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[MAD MEN] 103 : Marriage of Figaro

Rah, c’est bon Mad Men, je trouve ça hyper reposant ! Il s’y passe trois fois rien et pourtant, mille petites choses accrochent l’oeil et sont susceptibles de vous laisser la mâchoire pendante.
En ce qui concerne les faits, nous célébrons le retour du héros Pete Campbell, fraîchement bagué et plus arrogant que jamais après avoir passé sa lune de miel entre les cuisses de sa femme aux chutes du Niagara. Ce qui lui vaut AH AH AH toutes les bonnes blagues bien grasses qu’on peut imaginer de la part de ses très distingués collègues.

Et les regards langoureux de toutes ces dames.

Pareil, le coup des Chinois dans le bureau qui font esclaffer tout le monde… moui. Bon. Bref.

Désopilant.
En revanche, on l’attendait, la Peggy accueillant son amant.

Oh, ce petit regard perçant, je l’ai trouvé formidable. Elle en a, de la suite dans les idées, celle-là ! Hélas, le petit Campbell douche bien vite son enthousiasme. Sacré Pete, je ne sais pas si j’ai envie de l’étrangler ou de lui tapoter l’épaule.

Pete : You know, I’m married now. So…

Ok, affaire réglée. (Ouais, on y croit. Genre.)

Dans les faits significatifs, il m’aura fallu trois ou quatre heures de réflexion avant de percuter que si Don « joue le jeu » avec le monsieur qui l’appelle Dick Whitman dans le train, c’est peut-être un peu parce que… il ne s’appelle pas tout à fait Don Draper ! Super rapide, sur ce coup-là, la Witch !!! En même temps, ça doit être parce que j’en ai un peu rien à cirer qu’il s’appelle Donald, Mickey ou Pat (Hibulaire). Je suis là pour admirer le tableau, moi, pas pour mener l’enquête. Limite ça m’échauffe les cervelles rien que d’y penser.

Dick ou Don, donc, aujourd’hui, nous fait l’étalage de son attirance irrépressible envers une certaine demoiselle Menken qui fait sa réapparition dans cet épisode avec un… hum… couvre-chef tout à fait… mmmmh… ébouriffant !

Cela dit, nous remarquerons qu’elle l’assume avec un aplomb fabuleux !
Evidemment, la visite du magasin familial où aura lieu l’échange de voeux des deux tourtereaux…

… s’achève dans un petit coin bien sombre où Don, une fois sa proie ferrée, l’embrasse désespérément avant d’avouer dans un souffle qu’il est marié. Cet homme est très doué, il n’y a pas à dire ! Hop, donner un petit avant-goût de la marchandise, la laisser partir froissée… dans trois épisodes, les voilà à l’hôtel, je suis prête à le parier !

En attendant, c’est assez rigolo de voir à quel point les femmes de Don sont différentes. L’occasion pour moi de dire que je ne peux pas blairer Midge. Ik ! Je ne sais pas trop pourquoi… j’ai l’impression que c’est une femme faussement libérée. Et qu’elle n’a pas l’air tellement plus heureuse que Betty Draper.
Ce qui nous ramène tout naturellement à la banlieue feutrée et à la maison familiale. Ah, comme Don se réjouit de passer là son week-end, à monter la petite maison de sa fille Sally et à recevoir les voisins pour la fête d’anniversaire de l’enfant. Ca oui, tellement ça le réjouit qu’il s’envoie une bonne douzaine de bières pour fêter ça !

Bières qu’il s’enhardit à aller pisser dans la délicate salle de bains réservée aux invités où il n’ose même pas s’essuyer les mains sur les serviettes placées là par la maitresse de maison.

(J’ai failli hurler. Même pour moi, c’est beaucoup, quand même, tout ce rose.)

Et ces dames de soupirer « quel homme » en le regardant, à moitié torché, bricoler péniblement, mégot au bec et mèche rebelle. Ouais. Quel homme.

Cela dit, comme il donne bien le change. Comme ILS donnent tous bien le change. Ces dames en train de jouer les concierges dans la cuisine, ces messieurs fumant et buvant de façon virile au salon (ben voyons), les enfants jouant au papa et à la maman dans la petite maison. Tout cela est charmant et ne donne paaaaas du tout envie d’aller se pendre avec ses propres tripes !

Heureusement arrive Helen. Oh mon Dieu, Helen. La femme divorcée. La seule en pantalon. Que ces messieurs s’empressent de venir draguer lourdement (une femme divorcée, pensez donc, y a peut-être moyen de venir tâter de la marchandise en loucedé) et que ces dames s’empressent de passer à la question.

En la matière, j’avoue, Francine est merveilleuse. Oh, la bonne bitch de base !!!

Et attention, hein, ces dames la gardent à l’oeil aussi, Helen, parce qu’une divorcée, pensez donc… en voilà une qui doit être saute-au-paf comme pas deux !
Ca ne leur viendrait pas à l’idée, à ces petites imbéciles, qu’on puisse se séparer d’un mari qu’on n’aime plus. Moi, je surveille Betty du coin de l’oeil. Elle considère Helen avec une telle terreur, avec une telle maladresse qu’il m’est venu à l’idée que la divorcée puisse être son propre reflet dans quelques années. Je ne pense pas qu’on verra jamais Betty galérer, devenir vendeuse dans une bijouterie et offrir un cadeau d’anniversaire emballé dans du papier de Noël (du papier de Noël, vous imaginez ???), mais de ce que je vois depuis deux épisodes, elle n’est pas heureuse, son mari non plus, et je les imagine bien continuer à s’éloigner tout en faisant le maximum pour faire en sorte que ça continue de marcher… ce qui ne sera sans doute pas le cas. Helen, c’est sans doute son premier contact avec « l’après » et j’imagine qu’elle n’a pas fini de trouver ça affreux, consternant et triste. Hé hé hé.
En attendant, grande classe, le Don complètement pété et déprimé censé aller chercher le gâteau d’anniv’ de sa gamine… gâteau qu’il ne rapportera jamais, rentrant à la nuit tombée avec en cadeau un chien… et reçu par un lapidaire « I don’t even know what to say » de la part de la bourgeoise.

Le pire, c’est qu’il trouve quand même le moyen d’être le héros et de reléguer sa femme, quoi qu’elle fasse, au rang de harpie. Après tout, personne ne trouve anormal qu’il soit absent au moment où la gosse souffle ses bougies, personne ne se scandalise de voir Betty obligée de mendier un gâteau dégueu surgelé à la voisine divorcée… tout va bien !

Sinon, j’ai trouvé très chouette que tout l’épisode soit accompagné d’extraits des Noces de Figaro… et pour cause : c’est mon opéra préféré ! En plus, ben ça colle plutôt bien à cet épisode rempli de maris volages lorgnant qui sur la commerçante, qui sur la voisine, qui sur la secrétaire.
Par contre, j’ai été monstrueusement désolée de ne pas rencontrer l’épouse Campbell. En plus, elle se prénomme Trudy, ça doit trooooop une winneuse !

Ah, et ces dames qui se refilent sous le manteau une édition bien usée de « L’amant de Lady Chatterley » en gloussant parce que le bouquin est interdit… voilà, c’est à ce genre de détails qu’on mesure toute la différence entre notre époque où n’importe qui peut se mater un porno à l’oeil sur le web et la leur.

Vivement la suite, moi je dis !

(Tiens, j’en profite pour informer le Dark Side que j’ai hâte de regarder la suite avec elle mais que je subis comme qui dirait une invasion familiale jusqu’à la fin de la semaine prochaine, si elle voit ce que je veux dire.)

Posted by on Mar 11, 2011 in Mad Men | 7 comments

7 Comments

  1. "Ces dames en train de jouer les concierges dans la cuisine, ces messieurs fumant et buvant de façon virile au salon (ben voyons), les enfants jouant au papa et à la maman dans la petite maison. Tout cela est charmant et ne donne paaaaas du tout envie d’aller se pendre avec ses propres tripes !"

    Misère, je n’aurais pas pu mieux le dire! C’est tout à fait ça, ça ne fait pas peur du TOUT xD!

    Merci Sorci pour la review! 😉

  2. Je crois que c’est à partir de là qu’on a vraiment accroché à la série. Cette impression de nager dans le surnaturel, probablement LOL
    Et ça doit être là aussi que Betty a commencé à m’être insupportable. Et quand même, c’est pas de bol pour elle, c’est même pas elle la responsable de l’ambiance (enfin?EUR?), mais comme tu dis, ce glandu de Don est le héros, et elle la harpie, et c’est profondément injuste, mais c’est comme ça?EUR?

  3. Et ça me fait marrer de revoir ces images de la Peggy du début?EUR? 😉

  4. tu me donnerais presque envie de m’y remettre

    contrairement à Alexandra (coucou toi!) pour Betty, justement….

  5. Coucou toi, oui, remets toi à Mad Men, ça vaut le coup !

  6. yea!! une review de mad men c’est toujours un plaisir, hate de lire la suite et d’avoir ton avis sur l’évolution des personnages 😀

  7. Je suis tellement de ton avis, le tableau prend à chaque épisode une petite touche complémentaire qui met en relief tout ce qu’on a appris et donne envie de voir le tableau final.

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