. Voir Gabrielle renoncer à la piscine de la vieille parce que celle-ci copine un peu trop avec ses enfants et s'invite dans le lit conjugal (!), c'était sympathique. Frances Conroy est tout bonnement excellente. Ses rires forcés et haut perchés sont magnifiques. Et le sans-gêne de cette riche madame au fond bien solitaire m'a fait sourire. De même que la tronche hallucinée de Gaby.

Voilà, c'est à peu près tout ce que je retiendrai de cet épisode. Ca fait pas lourd.

 

506 : There's always a woman

Ouhla, dites voir, y a un raz-de-marée de hyènes de compète sur le marché wisterien, d'un seul coup ! C'est marrant de voir nos wives toutes mignonnes se faire balader comme pas permis par de nouvelles arrivantes.

A commencer par Lynette qui pour la première fois depuis des semaines m'a fait pitié en soupçonnant Tom d'être infidèle.

(A ma grande honte, je n'ai pas marché, j'ai bel et bien couru.)

Le coup de l'emballage de capote trouvé dans le local de répète, han, ça m'a complètement sciée. Je vois vraiment Tom comme LE type qui ne tromperait jamais sa femme, en même temps, il y a toujours l'ombre du paternel batifolant sur le canapé des Scavo qui plane sur la petite famille et un dérapage est si vite arrivé. C'est l'occasion de se rappeler que Lynette avait prévenu Tom. En cas d'infidélité, elle prend ses gosses et elle s'en va. C'est comme ça qu'on la retrouve en train de jeter des affaires dans sa valise, alors que c'est ce petit con de Porter qui se tape la mère de son pote.

Alors ça, pareil... complètement hallucinant. Et dégoûtant. Ca m'a vraiment... eeeew ! Mais il a quoi, douze ans ???

Bon, je m'attends parfaitement à ce que Lynette range ses fringues dans le placard la semaine prochaine, mais quand même. Futé, Tom, d'avoir flairé le coup.

Donc hyène number one : Kirby's mom.

Hyène number two : ah ah ah, monstrueux. La soeur de la vieille McCluskey, assez roublarde pour se la jouer "mes médocs m'ont joué des vilains tours et maintenant je suis toute gentille"...

... c'est complètement la secrétaire de Jed Bartlet dans The West Wing, celle qui remplace... la vieille McCluskey fatalement emboutie en bagnole. Enorme. J'avoue que ça m'a fait tout drôle de les voir ensemble. J'ai adoré. Et il se trouve qu'il y a une superbe alchimie entre les deux finaudes.

Dave Williams, accroche-toi à ton polo Lacoste. Ca va secouer.

Hyène number three, relativement inoffensive à vue de nez : la nouvelle copine de Jackson, victime d'une exceptionnelle Susânerie. Il y avait UNE bourde à commettre et Mayer se jette dessus. C'est fabuleux.

Résultat, le Jackson et sa moumoute tue-mouches sont de retour à Wisteria. Houra, houra, houra. On notera aussi une petite apparition gentillette de Steven Williams dans le rôle du peintre-confident.

Hyène number four et là j'ai gardé le meilleur pour la fin. PERSONNE ne m'avait prévenu que la merveilleuse FRANCES CONROY débarquait chez les Desperate ! Oh my God ! Le pire étant que jamais je ne me serais doutée que c'était elle qui faisait le coup du big "O" à Carlos ! (Oui, j'ai beau l'adorer, j'ai du mal à la reconnaître à son chignon et à ses arpions.)

En tout cas, rah, FRANCES ! I LOVE YOU, FRANCES ! FRANCES IS THE BEST ! Alors là, mes chéris, je sens qu'on va bien se marrer parce que le personnage qu'elle incarne, toute voix douce et regard caressant, m'a l'air d'être une intrigante de première ordre.

Le genre à se faire un bon steack de chien d'aveugle dans son petit peignoir à fleufleurs. Et avec ça, toujours la parole qu'il faut dans une bouche modestement fardée, une maîtrise de l'improvisation, oh, au poil ! Tellement qu'elle parvient à endormir Gabrielle à la vitesse de la lumière, complètement pigeonnée aussitôt qu'elle l'entend prononcer les mots "Paris" et "défilé de mode".

Je suis curieuse de savoir quel est le plan de cette vieille bique. Je sens qu'on va bien se marrer. FRANCEEEESSSS !

Et sinon, quelques révélations du côté du chacal de service. Visiblement, c'est son frère que Dave Williams est venu venger à Wisteria. Et tout pointe à présent vers Mike, puisque le frangin a été tué par un autre détenu. Sauf qu'attendons un peu... je sens qu'ils en ont encore sous le pied, avec cette affaire.

Pour finir, j'ai adoré la complicité et la tendresse qui émane du duo Bree/Katherine. Elles sont vraiment devenues inséparables et elles sont effectivement bel et bien comme deux soeurs. Qui s'entraident, se chamaillent et se font la tête. J'ai trouvé très touchants les efforts de Bree pour la garder près d'elle, quitte à la jeter au plumard avec le premier truand qui passe. (Vu dans le dernier épisode de Bones, au passage.)

Jusqu'à la petite pointe de jalousie que Katherine montre à l'égard de Bree... oui, vraiment comme deux soeurs.

Eh ben c'était encore une fois drôlement bien ! Moins percutant que la semaine dernière, mais très divertissant.

 

505 : Mirror, mirror

Irréprochable, ce début de saison 5. Avec cet épisode, on renoue définitivement avec ce que la série a su faire de mieux au cours de son existence. La maîtrise des flashbacks est parfaite, et Dieu sait que c'est un exercice difficile où la plus petite erreur prend des proportions éléphantesques. Là, pas d'erreur, c'est Lesieur. Ca fonctionne à la perfection. La réalisation est formidable, le jeu de miroir intelligent, et on manie avec une délicatesse infinie le drama et le comique. Bref, c'est du grand Desperate, du Desperate qui fait plaisir.

(Mais où ont-ils acheté leurs nouveaux scénaristes, qu'on envoie les mêmes chez Heroes ? )

Le principe, donc : se préparant pour la fête surprise de la vieille McCluskey, chaque Housewife va, au détour d'un miroir, nous révéler les petits secrets que jusqu'à présent nous ne faisions que deviner... ou pas, d'ailleurs.

A commencer par Gabrielle qui attend anxieusement le Ketchup Monster qui ne vient pas. Avec une manière toute personnelle d'expliquer la chose à sa fille.

Juanita : Mommy, what are you doing ?
Gabrielle : Well, mommy has a friend who visits her every month and she's late. And that's bad.

Quelques années plus tôt, on découvre ainsi une Gabrielle pomponnée jusqu'au bout des griffes...

Griffes qu'elle a tendance à oublier de rentrer quand il s'agit de gifler le toubib qui l'avait dite stérile après sa fausse couche. Et qui lui annonce donc qu'elle est enceinte. Si elle savait ce qui l'attend avec cet enfant, m'est avis qu'elle lui en claquerait une deuxième dans le beignet.

Que c'est bon de voir Gabrielle aussi mordante et froufroutante. Sa réplique désespérée à Carlos qui la rassure en lui disant qu'il va trouver un boulot pour subvenir à leurs besoins m'a fait hurler de rire.

Carlos : I'll get a job !
Gabrielle : What are you gonna do ? Take up piano and get a contract with Motown ???

Lors de sa deuxième visite, alors que Juanita est encore au berceau, c'est une Gaby déjà sur le déclin qui apprend la nouvelle "bonne" nouvelle.

Face à un gynéco cette fois très prudent. Et heureusement pour Carlos, il tient Juanita dans ses bras quand Gaby revient... et il n'hésitera pas à s'en servir !

Gabrielle : I'm pregnant !
Carlos : Oh my God ! It's another miracle !
Gabrielle : Yeah, we're up to two miracles ! And if you come back from the dead after I kill you it'll be three !

Et pour en finir avec cette farandole de répliques aux petits oignons, la dernière, ultime. Gabrielle négocie la stérilisation de son mari.

Gabrielle : I am done fighting off your bionic sperm ! You're getting snipped and that's final !

Ah, je les adore, en ce moment, les Solis. Si mignons dans leur relatif bonheur conjugal. Ils ont beau être pratiquement tombés dans le ruisseau, ils n'ont jamais été aussi attachants. Et j'aime beaucoup le regard de Gabrielle alors qu'elle se remémore tout ça en pensant à son petit troisième potentiel.

Beaucoup moins drôle chez Susan, en revanche, qui a sans doute vécu la pire descente aux enfers en cinq ans. Normal, dirons-nous, c'était elle la plus heureuse à la fin de la saison 4.

Devant son miroir, Susan remâche la signature de son divorce... et son hésitation. Je n'ai pas l'habitude de me montrer indulgente à son égard mais pour la première fois en quatre saisons, cette fois, elle entrevoit la vérité. Oui, ils sont Mike et Susan, mot pour mot, et ce genre d'histoire, ça n'arrive qu'une fois dans une vie. On le sait, elle aussi. Malheureusement, Mike, lui, n'est pas de cet avis, et c'est d'une main sûre qu'il signe le premier.

S'ensuit la première nuit avec Jackson, presque accidentellement.

Et le pacte qu'il accueille en applaudissant. Ce ne sera jamais une vraie relation. Pas de souci.
Ah, Susan, ma vieille Susan. Toi qui tombais amoureuse comme on fait péter le flacon d'aspirine, mais qu'est-ce qui t'arrive donc ?
Car pour une fois, ce n'est pas Susan qui quémande amour et attentions mais bien son peintre. Et elle, ben rien. Alors forcément, ça finit par clasher. Et comme tous les autres conflits en cours, celui-ci converge naturellement vers la fête de la vieille McCluskey.

Du côté des Scavo, on découvre du lourd. Pourquoi Tom, d'une nature déjà assez infantile, régresse-t-il aussi vite et avec une telle détermination ? Tout simplement parce qu'il a failli y passer, électrocuté dans sa pizzéria de malheur.

Et contrairement à Lynette qui a elle aussi failli y passer et semble vouloir profiter au maximum de la vie telle qu'elle a toujours été, Tom cherche les sensations fortes.
Et ma foi, difficile d'objecter quoi que ce soit lorsqu'à chaque argumentation, il déballe son bracelet de grand blessé.

Tom : I carry this around to remember the day I almost died.

Mouais. Bien parti en quenouille, le garçon.
Alors ouais, Lynette est une pure bitch, mais franchement, avec un engin pareil et quatre mouflets dans la même veine, y a de quoi devenir une bitch, il me semble.

Et les chassés-croisés continuent alors que les invités affluent petit-à-petit vers la maison de Susan. Et tous de tirer de belles tronches d'enterrement. Y compris les Hodge qui sont en plein naufrage. Et l'on comprend enfin pourquoi Katherine suit toujours Bree comme son ombre et pourquoi Bree rechigne tant à embaucher Orson à la défaveur de son associée. Tout simplement parce qu'elle lui doit tout. Son business, sa santé, sa vie recomposée après le départ de Benjamin et celui d'Orson.

D'ailleurs, le dernier dîner avant la prison est... pfiou. Au point que Bree, et comment a-t-on pu ne pas s'en douter, replonge la tête la première.

Sa sauveuse, c'est donc son ancienne rivale, la seule sans doute à pouvoir la sortir du lit toute pochtronnée. Parce qu'elle aussi a tout perdu.

(Marrant de voir le côté clone de Katherine, vêtue d'un polo du même rouge que Bree juste au dessus... )

Katherine : Ok, so you have a void in your life, welcome to the club. Don't fill it with wine, fill it with work. With accomplishments.

Et puis il y a Edie. Toute belle et toute désinvolte, se réjouissant tellement de piéger sa vieille copine McCluskey pour son anniversaire. D'ailleurs, au diable les varices, elle a sorti le grand jeu.

Edie : That's my gift to Karen. I figure I should get at least five good boob jokes out of it.

Et en effet, lorsque Mrs McCluskey débarque, elle aussi très en... euh... beauté...

Karen : Jeez, Edie, are we going for drinks or mammograms ?

Ah, la vieille chamelle, elle a toujours les meilleures répliques, je l'adore !

Edie : That's one !

Pendant ce temps, le plan de Dave est parfaitement démoniaque mais ô combien intelligent. Depuis l'épisode précédent il prépare son coup, l'ordure. Et il a une manière très Amélie Poulain de le faire. En déplaçant quelques objets chez la vieille histoire de la mettre en pétard. Et de fait, l'entrée de Karen est retentissante, marquant l'apothéose de cette soirée où les conflits n'ont cessé de monter en puissance.

Orson : I want a divorce.

Ca ne pouvait se terminer qu'à coup de batte de base-ball dans un gâteau trop parfait pour le rester.

Le tout sous l'oeil goguenard de Dave qui sait parfaitement doser ses effets. Un petit sourire de malice et voilà la vieille à nouveau déchaînée. Ce type est mon héro.

Et Gabrielle qui arrive là-dedans en hurlant qu'elle a ses règles, ptain, ultime.

Ah, bref. C'était très grand, très théâtral, très Desperate. Mais avec une grosse grosse pincée de désespoir. Karen McCluskey qu'on emmène, droguée, en ambulance, c'est un peu le symbole de ce qui pourrait les attendre tous, s'ils n'y prennent pas garde, tellement la folie, c'est une question de point de vue.

N'est-ce pas, Dave ?

Enfin cet anniversaire calamiteux aura eu le mérite de calmer quelques ménages. Les Hodge, d'abord, réconciliés autour de l'aveu de Bree. Grande classe d'Orson, d'ailleurs, d'aller remercier en personne Katherine.
Toujours piquante, d'ailleurs, la deuxième rousse.

Katherine : Honey... working for Bree, you're not gonna last two months.

Chez les Scavo, moui, bof. Ca sent un peu le soufre.

Et chez les Solis, c'est une ultime mise à plat et une confession à vous briser le coeur de la part de Carlos qui avoue ne s'être jamais fait "snip snip" parce qu'il rêve d'avoir un fils.

Carlos : I just couldn't shake the idea that maybe god had one more miracle in store for us. Maybe a son. And we have so much love in our lives I got greedy and I wanted more.

Et c'est adorable de la part de Gabrielle de ne pas totalement fermer la porte devant son rêve.

Susâne, elle, se retrouve toute seule, et c'est pas dommage. M'est avis que le Jackson reviendra, et ma foi, j'en gerbe d'avance.
Maintenant, reste à découvrir quel est l'homme qui a ruiné la vie de Dave, comme il le dit. On ne voit pas trop pourquoi ce serait un de nos Desperate Husbands. Mais alors qui ?

En tout cas, c'était magnifique. Faites que ça continue comme ça, par pitié ! Dieu des Desperate, continue à les martyriser de la sorte, c'est formidable !

 

Réplique du jour

"Jeez, Edie, are we going for drinks or mammograms ?"

(Karen McCluskey, Desperate Housewives)

 

504 : Back in business

En ce moment, je m'amuse beaucoup devant Desperate Housewives et franchement, ça tient presque du miracle, d'autant que je me suis revu la saison 1 il y a peu, donc j'ai dû, inconsciemment, placer la barre assez haut.
Il n'empêche. Le petit twist "five years later" continue de nous réserver d'agréables surprises. A commencer par la vie sexuelle des Solis qui, autrefois riche et épicée, est aujourd'hui bien raplapla. Il faut dire qu'après deux enfants et une banqueroute, c'est pas forcément l'envie qui leur manque, mais plutôt le temps et l'énergie. Et moi de me rappeler que durant la saison 1, Gabrielle se faisait tellement chier entre sa manucure et sa séance de shopping qu'elle ne trouvait rien de mieux à faire que de batifoler avec le jardinier des après-midis durant. Ah ah ah. C'est donc d'autant plus drôle de la voir se démener pour caser ses deux mouflettes DEUX grandes heures d'affilée. Le temps d'une sieste crapuleuse et éventuellement d'un somme. Le grand lusque, quoi.

La pauvre Gaby semble oublier que bon sang ne saurait mentir. Et que si Juanita a pour mère une parfaite chieuse et pour grand-mère une emmerdeuse grandiose, il n'y a pas de raison qu'elle ne débarque pas au moment le plus propice, même placée chez une copine qu'elle n'aime pas. D'autant plus, même.

Il n'en faut pas plus pour ébranler le mini-roc qu'est Juanita Solis Jr., persuadée que son père agresse sa mère. Et là, pour les parents, ne reste plus qu'à sortir les pagaies et à ramer, ramer, ramer.

C'est là que les deux époux nous sortent ce dialogue absolument surréaliste et que j'ai dû me repasser pour être sûre de l'avoir bien compris...

Carlos : It's the facts of life, she's gonna learn them eventually, it's the most natural thing in the world.
Gabrielle : Carlos, if she was standing there any longer than five minutes, there was nothing natural about what she saw.
Carlos : By the way, thank you for that.

Mortel !!!
Mais bon, une fois instruite, on peut compter sur la jeune Juanita pour mettre tout le quartier au courant. A commencer par la copine casse-couille et la petite soeur qui n'ont plus que le mot "sperme" à la bouche. (Euh, c'est un peu dégueu, dit comme ça, mais n'y voyez aucun mal, hein ?)

Et c'est au cours d'un rattrapage laborieux auprès des parents du serpent à lunettes que Carlos, tel Chandler Bing outant un jeune adopté, lâche la terrible nouvelle : le Père Noël n'existe pas.

Eh ben je crois que les Solis ne sont pas près de faire le troisième.

Et puisqu'on parle maris, enfants et emmerdes, arf. Je crois que Susan Mayer aurait mieux fait de se casser une patte le jour où elle a conçu le petit Maynard. Parce qu'en plus d'être flippant, il m'a tout l'air d'être trois fois plus futé qu'elle (ce qui n'est pas difficile, vous me direz), et il a bien vite compris que non, c'est pas parce que maman dit qu'il faut qu'il tombe du vélo pour faire plaisir à papa qu'il faut le faire.

Prix de la mère indigne de l'année, donc, pour Susâne. Franchement, même moi je trouve ça scandaleux. Miiiiike ferait bien mieux de lui coller une poursuite aux fesses et de récupérer la garde de l'enfant avant qu'elle ne l'oublie en plein soleil dans la voiture ou qu'elle le flanque par inadvertance dans le sèche-linge.

Sauf que de toute évidence, ils sont en train de se rendre compte que ce serait vachement plus simple s'ils n'étaient pas divorcés. D'ailleurs, étape number one : Miiiike réintègre Wisteria. Merci à Dave qui a encore une fois manoeuvré de manière exemplaire. Il voulait Miiiiiiiiiike dans son groupe de garage ? Il l'aura.

Brrrr...

Lynette Scavo, elle, n'a pas besoin (enfin, pas toujours) de ses enfants pour se mettre la misère. Elle y parvient comme une grande. Jalouse comme c'est pas permis de la réussite de Bree nommée femme d'affaires de l'année, la voilà toute prête à reprendre la campagne marketing de celle-ci alors que, soyons clair, on ne lui a rien demandé, tout au plus d'applaudir poliment face au succès de son amie. Mais noooon, noooon, il faut que Lynette profite de cette occasion inespérée pour s'enfoncer encore un peu plus dans la tehon. La voilà qui se met minable lors d'une soirée chic, assommée de réaliser que son ancien assistant a fondé sa propre boîte et bosse maintenant pour Bree.

Bref, il faut que Bree la foute dehors pour qu'elle capte que non merci, on n'a pas besoin d'elle pour être au top. Frakkin' unbelievable.

D'ailleurs, elle est tellement égocentrique et tellement aveuglée par son besoin de reconnaissance qu'elle ne se rend même pas compte que ça galère un max, chez les Van de Hodge.

Là, ça y est, elle percute. Ben dites donc, hein.

Curieusement, je les aime bien, ces Van de Hodge, et j'ai été super contente que cet épisode ne finisse pas sur une note trop négative pour eux. Même si le fait que Bree accepte de faire d'Orson son associé va certainement faire bouillir la Mayfair, au moins, ça les rapproche momentanément. Et le coup du chapeau de cuisinier sur la table de nuit de la chambre d'amis, c'était super mignon.

Bref, c'était vraiment bien, cet épisode centré sur la jalousie. Chacun envie le petit peu plus qu'a le voisin par rapport à soi-même sans se rendre compte que ce qu'il a est déjà pas mal. Allez hop, dépêchons-nous de tout leur enlever pour qu'ils s'en rendent compte, ces sales bourges !

 

503 : Kids aint' like everybody else

Rah, je me suis bien amusée, devant cet épisode !

Mais d'abord, une chose. Dites-moi, vous ne trouvez pas que tous ces mouflets semblent tout droit sortis de Supernatural ???
Je veux dire, à part Juanita et sa petite soeur Celia (?), tous les autres, et en particulier les petits mecs (je dis ça faute d'avoir vu Penny Scavo de près) ont l'air d'être de vrais enfants de cire. C'est super-flippant, je trouve.

C'est comme le copain de Susan, là. Non mais c'est quoi, ces cheveux ? Qu'est-ce qu'il planque, là-dessous ? L'arsenal nucléaire de l'Iran ? Oussama Ben Laden ? L'avion perdu d'Amelia Earhart ???

Bref, ces gens sont bizarres. Ils deviennent tous aussi bizarres que l'ultra-conservatrice Bree Hodge. Dont la tronche vaut tous les prix lorsqu'elle découvre que sa fille, en visite avec l'enfant pour la première fois depuis trois ans, lui apprend qu'elle est végétarienne.

Et qu'elle fait dans les études à domicile avec son lardon. Ca nous vaut ceci :

Danielle : He's only six and he's already reading at a third grade level.
Bree : Well what happens next year when he overtakes you ?

Fabuleux !

Malheureusement pour la pauvre Bree, toujours persuadée qu'elle serait une bien meilleure mère pour Benjamin que Danielle, le coup des deux hot-dogs fourgués en cachette à un gamin qui doit en avoir un peu ras la casquette du tofu, ça n'était pas une super idée. La scène du vomi est quand même tordante, mais le résultat très prévisible. Danielle et sa famille quittent la maison Hodge avec pertes et fracas, et forcément, ça met une super ambiance entre Orson et son épouse. Le pauvre Orson qui une fois revenu de prison avait retrouvé un foyer sans enfant. Brrr...

Du côté des Solis, la dégringolade continue pour Gaby, maintenant obligée de vendre sa belle voiture. On imagine aisément ce que ça doit lui coûter. Surtout quand c'est pour en racheter une toute pourrave au fils de sa meilleure copine, lui-même devenu un petit bourgeois tiré à quatre épingles.

M'enfin quand le petit con essaye de l'entuber, c'est clair qu'on peut compter sur Gabrielle pour ne pas se laisser faire. Non mais alors.

Petite intrigue croisée avec Susan dont la couille molle de fils se fait brutaliser par un mini-rouleau compresseur du nom de Juanita Solis. Ca m'a fait mourir de rire. Elle me plaît de plus en plus, cette enfant.

C'est là que c'est brillant d'avoir rajouté une génération à Wisteria Lane. Parce que bien sûr, ça tourne à la foire d'empoigne entre les deux mères pourtant si copines.

Gabrielle : Are you suggesting that Juanita is fat for her age ?
Susan : Gaby, Juanita's fat for your age.
Gabrielle : Yeah well let's face it, MJ could get beaten up by a kitten !

Et hop !

Mais bon, c'est chouette de les voir se réconcilier et discuter en vraies amies qu'elles sont, partageant leurs incertitudes et leurs déceptions. Ca se fait rare, dans la série. C'est d'autant plus mignon et précieux.

Chez les Scavo, on frise encore le grand nawak. D'abord, Tom continue de régresser. Bientôt, même les jumeaux auront plus de maturité que lui. Pas étonnant que Lynette ait pris avec lui le ton de la maman qui commande. Un ton que je déteste et qui me donne envie de lui foutre des baffes, mais confrontée aux nombreux caprices de Tom, je ne sais pas si je réagirais avec plus de patience.

On devine vite qu'il suffit de pas grand-chose, une toute petite faille, pour que vienne s'immiscer le roi des manipulateurs, à savoir le nouveau mari d'Edie. Celui-là, plus ça va et plus il est terrifiant avec ses sourires hollywood et ses petits yeux de glace. Chez les Scavo où il joue de la batterie avec Tom...

Chez les Hodge où il vient dîner en famille.

Et bientôt, sans doute, à partager une bière avec Mike et à aider Carlos à faire ses courses.
Bref, il est en train de mettre tout le quartier à sa botte.
A côté de cela, je trouve Edie plus adorable que jamais, plus épanouie qu'on ne l'a jamais vue.

Et ça me fait bien de la peine de me dire qu'elle va encore se prendre une grosse rincée dans la figure.

Mary-Alice : Yes, there are bullies everywhere. And the worse are the ones who take advantage of you without you ever knowing what they've done.

Je me demande si après Mary-Alice, on ne serait pas en train de tenir l'intrigue saisonnière la plus intéressante de la série, en fait... *croise furieusement les doigts*

 

502 : We're so happy you're so happy

J'ai d'abord été quelque peu gênée aux entournures, avec cet épisode. (Un peu comme Gabrielle qui essaierait de rentrer dans ses anciennes robes ?)
J'ai eu l'impression qu'on reprenait les mêmes, à quelques détails près, et pouf, retour à la case départ.
Et puis je me suis dit qu'après tout, c'est le principe même de la série. Cinq idiotes qui n'ont rien d'autre à foutre que de faire les mêmes conneries, en boucle, dans des circonstances chaque fois un peu différentes. C'est leur lot, elles sont bien trop stupides pour réussir à changer ça. Et en me regardant moi-même, je me dis que je peux difficilement me vanter de faire mieux qu'elles. Donc bon, je vais juste fermer ma petite gueule et trouver ça très bien.

Oui, enfin sauf que si un jour j'ai un fils de seize ans, s'il y a bien une chose que j'éviterai de faire, c'est de me faire passer pour une fiancée virtuelle. BEEEEEURK, LYNETTE !!!

En passant, on découvre la nouvelle tête de Parker. Soupir. J'aimais vraiment bien le petit, moi.

Il nous manque toujours Penny.
Donc, la palme de la nana la plus conne de la télé américaine cette semaine pour Lynette Scavo. Paris Hilton n'a qu'à bien se tenir.

Ensuite, Gabrielle Solis, c'est guère mieux. Sauf qu'elle, elle se démène pour essayer de recouvrer un niveau de vie à peu près décent. Traduction : elle voudrait bien péter dans la soie, et de préférence au dessus de son cul. Moi, j'admire Carlos qui d'abord la laisse faire, avant de la récupérer complètement cassée et de lui faire comprendre qu'au fond, ils ne sont pas si malheureux que ça.

Je l'admire encore plus de pouvoir affirmer qu'il n'a justement jamais été aussi heureux de sa vie. Je doute que ça suffise pour Gaby, mais toujours est-il que ce Carlos privé de ses yeux et qui va masser des bourges au country-club, je le trouve génial.

Susâne ? Toujours aussi limitée, pas de souci. On ne voit pas pourquoi ça changerait parce qu'elle a un insignifiant mouflet et un amant trop laid. Je vous jure, je le trouve presque aussi hideux que David Charvet. Et ses cheveux, là, sur le côté, ses cheveux qui ne bougent pas quand il remue la tête, raaaah, ils me terrifient.

C'est pas NORMAL !
Si une pauvre mouche tente un atterrissage en catastrophe sur sa tête, elle est cuite, la mouche ! Jamais elle réussira à repartir, ses petites papattes engluées dans les trois bombes de laque qui auront été nécessaires à l'élaboration de ce chef-d'oeuvre d'architecture capillaire !
Sauvez les mouches et la planète ! Et laissez les cheveux de ce malheureux pendouiller naturellement !

(Déconnez pas, j'ai eu une prof d'anglais, comme ça. Les mouches, je les invente pas.)

Et puis d'abord, je pense qu'il a à peu près trois cents ans de moins que Susâne, et ça, ça me dérange. Beaucoup. Elle a beau avoir des cannes de serin, elle commence à sérieusement accuser son âge, la Teri. (Enfin, son âge moins cinq ans à dix ans, comme il est de bon ton à Hollywood.)

Cela dit, la voir évoluer hystériquement au milieu de tous ses hommes (et quand je dis tous, c'est tous), ça m'a amusée. Il est d'une évidence absolue qu'elle se remaquera avec Mike d'ici peu. Même si pour eux deux, l'évidence n'est pas si évidente. Enfin je me comprends.

La grande surprise du jour, c'était bien sûr de voir débarquer Carl qui devient effectivement le Janice de DH. Grandiose. Il est l'un des rares dont la gueule suffit à me faire rire.

Et il y a aussi la vieille McCluskey qui me fait toujours bien marrer. Même si là, ouuuh, méfiance, mémé. Tu ne veux pas énerver le nouveau mari d'Edie qui est manipulateur hors pair en plus d'être un kidnappeur (supposé) de chats.

(Un chartreux, en plus. Ptain, ça coûte sa race, ces bestioles-là !)

Mais alors la scène qui m'a le plus scotchée, c'est celle de Bree rentrant chez elle fort tard, avec son Orson de mari qui attend toujours son dîner. Et qui l'oblige à le lui cuisiner en plein milieu de la nuit. Avec force sanglots réprimés.

J'ai eu l'impression de retrouver le Orson de la saison 3, et ce n'est pas plus mal parce qu'on ne voit vraiment pas pourquoi l'affreux maniaque ne referait pas surface de temps en temps, surtout lorsque sa femme ne tient pas ses promesses. Après tout, il a fait beaucoup de sacrifices pour elle. Est allé en prison. Alors hein, aux fourneaux, Cendrillon Van de Kamp, et plus vite que ça.

Reprendre le speech d'ouverture de Mary Alice en y ajoutant juste quelques images et quelques phrases pour montrer l'envers du déco et à quel point les apparences peuvent être trompeuses, c'est excellent. Et ça fait froid dans le dos.

Mary Alice : Yes. Everyone appreciates a good neighbor. You know, the kind that helps you with the groceries, but doesn't ask why is your son so moody. The type that delivers misplaced mail, but doesn't point out your wife seems so discontented. The sort that offers to mow your lawn, but doesn't mention your husband seems cold. But if you're not sure the man next door is as nice as he would have you believe, do everything you can to get to know him better.

 

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