Le blog de La Sorcière
 

Des coulisses d'un blog...

Bon, la maison s'excuse du zappage des reviews, mais en ce moment, c'est répètes de théâtre quasi tous les soirs, alors forcément... c'est un peu compliqué.
Du coup, j'en profite pour inaugurer la rubrique "Oups" alias la rubrique "J'ai glissé, chef".
Eh oui, chez blogsorciere.com, on fait tout pour avoir des captures à peu près potables, autant que les shows, les tronches des acteurs et la connexion le permettent. Malheureusement, au milieu des captures soooo bioutifoul et des captures toooootally insignifiantes, il arrive qu'il y ait des ratés. Des ratés splendides. Et ces ratés, ça fait deux mois que je les mets précieusement de côté pour vous faire un petit vernissage un de ces quatre.

A première vue, une nette tendance à l'oeil fuyant se détache. Et croyez-moi si vous le voulez, mais en la matière, il y a des récidivistes. Notamment un qui m'a foiré quasiment toutes les captures que je m'escrimais à prendre, à grands renforts de retours arrière acharnés.
Ladies and gentlemen, je vous livre le coupable. Rameutez le goudron et les plumes.

Quand ça veut pas, ça veut pas !

(On notera le gars Hugh qui est toujours impec à côté. La comparaison est cruelle.)

Et toujours à Princeton Plainsboro...

Oh, hé, ça vous ferait chier d'arrêter de me donner du mal comme ça, là ???

Je rêve !

Ma préférée ! Toutes catégories confondues ! Même au trente-sixième dessous, elle me remonte, celle-là.

Et toujours dans la série nyeuxnyeux.

Vous avouerez que je suis pas aidée, hein.

Et tu, Lance ! (Et là, vous êtes contents parce que vous savez ce que ça veut dire grâce à la rubrique réplique du jour !)

Ouh, les mioches, ils font flipper !
Et toujours dans True Blood, en voilà une qui m'en a donné, de la misère, cet été.

MAIS ARRÊTEZ DE BOUGER, MADAME !

Pour finir, applaudissez la gonzesse qui réussit à rendre Jensen Ackles moche.

Trop douée !
Voilà, j'espère pouvoir alimenter cette rubrique nouvelle-née assez régulièrement !

 

602 : Epic fail

(Et naturellement, j'ai perdu mes notes pour cet épisode. Bon, on va vous la faire en freestaïle, puisque c'est comme ça.)

Ah ben c'est moins pire que ce qu'on craignait. Même si la première image après le générique, c'est... on vous le donne en mille... non mais allez-y, pariez, pour voir. L'infâme 13, of course. *casse tout*

Je ne vous raconte pas la gueule du Dark Side, scandalisé et déjà passablement sur les dents. Il en a fallu, des poignées de Chipsters pour que la porte ne claque pas dans la foulée.
Non mais je vous jure. Le complot contre son ineffable personne, quoi.

Je crois que ce qui l'a rassise, c'est l'apparition du nom d'Andre Braugher (le formidable Dr Nolan).

Bon, moi, personnellement, subjectivement, en ce qui me concerne, je redoutais vraiment le retour à Princeton Plainsboro. Il m'a même vaguement effleurée que ça aurait été pas mal d'arrêter la série sur "Broken".
En même temps, la cigale est curieuse. C'est là son moindre défaut. (Et dépensière, aussi, mais ça, c'est un autre problème.)

Cela fait donc trois mois que House a quitté l'hosto (le vrai, pas le nid de coucous), et il y revient enfin... pour mieux le quitter. Ce qui catastrophe Cuddy, assez intelligente cela dit pour ne pas le retenir, et enchante Foreman.

House : I quit.

Le cadavre de House n'est même pas encore tiède que ce petit péteux de rien du tout se voit déjà à la tête du service.
Attendez, c'est la chance de sa laïfe, là, enfin il va pouvoir montrer TOUT ce qu'il a appris avec l'immense et génial boiteux, et même prouver qu'il est encore mieux que le calife.
Sauf que c'est triste parce que le génie, ben ça ne s'apprend pas. D'avance on sait que c'est cuit, son affaire. Et que même si Cuddy accepte de garder le service ouvert et Foreman à sa tête, ben ce ne sera jamais pareil.

Déjà, on a un problème de personnel. Malgré tout ce que pense la gentille Allison qui ne voit le mal nulle part, entre la 13 qui a un peu de mal à gober le fait que son amant soit son patron et le Taub qui s'en bat les fosses nasales, il est pas aidé, le Foreman.
Et il n'est pas aidé non plus par lui-même dites donc. Oh, avec quelle affectation l'homme prend possession de ses nouveaux quartiers et empoigne - sacrilèèèèège - la sainte baballe du patron que maintenant c'est la sienne.

Avec quelles manières de poseur il mène ses différentiels, caressant du regard le tableau blanc, croisant les mains à la table, jouant de la voix, se pensant formidââââble.

Non mais avec quel empressement il a envie de devenir House, ça m'a presque fait pitié ! Mais oui, dépêche-toi de te vautrer, mon pauvre Eric, histoire de comprendre aussi vite que possible que tu n'égaleras jamais le Maître !

Bien sûr, vautrage il y aura, c'est inévitable. Mais je trouve que c'est très bien géré. Dans un premier temps, Foreman assure. Copie House en ajoutant sa touch, dialoguant d'un ton moelleux avec son patient (qui s'avère assez rapidement pète-couilles au possible), tentant désespérément d'être un patron formidable auprès de ses esclaves. Vainement aussi. On est surpris ? Non.

Bref, ça ne change pas, je trouve Foreman imbuvable et arrogant mais il m'amuse et je le plains. Ses galères sont assez divertissantes. Et comme il n'est pas tout à fait débile, il se met à moitié à poil.

Deux fois.

(Merde, j'ai paumé la capture de la serviette !)

Et il se rend bien compte qu'il ne sera jamais qu'un sous-House. Qu'à force de travail et de persévérance, il pourra sans doute envisager approcher le talent de son mentor, donner le change. Mais que là où le vieux Greg a le truc en plus, lui devra s'échiner toute sa laïfe pour y parvenir.
Moralité, Foreman finit par diagnostiquer le gus, il a bel et bien son épiphanie, lui aussi, à la House. Mais c'est pour se rendre compte que Thirteen l'a doublé. (Les boules.)
Mieux encore, que si elle l'a doublé, c'est parce qu'elle est allée voir si quelqu'un n'avait pas la réponse sur internet, puisque le patient y avait posté ses symptômes avec 25.000 dollars de récompense à qui trouverait sa maladie.

Du coup, Foreman, tellement qu'il l'aime, sa gonzesse, il la renvoie.

Je n'ai même pas sauté de joie ni rien, c'était juste le truc normal à faire et je ne les ai même pas trouvés si insupportables que ça, dans cet épisode. Vous voyez comme j'y mets de la bonne volonté, hein ???

Eh bien à part ça, quel pied de découvrir que c'est House, sur le point de recraquer pour la vicodin, qui a trouvé la solution de l'énigme. C'était un calvaire de le voir souffrir de nouveau après avoir maîtrisé la compétence cuisine. Et avec quelle facilité il devient un vrai chef, alors que Wilson, à côté, fait péniblement cramer ses boulettes.

Boulettes que ce génie de House rattrape bien vite.

Wilson : You might have… saved my balls.

J'ai trouvé ça super mignon qu'ils fassent une activité ensemble. Vraiment super mignon et tellement drôle.

Tout ce qui tourne autour de House et de sa réinsertion, dans cet épisode, est génial. Trop contente de le voir emménager avec Wiwi, ne pas être trop pénible, enfiler le tablier et faire goûter ses plats à ses anciens souffre-douleurs.

Ooooh ! Wiwi au réveeeeeil !

Thirteen : This might be the best thing I've ever eaten.

Thirteen : And, yes, I'm including what you're thinking of now.

Et oublier la souffrance le temps de devenir un crack, un vrai.
Résister à la tentation de replonger direct grâce au dialogue avec Nolan, avant, en désespoir de cause, de comprendre que si Princeton Plainsboro a pu être à l'origine de sa chute, il peut aussi être la clé de sa guérison.

House : The hospital is part of my old life. If I go back. I might become who I was before pills and all.
Nolan : That's a possibility. But could be... the only thing worse for you than going back to Diagnostic Medicine is not going back.
House : Guess we're going to find out

Je croise les doigts pour que ça marche parce que ce House me plaît beaucoup. Ca ne l'empêche pas d'être joueur comme tout. Le coup du pipi de chien dans les toilettes de Wilson et le désarroi de papa et maman, c'était grandiose !

J'ai bien aimé l'ambiance jeux vidéo, aussi. Et la scène où le hall de l'hôpital où le malade du jour hallucine se transforme en séquence 3D est fabuleuse. C'était jouissif !

Tout autant que 13 en chimpanzé et que Taub se roulant par terre, attaqué par des volatiles.

Bref, ça nous a bien plu, ce retour aux sources ! Je ne me fais pas trop d'illusions quant au départ de 13 et de Taub, mais bon... On peut rêver, pas vrai ?
Allez, le retour de House à l'hosto ! Wouhouh, j'ai hâte de voir ça !

 

601 : Broken

Youhouuuu, review de House, sonnez clairons, résonnez trompettes, citizens rejoice ! Le Dark Side et La Sorcière ont enfin démarré la saison 6 de House !

Bon, eh bien au revoir, Three Stories, ancien épisode préféré de moi. Il est temps de céder la place à Broken ! (Et là, la moitié du lectorat s'évanouit de soulagement. )

Mais oui, évidemment que j'ai adoré cet épisode ! Franchement, c'est le meilleur épisode de House que j'aie vu à ce jour, largement mon préféré de tous !
Non seulement il est simple, lisible, dénué de fioritures, de parasites en blouses blanches et de soupe de cervelle à la con, mais en plus, il est magnifiquement mis en scène, admirablement monté, le récit est parfait, il y a un début et une fin, la musique n'est pas trop envahissante, bien choisie, les acteurs sont magnifiques. C'est pas un épisode, c'est un vrai film. Et puis il y a Hugh, quoi.

Première séquence à couper le souffle. J'aurais pu être gênée d'entendre pour la énième fois Radiohead, surtout une chanson aussi "usée" que No surprises, mais non. C'était sublime. Expédier de cette manière la désintox du Boiteux, sans générique, dans cette ambiance bleutée, iréelle, avec des gros plans aussi douloureux, c'était vraiment gonflé. J'ai adoré.

C'était bien de nous expédier ces scènes pénibles le temps d'une chanson.
Forcément, pour la renaissance de la Bête, hop, on récupère des couleurs normales. Ca n'en reste pas moins beau.

J'ai pourtant beaucoup soupiré à l'idée de devoir m'enfiler un épisode d'une heure et demie, en dehors du fait que c'est difficile à caser dans notre emploi du temps, au Dark Side et à moi.
C'est un exercice difficile, tout de même, on peut vite trouver ça longuet et chiant-chiant. Sauf que là, jamais. Parce que s'il y a bien quelqu'un dont les silence et les attitudes ne sont jamais ennuyeuses, c'est Hugh Laurie. Et il est fort aidé par la caméra de Katie Jacobs que j'aurais pu embrasser tellement elle le filme avec amour, tellement elle le rend beau, de même que tous les membres de ce cast d'un jour.

Ces personnages secondaires que l'on découvre à l'hôpital psychiatrique de Mayfield, je les ai incroyablement aimés. On ne sait rien d'eux, ou presque. On ne sait pas ce qui les a amenés ici, ce qui est à l'origine de leurs pathologies, et pourtant, ils sont vrais, ils existent un peu plus à chaque minute, on en vient à les aimer, à sourire de les voir aller mieux, après le moment glaçant où House entre dans la salle commune.

Le corps médical est également superbement représenté. Surtout par le Dr Nolan qui nous a fait un effet incroyable, à Marge et à moi. House le rencontre, entre dans son bureau pour prendre congé, fait son show.

Et là, ce type produit un demi-sourire. On s'est regardées. Il vient de nous faire quoi, là, le monsieur ? Ah ben il vient de nous avoir, tout simplement. Pas besoin d'en faire plus, on est séduites.

Il faut bien un toubib de ce gabarit pour parvenir à déjouer les manigances de House qui dans un premier temps, n'a pas du tout l'intention d'abandonner ses anciens travers.

Nolan : You need to stop fighting against the system. You need to let me do my job.

Ca fait de la peine, d'ailleurs, de constater à quel point il ne sait pas fonctionner autrement qu'en foutant sa merde, à quel point il est incapable de baisser la garde et d'envisager autre chose que de se faire haïr pour arriver à ses fins.

Ca fait de la peine et c'est très agaçant de le voir se la jouer petit, de se contenter de sa désintox, alors qu'il a l'occasion, là, de se refaire une vraie santé mentale, de se reposer, merde, d'arrêter la représentation perpétuelle à laquelle on a droit depuis six ans. Sérieux, nous aussi on mérite un peu de repos, quoi.
On a eu une année difficile, quand même. La mort d'Amber, celle de Dad, celle de Kutner. Pouces, quoi !

Il y a aussi la petite dame blonde qu'on a trouvé vraiment chouette. Le Dark Side a même décidé que c'était un combiné de la Trinité féminine de Princeton Plainsboro, avec le côté un peu tranchant de Thirteen, les accents maternels de Cuddy et la personnalité douce et enveloppante de Cameron.

En parlant de ça, ce que j'ai trouvé fabuleux et qui apporte une grande bouffée d'air frais, c'est l'absence, justement, de ces gens de l'extérieur. Pas de Cuddy, pas de Cameron, de Chase, encore moins de Thirteen ou de Taub. Aux oubliettes toutes les relations complexes qu'il entretient avec ces gens qu'on finit par trop connaître et qui finalement, à mon goût, occupent presque trop de temps d'écran.
A part un Wilson pendant quelques poignées de secondes, héroïque, qui raccroche au nez de son ami, pour son bien.

Tout ça pour dire qu'au cours de la saison dernière, j'ai souvent regretté que House passe parfois au second plan. Et j'ai souvent pensé que s'il était le seul personnage central de la série, elle marcherait encore mieux. Ben cet épisode me donne raison. Il est de toutes les scènes, et j'ai trouvé ça magique.

Alors House est bien obligé, malgré sa mauvaise volonté, de se plier aux règles de Mayfield, lui qui a toujours ignoré celles de Princeton Plainsboro et de la vie en général. Ici, il n'est qu'un patient comme les autres, rétif dans un premier temps, ce qui n'est pas sans être hilarant, d'ailleurs.

Mais à force de ne pas vouloir guérir, on entrevoit quand même le changement. D'abord, ce sont des sourires. Oh, pas des sourires de petit angelot, mais force est de constater que ce sont des sourires, et ça, dans le monde de House, c'est rare.

Son colocataire (qui fait une entrée remarquable, oh mon Dieu), de formidable casse-couille, devient bientôt un allié.

Et petit à petit, les liens se tissent, même s'ils sont un peu particuliers.

("Show me your best poker face.")

(Tu pisses dans mon bocal, je te file mes pilules mouillées de salive.)

(C'est moi ou d'un seul coup, cette photo promo prend tout son sens ?)

Et c'est aussi grâce à ses petits camarades de jeu que le vieux Greg avance. En s'attachant malgré lui.

J'ai trouvé géniale l'intrigue de Steve, le Freedom Master, d'ailleurs. Et la férocité avec laquelle House le défend. Lui qui tente tellement de guérir les gens, d'ordinaire, ici, il fait tout pour rendre à Steve sa folie douce de superhéros. Allant jusqu'à l'enlever pour le faire voler. Même si c'est pour faire bisquer le corps médical, mine de rien, House s'éclate dans la NewBeetle de sa copine Lydia, et ce petit moment de liberté m'a arraché quelques "gnihihi" ravis.

Malheureusement, la chute (hem) est rude. Surtout pour Steve.

Steve : Thank you, Greg.

Mais aussi pour House. Oh, cette mine hébétée, elle a manqué de m'arracher les larmes.

Pas besoin qu'on le branche sur secteur pour les électrochocs, il en prend un sacré, là, le père Grego. Sans compter le joli savon de Nolan qui veut l'envoyer dans une institution un peu plus costaud. Ce ne sera même pas nécessaire.

L'homme a compris. C'est la fin, il rend les armes. Pas trop tôt

Nolan : Everything about your life has been about finding the truth. But suddenly with this guy, you decide to re-inforce a sick man's delusions! You want to take a swing at me, huh ? You don't care about getting out. You don't care about him. You don't even care about the truth ! You don't care about anything House ! I'm tranferring you to Winslow Psychiatric. You'll have better luck pulling the wool over their eyes. I'm done.
House : Don't. I need help.

Et voilà, ze big tournant de l'épisode. Le masque tombe et on a enfin l'illumination : en fait, House n'a fait qu'aller de pire en pire depuis qu'on le connaît. Asocial, il l'a toujours été, mais à l'origine, ça servait encore ses objectifs en tant que médecin. Entretemps, c'est devenu un mode de fonctionnement, il n'est plus capable d'en sortir, il tourne en boucle, ça le dessert plus que jamais, c'est devenu le pire de ses handicaps.
Et la patte, ah ! La patte, dites voir. D'un seul coup, on se rend compte aussi que ça fait bougrement longtemps qu'on n'en a pas entendu parler de cette patte. Le Wiwi pose la question, mais il n'y a rien à dire sur la patte. Cette foutue patte, on le devinait depuis Stacy, mais c'est vraiment un prétexte, un écran de fumée. Voire même un symptôme, en fait. La patte, ce n'est rien d'autre qu'une manière d'exprimer une autre souffrance, c'est l'arbre qui cache la forêt. Et tout le monde a toujours marché, couru, avalé la manip'. Sauf que Nolan, il n'avale pas lui. Même House qui boitille plus que jamais ne la ramène pas, la patte. Oubliée, la Sainte Papatte.
Et honnêtement, là d'un coup, les "I'm in pain" proférés sur tous les tons pendant cinq saisons prennent une tout autre dimension.

D'où ce petit échange que j'ai trouvé ravissant.

Alvie : They broke you.
House : They didn't break me. I am broken.

Chbam.
Voilà, merci, House. Comme dit Nolan : "You're not God, you're just another human being."

Non parce que le petit complexe de supériorité pour cacher qu'au fond de soi, on se sent comme une merde qui ne mérite rien d'autre que de vivre seul comme un con avec un rat, ça va bien cinq minutes.
Enfin, elle est très vraie, cette descente aux enfers. Plus vraie que bien des péripéties vécues par notre héros au fil de la série. Ca, j'adore. Parce qu'on en passe tous par là un jour, j'imagine. Enfin moi, perso, j'y suis passée. A deux doigts de péter mon dernier boulon. C'est à ce moment-là qu'il faut arrêter de se leurrer, de croire qu'on peut tout régler tout seul, de fermer les yeux sur ce qu'on s'inflige pour sauver des apparences dont tout le monde se fout comme de l'an quarante. Une fois qu'on a lâché ça, ça y est, on peut remonter la pente. Et cette petite leçon d'humilité, elle fait le plus grand bien à un type comme House.

(A l'époque, elle m'a fait le plus grand bien aussi. Même si ça fait très mal de se rendre compte qu'on ne peut pas tout gérer tout seul.)

C'est là qu'intervient la fille normale. Lydia, donc. Une fille normale, ni laide ni jolie, juste normale. Enfin un peu plus que normale, forcément.

Ca m'a sciée, j'avoue, que House vive une histoire d'amour dans cet épisode. Non parce que franchement, on connaît le bestiau, hein.

Voilà, vous voyez, quoi.
Mais finalement, là, tout est charmant, délicat, drôle, plein de sourires, de silences. C'est tellement reposant...

Tellement bien, quoi. Pas parfait. Juste bien.

Que de progrès accomplis...

De petites fiertés mises à part...

Dans la deuxième partie de l'épisode, j'ai trouvé les transitions fabuleuses. Là, on finit sur un petit moment délicat et un peu moite, et paf, on enchaîne sur cette macarena aux couleurs criardes.

Rah, le spectacle de l'asile. Génial, vraiment.

Mon préféré !

Et même House se prête au jeu pour venir en aide à Alvie...

C'est super dur de passer de ça à la vision du pauvre Steve, complètement à la ramasse depuis son envol raté. La culpabilité de House est vraiment terrible.

Mais il avait dit qu'il le sauverait. Et il le fait, bien sûr. Et ce que j'ai trouvé de plus magnifique dans cette histoire, c'est qu'il sauve Steve qui lui-même sauve Annie, l'amie de Lydia.

Annie : Thank you.
Steve : You're welcome.

Cette scène, oh là là, cette scène. Elle est incroyable. Irréelle, comme si le temps était en suspens, pendant quelques précieuses secondes.

House ne sait pas que cela va lui coûter sa petite romance. Bien sûr, les larmes de joie sont une chouette récompense.

Mais du coup, Annie s'en va. Et Lydia aussi. Avec son mari. Et ses enfants.

Entre nous, on se doutait bien que ça ne durerait pas. Le récit est trop bien maîtrisé pour que ça déborde de cet épisode. Et c'est ce qui rend cette heure et demie aussi belle. Le fait qu'on ne reverra sans doute jamais tous ces personnages.
Mais j'ai vraiment aimé que House se permette ça, qu'il soit prêt à s'offrir une nuit d'amour. Et que Nolan vienne ensuite lui expliquer à quel point c'était important qu'il vive cette histoire, même si c'est un échec.

Oui, j'ai aussi aimé leur relation qui évolue au fil du temps, à mesure que House cicatrise. On sent vraiment le respect mutuel, le lien qui se consolide. Et le fait que Nolan soit plus que le psy de service, qu'on apprenne que lui aussi est un House dans son genre, sans famille, sans amis, avec un père mourant, qu'il le partage avec House... c'était énorme.

Arrive le Re-birthday (oh, j'adore ce concept !). Ca me fait tout chose de revoir ces captures. Cette fin est tellement belle, tellement lumineuse, c'est splendide.

House le clown ! On aura tout vu !
Enfin, la libération. Quand je repense à la scène où Wilson l'abandonne là, devant le bâtiment... Wow.

Ravie de voir House repartir tout seul, comme un grand. Et constater qu'il a suffisamment aidé Alvie pour que celui-ci accepte à son tour de se soigner, rah. Trop mignon.

Et voilà. House monte donc dans le bus qui le ramène à la maison.

Avec le t-shirt de son ancien colocataire.

La boucle est bouclée, un autobus en chasse un autre. Superbe symétrie qui renvoie à la mort d'Amber et à tout ce qui l'a suivi. House est guéri. Mais pour combien de temps ? Est-ce qu'on peut suivre un House sans vicodine ? Est-ce qu'il replongera aussi vite que dans la saison 3 ? Est-ce qu'il tiendra le coup à Princeton Plainsboro ?
Je suis bien persuadée que rien que les doutes que son entourage professionnel ne manqueront pas d'émettre vont l'aider à redescendre. J'enrage d'avance.

Et pour finir parce qu'il le vaut bien tellement il est au-dessus de tout dans cet épisode, les captures de Hugh que je n'ai pas pu caser mais qui ne doivent PAS moisir dans mon Photobucket sans être postées.

Et ma préférée, sans doute.

Voilà. Inutile de dire que j'angoisse à mort au sujet de la suite !

 

516 : The softer side

Mmmmmh... je me demande si je suis encore capable de faire une review de House !

(Et pour ceux qui passeront dans longtemps, vu que je n'ai pas l'intention de me répéter : OUI, il manque la review de l'épisode précédent, et NON je ne compte pas combler le vide avant un bon moment.)

Doooonc ! Bon, comme on s'est dit hier avec le Dark Side en regardant cet épisode, ça casse pas trois pattes à un canard. Boîteux, de préférence.
Il y a du mieux, c'est clair. Pourquoi ? Parce qu'on en revient ENFIN à House ! Difficile d'éviter les redites quand on parle douleur ou patte, mais c'est toujours plus passionnant que regarder Thirteen hésiter entre porter des bottes ou des escarpins.

(Je vous passe les huées et autres sifflets du public face à cette scène.)

Donc je vais surtout parler de House parce que c'est important. Parce que si le mouflet qui est un garçon et qui aurait pu être une fille a deux parents qui l'aiment et qui font les choix à sa place parce que c'est pour son BIEN en lui cachant un maximum de choses pour son BIEN, eh ben House, c'est carrément pareil. Et ces parents aimants, ils s'appellent Wilson et Cuddy, et ils n'écoutent RIEN !
D'y repenser aujourd'hui, ça m'a presque agacée.
J'adore Wilson. Vraiment. A chaque fois qu'il est à l'écran, j'en pousse des cris de joie tellement RSL est parfait, en place, jusqu'à ce petit strabisme dont il se sert à la perfection pour avoir l'air d'un parfait nigaud.

Cuddy, elle me désespère mais elle est pétrie de bonnes intentions.
Et pourtant, comme ils l'ont foiré, leur enfant commun. Et comme ils sont sourds à sa détresse, se dépêchant de lui attribuer toutes les bêtises de la Terre, tout comme les parents de Jackson attribuent à sa condition de XXY cette mystérieuse maladie qui n'est autre qu'une pauvre déshydratation.
Combien de fois ont-ils tentés de le faire changer, de le faire arrêter les médocs, de le pousser vers une voie qu'il ne souhaitait pas ? Tout comme la mère de Jackson veut le voir faire du basket et non de la danse, pour se rassurer.
Avec le recul, ça me désole.
Plus j'y pense et plus ça me fait de la peine. Chaque fois que House a tenté de soulager sa douleur, il l'a fait en cachette. Et chaque fois ou presque, on l'a accusé de vouloir se défoncer la tête, même Cameron. Et chaque fois qu'il dit qu'il souffre, de cette douleur qui est à peine tolérable dans ses meilleurs jours, on trouve le moyen de l'enfoncer, ou de sauter à l'argument suivant et de le traiter de junkie sans vraiment se demander pourquoi il en arrive à de telles extrémités, à envisager l'auto-destruction.

Alors bien sûr, tous ces braves gens réagissent ainsi parce qu'ils s'inquiètent pour lui, par amour, même. Mais du coup, ça pousse le boiteux à faire des cachotteries alors qu'il aurait probablement vachement besoin de leur soutien. Ca, ça me fait infiniment de peine. De me dire qu'il aurait pu crever là, dans son fauteuil, devant tout le monde, sans que personne ne sache pourquoi. Tout simplement parce qu'il n'a pas pu leur en parler de crainte, sans doute, de se taper le couplet habituel.

Déprimant.

Mais j'avoue que c'était assez intéressant de suivre ça en parallèle chez le patient et son médecin.

Et puis heureusement, il y a quelques passages très très savoureux. Genre Taub qui imite Foreman quand il est super heureux et super malheureux rien que pour faire bisquer Thirteen...

House qui prend en charge un patient complètement crétin en consultation et qui ressort de là avec un pote pour la vie...

Et alors que le patron ne respire plus dans sa chaise, Foreman qui le ressuscite en lui pinçant les tétons. Hellooooo ? Qui fait ce genre de truc ???

Et puis Wiwi, donc, magistral, qui a beau faire le blasé quand Kutner arrive, inquiet de voir House de bon poil ("Maybe he had a great cup of coffee, or a tremendous bowel movement"), n'en va pas moins tenter d'arracher les vers du nez à Cuddy concernant une éventuelle rencontre biblique.

Wilson : He's in a good mood.
Cuddy : Sex with me would explain that. But it doesn't explain why I'm not curled up in a ball weeping in shame.

Ah, et puis House qui fait semblant d'être à moitié crevé face à Kutner qui le surveille avec le respirateur manuel... oh non, c'est trop méchant, ça !

Donc non, House n'est pas défoncé comme se dépêchent de le penser Cuddy et Wilson. House est délivré de sa douleur. Et c'est un chouette bras d'honneur à tous ceux qui ont tendance à penser que House souffre parce qu'il est malheureux ou cinglé dans sa tête. Pas forcément, donc. Ou peut-être que c'est juste le fait qu'il entrevoie, ici, la possibilité de vivre autrement qu'en étant malheureux et souffreteux qui le rend aussi guilleret. Toujours est-il qu'il ne souffre plus, et que c'est jouissif de le revoir balancer sa canne aux ordures.

Tout autant que la tronche de Wilson.

J'ai beaucoup aimé les réactions de House, d'ailleurs, face à l'incompréhension de Wilson...

(Déception.)

Puis de Cuddy.

(Incrédulité.)

C'est super humain, et j'adore ça. Et évidemment, je ne reviendrai pas sur le jeu d'acteur de l'intéressé qui est plus que parfait.
Le pire, c'est que même viré par Cuddy qui n'écoute RIEN ("You're choosing methadone over this job ?" "I'm choosing lack of pain over this job."), il gère vachement bien. Très jubilatoire de le voir se transformer en un autre homme... qui ressemble vachement à Hugh Laurie, en passant.

Cette petite fenêtre d'espoir, elle est super précieuse. Elle ne s'était pas ouverte depuis le début de la saison 3. Et encore une fois, c'est la gueule de Wilson qui nous dit à quel point on a le droit d'être sciés.

Eh oui, House est même capable de continuer à vivre sans Princeton Plainsboro, ne vous en déplaise.
Sauf que bien sûr, Cuddy ne peut pas se passer de lui, et lui propose de réintégrer son giron à condition qu'elle gère son traitement à la méthadone. Ouh là là, le beurre, l'argent du beurre et les cuisses de la fermière !

Il est où, le piège ?
Nulle part. D'ailleurs, House étonne Cuddy en lui disant sobrement et sincèrement "thank you". De toute évidence, il y a moyen de communiquer avec un House qui ne souffre plus.

Interesting.

Malheureusement, et j'ai trouvé ça super frustrant, et pour moi et pour les personnages, House se rend compte qu'il a boulettisé à mort sur le cas du gamin. De bon poil, il a autorisé un examen inutile demandé par les parents et qui a failli occire l'enfant, tout mignon, en passant.

Et ça, ben on sait tous que c'est LE truc qui le terrifie et pour lequel il peut sacrifier une vie sans douleur : son génie. On notera d'ailleurs qu'à tort ou à raison, il attribue tout de suite cette erreur de diagnostic au fait d'être de bon poil. Ca reste à prouver, mais toujours est-il que s'il fait le choix de remarcher avec une canne, c'est qu'il n'est pas prêt à marcher sans canne. Quelle qu'en soit la vraie raison, bonne humeur, changement de médocs, ou tout simplement absence de douleur endormant sa vigilance, c'est d'une tristesse infinie.
Dès le moment où il repart en s'appuyant sur sa canne, on se doute qu'il n'y aura plus de tentative de ce genre. Que House renonce sans doute à tout jamais à vivre sans douleur alors qu'il y croyait tellement, cette fois, qu'il avait mis toutes les chances de son côté.
Et ça, c'est terrible.

Cuddy : You'll still be a good doctor.
House : I don't want to be a good doctor.
Cuddy : You're afraid to be happy.
House : Why do you care if I'm happy ?
Cuddy : You're afraid of change. The only thing you have is your intellect. You think if that's compromised, you have nothing. Just take it.

Cuddy : Don’t do this.
House : It’s already done. This is the only me you get.

Wow. Avec "You have TWO ties", c'est clairement la réplique la plus immense de cet épisode.

A se demander, d'ailleurs, si en choisissant la méthadone, House n'était pas un tout petit peu poussé par son envie, consciente ou pas, de démarrer un truc avec Cuddy. Clairement, elle, en tout cas, a l'air d'y penser très très fort. Et sa phrase à lui semble suggérer que c'est également son cas.
Toujours est-il que ça veut également dire qu'elle a plutôt intérêt à se faire à l'idée qu'elle doit composer avec celui qu'il est et pas celui qu'elle veut qu'il soit. On en revient une fois de plus au parallèle avec Jackson. Et à la phrase que House assène aux parents une fois qu'il leur a annoncé que leur fils allait vivre.

House : You gave birth to a freak of nature. Doesn't mean it's a good idea to treat him like one.

BOAM !
Et il parle d'expérience. Renvoyant même à ses propres parents, au passage.

Pour le reste ? Blah. Thirteen est plus débile que jamais, son parallèle avec le gamin ne dépasse pas le niveau maternelle. Exemple avec sa réplique sur la danse et la boxe, "you can do both", blablabla. Vraiment moyen moyen. Et je n'en reviens toujours pas qu'elle ait autant de temps à l'écran alors que Kutner est là pour faire joli et Cameron et Chase sont aux abonnés absents. C'est super gavant.
J'en viens à me demander si les scénaristes se trouvent vraiment brillants dans la gestion du personnage, étant donné le nombre de couches qu'ils rajoutent après toutes les maladresses qu'on ne compte plus. Ou si le monde entier est VRAIMENT amoureux d'Olivia Wilde.

Bon, à part ça, je comptais y passer une demi-heure et ça fait presque une heure et demie. Mmmmmh. Quelle conclusion faut-il en tirer ?

 

513 : Big baby

Bon ben voilà. Après une longue pause, avec le Dark Side, on s'est tranquillement remis à House. Et c'est pas aussi mauvais que je le pensais. Le Dark Side était même plutôt content. Moi, un peu moins, mais je suis assez satisfaite sur deux points : d'abord, le fait que Cuddy se ramasse la tronche avec son nouveau-né. Parce qu'après des années à idéaliser l'enfant-miracle, eh bien il fallait que ça lui tombe sur le coin de la figure. Et c'eût été par trop agaçant qu'elle soit d'entrée de jeu la mère parfaite. A priori, elle ne le sera jamais et il faudra qu'elle s'y fasse. Tant mieux. Les mères parfaites, ça n'existe pas. C'est qu'une légende pour nous culpabiliser, nous, les gonzesses, quand on n'arrive pas à tirer nos journées de 10 heures au taf tout en gardant un intérieur nickel.
J'avoue que ça me fait pitié de voir Cuddy tomber dans ce piège la tête la première. Comme quoi, on peut être d'une intelligence rare et se faire piéger sur un truc aussi con que ça.

Ensuite, il y a le gentil bras de fer entre House et Cameron. C'est assez exceptionnel de voir de quoi la miss est capable et à quel point elle connaît bien son mentor. Elle pourrait sans complexes lui tenir la dragée haute, sauf que bon, il y a quand même un hôpital à administrer, à côté, et House, c'est le genre qui a besoin d'une attention permanente.

Petit bonus aussi, une putain de revenante du paysage audiovisuel ricain. Je ne sais pas où elle était ces dix dernières années, après s'être fait remplacer par une rouquine dans Docteur Quinn, mais une chose est sûre, je l'ai identifiée en moins de trois secondes malgré une couleur de cheveux assez étonnante.

Ouais, c'est bien Colleen, de la série la plus cucul de tout le far-west.

Bref, après avoir toussé du sang sur Corky (oh, House... ), Colleen se retrouve entre les mains du sick bastard ou plus précisément, dans un premier temps, de ses laquais.
Il faut dire que l'animal est bien trop occupé à jouer les bandits de grand chemin à la cafète.

Il se fait d'ailleurs prendre la main dans le sac par la nouvelle dirlo, j'ai nommé Cameron qui pour l'occase, nous sort ce qu'elle a de plus prout-prout en matière de tailleurs et autres souliers très classieux.

C'est clair que ça change des vieilles baskets qu'on traîne aux urgences. Et mine de rien, en l'absence de Cuddy, il y a certains standards à maintenir. C'est pas House qui dira le contraire puisqu'il lui mate copieusement l'arrière-train lorsqu'elle s'en retourne en son luxueux bureau.

Gourmand !

Pendant ce temps, il y en a une qui ferait mieux de se regarder dix secondes dans la glace. Ca lui ferait peut-être comprendre que cette frange hideuse est très mauvaise pour son karma et que c'est sans doute à cause de cette hérésie capillaire qu'elle nous fait sa petite déprime. Et non, c'est sûr que sa fille ne l'aimera jamais si elle continue à se coiffer comme ça.

En attendant, la scène où Wiwi vient la trouver pour la féliciter sur la magnificence de son lardon (euh, ah ?) est excellente parce que la détresse de Cuddy est sans commune mesure. De toutes les emmerdes auxquelles elle s'attendait en décidant d'adopter la gosse, c'est bien la dernière à laquelle elle était préparée. Ne rien ressentir pour l'enfant tant attendu. Pire encore, s'emmerder à cent sous de l'heure en lui changeant ses couches, en lui donnant son bain. D'une part, sa propre réaction la prend complètement au dépourvu, et de l'autre, elle culpabilise à mort de ne pas ressentir l'amour dont toute mère est supposée être submergée quand elle tient sa progéniture dans ses bras... Elle qui s'est tant battu pour l'avoir, cette petite.

...

Oué.

...

Hin hin.

...

Non mais hello, quoi !? Personne ne lui a expliqué qu'elle avait le droit de trouver ça inintéressant, un nouveau-né ???

Et évidemment, la malheureuse, elle sort tout ça à un James Wilson qui est exceptionnel quand il s'agit d'analyser l'esprit tortueux de son meilleur pote, mais qui visiblement est un tout petit peu à court d'arguments quand il est question de créatures aussi fantasmagoriques que... des bébés.

Bref. Ca, plus la manière de filmer cette scène, avec Cuddy assise et Wilson debout, tournant autour d'elle, c'était excellent.

Pendant ce temps, à Princeton Plainsboro, les NewKids s'étonnent d'avoir une patiente aussi gentille, douce, et pas douillette, avec ça. Le pied.

Kutner : I'm impressed. You didn't even flinch.
Sarah : I just went to my happy place.
Thirteen : We cannot let House anywhere near this woman.

Uh uh !

De toute façon, pour l'instant, ça va. House est super occupé à faire accepter des trucs complètement insensés à Cameron histoire, par la suite, de lui faire accepter des trucs un poil moins insensés mais qui paraîtront vachement plus raisonnables à la lumière de ce qu'il réclame la maintenant.
Hélas, il se retrouve bien chocolat. Parce que si c'est clair qu'on n'apprend pas au vieux singe à faire la grimace, ben le petit singe qui a passé trois ans à regarder le vieux singe faire des âneries, lui, il a super bien appris à anticiper.

Et le vieux singe a l'air un petit peu con, donc il se dépêche de dire des trucs sales.

Cameron : I'm not going to play games. If you come to me with a request and it makes medical sense...
House : I need oral sex. I'm pretty sure biological imperative qualifies as medical sense.
Cameron : Can I return my phone call now ?
House : I don't really see how that's going to be possible.

Du coup, Taub et Thirteen se retrouvent à regarder des séries pendant que leur patiente est soi-disant irradiée des pieds à la tête. Ah ah ah.

Bref, la petite joute entre Cammy et House est assez fameuse, mais il faut naturellement que Cuddy vienne demander des comptes notamment parce qu'elle s'emmerde comme un rat mort chez elle.

Cameron : I had to say yes because House wanted me to say no !

Ca tombe bien, House va lui en donner pour son argent. En deux minutes et demie top chrono, le verdict tombe. Sur le coup, j'étais choquée comme pas possible de ses propos. Faut voir, d'ailleurs, la tronche de Cameron.

Et puis finalement, il se contente, à son habitude, de dire ce qu'il pense et ce que Cuddy pense peut-être tout au fond de son inconscient. Au moins, ça fait un bon électrochoc. Et puis c'est House, quoi. Qu'attendre d'autre de lui que ce genre de discours ?

House : Unless the new mother brings the baby to work because she wants to dump the baby. Because she hates the baby. And thinks she made a big mistake. Can’t trust that Wilson guy with anything !

Oh, mais rien qu'une bonne crise de hurlements réciproques entre maman et bébé ne puisse résoudre.
Bon, enfin bref, on va quand même en arriver au truc qui m'a fait hurler de rire intérieurement. Non parce que histoire de préserver l'orgueil du Dark Side, j'ai préféré ne pas lui ricaner à la tête en la voyant se cacher les yeux devant cette scène qui dure trèèèèès longtemps, mais c'était quand même ultime, ces petits cris hystériques.

(Alors, pour moi, ce sera poivrons, olives, et double fromage.)

Nan mais franchement, c'est pas étonnant qu'elle pète un câble, la pauvre Colleen. Je veux dire, on lui ouvre le crâne en deux pour touiller là-dedans et en plus elle est obligée de se coltiner les hurlements de Cuddy junior au téléphone !

Tiens, d'ailleurs je n'ai pas évoqué la pathétique tentative de Wilson avec sa photo à deux balles vendue avec le cadre. Hem. On ne va pas s'attarder sur cette pénible affaire.
Finalement, au petit jeu de celle qui hurlera le plus fort, c'est Maman Lisa qui a le dessus et qui parvient à se faire enfin entendre de la petite insolente. Tout de même.

Oh la bouille !

Histoire de sceller cette belle histoire qui commence, rien de tel qu'aller gerber un peu de lait caillé sur le plastron de tonton Greg, voilà, ça, c'est fait.

("Rachel, I'm your father.")

("NOOOOOO !!!")

("I have a very baaad feeling about this.")

Finalement, c'est grâce au jet multidirectionnel de la microscopique créature que House parvient à trouver de quoi souffre Colleen (à part être totalement has-been, s'entend).
Une histoire de malformation cardiaque de quand elle était bébé, je sais pas quoi, bref, ça lui envoie du mauvais karma dans le cerveau, et House est ravi de lui annoncer que si elle est si gentille avec les gamins inadaptés de son école, c'est tout simplement parce qu'elle déstresse quand elle devrait être stressée et vice-versa. Bad news for the annoying kids, hein ?
Je suis donc ravie de voir sa gueule de dix pieds de long quand il aperçoit, en quittant l'hosto, sa patiente en train de se montrer tout aussi gentille que d'habitude avec un de ses élèves.

Eh oui, gros truand, pas forcément besoin d'être malade pour être brave, dans la vie.
Tssss...

Malheureusement pour Cuddy, c'est précisément au moment où elle parvient enfin à communiquer avec sa fille qu'il faut retourner au turbin. Cameron s'est super bien démerdée, mais voilà, il y a quand même un hic. Elle sait qu'elle finira toujours par dire oui à House parce que c'est House, et que n'importe qui d'autre finira toujours par lui dire non. Il n'y a que Cuddy pour savoir le manager.

Cameron : I'll always say yes to House. I studied under him, he's in my head. And if you gave anyone else this job they would always say no. Because... well because they should. House is insane !
Cuddy : Which leaves me.
Cameron : I'm sorry.

Et voilà ma pauvre Lisa parfaitement niquée. Et forcée d'abandonner maison et enfant. Comme toute mère de famille qui bosse à plein temps.

Allez, je parle quand même brièvement de Foreteen.
Bon, j'ai trouvé ça un peu moins insupportable que dans les épisodes précédents, peut-être aussi parce qu'on a fait une longue pause.
Selon moi, ça va quand même vachement trop vite. J'ai du mal à reconnaître Foreman, je ne comprends pas comment un type comme lui peut se compromettre aussi rapidement et mettre en danger sa carrière pour une nana qu'il fréquente depuis si peu de temps. Admettons qu'il ait pu avoir le coup de foudre, mais ce n'est pas comme s'il ne la connaissait pas avant... Donc je suis un peu perplexe. Surtout parce que de tous les personnages, Foreman me semble le moins à même de céder à ce genre de folie. Surtout si cela risque de menacer sa précieuse carrière.

(Et aller en parler à Chase, non mais il est MA-LADE !? )

Quant à Thirteen, elle, pareil, il y a cinq ou six épisodes de ça, elle était à ça de se foutre en l'air et maintenant, voilà qu'elle veut des gamins. Hello ?

Bref, j'avoue que j'ai du mal à suivre. Et je ne peux pas non plus acheter la thèse de l'amour fou, c'est juste tout simplement, à ce stade du truc, complètement pas crédible.

A suivre, donc. Mais j'aimerais vraiment qu'on ne se traîne pas cette intrigue jusqu'à la fin de la saison parce que j'ai l'impression qu'elle dure depuis deux cents ans, déjà.

 

509 : Last resort

Eh ben voilà un épisode qui aurait pu être très bien si on n'avait pas déjà vu "No reason" (quelle idée de regarder les épisodes de fin de saison, je vous jure) et surtout, surtout, s'il n'avait pas été un pauvre prétexte à l'unique élément qui semble actuellement intéresser les scénaristes : Thirteen et son Huntington de malheur. Ah ça ! Il aurait mieux fait de se casser une patte, George Huntington, le jour où il a inventé cette maladie de merde !

Plus sérieusement et surtout plus objectivement, je pense que House paye là sa saison 4 sacrifiée sur l'autel de la grève des scénaristes. Trop peu d'épisodes pour nous imposer de force un personnage qu'on n'aime pas et qu'il n'est même pas amusant de détester (contrairement à Tritter ou à Vogler), une intrigue qui, au choix, traîne en longueur ou est expédiée, bref, elle a tout faux, l'infâme Thirteen.

Malgré ça, ça reste un poil intéressant. Enfin un peu d'action à Princeton Plainsboro que l'on évacue bien vite car un forcené prend en otage House, Thirteen et une poignée d'irréductibles patients. Dans le bureau de Cuddy que le sick bastard est justement en train de piéger en vue d'une bonne blague bien potache.

(Et j'adore la lumière du bureau de Cuddy... )

Ce monsieur preneur d'otages, un certain Jason, est donc malade depuis deux ans et se traîne une louze pas piquée des hannetons.
Il a épuisé seize médecins, pas un foutu de lui pondre un diagnostic, il est au bout du rouleau, le Jason. Peu importe qu'il aille en prison du moment... qu'on le guérit ? Même pas, juste qu'on lui dise ce qu'il a.

Uh oh, fait le vilain boiteux en voyant débarquer cette petite troupe. Limite il se réjouit, ça va illuminer sa journée, justement il s'emmerdait à cent sous de l'heure.

Evidemment, ça brandit son flingue dans tous les sens sous les regards paniqués de l'assistance, ça menace de tout faire péter, de bouiller une femme enceinte, d'embrocher un mineur, d'exterminer un gros. Paf, on tire une balle sur un quidam histoire de nous faire comprendre que Jason est prêt à tout. Frak, à quelques centimètres près, il nous délivrait de Thirteen.

House, lui, examine le ravisseur avec force petites phrases qui tuent (c'est le cas de le dire). Flingue ou pas, ça ne le rend pas plus agréable que d'habitude. On en vient à se dire que rien ne le rendrait plus agréable, d'ailleurs.
Et puis House, c'est comme les enfants. Hop, une opportunité se présente de gribouiller sur le joli mur coquille d'oeuf de maman, va pas se gêner.

C'est pas tout ça, mais ça manque quand même de seringues, dans ce bureau. Alors c'est Cuddy, nous traînant un regard de martyr comme jamais, qui vient refiler à House de quoi soigner ou diagnostiquer le malade. "Ooooh, Greeeeg... ", semblent soupirer ces yeux admirables, maintenant à la limite du pathétique.

Pendant ce temps, House's Army participe au différentiel par téléphone interposé, ce qui est assez fun.

Cette dinde de Thirteen, dans un élan suicidaire salué à l'unanimité du Dark Side et de moi-même, s'injecte dans le lard (qu'elle a maigre, je précise) les mêmes drogues que le pauvre Jason. Ce qui manque de nous la faire trépasser plusieurs fois.

(Qu'elle joue maaaaal !)

Et puis au bout d'un moment, après avoir relâché quelques otages, tout ce petit monde bien saucissonné s'en va faire passer une radio au forcené. Alors ça, c'était très drôle. Tous ces indiens comme ficelés autour du grand totem, qui progressent, l'un en boitant bas, l'autre en dodelinant du chef et en roulant des yeux fiévreux, c'est à pisser de rire.

Paf, quelques minutes plus tard, c'est le grand retournement. Evidemment, l'abruti-là, il veut faire une radio avec son flingue dans la main. Ah ben il a tout compris, lui !

House parvient donc à lui faire lâcher le flingue, ce qui provoque encore une grande envolée d'otages, et là, le gars, le Jason, il sait que c'est cuit. Mais du moment qu'il sait ce qu'il a, ben qu'importe.

Sauf que AH AH ! House n'a pas encore trouvé ce qui n'allait pas, et la radio ne l'avance guère. C'est à ce moment précis que tout bascule. Qu'on se rend compte que le vrai danger, ce n'est pas ce désespéré. C'est House. Prêt à risquer la vie de plusieurs personnes pour un diagnostic. Au point de rendre à Jason qui ne sait plus où il est son arme.

Avec ça qu'il n'est pas aidé par Thirteen qui limite lui arrache des mains les seringues pour se les enfoncer dans la viande.

Non mais n'importe quoi, la meuf. Enfin, c'est l'occasion pour elle, une fois House évacué en échange d'une dernière tentative de traitement, de se rendre compte que non, elle ne veut pas crever. Que l'illusoire sensation de maîtriser son destin ne l'enchantait guère. Et ça, elle le trouve donc dans la dernière seringue de Jason, celle qui pourrait l'achever et qu'elle ne peut se résoudre à s'injecter malgré le flingue braqué sur elle. Plutôt crever de la main de ce taré que de la sienne.

Du coup, il s'envoie le traitement juste au moment où les SWAT donnent l'assaut.
Et le meilleur moment de cet épisode, c'est sans conteste celui où le preneur d'otages et le médecin se croisent une dernière fois dans le couloir.

Et où House lui fait signe de respirer à fond, pour voir. Jason s'exécute. Le diagnostic était bon. Il est guéri. Et il est heureux.

(Et lui, il est superbe. )

Finalement, ils se sont très bien compris, tous les deux. House mieux que personne pouvait comprendre l'obsession de ce type et son besoin de savoir. La guérison, finalement, ce n'est qu'un bonus.
Pas bonus, en revanche, la Thirteen dialysée qui se remet tranquillement. Et voilà que ça commence à s'envoyer des oeillades assassines avec Foreman. Mon sakavomi, prestement.

Thirteen : About that Huntington trial...

Cuddy, de son côté, réintègre un bureau dévasté. Et se livre à une mini-scène avec House. Ca se cherche, ça se cherche.

Cuddy : A moron storms the clinic, bullies his way into life without parole, you enabling him at every step...
House : He hadn't done what he did, he'd be dead. Good thing you enabled my every medical move.
Cuddy : You think I handled this differently because you were in here ?
House : I don't know, let's try it again without me.

Tout ça pour que lorsque la dame ouvre son tiroir, tout le contenu se renverse sur ses sublimes genoux. L'apothéose d'une sacrée journée de merde.

Peut-être pas tout à fait pour tout le monde.

En tout cas, ils sont joliment en train de nous couler la saison, avec leur Remy Hadley ! Bonne chance pour relever le niveau ! Moi, je ne sais plus quoi dire tellement je ne peux pas la saquer. Ca m'en coupe la chique, dites donc. Ca me court-circuite mes reviews et j'en suis bien désolée.

 

410 : It's a wonderful lie

Rah là là, je peux vous dire que quand on vous sert en patient du jour l'une des actrices principales de cette magnifique série qu'est The West Wing, en tant que fan absolue, ça fait une grosse émotion.

(Ma Donna... )

Maggie a donc 35 ans, et alors que sa fille de onze ans s'entraîne à l'escalade, victime d'une soudaine paralysie des mains, elle lâche la corde, provoquant la chute de la petite.

Direction Princeton Plainsboro où... on s'apprête à fêter Noël.

Ah, 6/9, je t'adore !
C'est tellement lui d'accrocher des petites guirlandes dorées bien vite arrachées par House que cette période de l'année ne rend pas plus enjoué que d'habitude.

D'ailleurs, pas question de lui arracher une réponse à la terrible question : le jeu est-il vraiment terminé ? Est-ce que les NewKids sont vraiment à l'abri, maintenant ? Engagés pour de bon ? House a ses raisons de ne pas répondre.

Thirteen : The point of the game was to scare us. Saying it's over isn't scary so there's no point in telling it unless it's true.

Allez, je dois lui accorder que cette réplique est excellente et qu'elle sait faire preuve d'une certaine rapidité d'esprit. Dommage qu'elle ait une tronche de pov' petit chat écorché, tout ce que je déteste.

Ah, la patiente du jour a bien vite fait d'intéresser notre House. Aussitôt qu'il apprend que celle-ci a perdu sa mère très jeune d'un cancer du sein, et qu'en réaction, elle a volontairement subi une double mastectomie sans chirurgie réparatrice pour éliminer tout risque, sa tronche est très révélatrice.

Ah ça, ça te la coupe, hein, coco ? Tu vas adorer cette patiente bien amochée, comme toi, et qui fait face à son handicap. Mais qui en a honte... comme toi.

Moralité, House monte au front, tout de suite. Comme ses assistants sont des niais qui croient que la patiente ne ment pas parce qu'elle a juré à sa fille de ne jamais mentir, contrairement à sa mère qui lui avait caché sa maladie, House décide de refaire tout l'historique depuis le début. En plus, prouver à tout le monde que sa patiente est une menteuse comme les autres, l'idée est séduisante.
Bref, l'éclopé s'en prend tout d'abord à la petite de onze ans. Entrevue spectaculaire. Quand House parle aux enfants, c'est toujours fascinant. Quand il se prend une bonne leçon par des morveux pas finis, j'adore.

Surtout qu'il ne se gêne pas pour poser des questions embarrassantes. En fait, il parle aux enfants comme il parle aux adultes. C'est pas con. Alors quand pour voir, il lui demande quelle est la position préférée de sa mère quand elle baise...

Jane : She used to like being on top, but now she likes to be on her stomach. That way she doesn't have to see them looking at her scars.

Mouché. Grave mouché. Surtout de la part d'un mec qui doit terriblement redouter de baisser son pantalon devant une femme.

Sa réaction est très intéressante. Claudicant comme jamais, il s'en va grogner sur l'épaule de son bon Wilson que c'est de l'abus sur mineur.

Wilson : Honnesty ?
House : There's a reason why everybody lies. It works. It's what allows society to function, it's what separates man from beast.
Wilson : Oh, I thought that was our thumbs.
House : Do you wanna know every place your mother's thumb has been ?
Wilson : I'm sorry, I missed rehearsal. Am I taking the "truth is good" side ? Don't you usually take that part ?
House : Lies are a tool, to be used either for good… no, wait, I got a better one. Lies are like children. Hard work but they're worth it. Because the future depends on them.
Wilson : You are so full of love… or something.

Ca nous renvoie quand même bien à l'épisode où les parents de House lui tombent sur le paletot. Et à la souffrance d'un gamin à qui son père n'a jamais voulu épargner aucune vérité, aussi douloureuse soit-elle. C'est là toute la complexité et la profondeur du personnage : il traque le mensonge mais défend son utilité. J'adore.

(Pour les bubulles qui ont des trous de mémoire, House et sa famille, c'est toujours ici.)

Heureusement, de l'autre côté, à la clinique, paf, il lui tombe une petite blonde qu'il s'empresse de traiter de tapineuse, sans doute pour la draguer. Tout ça parce qu'elle porte un Saint-Nicolas autour du cou. Et comme c'est une petite marrante qui a de la répartie et qui ne s'effarouche pas facilement, elle joue le jeu, la coquine.

Melanie : Prostitutes wear religious symbols ?
House : I think they just like kneeling.

House : Wow, that is a creepy smile.

Et tu aimes ça, mon salaud !

Matez voir comme il frétille, notre pépère !
C'est fou, il a vraiment un souci avec les blondes, il avait fait le coup à Cameron, aussi, la traitant de professionnelle ! Arf, ce mec est impossible.

A part ça, on a quand même un autre dossier énorme, dans cet épisode. Le "secret Santa". Cette année, House a décidé que chacun offrirait un cadeau à son prochain, anonymement. Hop, les noms dans un chapeau, chacun en tire un.

House : On the other hand, you are now a team, you've gotta work together. The simple fact is giving people crap makes people like people. So spend 25 bucks, learn to love.

Et cet emmerdeur de génie qui a bien sûr truqué la chose (il a mis cinq fois son nom, à part ça, l'univers ne tourne pas du tout autour du seul Gregory House, je vous rassure) d'observer attentivement les réactions des petits. Kutner, que je vais finir par rebaptiser Joyeux, est tout content. Thirteen, qui mériterait de s'appeler Simplette, pousse un grand soupir d'exaspération.

Et c'est parti pour la course aux cadeaux, chacun dans son coin, sauf que malgré les petites cachotteries, les NewKids découvrent bien vite qu'ils ont tous tiré le mauvais numéro. Pas très discret, Kutner, qui n'arrête pas de demander s'il ne peut pas mettre un peu plus de sous dans son cadeau.

Thirteen : You must really like who you got.

Et une fois de plus, c'est la gosse qui flaire l'arnaque la première.

Jane : Or really dislike. My mom always gets the best presents to the teachers I get along with the worst.

Uh oh.

Avec ça que House brouille les cartes en ouvrant sous le nez de chacun un joli paquet enrubanné qui contient... un iPhone.

Et même si ses laquais se doutent bien qu'il se l'est offert à lui-même (plus précisément, il l'a chouravé à Wilson), eh ben ça fout quand même bien la merde ! Diviser pour mieux régner, rien de tel, pour House.

Wilson : Have you ever consider channeling your powers to, I don't know, bring peace to the Mid-East ?
House : I couldn't do that.
Wilson : But if they ever got it, you could screw it up.
House : Yeah, that's more where my powers lie.

Ce "secret Santa", au fond, aussi puant et pathétique soit-il, c'est aussi un bon moyen de voir leurs réactions et aussi et surtout, de voir par leurs cadeaux l'image qu'ils ont de lui. L'épisode ne s'appesantit pas là-dessus, mais si House s'attendait à recevoir une pluie de polos et de cravates de mauvais goût, il se retrouve quand même avec une chouette montre (Kutner), une édition ancienne de Sherlock Holmes (Taub) et un vinyle vintage (Thirteen). Je trouve qu'il y a pire. Et ces cadeaux-là en disent long. J'irais même jusqu'à dire que ce sont des cadeaux absolument parfaits. Il ne manque plus qu'une bonne paire de baskets de la part de Foreman qui a passé son tour et le tableau aurait été complet. Moi, je trouve que ces petits, ils le connaissent drôlement bien, leur papa House. Ca doit être pour ça qu'il ne s'attarde pas sur leurs cadeaux. Ils sont trop bien, ces cadeaux.

Beaucoup moins bien en revanche l'état de la pauvre Maggie qui décline à toute vitesse.

Une greffe de moelle osseuse étant nécessaire, on se tourne naturellement vers Jane, mais la mère refuse absolument qu'on fasse les tests de compatibilité sur sa fille. Une visite de House s'impose. Il le tient, son gros mensonge. Pourquoi risquer de mourir si bêtement et de laisser sa fille seule au monde quand la solution semble toute trouvée ? Tout simplement parce que Jane n'est pas la fille biologique de Maggie. Et celle-ci a trop peur que la petite le découvre si elle n'est pas compatible.

C'est désespérant et je suis bien sûre qu'au fond, House aurait préféré ne pas avoir raison sur ce coup-là. Mais le fait est qu'une fois de plus, le mensonge est là. Et ce n'est pas un petit mensonge de rien du tout. Toute la relation entre la mère et la fille repose sur un énorme canular. Mais Maggie préférerait mourir plutôt que de décevoir Jane à ce point.
Dans la foulée, il assiste à une scène qui le laisse complètement sur le cul. Alors que la mère tente de rassurer sa fille, la petite, elle, lui balance une terrible vérité à la figure.

Jane : You're dying. Nobody can help you. It's not going to be ok.

Ah ça, c'est une sacrée claque dans la tronche pour tout le monde. Surtout pour House qui s'en va pensivement respirer l'air frais. Avant de se confier à son Wiwi.

House : I saw something amazing. Pure truth. She told her mother that she was dying. Stripped her of all hope.
Wilson : You tell people the cold hard truth all the time, you get off on it.
House : Because I don't care. She cared. She did it anyway. She did it because she cared.
Wilson : The angels of Christmas have finally given House a present he can appreciate.
House : Oh don't ruin it, don't pin this on Christ, he's got enough nails in him.

House : Take off that hat.
Wilson : It's Christmas, it's a reindeer.
House : It's a moose. On a Jew.

Et là, paf, déclic. Le truc le plus incroyable du monde. Le plus loufoque et le plus incongru. La génétique a joué une farce extraordinaire à Maggie qui pensait s'être débarrassée de toutes ses cellules de glande mammaire pour échapper à la malédiction du cancer du sein. Sauf que son cancer du sein, elle l'a au creux du genou. Une bizarrerie de la nature. Et une ironie qui paraîtrait bien cruelle si on n'était pas si rassurés de voir le cas du jour résolu. Direction la chimio, pour Maggie.

House : Have a wonderful life. (Full of lies. )

Et hop, au revoir tout le monde. Le grand maître tire sa révérence, passant sans s'arrêter devant les NewKids en train de trinquer avec leurs prédécesseurs, véritable passage de témoin, dans le plus pur esprit de Noël.

Mais House a autre chose de prévu. Invité par son amie la pute à venir admirer son spectacle où elle intervient avec un âne (à l'origine de ses vilains boutons), on découvre alors que le fameux spectacle se déroule dans une église. Et que la fille de mauvaise vie est en fait... la Vierge...

Han.

House, House, House. Tu es sublime d'ignominie, génial de méchanceté... et parfois formidable de bêtise.

Ah, le bel épisode de Noël que voilà. Dommage qu'on l'ait eu au mois de janvier. En attendant, bel équilibre entre un cas du jour vraiment très mystérieux, un cas clinique bien libidineux et une exploration de la nouvelle dynamique de l'équipe parfaite.
Et maintenant, je vais me régaler devant Frozen. Si tout va bien, je serai presque à l'heure. N'oubliez pas que suis obligée de voir les nouveaux épisodes avec le Dark Side. Alors patience.

 

408 : You don't want to know

Comme toujours, je reste sans voix devant la complexité et la profondeur de ce genre d'épisode. Ca virevolte en permanence autour d'un seul et même thème, celui du titre. C'est désespérément brillant.

Notre patient du jour, donc, c'est David Copperfield.

A deux doigts de se noyer dans la baignoire où on le plonge menotté. C'est un tout petit peu la honte, quand même.
Heureusement pour lui, dans le public, il y a Kutner, excité comme un gamin le matin de Noël. Et Big Love, tout d'un tas, comme toujours. Que ces deux-là s'entendent aussi bien, au point de faire une sortie ensemble, j'avoue que ça me laisse un peu perplexe. Mais c'est plutôt mimi parce que Kutner et Big Love, c'est le jour et la nuit.
D'ailleurs, c'est très amusant de voir Big Love être choisi dans le public pour assister le magicien, bien à contre-coeur. Alors qu'un peu plus tard dans cet épisode, c'est lui qui va jouer les prestidigitateurs, avec un talent extraordinaire. Même si ça ne lui portera pas bonheur, à notre pauvre mormon.
Bref, les sauveurs repêchent le magicien, et hop, direction Princeton Plainsboro.

Où on s'emmerde ferme. Tellement que House se sent obligé de se fendre d'une nouvelle manière de torturer ses disciples. Cerise sur le gâteau, la victime de la manip est Cuddy. Oué. Je ne suis ni pathétique, ni obsessionnel, et je n'ai pas du tout douze ans d'âge mental.

House : I need you to bring me the thong of Lisa Cuddy. Not kidding. Thong. Cuddy. Go !

On notera l'épuisement de Foreman qui ne proteste même plus et jette à peine un regard ennuyé et vaguement désapprobateur au grand maître avant d'envoyer les troufions au casse-pipe.

Foreman : It's how I got hired.

Bref, pendant que Kutner essaye d'identifier le mal du magicien, les autres s'emploient à récupérer la culotte de la vieille. Le petit duel entre Amber et Taub m'a fait mourir de rire. Et vas-y que j'essaye de déclencher l'alarme à incendie pour la forcer à se changer...

Et vas-y que je fais capoter la tentative de la copine pour essayer de renverser mon café sur Cuddy...

(Qu'on m'explique comment renverser son café sur la dame lui fera enlever son string, mais bon, passons.)

Et vas-y que je fais alliance avec la copine pour tenter de remporter cette immunité (j'ai pensé très fort à mon Survivor Pal, Curtis, si tu me lis, je te salue). Et vas-y que je brandis triomphalement un string noir. Tadaaa.

Sauf qu'on ne la fait pas à House. Il est peut-être estropié de la patte, mais il n'est pas estropié des yeux. Et il sait très bien que Cuddy ne porte pas un soutif noir ce jour-là. On ne voit donc pas pourquoi elle porterait une culotte noire. Grillés. Et de rendre à Amber ses petits dessous.

Pendant ce temps, House est toujours convaincu que le magicien n'a rien, et après lui avoir sorti la clé des menottes des entrailles (dans l'IRM, ça fait un peu désordre), lui rend une petite visite de courtoisie histoire de lui expliquer qu'il est un gros enfumeur.
Eh bien ce monsieur lui tient tête d'une manière admirable.

Flynn : You ever do magic as a kid ? You seem like the type : lonely, obsessive.

Avant de claquer des tours vraiment spectaculaires qui arrivent même à laisser House bouche bée.

(L'enfoiré ferait tout pour lui arracher son truc, d'ailleurs. Jusqu'à lui faire croire qu'il va mourir, ce qui est absolument dégueulasse.)

Et enfin, en se mettant à pisser des litrons de sang par le pif. Ah ça, c'est un tour très impressionnant, monsieur, bravo !
Evidemment, House est séduit. Le magicien vient de gagner le droit d'être suivi par le sick bastard.

House ne lui fera pas le plaisir de le lui faire savoir, mais Flynn avait raison. Séquence suivante, on le voit manier les cartes avec une dextérité étonnante. Il a dû s'entraîner pendant des années, pour faire ça. Lonely Obsessive. Parfois, je me dis que si les patients ont droit à House, c'est parce qu'ils le méritent. D'une manière ou d'une autre.

Ce qui m'amène à la désolante affaire Thirteen. Ah ça, je ne la porte pas dans mon coeur, celle-là. Curieusement, là, je l'ai presque trouvée moins exaspérante qu'avant, ce qui semble vouloir dire que je m'habitue à sa gnangnanterie. Mauvais signe, ça. Je dois être très fatiguée.
Enfin, cette agaçante personne (au mieux) nous fait le coup de la tremblote, le genre de chose que House n'est pas du genre à laisser passer. Alors il l'observe, la piège, la fouille, pour découvrir que sa mère est morte très jeune de la chorée de Huntington. Maladie dégénérative et bien entendu héréditaire etc etc. En gros, Thirteen a une chance sur deux d'y passer elle aussi.

Mais cette imbécile-là préfère ne pas savoir si elle est atteinte ou pas (ce que je ne critique pas, après tout, c'est un choix, qui sait ce que je ferais à sa place). Ce que House a du mal à comprendre. A vrai dire, ça le dépasse totalement. J'adore voir sur son visage le trouble que ce genre de comportement peut provoquer. "Mais pourquoi ?", semble-t-il crier. Pas qu'elle l'intéresse (quoique), mais c'est une énigme, et dans le monde de House, une énigme a besoin d'être résolue.

House : Doctors often ignore their symptoms because they think they can't get sick. (Paille, poutre, oeil, etc... )

A propos d'énigme, une autre, superbe vient s'ajouter au patient du jour et à cette tarte de Thirteen. Nous avons un gagnant. Big Love a réussi à tirer la queue du Mickey. Enfin, disons qu'il s'est emparé du Graal. Rouge, le Graal. Alors si dans un premier temps, notre bon Greg, comme les autres, doute de l'authenticité de l'objet, ayant croisé Cuddy dans le couloir, une petite expérience s'impose. Oh, j'ai fait tomber mon petit flacon de Vicodin, et puis je fais mes yeux de pauvre petit chien triste. Moi pauvre éclopé, pas pouvoir me baisser, sivouplé, gentille madame.
Ma pauvre Lisa, comment peux-tu encore trouver assez de bonté pour te baisser et exposer ainsi...

(Ravissant, d'ailleurs.)

House : OH ! MY ! GOD ! You're not wearing underwear !
Cuddy : Of course I'm...
House : Skirt that tight, you've got no secrets. Skirt that tight I can tell you got an IUD. You seen Dr Cole ?
Cuddy : No.

House : You're blushing.
Cuddy : I am not.
House : Look at me. OH ! MY ! GOD !

La scène suivante, dans l'ascenseur, et le regard d'adoration de House. A mourir...

House : How did you do it ?
Cole : So I'm safe ?
House : In this job, yeah. Your crotch, on the other hand... How did you do it ?
Cole : Prayer mostly.

Ah, c'est super bien répondu. J'adore, bravo Big Love.

(Bon, euh, ma bonne Sorcière, c'est pas pour dire, mais tu t'éternises, là.)

Oui, bon, donc. J'aimerais quand même souligner que même lorsque l'ami Robert Sean ne fait que deux apparitions éclair dans un épisode, à quel point celles-ci sont justes, calibrées, parfaites. En deux répliques, il fait mouche mais d'une force. Incroyable. En revoyant ça, je ne m'étonne pas de tirer un parallèle régulier entre le Dark Side et moi et ces deux lascars.

House : 9 to 3 !
Wilson : 5 all.

Bon, sinon, contente que House se ramasse dans la tête ses conneries. Se faire transfuser du sang du malade pour prouver qu'il n'a rien de frelaté, c'est quand même un peu grave.

(Tout autant que la scène presque intime qu'il partage avec l'autre godiche, là.)

Ravie que les NewKids le chopent, le droguent, et lui retirent des bouts de poumon, rein et foie pour le punir. Pas volé.

(Toi aussi, viens jouer au Docteur Maboul sur un vrai monsieur.)

Thirteen, j'avoue que je l'ai un tout petit peu admirée de ne pas tenter de convaincre Big Love de l'épargner, puisqu'en plus de l'immunité, il a le droit de nominer deux candidats au départ parmi lesquels House choisira le perdant du jour. Amber brandit son talent de médecin, Taub tente de lui refiler 5000 dollars pour son gamin ("I've seen his picture. He's gonna need braces.") et Kutner lui, lui fait comprendre qu'il n'est pas une menace pour lui, contrairement aux autres. Thirteen en profite donc pour nous faire une superbe démonstration de contradiction. Alors elle ne veut pas savoir pour sa maladie potentielle de peur de ne plus être capable d'entreprendre quoi que ce soit, en revanche, elle ne s'inquiète même pas de d'être choisie par Big Love parce que selon elle, s'inquiéter n'y changera rien. Mmmmh.

Avant de revenir là-dessus, ce petit échange magnifiquement hémoglobinesque entre House et son Wiwi.

Wilson : Of course you're type AB. Universal recipient. You take from everybody.

House : Of course you're type O. Universal donor. No wonder you're paying three alimonies.

Arf. Et c'est là que House percute qu'il tient ENFIN son sacrosaint cas de lupus.

Wilson : You're about to run out of here, aren't you ?

Hop. Magicien soigné. Le coquin cachait des anticorps de groupe B dans les manches de son sang de groupe A.

Et mon House s'apprête donc à virer un des deux nominés de Big Love.

Pas très malin, mon mormon. En même temps, avait-il le choix ? Autant choisir Amber, ça tombe sous le sens, personne ne peut la blairer et c'est une redoutable compétitrice, autant Kutner, c'est terriblement chelou. La première scène de l'épisode prend tout son sens. Il fallait qu'on les voie potes pour que ça tilte. House aussi flaire l'entourloupe. Et pour cause, si Big Love a récupéré le string de Cuddy, c'est parce qu'il a conclu un pacte avec elle. Il n'a pas choisi Amber et Kutner. C'est Cuddy. Et ça, House s'en rend compte à une vitesse étourdissante.
Pauvre Big Love. La porte pour celui qui a osé enfreindre les règles.

Cole : You're all about breaking the rules !
House : Her rules, not mine.

Dernière scène entre House et cette sotte de Thirteen qui m'a beaucoup rappelé la dynamique avec Cameron. House a pratiqué un test de dépistage à son insu. Le résultat est là, dans une enveloppe. (Déjà vu)

Thirteen : I don't want to know.
House : No, you're afraid to know.

Elle n'ouvrira pas l'enveloppe. House non plus.

(Encore quatre reviews de cet acabit d'ici mardi ? Avec BSG et Doctor Who au milieu ? Mais vous voulez ma mort ??? ASSASSINS !!!)

 

407 : Ugly

(A nous deux, mon bon Gregory... )

Alors, que j'vous explique : House, il fait semblant d'être un gros macho, c'est trop pratique quand on est un peu sensible, ça permet de garder les femmes sentimentalement dangereuses à bonne distance. Tout va bien, il force même le trait histoire que ce soit plus drôle, pas de souci, de toute façon, c'est juste un jeu... sauf que... et si finalement ça n'en était pas un ? Et si finalement, derrière ce faux macho qui en rajoute des tonnes se cachait... un vrai macho ?!? Hein, dis, Wilson ?!? Et si c'était ça, hein ?!? Miroir, mon beau miroir, viiiite ! Dis-moi que je ne suis pas un infâme fils de pute, parce que sinon, c'est sûr, je vais faire une crise de nerfs, là !

Mais tu t'es vu, mon pauvre House ?

Eh ben ça tombe bien, se regarder, il va pouvoir le faire tout à loisir car une équipe de télé est là, sur place, pour suivre pas à pas l'opération d'Elephant Boy, pas gâté par la nature, mais qui compte bien se retrouver avec une tête "normale" en sortant de Princeton Plainsboro.
Toute une équipe de télé qui va donc semer une jolie petite discorde à l'hosto, à commencer par intimider le farouche Chase, impliqué de près dans cette intervention, et qui n'a pas bien l'air de comprendre ce qu'on attend de lui.

(Perso, je dirais : sois beau et tais-toi, chéri. )

A propos de look, une petite parenthèse pour dire qu'outre les inquiétudes de House, la tronche de zombie de Hugh Laurie m'a brisé le coeur, dans cet épisode... En même temps, clairement, on a à faire avec un déprimé de la life, donc ça doit être chronique, chez lui, mais brrrr, ça doit être la première fois que ça me choque à ce point. Pauvre vieux. J'espère que la grève lui aura permis de recharger à fond les batteries.

Enfin bref, on imagine à quel point House rayonne de joie à l'idée de se faire suivre par des caméras alors qu'il clopine dans les couloirs en insultant ses laquais. Clair qu'il en rêvait. Ca lui donne une excuse de plus de martyriser Cuddy.

Cuddy : You think I like the cameras ? You think I want the whole world watching you checking out my ass and question my wardrobe ?
House : Would it be better if I checked out your wardrobe and questioned your ass ?
Cuddy : A little part of me...
House : There is no little part of you.

Joli petit ping-pong pour nous mettre dans l'ambiance. La réplique de la moustache m'a également fait mourir de rire. Qu'il est cruel, le salaud.

Et pendant ce temps, du côté des New Kids, ça ne se passe pas tout seul. Rappelez-vous, House nous a ramené une girafe de la CIA, maigre, moche et brushée. Et si ça nous plaît pas, ben du côté des aspirants, c'est un peu un remake de l'Age de glace.

Amber : Why did you hire her ?
House : Because she has way more diagnostic experience than the other swimsuit models I was considering.

Ajoutez à ça les caméras et le slalom de House pour les semer, et le tableau est complet.
C'est qu'il sait y faire, le sick bastard. Il a une expérience sans pareille pour se débarrasser des importuns. Là, le voilà parti faire ses différentiels en salle d'op, ou d'IRM, tranquille.

Et puis il y a Cameron. Cameron-plus-bête-tu-meurs qui nous lâche LE dossier, LE truc qu'il ne fallait pas dire devant les caméras. Il paraît que les femmes peuvent se concentrer sur plusieurs choses à la fois. Eh ben de toute évidence, Cameron, quand elle parle de House, il vaut mieux qu'elle se concentre uniquement sur la question. Ca pourrait lui éviter de lâcher, au détour d'un examen clinique, que...

Cameron : I learned how to be a doctor from House. Or at least a doctor to learn how to be a doctor from House, if that makes any sense.
Darnell : And you left his team because you couldn't stand him anymore ?
Cameron : No, no, I love Dr. House.
Darnell : That's something we haven't heard. (Sans blague... )
Cameron : I mean... what did you ask me again ?
Darnell : Why you left him ?
Cameron : I mean... I loved being around him... professionally, you know, it was always stimulating... not in an erotic sense of the word...

Et vas-y que je rame, et vas-y que j'ai une centaine de galériens dans la cale qui tentent désespérément de me sortir de ce guet-apens.
Pauvre Cameron. Alors qu'on la pensait presque tirée d'affaire... qu'est-ce qu'elle est blonde, la malheureuse !

La big cerise étant que cette imbécile s'amuse ensuite à répéter devant le miroir que non, pas du tout, c'est pas ce qu'elle voulait dire, et que pfiou, on va pas en faire une histoire, hein ?

Qu'est-ce t'en penses, Robert ? Pas mal, hein ?

"Oui, oui, tout à fait convainquant. D'ailleurs je ne suis pas du tout en train d'imaginer 75 manières différentes de faire rendre gorge à Gregory House."

Pauvre Chase. Il me ferait presque de la peine. Tiens, d'ailleurs, à quand la rupture ?

A part ça, excellente exploration de l'un des nouveaux larbins du maître, et pas des moindres. Tellement pas des moindres qu'intrigué par son assurance là où les autres ont tendance à jouer les carpettes et à faire coucou à la caméra, House va mener l'enquête. C'est vrai, on se demande un peu ce qu'un chirurgien esthétique fout là.

Intéressant donc de découvrir qu'il a quitté son cabinet parce qu'il avait sauté une infirmière et que... ben ça la fout mal. Trop content de lui, House s'apprête à fondre sur le malheureux, tout ricanement dehors.

Taub : Some people pop pain pills. I cheat. We all have our vices.

Calmé net.
Bref, bien normal que Taub soit en première ligne étant donné le sujet du jour, un jeune patient terriblement difforme, même si ce n'est pas de sa difformité qu'on veut le guérir pour l'instant, mais de mystérieux maux qui empêchent toute opération esthétique.

Et Taub s'avère brillant dans le débat. Il est dans son élément, et rien que pour la réplique terrible qu'il assène à House, persuadé qu'au fond, une opération ne changerait rien ("It will only change your face, it won't change who your face made you.").

Taub : You're not normal ! So you don't want anybody else to be normal. You don't think normal's healthy.

*Silence commode*

Eh non, House n'est pas normal, ne veut pas être normal, c'est un des thèmes de fond de la série, décliné à maintes reprises. Son obsession à être différent des autres le pousse même à aller visionner les images tournées le jour même et à constater devant témoin à quel point il peut être complètement nul quand une meuf lui plaît.

House : I can't believe I'm that guy !
Wilson : Every guy is that guy !
House : I'm not every guy !

Et voilà, contrairement à Kenny qui ferait sans doute n'importe quoi pour se fondre dans la masse, House, lui, ne veut pas être comme les autres. Et quand il l'est, ça le rend dingue. Surtout quand il est pris en flagrant délit de bêtise.

Pour couronner le tout, celle qui trouve la clé de l'énigme, c'est bien entendu la plus jolie du lot. Cette sotte de Thirteen qui nous balance une superbe mais très discrète maladie de Lyme. La boucle est bouclée.

Histoire de rétablir l'équilibre dans l'univers, House dégage la girafe brushée non sans lui glisser une petite invitation à dîner.

Je suis bien étonnée qu'en réponse, il n'ait pas eu droit à un bon coup de pied là où ça fait mal, mais bon, chacun sa manière de gérer la chose.

(Et c'est lui qui casse Cameron parce qu'elle le prend pour un "sick puppy" ? Non mais vous avez vu cette tronche de martyr ??? )

J'ai néanmoins chaleureusement applaudi le petit air très satisfait d'Amber. Hop, une de moins.

Pour finir, ravie de voir House ridiculisé par le fameux documentaire qui brosse un portrait de lui hilarant de bonté et de dévouement.

Le tout sous les commentaires moqueurs de Cuddy qui ma foi se retrouve avec un patient guéri et parfaitement opéré, et surtout une pub d'enfer pour son hosto et son médecin préféré.

Kenny : Thank you, Dr House.

(Oui, bon, il a encore un peu un oeil qui dit merde à l'autre, mais ça vous change un homme, non ?)

Voilà, quoi. Ah, House... Juste pas possible, ce gars-là. Vous savez, en fait, ça peut encore durer longtemps, comme ça.
Du moment que le père Laurie tient la route...

On va espérer que ce soit le cas.

 

406 : Whatever it takes

Eh bien il semblerait que chaque fois que je dis qu'après un épisode, House ne va plus se sentir pisser, on en rajoute encore une couche dans le suivant. Car au début de celui-ci, alors que notre héros assaisonne les NewKids tout en savourant avec ostentation le déjeuner de Wilson, sans doute chourravé dans quelque frigo mal surveillé, voilà qu'il se fait débaucher par la CIA.

Alléchées par le titre du visiteur, le Dark Side et moi nous sommes regardées avec le fol espoir que House ait fait quelque bêtise lui valant une fois de plus les barreaux et surtout... les menottes.

Et nous ne sommes pas les seules.

La déception est générale. Ce sont les lumières du célèbre Doktor que l'illustre visiteur vient chercher. Ca tombe bien, il a presque failli repasser sa chemise, ce matin.

Et puis la scène ne manque pas d'impressionner les petits branleurs qui s'arrachent toujours une place dans la sacrosainte équipe et qui seront donc placés, durant tout l'épisode, sous la direction de Foreman.

House : You're in charge.
Foreman : I know !

Now, THIS is interesting.

Car sans la surveillance de papa House, ça devient le vrai souk, là-dedans. On n'avait déjà pas forcément à faire à des enfants de choeur, mais là, pour le coup, c'est la curée. Et le plus drôle, c'est qu'ils finissent par se retourner contre Foreman qui n'arrive plus à les contenir ni à faire valoir son autorité. Et qui fait erreur sur erreur.

Déchaînés, les petits cons.

Cole : What would House do right now ?
Thirteen : Pop a pill, insult us, and trick the patient.
Kutner : We can do that last part. She's never met House before, has she ? Who's got a cane ?

Pendant ce temps, le père House n'en croit pas sa chance. Le voilà qui s'envole à bord d'un hélicoptère des services secrets posé à même le toit de l'hôpital.

Je ne peux pas m'empêcher d'y voir un petit clin d'oeil à toutes ces séries passionnantes qui mettent en avant des complots terrrrrriiibles. D'ailleurs, House non plus.

House : It all looks better on 24 !

Le pire, c'est qu'on se rend compte que la série n'a vraiment pas besoin de ce genre d'artifices pour être excellente. D'ailleurs, on a super envie qu'il rentre au plus vite à Princeton Plainsboro, car...

Ceci n'a absolument pas lieu d'être. Et. Ca. Joue. Comme. Un. Pied.

Comme deux, même.

House et les femmes, chapitre 458.
Instantanément, la donzelle du jour a eu l'heur de catalyser toute notre haine. Elle nous en aurait presque fait oublier Thirteen.
Ce lointain transfuge d'Urgences qui n'ouvre la bouche que pour répondre "oui" ou "non" pendant que House fait les questions, les réponses, et, fidèle à sa réputation, nous claque deux ou trois blagues vaseuses, n'avait strictement rien à foutre là. Malheureusement, ça a l'oeil clair, la cuisse fine et le cheveu bien brushé. Mieux encore cela porte une blouse. Il n'en faut pas plus à l'autre glande sur patte(s) pour avoir envie de se la ramener sous le bras. Et c'est ce qu'il va faire, l'enfoiré de sa race. La haine.

En ce moment, il est juste pas tenable, côté meufs. Parfois, je me demande même s'il ne continue pas à piocher dans la réserve d'anti-dépresseurs du gars Wilson.

Côté patients, mmmmh. J'avoue que ces derniers temps, ce n'est pas ce qu'il y a de plus passionnant. Je commence à me dire qu'il serait sans doute temps que la petite télé réalité made in House prenne fin pour qu'on nous balance un peu de gros patient qui tache. Une petite pilote de dragster et un Monsieur X. qui pèle comme un oignon, sympa mais bon.

L'intéressant dans l'affaire, c'est que pendant que Foreman se vautre côté diagnostic, pas aidé par un petit malin qui brouille les pistes, House n'est guère plus brillant. Pour sa défense, le patron n'est pas non plus aidé par les multiples "classified" qu'on lui assène chaque fois qu'il demande les antécédents de l'oignon.

A Princeton Plainsboro, la possibilité d'un lupus nous fait hurler de rire, le Dark Side et moi. En l'absence de House, c'eût été par trop sublime. Las, ce ne sera pas encore pour cette fois.

En revanche, la conversation téléphonique de House et Wilson, qui est leur phone-sex à eux, est absolument ultime.

Wilson : Either you're sprawled naked on your floor with an empty bottle of Vicodin, or collapsed naked in front of your computer with a empty bottle of Viagra. Please tell me which because Chase has another pool going.
House : They flew me in to help deal with a sick employee. How much...
Wilson : Hallucinations. Damn, I shouldn't have bet on the Viagra.

James, James, James... We love you, James !

On a également droit à une scène excellente entre Foreman et Cameron, lors de laquelle cette dernière qui a tendance à fourrer son nez là où il n'a rien à y faire confesse à son ancien frère de sang que bosser avec House lui manque.

No kidding. Faut dire qu'elle se tape les Urgences et qu'elle se tape Chase. D'ailleurs, ils ont l'air amoureux comme moi j'ai l'air d'être suédoise.

Et Chase m'a l'air relativement grincheux, ces derniers temps. Qu'on cesse donc la mascarade, plus personne n'y croit. Robert, largue-la, qu'on rigole un coup !

De retour à PP, victorieux d'en avoir mis plein la tête à la CIA qui a failli perdre un agent à cause d'une erreur de géographie, sur sa lancée, House démasque en moins de dix secondes l'entourloupe du jour. Et alors là, je vais vous dire, j'en suis restée toute ébaubie. D'abord, Foreman n'avait pas si tort que ça. Il avait même carrément raison depuis le début, comme va le souligner House. C'est juste que ce coquin de Grumpy avait tout faussé les analyses de la nénette pour qu'ils indiquent une belle polio, juste comme ça l'arrangeait, lui le médecin sans frontières.

Allez hop, aux barbaresques ! Non mais alors.

Pour finir, et histoire d'essayer de voir sous un jour positif la fin de cet épisode, House finit par payer toutes les réflexions grivoises qu'il a déballées au cours de son enquête CIAesque en se mettant une honte magistrale. La pintade de la CIA l'attend à la sortie et ce loquedu croit que c'est pour se faire sauter. Il faut voir sa gueule quand elle lui explique que euh, non, pas du tout, mais merci, elle a juste démissionné pour accepter l'offre de boulot qu'il lui a faite là-bas.

Eeeeeeeeeeewwww !

Et quel gros con, hein ?

Mais outre cela, si je devais faire un reproche à la série ces derniers temps, et à House plus précisément, c'est son côté méchant gratos, son côté "I can be rude because I'm soooo brilliant". Pas nouveau, me direz-vous, mais si à une certaine époque, les envolées housiennes avaient toujours une raison d'être, un contexte précis, ces derniers temps, c'est totalement systématique, et si son affreuse répartie et son irrévérence me font toujours rigoler comme une bossue, quand j'essaye de mettre mon attachement de fangirl de côté, je dois avouer que ce développement me chagrine un peu. Je suis consciente qu'on ne peut pas tourner éternellement autour de "ma patte/mes médocs/bouhouhouh, je suis trop malheureux", mais il doit bien y avoir autre chose, non ?

Avec le Dark Side, on a envisagé une mission d'évangélisation de Monsieur Dark... ce qui impliquerait de reprendre le visionnage de la série depuis le début. Très honnêtement je louche très régulièrement sur mes DVD de la première saison. Et parfois, je me demande à quoi ressemblerait cette première saison, à la lumière de tous les épisodes que j'ai déjà vus. Ca me fiche presque la trouille.

Bon, et pour finir sur une petite anecdote amusante et un poil de légèreté... le papa de la pilote de dragster... arf... c'est Biff Tannen ! Tu veux sa photo, banane ?

 

404 : Guardian angels

Faisons comme si je n'avais pas vu cet épisode depuis presque dix jours. J'avoue, j'aime bien faire durer le plaisir. Surtout quand je sais que la prochaine séance de visionnage n'est pas programmée et que le Dark Side agonise dans son coin. Reviewer, c'est mettre un point final à un épisode. Et c'est vrai que ce n'est pas forcément réjouissant quand d'une part, on se rapproche dangereusement du nombre d'épisodes diffusés à ce jour (a.k.a on va bientôt pleurer notre race parce que finito inédits), et d'autre part, on s'en va dans une semaine pour les ouacances.
Bouhouh.

(Et alors que je tape ce billet, un Dark Side mourant me demande ce que je fais à midi. Hin hin hin.)

Alors, ambiance sixième sens dans cet épisode où une Ukrainienne "sees dead people". Mieux que ça, ces "dead people" tentent de la violer, de l'étrangler, toutes sortes de choses très très sympas.

Ce sera donc notre patiente du jour.

Frémissement discret lorsque dès la fin du générique nous retrouvons la blonde Cameron dans le bureau du patron qui joue à Charlie et ses drôles de dames. C'est amusant parce qu'au bout de seulement trois épisodes, à la fois on se dit qu'on mourrait de plaisir si elle réintégrait la sacrosainte équipe, et à la fois on pense aux newbies et on se dit qu'on ne voudrait pas qu'ils disparaissent aussi vite. C'est finement joué. Ils ont réussi à brouiller les cartes d'une jolie manière.
Et avec ça, j'adore la nouvelle Cameron. J'y reviendrai à la fin, je trouve que c'est très intéressant ce qui se passe dans cet épisode entre elle et House. C'est tout nouveau... et tout chaud.

Excellent petit pari, en sus de cela, entre les deux. Ca faisait longtemps. Et si chez les autres, c'est toujours amusant, avec eux deux, les paris ont toujours un petit goût de... enfin... vous comprenez ce que je veux dire ? Pas de pouilleux déshabilleur mais pas loin.

En parlant de ça, j'étais sûre qu'une fois qu'elle aurait bu un coup dans son café qu'il ne voulait soi-disant pas, il boirait derrière elle.

Hé hé hé. C'est pas une pomme mais ça aurait pu.

Parlons un peu des noobs, maintenant. Arf arf arf, ils me font plus que jamais mourir de rire. Et vas-y que House te les envoie déterrer un mort et qu'ils y vont, ces crétins-là, tranquillou, sans moufter. Soulignons que le jeune Kutner (mon petit préféré) présente décidément toute la nonchalance nécessaire pour l'emploi auquel il postule.

Taub : Shouldn??t we be running ?
Kutner : If it??s a cop, run. Security guard, I say we take him down.

Idem pour Amber qui arrive la bouche en coeur trois heures plus tard.

Amber : Sorry I'm late.
Taub : Where the hell have you been ?
Amber : Oh, I got lost.
Kutner : Been here over three hours.
Amber : Really lost.

Ils sont mortels !

Par là-dessus, j'ai adoré voir la GUEULE de cette niaise de Thirteen lorsque l'Ukrainienne prétend avoir parlé avec un homme qui l'accuse d'avoir tué son chien. Irf irf irf, dans ta face, ma pauvre Thirteen.

A propos de la mère de la patiente qui lui cause pendant tout ce temps...

... j'ai capté qu'elle n'était pas vraiment là au moment de l'IRM. Elle n'avait vraiment rien à foutre là. Et pour cause : elle n'y était pas.

Jusque là, d'ailleurs, concernant les hallucinations de notre patiente, il faut bien reconnaître qu'on ne sait pas trop à quoi s'en tenir. Et puis il y a cette scène qui renverse la vapeur. C'est excellement mené. Et ptain, on y croit, mais dur comme fer. Très très fort.

House (miracle) rend visite à la patiente, et celle-ci affirme voir un vieux qui lui ressemble.

House : Yeah, that's Grandpa House.

Irene : He says his name is Walter.

Et là, ce con... arf. Il nous sort sa plus belle tête WTF. Et sans mot dire, comme sous le choc, il se tire en boîtant bien bas.

Il est trop doué. Dix secondes plus tard, le voilà se jetant sur le canapé de Wilson, ménageant une petite pause on ne peut plus dramatique.

Ah, mon bon Wilson.

Le Dark Side et la Sorcière, en choeur : "AH BEN QUAND M?ME !"

Wilson : You're actually quite impressed about yourself, aren't you ?
House : Who wouldn't be ?

Hé hé hé, évidemment. But de l'opération ? Rentrer dans le jeu de la patiente et réussir à lui faire cracher ses antécédents de cette manière. C'est brillant. Sur le coup (et surtout en voyant le teaser), j'ai vraiment cru que House avait un grand-père qui s'appelait Walter !

Pour en revenir une fois de plus aux newbies, ils sont fabuleux, je ne m'en lasse pas. On a d'abord cette grande garce de blonde qui fait tourner sa copine brune en bourrique en lui faisant croire qu'elle est hantée par son patient décédé. C'est dégueulasse, mais elle s'en fout, et elle ne s'en cache même pas. Et House se régale bien sûr de ces petites haines entre candidats. Y compris du côté de ces messieurs qui se prennent régulièrement le chou, ce qu'il trouve très productif.

House : That is just great.
Henry : What is ?
Taub : Which one of us is ?
House : Both of you. Together. Fighting. Passionate to prove the other wrong. Couldn't care less about the patient, but it all works out the same.
Amber : I hate Thirteen !
House : Not as productively.

Ensuite, on a Big Love, le Mormon, aussi mignon qu'Arnold et Willy réunis, et qui a les faveurs de Cameron, d'ailleurs. On avait vu juste, c'est lui, la Cameron du lot. Ce qui lui vaut de se gagner quelques avertissements de la part de Blondie. Pour s'affirmer, exaspéré par les brimades de House qui n'en rate pas une, il finit même par lui mettre sans prévenir un bon coup de poing dans la tronche...

Il y a aussi le chirurgien esthétique, excellent également, qui ferait un très bon Foreman.

En plus il a l'avantage d'avoir l'air très inoffensif.

Il y a aussi donc cette pète-couille de Thirteen qu'on va se coltiner jusqu'au bout, je le sens bien. J'espère presque que ce ne sera pas au détriment d'Amber que je trouve de plus en plus excellente, même si je me demande si sur la durée, elle est gérable.

Ca m'amène donc au conseil tribal... ah, non, cette semaine, c'est façon Bachelor.

(Joli clin d'oeil au copain Bachelor de Band from TV, en passant.)

House : There are seven of you and only six roses.
Kutner : Those are peonies? but I??m sure they??re part of the rose family.

Juste lèche-cul comme il faut ! Je l'adore, ce petit.

Au final, ça me déchire le coeur mais... C'est Bosley qui s'en va. Rah, il était pourtant énorme, ce Jacob... Henry... Selmak, whatever. Excellentissime.
Malheureusement, House n'a pas besoin de quelqu'un qui raisonne comme lui.

Henry : That's why I gotta go.

Et là :

House : Hey, if you wanna hang out...
Henry : I know, call Wilson.

Ah, quel dommage, QUEL DOMMAGE !

Mais tout de même, vous vous rendez compte ??? House se fait des AMIS !

Car il faut maintenant revenir au cas Cameron. Outre évidemment le petit côté "shalala" qui se dégage de chacune de leurs scènes (il faudrait être bigleux pour ne pas le voir), si Wilson se fait discret dans cet épisode, c'est pour une raison : parce que Cameron fait sa Wilson. C'est même à elle que House vient piquer à bouffer à la cantoche...

... c'est elle qui lui balance les petites répliques qui vont bien tout au long de l'épisode, c'est elle qui se moque gentiment de lui quand il le faut, c'est elle qui le fait réfléchir, aussi. C'est tout le côté bon génie un peu malicieux de Wilson, plus la perruque blonde.

Et ça a le mérite de capter l'attention de House.

Et d'ailleurs, Cameron elle-même reconnaît sa wilsonitude :

Cameron (à propos de Big Love) : You're gonna collect a hundred dollars and fire him because he has principles ?
House : What's your agenda here ? You obviously don't care about the hundred.
Cameron : He's a decent, smart...
House : You care about the team.
Cameron : Does it annoy Wilson when you ask questions and ignore the answers ?
House : Very much. You only care about who I hire and who I fire. Because you miss going through my mail. You can't stop controlling me.
Cameron : No one controls you.
House : You want your job back.
Cameron : No.
House : Too bad, you can't have it.

Une intensité qu'on retrouve d'ailleurs dans toutes les scènes que House partage avec ses anciens bébés. Y compris Chase qu'on croise commodément au bloc, et qui opère sous le regard terrible du maître.

Je n'aurais jamais cru qu'en se séparant des Kids, on pourrait pimenter à ce point la relation qu'entretient House avec chacun d'eux. Et c'est pas fini.

C'est pas fini car dans l'épisode précédent, nous avons laissé un Foreman fort marri et sans boulot. On se dit qu'il ne tardera pas à en retrouver. Nenni, le pauvre est blacklisté dans tout le pays. Personne ne veut plus de lui. Il est House.

(A moins qu'un mauvais génie ne se soit amusé à passer quelques coups de fil à tous les recruteurs potentiels... )

Tel un paon paradant, le voilà de retour à Princeton Plainsboro pour proposer ses services mais avec augmentation, bureau perso, assistant, place de parking, chèque vacances, cireur de pompes pour lui tout seul, cent balles, un Mars, etc...

Mais bien vite, Cuddy lui remet les pieds sur terre. Que dalle augmentation. C'est tout pareil qu'avant ou rien du tout.

Cuddy : You??re House Lite now. The only administrator that will touch you is the one who hired House Classic.

Traduction : "You're my bitch !"

Ah ah ah, je suis trop contente, ça lui fait les pieds, à ce bon vieux Foreman !

Et d'un, donc ! Qui sera le prochain à réintégrer le nid ? Je parie sur Chase.

(Et j'en profite pour bisouiller - prudemment- le Dark Side de loin, parce que ça va pas fort fort, hein... )

 

403 : 97 seconds

Wooooaaaaah !

Lourd, très lourd, dites donc !

Et avec ça, quelle rigolade. Un grand coucou à Curtis, mon Survivor-Pal qui a dû avoir bien du mal à ne pas me lâcher le coup du Tribal Council !

Ca, c'était bon, très bon, et j'en ris encore rien que d'y repenser.

Jeff Probst, sors de ce corps sur l'instant !!!

Je suis toujours émerveillée chaque fois que notre vieil enfoiré nous fait l'étalage de sa sous-culture. Quoique, Survivor, c'est trétrétrétré bien. Moi, j'aime Survivor. Pour une tordue du complot et de la théorie comme moi, il y a des saisons totalement ultimes où des génies ont réussi à retourner comme ça une situation complètement perdue et à se faire voter vainqueur à l'unanimité du jury à la fin. Grandiose, vous dis-je.

Bref, tout cela pour dire que j'adore.

Et pourtant... je n'ose le dire... ces enfoirés... non, vous n'allez pas y croire... CES ENFOIRES ONT TUE LE CHIEN !

Un chien, oh, au poil. Intelligent, gentil, une bonne gueule comme on n'en fait plus, et avec ça même pas un inutile de chien qui traîne là, juste bon à ce qu'on lui marche sur la queue, que dalle, un chien d'handicapé, ZE dog suprême, LE chien à ne pas tuer, eh bien ces jean-foutre trouvent le moyen de me l'occir. Ah ben alors ça, on peut dire qu'ils sont doués.

Brave petit...

Même le Dark Side (c'est dire) l'a trouvé sympathique, ce cabot.

Et la responsable ? La voici :

Cette tanche suprême de Thirteen, cette bonne à rien qui pour sûr ne doit pas y voir bien clair, a laissé le chien bouffer les pilules du malade. Qu'on lui coupe la tête !

Malheureusement pour moi (car c'est fait, je ne peux plus la blairer), la mijaurée a le bon goût de trouver d'entrée de jeu le diagnostic, ce qui lui vaudra d'être sauvée par le maître, malgré l'énorme bévue commise avec les médicaments.

Je la hais.

En plus, elle ressemble trop à Cameron au début, la Cameron que je ne pouvais pas souffrir et qui aujourd'hui blonde et beaucoup plus assurée m'éclate beaucoup.

Adoré ce petit "bisque bisque" envoyé à House qui se fait remettre à sa place par un Chase lui aussi très remonté.

Cameron : I like him better like this. You ?

Bon, pour en revenir au cas du jour, c'est donc du lourd. Du pas drôle. Du qui ferait bien chialer s'il n'était pas question de conserver un semblant de dignité face à la voisine de canapé.

Déjà, ça se traîne dans un fauteuil roulant depuis des années et ça fait preuve d'un cynisme qui serre à la gorge... et puis en traversant une route, ça tombe en pâmoison sans prévenir.

Bref, des examens pénibles, de pauvres traitements visant à le soulager et une lente agonie plus tard, notre pauvre malade du jour finit par trépasser, ce qui est presque un soulagement étant donné la misère qu'il se traîne, le malheureux.

Stark : I've been trapped in this useless body long enough.

Vlan, dans ta face, mon pauvre Greg.

Voilà typiquement le genre de chose qui est sympatoche, dans cette série. Un patient qui sort ça à un toubib qui lui-même ne tient pas une forme olympique. Mais qui malgré tout ne peut comprendre qu'on en vienne à espérer la fin.

House : Misery's better than nothing.

Bon, bref, le patient meurt, quoi. Avec son pauvre chien.

(Enfin, là, le chien n'est pas encore mort, mais ça va pas tarder. Argh, si cette NUNUCHE à rayures avait surveillé le malade quand il prenait ses pilules, le malheureux serait encore en vie et le chien aussi ! Mais quelle COOOONNE !!!)

Bref, calmons-nous parce qu'il y a encore moults rebondissements à évoquer.

Ce cas du jour ne serait pas totalement complet sans l'intrigue parallèle qui a lieu grâce au cas clinique du jour. Mon gars House, toujours prêt à aider ses patients en détresse, entre dans une salle d'examen, et avant qu'il n'ait eu le temps de dire "stéthoscope", se retrouve avec un électrocuté sur les bras. Cet imbécile congénital de patient a planté un couteau dans la prise de courant. C'est malin. Enfin, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que ce brave monsieur n'avait pas du tout l'intention de se suicider. Car si c'était le cas, pourquoi le faire devant témoin ?

Du tout, donc, l'inconscient a failli clamser quelques jours avant dans un accident de voiture. Il est resté cliniquement mort pendant 97 secondes.

Patient : it was the best 97 seconds of my life.

Et là, personnellement, je commence à sentir venir l'embrouille. C'est pile poil la chose à ne pas dire devant un cinglé qui est, à peu de choses près, prêt à se greffer le système nerveux de quelqu'un d'autre pour oublier sa propre misère.

Dès cet instant, donc, cela ne fait plus l'ombre d'un doute. Je sais que House va planter un couteau dans une prise. Et j'ai même étonnée que ce curieux-là ne le fasse pas directement en sortant de la chambre du malade.

Quel idiot.

D'ailleurs c'est ce que lui dit Wilson aussitôt qu'il ouvre les yeux.

Wilson : You're an idiot !

Wilson : Just watching you is painful. I'm upping your pain meds.
House : I love you.

Rooooh, c'trop mimi. Comme toujours, cynisme ou vérité, à chacun de choisir. J'opte pour les deux. On sait tous que House l'adore, son Wiwi.

Enfin, dans sa quête de découvrir ce qu'il y a "après", House ne révèlera pas à Wilson ce qu'il a vu. Mais face au cadavre de son patient, il marmonnera quand même un vague "I told you so". C'est bien. Ancrons-le-nous dans le monde des vivants, ce grand enfoiré, on en a encore besoin. Et j'aime l'idée qu'il s'accroche ainsi à la vie, depuis le début de la série, ça le rend d'autant plus grand. Faudrait juste y aller un peu plus mollo sur les "near-death experiences".

A part ça, du côté des noobs, c'est quand même très très zexcellent.

D'abord, il en reste une dizaine, mais de sacrés lascars, surtout une, d'ailleurs, la blonde complètement allumée qui vendrait père, mère, mamie, papy, oncles, tantes et même le petit dernier de la famille pour intégrer la sacrosainte équipe. Ce qui après mûre réflexion me laisse à penser que ce ne sera pas le cas. Trop ingérable à mon très humble avis. Déjà, avec un chef qui s'amuse à s'électrocuter pour voir comment c'est derrière, on n'est pas dans la merde.

J'ai adoré la scène où elle fait une prise de sang au patient et que le sang est vert.

Je me suis écriée : "C'est un Vulcain !!!"

Scène suivante :

House : Is he a Vulcan ?

Bien sûr, ce qui reste drôle, c'est que House, un coup il vire les uns, un coup il vire les autres, un coup il ne vire personne. Au gré des diagnostics. C'est hilarant.

D'ailleurs, quand papy Jacob se croit viré, il lui dit un truc très sympa.

Henry : It was the best two weeks of my life.
House : I think I??ll miss you most of all, ridiculously old fraud.

Rooooh, c'est beaaaaaau ! Le début d'une belle amitié ! Il faut à TOUT PRIX garder le vieux !

...

Sauf qu'il ne le gardera pas, il a trop eu le coup de foudre pour lui. Je tiens le pari.

Pour moi, donc, puisqu'on va jouer le jeu, après réflexion, je pense qu'il va garder cette impossible Thirteen (il aurait pu la virer avec toutes les autres nénettes excepté Cut-Throat Bitch qui s'était ralliée aux mecs, mais il ne l'a pas fait. Moralité, elle reste jusqu'à la fin.), le petit basané (ça, c'est mon voeu le plus cher parce que je le trouve vraiment trop rigolo et mimi ) et ben le troisième j'avoue que j'hésite fortement entre le chirurgien esthétique qui me paraît être un personnage très intéressant et le mormon qui ferait une parfaite Cameron.
Possibilité de doublon cela dit avec Thirteen.
Ouaip, pour moi, le basané, c'est juste LE Chase dont House a besoin pour son équipe, le machin un peu nonchalant qui peut faire balance lors des différentiels.
Cela dit, je pense aussi qu'il y a des personnages sur lesquels on ne s'est pas encore attardés... Il y a peut-être encore une ou deux pépites à découvrir.

Enfin, tout cela dans la mesure où les Kids n'ont pas réintégré l'équipe dans les quatre ou cinq épisodes qui viennent, naturellement. Ce qui serait bien mieux, inutile de le préciser.

Et en parlant de ça, dites donc. Qui c'est qui s'amuse à jouer les papas House dans son nouvel hôpital ?

C'est Foremaaaaan ! Avec ses propres Kids et tout et tout, avec lesquels il prend bien soin d'être très sympa, parce qu'il est beaucoup mieux que House, vous comprenez ?

Mébiensûr. Dommage, car aussitôt qu'il décide de faire une action qui se rapproche de près de ce qu'aurait pu faire son ancien mentor, que se passe-t-il ? Il se fait renvoyer, bien sûr. Par sa Cuddy à lui.

Très beau jeu de miroir, donc. Direction Princeton Plainsboro ?

Toujours est-il qu'à la fin de l'épisode, on a eu droit à une petite vision de l'épisode suivant. Et que le coup de Grand-Pa House nous a terriblement alléchées. Au point que le Dark Side, de sa voix onctueuse, m'a proposé de sécher le cours de chant.
Etant donné le niveau dudit cours de chant, on aurait mieux fait, croyez-moi.

 

402 : The right stuff (reloaded)

(Bon allez, l'autre billet, c'était juste une blague... et un exercice intéressant pour moi. Voici donc la vraie review de cet épisode. Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais me priver d'un tel plaisir ? )

Parce que crénom d'une mule ! C'est surréaliste tellement c'est bon ! Jouissif, palpitant, hilarant. D'abord parce que House est projeté face à un parterre de youkis drôlement remontés, prêts à tuer père et mère pour intégrer la sacrosainte équipe. Et ensuite parce que bien entendu, il n'en faut pas plus pour qu'il se prenne pour Dieu le Père. Bref, ces nouveaux sont ex-cel-lents et cerise sur le baba, on a le droit à notre habituel petit lot de surprises, voire de moments de grâce.
Ca, c'est du début de saison sévèrement burné. Oui madame.

Confronté à un cas très intéressant (une candidate astronaute qui entend avec ses yeux, si c'est pas du pain béni, ça ?), House va donc déployer des trésors de... fainéantise et jeter à l'assaut de cet Everest hospitalier... ses nouveaux valets qui ont le mérite d'être... nombreux... et plutôt... complaisants.

Donc pendant que les uns vont sur ordre du maître entrer par effraction chez la dame...

... les autres vont nettoyer sa caisse pourrave.

)

Il est quand même un peu gonflé.

Il faut reconnaître que ces candidats au martyr perpétuel ont de la gueule. Quelques uns se démarquent dès le début. Commençons par la blonde aux gros yeux. Alors elle, d'office, je ne l'aime pas. C'est la pauvre conne que se tape Nate après la disparition de Lisa dans SFU. J'espère qu'elle va rester assez longtemps pour se faire humilier, mais qu'elle ne va pas approcher mon Gregounet de trop près. En attendant, organiser un mouvement de fausse rebellion pour couler cinq ou six concurrents et dénoncer les petits camarades, ça n'a pas l'air de la gêner. Bravo, madame, vous avez frappé à la bonne porte.

Avec ça que ses yeux ahuris lui donnent l'air parfaitement inoffensif. Bref, l'aspirante idéale. A un peu trop tendance à vouloir devenir calife à la place du calife, à mon avis.

Ensuite, on a une brune insignifiante qui selon le Dark Side ressemble trop à Meredith Grey pour être honnête. Semble douée de raison mais fait très nunuche à rayures. Son air d'agnelle innocente me file des plaques d'urticaire géant. Potentiellement dangereuse car ressemble beaucoup à Cameron. A dégager rapidement au risque de voir House s'intéresser de trop près à son cas.

(J'ai un peu oublié de faire des captures d'écran des nouveaux, c'est pas évident, ils sont trop nombreux. Je me rattraperai la prochaine fois.)

De mémoire, je continue... Donc j'aime bien 6/9, le gars à capuche. Mimi et rigolo. Le chirurgien esthétique est marrant aussi, et si à un moment donné on se demande un peu ce qu'il fout là, la fin de l'épisode et le bonnet C de l'aspirante astronaute nous donnent la réponse. C'était quand même excellent.

Et puis il y a papy Jacob. Très très bon, papy Jacob. Et qu'est-ce que ça fait plaisir de le revoir, dites.

Je sais qu'il n'est pas médecin, mais s'il pouvait rester un tout petit peu, ce serait très bien. On sent que House l'aime bien, mais selon l'oracle wilsonienne, House va s'arranger pour ne garder des gens qu'il n'aime pas...

Leur dialogue à la fin de l'épisode est un des meilleurs du jour. J'adore quand le psychopathe se montre humain et fait partager un peu sa connaissance de la nature humaine à d'autres insectes.

Henry : So I'm playing this whole game to be like... your secretary ?
House : Assistant sounds marginally less demeaning.
Henry : Not my dream job.
House : Actually it is. Just isn't your dream title.

Avec ça, surpriiiiiise ! Voilà que House se met à voir ses anciens bébés... Chase le premier, qui passe devant son bureau comme dans un rêve...

Ce qui nous a prises totalement au dépourvu. Et nous a fait pousser des cris de goret. Oui, à nous, le Dark Side et la Sorcière. A cause de Chase. Mh.

Heureusement, nous ne sommes pas les seules. Il faut voir à quelle vitesse l'animal jaillit de son fauteuil pour prendre les passants à témoins et demander à tout le monde s'il a vu passer une grande blonde à l'accent insupportable.

Et il n'en faut pas plus à Wilson, détroussé comme il se doit de la moitié de son goûter, pour insinuer que la culpabilité d'avoir viré Chase fait halluciner House.

Wilson : Interesting. It wasn't Foreman or Cameron you "saw," but Chase, the one you fired.
House : Not interesting. Someone who looked like someone I used to know walked by my office.
Wilson : It's always interesting when repressed guilt starts unrepressing itself.

Et clairement, House n'est pas loin de le penser aussi vu son air paumé.

Sacré Wilson. Il serait prêt à tout pour que House avoue dans un moment de faiblesse que les Kids lui manquent. Tellement prêt à tout que lorsque lorsque House aperçoit une blonde et aérienne Cameron traverser le hall...

... il trouve quand même le moyen de lui faire gober que pas du tout, Cameron et Chase sont dans la pampa, fiancés et sur le point d'acheter une maison.

Roooooh, comme il est méchant ! Regardez, le pauvre Greg en a les larmes aux yeux.

Et puis pour compléter le tout, il aperçoit bien sûr Foreman.

Et nous, on est tellement habitués à le voir halluciner que... ben, qu'on sait pas trop non plus, quoi.

Il s'avère finalement que ses deux plus petits travaillent ici-même, à Princeton Plainsboro (enfer et putréfaction, personne ne nous a mis au courant !), depuis trois semaines. Et même que Chase est chirurgien et fait une apparition très remarquée en pleine opération.

Et même qu'accrochez-vous, on s'est regardées et on a décidé d'un commun accord qu'on le trouvait beau. Chase. Si, si. Vous voyez bien qu'on les aime et qu'ils nous manquent !

Et même que c'est pas tout. A la fin de l'épisode, House va faire un coucou à la blonde Cameron (cheveux de tapineuse, like it, tout ça tout ça), et qu'en deux phrases et demie, celle-ci nous montre bien à quel point les nouveaux ne le connaîtront jamais aussi bien qu'elle...

Très mignon, très classique fin House/Cameron, et en même temps, finis les airs de malheureuse incomprise qu'elle se traînait perpétuellement. Cette fois, elle lui parle d'égale à égale. C'est très intéressant.

Reste à savoir pourquoi notre Foreman se trouvait dans les murs. Après tout, il n'est pas supposé avoir son propre service dans un autre hosto ?

A part ça, outre les espiègleries de Wilson, le plus drôle, dans cet épisode, c'est quand même le mode d'élimination des newbies. Tiens, il porte un pull orange, celui-là. Allez hop, à dégager. Vous, votre coupe de cheveux ne me revient pas, je vire le rang D. Ah, au temps pour moi, une belette sympathique dans le rang D, finalement, je vais virer le rang C.
Et quand le sick bastard décide de virer le rang C ou le rang D, à peine ça moufte. Comme ce doit être bon.

Au pif :

House : 17 is a stupid number.

House : Take a shot. I'm not going to fire you every time you give a wrong answer.
Newbie : Neville Chamberlain.
House : Wrong. You're fired.

House : I fired you.
Kutner : No you didn't.
Amber : He fired you. You�??re number 6.
Kutner : No, I'm number 9.
House : I approve of your shamelessness. You're still fired.

Et en finir avec les malheureux survivants sur un retentissant : "The rest of you, 8:00 a.m. sharp. I'll be in sometime between 10 and 3.", ça vaut son pesant d'arsenic. House est grand. Avec un grand A.

Enfin voilà, on s'est dit qu'on aurait vraiment mieux fait de regarder cet épisode jeudi au lieu de tirer des tronches de deux pieds de long sur le canapé pendant trois quarts d'heure, on en a ri pendant une bonne partie du trajet dimanche aprem, c'est brillant d'être capable de changer autant les règles d'une série tout en restant fidèle à son esprit. Que de risques, tout de même... faut-il en avoir dans le froc pour oser ça...

 

318 : Airborne

(Mercredi soir... Ah non, jeudi matin, en fait, 00h02... )

Pfiou. Je vais vous dire, c'est pas simple pour trouver un créneau, en ce moment. Qu'est-ce que ce sera quand le Dark Side sera grand ministre de l'éducation et moi présidente du CSA.
D'ailleurs, ce serait plus simple si à chaque fois on avait moins de choses à se dire. Aussi, quelle idée d'avoir des vies tellement intéressantes, je vous jure.
Donc après avoir gémi pendant une demi-heure sur la semaine à la noix que je me traîne et celle qui m'attend (il va falloir être gentils avec moi, la semaine prochaine... quand j'aurai déssoûlé... ), et avant de passer une demi-heure à mater les captures d'écran de Farscape à la recherche du derche de Ben Browder (Dark Side en pâmoison sur le canapé), on a réussi à se mater un épisode, dont je vais vous parler maintenant puisque ce soir, Madame Chéché qui aurait dû avoir le plaisir de voir la fin de la saison 3 de BSG, nous est malade. C'est pas grave, on se fera ça dimanche en finissant les bouteilles et le gâteau, moi je dis.

Bref, cet épisode nous a d'abord laissées perplexes. Eh oui, les goddesses ont été lentes à se mettre en route, aujourd'hui. Oh, de temps en temps, ça fait du bien de ne pas capter en cinq minutes top chrono l'intérêt de l'épisode. Là, il faut bien reconnaître qu'on a un peu piétiné en se regardant avec inquiétude : "Euh, mais où ils veulent en venir, là ? Parce qu'ils veulent forcément en venir quelque part, non ?" Outre le fait de découvrir comment House parvient à sauver un patient avec sa bite et son couteau, même quand Cuddy décide de lui claquer entre les doigts.

Eh bien oui, ils voulaient en venir à quelque chose. Toujours. C'est ça qui est génial avec cette série. Certes, cas du jour, enquête du jour, tout ça tout ça, oui mais il y a plus. Et là, pour cet épisode où House et Cuddy se retrouvent dans un avion avec une possible épidémie sur les bras, et où Wilson fait son House pour sauver une vieille perverse de 58 balais, il faut reconnaître que de prime abord, ce n'était pas une évidence.

Bien entendu, l'évidence, c'est d'isoler un petit peu House et Cuddy, vu que c'est un thème récurrent depuis la fin de la saison 2, et aussi de constater que Wilson et les Kids, quand ils s'y mettent, peuvent aussi faire tourner la baraque sans mettre trop de bronx pendant que papa et maman font la promo de leur bel hôpital.

D'ailleurs, le Dark Side aurait bien voulu que ça se bisouille un peu dans les coins. J'ai opposé mon véto. C'est pas passé loin, mais j'ai été entendue.

(Je dis pas, vus comme ça, ils sont faits l'un pour l'autre. Mais that ship sailed long ago. Elle est trop fière, il est trop buté. Ca ferait des beaux enfants, mais non, vraiment, non. Irk.)

Mais de manière moins évidente de prime abord, cet épisode, c'est aussi l'occasion de voir comment House se débrouille sans ses Kids, eh oui. Et force est de constater qu'ils lui manquent cruellement. Oh, pas forcément parce qu'il a un coeur, le sick bastard, mais plutôt parce que parler avec trois fortes têtes, c'est un peu sa manière à lui de trouver son diagnostic. Du coup, dans l'avion, outre un tableau blanc, il lui faut se trouver un toutou, une coincée et un révolté.

C'est très drôle, et ça en dit long sur les méthodes de travail du bonhomme et son petit côté obsessionnel. Je me demande même si ce n'est pas un peu là que les scénaristes ont décidé de... enfin... vous savez quoi. Pour voir.

A partir de ce moment-là, le petit jeu de miroir se met en place. Et on commence à capter ce qui se passe. D'abord, il est extrêmement drôle de constater que House avait la réponse dès le début... mais pas à son cas. A celui des Kids et de Wilson.

Souvenez-vous, la première chose qu'il dit à propos du gars qui vomit, c'est "pesticides".

Autre chose diablement amusante : c'est le toutou blond qui est l'instrument de la révélation de House au moment où celui-ci s'apprête à découper le Coréen comme un steack. A Princeton Plainsboro, c'est Chase qui percute et empêche Foreman de percer un trou (encore !) dans le crâne de la patiente.

Bref, c'est très très bon, très bien fait, très intelligent.

Pendant ce temps, Chase et Cameron continuent à folâtrer, et de leur côté, House et Cuddy s'amusent également comme des petits fous.

House : Heart's fine. Breasts are firm.

Elle en prend un méchant coup, la mère Cuddy, avec sa crise d'hystérie.

Il fallait bien sûr que House soit le seul à échapper à la psychose collective. Sa petite expérience de la main gauche qui tremble est excellente. En même temps, le fait que lui seul sache garder la tête froide dans ces cas-là est quand même un poil flippant.

Mais drôle. Mais flippant. C'est vrai, vous êtes bien sûrs qu'il est humain, cet homme-là ?

Et sinon, devinez qui se fait larguer par Cameron-la-salope parce qu'il a l'audace de demander un peu plus que niquer dans tous les coins ?

Je me demande où ils comptent nous emmener, avec ça. Clairement, si tout s'arrête là, leur petite histoire de baise n'aura eu strictement aucun intérêt si ce n'est d'amuser House pendant trois secondes. J'ai un peu peur qu'on aille vers un "tu me manques, Monique" suivi d'un "Chase et Cameron s'aiment d'amour tendre". Irk.

Enfin bref, c'était très très bien. Très sympa et intéressant.

 

309 : Finding Judas

Ou comment l'inspiration me vient quand je passe l'aspirateur.

Oui, cette activité, aussi dégradante (et rarissime !) soit-elle, me permet quand même de laisser vagabonder ma matière grise qui dès lors regarde en direction de Princeton Plainsboro.

J'ai donc percuté que depuis un bon moment, le gars Wiwi, c'est un peu nous. Ou disons le pékin de base qui tout en aimant tendrement le son of a bitch claudicant, finit quand même par s'indigner de ses coups d'éclat. Dans mon cas, bien sûr, ce genre de réaction vient très très (TRES !) tard.
C'est Wiwi qui vient s'apitoyer devant Cuddy en pleurs. C'est Wiwi qui fait des yeux incrédules quand il réalise que House a flanqué une beigne à Chase. C'est Wiwi qui culpabilise à mort à l'idée de le vendre. Et c'est Wiwi, enfin, qui va le dénoncer à Tritter pour mettre un terme à tout ce cirque. Parce qu'il n'y a rien d'autre à faire, au fond, face à un énergumène devenu aussi incontrôlable. Parce que c'est ce qu'on a envie de faire nous aussi pour mettre un terme (qu'on croit) à cet arc tellement ça nous fait mal au coeur de les voir tous en chier comme ça.

Bref, Wilson, c'est nous. C'est Monsieur Toul'monde. C'est l'observateur qui finit par agir. C'est dans cet épisode qu'il cesse d'être le Casper le gentil Fantôme qu'il était depuis le premier épisode, le Père la Morale aux yeux humides de tendresse, le bon toutou à qui on peut foutre un coup de pied au derche quand on a eu une dure journée, vu qu'il vous fera toujours la fête quand vous rentrerez du boulot.

Bon, maintenant, tais-toi, cerveau. On va pas tortiller du croupion pendant 107 ans : CET EPISODE EST ATROOOCE !

Non, sérieux, vous vous rendez compte ? House a failli (et ce sans sourciller !) couper en deux un enfant de six ans !!!
Et flanqué une torgnole à Chase !!!
Et fait pleurer Cuddy !!!

Mais que quelqu'un arrête le fou furieux ! Ah, ben justement, c'est exactement ce qu'est en train d'essayer de faire Tritter...

Et à part ça :

La Sorcière et le Dark Side : Ouuuuuuuuuuééééééé !!!

Bref. Il s'en va complètement de la tête, ce pauvre Gregory, sans déconner. Déjà, il rate un diagnostic. Celui de ce petit bouchon de six ans, dont les parents divorcés ne cessent de se lancer des amabilités.

Notamment le formidable :

Edie : You're right. I'm so petty, I hope she dies so it vindicates my opinion. I didn't mean that, sweetie. Mommy was being sarcastic.
Rob : She's a few years away from grasping the sarcasm, don't you think ?

Grâce à eux, House va nous entraîner à deux reprises devant un juge qui n'aurait pas démérité dans Ally McBeal.

Judge : Is he as big a jerk as I think he is ?
Cuddy : Bigger.

Et ce bon juge, au bout de deux allers-retours, décide de jarter les parents et de confier les décisions médicales à Cuddy. Et là, manman, la Sorcière a senti venir le grain.

Elle est gentille, Cuddy, mais pour le coup, elle foire total. A vouloir trop bien faire, elle ne fait rien, ou plutôt, elle s'emmêle les crayons, raconte n'importe quoi, bref, n'est d'aucun secours auprès de cette pauvre gamine qui se retrouve alors sans ses parents.

C'est comme ça que House la retrouve à tenter désespérément de faire baisser la température de la mioche...

... et qu'il lui hurle à la gueule cette phrase terrible :

House : It's a good thing you failed at becoming a mom, because you suck at it !

De toutes les répliques, je crois que celle-ci est la pire qu'il ait jamais sortie. Pure méchanceté, un tout petit fond de vérité, peut-être, mais ce n'est pas comme si Cuddy ne se rendait pas déjà compte à quel point elle a été mauvaise sur ce coup. Et même pas mauvaise, juste maladroite, quoi. Bref, c'est juste total mean.

Et après tous ces épisodes où ma foi, j'ai admiré (voire me suis extasiée sur) l'aplomb de Cuddy, eh bien là, le trait a transpercé l'armure. Mais bien sûr, jamais elle ne pleurera devant lui. Ca, certainement pas. Et pourquoi faire, d'ailleurs, quand Wilson est là pour lui tendre son épaule réconfortante ?

Wilson : You okay ?
Cuddy : Yeah, sure.
Wilson : Hmm, what I meant by ??are you okay ?? is ??what the hell did House do ??
Cuddy : Nothing.
Wilson : What did he say ?
Cuddy : I've seen House be rude a thousand times, usually to achieve something. I have never seen him be mean just because he can.
Wilson : Seriously ??? ( ) What did he say ?
Cuddy : Nothing. Doesn't matter.
Wilson : Well, I've seen House be rude to you a thousand times, but I've never seen it get it you.
Cuddy : People think House has no... inner censor. The fact is he holds himself back, because when he wants to hurt, he knows just where to poke a sharp stick. I have been trying to get pregnant. And House knew. He told me I'm a failure as a mother.
Wilson : And you're this upset because... you think he's right ?
Cuddy : I have had three separate implantations... the first two never took, the last one, I... lost.
Wilson : I'm sorry. You didn't fail. Those were physical events.

Voilà, quoi.

Bon, et pourquoi est-il si méchant, se demande-t-on ? Ben la réponse tient en un mot : vicodin ! Il flippe sévère, le sick bastard, parce que voilà, il est à cours. Il a même dû aller vider sa secret secret secret stash, celle qui se trouvait, donc... dans le bouquin sur le lupus !

Bon, on rigole, mais c'est pas drôle. Quand on le voit serrer les dents comme ça, on se doute qu'il doit endurer mille morts.

Et l'entendre braire à tout bout de champ : "I NEED MORE PILLS !", je dois avouer que c'est assez destabilisant. Surtout quand on connaît sa fierté, à ce gros naze.

Et pendant ce temps-là, Tritter fait son petit chemin. Après avoir terrifié tout le monde, sa prochaine victime, c'est naturellement Cuddy.

Mais je la soupçonne, au fond, d'être bien plus costaud que tous les autres réunis.

Cuddy : You think Dr. Wilson deserved to have his assets seized ? His entire practice ruined ?
Tritter : No.
Cuddy : So, you just don't care ?
Tritter : This is how I get what I want. I put pressure on people. And if it doesn't work on Wilson, it will work on you.

C'est c'qu'on va vouar !

Bien entendu, le plus drôle, dans cet épisode, c'est encore la manière dont Chase s'est fait balader par Tritter. Non, son compte n'a pas été bloqué comme celui de ses petits camarades, il a menti, fidèle à lui-même, pour faire comme si. Mine de rien, Tritter a bien cerné le personnage... Et quand il le lui fait comprendre, ça donne une scène où on a encore envie de balancer des tartes à la gueule de Chase tellement il a l'air con.

Ca tombe bien, on va être exaucé, dites donc.

Mais pas parce que Chase traîne avec Tritter, non ça House s'en fout comme d'une guigne. D'ailleurs, il se fout de tout. Tellement que son dernier diagnostic sur la gosse est d'une aberration sans nom. Tellement qu'il l'envoie littéralement se faire couper en deux sur la table d'opération. Ce traitement de choc indigne naturellement les Kids dont la tentative de soulèvement est vite étouffée par une gueulante monstrueuse.

House : Right, she's six ! She can't have flesh-eating bacteria ! It's just wrong ! Let's cure her with sunshine and puppies !

Et là, pendant que cet enfoiros range ses affaires et se prépare à se casser chez lui, on assiste pendant de longues, très longues minutes, à l'aiguisage des scalpels et à la préparation de la scie à nonosse. Gouleyant, je vous dis que ça. C'est bien simple, moi, j'étais en train d'essayer de me prouver à voix haute que non, ils n'allaient pas la couper en deux, parce que bon, vous comprenez, TF1 n'en voudra jamais, de cet épisode, et que même la Fox ne pouvait se permettre ça, pendant que le Dark Side, à côté, se tordait les mains avec moult lamentations.
Voilà, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, ce que cette série fait des deux terreurs que nous sommes.

Seulement, c'était sans compter le coup de génie de Chase. Ca ne lui arrive pas souvent (à vrai dire jamais) mais sur ce coup, il est princier. Il percute, façon House, que la petite a une allergie à la lumière. Cavale dans le hall pour rattraper House, qui vexé qu'on mette en doute son diagnostic et probablement fin énervé que Chase se permette de l'attraper de manière aussi cavalière, lui colle son poing dans la figure.

C'est la première fois que quelqu'un d'autre que House trouve le diagnostic du jour. Et c'est Chase.

Pincez-moi, je rêve tout debout.

Bref, ce petit cocktail délicieux, pour notre Wiwi, ça fait beaucoup. En plus d'apprendre que cette fois, House a failli couper une gamine en deux, sa gueule quand il découvre que Chase s'est pris une beigne, c'est collector.

En fin de compte, s'il s'en va balancer House à Tritter, c'est aussi, sans doute, pour ne pas que ce soit Chase qui le fasse. Ou quiconque d'autre.

Voilà comment il finit par se pointer dans le bureau de Tritter avec cette phrase :

Wilson : I'm gonna need thirty pieces of silver.

Et voilà comment Tritter a trouvé son Judas.

Su-perbe !

La petite cerise sur ce gros gâteau, c'est quand même qu'après avoir vu les parents se renvoyer à la gueule toute la culpabilité possible, c'est leur faute à tous les deux, involontairement, si leur fille est malade. Vu qu'ils sont tous les deux porteurs de la maladie qui la frappe.
Moi, j'adore ce genre de petit coup en vache que vous fait la vie !

Sinon, pour House, c'est grave mort. Il a totalement arrêté de se battre, cette fois. A ce stade, je me demande encore comment il peut réussir à se lever le matin, le gars...

 

306 : Que sera sera

Allez, la blague du pompier, pour faire plaisir à Marge vu qu'on a galéré avec les sous-titres :

So, you gotta Green Beret, a Navy Seal, and a sister from Brooklyn. The general hands each of them a gun and says, 'Your spouse is seated next door, in a room, in a chair. In order to pass this test, you must go inside and kill 'em.' Immediately the Green Beret says, 'No, sir. I could never kill my wife! I just can't do it.' The general looks at him and says, 'You know what? You ain't got what it takes. Take your wife and go on home.' Navy Seal then heads in. Five minutes later, comes out, tears strolling down his face, 'I tried, I tried, I tried. I just can't do it, she looks so beautiful in the chair, I can't do it!' General looks at him and says, 'You know what? You ain't got what it takes.' Finally, sister from Brooklyn, strolls in with a swagger. Blam! Blam! Blam! Shots rang out, there's banging, there's screaming, it's going crazy. Suddenly, everything goes silent. General says, 'Well what the hell happened inside?' Sister from Brooklyn screams back, 'The damn gun had blanks in it, so I had to beat him to death with my bare? '

Et là, le mur tombe et lui coupe la parole.

C'est que le mort du jour, c'est un monsieur qui s'appelle George, et que les pompiers ont bien du mal à l'extraire de chez lui. Il faut dire qu'il pèse la bagatelle de... 270 kilos. Une "fat suit", mes amis, à faire pâlir d'envie Jamie Bamber ! Autre surprise : le mort n'est pas mort. Ah. Si ça c'est pas un cas pour House...

Le problème, c'est que House est en retard au boulot. Pourquoi donc, me demanderez-vous ? Eh bien parce que House a passé une nuit délicieuse en prison, en coloc avec un cinglé, sinon ce ne serait pas drôle.

Et il commence à s'agacer, le Gregounet. On lui a confisqué ses petites pilules qui font du bien, alors ça lui court légèrement sur le haricot.
Tritter finit par le laisser sortir, non sans lui rire froidement à la gueule.

Ce bon Wilson a payé la caution. 15 000 dollars, rien que ça, dont il ne reverra sans doute jamais la couleur, le pauvre. Bien évidemment, inutile d'attendre un remerciement de l'enfoiré. Limite s'il ne l'engueule pas parce qu'il ne démarre pas assez vite.

A Princeton Plainsboro, les Kids se penchent déjà sur le cas de George. Enfin, un tiers de l'effectif est un peu dissipé.

Cameron : What if he was in a motorcycle accident ?
Foreman : That explains the coma, but how'd he get back in bed ? Ahhh ! Cameron's talking about House !
Cameron : Did you ever see how he drives ?
Chase : No, WE haven't.
Foreman : But I have seen how many pills he's been popping lately, I wouldn't be surprised if he's in a coma somewhere himself.
House : If I am, this is one lame hallucination.

(Lookatmelookatmelookatme ! )

Cette conversation d'une intelligence rare est donc interrompue par un House très en forme mais un peu collant, qui se dépêche de donner des petits sobriquets charmants au patient du jour.

House : Start treating Jabba ( ) for Pickwickian Syndrome. His 96ZZs are probably putting pressure on his chest, suffocating him.
Foreman : His CO2 and oxygen stats are normal.
House : For you and me... what's normal for a hippopotomus ?

Et puis une fois le différentiel fini.

House : This conversation is over, because I've officially run out of clever things to call the guy.

... *applause*

Bon sinon, l'intérêt de cet épisode ? Le voici...

Ca, c'est l'appart de George, que Cameron (comme c'est commode) s'empresse d'aller fouiller, sur les ordres de maître Yoda. Normal, il n'y avait qu'elle pour percuter.

Sophie : He's not unfriendly or anything, I guess he just likes to keep to himself. I think he only gave me a spare set of keys 'coz I gave him mine. What ?
Cameron : Nothing, just reminds me of someone I know... who is unfriendly.

Oui, George et House ont en commun un goût certain pour le piano et les prostituées, comme Cameron le lui fait remarquer dès qu'elle a moyen de caser ça dans la conversation.
J'aime bien, elle gagne une sacrée assurance, la miss. Et preuve supplémentaire de cela, alors que George dépasse allègrement les 200 kilos que peut supporter l'IRM, elle insiste pour le coller sur la table... ce qui n'est pas une mince affaire. A huit, je crois qu'ils finissent par y parvenir.

Brenda : How much does this guy weigh ?
Cameron : 440.
Brenda : Looks like a lot more than that.
Cameron : Its 'coz he's lying down.

Evidemment, l'IRM est flinguée, mais lorsque Cuddy s'engouffre dans le bureau pour incendier House, Cameron se dénonce et explique qu'il vaut mieux avoir tenté de lui faire passer l'examen que non, il aurait pu les poursuivre pour discrimination. Ca aurait coûté plus cher. Bien plus cher.

House : Looks like Cameron is going to be having a lot more ideas in future. Who knew that being bloated and bitchy could actually come in handy ?
Cameron : Shut up.

Excellente scène !

On s'en doute avant même le générique, un patient qui pèse 270 kilos, c'est la porte ouverte à toutes les répliques les plus charmantes de la part de Chase. Très vite, comme il montre un empressement quelque peu... inexistant, House l'épingle.

House : (A Foreman) You check his belly for patches. (A Cameron) You check underneath for sores. And you (à Chase) just sit on your ass.

Bien fait !

Bon, faut dire que George, il a l'air délicieux, mais il n'y met pas franchement du sien. Il refuse tout net qu'on le traite pour une éventuelle maladie liée à son poids. Ils ont qu'à chercher ailleurs.

Cela nous emmène jusqu'à Wilson, qui se croit très malin (et surtout très à l'abri) en mangeant sa salade dans le hall.

Mais le radar de House ne lui fait jamais défaut. Et à une vitesse hallucinante étant donné sa patte folle, le voilà qui fond sur le tupperware de Wilson pour lui gober ses tomates cerises, en lui postillonnant dessus, de préférence. Bien échauffé, cela nous vaut une réplique en or de Wilson.

Cameron : Blood and urine were negative for Chlamydia, Herpes and Syphilis.
House : Looks like we got ourselves a mystery !
Foreman : Not for long, he wants to be discharged.
House : Oh sure. Places to go, people to eat. (Fumier ! )
Cameron : He insisted chance of dying from hospital acquired infection is greater than him dying from whatever caused his coma.
House : Did you tell him that statistics also say he's a big fat idiot ?
Foreman : Yeah I did.
Cameron : He's not backing down. He says if we don't discharge him he'll leave AMA (Against Medical Advice).
Wilson : Selectively rational ? Stubborn ? Uncooperative ? Maybe you ought to check his leg.


Celle-là est FA-BU-LEU-SE !

D'ailleurs, le rire de hyène de House ponctue parfaitement cette petite pique balancée avec la plus grande décontraction. Bravo, mon Wiwi !

Bon, avant de relâcher George, House s'en va lui rendre une petite visite dont il a le secret.

Attention, il a mis ses yeux des mauvais jours. Alors il a beau s'en prendre à la maman de George, rien à faire, celui-ci résiste.

George : You figure, I'm fat therefore I hate myself.
House : That's a huge leap of logic.
George : I don't wanna die. I just don't wanna be here.
House : Then it's a condition you've already had diagnosed or its something you know you've inherited. Let's see your stomach has the deep-seated feelings of abandonment written all over it which points towards sexual abuse. Well a fear of hospitals ; that points to a more specific traumatic event so I'm going to say... your mom, in the hospital with a candlestick. And by candlestick of course, I mean inherited OTC deficiency.

Hhhhh... *soupir*

Il est fatigant, non ? Désopilant, certes, mais fatigant.

Le plus drôle, finalement, c'est que c'est grâce à un petit cocktail de Cameron que George ne quittera pas l'hosto. Et qui vaudra quand même à la miss une petite cabriole à travers une vitre.
Avec ça qu'il est charmant, George. Et Cameron semble l'aimer beaucoup.

(Etonnés ?)

Bon, mais vous ne croyiez quand même pas que House allait se débarrasser comme ça de son nouveau copain flic ? Non, loin de là. Scène hyper flippante, d'ailleurs, quand il rentre chez lui le soir pour trouver son appart ravagé...

... et avec plein de flics encore en train de le fouiller...

Oh, la jolie trouvaille. Ben avec ça, mon coco, t'es pas dans la merde... Donc, Tritter a mis la main sur sa petite réserve... qui est plutôt importante. Désespérant. Déjà, de se faire une réserve au cas où Wilson lui couperait les vivres. C'est dire à quel point il est accro. Et ensuite, de garder ça gentiment chez lui alors qu'il a un flic au cul.

A mon avis, c'est là qu'il se rend compte, un peu tard, que Tritter est aussi cinglé et obsessionnel que lui. Le choc des titans de la loose !

Allez hop, cette fois, c'est direct chez l'avocat qui d'une part va lui coûter un rein, et qui d'autre part n'a pas l'air de penser que son féorce sens de l'humour lui portera bonheur au tribunal.

Ah, on dirait qu'il a ENFIN l'air un peu inquiet ! Ca tombe bien. Tritter est quand même assez terrifiant, dans son genre. Et House est formidable quand il se fait martyriser.

Au final, notre pauvre George a un cancer du poumon bien avancé. Alors qu'il n'a jamais fumé, ce qui est d'une ironie absolument sublime...

Comme souvent, ce diagnostic nous vaut une scène très sympathique entre Cameron et House, qui décidément ne lâche pas l'affaire. Et elle, ça a l'air de l'amuser follement de le voir se pencher sur son cas avec autant d'ardeur.

House : Okay, I give up. Who was it ? Who in your family had the weight problem ?
Cameron : You think I can only care about a patient if I know someone else who's been through the same thing ?
House : You care for everybody ! You only lie and stand up to Cuddy for a few.
Cameron : You lie for everybody and only care about a few !
House : You're avoiding the question.
Cameron : I like damaged people, remember ? Explains everything I do !
House : Almost everything. It wasn't you, was it ?
Cameron : Does it matter ?
House : No, but it would be interesting.
Cameron : Sorry to disappoint you. Sometimes the answers just aren't that simple.

Vous êtes au courant qu'un de ces quatre, il faudra bien qu'on découvre son secret, à cette demoiselle ? Parce qu'il y en a bien un, quelque part là dessous. Le coup du mariage avec le cancéreux, ce n'était qu'un symptôme... Y a un truc, quelque part... Tout comme House a encore des choses à nous apprendre sur lui. C'est assez génial de se dire qu'au bout de trois saisons, il reste de si gros dossiers à découvrir.
Le plus drôle, ce serait qu'ils aient vécu un truc similaire. Ca expliquerait cette affinité qu'on ne peut plus nier, au delà de "Cameron elle est jolie et lui il boîte bas". Ils se complètent tellement bien, ça pourrait coller.

Bref, divagation due à la fièvre.

Toujours est-il qu'il y en a un qui est tout aussi dans la merde que House, dans cette histoire, ou presque.

Cette fouine de Tritter a bien évidemment noté les différences d'écriture de certaines des ordonnances de Wilson... Et il ne se gêne pas pour le lui faire remarquer.

Pauvre Wilson. Quelle affreuse manière de découvrir que son meilleur ami l'a trahi...

Sa réaction est admirable, d'ailleurs. Oui, c'est vrai, ça lui arrive de changer de signature, de temps en temps. Comme si Tritter allait avaler ces salades.

Ouille, aïe, manquerait plus qu'il se parjure pour House. Comme si cet enfoiré (qui joue admirablement de la guitare, naturellement) le méritait...

Euh, donc là, ça risque d'aller TRES TRES loin, cette histoire ! Et ravie de voir que l'affaire des ordonnances chapardées va retomber sur la gueule du maniaque, là. Ca aurait été dommage que ça reste impuni.

La merde noire, pour House. C'est ce qu'il mérite.

Irf irf irf.

 

304 : Lines in the sand

Holy frakamole ! Ces deux épisodes, juste... ENORMES !

Ca fuse de toutes parts. Ici, on se retrouve avec un patient qui ne met pas franchement à l'aise. Adam, dix ans, très très autiste. Genre il ne parle pas, rien.
A côté de ça, du côté des répliques culte, on ne les compte plus. Entre House et sa moquette et la petite copine blonde qui ne lâche pas prise... D'ailleurs, on a beau se dire : "Naaaaan, il le fera pas", difficile de ne pas remarquer que ça l'amuse beaucoup, voire qu'il en tire une certaine satisfaction. Ce qui est quelque peu compréhensible, étant donné, il faut bien le dire, la vie de merde qu'il a.

Alors donc, en plus de cela, il nous tape un putain de caca nerveux parce que... Cuddy a fait changer la moquette. SA moquette. SA moquette avec SON sang dessus ! Et ça, alors, c'est juste pas possible, il ne peut pas travailler dans cette pièce sans cette moquette.

(On réfléchit dix secondes, façon Cameron et on se dit : Oh my God, soit ce type est vraiment COMPLETEMENT siphonné et obsessionnel, soit c'est uniquement un petit jeu de pouvoir entre lui et Cuddy... Soit c'est les deux.)

Ca tombe bien, pas du tout disposée à céder à ce caprice de star, Cuddy dit non.

Et elle le renvoie à ses consults, particulièrement gratinées, si je puis dire.

Heureusement, la blondinette est de retour et... roh, zut alors, elle a un vilain rhume, elle aussi.

Pincez-moi, je R�?VE !!!

(Tain, même quand il sourit, il est flippant. J'adore ! )

Bref, hors de question de bosser dans son bureau, du coup, le voilà à squatter le hall avec son tableau blanc, à brailler des termes pas super sexy histoire de faire chier un max de monde. Puis c'est au tour du bureau de Wilson (à plusieurs reprises, ce qui nous a valu, au Dark Side et à moi, des crises de fou rire assourdissantes), à une salle de réunion qui comme par hasard est justement réservée par Cuddy.

C'est là qu'alors que Cuddy lui fait la leçon concernant cette gamine qui, affirme-t-elle, le harcèle, il se plante derrière la vitre, et hurle :

"YOU CAN'T STOP OUR LOVE !"

Et comme rien n'est jamais trop déplacé pour House, il en vient à occuper la chapelle.

House : Come on in, brothers and sister. Welcome to the house of the Lord !

Un House total défonce, des Kids très gênés... la scène parfaite.

House : We have been blessed with the miracle of a new symptom. Brother, can you testify as to why this poor child's eyeball rolled back into his head ?

House : It is easier for a wise man to gain access to heaven !

A hurler de rire. D'autant que Hugh Laurie parvient tout de même à réaliser le prodige d'imiter un Américain qui lui-même imite un prêcheur très très sudiste. Ouaouh.

Bref, vous l'aurez compris, il lui faut cette moquette. Ce qui nous vaut une deuxième salve de complot entre Wilson et Cuddy, sur le thème : "Faut-il ou non céder au dangereux psychopathe ?"

(Je ne voudrais pas avoir l'air d'insister, mais ils sont bien mimis, tous les deux... Oui, très très. Ils n'ont sans doute pas encore percuté que s'ils ont envie d'embêter House, ils n'ont qu'à fricoter un peu, ça lui fera passer l'envie de faire chier pour un bout de moquette tachée.)

Pour en revenir à la petite chaudasse, et ce, avant de passer au patient du jour, tout de même, une scène fabuleuse. Alors que House s'apprête à rentrer chez lui, avec sa petite veste en cuir de rebelle ( ), hop, cadeau !

Alors, il essaye vaguement de la faire fuir, tout ça, mais à peine commence-t-on à se faire un peu de souci étant donné les lieux et la manière qu'elle a de le chauffer à MORT que Cuddy débarque en faisant claquer ses talons et fait déguerpir la péronnelle qui s'en va en roulant des hanches.

Bien vite, House l'accuse d'être jalouse.

Cuddy : I'm ovulating. Let's go.

Ce qui m'évoque cette excellente conversation, toujours sur le même sujet.

Cuddy : Your girlfriend called the clinic 15 times looking for you today !
House : Huh ! A lot to discuss, china patterns... ( )
Cuddy : House, she is a stalker !
House : Right ! Couldn't be that she finds me interesting, attractive. Has to be that she's insane.
Cuddy : She's called you 15 times ! Your mother is not that interested in you ! ( )
House : Well, maybe I'd be better adjusted if she was !

Arf. C'est pas possible !

Au final, pauvre House. Alors que très sérieusement, il va parler à la petite (même si je le soupçonne très fortement d'en rajouter un max histoire que l'écervelée capte bien le souçaïe), il découvre que... ben qu'elle pleure "blanc".

Pas de bol... en fait, à Fresno, elle a été prise dans un tremblement de terre et a respiré un truc, des spores, je crois, qui ont agi sur son cerveau et l'ont totalement désinhibée.

"Damn ! DAMN !"

Ben oui, hein ? C'est qu'il s'était bien pris au jeu et que c'était quand même super flatteur, cette histoire de groupie.

Bon, je vais peut-être réussir enfin à parler du patient du jour. Adam, on a dit. Ca rigole nettement moins, de ce côté-là. Non, ça hurle, ça se débat, ça ne comprend rien, et surtout, ça ne peut pas dire où ça a mal.

Par contre, ça déchire tout à la PSP... Tssss...

Bref, ce qui est surprenant, dans cette histoire, c'est que cette fois, à la surprise générale, House ne tarde guère à aller trouver le patient, qui n'a pas très envie de respirer dans le petit masque pour se faire endormir.

House : For the LOVE OF GOD ! Can't somebody shut that kid off ??? (Il n'y a que lui pour oser sortir ça face à un gamin autiste en train de hurler.)

Enfin, House prend les choses en main... en l'occurence, il chope le masque, respire deux ou trois fois dedans...

Wilson : Out of vicodin ? ( )

... et réussit à endormir le gamin comme ça, sous VOS applaudissements.

House : Monkey see, monkey do.

Cette petite défonce maison nous vaut ensuite un House encore plus délirant que d'habitude.

On découvre quand même bien vite pourquoi House s'intéresse tant à ce cas. En fait, il ne s'en cache même pas.

House : Why would you feel sorry for someone who gets to opt out of the inane courteous formalities which are utterly meaningless, insincere, and therefore degrading. This kid doesn't have to pretend to be interested in your back pain, or your excretions, or your grandma's itchy place. Can you imagine how liberating it would be to live a life free of all the mind-numbing social niceties ? I don't pity this kid. I envy him.

Wilson, lui, comme toujours, nous apporte un éclairage supplémentaire.

Wilson : Why do you think he took this case ? Because he believes these parents ? Because he wants to help a young boy ? He sees himself in this kid and he's trying to help himself. He doesn't want this, he needs it.

Et ensuite, à House lui-même.

Wilson : You're not autistic. You don't even have Asperger's. You wish you did, it would exempt you from the rules. Give you freedom, absolve you of responsibility. Let you date 17-year olds. But most important it would mean you're not just a jerk.

Ca calme. Bien triste, tout de même. Enfin, en tant qu'inadaptée (pas à un tel niveau que lui), ça a tendance à me retourner l'estomac de le voir se débattre comme ça dans un monde dans lequel, clairement, il n'est pas à sa place. Et dans lequel il ne sera jamais à sa place. Bien trop intelligent, et bien trop sensible, quelque part. Et bien trop amoché. Par quoi ? Je me le demande toujours. Par son enfance de gamin unique trimballé de pays en pays ? Par l'intransigeance de son père militaire ? Je ne sais pas, clairement, il y a plusieurs trucs à fouiller et à découvrir, je pense...

Pour en revenir à notre petit patient, House finit quand même par capter suffisamment son attention pour lui faire identifier la source de son empoisonnement : le sable de son jardin dans lequel se trouvaient des parasites de raton-laveur. ("Then a racoon came in... " Raaaaah, Joey Tribbiani, sors de ma tête !!!)

Et alors qu'une fois guéri, le petit s'en va, accompagné de ses parents, House nous sort cette réplique qui tchue.

House : First tongue kiss, an 8 on the happiness scale. Your child being snatched back from the brink of death, that's a 10. They're clocking in at a very tepid 6.5 because they know what they have to go back to.

Et là, le gamin s'éloigne de ses parents, s'approche de House...

Le regarde dans les yeux...

Et lui file sa console.

Sous les yeux des parents en larmes, puisque c'est la première fois qu'il regarde quelqu'un dans les yeux.

Wilson : That was a 10.

Gloups. Enorme. Le tout alors que lorsqu'il bosse dans le bureau de Wilson, House se moque extrêmement méchamment d'un petit cadeau offert à Wiwi par une de ses petites patientes décédée depuis.
Finalement, Adam, c'est le seul patient à l'avoir atteint à ce point, jusque là. C'est d'autant plus chouette.

Et au final, vous savez quoi ?

Eh ben House récupère sa moquette.

Cameron : All change is bad ? It's not true you know.

Et vous savez quoi d'autre ? Eh ben j'adore cette fin.

Magnifique épisode, aussi hilarant qu'il est intense et émouvant. Pfiou. Ces reviews à rallonge m'épuisent, mais je ne sais jamais où couper, là-dedans. Déjà que je fais l'impasse sur toutes les méchancetés que House sort à Cuddy concernant son hypothétique grossesse. Promis, dans la prochaine review, je caserai ça !

Et pour finir, cette fois, trois très jolies références cinématographiques. Bon, pour une, il a fallu que je cherche, j'avoue. Quand House fait le souk chez Cuddy pour récupérer sa moquette, il crie "Attica !". Thank God, c'est tiré d'un film avec Al Pacino, "Un après-midi de chien". Ensuite, quand il sort le superbe "Hello, my pretties", c'est bien sûr inspiré du Magicien d'Oz (une réplique de la sorcière !).
Et le sublime "We both know you belong to Victor" qu'il sort à Ali avec une ironie superbe, c'est bien entendu une allusion à Casablanca.

House, c'est le John Crichton de Princeton Plainsboro.

 

301 : Meaning

Alors... comment... vous... dire... ?

Je me suis quand même à peu près tenue parce que le Dark Side était là (pour autant que je puisse me tenir en sa présence), mais si j'avais été seule, je crois que je me serais roulée deux ou trois fois par terre avant de commencer à regarder cet épisode.

Et à juste titre.

Quoique si je m'attendais quand même un peu à voir House enchaîner les pas de deux dans les couloirs de Princeton Plainsboro, je n'étais pas allée jusqu'à imaginer le voir se rendre à Princeton Plainsboro... en courant.

Oh, on en trouverait presque dommage d'affubler télévisuellement un homme aussi gracieux d'une claudication aussi ingrate.
Ah, ces petites foulées nerveuses, je m'en souviendrai longtemps. Surtout qu'à mon avis... on n'est pas près de le revoir courir, après cet épisode.

Bon, j'ai attaqué avec House, mais comme dans pratiquement tous les épisodes, il y a un morceau d'épisode AUSSI avant le générique. Et brrrr... Patient du jour, Richard, des yeux superbes, mais totalement paralysé depuis huit ans suite à un cancer du cerveau.

Et qui emmène son fauteuil roulant faire une petite brasse dans la piscine familiale.

Donc, après la petite séance de footing de House sur une intro musclée des Gorillas, nous voici à l'hosto où Cuddy et Wiwi attendent anxieusement le retour du psychopathe en cherchant un cas sur lequel il pourrait aiguiser ses crocs pointus dès son retour.

Puisque c'est ça, House, très affamé, s'en prendra deux. Le paralysé et une adepte du yoga qui s'est coincé le dos.

Retour dans son bureau où les petits l'attendent aussi avec impatience. On surprend Chase lui mettant une claque amicale sur l'épaule pour saluer son retour. Le maître lui jette un regard courroucé.

Evidemment, une vague dégoulinante s'abat aussitôt sur lui.

("Lookatmelookatmelookatme !" )

Ouf, heureusement, la tache de sang est là pour détourner notre attention et celle de House.

Hmmm...

Seigneur, que je déteste les chemises roses. Et c'est nouveau le fait d'assortir ses costards ? Où sont passés ses jeans tout usés ? Hein ??? Rendez-nous HOUSE, bon sang !

D'autant que les séquences insolites s'enchaînent. Voilà House direct aux côtés de la famille du paralysé. Gné ? Mieux encore, il oeuvre au confort du patient. Gnééé ? Et le pompon ? L'épouse le remercie.

Donc forcément, ça intrigue. Notamment Cameron, toujours fidèle observatrice et soûlante à souhaits. Sauf que ce qu'elle n'a pas encore compris, c'est que maintenant, House peut prendre ses jambes à son cou quand elle devient trop chiante. Et c'est ce qu'il fait. Et c'est très drôle de voir cette version hyperactive du bonhomme ; d'autant que ça a l'air de beaucoup l'amuser, lui aussi.
Et en parlant de ça, c'est vrai que c'est jubilatoire de le voir faire le cake en skateboard...

Se faire mater par des jeunettes...

Et demander à Cameron si elle veut aller boire un verre avec lui. Mon cul, oui !

Cameron : No it's just... you're just coming off surgery and you're not yourself yet and I work for you and even though last year's... You're smiling. I'm saying no and you're smiling.

House : Well don't take it personally, it's just cause you're full of crap. You have no interest in going out with me. Maybe you did when I couldn't walk, when I was a sick puppy that you could nurture back to health. Now that I'm healthy there's nothing in it for you.

Moi le "sick puppy" me fait toujours mourir de rire !

Ah, la couillonne. Elle trouve toujours le moyen de se faire balader.

Enfin bon, il y a plus grave, quand même. Voilà que House est persuadé que le paralysé peut être déparalysé par je ne sais plus quel tour de passe-passe. Et pour cela, il ne se base pas sur grand-chose, seulement sur un grognement émis par le monsieur. Donc le voilà qui jette les Kids à l'assaut de chaque symptome du malade depuis huit ans.

Et on ne peut pas dire qu'ils y mettent beaucoup de bonne volonté.

Autre chose encore plus grave : House a de nouveau mal à sa patte. Et là, ça se gâte. D'abord, Wilson, il est gentil, je l'adore, mais sa réponse expéditive et un peu moqueuse, elle me reste en travers du gosier.

Des crampes ou des courbatures parce qu'il court beaucoup, moui, moui. Mais enfin, il pourrait commencer à se douter que House est complètement terrifié à l'idée de retrouver sa bonne vieille douleur d'antan. Et que cette peur qui le tenaille dès la moindre contracture est plus forte que tout le reste.

C'est cette même trouille qui le fait cavaler même de nuit pour se prouver qu'il en est capable.

Grandiose, et d'une tristesse terrible.
Tain, des cannes pareilles, c'est clair que ce serait dommage qu'elles ne puissent pas cavaler.

Et pareil, la scène où il se met dans la fontaine pour se rafraîchir est... hum... comment dire... Torride ?

Je ne sais pas du tout comment il fait, mais il est juste sublime.

Evidemment, c'est là qu'il a LE flash et qu'il se met à penser que si le paralysé s'est jeté dans la piscine, c'était pour se rafraîchir et non pour se suicider. Et il s'en va partager cette idée lumineuse avec Cuddy.

On se rend compte (et Cuddy aussi) que s'il ne prend plus de médocs, il est shooté à totalement autre chose : le besoin de régler des cas. D'ailleurs, il n'arrive même pas à caser une réflexion sur sa petite tenue sexy, ce qui ne lui ressemble pas du tout, si je puis me permettre.

Bref, comme le dit si bien Cuddy qui ne veut rien entendre de ses élucubrations basées sur rien : "It is a big deal for you to understand the word 'no'."
D'ailleurs, il faut bien le dire, House est seul au monde, dans cet épisode. Les Kids refusent de le suivre sur ce coup (sauf Chase, mais bon, c'est Chase), Wilson l'envoie péter, Cuddy aussi. On en est d'autant plus certains qu'il a raison. Même si lui, la tête plus claire que jamais sans ses médocs, il sait qu'elle a eu raison de lui dire non. C'est vraiment bizarre de le voir comme ça.

C'est là que le truc inattendu se produit. Alors que le patient s'apprête à quitter l'hôpital, Cuddy court derrière le fauteuil avec une seringue de cortisol (préconisée par House) et le pique dans l'épaule.

Et là, lève-toi et marche. Voilà le bonhomme qui se met à bouger, à se lever péniblement après huit ans sans bouger, pour étreindre sa femme et son fils.

Sous les yeux pleins de larmes de Cuddy.

Malheureusement, ce n'est pas si simple. Le complot commence. Wilson conjure Cuddy de ne rien dire à House, parce que s'il a eu raison sur ce coup-là, il aurait aussi pu avoir tort. Et ça fait de gros risques. Et s'il s'habitue à ça, il va devenir incontrôlable. Bref. Cuddy va mentir, quoi.

Ce qu'il ne sait pas, ce brave Wilson, c'est que House est en train de lui faire un superbe coup de pute dans le dos. En lui piquant une ordonnance pour se prescrire de la codéine.

Difficile de ne pas hurler : "MAIS QUEL CON !".
A côté de ça, difficile de lui en vouloir de faire ça. Clairement, ce n'est pas l'addiction qui parle, mais la trouille. Il a tellement peur d'avoir vraiment mal qu'il anticipe et préfère retomber accro aux pilules qu'en avoir vraiment besoin. Et en lui donnant une tape sur la main comme à un enfant capricieux, Wilson a eu tort. J'espère que ça lui retombera sur la gueule à lui aussi. Et je le pense. Car rien n'est jamais gratos, dans cette série.

En tout cas, comme je le sentais venir, c'est vraiment super triste. Parce qu'on se doute que cette petite fenêtre ouverte va être rapidement refermée et c'est d'autant plus cruel de le voir s'éclater comme ça en sachant que c'est foutu d'avance. Et lui le sait aussi.

Sinon, petit mot sur l'épisode suivant, "Cane and Able". Le Dark Side et moi, on a jeté un coup d'oeil sur l'intro et on a compris avant même le générique de quoi souffrait le gamin qui croit être enlevé par des extra-terrestres. En fait, à tous les coups, il a une tumeur au cerveau causée par des bouts de son frère jumeau. On est prêtes à tenir le pari.
Joli jeu de mots avec le fait que House va forcément ressortir l'affreuse canne du placard.

 

217 : All in

Hé hé. Ce genre d'épisode où tout le monde est tiré à quatre épingles, c'est toujours total bonheur. Notre amie Cuddy a organisé une soirée de bienfaisance contre le cancer à Princeton Plainsboro. L'occasion pour elle de lever le coude plus que de raison. C'est comme ça qu'on la retrouve, légèrement grise, accoudée à une table de poker avec le duo infernal, j'ai nommé les docteurs Wilson et House.

House + poker = l'occasion pour House de faire la démonstration 1) de son remarquable esprit de déduction 2) de ses remarquables capacités de manipulation. Car comment savoir mieux si Wilson a un jeu d'enfer qu'en le poussant à bout ?

Les tentatives de Wilson de garder son sang-froid face à l'infernal machin au cigare sont louables...

Mais vaines.

Très vite, cependant, House trouve proie plus fascinante à décortiquer. Il s'intéresse de près au patient de Cuddy, Ian, six ans, qui a inondé son froc d'hémoglobine.

Sa maman, c'est Lily des 4400.

Et là, à notre étonnement à tous, House ressort un dossier vieux de douze ans qui moisissait dans ses tiroirs. Et rameute ses canetons d'une manière assez... odieuse, on peut bien le dire. Alors que Chase conte fleurette à la soirée de bienfaisance, il surgit hors de la nuit, prêt à courir vers l'aventure au galop.

House : Hey, how's that anal fissure ? Getting healed yet or is it still draining ?

House : Oh, I'm sorry, I didn't realize he came back for seconds. I figured that after that girl in the stairwell you'd be done for the night !

Ptain ! PTAIN ! Il est trop bon !
C'est dingue, on dirait que ces répliques sortent tout droit de mon cerveau ! J'imagine que mes collègues doivent se demander pourquoi je glousse mystérieusement, parfois. Ben c'est justement parce que c'est EXACTEMENT le genre de truc que je pense... mais que je ne dis jamais parce que... ben chuis pas chef de service, moi !
Rah, ce mec est un héros.

Bref. Une fois Chase forcé de renoncer à sa conquête de la soirée, il s'occupe de rameuter les deux autres tiers de la petite troupe. House est déjà scotché à son cher tableau et tente de tirer le parallèle entre Esther, la patiente morte il y a douze ans et Ian. Et alors qu'il se retourne, en plein monologue, il voit enfin la sublime apparition, moulée dans une robe rouge que je vous dis que ça.

House : Hhhhhhhh...

Un ange passe pendant sept bonnes secondes.

Hé hé hé. Pour une fois qu'il ne trouve rien à dire.
Quant à elle, elle a le triomphe modeste, mais oooh, que ça doit être bon, quand on est une fille, de voir ce genre de truc se produire.

Ensuite, il s'agit, sur l'autre front, d'occuper Cuddy pour ne pas qu'elle vienne mettre le nez dans ses affaires. Du coup, il passe un vieux coup de fil à Wilson et s'arrange pour ne pas que celui-ci perde trop vite. Voir House jouer au poker sans être là, c'est grandiose. Et même si Wilson se fait flouer comme un bleu par son vieux compère, il y a quand même de quoi faire.

House : Keep your answers short and discreet. Is Cuddy still playing ?
Wilson (avec un accent à mourir de rire) : The chicken is still in Picadilly Square.
House : Brilliant. She'll never suspect that Normandy is her target.
Cuddy : Is it HOUSE ?

Bon, de toute façon, Wilson n'a d'autre choix que de coopérer. Sinon, House menace de révéler à tout le monde qu'il met du vernis sur ses ongles de pied !

Alors, ce qui est passionnant, dans cet épisode, outre les yeux sublimes du petit patient...

... c'est le côté obsessionnel de House porté à son maximum. On l'a déjà vu faire des folies pour découvrir de quoi souffrent ces patients. Là, mieux encore, si House s'accroche à ce cas, c'est parce qu'il est persuadé qu'il pourrait lui permettre de régler un autre cas. Celui d'Esther, donc, qui lui a claqué entre les mains douze ans plus tôt, sans qu'il découvre jamais ce qui a provoqué cette mort révoltante.
Even better ! On se rend compte que TOUT L'HOSTO est au courant de l'histoire d'Esther. Chase le premier, qui se dépêche de mettre au courant Foreman et Cameron vu que House lui a déjà fait le coup de ressortir le dossier d'Esther trois fois auparavant (amusant... Chase aurait-il été le premier choisi par House ?), Wilson, ensuite, qui capte très vite aussi que House est frappé d'Esthérite aigüe, et Cuddy la dernière.

C'est dire si ce bonhomme est un GRAND MALADE !
C'est dire aussi à quel point l'échec lui est intolérable. Clairement, on comprend que cette fois, il est hors de question qu'il échoue. Je trouve que la scène où il renverse froidement le tableau blanc, qu'il semble dominer, avec sa canne est hyper symbolique.

Les réactions des petits sont également très intéressantes. On pourrait se dire qu'au bout de tout ce temps, ils en viendraient à la boucler et à obéir étant donné que House a TOUJOURS raison, ben non.

Au final, ce que je trouve encore plus génial, c'est qu'on reste à fond dans la métaphore du jeu. La maladie qu'a le petit, c'est précisément celle qu'ils avaient testé en tout premier. Seulement elle les a bluffés et s'est planquée par quelque tour de passe-passe médical qui m'est très largement passé au dessus (à moins que ce ne soit parce que j'ai vu cet épisode il y a trois jours). Une chose est sûre, c'est que maintenant, comme le dit si bien Wilson, Esther peut reposer en paix. Et House allumer son cigare, avec lequel il jouait au début de l'épisode, mais éteint. ;)

Jolie scène de fin avec son Wiwi, au petit matin...

(Sinon, les mélomanes l'auront peut-être noté - mais j'en doute, l'air que joue House au piano à la fin de l'épisode...

... oui, là, c'est Hymn to Freedom, d'Oscar Peterson.
Voilà, ça méritait d'être écrit.)

Bref, House, personne ne le comprend vraiment, que ce soit le personnage ou sa manière de travailler. Clairement, dans cet épisode, on enchaîne les vues sur des visages éberlués, du début à la fin. Où s'arrête la conscience professionnelle et où commence la folie furieuse, c'est vraiment la question. En tout cas, moi, j'admire le fait qu'il n'abandonne jamais.

 

215 : Clueless

A chaque fois que je me dis que j'ai moins aimé un épisode, aussitôt que je m'attaque à la review, je change d'avis. On va dire que les trois derniers patients du jour m'ont paru moins passionnants, mais en fait, tout ce qui gravite autour d'eux est super puissant. Là, par exemple, l'épisode démarre sur ce qui semble être une scène d'agression. On se dit qu'on va tomber sur une femme violée qui va se faire refiler un mal exotique par son agresseur.

Que dalle, c'est ledit agresseur qui commence à suffoquer.

Et lorsque la victime lui demande "Are you alright ?", on reste quelque peu... gné ???

(Si vous regardez Lost, vous aurez reconnu la miss. Elle a joué dans la saison 3.)

Le patient du jour, ce sera donc son petit mari, Bob... un petit coquin, encore, celui-là ! Petite mise en scène sympathique, donc, de deux époux joueurs. Mais qui tourne au vinaigre.

Juste après le générique, nous assistons avec délectation au glorieux réveil de notre toubib préféré, grognant et pestant, qui se tourne et se retourne alors que ça s'agite dans la salle de bains, pendant ce qui semble être une éternité.

Lorsqu'enfin, la bête se décide à se lever, on s'attend à voir surgir de sa salle de bain au bas mot quelque mariée radieuse sur le point de se rendre à la mairie. Point du tout. C'est ce bon Wilson, en train de peaufiner son brushing.

Forcément, House, lui, doit avoir l'habitude de s'extraire de son plumard à 9h10 pour être au boulot à 9h.

House : You blow dry your hair ?
Wilson : Sorry, did I wake you up ?
House : YOU BLOW DRY YOUR HAIR ?

Et donc, après s'être envoyé en guise de petit dej sa dose de codéine matinale, sans plus de cérémonie, House fait comprendre à Wilson que ça ne va pas le faire.

J'adore le voir comme ça. Rah, qu'est-ce qu'il joue bien les ours mal léchés, il doit être comme ça dans la vie, c'est pas possible autrement !
D'ailleurs, RSL lui donne magnifiquement la réplique, en doux ami soigné et sensible.

Wilson : I'll be out of your hair tomorrow. What's left of it...

Mais qui fait mouche quand même !

Deux vrais gamins...

Evidemment, ce réveil en fanfare produit son petit effet sur l'humeur de notre toubib adoré. Difficile d'être plus loufoque que d'habitude, mais si, il y arrive très bien !

Et lorsque les canetons, éberlués, lui demandent ce qu'il fabrique, par les dieux, ce grand seigneur répond, impérial : "Testing a new cafeine delivery system."

Enfin, cette histoire de fantasme de viol fait bien réfléchir notre petite troupe. D'autant qu'après avoir posé quelques questions, Cammy découvre que le couple s'est amusé à se faire une petite partie à trois pour son anniversaire de mariage. Du coup, ça fuse.

Cameron : If two people really trust each other, a threesome every seven years might actually help a marriage.

(Et là, il faut voir la tronche des gars.)

Sciés.

Tous les trois.

House : Ok, I say we stop the DDX and discuss that comment !
Cameron : I'll take the bet.

C'est décidément une journée intéressante, pour notre petite limace jolie. L'air de rien, le bonheur affiché par les mariés l'intrigue. Et elle aimerait bien connaître leur secret.
La réponse de la dame : "People don't change. At least not in any way that really matters."
Et là, clairement, Cameron tique.

Le show de House continue, décidément, il est en forme. Et moi je dis : roh, ce mec est vraiment habile de ses mains. Jongler avec trois objets de forme différente, ce n'est pas donné à tous le monde.

A la maison, pareil, grande forme ! Et ça m'a fait hurler de rire de le voir ranger ses placards... un peu à ma manière... c'est-à-dire à coups de pieds.
Oh, et la bonne humeur qu'il affiche en chopant Wilson en train de manger des poivrons farcis dans son salon.

House : Stuffed with what ? Vomit ?

Et à un commentaire de Wilson concernant le contenu de son frigo, il répond un truc dont la VF m'a fait mourir de rire, je le reconnais.

House : Et il t'arrive de manger quoique ce soit qui ait pas l'air d'avoir été régurgité dans ton assiette par une mouche à merde ?

Ca ne l'empêche pas, très vite, de chourraver en douce les petits plats de Wilson, malgré les terrifiants post-its dont sont garnis ses petits tupperware.

De retour à Princeton Plainsboro et après maints examens, House est persuadé que la blondinette tente d'empoisonner son mari. Ce que personne ne peut croire. Elle semble tellement inquiète et tellement dévouée que c'est impossible.
House, lui, est prêt à faire subir à l'épouse modèle une fouille... approfondie, pensant qu'elle pourrait cacher des choses dans certains endroits... obscurs de son anatomie. Ce que Cuddy refuse avec force cris.

Mais l'animal semble sûr de son coup. Ordonnant à Cameron d'empêcher la blonde d'aller aux chiottes, il fonce chez lui en clopinant, bouscule la femme de ménage de Wilson qui a eu le malheur de ranger ses placards, déterre de sous son lit un coffre mystérieux...

Puis s'en va serrer la main de l'épouse dévouée qui sort des chiottes.

(L'occasion de découvrir que si House a de telles connaissances en langues, c'est sûrement un peu lié à son père, militaire de carrière. Là, il explique qu'il a vécu en Egypte, et qu'il en a gardé certains souvenirs, notamment comment identifier, si ma mémoire est bonne, l'or. A l'aide d'une substance dont je ne me souviens plus. (Oui, bon, hein, il m'arrive d'avoir des absences. A tous les coups, c'est à ce moment-là que le contrôleur m'a demandé mon billet.)

Bref, les mains deviennent bleues.

Comme House le soupçonnait, Madame avait la fâcheuse manie de saupoudrer les céréales de son mari avec une substance toxique. Mais il ne peut s'empêcher de reconnaître que cette méthode dorée a un certain charme.

House : It's almost... poetic.

Alors que les flics emmènent la petite dame, Cameron s'en va dire deux mots au chef.

Cameron : He's gonna need a lung transplant.
House : He' becoming more attractive by the minute, isn't he ?

(Hop, c'était la petite vacherie du jour.)

Cameron : You're pleased. You think you've proved every marriage is a mistake.
House : Do I look pleased ?

Mais je dois reconnaître que le petit "moment" qu'ils partagent juste après est assez... sexy. Ils avaient fait un pari, Cameron l'a perdu. La keuquinette soulève insensiblement son pull, chope un petit billet de vingt, le lui tend...

Et on jurerait qu'il lui caresse les doigts en les prenant.

Cameron : Ignorance is a bliss.

Et vlan !

J'aime quand elle le mouche comme ça, l'air de rien !

Mais l'ours a plus d'un tour dans son sac quand il s'agit de manipuler son petit monde. Il s'est bien habitué à rafler les bons petits plats de Wilson. Et quand il trouve sur son répondeur le message d'un éventuel proprio susceptible de louer son appart à Wiwi, ce vicelard l'efface sans aucun remords.
Le même dégénéré, on est d'accord, qui râlait à cause du brushing.

 

212 : Distractions

Tiens, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas eu droit à ça. Ca faisait longtemps qu'on n'avait pas eu droit à une démonstration aussi magistrale du côté obsessionnel de notre cornichon de docteur House. Sérieusement, ce mec est complètement fondu ! Complètement ! Y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond, chez lui ! Autant du côté des patients, cette folie pas douce du tout lui sert, autant pour le reste, c'est une sorte de roulette russe perpétuelle !

Du coup, c'est bien simple, cet épisode est une ode à la souffrance, sous toutes ses formes.

Non parce que déjà, pour commencer, un grand brûlé en patient du jour, c'est pas super gouleyant, quand même.

Patient du jour, donc, Adam, 16 ans, accident de quad avec son papa que c'est l'ancien-futur-ex-mari de Sam dans SG1. Salut, Joe !

Evidemment, le problème, c'est pas forcément l'accident, c'est plutôt la raison de cet accident.

Dans le même temps, House se penche sur un cas très intéressant. Un ancien camarade de fac, qu'il a bien piégé pour que celui-ci donne une conférence à Princeton Plainsboro. Où l'on découvre également que House a des notions d'hindi. Any explanation about that ? Ca commence à faire beaucoup de langues étrangères, tout de même, même pour un petit génie comme lui. Bref, ce monsieur Weber (surnommé Weber von Lieberman par House, "sounds eviler") sort en Inde un médoc réputé souverain contre la migraine. Et comme ce même Weber a autrefois dénoncé House qui avait triché lors d'un exam de médecine (pas du tout étonnée !), vingt ans plus tard, House tient enfin sa vengeance.

Ahum. Tout humain normalement constitué, tel Wilson bougonnant à côté de son ami, trouverait ça aberrant. Ca tombe bien, c'est notre cas, ou presque. Parce que je ne peux m'empêcher de penser à certains anciens camarades et même professeurs pour lesquels j'ai déjà un éventail de petites vengeances toutes prêtes. Et pour certain(e)s, je n'ai pas attendu vingt ans avant de les mettre à exécution. Hum. Enfin, dans le cas présent, c'est sans doute ce délai quasi canonique qui fait tout le charme.

Bref, sous les admonestations jiminycricketesques de Wilson qui lui conseille notamment de se taper une pute (pudiquement traduit par "trouve-toi une fille" dans la VF, c'est tellement plus vieille France), notre psychopathe, plus incontrôlable que jamais, incognito et toutes têtes de mort dehors, s'amuse à ruiner la conférence de son ancien collègue, en éclatant d'abord d'un rire hennissant...

... puis en jurant ses grands dieux que ce médoc ne sert strictement à rien. D'ailleurs il l'a testé sur le type au coma, définitivement classé running gag.

Le problème, c'est que sur un patient dans le coma, ça marche moyen. Alors, que fait notre docteur Jekyll, je vous prie ? Eh bien il se le teste sur sa propre personne, pardi ! Allez hop, un petit coup de concentré de migraine, et un petit coup de médoc du bon docteur Von Evil, par dessus.

Et c'est dans ces grands moments de housitude qu'on prend vraiment notre pied. Dans ces grands moments de nawak, tel que celui-ci, où frappé par une migraine carabinée, le patron s'offre un diagnostic différentiel planqué sous la table...

... subit les moqueries de Wilson qui prend bien soin de jeter bruyamment les couverts dans l'évier en inox tout en lui envoyant ses quatre vérités à la figure.

Wilson : You get distracted by pain. Leaves less room for things you don't want to think about.

(Finalement, Wilson, il est très pratique. C'est un peu un "Docteur House pour les nuls" parlant.)

... et est retrouvé par ses canetons le lendemain matin, encore couché sur la moquette de son bureau. Scène durant laquelle on ne peut s'empêcher de louer la sollicitude de Cameron, prête à aller lui chercher un oreiller. Dieu fasse que cette petite soit un jour récompensée pour son aveuglante bonté. Perso, je l'aurais achevé à coups de pied, ce gros naze.

Mieux encore, pour soigner sa migraine, House nous offre sa version personnelle de Woostock... Evidemment, à peine le voit-on commencer à regarder avec ravissement les petites gouttes d'eau qui font ploc depuis son nez de goret que j'ai capté qu'il s'était enfilé du LSD.

Apparemment, Cameron n'est pas dupe non plus.

Eh ben avec ça, s'il a pas la cervelle en peau de saucisson !

Cameron : What did you see ?
House : I saw music.

Pourquoi ne suis-je pas étonnée ? ;)

C'est pourtant un House frais et dispo qui débarque dans son bureau quelques minutes plus tard, sous le regard héberlué des Kids.

C'est un House tout aussi frais qui va s'en aller réveiller une fois de plus le gamin pour qu'il lui dise ce qu'il a, bordel de merde.

Pour en revenir à ce gamin, c'est juste atroce. Déjà, les grands brûlés, on adore. Ensuite, ils lui font de ces tests, à faire froid dans le dos. Notamment celui-ci où il s'agit de lui tenir les yeux ouverts (forcément, il est dans un coma artificiel, sinon, bonjour la douleur) pour stimuler son cerveau et voir ce que ça donne.

Je ne parle pas de la ponction lombaire effectuée dans la nuque faute de tissus propres, ni des asticots censés nettoyer ses plaies.

Encore qu'ayant jadis bossé pour des magazines médicaux, ça ne m'a guère choquée. D'ailleurs, j'aime les asticots. J'en ai même eu en pension chez moi. Si je les laissais faire, ils feraient tout mon ménage, ces braves petits.

Sinon, donc, il y a aussi le premier réveil du gamin par House, venu glaner des renseignements. Hurlements, parents effarés, etc etc...

Eh bien pourtant, c'est House-le-bourreau qui va enfin trouver le moyen de le sauver. En trouvant une petite brûlure toute ronde sur le poignet du gosse. Eh ouais. La clope.

House : Bad news, your son has a filthy unhealthy habit. Good news, he's trying to quit. Bad news, it's killing him. Good news, I can cure him. Bad news... no that's the end of it !

Et pour arrêter de fumer, ce petit se shootait aux antidépresseurs bas de gamme. Et voilà, il est sauvé.

House, lui, s'enfonce, et il en est conscient.

C'est comme ça qu'histoire de nous renverser la gueule encore davantage, on le voit se lever de son fauteuil pour aller ouvrir la porte car quelqu'un a frappé. Wiwi, se dit-on. Fi donc. C'est une jeune dame bien mise, toute prête à engager gaiement la conversation.

House : I'm looking for a distraction. You dont need to talk to do that, do you ?

Eeeeeeeewwww !

La seule chose qui est à peu près rassurante, c'est qu'il est conscient qu'il a un souci, et que quelque part, les paroles de Wilson finissent toujours par atteindre son bulbe desséché.

En attendant... Eeeeeeeewwww !!!

Et n'empêche. Depuis le temps qu'il parle avec passion de ses rencontres avec des professionnelles, ben il fait pas trop son malin quand ça arrive pour de vrai. Que... de... la... gueule.

 

211 : Need to know

Alleluia ! Ca fait deux jours que je peine à avoir accès à mes captures d'écran. J'ai essayé de pédaler sur l'ordi à popa, ça marche pas. Et c'est quoi cette cambrousse où y a pas le wifi !!!

Bref. Me voilà. Et... Wow. Chuis quand même vachement trop douée, hein ? Même si parfois, les actions saugrenues de House me laissent pantoise, j'ai quand même pas mal capté l'idée générale et le bonhomme, par la même occasion.
Ah, c'est si bon d'être malheureux, quand on s'appelle Gregory House...

Patiente du jour, Margo Dalton (c'est presque mon Dark Side, dites donc), 34 ans, Perfect Mum qui donne envie de mettre des baffes tellement elle a l'air de gérer à la perfection sa vie de mère, d'épouse et de femme d'affaires. Mais qui se met à partir grave aux fraises alors qu'elle conduit sa bagnole.

Youpi.

A Princeton Plainsboro, Wilson est surexcité de voir House débarquer, plus en forme que jamais, repassé. Et même qu'il a failli se raser.

Bon, mon petit Wilson, il est temps qu'on ait une conversation, tous les deux. Tu ne t'es jamais demandé pourquoi tu foirais tous tes mariages les uns après les autres ? Non, parce que ça commence à être un peu louche, tout ça, l'air de rien... Surtout quand on voit ledit Wiwi cavaler chez Stacy une fois qu'il a arraché à House l'affaire "baiser à l'hôtel".
Ptain, le pire, c'est qu'il s'énerve grave, le gars Wiwi. Bé dis donc, hein ? On sait bien que c'est lui qui a ramassé House à la petite cuiller après le départ de Stacy (et que c'est encore lui qui va le ramasser après ce qui l'attend) mais tout de même.

Roh, et puis il est bien mignon, mais quand Stacy lui demande pourquoi il est si vénère :

Wilson : Because you're married !
Stacy : Not to you !

Merci !
Enfin, à la décharge de Wilson, Stacy n'a vraiment pas l'air de se rendre compte à quel point elle l'a mis en miettes, son homme des cavernes, quand elle l'a quitté.
D'ailleurs, elle me gonfle, à ne pas savoir ce qu'elle veut. Allez hop, aux barbaresques !

Au milieu de ce charmant débat, House, lui, s'agace de voir que quelqu'un a dévoré tous ses Z'animos. Mmmh, c'est bon, ça, les Z'animos !

Oh pis tiens, si on titillait un peu Foreman, aussi, en passant ! Réponse automatique :

Foreman : Cuddy just put me here to make you miserable. In another two days, you can come back to making yourself miserable.

Tellement juste. ;)

Bon, sinon, décidément, House a besoin des conseils de son Wilson. Mieux que ça, sachant que ce dernier a rendu visite à Stacy, vite, vite, faisons-le parler. Ah zut, la porte est fermée à clé.

House : I know you're in there ! I can hear you caring !

Qu'à cela ne tienne, passons par le balcon. Et là, on trouve Wilson en train de rouler deux énormes joints ! Pour une patiente, ahum.

Blablabla, Wilson pense que House doit montrer à Stacy qu'il est sérieux.

Le psychopathe accuse réception du conseil, et se retire noblement dans ses quartiers.

Wilson : House !

Lol ! Ce furoncle lui a chouravé un oinj !

Bon, rapidement, il s'avère que la Perfect Mum est sous ritaline, les médocs dont les Amerloques gavent leurs gamins quand ils ne sont pas sages. Voilà des petites pilules sympathiques qui avaient moyennement réussi à Lynette Scavo, par exemple. Cocaine with PG rating, comme dit House.

House : All the cool moms are taking it.

Bon, mais il n'y a pas que ça, sinon, ce ne serait pas drôle.

Entre deux, de son côté, House fait le mouvement décisif en direction de Stacy qui range son bureau, prête à rentrer chez son petit mari de manière définitive.

Stacy : I love Mark.
House : You love me more. I don't want you to leave.

Hinhin.

On repasse à la Perfect Mum qui quitte l'hosto, mais à peine est-elle sortie de son fauteuil roulant qu'elle s'effondre.

D'office, le téléphone sonne chez le sieur House qui m'a l'air bien couche-tôt, tout à coup.

Et pour cause.

Ho... ly... cow... Le jugement dernier est proche. House a couché.

House : Well, the patient's stable. It can maybe wait a half hour.

Tsss tsss !

Et pendant ce temps-là, à Princeton Plainsboro, Chase s'amuse à torturer Cameron car il a vu House partir avec Stacy et, d'ailleurs, House se fait un peu attendre, là tout de suite, maintenant, comme c'est bizarre.

La tronche de Cammy quand House débarque en chantant, c'est énorme !

C'est là que se produit l'irréparable. Cameron n'a toujours pas fait son test du sida depuis l'accident avec le sang du patient séropo. Du coup, House met les petits plats dans les grands. A peine les deux grands ont-il quitté la pièce que :

House : Cameron... I love you.

Ultimate. Sérieux. Du très très grand House. On le voit quand même nettement prendre son élan. Tout ça pour qu'elle reste bouche-bée et qu'il puisse lui coller un bâtonnet dans le bec histoire de faire son test du sida qu'elle a négligé.

Complètement flippée, la pauvre.

Bon après tout ça, le problème, c'est que Stacy n'a pas l'air très partante pour parler à Mark.

Ouch. Pauvre Greg. Ca fait mal. Je crois que c'est là qu'il percute. Pourtant, je suis sûre que dans une autre vie, il aurait adoré être utilisé comme toy boy.

Ah ! Attention ! Cinq, quatre, trois, deux, un, zéro.

Ca y est. House a repris le contrôle du service. Hé hé hé.

House : Your reign of terror is over. Mine has just begun.

Après ça, House reçoit la visite de la petite blondinette made in Perfect Mum...

Ca paraît assez anachronique de le voir la balader par la main pour la ramener à l'ascenseur. Et le voyant boîter :

Stella : Is it why you're so sad ?
House : Oh, aren't you adorable.

Arf.

Autre visite sympathique, celle de Mark qui se rend bien compte que Stacy s'éloigne, parce que notamment, il la repousse malgré lui.

En fait, et ça c'était clair depuis le début : Mark reproduit exactement ce que House a fait avec Stacy. Et ils le savent tous les deux.

Mark : How did you get passed that ?
House : Didn't.

Ce qui nous donne une course pathétique des deux estropiés dans les escaliers, House essayant de se débarrasser de la vue gênante du mari de son amoureuse.

Entre deux, mine de rien, il faut traiter Mrs Perfect Mum. Qui est de moins en moins parfaite, d'ailleurs. Cette taupe-là suivait un traitement de fertilité pour faire plaisir à monsieur son époux tout en s'enfilant quand même des pilules de contraception en loucedé. C'est joli, ça. House l'a compris.

House : You don't have to lie to me. We're not married.

Mais elle n'en démordra pas. Elle tient à sauver les apparences et son mariage, quitte à y laisser un bout de foie.

Margot : Could I die on the table ?
House : Could you die if you told him the truth ?

House le confie plus tard à Wilson, il trouve romantique que la gonzesse renonce à la moitié de son foie pour sauver son mariage.

Encore une confrontation au menu, celle de Cameron qui vient chercher ses résultats. House lui tend d'abord une enveloppe factice, ce gros bâtard, avant de lui donner la vraie, ouverte.

Cameron : You won't read your mail but you open mine ?

L'a pas pu s'empêcher.

Cameron : The most important letter in my life and... you're still an ass.
House : Yeah. Comforting, isn't it ?

Difficile de remarquer que la chemise de House est plus froissée que jamais. Et que l'intense réflexion dans laquelle il était plongé lorsque Cammy est entrée n'est pas de très bon augure.

Pas de bol, Stacy s'apprête pourtant à lui annoncer qu'elle va parler à Mark et rester ici avec lui. Mais non. House ne veut pas.

House : Mark is willing to do whatever it takes. I'm not. Never was.
Stacy : Oh, now you're introspective ? Weren't so analytical the other night.
House : You were happy with Mark. You'll be happy again.
Stacy : Shut up about Mark. What the hell's wrong with you ?
House: I can't make you happy !
Stacy : What ?

House : How do you think this is gonna end ? We'll be happy for what ? A few weeks, few months. And then I'll say something insensitive, or I'll start ignoring you. And at first it'll be okay. It's just House being House. And then at some point, you will need something more. You'll need someone who can give you something I can't. You know I'm right. I've been there before.
Stacy : It doesn't have to be.
House: It does. It does. I dont' want to go there again. I'm sorry, Stacy.

Quel... gros... con. Mais bon. S'il ne l'était pas, ce ne serait pas drôle. Et ce ne serait pas House.

Et de toute façon, ça ne sert à rien de s'énerver après lui. Wilson le fait très bien pour nous.

Wilson : You have no idea why you sent her off !
House : Don't do this.
Wilson : This was no great sacrifice ! You sent her away because you've GOT to be miserable !
House : That kind of psycho-crap help get your patients through the long nights ? Or is it just for you ? Tough love make you feel good ? Helping people feel their pain ?
Wilson : You don't like yourself. But you do admire yourself. It's all you've got, so you cling to it. You're so afraid if you change, you'll lose what makes you special. Being miserable doesn't make you better than anybody else, House. It just makes you miserable.

Ah la la, mon pauvre Wilson. Il faut te faire une raison, on ne le changera plus. C'est vrai qu'il est méprisable, à gerber, même. Mais au fond, tout au fond, il sait depuis le début que sa démarche avec Stacy était vouée à l'échec.
Et puis il est comme tout ces gens qui sont terrifiés à l'idée d'être heureux et de vivre une vie normale... je peux le comprendre.

Moralité, en route pour la grande dépression. Je sens que notre House va être gratiné, ces prochains épisodes.

Ca tombe bien. Je veux le voir en chier. NOW !

 

209 : Deception

Hop, me voici arrivée à destination. Et outre l'étonnante révélation : oui, mon père regarde Heroes sur TF1, c'est pas tout ça mais il faudrait peut-être pas oublier que j'ai des devoirs à faire. Et notamment un superbe épisode de House à reviewer.

Déjà, chose surprenante : l'épisode commence sur House ! WTF, s'exclame la foule en délire ! Ca fait deux fois en trois épisodes que le patient du jour s'effondre dans l'environnement direct du psychopathe au stéthoscope ! D'ailleurs, pourquoi jouer les étonnés ? House est en train de parier sur des courses de chevaux.

Et cela ne le rend pas plus agréable que d'habitude, je vous rassure.
Mais alors qu'il fait la queue pour parier sur une nouvelle course, son regard croise celui d'une dame. Oui, vous avez bien lu, une dame. Et pas n'importe quelle dame. C'est Mirandaaaaa de Sex in the City. Woooooohooooo !

Evidemment, à ce stade de l'épisode, votre hôtesse appuie fébrilement sur la barre espace (PAUSE) de Bill pour se rouler par terre tout à loisir.
Attendez, non mais sérieux, on n'avait pas vu aussi bien dans le genre guest depuis Nina Myers et Mrs Jack Bauer !!! Cynthia Nixon !

Bref, une fois ranimée, je me marre du petit jeu qui s'installe entre House et Miranda (oui, ok, Anica, je vais l'appeler Anica puisque c'est comme ça qu'elle s'appelle dans cet épisode). House confie que lui, il parie sur les jockeys et non sur les canassons. D'ailleurs, celui qu'il a choisi est boulimique et se fait vomir avant la pesée. Ca aide.

Bien sûr, quelques instants après, Anica tombe dans les vapes, et House, tout à sa course, demande vaguement s'il y a un médecin dans la salle avant de sortir une réplique grinçante au gros malin qui fait un massage cardiaque à la nana victime d'une crise d'épilepsie. Ahum.

Apercevant quand même des hématomes intrigants sur son bide, il demande au mec d'appeler une ambulance et de la faire emmener à Princeton Plainsboro, auprès de son médecin, le docteur House.

Princeton Plainsboro où règnent le bonheur et la joie de vivre. Surtout depuis que Foreman est le patron de House.
Mine de rien, il a beau se la péter un max, il a une jolie pression sur la tête. Car si House fait une connerie, c'est lui qui en est responsable. Comme Cuddy ne manque pas de le lui rappeler lorsqu'il fait un peu trop son important.

Pendant ce temps, on est un tout petit peu étonnés de voir House sympathiser avec la patiente, enfin, à sa manière. Faut dire qu'elle a pas mal de répartie, ça aide.

C'est que mine de rien, ça lui change les idées, à House, d'avoir Foreman comme supérieur. Je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il adore ça, que ça lui donne l'occasion d'être encore plus lourdingue.

Par exemple, il m'a fait mourir de rire lorsque Foreman prend une décision concernant la patiente du jour, et qu'il lui fait remarquer qu'il choisit toujours la voie de la sécurité.

House : You're a wuss. Don't worry. You're secret's safe with me. (Et sortant de la pièce, le plus fort possible) Hey, Wilson ! Guess what Foreman just did !

Tiens, si on parlait un peu de miss Limace. Déjà, miss Limace est un peu fâchée que Cuddy ait choisi directement Foreman et pas elle. Même si nous, on n'est pas du tout étonnés.

Mine de rien, il y a une petite scène que j'ai trouvé très mignonne. Il a neigé et Foreman a envoyé Cammy et Gregounet enquêter chez la patiente, vu qu'ils commencent à soupçonner un gros Munchausen.
Et là, alors que Cammy brandit déjà ses clés de bagnoles, House, lui, marche d'un pas viril jusqu'à sa moto. Cammy s'insurge. Ca va pas la tête, il a neigé. House lui rit au nez, lui balance son casque, et en selle, mamzelle.

Très mignon, elle ose à peine s'accrocher du bout des doigts à son blouson. Lui lui chope les mimines lui ferme les bras bien fortement autour de lui.

Impossible de ne pas trouver ce geste méga sexy, et de ne pas voir le sourire qu'il affiche, ravi d'avoir une passagère comme elle derrière lui. Bien évidemment, elle est aux anges, mais ça, on s'en doute.

Il l'aime bien, sa petite Cameron, quand même. Et de toute façon, je crois que toutes les scènes où il se montre un tout petit peu sympa avec elle sont intéressantes. Les scènes où l'on sent transparaître que son avis compte, qu'il l'écoute.

C'est pas souvent, mais ça arrive. Que voilà, c'est une consoeur, et pas juste une sous-larve. J'imagine que pour elle, ce doit être précieux.

Autre scène très intéressante concernant miss Limace, donc, celle où elle va trouver la patiente, lui fait signer une décharge, lui fait clairement comprendre qu'elle a capté son petit jeu de victime qui se rend malade toute seule pour attirer l'attention des toubibs, et lui laisse négligemment un flacon de médocs que bien sûr, la gonzesse va s'empresser de s'envoyer une fois seule.

Preuve irréfutable, les larmes oranges qu'elle pleure abondamment juste après.
Ca, je veux bien être pendue si ce n'est pas de la méthode à la House.
Elle l'a piégée, de manière aussi dégueulasse qu'il aurait pu le faire. Et ça, les autres, ça les sidère. Hé hé hé.

Go, Cammy, go !

Mine de rien, cela prouve que House avait tort. Du moins, c'est l'avis des Kids. Mais House est persuadé qu'il n'y a pas que ça et il réussit à arracher à Foreman le droit de procéder à une dernière analyse de sang, avec le petit peu qu'il reste des précédents examens. Pas des masses, d'ailleurs. Et au labo, la nana responsable des analyses fait la tronche. Que dalle, pas assez de sang, mon bon monsieur. Et alors là, le Docteur House sort la grosse artillerie. Ben essayez, ma petite dame. Arf arf arf, qu'elle lui répond, je peux aussi essayer de ressembler à Salma Hayek, c'est pas pour ça que ça marche. House fait son oeil qui frise, déballe sa voix de velours.

House : You may not have Salma's ass, but she doesn't have your eyes.

Et ça marche ! Malheureusement, ça n'apportera pas grand-chose.

Moralité, House joue le tout pour le tout, s'en va trouver la patiente qui est en train de sortir de l'hosto, lui déballe un splendide laïus ponctué de tonitruants "shut up !" chaque fois qu'elle proteste qu'elle ne provoque pas elle-même ses maladies, et lui explique que dans cette seringue, il y a un produit qui va provoquer les symptômes de l'aplasie (une sorte d'anémie de je ne sais quoi) et qui prouvera donc qu'il a raison elle qu'elle n'est pas simplement munchausenisée. L'ennui, c'est que s'il a tort, elle mourra.

Forcément, face à l'enjeu, la nana est forcée d'admettre. House sait bien comment ça fonctionne, d'ailleurs. Un proche malade quand elle est était enfant, elle un peu oubliée.
Alors oui, elle avoue. Sa mère avait la sclérose en plaques.

Anica : She died when I was sixteen. Then there was no one.
House : Boohooh.

In-cro-yable. Il avait presque l'air sympa. On le sentait presque concernée. Elle était convaincue. Argh. Ca m'a sciée qu'il la raille comme cela. Et elle n'en revient pas. J'en profite pour dire que Cynthia Nixon est formidable. Waouh.

Et donc, sans plus de cérémonie, il se lève, et la plante là. Elle ne comprend plus. Ben bien sûr, il ne va pas rester là à attendre que les autres les trouvent ensemble, lui avec une seringue vide dans la main. Oh, et puis elle sait comment ça marche, hein ? Du coup, il se casse, l'entend convulser, se retourne, et continue son chemin tranquille.

Brrrr...

Au final, énième rebondissement. Alors que les Kids sont prêts à lui tuer sa moëlle épinière parce que c'est ce qu'on fait quand on a ce genre de problème, House qui est allé fourrer son nez dans le soutif de la dame, se rend compte qu'en fait, que dalle, elle souffre juste d'une infection.

Eh ben ma jolie, on n'est pas passés loin de la cata.

Excellente conversation d'ailleurs avec Foreman, qui la voit flipper comme une dingue.

Anica : I just want to be healty.
Foreman : So not so much fun when you're actually sick.
Anica : No.

Le plus amusant, sans doute, c'est que même si House a quand même réussi à voir ce que personne ne voyait, à la fin de l'épisode, lui retourne parier dans son bouge, et elle s'apprête à refaire le même coup dans un autre hosto. Le problème reste donc le même.

Mais mine de rien, si Cuddy avait soulevé à un moment donné l'éventualité de confier la tête du service à Foreman qui est quelqu'un d'organisé et de fiable, il faut bien reconnaître que le génie est réservé à House.

D'autant que c'est par pour dire, mais qu'est-ce qu'il est premier degré, Foreman.

Enfin bref, j'ai adoré cet épisode. Plus que le précédent, d'ailleurs... Mais bon, je reconnais que Cynthia Nixon, ça aide.

Mais House, wow. On ne sait décidément jamais à quoi s'attendre avec ce gaillard. C'est flippant.

Et dans l'épisode suivant, il nous prend totalement et défintivement à contrepied. Mmmmh...

 

208 : The mistake

Everybody lies. Chase comme les autres, ce cornichon-là.

Bon, alors. Cet épisode est construit de manière super bizarre. Honnêtement, toute à essayer de ne rien oublier en faisant mes bagages hier soir, j'ai eu du mal à suivre. On commence l'épisode avec une maman (c'est la fille de Leo, dans the West Wing !) qui prépare ses petites filles à monter sur scène pour leur spectacle et alors là, d'un coup, alors que les petiotes sont en train de faire leur numéro, elle commence à se tordre et à hurler.

Pauvres petiotes.

L'une d'elles, c'est d'ailleurs Molly, la petite fille qui a tellement peur du Croquemitaine, dans Heroes.

Et là, surprise, après le générique, on nous claque un étonnant "six months later". Ah oué, donc. Six months later, donc, la maman est ramenée dans un état critique à Princeton Plainsboro, et Chase ne va pas tarder à passer en commission disciplinaire parce que visiblement, il a fait une erreur avec cette patiente.

C'est là qu'on nous dégaine Stacy qui doit le préparer à toutes les questions qu'on va lui poser.

Et très vite, on se rend compte qu'il s'empêtre un poil dans ses explications. Voire qu'il occulte totalement certains détails. Par exemple, lorsque la patiente est revenue après sa première visite, il l'a reçue alors qu'il venait de recevoir un coup de fil, et il l'a un peu expédiée sans l'examiner.

Honnêtement, comme ça faisait un bon moment que j'attendais qu'on nous reparle de l'affaire Rowan Chase et que je sais quand même compter sur mes doigts, j'ai bien vite compris que le coup de fil, c'était celui qui lui annonçait la mort de son père. Chase est un petit con, mais il faut qu'il ait une bonne raison de se planter. Et cette bonne raison, c'est forcément la mort complètement inattendue (du moins pour lui) de son père.

Seulement ça, il ne le dit pas. A personne.

Bon, dans le même temps, on a le petit jeu entre Stacy et House qui se poursuit, encore et toujours. Cette fois, elle ne veut plus lui parler, la couillonne, alors que bon, House est quand même un peu concerné vu qu'il est responsable de Chase. Ca nous donne quelques scènes sympas, notamment celle où Stacy lui demande ce qu'il cache, à propos de cette affaire.

House : I'm gay... that's not what you meant. It does explain a lot though. No girlfriend, always with Wilson, obsession with sneakers...

Arf. Comment gérer un mec comme ça, je vous le demande ?

On aura quand même l'occasion d'avoir une jolie scène entre les deux à la fin de l'épisode. C'est vrai, quand House arrête dix secondes de faire l'âne, il y a moyen de discuter.

Et c'est un bon moyen de mettre les choses à plat.

House : You're mad at me for letting you know what I did. Because you liked the way things were going. For that I actually am sorry.

(Ce qui augure encore certaines choses pour la suite... Mmmmh... )

Grand numéro également de la part de House alors que la patiente mal diagnostiquée a besoin d'un foie... Il s'en va tenter d'acheter le chirurgien pour qu'il l'opère en urgence, lui déballant 5000 dollars en cash. Le gars lui rigole à la gueule en lui disant qu'il en gagne 600 000 par an donc bon. Et là, House, répugnant de décontraction, lui explique que ce serait dommage que sa femme apprenne qu'il la trompe avec une petite jeune de l'hosto... Et alors que le gars, se voyant mal partager son salaire de ministre avec sa future ex-femme, accepte promptement l'opération...

House : You are the worst transplant surgeon of this hospital. Unfortunately you're the only on who's currently cheating on his wife.

J'en profite également pour noter que dans cet épisode, Wilson nous livre l'imitation de l'accent de Chase la plus pathétique jamais entendue. Il suggère que le kangourou pourrait profiter de cette enquête de la commission pour tout mettre sur le dos de House, étant donné que celui-ci ne se déplace jamais pour voir les patients. Ce à quoi House lui répond :

House : Chase loves me. And he's not turkish !
Wilson : Cameron loves you. Chase loves his job.

Euh. Ah ? J'aime la foi de Wilson en l'être humain, mais je ne suis pas sûre que Chase aime tant son travail. Comme le dit Foreman, il se montre relativement lèche-cul devant les patients pour ensuite les débiner une fois la porte refermée. Un House en pire, parce qu'il n'a même pas le courage d'être honnête.
Bref, il n'empêche qu'il y a une raison de ne pas tout à fait le mépriser, dans cet épisode, encore que je n'en suis pas si sûre.

La jeune femme a besoin d'un foie compatible, son frangin se porte volontaire pour lui filer un bout du sien. Pas de chance, il sait qu'il souffre d'une hépatite, et il a donc tout fait pour planquer sa maladie. Il préfère que sa soeur ait une hépatite, du moment qu'elle vit. Seulement voilà. D'un coup d'oeil, House jauge le gars. Cancer. Du foie. Et il l'a refilé à sa frangine, qui fragilisée comme elle l'est, n'y survivra pas.
Scène très émouvante entre le frère et la soeur, d'ailleurs, lors de laquelle celui-ci lâche un terrible "I killed you", auquel sa soeur répond que non, il lui a donné trois mois de plus avec ses enfants, et cette greffe aura permis également de diagnostiquer son cancer à lui, et donc de le sauver.

Quelques semaines après la mort de la soeur, Chase reçoit le frère qui vient pour un exam de routine. Et qui se plaint de devoir déménager car il est en invalidité et ne peut plus payer le loyer de l'ancienne maison de sa soeur, où les petites ont grandi. C'en est sans doute trop pour Chase qui mine de rien doit en avoir gros sur la patate. Il avoue que c'est sa faute si la soeur est morte, que le jour où elle est venue le voir pour ses tests, il avait la gueule de bois.

Tout cela, on l'apprend surtout car après cette scène, le frangin a décidé de poursuivre l'hôpital en justice. Et ça, c'est exactement ce que Chase voulait en racontant l'affaire de la gueule de bois. Lui donner l'occasion de pouvoir gagner du fric et de racheter la maison de sa soeur.
Cela, House le comprend très vite. Il prend son caneton à part et c'est là que bien entendu, on découvre l'objet véritable du coup de fil.

Pauvre garçon. Il n'avait absolument aucune idée que son père était malade.

House parvient à le convaincre d'avouer que c'est à cause de la mort de son père qu'il a fait cette erreur. Ca permettra quand même à la famille de la patiente d'obtenir de quoi racheter la maison, et ça lui évitera de flanquer sa carrière en l'air.

Moralité, Chase s'en tire avec une semaine de suspension, mais House est lui aussi sanctionné, et pas qu'un peu. Mine de rien, il a fait du chantage, et il faut bien que sa politique avec les patients lui retombe un peu sur la gueule. Pendant un mois, il va donc être supervisé par un autre médecin. Et Cuddy a décidé que ce serait Foreman.

Croyez-le ou pas, le demi-sourire qui se dessine sur le visage de House me laisse à penser qu'il se régale d'avance de la discorde que cette décision va provoquer.

Hé hé hé...

A mon avis, cet épisode gagnerait à être regardé plusieurs fois. Histoire de profiter vraiment de l'effet poupées russes de l'intrigue... Je pense vraiment qu'à chaque visionnage, on pourrait voir davantage de détails très intéressants... Ce qui m'a aidé, c'est d'avoir compris la signification du coup de fil, et ce qui est futé, c'est que même pour ceux qui avaient compris cela, le coup de la gueule de bois remet tout en question.
Bref, très bien foutu, mais je pense que je ne l'ai pas apprécié comme je l'aurais dû.

 

207 : Hunting

On ne va pas y aller par quatre chemins, Gregory House est un gros con. Un gros con très intelligent et doté d'une répartie qui me fait baver d'envie, moi qui ne suis pourtant pas trop mal lottie, mais un gros con quand même.

Tellement que dans cet épisode, il m'a fait pitié. La manière qu'il a de creuser sa tombe à la petite cuillère, centimètre par centimètre, est flippante à souhait. Et le pire dans l'histoire, c'est qu'il le voit, qu'il le sait, et qu'il se regarde le faire.

En fait, il "joue" sa vie. Il la surjoue. Comme s'il n'y avait pas de conséquences, avec une inconscience et une légèreté qui nous font rire... Mais qui en fait sont ce qu'il y a de plus pathétique, chez lui. Et lorsqu'il est confronté à sa bêtise et aux répercussions qu'elle peut avoir sur sa misérable vie, comme c'est le cas à la fin de cet épisode, c'est à pleurer.
Ce type est l'artisan de son propre malheur.
Ce n'est pas sa faute. Il ne sait juste pas fonctionner autrement.
En aurait-il envie qu'il en serait incapable.

Patient du jour : Ted Sprague (on va lui donner son nom de superheroes c'est plus simple). Ted est donc follement homosexuel et follement séropositif. Mais Ted est malade en plus de ça. Et voilà qu'il suit House comme son ombre, jusque chez lui, dans l'espoir que celui-ci le prenne sous son aile bienfaitrice.

Agacé, à force, House le repousse un peu fortement. Et voilà mon gars qui convulse.

Je ne vais pas vous le cacher, on va faire un peu l'impasse sur l'enquête du jour, non qu'elle soit inintéressante, mais c'est que j'ai pas la journée, moi. Loin de là.

Bref. Cuddy envoie directos House chez l'avocate de la maison, Stacy-hi-hi-hi. Mieux que ça, Stacy est chez elle ! Car elle attend le dératiseur. Comme c'est commode. Inutile de dire que House ne se fait pas prier pour aller consulter l'instance juridique.

D'autant que cet enfoiré sait par où attaquer maintenant qu'il a lu le dossier psy de Stacy. Donc, direct la vaisselle !

(Ca, c'est un homme qui sait ce qu'il veut, dites-moi.)

Mark : What's going on ?
House : It's not what you think. I know it looks like we're cleaning dishes, but actually we're having sex. ( )
Stacy : We're working.
Mark : Wow, wish I'd become a doctor. This place would be spotless !

Et en repartant, House prend bien soin, en passant, de relever soigneusement la cuvette des toilettes. Hop. Scène de ménage assurée.

Par là dessus, il annule le dératiseur et part faire sa consult' du jour. Le patient décalé, c'est Steve MacQueen, le rat de Stacy, qui présente un léger torticolis. House se rencarde auprès de Wilson, et suspecte un cancer.

Curieusement, Stacy, tellement véhémente quand il s'agit de le repousser, le laisse entrer chez elle, le laisse mener sa petite enquête. Mieux encore, reste à ses côtés, lui parle... et le chauffe à mort, la garce.

(Qui lui en voudrait. Malgré sa tronche en biais, ce mec, c'est "sex on legs". Je pèse mes mots. Je ne sais pas comment il fait, mais c'est comme ça. D'ailleurs, là, si Steve MacQueen n'était pas intervenu, elle l'embrassait. Si, si, on le voit très bien.)

C'est aussi l'occasion de petites confessions. En enquêtant dans sa baraque, House a compris que Stacy continuait à cloper en cachette, comme elle le faisait avec lui. Elle avait repris quinze jours après son opération.

Stacy : Why didn't you say anything ?
House : 'Cause it helped me monitor your misery level. One trip outside was a good day, upwards of six you were in hell.

Pffff... et qui oserait dire qu'ils ne sont pas très très mignons, tous les deux ?

Dans le même temps, il se passe des choses, oh, très intéressantes, à l'hosto ! D'abord, le malade du jour tousse malencontreusement du sang à la gueule de Cameron. Ooooouuuups !

Evidemment, grosse flippe, médocs au cas où, et tests VIH programmés pour Cameron.

Et là où les autres Kids arrivent encore à se montrer relativement prévenants, House, lui, agit en salopard fini. Je l'aurais tué, tellement il est sans pitié, avec elle.

Après ça, intriguée sans doute par la vie de Ted qui se vante tant qu'il peut de la vie formidable qu'il a depuis qu'il a le sida, vivant au jour le jour, s'éclatant, se droguant, multipliant les coups d'un soir, bref, Cameron décide de brûler sa cornette de bonne soeur. D'autant qu'on peut pas dire que ce soit super folichon, chez elle, en ce moment.
Du coup, la coquine subtilise un reste de drogue de Ted, se défonce et convoque le jeune Chase chez elle.

Et allez !

Bien sûr, à Princeton Plainsboro, les lendemains chantent. Toujours.

Cette scène complètement saugrenue est très drôle. A mon avis, en une fraction de seconde, House a tout décodé. Le briefing finit par confirmer la chose.

Cameron : So you always use a condom ?
Foreman : Uhhh, yeah.
House : Brother's on the down low... got to.
Foreman : I'm not ready for any Foreman juniors yet.
Cameron : You ?
House : Working girls... they're sticklers. You're not going to poll Chase ?
Chase : I'm not an idiot.
House : Obviously not. Who doesn't sleep with a drugged-out colleague when they have a chance ?

Uh uh !

Bien évidemment, il s'avère que le patient qui s'éclate tant est en fait, pour plein de raisons, en pleine phase d'autodestruction. Ce qui lui vaut un retentissant "You wanna kill yourself, fine, but stop recruiting !" de Cameron, qui devrait tourner sa langue sept fois dans sa bouche à défaut de celle de Chase avant de parler...

Au terme d'un superbe entretien avec le père du malade, House délivre son diagnostic et sauve le père et le fils...

Malheureusement pour lui, incapable de faire preuve de modestie face à son quasi-triomphe sur le coeur de Stacy, celle-ci comprend qu'il a mis son nez là où ça ne le regardait pas.

House : You let this happen because you want to be with me.
Stacy : I don't anymore. Get out.

Finalement, un rat, c'est exactement l'animal domestique qu'il lui fallait !

Et un rat qui passe son temps à cavaler dans une petite roue, la symbolique est très jolie. Arf arf arf.

 

204 : TB or not TB

Etre ou paraître. Pas mal comme trad, pour un titre français. Autant le plus souvent, c'est d'une facilité à pleurer, autant là, ils se sont creusés la tronche deux minutes.

Patient du jour, le docteur Sebastian Charles, qui voue sa vie à sauver celle des petits Africains qui souffrent de la tuberculose. Bien évidemment, la scène d'ouverture, avec tous ces braves gens l'accueillant comme le messie, n'est pas du tout anodine.
Pas plus que la suivante où, d'un coup de seringue vengeur, il sauve un enfant d'une mort certaine, sous le regard mouillé de tout le village.

Zut, du vomi sur mon canapé. Ah, heureusement, il est déhoussable. C'eût été fâcheux.

Ahum ! Là, on attend que House nous éternue un virulent : "Hypocrit !".
C'est une urgence, docteur.

Oh ben oui, bien sûr. Comme il ne ressemble déjà pas du tout à mon patron et qu'il ne se sape pas du tout pareil, ajoutez à cela les Converse, histoire de ne pas du tout compléter le tableau !

Arf, arf, arf, comme on se doute, il se fait accueillir, le bellâtre.

A peine House l'a-t-il viré du bureau histoire de le traiter d'idiot tranquillement, comme il le dit, qu'explose le débat.

House : The nameless poor have a face, and it's a pompous white man.
Cameron : Yes, what a jerk, saving all those lives like that.

On n'a pas fini d'en reparler.

Mais du côté des consults, c'est pas mal non plus. Notamment chez cette dame qui se plaint de ses sinus, et qui présente d'impressionnantes griffures sur les mains. Chat, en déduit House. Nouveau chat. Celui de sa maman décédée. Et comme cette ingénue refuse les corticoïdes et demande s'il n'a pas autre chose à lui donner, plutôt :

House : If you live by the river, I've got a bag.

Après cette scène hautement rigolue, le débat continue pendant les examens du doc Sebastian. Depuis le début, House soutient qu'il n'a pas la tuberculose. D'ailleurs, s'il avait la tuberculose, on voit pas trop pourquoi House s'intéresserait à son cas, hein ? Bref, cela nous amène à cette conversation très intéressante entre House et Foreman. Je remarque que c'est souvent entre eux que les débats sont les plus intéressants.

Foreman : You figure that anybody that gives a crap about people in Africa must be full of it ?
House : Yes. There's an evolutionary imperative why we give a crap about our family and friends. And there's an evolutionary imperative why we don't give a crap about anybody else. If we loved all people indiscriminately, we couldn't function.
Foreman : Hmmm. So, the great humanitarian's as selfish as the rest of us.
House : Just not as honest about it.

D'apparence, ce mec, c'est quand même tout le contraire de House. Et pourtant, les réactions des autres face à lui sont assez surprenantes. D'abord Cameron, qui se fait draguer sévère par le bellâtre, et limite débaucher. Ah ben ça, on se doute bien qu'une jolie pépée comme ça, il se l'emmènerait bien en Afrique, le sauveur du monde.

Ironiquement, Chase, lui, hurle à l'hypocrisie, sans même qu'on lui demande son avis. Vraiment rigolo. Enfin bon, Chase, s'il y a une petite méchanceté bien lâche à asséner, il est toujours dans le coup, à ce que j'ai remarqué. Evidemment, comme il a l'oeil charmeur et la bouche amoureuse, on ne lui en tient pas longtemps rigueur. N'empêche que c'est un petit con.

Autre consult' mémorable, celle de Foreman qui doit endosser l'identité de House vu que celui-ci n'a plus très envie de jouer au docteur. Il reçoit donc une dame avec laquelle il se montre aussi malpoli que son noble supérieur.
La dame finit en larmes chez Cuddy, qui fonce agonir House d'injures et lui demande de lui présenter ses excuses.

Cette scène se passe à la cantine. Et on assiste médusés à la filouterie du jour. Cette espèce d'imbécile se prend un steack long comme le bras et le recouvre consciencieusement de salade, avant de passer à la caisse.

House : Just a salad today. Big breakfast.

Pendant ce temps-là, l'héroïque docteur Sebastian nous fait une scène digne de la comédie française. Pourquoi prendre ces médicaments qui coûtent si cher et que les petits Africains, eux, ne peuvent pas avoir, hein ? Je vous le demande ?
Et surtout, pourquoi souffrir en silence quand on peut rameuter la presse ?

Entre temps, House est passé le ridiculiser en montant le chauffage et en foutant son portable dans les chiottes. Après tout, s'il veut être traité à l'africaine, allons-y. Faut dire que ça a dû l'échauffer un peu de voir Cameron tenir la mimine de l'autre trou du cul, là. Quelle idée, aussi.

Et bien lancé, je dois dire que j'ai adoré sa manière de répondre à la presse au téléphone.

House : In my opinion, doctor Sebastian Charles is an idiot. Yeah, you can quote me. C.U.D.D.Y..

Et les Kids ont du mal à ne pas pouffer de rire.

Cet homme est abject. Le problème, c'est qu'il est drôle.

Vlan, donc, l'hosto se retrouve envahi de journalistes, pour une conférence de presse vibrante donnée par le malade.

Conférence de presse à laquelle House assiste devant son écran préféré, celui de la chambre du pauvre comateux, toujours le même.

Sur ce même écran, il remarque que le malade transpire un peu trop pour être honnête. Tout boitillant, il s'en va voir ça de plus près. Sebastian nous gratifie d'un superbe arrêt cardiaque. Et House d'un retentissant :

House : It's not TB !

Hop, encore une intervention à la con, avec de jolies injections auxquelles on assiste de l'intérieur, très chouette. Pis à l'extérieur, c'est pas mal non plus.

On dirait des superhéros !

Sortis de là, bon, l'air de rien, House demande à la dinde si elle va sortir avec ce grand con, maintenant qu'il l'a sauvé.
Et elle est trop trop ravie qu'il lui pose la question.

Bon, allez hop, faut pas oublier qu'il est toujours supposé s'excuser auprès de la patiente qu'il a soi-disant rudoyée. Mais comme dans cet épisode, tout tourne autour de l'image, voici comment s'y prend le prestidigitateur.

D'un habile coup de canne, il écrase le pied de la dame, et se retourne avec son air le plus contrit, lui, pauvre boîteux maladroit.

La patiente, après avoir poussé un grand cri, aperçoit la canne et la patte et redevient tout de suite très sympa... Condescendante, me souffle une petite voix.

Cuddy, de l'autre côté de la vitre, aperçoit la scène. House se tourne vers elle et articule très fort un "I'm sorry !" absolument puant.

La patiente est confuse, non non, tout est de sa faute, vraiment, elle aurait dû faire attention. (Mais bien sûr !!!)
House en rajoute une dernière couche, lui déballe un sourire factice avant de lui serrer la main devant tout le monde.
Surtout devant Cuddy, d'ailleurs.

Et de l'autre côté, Cameron joue les pompom girls.

Et voilà, il a fait son cirque, il est content. Cuddy y a cru dur comme fer.

Et forcément, après ça, Cameron s'en va décliner l'offre du valeureux docteur Sebastian. Non, sérieux, on se marre vachement plus à Princeton Plainsboro où on mange pour pas cher et où le spectacle est de qualité.

Petite conversation intéressante, à la fin, entre Wilson et House, comme souvent, alors qu'ils observent le docteur S. accueilli par son fan club médiatique.

House : It's not about the kids dying every 8 seconds, it's about the media stroking. Adulation and pats on the head.
Wilson : That's your problem with him, isn't it ?
House : Look at him, he loves it. Eats it up.
Wilson (regard appuyé) : Yeah, the man actually enjoys what he does.

Et la pirouette pour s'en sortir :

House : Listen, I saved his life. That means I get credit for every life he saves from here on out.

Ce qu'il y a de bien, c'est qu'au final, on se retrouve quand même avec d'un côté un gros con qui sauve 30 malades par an mais qui se fout comme d'une guigne de l'opinion des autres sur lui, et de l'autre, un père la morale qui en sauve des milliers et qui se gargarise de l'image qu'il donne de lui-même aux médias.
Lequel des deux a raison, dans sa démarche ? Ni l'un ni l'autre, probablement. Même pas utile de choisir.

C'est justement ça, l'intérêt de cette série. Sous des airs de "patient of the week" show, elle nous pose de vrais cas de conscience. Je pense que derrière le côté cosmétique de cette série, il y a une vraie dimension philosophique. C'est probablement pour ça que les personnages sont tous aussi différents. Pour qu'ils apportent chacun leur vision différente au débat de la semaine.
C'est vraiment formidable.
Parce que même lorsque le patient n'est pas très intéressant, où que House est moins en forme, il y a toujours quelque chose à en garder, de l'épisode du jour.
Quelle clâsse.

 

203 : Humpty dumpty

Il n'y a pas très longtemps (même si cela me paraît une éternité), je disais à mon bon Dark Side qu'il serait intéressant qu'un de ces quatre, le patient du jour ne soit autre qu'un des toubibs de Princeton Plainsboro. Toutafé, s'écria le Dark Side (très au courant puisqu'elle a vu la saison 2, la garce).

Eh bien voyez-vous, j'ai bien cru que l'heure était arrivée. Ces fumiers-là ont failli m'avoir. Ils n'empêche que si le patient du jour, ce ne sera pas le docteur Lisa Cuddy, c'est quand même tout à fait intéressant de plonger un peu dans son quotidien de célibataire. La voir faire son petit footing matinal, par exemple.

(Sacrée bonnasse, entre nous, elle cache bien son jeu, avec ses tailleurs d'institutrice... )

Puis sermonner son ouvrier parce qu'il renâcle à réparer son toit alors qu'elle a des invités le soir-même.

Et enfin, s'étrangler élégamment en avalant trop vite son eau fraîche.

Avant de voir tomber l'ouvrier de l'échelle.

Raté, donc.

Evidemment, une fois à l'hosto, l'occasion est trop belle. Il FAUT que House commente son décolleté, sinon, ce ne serait pas drôle. Sinon, ce ne serait pas un épisode de House.

On notera l'oeil de Wilson qui frise, alors qu'il semble avoir toutes les peines à ne pas s'esclaffer.
Entre nous, je me demande si Wilson, de temps en temps, il ne prend pas un très grand plaisir à voir House faire l'imbécile... une sorte de procuration, quelque part. Lui ne s'autoriserait pas ce genre de commentaire, mais il s'en régale quand même.
Je crois que je viens de mettre le doigt sur quelque chose, là... ;)

Bref, le jeune homme, Alfredo, a un souci. Alors, est-ce la chute qui a provoqué ce souci, où est-ce le souci qui a provoqué la chute ? Ahah, ça, tout le monde aimerait bien le savoir.

Toujours est-il que Cuddy culpabilise à mort que le gars soit tombé de son toit, et pour cause : elle l'a quand même bien poussé à y monter, sur ce toit, alors qu'il ne se sentait pas bien.
Un détail qu'elle se garde bien de mentionner au début de "l'enquête". Et voilà comment une fois de plus, le crédo de House trouve réponse. Elle a menti. Vlan.

Alors ni une ni deux, envoyons donc les gonzesses farfouiner chez le jeunot. Ca laisse le champ libre à House, flanqué de Foreman et Chase, pour aller à grands pas s'introduire illégalement chez elle, tout réjoui qu'il est.

Et l'enfoiré ne se gêne pas pour ouvrir tous les tiroirs...

Et se jeter sur le lit de la dame.

House : This is where it all happens.

House : She uses super tampons. What's that mean ?

Heureusement, notre bon docteur des familles fait quand même une découverte intéressante mais qui ne l'emmènera pas bien loin.

House : It's fuzzy, it's black... it's aliiive.

Pendant ce temps, la limace, en mission spéciale chez Alfredo en profite pour interroger Cuddy, ce qui montre bien qu'elle n'a pas tout à fait décroché, la coquine. But du jeu : en savoir un maximum sur la relation entre House et Cuddy. Et elle est stupéfaite lorsque la patronne lui déclare qu'elle ne déteste pas du tout House.

Cuddy : The question is, why did I hire him ?

En fait, voyez-vous ça... nous découvrons que House et Cuddy se connaissent plus ou moins depuis toujours... Et un peu plus tard, un intéressant "you owe her that" de Stacy à House m'a occasionné un retentissant "hin hin hin". Je demande officiellement à en savoir plus !

Bon, au final, les fouilles archéologiques ne donnent pas grand-chose. Et pendant ce temps, Alfredo est en train de perdre sa main qui se pourrit. Un truc atroce. D'ailleurs, c'est bien simple, ils vont l'amputer. J'ai failli être malade quand ils ont dégainé la scie et détaché la chose. Puis, je me suis rappelée que j'avais survécu à l'amputation aérienne de Romano dans Urgences, donc hé oh, elle va pas faire sa délicate !

D'autant que c'est beaucoup moins drôle de pousser des cris d'orfraie quand le Dark Side n'est pas là pour se boucher les oreilles ou hurler "C'est magnifique !".
Psychopathe.

Bref. Où l'on découvre également que malgré une modestie adorable (ahum !), House parle parfaitement l'espagnol. Ce qui lui permet de capter l'incaptable. Alfredo, multipliant les petits jobs, bossait dans un bouge où sont organisés des combats de coqs. Et là-bas, il a chopé un vilain truc qui lui a causé tous ses malheurs. Pas de bol, c'est pas ça qui va lui rendre sa main droite. Ca va tout juste lui permettre de ne pas perdre la gauche.

Enfin voilà, je ne suis pas très fan des membres qui pourrissent, pour tout dire, mais ce qui est intéressant ici, c'est surtout la réaction de Cuddy, qui finalement, n'y est pour rien, mais qui se sent tellement morveuse qu'elle n'ose même pas aller voir le type qui bosse pour elle depuis six ans. D'autant que toute sa famille dépend de lui, y compris le petit dernier, âgé de douze ans, qui est prêt à sacrifier son éducation pour prendre la relève.

Un peu poussé par Stacy, House se fend tout de même d'un petit discours remonte-moral.

House : Your guilt. It's perverse, and it makes you a crappy doctor. It also makes you okay at what you do.
Cuddy : You figure a perverted sense of guilt makes me a good boss ?
House : Now would the world be a better place if people never felt guilty ? Makes sex better. Should have seen her in the last months of our relationship. Lot of guilt. Lot of screaming.

House : I know this wasn't just because it was your roof. Cuddy... you see the world as it is and you see the world as it could be. What you don't see is what everybody else sees. The giant, gaping chasm in between.
Cuddy : House, I'm not naïve. I realize...
House : If you did, you never would have hired me. You're not happy unless things are just right. Which means two things. You're a good boss. And you'll never be happy... By the way, why does everybody think you and I had sex ? Think there could be something to it ? I don't know !

Quand il fait des efforts, il peut presque être agréable !

Bref, très jolie incursion dans le monde de Lisa Cuddy qui pour sûr est une chic fille, et un patron comme beaucoup aimeraient en avoir... moi, notamment.
Finalement, on se rend compte qu'il y a beaucoup de gens qui vivent dans la solitude, dans cette série. Que ce soit lui, son bouge de vieux garçon, ses chemises froissées et sa patte de travers...

Ou elle, sa jolie maison, son jogging matinal et ses nuisettes en dentelle...

Deux solitudes bougrement différentes, mais intéressantes à comparer.
Très agréable d'entrevoir ce qu'il y a au delà de Princeton Plainsboro...
I want more !

 

119 : Kids

Oh, j'ai adoré cet épisode.

Pour un tas de raisons. D'abord, les efforts surhumains déployés par House pour récupérer Cameron. Ensuite, le cas, à la fois réjouissant et d'un glauque qui fait froid dans le dos. Avec en fond, un House qui semble parfois être le seul à comprendre ce qui se passe vraiment dans ce monde de merde. Parce que je pense très sincèrement qu'avec un esprit aussi analytique que le sien, on voit plus de choses, et sûrement plus de choses qui font mal. En fait, je ne le crois pas. Je le sais. Et je suis persuadée que c'est ce que disent les séquences où on le voit observant de loin ses patients une fois le diagnostic établi.
J'y reviendrai.
En attendant, ceci est un épisode où chaque ingrédient est pesé minutieusement pour qu'il apporte le maximum de saveur au mélange final. Le genre d'épisode miracle, quoi.

Patiente du jour, donc : Mary Caroll, 12 ans, championne de plongeon.

Curieusement, ce n'est pas Mary qui s'effondre la première, mais un monsieur sur le bord de la piscine.

Méningite. Voilà tout le bâtiment évacué d'urgence vers l'hosto de Princeton Plainsboro... et hop, une jolie petite épidémie à traiter.

Générique.

Pour bien commencer la journée, Allison Cameron fait son petit jogging dans son salon. Toc toc à la porte. Surprise.

House veut qu'elle revienne. Pourquoi donc, qu'elle demande. Ben parce que Vogler est parti, donc plus besoin de virer qui que ce soit. Arf arf arf, mon pauvre Gregory. Ne fais pas semblant de ne pas avoir compris qu'elle était partie parce que ça la rendait malade de bosser à côté de toi, on n'y croit pas un seul instant. Le départ de Vogler ne fait que lui donner un bon prétexte pour aller la voir, ce que sa petite fierté de mâle lui interdisait de faire avant. Gros con.

Moralité, elle lui dit que non, ça suffit pas. Et dehors.

Direction l'hosto où il se fait tout de suite prendre en main par Cuddy, complètement dépassée par l'épidémie de méningite et les tests à faire passer à toute la piscine.
Avec force grognements et de mauvaise grâce, House s'attelle lui aussi à la tâche. Il examine distraitement la petite Mary, et d'un coup, ses yeux de rapace trouvent un truc bizarre.

( )

Ca ne ressemble pas des masses à une méningite, mais il semble y avoir un souci. Commence alors une magouille pas croyable pour tester la gosse. Pour Cuddy, l'épidémie passe avant tout le reste. Alors House déballe le plan B : être le plus lourdingue possible pour qu'elle lui lâche la grappe. Et pour ça, il existe un moyen absolument redoutable, mais dont il ne vaut mieux pas abuser.

Cuddy : What are you doing ?!?
House : Trying to think of anything except the produce department at Whole Foods.
Cuddy : I am... working, it got hot, stop acting like a 13-year-old !

S'ensuivent d'excellentes séquences où House et ce qui lui reste de ses Kids tentent un différentiel en examinant d'autres patients, débattent du cas dans les chiottes (où un malheureux semble en souffrance hémorroïdaire), exécutent une superbe ponction lombaire sur la petite dans un couloir devant tout le monde faute de lit, puis, une ponction médullaire (de la moëlle épinière, m'a expliqué le Dark Side qui sait tout)... à la morgue.

Je vais vous dire un truc : ceci à l'air de faire EXTRÊMEMENT MAL !
Si on doit un jour m'en faire une (Lucifer m'en préserve), il faudra me courser un moment !

A côté de cela, House fait passer des entretiens pour remplacer Cameron. Trois entretiens mémorables dont les pauvres candidats ressortiront brisés. Sauf un ou plutôt une qui présentait pourtant toutes les qualités requises et qui avait même réussi à moucher House, sous le regard effaré de Wilson, venu superviser le jeu de massacre.

House : You Jewish ?
Gilmar : Yeah.
House : Is it true what they say about Jewish foreplay ?
Gilmar : Two hours of begging ?
House : I heard four.
Gilmar : Well actually I'm only half-Jewish.

A peine la déesse partie, Wilson s'écrie que c'est elle. Pensez-vous, House lui a déjà trouvé mille défauts, y compris celui d'être superficielle étant donné qu'elle marche dans des chaussures tellement pointues qu'elles doivent faire un mal de chien.
A dégager, donc.
De toute façon, House ne veut que Cameron.

Et pendant ce temps, il fait souffrir Chase avec un plaisir non dissimulé. Il faut dire que le pauvre Chase a tout perdu, dans l'affaire. Il a parié sur le pire cheval possible. Reparti avec ses cent millions et sa protection toute relative. Chase n'est plus que le tâcheron de House qui lui fait passer des heures à compulser des ouvrages médicaux, et qu'il persécute, raille et ridiculise aussi souvent qu'il le peut.

Je le plaindrais bien volontiers, mais j'ai piscine.

Alors, vous savez que j'ai un superpouvoir ? Oui, celui de reconnaître les gens que je n'ai pas vus depuis quinze ans.

Cette petite bouille ne vous dit rien ? En une demi-seconde, votre hôtesse l'a identifiée. C'est le rouquin traître du Cercle des Poètes Disparus. Je vous jure, on a vérifié. Moi fière !

Bref, là, c'est le papa de Mary.

Dans son coin, libéré momentanément de certaines de ses obligations, House réfléchit.

(Et moi, j'adore toujours ces scènes... )

Et soudain, l'illumination. Alors que tout le monde cale, House va trouver la gosse.

House : Pregnancy causes all kinds of chemical and biological changes in a woman's body. Or a girl's body, as the case may be. In extremely rare cases, everything goes haywire. It's called TTP. Blood starts clotting like crazy, clogs the vessels in your brain and kidneys. Red blood cells end up getting shredded as they squeeze past the clot like a fat guy in a crowed bar. I'm sure you know what that's like. You're only 12, but you're all grown up, right ? Travel on your own, hang out in hotel rooms getting room service with your teammates, maybe someone sneaks in a couple of beers, you start playing spin the bottle... next thing you know you're waking up in nothing but your socks.

Je vous jure qu'il n'y avait que lui pour trouver ça. Allez hop, avortement minute pour la petiote. Et lorsqu'elle décide enfin d'annoncer la nouvelle à ses parents, qui observe de loin ?

Terrible, je vous dis. Qu'est-ce qui peut bien se passer dans ce prodigieux cerveau, à cet instant précis ?

Dernière scène de l'épisode, on frappe encore à la porte de miss Cameron.

C'est House, venu lui proposer les trucs les plus farfelus pour qu'elle réintègre l'équipe.

Ca va pas le faire, Allison a accepté un nouveau poste. Quoi, comment, mais chez qui donc ? Ah ah ah, cet emmerdeur ? Mais tu vas te faire chier à mourir, ma pauvre enfant, et en plus c'est un nabot.
Mais bien sûr.
Et là, Cameron sait déjà qu'elle a gagné.
Mais point d'augmentation, de place de parking privilégiée ni quoique ce soit, pour la faire revenir.
Non, rien de tout cela.
Juste un dîner.

Cameron : And not just a meal between two colleagues. A date.

Et il accepte, ce grand con. Incroyable, mais il est vaincu ! Là dessus, il lui tend la main, cette même main qu'il lui avait refusée quand elle était venue chez lui, et elle referme la porte, laissant son futur cavalier d'un soir tel un lapin dans les phares...

Bravo, Cameron ! Il fallait le faire, elle est allée jusqu'au bout ! Très fort, et bien fait pour sa gueule mal rasée, à ce malotru !

A suivre, donc...

 

117 : Role model

To... tal... bon...heur...

Cinq épisodes d'affilée cet après-midi avec mon bon Dark Side pour m'accompagner à travers cette rude épreuve. J'en profite pour lui dire que ce sera dur de voir la saison 2 sans elle, mais avec un peu de chance, on se retrouvera pour la 3 à ton retour, hein, qu'est-ce t'en dis ?
Donc voilà, c'est officiel, dans les trois semaines qui viennent, vous allez bouffer du House à toutes les sauces, que ça vous plaise ou pas. Et faudra pas pleurer, sinon je claque.
Rassurez-vous, je promets de m'acquitter de ma petite punition dans la prairie ce week-end, entre deux meubles de cuisine à déplacer et autres joyeusetés.
J'ajoute que pour mon Dark Side, je ferai remonter la punition au moment du retour des ouacances.
Et je ne compte pas non plus abandonner les Soprano.
Bref, voilà pour le programme de pré-rentrée.

Et maintenant, les épisodes du jour. A commencer par celui-ci. Alors, je sais que ça va en scier quelques uns mais d'autres ne seront pas étonnés de me voir pour la énième fois retourner ma chemise : Allison Cameron = R.E.S.P.E.C.T.
En cinq épisodes, je suis revenue sur mon jugement. Elle a été impeccable. Non que je la trouve plus supportable, mais sa gestion du cas House était admirable. Parce que dans le genre ingérable, y a pas pire. Bref. S'attaquer à ce genre de lascar, déjà, c'est osé. Aller à la confrontation, ça tient de l'auto-anéantissement. Remporter la victoire (ou presque), ça frôle le génie.
J'y reviendrai.

(Bon, je crois qu'avant je vais m'ouvrir une petite bouteille de vin, ça va me délier la langue.
Marge ! On ne boit pas assez en ce moment, c'est honteux !)

Mmmmh... Sylvaner... Come to mommy !

Il y a tellement de choses à dire sur cet épisode qu'il me faut bien un petit remontant, avant de commencer.

Voilà, c'est bon ! *hips*

Alors, notre patient du jour s'appelle monsieur le sénateur Gary H. Wright, et lors d'un vibrant discours de campagne de primaire, il se met à vomir sur un leader syndicaliste, ce qui la fout un peu mal.

Vlà, c'est lui.

Allez hop, direction Princeton Plainsboro où Vogler flanque d'office House sur le cas. Ben oui, un sénateur.
Ce qui signifie que dans un premier temps, House prend un soin jaloux à jouer à la Game Boy devant lui. N'empêche qu'il a toujours un oeil qui traîne, et en général, c'est le bon.

Après avoir fait hurlé Cuddy...

... et accusé le patient d'être menteur, homosexuel et d'avoir le sida, House décide de lui percer la tête pour voir ce qu'il y a dedans.

(Hurlements, éventrage de coussins, etc etc... )

Dans le même temps, on tremble d'anticipation car Vogler, non content de forcer House à licencier un des Kids, le met face à une situation encore plus compliquée. Il a bien cerné l'homme, ce fumier de sa race. Il lui propose de garder son équipe au complet, en échange de quoi, House fera un discours vantant les mérites du nouveau produit issu de son laboratoire pharmaceutique.
On imagine tout de suite un House extatique en train d'expliquer à une foule en délire pourquoi il faut acheter le nouveau médoc de ce bon Eddie Vogler. Ouarf ouarf ouarf.
Ben House accepte.
Et les Kids l'apprennent à une vitesse presque surnaturelle.
Ce qui nous vaut rapidement un grand regard humide de reconnaissance de Cameron qui semble presque la seule à comprendre ce que ça peut coûter à son boss de faire ce discours à la con. Pour lui, c'est vendre son âme, comme il le dit à Wilson.

Ensuite, c'est intéressant de voir la confrontation entre le sénateur - qui est une sorte de négatif de House - et House, donc. Le sénateur croit à la bonté humaine, House croit au mensonge.
Ironie du sort, c'est un mensonge ridicule qui manque d'emporter le sénateur. De quoi malgré tout conforter House dans sa certitude, cela dit.
En attendant conversation passionnante, surtout dans le contexte actuel de House.

Wright : It must be miserable, always assuming the worst in people.
House : Oh, cut the crap, you're dying.
Wright : You're clever, you're witty, and you are a coward. You're scared of taking chances.
House : I take chances all the time, it's one of my worst qualities.
Wright : On people ?
House : Wanting to believe the best about people doesn't make it true.
Wright : Being afraid to believe it doesn't make it false.
House : Well, that's very moving. It's a shame I don't vote.
Wright : This is who I am. I believe in people. I'm not hiply cynical and I don't make easy, snide remarks. I would rather think that people are good and be disappointed once and again.

Car dans le même temps, House a de plus en plus de mal, il faut bien le dire, à repousser les assauts dégoulinants de miss Limace. D'autant qu'elle a compris comment il fallait lui parler, la coquine.

Cameron : Do you know why people pray to God ?
House : I thought you didn't believe in God.
Cameron : I don't.
House : Well, then you better be making a very good point.
Cameron : You think they pray to him and praise him because they want him to know how great he is ? God already knows that.
House : Are you... comparing me to God ? I mean, that's great, but just so you know, I've never made a tree.
Cameron : I thank you because it means something to me. To be grateful for what I receive.
House : You are the most naïve atheist I've ever met. People pray so that God won't crush them like bugs. I'm not gonna crush you.

Non, je crois que cela est clair.

Un peu plus tard, si on doutait encore de l'émoi de l'ours des cavernes face à la biche aux abois, Wilson, dévoile le tout au grand jour. Futé, le jeune Wilson, quand il veut.

Wilson : Everybody lies, except politicians ? House, I do believe you're a romantic. You just didn't believe him, you believed in him. Do you want to come over tonight and watch old movies and cry ? Dr. Cameron's getting to you. Well, I guess you can't be around that much niceness and not get any one you.
House : Is that why you haven't put the moves on her ?
Wilson : What makes you think I haven't put the moves on her ?

Et là... malheur, il se fige, le choc se lit sur son visage...
Wilson explose.

Wilson : Oh ! Oh, boy ! You're in trouble !

Très con, mais très efficace ! Bravo Wilson !

Et c'est pas fini, dans la foulée, troisième attaque baveuse à déplorer... Que dis-je ! Cette fois, c'est House qui monte au créneau ! Et tellement maladroitement que c'en est pathétique. Le début de la victoire, pour Cameron.

House : You like me. Why ?
Cameron : That's kind of a sad question.
House : Just trying to figure out what makes you tick. I am not warm and fuzzy and you are basically a stuffed animal made by grandma.

La miss prend de l'assurance et les regards fuyants de House commencent à en dire long comme ça.

Enfin, ce crétin absolu n'attendra même pas la réponse qu'il est venu chercher. D'autant qu'à la base, il est supposé la connaître, la réponse, non ?

(J'aurais pas dû boire, ça m'est tombé sur les épaules avec une force, ce pinard !)

Bon, heureusement, au milieu de tout cela, on a une consultation à la clinique absolument mémorable. Cette jeune femme présente tous les symptômes d'une vie sexuelle débridée sans en avoir le moindre souvenir et sans présenter de trace de drogue... après l'avoir traitée de menteuse et lui avoir expliqué que les rougeurs sur ses fesses étaient des brûlures de tapis ( ), House diagnostique un somnambulisme.

En fait, madame se lève la nuit pour aller accomplir ses devoirs post-conjugaux avec son ex-mari qui habite l'appartement du dessous !
Barré, mais génial.
Et pour une fois que le patient ne ment pas.

Mais nous arrivons au grand moment de cet épisode. Le fameux discours de House sur le nouveau médoc de Vogler. Supertoubib se lève, encravaté comme jamais. L'assemblée est muette de respect, attendant l'oracle qui ne va pas manquer de tomber de sa bouche.

House : Eastbrook Pharmaceuticals' extraordinary commitment to research excellence is exemplified by their new ACE inhibitor, a breakthrough medical approach that will protect millions from heart disease.

Et il descend de l'estrade.

Sur quoi un Ed Vogler très fâché le renvoie manu militari là-haut pour faire un vrai discours, sinon, c'est la tête de Foreman ou Cameron.

Alors oui, il y retourne. Et là, il lâche la bête.

House : A few things I forgot to mention. Ed Vogler is a brilliant businessman. A brilliant judge of people, and a man who has never lost a fight. You know how I know the new ACE inhibitor is good ? Because the old one was good. The new one is really the same, it's just more expensive. A lot more expensive. See, that's another example of Ed's brilliance.

House : Whenever one of his drugs is about to lose its patent he has his boys and girls alter it just a tiny bit and patent it all over again. Making not just a pointless new pill, but millions and millions of dollars. Which is good for everybody, right ?

House : The patients, pish. Who cares, they're just so damn sick ! God obviously never liked them anyway. All the healthy people in the room, let's have a big round of applause for Ed Vogler !

Ok. Donc, Cameron ou Foreman ?

Ultime rebondissement.
Dans son salon bordélique, le clown triste plaque des accords mélancoliques sur son vieux piano alors que 12 nouveaux messages clignotent sur le répondeur...
La sonnette retentit. ("Dis-moi que c'est Wilson !" s'écrie la Sorcière, la corde à la main, prête à commettre l'irréparable. "Si c'était Wilson, il ne serait pas au piano", répond le Dark Side, inflexible.)
Grande scène du IV en vue.

Car évidemment, si c'était Wilson, House ne marquerait pas une pause aussi dramatique.

Cameron : You don't need to worry about firing anyone. I'm leaving.

(Je mets cette caps parce que j'adore son t-shirt ! )

Et elle a grave raison, la ptiote. Ouaip.

Cameron : I'm protecting myself. You asked me why I like you. You're abrasive and rude, but I figured everything you do, you do it to help people. But I was wrong. You do it because it's right. There are only two ways I can deal with things. One is in my control. That's to leave.

Et là... ptain, j'vous jure, j'ai eu honte pour lui, quoi. A un moment de la conversation, il détourne les yeux, et à partir de cet instant, il n'est même plus capable de la regarder une seule fois. Honte suprême. Shame shame shame.

Déjà, elle est à moitié au bord des larmes, et en plus, elle lui tend la main.

Et ce gros connard ne la serre MÊME PAS !

Lamentable. Pire que nul.

Honte.

Du coup, "Goodbye House" et elle s'en va.

Oh le chameau !

N'empêche, quel magnifique coup de pied dans la fourmilière que Vogler a balancé là-dedans. Quelle finesse, tout de même. Arriver en aussi peu de temps à semer une telle discorde, c'est exceptionnel ! Une sorte de reset, ou d'accélération des relations qui lient tous les personnages. Parce que je n'ai pas parlé de Chase, mais lui, il commence à s'en prendre plein la gueule (et c'est drôlement mérité).
Et c'est pas fini. Ohla, non ! Hé hé hé ! Uh uh uh !

(Finalement, cela dit, j'aurais mieux fait de m'abstenir d'ouvrir cette bouteille, ça m'a fait régresser dans le gnangnan... tant pis, le sujet s'y prête, ça ne durera pas. J'espère. Y a intérêt.)

 

114 : Control

Holy shit ! Non mais vous êtes au courant qu'on se tape encore un coup une guest de chez guest ! Nina Myers ! LA Nina Myers ! Sarah Clarke herself ! La subliiiime Sarah Clarke qui, je l'avoue, avait grave fait battre mon petit coeur durant la saison 1 de 24. Au coeur de la cellule anti-terroriste de L.A., cette superbe brune aux yeux de glace jouait avec nos nerfs avec une admirable maestria. Ah ça, même Jack Bauer à côté, il avait franchement l'air un peu falot. Non, vraiment, je voulais être Nina Myers, moi. En plus, si je me souviens, elle est plutôt très copine avec le superbeau Tony dans la saison 1, la keuquine.
Cela dit, je dois bien reconnaître que dans la saison 2, je n'avais plus du tout envie d'être Nina Myers... Quoique...

Bref, Sarah Clarke, alias Carly Forlano dans cet épisode, est une executive woman de 32 ans qui gère d'une main de fer sa propre entreprise internationale.

"Let's talk about Asia !"

Mais durant une conférence, cette redoutable personne est soudain prise d'une grosse douleur à la jambre droite (rings a bell ?) et d'une paralysie de la même jambe. Ce qui nous emmène à Princeton Plainsboro où Miss Cameron, toujours en quête de reconnaissance, tente de manipuler ses collègues masculins pour se faire bien voir. Ce qui n'échappe pas à House qui, grâce à un oeil que je commence à soupçonner d'être bionique, la voit venir à environ douze mille kilomètres.

Cela dit, nice try, Cam. La prochaine fois, évite juste les sabots de bois qui résonnent sur le carrelage. C'est pas super discret, quoi. Mais j'admire la tentative. Elle se bouge le cul, c'est maladroit, mais elle se bouge.

Et avec ça, je vous prie ? Graaaaande nouveauté. Nous accueillons un petit nouveau dans l'équipe. Un petit nouveau qui mesure deux mètres sur deux mètres, au bas mot. Ce beau bébé apporte avec lui cent millions de dollars à l'hosto, et cela fait de lui le nouveau directeur du coin. Il s'appelle Edward Vogler, et on va tous l'ADORER !

Parce que derrière ce sourire jovial et ces bonnes joues se cache un véritable requin, un homme d'affaires doté d'un superpouvoir des plus impressionnants : il sent quand un service perd de l'argent.

Edward Vogler : I want to run this place like a business.

Evidemment, aussitôt, ce flair surdéveloppé le dirige vers le boîteux de la maison, qui est, il faut bien le reconnaître, un gros branleur quand il ne sauve pas des vies.

Dès le premier regard, ça promet. Et Cuddy a beau le faire cavaler histoire de lui changer les idées, voilà Vogler limite en train de courser notre House une blouse à la main. C'est sûr que la blouse blanche, c'est pas son truc, à notre docteur Jekyll.

C'est que pendant ce temps-là, c'est pas tout ça, mais on a une patiente qui se tord de douleur dans son petit lit, et House est perplexe. De ses pattes de mouche, il couvre le tableau blanc.

Moi, j'adore ces intenses séances de réflexion toujours magnifiquement filmées.
Dans la foulée, House s'en va soulever tranquillou la jupe de la demoiselle pendant qu'elle roupille. Et découvre son secret.

Une petite conversation s'impose... La belle a besoin d'un nouveau coeur parce qu'elle est boulimique et que pour se faire vomir, elle a un peu forcé sur l'ipéca. Alors avant de se démener pour lui en trouver un tout neuf, House veut s'assurer qu'elle va arrêter l'auto-destruction et la passe à la moulinette.

House : Oh, stop hiding ! I'm asking you if you want to live or die, you can't even say that !
Carly : What do you want me to do ? Cry ?
House : Yes ! I want you to tell me that your life is important to you, because I don't know ! Because that's what's on the table right now : your life.

Carly : I don't want to die. I don't.

C'est là que j'aime House. Aucun remords à mentir devant la commission des greffes pour sauver un patient. Même quand Cuddy le soupçonne de cacher une quelconque raison de ne pas filer un coeur à cette dame (et une pathologie psychiatrique en est une excellente) et que dans son petit coin, Ed le regarde avec beaucoup, beaucoup de méfiance.

C'est que Ed, il remue la merde. Et très vite, on sent que Cuddy va se retrouver prise entre le marteau et l'enclume. Parce que si on se demande pourquoi Cuddy a recruté House, Vogler se le demande aussi. Et il est très très lourd.

Vogler : Are you sleeping with House ?
Cuddy : What ? No !
Vogler : But you did. Right ? A long time ago ?
Cuddy : That's an incredibly inappropriate question !
Vogler : If your judgment is compromised by a prior or current relationship, that is my business.
Cuddy : I respect him. That is all you need to know.

Enfin toujours est-il qu'après une grosse bourde de Chase et un gros mensonge de House, Carly est greffée... Seulement à mon très humble avis, cela va lui retomber sauvagement sur la tronche, au pirate.

Chase découvre le flacon d'ipéca dans les affaires de Carly et terrifié, sans doute, à l'idée de se faire virer par House, s'empresse, on l'imagine, d'aller le dénoncer.

Et entre deux, histoire de nous changer les idées, vlà-t-y pas que mademoiselle Cameron nous déballe ses états d'âme, que personne ne l'aime, tout ça, et que ma foi, elle est bien obligée de chercher un peu d'assurance dans des bouquins où qu'on apprend l'art de la manipulation. Zzzzzzzzz...

Et là, alors que House, dans un élan de bonté, la rassure en lui disant que tout le monde l'aime bien, la chose s'enhardit.

Cameron : "Do you ?"

Les secondes s'égrènent péniblement, la limace bave abondamment dans l'attente d'un oui libérateur qui confirmera que House n'est pas le monstre que tout le monde croit, elle le sait, elle le sent !

House : "No."

La petite tourne les talons, écoeurée, ne comprenant pas que justement, ce "no" en dit bien plus long qu'un stupide "yes".

Je ne parle même pas de la gueule qui va avec. Je ne veux même pas essayer de décrypter ce regard, de savoir s'il signifie "mensonge" ou "regret". Le but est atteint : se débarrasser de l'importune qui pourrait, sait-on jamais, dégeler la banquise qui lui sert de coeur. Le risque est trop grand.

Mais bon, l'homme aime jouer au yoyo avec les émotions des gens. La preuve encore avec ce monsieur qui accompagne son fils pour faire soigner son angine, et qui ne parle plus depuis son opération du genou. House se pique au jeu et se lance mentalement le pari de le guérir. Ce qu'il fait bien sûr, à grands coups de "BOUH !" et de botox, même si le monsieur préfère le lui cacher car mine de rien, il a touché des dommages et intérêts, pour cette opération ratée. Finalement, House le laisse repartir avec la promesse tacite de ne rien dire à personne... Du moment qu'il sait qu'il a résolu l'énigme...

L'une des rares choses capables de lui arracher l'ombre d'un sourire... L'autre s'appelle Wilson, si je ne m'abuse.

Sur ces deux victoires, il faut bien un peu redescendre. Vogler est au courant de la tricherie du coeur de Carly, et il le lui fait bien savoir. Et au terme d'une conversation où chacun montre enfin à l'autre son vrai visage, le patron informe House que s'il n'arrive pas à le faire virer par le conseil d'administration (où House a deux alliés : Cuddy et Wilson), alors il s'attaquera directement à Cuddy et Wilson.

Pour la première fois, House n'a pas été très fin. Il a montré son jeu trop tôt. Et Vogler est particulièrement bien fourni.

Voilà enfin un Moriarty digne de notre Sherlock. Qui repart avec une mine plus misérable et renfrognée que jamais pour clore cet épisode.

Ca tombe bien, c'est comme ça qu'on l'aime le plus !

 

208 : Full leather jacket

Avant d'en revenir une fois de plus au psychopathe de Princeton Plainsboro, je vais me pencher brièvement sur d'autres cinglés du New Jersey... Ces mecs sont des MALADES !
Voilà qu'ils me tuent mon Christopher !!!
Alors que celui-ci venait juste de récupérer Adriana et de la demander en mariage !

(Ca, on ne peut pas lui enlever qu'il a une manière bien à lui de demander la main des jeunes filles. Trois carats... mazette, Chris... )

Scène choc, donc, lorsque Chris se fait descendre par ses deux lieutenants qui sont vraiment, ma foi... ptain, plus gogol tu meurs, quoi...

Bouhouhouh...

Et pauvre Tony, à la fin, complètement hébété au chevet de son neveu.

Tony : How could this happen ? How could this happen ?

Bon, allez, va falloir nous le requinquer, notre Christopher, on en a encore besoin !

Autre cinglé parfaitement au rendez-vous, une fois de plus : Richie Aprile.
Attention, danger ! Ce mec, c'est une bombe à retardement ! Déjà, le coup de Beansie Gaeta (je crois que j'ai compris d'où vient le nom de notre ptit gars du CIC !), ça fait grave froid dans le dos...

Mais maintenant qu'il sait le mépris que lui porte Tony, au fond de lui, même si j'étais mal pour lui avec le coup de la veste offerte et vue sur le dos du mari de la bonne après...

Ben ça pue, les mecs, ça pue grave grave grave !

Ce qui me rassure, c'est que Tony a de son côté ces deux mecs-là...

Non mais sérieux, ils sont pas terribles ??? Franchement, mais le tableau, quoi !

Et pour couronner le tout, Carmela se transforme en véritable psychopathe quand il s'agit que sa fille parte à la fac !!!

Foutant une flippe monstre à Jeannie Cusamano pour que sa soeur écrive une lettre de recommandation à Meadow...

Puis flanquant à la poubelle la réponse positive de Berkeley parce que c'est trop loin.

Mais ces gens sont des MALADES !

En tout cas... pfiou... épisode de dingue.

 

108 : Poison

C'est reparti pour un monologue made in Sorcière.

On pourrait s'agacer d'avoir très souvent la moitié de la réponse sur le pourquoi du comment du malaise du patient du jour dans le titre. Mais comme le soulignait Marge, l'intérêt, c'est surtout de découvrir par quel biais nos enquêteurs vont arriver à trouver le meurtrier, pas le meurtrier en lui-même. Justement, cela corse d'autant plus l'affaire (et le boulot des scénaristes et autres consultants médicaux). Mais ça n'en est que meilleur pour nous.

Alors, notre estranciné du jour, c'est un ado qui passe un exam de maths. Et ça va pas bien fort pour lui. A vrai dire, pour la première fois depuis le début de la série, il est dans les vapes du début à la fin de l'épisode. Je faisais d'ailleurs remarquer à mon vieux Dark Side que c'était rare que dans une série médicale, on assiste à ce genre de scène :

Je pense que ça n'en rend l'atmosphère que plus oppressante.

Donc, dans cet épisode, on a surtout à faire à la môman très inquiète. Mais qui n'est pas super coopérative, surtout que les toubibs n'ont pas l'air très sûrs d'avoir identifié la maladie de son fils.

Pas de souci, quand il y a un déblocage à opérer, House est là. Et il peut être aussi atroce que convaincant. A vous glacer le sang, même.

House : "I, Margo Davis, have been informed of the risks which may arise from my refusal of advised medical care. I here by release..."
Mrs Davis : Who are you ?
House : I work for hospital. "... the Princeton Plainsboro Teaching Hospital, its employees agents, and otherwise from any adverse medical conditions resulting from my refusal. It is not the hospital's fault if my son kicks off."
Mrs Davis : "Kicks off ???"
House : I punched up the language ; mostly for clarification. "I understand my doctors consider my decision to be completely idiotic... "
Mrs Davis : Why are you doing this ?
House : "... but I am convinced that I know more than they do. I took a biology course in high school, so... yeah. Besides, I enjoy controlling every single aspect of my son's life, even if it means his death." Sign here please. I brought a pen.

Mrs Davis : Who are you ???
House : I'm the doctor who's trying to save your son. You're the mom who's letting him die. Clarification. It's a beautiful thing.

On se demande bien pourquoi Cuddy est allée le recruter, ce cinglé. Bon, sans doute d'abord parce que sa recette, aussi abjecte soit-elle, fonctionne. Et sans doute aussi parce qu'au fond, elle l'aime bien...

Cuddy: Her only sign of mental illness is she disagrees with you. Some would consider that a sign of sanity.

(Je déteste ses tailleurs, mais son bureau est très sympa !)

Bref, à côté de ça, on a une consult' absolument mémorable. Un peu plus, mes amis, et sous nos yeux ébahis, House passait à la casserole !

Oui, cette brave vieille qui semble si inoffensive, le cerveau grignoté par la syphilis, se met à se jeter à la tête de ce bon vieux Greg comme une jouvencelle en fleur. Elle lui envoie même un poème naturellement réceptionné par Wilson, sinon ce ne serait pas drôle.

Wilson : "The healer with his magic powers ! I could rub his gentle brow for hours. His manly chest, his stubbled jaw, everything about him leave me raw..."
House : Psych ward's upstairs...
Wilson : "...with joy. Oh, House your very name will never leave this girl the same." It's not bad for an 82-year-old. She asked me to give that to her true love. ( )
House : What can I say ? Chicks with no teeth turn me on.

Au final, la brave vieille, après un ultime assaut, arrache à House la certitude de rester une chaudasse jusqu'à la fin de ses jours malgré le traitement (qui ne réparera pas le cerveau endommagé). Et lui promettant de revenir pour un check-up une fois le traitement terminé, elle réussit presque à lui arracher un sourire...

Pendant ce temps, les "Kids" se livrent à des recherches coordonnées puisqu'un second cas d'empoisonnement est apparu. On soupçonne dans un premier temps la lessive...

Et finalement, on découvre que les deux jeunes avaient acheté des jeans au black à un agriculteur et que ceux-ci étaient blindés de produits chimiques. Hop, voilà nos gamins sur pied !

Et alors que Mrs Davis remmène son fils à la fin de l'épisode, ils croisent Foreman et House...

Matt : Who are those guys ?
Mrs Davis : Oh, they're the arrogant jerks that saved your life.

Sinon, petit truc... j'ai adoré voir House chambrer Chase sur son australiennitude... Quand on sait que Hugh Laurie est british, c'est excellent. Et limite, on l'attendait, cette vanne.

House : I assume "minimal at best" is your stiff upper lip British way of saying "no chance in hell"?
Chase : I'm Australian.
House : You put the Queen on your money. You're British.