Par La Sorcière, mercredi 12 novembre 2008 à 11:08 | Humeur du jour | #4435 | rss

Et dans la série "I'm a freak", après les crânes et les noms (je vous ai pas raconté comment la semaine dernière j'ai buggé total sur un collègue au nom de héros de roman, une vraie musique), les SIFFLANTES.
Situation : nous sommes derrière le rideau à attendre que notre prochaine intervention chantée arrive, et là, dans le noir, pas d'autre choix que d'écouter, dans un silence mi-religieux mi-consterné (nan passque bon, on a le trac, aussi) ce qui se passe sur scène, à savoir les comédiens qui jouent leur pièce, bien sûr.
On est bercé par leurs voix, on commence à connaître et attendre certaines répliques, tout se joue à l'oreille, c'est un moment très bizarre où on se sent complètement vulnérable. C'est comme ça que j'ai été électrisée, littéralement, par les sifflantes de ce type. Je ne saurais pas les décrire, mais ses "S" sont superbes, à la limite du petit défaut de prononciation, c'est mignon comme tout. Limite il n'en faudrait pas plus pour me séduire. Pas toute nette, la meuf.
Voilà, voilà. ![]()





Je craque sur les accents anglo-saxons; de Glasgow, de Cardiff, de NW1, de SE10, de Perth, de Dublin, de Manhattan, de Detroit, d'Edmonton... J'adore la langue anglaise (et ses localismes), et les intonations délicieuses de ces palais étrangers m'émeuvent.
Je conçois donc qu'on puisse s'émoustiller avec des alitérations zozotantes.
C'est malin, j'ai envie de retourner vivre en Angleterre, dans un semi-detached peint en jaune, où je boirai sept thés par jour en mangeant plein de Salt&Vinegar crisps.
J'ai pris un London cab hier midi. Ce n'est qu'une fois à l'intérieur que je me suis exclamé: "Hein ? Mais on est à Pékin !"
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